Enquête par grappes à indicateurs multiples MICS, RCA 2010 Rapport final.

Publication date: 2010

2010 Suivi de la situation des enfants, des femmes et des hommes Enquête par grappes à indicateurs multiples – MICS couplée avec la sérologie VIH, RCA, 2010 RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE Fonds des Nations Unies pour l’enfance Comité National de Lutte contre le VIH SIDA Organisation Mondiale de la Santé Programme Alimentaire Mondial Fonds des Nations Unies pour la Population ICF International Banque Mondiale L’enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS) de la République Centrafricaine (RCA) a été menée en 2010 par l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) avec l’appuifinancier et technique du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), du Programme Alimentaire Mondial (PAM), de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), de la Banque Mondiale et de ICF International. MICS est un programme international d’enquête auprès des ménages élaboré par l’UNICEF. La MICS de la RCA a été mené dans le cadre de la quatrième édition mondiale des enquêtes MICS (MICS 4). MICS fournit des informations actualisées sur la situation des enfants et des femmes et mesure les indicateurs clés qui permettent aux pays de suivre les progrès dans la voie de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et des autres engagements convenus au plan international. Les informations additionnelles relatives au projet mondial MICS peuvent s’obtenir en consultant le site www.childinfo.org. Pour toute autre information sur ce rapport, veuillez contacter : En République Centrafricaine : L’Institut Centrafricain des Statistiques, et des Etudes Economiques et Sociales Avenue Gamal Abdel Nasser, B.P. 696 Bangui, RCA (Téléphone 236-21 61 25 54/21 61 96 89 ; E-mail : icasees-rca@yahoo.fr). Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) en Centrafrique, 1 Rue Joseph Dégraine Brazza, BP 907, Bangui, RCA, (Téléphone : +236 21 61 28 50/21 61 27 24, Fax : +236 21 61 30 73, www.unicef.org Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), Avenue Gamal Abdel Nasser, BP. 872, Bangui, RCA (Téléphone : 236-21 61 08 67/21 61 41 25/21 61 19 77 ; Fax : 236-21 71 61 17 32 ; E-mail : caf@unfpa.org). Aux États-Unis (pour la partie sérologie) : MEASURE DHS, ICF International, 11785 Beltsville Drive, Suite 300, Calverton, MD 20705, USA. (Téléphone : 301.572.0200 ; Fax : 301.572.0999 ; E-mail : reports@macrointernational.com; Internet : www.measuredhs.com). Citation suggérée: ICASEES. 2010. Enquête par grappes à indicateurs multiples MICS, RCA 2010 Rapport final. Bangui, RCA ICASEES. Suivi de la situation des enfants, des femmes et des hommes Enquête par grappes à indicateurs multiples – MICS couplée avec la sérologie VIH, RCA, 2010 RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) Avec l’appui technique et financier de : UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’enfance) UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la Population) OMS (Organisation Mondiale de la Santé) PAM (Programme Alimentaire Mondial) BM(Banque Mondiale) ICF (ICF International) Juin 2012 5 M I C S | T A B L E A U R É C A P I T U L A T I F D E S R É S U L T A T S TABLEAU RÉCAPITULATIF DES RÉSULTATS Indicateurs des Enquêtes par grappes à indicateurs multiples (MICS) et des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) Sujet Numéro Indicateur MICS4 Numéro Indicateur OMD Indicateur Valeur MORTALITE DES ENFANTS Mortalité des enfants 1.1 4.1 Taux de mortalité enfants moins de cinq ans 179 pour mille 1.2 4.2 Taux mortalité infantile 116 pour mille NUTRITION Etat nutritionnel 2.1a 1.8 Prévalence insuffisance pondérale Modérée (- 2 SD) 23,5 pour cent 2.1b Grave (- 3 SD) 7,9 pour cent 2.2a Prévalence retard croissance Modéré (- 2 SD) 40,7 pour cent 2.2b Grave (- 3 SD) 18,3 pour cent 2.3a Prévalence émaciation Modérée (- 2 SD) 7,4 pour cent 2.3b Grave (- 3 SD) 1,9 pour cent Allaitement et alimentation infantile 2.4 Enfants dejà allaités 94,8 pour cent 2.5 Mis au sein moins d’une heure après la naissance 43,5 pour cent 2.6 Allaitement exclusif moins de 6 mois 34,3 pour cent 2.7 Poursuite allaitement à 1 an 89,5 pour cent 2.8 Poursuite allaitement à 2 ans 32,1 pour cent 2.9 Allaitement prédominant moins de 6 mois 57,1 pour cent 2.10 Durée moyenne de l’allaitement 19,7 mois 2.11 Allaitement au biberon 4,6 pour cent 2.12 Introduction d’aliments solides, semi-solides ou mous 59,1 pour cent 2.13 Fréquence repas minimum 20,4 pour cent 2.14 Allaitement approprié à l’âge 50,8 pour cent 2.15 Fréquence alimentation lactée pour enfants non allaités au sein 11,8 pour cent 76 M I C S | T A B L E A U R É C A P I T U L A T I F D E S R É S U L T A T S M I C S | T A B L E A U R É C A P I T U L A T I F D E S R É S U L T A T S TABLEAU RÉCAPITULATIF DES RÉSULTATS (suite) Iodation du sel 2.16 Consommation de sel iodé 64,5 pour cent Vitamine A 2.17 Supplémentation en vitamine A (enfants moins de 5 ans) 78,0 pour cent Insuffisance pondérale à la naissance 2.18 Nourrissons de poids insuffisant à la naissance 13,7 pour cent 2.19 Nourrissons pesés à la naissance 60,8 pour cent SANTE DE L’ENFANT Vaccinations 3.1 Couverture vaccinale contre la tuberculose 72,4 pour cent 3.2 Couverture vaccinale contre la poliomyélite 43,6 pour cent 3.3 Couverture vaccinale contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos (DTCoq) 30,9 pour cent 3.4 4.3 Couverture vaccinale contre la rougeole 49,8 pour cent 3.5 Couverture vaccinale contre l’hépatite B 24,0 pour cent 3.6 Couverture vaccinale contre la fièvre jaune 46,0 pour cent Vaccin antitétanique 3.7 Protection néonatale contre le tétanos 65,3 pour cent Traitement de la maladie 3.8 Thérapie par réhydratation orale avec alimentation continue 37,5 pour cent 3.9 Recours aux soins pour pneumonie suspectée 29,8 pour cent 3.10 Antibiothérapie de pneumonie suspectée 31,3 pour cent Utilisation des combustibles solides 3.11 Combustibles solides 99,4 pour cent Paludisme 3.12 Disponibilité de moustiquaires imprégnées (MI) dans le ménage 47,2 pour cent 3.14 Enfants de moins de 5 ans dormant sous n’importe quelle moustiquaire 60,1 pour cent 3.15 6.7 Enfants de moins de 5 ans dormant sous moustiquaires imprégnées (MI) 36,4 pour cent 3.16 Usage de diagnostics du paludisme 16,8 pour cent 3.17 Traitement antipaludique enfants moins de 5 ans le même jour ou le jour suivant 20,5 pour cent 3.18 6.8 Traitement antipaludique enfants de moins de 5 ans 34,1 pour cent 3.19 Femmes enceintes dormant sous moustiquaires imprégnées (MI) 40,4 pour cent 3.20 Traitement préventif intermittent du paludisme 34,6 pour cent TABLEAU RÉCAPITULATIF DES RÉSULTATS (suite) EAU ET ASSAINISSEMENT Eau et assainissement 4.1 7.8 Utilisation de source améliorée 64,1 pour cent 4.1 Utilisation de source d’eau de boisson potable 54,1 pour cent 4.2 Traitement de l’eau 3,0 pour cent 4.3 7.9 Utilisation d’installations sanitaires améliorées 22,3 pour cent 4.4 Élimination sans danger des matières fécales de l’enfant 50,2 pour cent 4.5 Disponibilité de l’eau et du savon à l’endroit pour le lavage des mains 73,6 pour cent 4.6 Disponibilité de savon dans la maison 77,4 pour cent SANTE DE LA REPRODUCTION Contraception et Besoins non satisfaits 5.1 5.4 Taux de fécondité des adolescentes 229 pour mille 5.2 Grossesses précoces 45,3 pour cent 5.3 5.3 Taux de prévalence contraceptive 15,2 pour cent 5.4 5.6 Besoins non satisfaits 27,0 pour cent Santé maternelle et du nouveau-né 5.5a 5.5 Couverture des soins prénatals Au moins une fois par le personnel qualifié 68,2 pour cent 5.5b Au moins quatre fois par n’importe quel prestataire 38,1 pour cent 5.6 Contenu des soins prénatals 52,4 pour cent 5.7 5.2 Personnel qualifié à l’accouchement 53,8 pour cent 5.8 Accouchements institutionnels 52,5 pour cent 5.9 Césarienne 4,5 pour cent DÉVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT Développement du jeune enfant 6.1 Soutien à l’apprentissage 73,7 pour cent 6.2 Appui du père à l’apprentissage 42,3 pour cent 6.3 Matériels d’apprentissage: livres pour enfants 0,7 pour cent 6.4 Matériels d’apprentissage: jouets 48,5 pour cent 6.5 Soins inadéquats 60,7 pour cent 6.6 Indice de développement du jeune enfant 47,2 pour cent 6.7 Participation à l’éducation de la petite enfance 5,0 pour cent 98 TABLEAU RÉCAPITULATIF DES RÉSULTATS (suite) EDUCATION Alphabétisation et éducation 7.1 2.3 Taux d’alphabétisation des jeunes femmes de 15-24 ans 27,4 pour cent Taux d’alphabétisation des jeunes hommes de 15-24 ans 51,1 pour cent 7.2 Préparation à l’école 8,9 pour cent 7.3 Taux d’admission à l’éducation primaire 49,4 pour cent 7.4 2.1 Taux net de fréquentation au primaire (ajusté) 73,3 pour cent 7.5 Taux net de fréquentation au secondaire (ajusté) 18,4 pour cent 7.6 2.2 Enfants atteignant la dernière classe du primaire 81,4 pour cent 7.7 Taux d’achèvement du primaire 61,5 pour cent 7.8 Taux de transition à l’école secondaire 48,1 pour cent 7.9 Indice de parité entre les sexes (école primaire) 0,87 ratio 7.10 Indice de parité entre les sexes (école secondaire) 0,67 ratio PROTECTION DE L’ENFANCE Enregistrement des naissances 8.1 Enregistrement des naissances 61,0 pour cent Travail des enfants 8.2 Travail des enfants 65,7 pour cent 8.3 Fréquentation scolaire chez les enfants qui travaillent 66,6 pour cent 8.4 Travail des enfants parmi les étudiants 59,3 pour cent Discipline des enfants 8.5 Discipline violente 92,0 pour cent Mariage précoce et polygynie 8.6 Mariage avant l’âge de 15 ans 23,8 pour cent 8.7 Mariage avant l’âge de 18 ans 59,7 pour cent 8.8 Jeunes femmes âgées de 15-19 ans actuellement mariées ou en union 54,8 pour cent Jeunes hommes âgés de 15-19 ans actuellement mariés ou en union 11,0 pour cent 8.9 Polygamie : femmes de 15-49 ans en union polygamique 28,6 pour cent 8.10a Différence d’au moins 10 ans d’âge entre conjoints Femmes âgées de 15-19 ans 22,0 pour cent 8.10b Femmes âgées de 20-24 ans 21,8 pour cent Mutilation génitale féminine/ excision 8.11 Approbation de la mutilation génitale féminine/excision (MGF/E) chez les femmes 11,3 pour cent 8.12 Prévalence de la mutilation génitale féminine/ excision (MGF/E) chez les femmes 24,2 pour cent 8.13 Prévalence de la mutilation génitale féminine/ excision (MGF/E) chez les filles 0,8 pour cent TABLEAU RÉCAPITULATIF DES RÉSULTATS (suite) Violence domestique 8.14 Attitudes des femmes envers la violence domestique 79,6 pour cent Attitudes des hommes envers la violence domestique 84,2 pour cent VIH/SIDA, COMPORTEMENT SEXUEL ET ENFANTS ORPHELINS ET VULNÉRABLES VIH/SIDA connaissance et attitudes 9.1 Connaissance approfondie sur la prévention du VIH chez les femmes de 15-49 ans 17,2 pour cent 9.2 6.3 Connaissance approfondie sur la prévention du VIH chez les jeunes femmes de 15-24 ans 17,4 pour cent Connaissance approfondie sur la prévention du VIH chez les jeunes hommes de 15-24 ans 25,0 pour cent 9.3 Connaissance de la transmission mère-enfant du VIH chez les femmes de 15-49 ans 50,5 pour cent Connaissance de la transmission mère-enfant du VIH chez les hommes de 15-59 ans 53,4 pour cent 9.4 Attitude bienveillante envers les gens vivant avec le VIH chez les femmes de 15-49 ans 25,3 pour cent Attitude bienveillante envers les gens vivant avec le VIH chez les hommes de 15-59 ans 28,0 pour cent 9.5 Femmes de 15-49 ans qui savent où faire le test VIH 63,8 pour cent Hommes de 15- 59 ans qui savent où faire le test VIH 70,9 pour cent 9.6 Femmes ayant subi le test VIH et connaissant les résultats 15,8 pour cent Hommes ayant subi le test VIH et connaissant les résultats 14,2 pour cent 9.7 Jeunes femmes sexuellement actives ayant subi le test du VIH et connaissant les résultats 22,5 pour cent Jeunes hommes sexuellement actives ayant subi le test du VIH et connaissant les résultats 16,3 pour cent 9.8 Conseils sur le VIH lors des soins prénatals 49,2 pour cent 9.9 Dépistage du VIH lors des soins prénatals 32,0 pour cent 6.1 Prévalence du VIH chez la population de 15-24 ans 2,8 pour cent Prévalence du VIH chez les jeunes femmes 4,2 pour cent Prévalence du VIH chez les jeunes hommes 0,7 pour cent Prévalence du VIH chez la population de 15-49 ans 4,9 pour cent M I C S | T A B L E A U R É C A P I T U L A T I F D E S R É S U L T A T S M I C S | T A B L E A U R É C A P I T U L A T I F D E S R É S U L T A T S 1110 TABLEAU RÉCAPITULATIF DES RÉSULTATS (suite) Comportement sexuel 9.10 Jeunes femmes n’ayant jamais eu de rapports sexuels 66,0 pour cent Jeunes hommes n’ayant jamais eu de rapports sexuels 57,4 pour cent 9.11 Rapports sexuels à l’âge de 15 ans chez les jeunes femmes 28,7 pour cent Rapports sexuels à l’âge de 15 ans chez les jeunes hommes 11,2 pour cent 9.12 Femmes de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois avec un homme plus âgé de 10 ans ou plus 21,1 pour cent Hommes de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois avec une femme plus âgée de 10 ans ou plus 0,1 pour cent 9.13 Rapports sexuels des femmes avec des partenaires multiples 6,7 pour cent Rapports sexuels des hommes avec des partenaires multiples 25,2 pour cent 9.14 Utilisation par les femmes de préservatif lors des rapports sexuels avec des partenaires multiples 33,4 pour cent Utilisation par les hommes de préservatif lors des rapports sexuels avec des partenaires multiples 31,6 pour cent 9.15 Rapports sexuels des femmes avec des partenaires non réguliers 23,1 pour cent Rapports sexuels des hommes avec des partenaires non réguliers 42,2 pour cent 9.16 6.2 Utilisation de préservatif par les jeunes femmes ayant des rapports sexuels avec des partenaires non réguliers 54,5 pour cent Utilisation de préservatif par les jeunes hommes ayant des rapports sexuels avec des partenaires non réguliers 65,2 pour cent Enfants orphelins 9.17 Conditions de vie des enfants (ne vit pas avec un parent biologique) 14,7 pour cent 9.18 Prévalence des enfants ayant au moins un parent décédé 12,6 pour cent 9.19 6.4 Fréquentation scolaire des orphelins 69,9 pour cent 9.20 6.4 Fréquentation scolaire des non orphelins 79,3 pour cent M I C S | T A B L E D E S M A T I È R E S TABLE DES MATIÈRES LISTE DES TABLEAUX . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 RESUME ANALYTIQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 I . CONTEXTE ET OBJECTIFS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25 Objectifs de l’enquête . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 II . ÉCHANTILLON ET METHODOLOGIE DE L’ENQUETE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 2.1 Plan de sondage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 2.2 Questionnaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 2.3 Formation et travail sur le terrain . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 2.4 Traitement des données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 III . REPRESENTATIVITE DE L’ÉCHANTILLON ET CARACTERISTIQUES DES MENAGES, DES FEMMES, DES ENFANTS ET DES HOMMES ENQUETES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 3.1 Représentativité de l’échantillon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 3.2 Caractéristiques des ménages. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .34 3.3 Structure par âge et sexe de la population . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 3.4 Caractéristiques des ménages. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 3.5 Caractéristiques des enquêtés: femmes de 15-49 ans, enfants de moins de 5 ans et hommes de 15-59 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37 3.6 Orphelins et enfants vulnérables. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43 3.6.1 Enfants ne vivant pas avec leurs parents biologiques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43 3.6.2 Enfants orphelins. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .44 3.7 Typologie des ménages. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .44 3.8 Répartition des ménages selon certaines caractéristiques des chefs de ménage . . . . . . . . . . . . .48 3.8.1 Le sexe du chef de ménage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .48 3.8.2 Le niveau d’instruction du chef de ménage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .49 3.8.3 La religion du chef de ménage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .50 3.9 Caractéristiques des logements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51 3.9.1 Type de matériaux utilisés pour le sol . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51 3.9.2 Type de matériaux utilisés pour le toit. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52 3.9.3 Type de matériaux utilisés pour le mur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 3.10 Possession des biens d’équipements et accès aux services de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .54 3.10.1 Possession des moyens de communication. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .54 3.10.2 Accès aux moyens de déplacement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56 3.10.3 Accès à l’électricité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57 3.10.4 Possession de terre cultivable et du bétail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58 IV . MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61 4.1 Méthode utilisée pour la mesure de la mortalité des enfants de moins de cinq ans . . . . . . . . . . . 61 4.2 Niveaux de la mortalité infantile et infanto-juvénile . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61 4.2.1 Mortalité Infantile . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62 4.2.2 Mortalité Infanto-juvénile . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62 4.3 Évolution de la mortalité des enfants de moins de cinq ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65 M I C S | T A B L E A U R É C A P I T U L A T I F D E S R É S U L T A T S 1312 M I C S | T A B L E D E S M A T I È R E S V . NUTRITION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67 5.1 État nutritionnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67 5.1.1 Les niveaux de la malnutrition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .68 5.2 Allaitement et alimentation du nourrisson et du jeune enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72 5.2.1 Fréquence de l’allaitement maternel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72 5.2.2 Initiation de l’allaitement: allaitement précoce . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72 5.2.3 Modes d’allaitement au sein: allaitement maternel exclusif et prolongé jusqu’à 2 ans. . . . . 75 5.2.4 Durée de l’allaitement au sein. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78 5.2.5 Adéquation de l’allaitement du nourrisson . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .80 5.2.6 Alimentation de complément . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83 5.2.7 Fréquence des repas . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83 5.2.8 Allaitement au biberon. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .86 5.3 L’iodation du sel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .88 5.4 Supplémentation des enfants en vitamine A. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .90 5.5 L’insuffisance pondérale à la naissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 92 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95 VI . SANTE DE L’ENFANT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97 6.1 Couverture vaccinale chez les enfants et les femmes enceintes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97 6.1.1 Couverture vaccinale des enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97 6.1.1.1 Couverture vaccinale avant l’âge de 12 mois . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97 6.1.1.2 Disponibilité des carnets de vaccination chez les enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .98 6.1.1.3 Taux de couverture vaccinale chez les enfants de 12 à 23 mois . . . . . . . . . . . . . . . . . .99 6.1.2 Protection contre le tétanos néonatal. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .100 6.2 Maladies diarrhéiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105 6.2.1 Prévalence des maladies diarrhéiques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105 6.2.2 Traitement des diarrhées par les fluides de SRO ou de SRO pré-emballés . . . . . . . . . . . . . . 105 6.2.3 Pratique d’alimentation des enfants pendant la diarrhée. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107 6.2.4 Thérapie par réhydratation orale et alimentation continue des enfants pendant la diarrhée 110 6.3. Pneumonie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113 6.3.1 Prévalence de la pneumonie chez les enfants de moins de cinq ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113 6.3.2 Recours aux soins pour le traitement de la pneumonie chez les enfants de moins de cinq ans 113 6.3.3 Traitement de la pneumonie chez les enfants de moins de 5 ans avec antibiothérapie . . . 114 6.3.4 Connaissance des signes d’alerte de la pneumonie chez les enfants de moins de 5 ans. . 114 6.4. Combustibles solides . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118 6.4.1 Ampleur de l’utilisation des combustibles solides par les ménages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118 6.5. Paludisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121 6.5.1 Prévention du paludisme par l’utilisation de moustiquaires. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121 6.5.1.1 Disponibilité des moustiquaires au niveau des ménages. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121 6.5.1.2 Utilisation des moustiquaires par les enfants de moins de 5 ans. . . . . . . . . . . . . . . . . 123 6.5.1.3 Utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124 6.5.2 Prévalence du paludisme chez les enfants de moins de 5 ans. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126 6.5.3 Traitement curatif du paludisme chez les enfants de moins de 5 ans. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126 6.5.4 Diagnostic du Paludisme chez les enfants de moins de 5 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129 6.5.5 Traitement Préventif Intermittent (TPI) du Paludisme chez les femmes enceintes . . . . . . .130 6.6. Lavage aux mains et au savon. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 132 6.6.1 Disponibilité d’eau et de savon à l’endroit prévu. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 132 6.6.2 Disponibilité du savon dans le logement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 134 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 136 VII . EAU ET ASSAINISSEMENT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 139 7.1 Sources d’eau améliorées et de sources d’eau de boisson potable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 139 7.1.1 Sources d’eau améliorées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 139 7.1.2 Utilisation de sources d’eau de boisson potable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 142 7.1.3 Méthode appropriée de traitement de l’eau de boisson . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .144 7.1.4 Temps mis pour s’approvisionner en eau de boisson . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .144 7.1.5 Personne en charge de l’approvisionnement en eau potable. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 147 7.2 Assainissement de base au sein de la population des ménages. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 147 7.2.1 Utilisation de toilettes améliorées. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 147 7.2.2 Utilisation commune des installations. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 150 7.2.3 Modes d’évacuation des excréments des enfants de 0 à 2 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 150 7.2.4 Utilisation de sources d’eau améliorées et de toilettes améliorées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 153 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 155 VIII . SANTE DE LA REPRODUCTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 157 8.1 Fécondité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 157 8.1.1 Niveau de la fécondité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 157 8.1.2 Grossesse précoce . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .160 8.1.2.1 Prévalence des grossesses précoces . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 160 8.1.2.2 Tendance de la grossesse précoce . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 162 8.2 Contraception. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 162 8.2.1 Prévalence contraceptive. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 162 8.2.3 Besoins non satisfaits . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 166 8.3 Soins prénatals . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 169 8.3.1 Type de personnel offrant des soins prénatals . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 169 8.3.3 Fréquentation des consultations prénatales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 171 8.3.4 Types de services prénatals spécifiques reçus par les femmes enceintes . . . . . . . . . . . . . . . 173 8.4. Assistance à l‘accouchement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 173 8.4.1.1 Assistance à l’accouchement par n’importe quel personnel qualifié. . . . . . . . . . . . . . 173 8.4.1.2 Accouchement par césarienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 179 8.4.2 Lieu d’accouchement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 179 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 181 IX . DEVELOPPEMENT DE L’ENFANT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 183 9.1 Education et apprentissage pendant la petite enfance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 183 9.1.1 Fréquentation préscolaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 183 9.1.2 Activités favorisant l’apprentissage précoce des enfants. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 185 9.1.3 Disponibilité des livres et des jouets dans les ménages pour les enfants de moins de 5 ans . . 187 9.2 Garde inadéquate des enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .190 9.3 Développement de la petite enfance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 192 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 195 X . EDUCATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 197 10.1 Alphabétisation des jeunes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 197 10.1.1 Alphabétisation des jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 197 10.1.2 Alphabétisation des jeunes hommes âgés de 15 à 24 ans. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 197 10.2 Préparation à l’école . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 200 10.3 Education primaire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 200 10.3.1 Admission au primaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 200 10.3.2 Fréquentation scolaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .203 10.3.3 Taux net de fréquentation du primaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .203 10.3.4 Achèvement du cycle primaire et passage au secondaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .206 10.3.4.1 Achèvement du cycle primaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .206 10.3.4.2 Passage au secondaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .207 M I C S | T A B L E D E S M A T I È R E S 1514 10.4 Education secondaire: Taux net de fréquentation au secondaire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .209 10.5 Parité entre filles et garçons en matière de scolarisation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 212 10.6 Survie scolaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 213 10.7 Population n’ayant jamais été scolarisée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 215 10.8 Accès aux établissements scolaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 216 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 216 XI . PROTECTION DE L’ENFANT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 219 11.1 Enregistrement des naissances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 219 11.1.1 Situation de l’enregistrement des naissances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 219 11.2 Le travail des enfants de 5-14 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .222 11.2.1 Le travail des enfants de 5-11 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .222 11.2.2 Le travail des enfants de 12-14 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .223 11.2.2 Scolarisation et travail des enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .223 11.2.3 Scolarisation des orphelins. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .223 11.4 Mariage précoce et polygamie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 231 11.4.1 Mariage précoce et femme en union polygamique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 231 11.4.2 Mariage précoce et homme en union polygame . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .234 11.5 Évolution de la tendance du mariage précoce . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .236 11.5.1 Évolution de la tendance du mariage précoce chez les femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .236 11.5.2 Évolution de la tendance du mariage précoce chez les hommes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .236 11.5.3 Différence d’âge entre conjoints . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 237 11.6 Mutilation génitale féminine/Excision (MGF/E). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .240 11.6.1 Ampleur de la pratique de l’excision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .240 11.6.1.1 Ampleur de l’excision chez les femmes de 15 à 49 ans. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .240 11.6.1.2 Ampleur de l’excision chez les filles de 0 à 14 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .242 11.6.2 Attitudes pour la continuité de l’excision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .244 11.6.2.1 Attitudes des femmes pour la continuité de l’excision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .244 11.6.2.2 Attitudes des hommes pour la continuité de l’excision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .246 11.7 Attitudes vis-vis de la violence domestique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .248 11.7.1 Attitudes des femmes vis-à-vis de la violence domestique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .248 11.7.2 Attitudes des hommes vis-à-vis de la violence domestique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .249 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 251 XII . VIH/SIDA ET COMPORTEMENT SEXUEL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 253 12.1 Connaissance de la transmission du VIH et conceptions erronées sur le VIH/SIDA . . . . . . . . . .253 12.1.1 Connaissance de la transmission et conceptions erronées du VIH : femmes de 15 à 49 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .253 12.1.2 Connaissance de la transmission et conceptions erronées du VIH : hommes de 15 à 59 ans. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 257 12.1.3 Connaissance de la transmission et conceptions erronées du VIH : femmes de 15 à 24 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 257 12.1.4 Connaissance de la transmission et conceptions erronées du VIH : hommes de 15 à 24 ans. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 257 12.3 Connaissance des modes de transmission du VIH de la mère à l’enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . .265 12.3.1 Connaissance des modes de transmission du VIH de la mère à l’enfant : femmes de 15 à 49 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .265 12.3.2 Connaissance des modes de transmission du VIH de la mère à l’enfant : hommes de 15 à 59 ans. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .265 12.3.3 Connaissance des modes de transmission du VIH de la mère à l’enfant : femmes de 15 à 24 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .280 12.3.4 Connaissance des modes de transmission du VIH de la mère à l’enfant : hommes de 15 à 24 ans. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .280 12.4 Stigmatisation envers les personnes vivant avec le VIH . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .270 12.4.1 Attitude vis-à-vis des personnes vivant avec le VIH/SIDA : femmes de 15 à 49 ans . . . . .270 12.4.2 Attitude vis-à-vis des personnes vivant avec le VIH/SIDA : hommes de 15 à 59 ans. . . . .270 12.3 Connaissances des facilités pour effectuer le test du VIH . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 275 12.3.1 Connaissances des facilités pour effectuer le test du VIH : femmes de 15 à 49 ans . . . . . 275 12.3.2 Connaissances des facilités pour effectuer le test du VIH : hommes de 15 à 59 ans . . . . 275 12.3.3 Connaissances des facilités pour effectuer le test du VIH : femmes de 15 à 24 ans . . . . .280 12.3.4 Connaissances des facilités pour effectuer le test du VIH : hommes de 15 à 24 ans . . . .280 12.3.5 Test du VIH et conseils reçus pendant les visites prénatales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .285 12.4 Comportement sexuel lié à la transmission du VIH. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .288 12.4.1 Comportement sexuel des jeunes femmes de 15 à 24 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .288 12.4.2 Comportement sexuel des jeunes hommes de 15 à 24 ans. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 291 12.5 Rapport sexuel à haut risque et utilisation du préservatif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .294 12.5.1 Multi partenariat et utilisation du préservatif : femmes de 15 à 49 ans . . . . . . . . . . . . . . . .294 12.5.2 Multi partenariat et utilisation du préservatif : hommes de 15 à 59 ans . . . . . . . . . . . . . . .294 12.5.3 Multi partenariat et utilisation du préservatif : femmes de 15 à 24 ans . . . . . . . . . . . . . . . .299 12.5.4 Multi partenariat et utilisation du préservatif : hommes de 15 à 24 ans . . . . . . . . . . . . . . . 301 12.5.5 Rapport sexuel occasionnel et utilisation du préservatif : femmes de 15 à 24 ans . . . . . .303 12.5.6 Rapport sexuel occasionnel et utilisation du préservatif : hommes de 15 à 24 ans . . . . .305 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .308 XIII . PREVALENCE DE L’INFECTION VIH ET FACTEURS ASSOCIES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 311 13.1 Protocole du test de diagnostic de l’infection par le VIH . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 312 13.1.1 Collecte des échantillons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 312 13.1.2 Procédure de laboratoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 313 13.2 Taux de couverture du test de VIH . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 314 13.2.1 Taux de couverture selon le milieu de résidence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 314 13.2.2 Taux de couverture selon certaines caractéristiques démographiques. . . . . . . . . . . . . . . 317 13.3 Prévalence du VIH . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 317 13.3.1 Prévalence du VIH selon le sexe et l’âge. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 317 13.3.2 Prévalence du VIH selon les variables socio-économiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .320 13.3.3 Prévalence du VIH selon les variables sociodémographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .322 13.3.4 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel . . . . . . . .323 13.3.5 Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .325 13.3.6 Prévalence du VIH et autres facteurs à risques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .329 13.3.7 Prévalence du VIH en Afrique Subsaharienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .330 ANNEXES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 332 Annexe A : Plan de sondage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .332 Annexe B : Procédures du test de dépistage du VIH et traitement des données sur le VIH. . . . . . . . 335 Annexe C : Liste du personnel ayant participé à l’enquête . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .339 Annexe D : Estimations des erreurs d’échantillonnage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 341 Annexe E : Tableaux sur la qualité des données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .382 Annexe F : Indicateurs MICS4, Numérateurs et Dénominateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .398 Annexe G : Questionnaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .407 M I C S | T A B L E D E S M A T I È R E S M I C S | T A B L E D E S M A T I È R E S 1716 M I C S | L I S T E D E S T A B L E A U X M I C S | L I S T E D E S T A B L E A U X LISTE DES TABLEAUX Tableau HH.1: Résultats des interviews des ménages et individuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 Tableau HH.2: Distribution des membres du ménage par âge et par sexe. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34 Tableau HH.4: Composition du ménage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36 Tableau HH.5: Caractéristiques de base des femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 Tableau HH.6: Caractéristiques des enfants de moins de 5 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 Tableau HH.7: Caractéristiques de base des hommes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41 Tableau HH.8: Modes de vie des enfants et état d’orphelin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45 Tableau HH.9: Typologie des ménages. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47 Tableau HH.10: Sexe du chef de ménage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48 Tableau HH.11: Instruction du chef de ménage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49 Tableau HH.12: Religion du chef de ménage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50 Tableau HH.13: Matériaux pour le sol . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .51 Tableau HH.14: Matériaux pour le toit. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52 Tableau HH.15: Matériaux pour les murs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 Tableau HH.16: Moyens de communication . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55 Tableau HH.17: Moyens de déplacement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56 Tableau HH.18: Accès à l’électricité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57 Tableau HH.19: Possession de terre et de bétail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 Tableau CM.1: Enfants nés vivants, enfants survivants et proportion d’enfants décédés . . . . . . . . . . . . . . . . . 61 Tableau CM.2: Mortalité des enfants de moins de cinq ans. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 Tableau NU.1: État nutritionnel des enfants. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69 Tableau NU.2: Allaitement au sein initial. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74 Tableau NU.3: Allaitement au sein . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76 Tableau NU.4: Durée de l’allaitement au sein . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79 Tableau NU.5: Allaitement approprié à l’âge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81 Tableau NU.6: Introduction d’aliments solides, semi-solides ou mous. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83 Tableau NU.7: Fréquence minimum de repas . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84 Tableau NU.8: Allaitement au biberon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86 Tableau NU.9: Consommation de sel iodé. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89 Tableau NU.10: Supplémentation des enfants en vitamine A . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91 Tableau NU.11: Bébés ayant une insuffisance pondérale à la naissance. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94 Tableau CH.1: Vaccinations au cours de la première année de vie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 Tableau CH.2: Vaccinations selon des caractéristiques de base. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101 Tableau CH.3: Protection contre le tétanos néonatal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 104 Tableau CH.4: Solutions de réhydratation orale et liquides maison recommandés. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 106 Tableau CH.5: Pratiques d’alimentation durant la diarrhée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107 Tableau CH.6: Thérapie de la réhydratation orale avec poursuite de l’alimentation et d’autres traitements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .111 Tableau CH.7: Recours au traitement d’une pneumonie présumée et usage d’antibiotiques au cours de la pneumonie présumée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115 Tableau CH.8: Connaissance des deux indicateurs d’alerte de la pneumonie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .117 Tableau CH.9: Utilisation de combustible solide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118 Tableau CH.10: Utilisation de combustible solide par lieu de cuisine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120 Tableau CH.11: Disponibilité de moustiquaires imprégnées au niveau des ménages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122 Tableau CH.12: Enfants ayant dormi sous des moustiquaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123 Tableau CH.13: Femmes enceintes ayant dormi sous des moustiquaires. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125 Tableau CH.14: Traitement antipaludique des enfants avec des antipaludéens . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 127 Tableau CH.15: Diagnostic du paludisme. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129 Tableau CH.16: Traitement préventif intermittent (TPI) pour le paludisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 131 Tableau CH.17: Eau et savon à l’endroit prévu pour le lavage de mains . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 133 Tableau CH.18: Disponibilité de savon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 135 Tableau WS.1: Utilisation de sources d’eau améliorées. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .141 Tableau WS.2: Traitement de l’eau du ménage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 143 Tableau WS.3: Temps mis pour atteindre la source d’eau de boisson . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 145 Tableau WS.4: Personne qui va aller chercher l’eau. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 146 Tableau WS.5: Utilisation de toilettes améliorées. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 148 Tableau WS.6: Utilisation partagée de toilettes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 151 Tableau WS.7: Evacuation des matières fécales de l’enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 152 Tableau WS.8: Utilisation de sources d’eau améliorées et de toilettes améliorées. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 153 Tableau RH.1: Taux de natalité des adolescentes et Indice Synthétique de Fécondité . . . . . . . . . . . . . . . . . . 158 Tableau RH.2: Grossesse précoce . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 160 Tableau RH.3: Tendances de la grossesse précoce . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 161 Tableau RH.4: Utilisation de contraception . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 163 Tableau RH.5: Besoins non satisfaits en matière de contraception . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 167 Tableau RH.6: Couverture des soins prénatals . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 170 Tableau RH.7: Nombre de visites prénatales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 172 Tableau RH.8: Contenu des soins prénatals . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 174 Tableau RH.9: Assistance au cours de l’accouchement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 177 Tableau RH.10: Lieu d’accouchement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 180 Tableau CD.1: Education du jeune enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 184 Tableau CD.2: Soutien à l’apprentissage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 186 Tableau CD.3: Matériel didactique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 188 Tableau CD.4: Garde inadéquate . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 190 Tableau CD.5: Indice de développement du jeune enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 194 Tableau ED.1: Alphabétisation des jeunes de 15 à 24 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 198 Tableau ED.2: Préparation à l’école . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 201 Tableau ED.3: Entrée à l’école primaire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 202 Tableau ED.4: Fréquentation de l’école primaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 205 Tableau ED.5: Achèvement de l’école primaire et passage à l’école secondaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 207 Tableau ED.6: Fréquentation de l’école secondaire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 210 Tableau ED.7: Parité entre les sexes en matière d’éducation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 212 Tableau ED.8: Enfants ayant fait la dernière classe de l’école primaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 214 Tableau ED.9: Enfants non-scolarisés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 215 Tableau ED.10: Distance des ménages par rapport à un établissement scolaire primaire . . . . . . . . . . . . . . . 217 Tableau CP1: Enregistrement des naissances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 220 Tableau CP.2: Travail des enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 224 Tableau CP.3: Travail des enfants et fréquentation scolaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 226 Tableau CP.4: Fréquentation scolaire des orphelin (e)s et des non orphelin(e)s . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 228 Tableau CP.5: Discipline des enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 229 Tableau CP.6: Mariage précoce et polygamie : femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 232 Tableau CP.6M: Mariage précoce et polygamie : hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 234 Tableau CP.7 : Tendances du mariage précoce : femmes de 15-49 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 236 Tableau CP.8: Différence d’âge entre conjoints . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 238 Tableau CP.9: Mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) chez les femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 241 Tableau CP.10: Mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) chez les filles. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 243 1918 Tableau CP.11: Approbation de la mutilation génitale féminine/excision (MGF/E) : femmes de 15-49 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 244 Tableau CP.11M: Approbation de la mutilation génitale féminine/excision (MGF/E) : hommes de 15-59 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 246 Tableau CP.12: Attitudes vis-à-vis de la violence domestique : femmes de 15-49 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . 248 Tableau CP.12M: Attitudes vis-à-vis de la violence domestique : hommes de 15-59 ans . . . . . . . . . . . . . . . . 250 Tableau HA.1: Connaissance de la transmission du VIH, fausses idées à propos du VIH/SIDA, et connaissance approfondie de la transmission du VIH : femmes de 15-49 ans. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 254 Tableau HA.1M: Connaissance de la transmission du VIH, fausses idées à propos du VIH/SIDA, et connaissance approfondie de la transmission du VIH : hommes de 15-59 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 258 Tableau HA.2: Connaissance de la transmission du VIH, fausses idées à propos du VIH/SIDA et connaissance approfondie de la transmission du VIH chez les jeunes femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 261 Tableau HA.2M: Connaissance de la transmission du VIH, fausses idées à propos du VIH/SIDA et connaissance approfondie de la transmission du VIH chez les jeunes hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 263 Tableau HA.3: Connaissance de la transmission du VIH de la mère à l’enfant : femmes de 15-49 ans . . . . 266 Tableau HA.3M: Connaissance de la transmission du VIH de la mère à l’enfant : hommes de 15-59 ans. . 268 Tableau HA.4: Attitudes bienveillantes à l’égard des gens vivant avec le VIH/SIDA : femmes de 15-49 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 271 Tableau HA.4M: Attitudes bienveillantes l’égard des gens vivant avec le VIH/SIDA : hommes de 15-59 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 273 Tableau HA.5: Connaissance d’un endroit pour le test de dépistage du VIH : femmes de 15-49 ans . . . . . 276 Tableau HA.5M: Connaissance d’un endroit pour le test de dépistage du VIH : hommes de 15-59 ans . . . 278 Tableau HA.6: Connaissance d’un endroit pour le test de dépistage du VIH chez les jeunes femmes sexuellement actives. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 281 Tableau HA.6M: Connaissance d’un endroit pour le test de dépistage du VIH chez les jeunes hommes sexuellement actifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 283 Tableau HA.7: Conseils et test en matière de VIH durant les soins prénatals : femmes de 15-49 ans . . . . . 286 Tableau HA.8: Comportements sexuels augmentant le risque d’infection au VIH : femmes de 15-24 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 289 Tableau HA.8M: Comportement sexuel qui augmente le risque d’infection au VIH : hommes de 15-24 ans. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 292 Tableau HA.9: Rapports sexuels avec plusieurs partenaires : femmes de 15-49 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 295 Tableau HA.9M: Rapports sexuels avec plusieurs partenaires : hommes de 15-59 ans. . . . . . . . . . . . . . . . . . 297 Tableau HA.10: Rapports sexuels avec plusieurs partenaires : femmes de 15-24 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 299 Tableau HA.10M: Rapports sexuels avec plusieurs partenaires : hommes de 15-24 ans. . . . . . . . . . . . . . . . . 301 Tableau HA.11 : Rapports sexuels avec des partenaires occasionnels : femmes de 15-24 ans . . . . . . . . . . . 304 Tableau HA.11M : Rapports sexuels avec des partenaires occasionnels : hommes de 15-24 ans. . . . . . . . . 306 Tableau VI.1: Couverture du test du VIH selon le milieu et la région de résidence. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 315 Tableau VI.2: Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques . . . . . . . 318 Tableau VI.3: Prévalence du VIH selon l’âge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 319 Tableau VI.4: Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques socio-économiques . . . . . . . . . . . . . . . . . 321 Tableau VI.5: Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques. . . . . . . . . . . . . . . 322 Tableau VI.6: Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel . . . . . . . . . . . . 324 Tableau VI.7: Prévalence du VIH parmi les jeunes selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 326 Tableau VI.8: Prévalence du VIH parmi les jeunes selon certaines caractéristiques du comportement sexuel. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 328 Tableau VI.9: Prévalence du VIH selon d’autres caractéristiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 329 Tableau VI.10: Test du VIH antérieur à l’enquête selon le statut sérologique actuel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 329 LISTE DES GRAPHIQUES Graphique HH.1: Pyramide des âges, RCA 2010. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 Graphique CM.1: Carte préfectorale des taux de mortalité infantile, RCA 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62 Graphique CM.2: Carte préfectorale des taux de mortalité infanto-juvénile, RCA 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . 63 Graphique CM.3: Tendance de la Mortalité infantile et infanto-juvénile, RCA 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65 Graphique NU.1: Carte préfectorale des taux d’insuffisance pondérale, RCA 2010. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .71 Graphique NU.1A: Distribution de la malnutrition sévère par âge, RCA 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72 Graphique NU.1B: Distribution de la malnutrition modérée par âge, RCA 2010. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72 Graphique NU.2: Taux d’allaitement maternel exclusif avant 6 mois selon le niveau d’instruction et de bien-être économique, RCA 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76 Graphique NU.3: Fréquence des repas selon le niveau d’instruction de la mère et le quintile de bien-être économique, RCA 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86 Graphique NU.4: Carte préfectorale de la consommation du sel adéquatement iodé, RCA 2010. . . . . . . . . 88 Graphique NU.5: Taux de consommation du sel iodé selon le niveau du bien-être économique, RCA 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89 Graphique NU.6: Taux d’insuffisance pondérale à la naissance par préfecture, RCA 2010 . . . . . . . . . . . . . . . 94 Graphique CH.1: Carte préfectorale de la couverture vaccinale pour tous les antigènes, RCA 2010 . . . . . . 99 Graphique CH.2: Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans avec une naissance vivante au cours des 2 dernières années protégées contre le tétanos néo-natal, RCA 2010. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 103 Graphique CH.3: Pourcentage d’enfants âgés de 0-59 mois ayant eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines et reçu une thérapie de réhydratation orale avec poursuite de l’alimentation, et/ou ayant reçu d’autres traitements, RCA 2010. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113 Graphique CH.4: Carte préfectorale de la disponibilité en moustiquaires imprégnées d’insecticide, RCA 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121 Graphique WS.1: Carte préfectorale de l’accès des ménages à une source d’eau de boisson améliorée, RCA 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 142 Graphique RH.1: Pourcentage des femmes enceintes ayant réalisé 4 visites prénatales ou plus, RCA 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .171 Graphique RH.2: Assistance pendant l’accouchement selon le type de personnel, RCA 2010. . . . . . . . . . . 175 Graphique RH.3: Carte préfectorale de l’assistance à l’accouchement par un personnel de santé qualifié, RCA 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 175 Graphique ED.1: Taux de fréquentation scolaire par âge, RCA 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 203 Graphique ED.2: Carte préfectorale des taux net de fréquentation scolaire au primaire, RCA 2010 . . . . . . 204 Graphique VI.1: Algorithme de dépistage du VIH, RCA 2010. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 313 Graphique VI.2: Tendances de la prévalence de l’infection VIH entre 2006 et 2010, RCA 2010. . . . . . . . . . 317 Graphique VI.3: Taux de prévalence du VIH par sexe et âge, RCA 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 319 Graphique VI.4: Taux de prévalence du VIH par milieu de résidence, RCA 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 320 Graphique VI.5: Taux de prévalence du VIH par préfecture, RCA 2010. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 320 Graphique VI.6: Prévalence du VIH par sexe et âge chez les jeunes de 15-24 ans, RCA 2010 . . . . . . . . . . . . 325 Graphique VI.7: Taux de prévalence du VIH en Afrique subsaharienne. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 330 M I C S | L I S T E D E S G R A P H I Q U E S M I C S | L I S T E D E S T A B L E A U X 2120 M I C S | I N T R O D U C T I O N M I C S | R É S U M É A N A L Y T I Q U E RÉSUMÉ ANALYTIQUE La RCA s’est résolument engagée à mener des actions en faveur de la réduction de la pauvreté et du VIH dont la prévalence est l’une des plus élevée de la sous-région. Dans le cadre du suivi des progrès enregistrés dans les secteurs sociaux et en matière de lutte contre le VIH/SIDA, les enquêtes à Indicateurs Multiples (Multiple Indicator Cluster Survey) que le pays a réalisées en 1996, 2000, 2006 et 2010, ont permis de disposer des indicateurs de base pour le suivi des recommandations auxquelles la République Centrafricaine a souscrit. Il s’agit des Sommets Mondiaux pour l’Enfance (SME, 1990 et 2000), des Objectifs du Millénaire pour le Développement ainsi que des plans et programmes nationaux de développement consignés dans le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP). Les thématiques abordées par l’enquête MICS4 réalisée en 2010 portent respectivement sur l’estimation des niveaux de mortalité infanto-juvénile, l’état nutritionnel des enfants, le paludisme et d’autres maladies de l’enfance, l’accès à l’eau potable et à un système d’assainissement adéquat, la santé génésique des femmes, le développement de l’enfant, l’éducation de base, la protection de l’enfant et le comportement sexuel ainsi que la prévalence du VIH/SIDA. MORTALITÉ DES ENFANTS En dépit de nombreuses mesures prises par le Gouvernement et les multiples interventions des partenaires au développement et des Organisations internationales sur le terrain, les conditions de survie de la petite enfance ne semblent pas s’améliorer. De manière générale on note une certaine stabilisation du taux de mortalité infanto-juvénile (179 pour mille) et une hausse du taux de mortalité infantile à 116 pour mille en 2010, avec des disparités importantes entre les zones urbaines et rurales et entre les préfectures. ÉTAT NUTRITIONNEL Sur le plan nutritionnel, la situation des enfants n’est guère satisfaisante. L’analyse des indices nutritionnels ont montré que 24% des enfants de moins de 5 ans sont affectés par une insuffisance pondérale modérée et 8% d’entre eux souffrent de la forme sévère de cette malnutrition. Le retard de croissance se manifeste de façon sévère chez 18% des enfants de moins de 5 ans et 7% des enfants sont modérément émaciés. L’allaitement au sein, une vertu dans l’alimentation du nourrisson, est universellement pratiqué en RCA (95%). Cependant, bon nombre d’enfants de 0 à 23 mois ne sont pas alimentés de façon adéquate. Moins de la moitié des nouveaux nés (44%) sont mis au sein dans l’heure qui suit l’accouchement ; à peine un tiers des nourrissons (34%) sont exclusivement allaités au sein durant les six premiers mois de la vie ; la moitié (51%) des enfants reçoivent de façon appropriée les aliments de complément et seulement un tiers (32%) des nourrissons sont allaités jusqu’à 23 mois. Le faible taux de consommation de sel iodé (65% des ménages) expose les enfants aux conséquences dévastatrices de la carence en iode sur leur potentiel immunitaire, mental et intellectuel. En ce qui concerne la supplémentation en vitamine A, plus des trois quarts des enfants en ont reçu une capsule au cours des six derniers mois (78%). SANTÉ DE L’ENFANT L’analyse des taux de couverture vaccinale montre que, en dehors du BCG avec lequel 72% des enfants ont été vaccinés avant leur premier anniversaire, moins de la moitié des enfants ont été vaccinés avant leur premier anniversaire pour les antigènes recommandés (44% pour les trois doses anti Polio, 31% pour les trois doses DTCoq, 50% pour la rougeole, 46% pour la fièvre jaune et 24% pour les trois doses contre l’hépatite B). La moitié seulement des femmes enceintes (53%) a reçu au moins 2 doses de vaccin antitétanique lors de la dernière grossesse. En ce qui concerne la prise en charge de la diarrhée ou de la fièvre qui sont deux maladies endémiques et meurtrières en RCA surtout pour les enfants, les analyses montrent que parmi 24% des enfants de moins de 5 ans ayant souffert de maladies diarrhéiques, à peine 16% ont reçu des fluides de SRO ou des fluides de SRO pré-emballés. Sur 32% des enfants 2322 M I C S | R É S U M É A N A L Y T I Q U E M I C S | R É S U M É A N A L Y T I Q U E En dépit de son adhésion à la déclaration d’un monde digne des enfants qui stipule que : « les enfants doivent être protégés contre tout acte de violence physique et psychologique », pratiquement tous les enfants centrafricains âgés de 2 à 14 ans (92%) ont été victimes d’une forme quelconque de discipline violente. La proportion des femmes victimes de mutilation génitale s’établit à 24% mais celles des jeunes filles de moins de 15 ans à moins de 1%, ce qui laisse supposer que cette pratique se fait tardivement. Environ quatre personnes sur cinq (80%), que ce soit chez les femmes ou chez les hommes, légitiment la violence domestique en RCA. VIH/SIDA ET COMPORTEMENTS SEXUELS Malgré l’ampleur de l’épidémie du VIH (4,9% de prévalence au niveau national), la connaissance approfondie sur les différents modes de transmission et de prévention du SIDA est loin d’être universelle. Le niveau de connaissance est beaucoup plus faible chez les femmes, pourtant plus vulnérables à l’infection que les hommes. À peine 17% des femmes ont une connaissance approfondie du VIH contre 25% des hommes. La moitié des femmes et des hommes savent que le VIH peut être transmis au bébé au cours de la grossesse, au moment de l’accouchement et de l’allaitement. En RCA, seulement près d’un quart des femmes (25%) et des hommes (28%) ont une attitude bienveillante à l’égard de personnes vivant avec le VIH/SIDA. Les résultats relatifs au pourcentage des femmes et des hommes ainsi que des jeunes des deux sexes ayant fait le test du VIH et qui ont obtenu les résultats sont très mitigés. À l’exception des jeunes femmes de 15 à 24 ans dont 23% ont affirmé avoir effectué le test et eu le résultat dans les douze derniers mois, ce taux est de moins d’une personne sur 6 (autour de 16%) en ce qui concerne les femmes de 15 à 49 ans, les hommes de 15 à 59 ans et les jeunes hommes de 15 à 24 ans. L’usage du préservatif, qui est un des moyens efficaces pour réduire le risque de transmission du virus, n’est pas encore systématique. Parmi les femmes ayant affirmé avoir eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois, à peine un tiers ont déclaré avoir utilisé un préservatif. Ce taux est similaire chez les hommes à l’exception notable des jeunes hommes de 15-24 ans qui sont 47% à déclarer avoir utilisé un préservatif. Le taux d’utilisation des préservatifs à l’occasion des rapports sexuels occasionnels est plus élevé chez les jeunes hommes de 15 à 24 ans (65%) que chez les jeunes femmes des mêmes âges (55%). PRÉVALENCE SÉROLOGIE VIH Près de 5% des adultes âgés de 15-49 ans sont séropositifs ; 6,8% pour les femmes et 3% pour les hommes. Il y a 210 femmes infectées pour 100 hommes. En général, les jeunes sont plus vulnérables à l’infection à VIH en raison de nombreux facteurs, notamment les comportements sexuels risqués, la toxicomanie, le manque d’information ou l’accès à des renseignements erronés au sujet de la sexualité et la transmission du VIH. La prévalence moyenne du VIH chez les jeunes de 15-24 ans est de 2,8 % : 4,2 % chez les femmes et 0,7 % chez les hommes, correspondant à un ratio femme/homme de 6 pour 1. ayant eu de la fièvre au cours des deux dernières semaines, 19% ont été traités avec un antipaludique approprié dans les 24 heures qui suivent l’apparition des symptômes. Parmi les femmes qui ont eu une naissance vivante dans les deux années ayant précédé l’enquête et qui sont allées en consultation prénatale, on note que seulement 47% d’entre elles ont pris au moins une fois du Fansidar et 35% en ont pris deux ou plusieurs prises. S’agissant de Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide de Longue Durée d’Efficacité (MILDE), le taux de disponibilité au sein des ménages est de 47%. L’utilisation de ce moyen efficace de prévention du paludisme par les enfants et les femmes enceintes reste faible. En effet, à peine 36% des enfants de moins de 5 ans et 40% de femmes enceintes ont dormi sous une moustiquaire imprégnée la nuit précédant l’enquête. EAU ET ASSAINISSEMENT Dans le domaine de l’eau et de l’assainissement adéquat, la proportion de la population consommant de l’eau de boisson améliorée est de 64%. En revanche, à peine 4% de la population utilisent des installations sanitaires améliorées. SANTÉ DE LA REPRODUCTION Les résultats de l’enquête indiquent une maternité précoce et la persistance d’une fécondité élevée en RCA. En effet, le taux de fécondité des adolescentes est établi à 229 pour 1000 naissances vivantes et l’indice synthétique de fécondité est estimé à 6,2 enfants en moyenne par femme. Le taux de prévalence contraceptive moderne est de 9%. Dans le domaine du suivi de la grossesse, il est ressorti que 68% des femmes qui ont eu une naissance vivante au cours des deux années précédant l’enquête ont bénéficié au moins une fois des soins d’un personnel qualifié pendant leur grossesse. Mais, par rapport au suivi régulier de la consultation prénatale selon les normes OMS, à peine 38% des femmes enceintes ont effectué 4 visites et plus. La proportion des femmes qui accouchent avec l’assistance d’un personnel qualifié est de 54%.La proportion des femmes ayant accouché par césarienne estimée à 5% est largement en deçà de la norme de l’OMS qui est fixée à 15%. DÉVELOPPEMENT DE L’ENFANT En RCA, le niveau de développement du jeune enfant aux plans de l’alphabétisation-calcul, physique, socio-émotionnel et de l’apprentissage est très faible. Le score de l’indice du développement du jeune enfant estimé à 47% est très faible par rapport à celui de bon nombre de pays de la sous-région. En particulier, le pourcentage d’enfants sur la bonne voie de développement pour l’alphabétisation-calcul estimé à 7% est très faible. EDUCATION Bien que des améliorations importantes soient observées pour bon nombre d’indicateurs dans le domaine de l’éducation, les progrès enregistrés par le pays ne permettront pas de respecter l’échéance des OMD en 2015 si des efforts importants ne sont pas déployés. Le pourcentage d’enfants qui fréquentent un établissement préscolaire estimé à 9% est faible et la moitié seulement des enfants en âge de rentrer au primaire (49%) a effectivement commencé ce cycle. Le ratio net de scolarisation pour le primaire est estimé à 73% et celui du secondaire à 18%. L’indice de parité entre les sexes est de 0,87 pour le primaire et de 0,67 pour le secondaire. En plus, près de 30% des enfants en âge de fréquenter le primaire n’ont jamais été scolarisés. Il ressort que la faiblesse enregistrée dans le domaine éducatif, et particulièrement entre les sexes, est également rencontrée dans le domaine de l’alphabétisation. En effet, seulement 27% des jeunes femmes de 15-24 ans sont alphabétisées contre 51% des jeunes hommes des mêmes âges. PROTECTION DE L’ENFANT L’enregistrement des naissances s’établit à 61% pour les enfants de moins de 5 ans. La proportion des enfants de 5 à 14 ans qui exercent un travail qualifié de travail des enfants s’établit à 66%. Le pourcentage des élèves qui travaillent est estimé à 59%. 2524 M I C S | I N T R O D U C T I O N M I C S | C O N T E X T E E T O B J E C T I F S I . CONTEXTE ET OBJECTIFS Ce rapport présente les résultats de la quatrième Enquête Nationale par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS4) couplée avec l’enquête sur la sérologie VIH de la République Centrafricaine (RCA), réalisée en 2010 par l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES). L’enquête fournit des informations précieuses sur la situation des enfants et des femmes en République Centrafricaine. Elle est fondée, en grande partie, sur la nécessité de suivre les progrès vers les cibles et objectifs issus de récents accords internationaux: la Déclaration du Millénaire, adoptée par tous les 191 États membres des Nations Unies en septembre 2000, et le Plan d’Action d’un Monde Digne des Enfants, adopté par 189 États membres lors de la Session extraordinaire des Nations Unies consacrée aux enfants en mai 2002. Ces deux engagements s’appuient sur des promesses faites par la communauté internationale en 1990 lors du Sommet Mondial pour les enfants. En signant ces accords internationaux, les gouvernements se sont engagés à améliorer les conditions de vie des enfants et à suivre les progrès réalisés à cette fin. Ainsi, il a été attribué à l’UNICEF un rôle de soutien dans cette mission (voir tableau ci-dessous). UN ENGAGEMENT À L’ACTION: RESPONSABILITÉS DE L’ÉLABORATION DE RAPPORTS AUX NIVEAUX NATIONAL ET INTERNATIONAL Les gouvernements qui ont signé la Déclaration du Millénaire, la Déclaration d’un Monde Digne des Enfants et le Plan d’Action se sont également engagés à suivre les progrès vers les buts et objectifs qu’ils contiennent: “Nous allons surveiller régulièrement au niveau national et, le cas échéant, au niveau régional et évaluer les progrès vers les objectifs et les cibles du présent Plan d’Action aux niveaux national, régional et mondial. En conséquence, nous allons renforcer notre capacité statistique nationale à recueillir, analyser et ventiler les données, notamment par sexe, âge et autres facteurs pertinents qui peuvent entraîner des disparités, et appuyer un large éventail de recherches axées sur l’enfant. Nous allons renforcer la coopération internationale pour soutenir les efforts de renforcement des capacités statistiques et renforcer la capacité communautaire de suivi, d’évaluation et de planification.” (Un monde digne des enfants, paragraphe 60) “…Nous allons effectuer des examens périodiques aux niveaux national et infranational des progrès en vue de surmonter les obstacles de façon plus efficace et d’accélérer l’action.…” (Un monde digne des enfants, paragraphe 61) Le Plan d’action (paragraphe 61) préconise également l’implication spécifique de l’UNICEF dans la préparation de rapports d’activités périodiques: “En tant qu’agence de référence mondiale pour les enfants, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance est prié de continuer à préparer et diffuser, en étroite collaboration avec les Gouvernements, les fonds concernés, les programmes et les agences spécialisées du système des Nations Unies, et tous les autres acteurs concernés, le cas échéant, des informations sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la Déclaration et du Plan d’action.” De même, la Déclaration du Millénaire (paragraphe 31) exige des rapports périodiques sur les progrès réalisés: “…Nous demandons à l’Assemblée Générale d’examiner de façon régulière les progrès accomplis dans la mise en œuvre des dispositions de la présente Déclaration, et prions le Secrétaire Général de publier des rapports périodiques pour examen par l’Assemblée Générale et comme une base pour des mesures supplémentaires.” 2726 M I C S | C O N T E X T E E T O B J E C T I F S Pour atteindre pleinement les objectifs assignés au mécanisme de suivi et évaluation de la mise en œuvre du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) dont le pays s’est doté en fin d’année 2007, et mesurer efficacement les progrès du pays vers les OMD, il est prévu au plan national, l’organisation d’une série d’enquêtes statistiques en vue de renseigner les indicateurs de résultats et d’impact fiables et à temps, et par conséquent de mesurer les progrès accomplis depuis le début de sa mise en œuvre. En plus de l’Enquête Démographique et de Santé (EDS, 1994), la RCA a réalisée depuis 2000 trois enquêtes à indicateurs multiples (MICS) en 1996, 2000, 2006 et la dernière en 2010 permettant de mesurer les résultats des interventions entreprises par le Gouvernement vers l’atteinte des OMD et les objectifs du Sommet Mondial pour les Enfants. Ce rapport final présente les résultats des indicateurs et les thèmes abordés dans l’enquête réalisée en 2010. OBJECTIFS DE L’ENQUÊTE L’Enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS) réalisée par la RCA en 2010 a pour objectifs de: • fournir des informations actualisées pour évaluer la situation des enfants et des femmes en RCA; • fournir les données nécessaires pour suivre les progrès vers les objectifs fixés dans la Déclaration du Millénaire et d’autres objectifs convenus au niveau international, comme une base pour une action future; • contribuer à l’amélioration des données et des systèmes de surveillance en RCA et au renforcement des compétences techniques dans la conception, la mise en œuvre et l’analyse de ces systèmes. • générer des données sur la situation des enfants et des femmes, y compris l’identification des groupes vulnérables et des disparités, pour faire connaître les politiques et les interventions. M I C S | I N T R O D U C T I O N 2928 M I C S | I N T R O D U C T I O N M I C S | É C H A N T I L L O N E T M É T H O D O L O G I E D E L ’ E N Q U Ê T E II . ÉCHANTILLON ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE 2 .1 PLAN DE SONDAGE L’échantillon de la quatrième enquête par grappes à indicateurs multiples MICS4 de la République Centrafricaine a été conçu pour fournir des estimations pour un grand nombre d’indicateurs sur la situation des enfants et des femmes au niveau national, par milieu de résidence, et pour l’ensemble des 16 préfectures du pays couvertes par l’enquête (à l’exception de la Vakaga pour cause d’insécurité). Les milieux urbains et ruraux des préfectures ont été identifiés comme les principales strates d’échantillonnage et l’échantillon a été sélectionné en deux étapes. Dans chaque strate, un certain nombre d’aires de dénombrements (AD) ont été sélectionnées systématiquement avec une probabilité proportionnelle à la taille. Après que la liste des ménages a été établie dans les aires de dénombrement sélectionnées, un échantillon systématique de 28 ménages a été tiré dans chaque aire de dénombrement. Au total vingt-six (26) grappes sur vingt-huit (28) dans la Vakaga n’ont pas pu être visitées à cause de l’insécurité durant les opérations de collecte des données sur le terrain. En conséquence, la préfecture de la Vakaga a été retirée de l’analyse finale. L’échantillon final a été stratifié par préfecture, par milieu de résidence, et n’est pas auto-pondéré. Pour permettre l’analyse des résultats au niveau national, des pondérations sont utilisées. Une description plus détaillée du plan de sondage se trouve à l’Annexe A. 2 .2 QUESTIONNAIRES Dans le cadre de l’enquête MICS4, quatre questionnaires ont été utilisés: 1) un questionnaire ménage qui a servi à recueillir des informations sur tous les membres habituels du ménage, le ménage, et les caractéristiques de l’habitation; 2) un questionnaire femme administré dans chaque ménage à toutes les femmes âgées de 15-49 ans; 3) un questionnaire enfants de moins de 5 ans, administré aux mères ou gardien(ne)s pour tous les enfants de moins de 5 ans vivant dans le ménage, et 4) un questionnaire homme administré dans un ménage sur deux aux hommes âgés de 15-59 ans. 2 .2 .1 Le questionnaire ménage • Panneau d’information sur le ménage • Feuille d’enregistrement du ménage • Education • Eau et assainissement • Caractéristiques du ménage • Moustiquaires imprégnées • Travail des enfants • Discipline de l’enfant/Situation des enfants maltraités • Lavage des mains • Iodation du sel • Test de VIH/SIDA 2 .2 .2 Le questionnaire individuel femme Ce questionnaire a été administré à toutes les femmes âgées de 15-49 ans vivant dans des ménages, et comprend les modules suivants: • Panneau d’informations sur la femme • Caractéristiques de la femme • Mortalité des enfants • Désir de la dernière naissance • Santé de la mère et du nouveau-né • Symptômes de maladies 3130 M I C S | É C H A N T I L L O N E T M É T H O D O L O G I E D E L ’ E N Q U Ê T E • Contraception • Besoins non satisfaits • Mutilations génitales féminines/Excision • Attitudes vis-à-vis de la violence domestique • Mariage/Union • Comportement sexuel • VIH/SIDA 2 .2 .3 Le questionnaire des enfants de moins de cinq ans Il a été administré aux mères ou aux gardiennes des enfants de moins de 5 ans1 vivant dans les ménages. Ce questionnaire devrait être administré aux mères des enfants de moins de 5 ans. Dans les cas où la mère ne se trouvait pas dans le ménage, une gardienne principale de l’enfant était identifiée et interrogée. Le questionnaire enfant comprend les modules suivants: • Panneau d’informations sur les enfants de moins de 5 ans • Age • Enregistrement des naissances • Développement du jeune enfant • Allaitement • Soins des enfants malades • Paludisme • Vaccination • Anthropométrie 2 .2 .4 Le questionnaire individuel homme Ce questionnaire a été administré à tous les hommes âgés de 15-59 ans, dans un ménage sur deux. Il comprend les modules suivants: • Panneau d’informations sur l’homme ; • Caractéristiques de l’homme ; • Attitudes vis-à-vis des mutilations génitales féminines/Excision ; • Attitudes vis-à-vis de la violence domestique ; • Mariage/Union ; • Comportement sexuel ; • VIH/SIDA ; Les questionnaires ménage, femme et enfant sont basés sur le modèle de questionnaire standards de MICS42 plus précisément à partir de la version française du modèle MICS4. Les particularités de l’enquête MICS-RCA se situent au niveau du questionnaire homme introduit spécifiquement pour tenir compte du volet sérologie VIH/SIDA. L’appui de Macro international a permis l’adaptation des modules relatifs au VIH aux questionnaires standards MICS4. Sur la base des résultats du pré-test, des modifications ont été apportées à la formulation et la traduction des questionnaires. Outre l’administration de questionnaires, les enquêteurs ont effectué des prélèvements sanguins par consentement auprès des femmes âgées de 15 à 49 ans et des hommes âgés de 15 à 59 ans pour le volet sérologie VIH/SIDA. Les enquêteurs ont également analysé le sel utilisé pour la cuisson dans les ménages en vue d’en déterminer la teneur en iode. Ils ont observé l’endroit destiné au lavage des mains des membres habituels du ménage. Enfin, ils ont mesuré le poids et la taille des enfants de moins de 5 ans. Les détails et résultats de ces mesures figurent dans les sections respectives du rapport. 2 .3 FORMATION ET TRAVAIL SUR LE TERRAIN La formation du personnel de collecte et de traitement des données a commencé d’abord par une formation commune de base du 1 au 17 avril 2010. Elle s’est poursuivie par une série de formations spécialisées sur les mesures anthropométriques et l’utilisation du logiciel ENA visant à améliorer directement sur le terrain la qualité des données nutritionnelles et sur les techniques de prélèvements sanguins pour le volet sérologie VIH/SIDA, en ce qui concerne les agents de santé. Les travaux de terrain ont démarré d’abord par la collecte à Bangui du 22 juin au 30 juin 2010. Cette première phase a permis d’évaluer la capacité technique et opérationnelle des agents de collecte ainsi que le dispositif de supervision. La collecte en province a été réalisée du 13 juillet au 7 septembre 2010 et s’est poursuivie dans les zones ayant enregistré un trop faible taux de couverture du 24 décembre 2010 au 7 janvier 2011. 2 .4 TRAITEMENT DES DONNÉES Les données de l’enquête ont été saisies à l’aide du logiciel CSPRo sur 15 micro-ordinateurs mis en réseau et connectés à un poste central. Ce travail a été effectué par 30 opérateurs de saisie de données, 2 assistants et 1 superviseur. La saisie a été faite par deux équipes travaillant alternativement dans la matinée et dans la soirée. Afin d’assurer le contrôle de qualité, tous les questionnaires ont fait l’objet d’une double saisie et des contrôles internes de cohérence ont été effectués. Des procédures et programmes standards élaborés dans le cadre du programme global MICS4 et adaptés aux questionnaires de la République Centrafricaine ont été utilisés à toutes les étapes. Le traitement de texte a commencé un mois après la première collecte des données le 28 juillet 2010 et a été achevé le 14 janvier 2011. Les données ont été analysées à l’aide du programme ‘’Statistical Package for Social Sciences (SPSS)’’, Version 18. La syntaxe-type et le plan d’exploitation des données mis au point par l’UNICEF ont été utilisés à cet effet. 1 Les termes “enfants de moins de 5 ans”, “enfants âgés de 0-4 ans”, et “enfants âgés de 0-59 mois” sont utilisés indifféremment dans ce rapport. 2 Les questionnaires MICS4-types se trouvent sur le site www.childinfo.org M I C S | É C H A N T I L L O N E T M É T H O D O L O G I E D E L ’ E N Q U Ê T E M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N 3332 M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N III . REPRÉSENTATIVITÉ DE L’ÉCHANTILLON ET CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES, DES FEMMES, DES ENFANTS ET DES HOMMES ENQUÊTÉS 3 .1 REPRÉSENTATIVITÉ DE L’ÉCHANTILLON Sur un échantillon de 11.966 ménages sélectionnés pour l’enquête, 11821 ont été trouvés par les enquêteurs de terrain (Tableau HH.1). Parmi ceux-ci, 11756 ont été interviewés avec succès soit un taux de réponse des ménages de près de 100%. Dans les ménages interrogés, 12507 femmes (âgées de 15-49 ans) ont été identifiées. Parmi celles-ci, 11510 ont été interrogées avec succès, soit un taux de réponse des femmes de 92%. En outre, 10904 enfants de moins de cinq ans ont été énumérés dans le questionnaire ménage. Les questionnaires ont été remplis pour 10474 de ces enfants, ce qui correspond à un taux de réponse de 96%. Pour les hommes, 6128 étaient éligibles et 5311 ont été interrogés soit un taux de réponse de 87%. Les taux globaux de réponse ont été calculés pour les questionnaires individuels en faisant le produit du taux de réponse du questionnaire ménage par le taux de réponse du questionnaire individuel. Les taux globaux de réponse pour les questionnaires individuels femmes et enfants de moins de cinq ans s’élèvent respectivement à 92% et 96% alors que pour le questionnaire individuel homme, ce taux est de 86%. Tableau HH .1: Résultats des interviews des ménages et individuelles Nombre de ménages, femmes, enfants de moins de 5 ans, hommes selon les taux de réponse, RCA, 2010 Milieu TotalUrbain Rural Ménages sélectionnés 3862 8104 11966 Ménages occupés 3805 8016 11821 Ménages interviewés 3784 7972 11756 Taux de réponse des ménages 99,4 99,5 99,5 Femmes éligibles 4610 7897 12507 Femmes interviewées 4165 7345 11510 Taux de réponse des femmes 90,3 93,0 92,0 Taux de réponse global des femmes 89,8 92,5 91,5 Enfants de moins de 5 ans éligibles 3554 7350 10904 Mères/Gardien(ne)s principaux/ales 3399 7075 10474 Taux de réponse des moins de 5 ans 95,6 96,3 96,1 Taux de réponse global des moins de 5 ans 95,1 95,7 95,5 Hommes éligibles 2139 3989 6128 Hommes interviewés 1727 3584 5311 Taux de réponse des hommes 80,7 89,8 86,7 Taux de réponse global des hommes 80,3 89,4 86,2 L’analyse de la couverture de l’échantillon des ménages indique un taux de réponse des ménages proche de 100% dans les deux milieux de résidence. En revanche, le taux global de réponses des femmes est de 92% (légèrement en deçà de 90% dans les zones urbaines contre 93% en zones rurales). Le taux de réponse des hommes de 15-59 ans et bien plus faible M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N 3534 M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N (86%) et le taux de couverture global des hommes est particulièrement plus faible dans les zones urbaines en raison de leurs occupations. 3 .2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES La répartition de la population pondérée par âge et par sexe de l’étude figure au tableau HH.2. Cette répartition a servi à produire la pyramide des âges (Graphique HH.1). Dans les 11756 ménages interviewés avec succès dans l’étude, 56146 membres du ménage ont été dénombrés. Parmi ceux-ci, 27307 étaient des hommes et 28839 des femmes. Tableau HH .2: Distribution des membres du ménage par âge et par sexe Nombre et pourcentage de la population par groupe d’âges quinquennaux, rapport de dépendance, et répartition des enfants (âgés de 0 à 17 ans) et adultes (âgés de 18 ans ou plus) par sexe, RCA 2010 Age Hommes Femmes Total Nombre Pourcentage Nombre Pourcentage Nombre Pourcentage 0-4 5502 20,1 5541 19,2 11043 19,7 5-9 4645 17 4471 15,5 9116 16,2 10-14 3422 12,5 3357 11,6 6778 12,1 15-19 2196 8 2716 9,4 4912 8,7 20-24 2037 7,5 2923 10,1 4961 8,8 25-29 2164 7,9 2422 8,4 4586 8,2 30-34 1687 6,2 1708 5,9 3395 6 35-39 1449 5,3 1409 4,9 2859 5,1 40-44 1250 4,6 1127 3,9 2376 4,2 45-49 927 3,4 836 2,9 1762 3,1 50-54 684 2,5 900 3,1 1584 2,8 55-59 430 1,6 459 1,6 889 1,6 60-64 394 1,4 413 1,4 807 1,4 65-69 241 0,9 229 0,8 471 0,8 70-74 137 0,5 177 0,6 314 0,6 75-79 70 0,3 68 0,2 138 0,2 80-84 40 0,1 46 0,2 86 0,2 85+ 21 0,1 31 0,1 52 0,1 Manquant 10 0 6 0 17 0 Groupe d’âges de dépendance 0-14 13568 49,7 13369 46,4 26937 48 15-64 13219 48,4 14912 51,7 28131 50,1 65+ 510 1,9 552 1,9 1061 1,9 Manquant 10 0 6 0 17 0 Population des enfants et adultes Enfant de 0-17 ans 14899 54,6 14864 51,5 29763 53 Adultes de plus de 18 ans 12398 45,4 13969 48,4 26367 47 Manquant 10 0 6 0 17 0 Total 27307 100 28839 100 56146 100 3 .3 STRUCTURE PAR ÂGE ET SEXE DE LA POPULATION La structure par âge et par sexe de la population centrafricaine est typique de la structure des pays en développement. La base assez large de la pyramide des âges est caractéristique d’un pays à forte fécondité. Les flancs de la pyramide se rétrécissent régulièrement avec l’âge pour atteindre un sommet effilé révélant un niveau de mortalité générale très élevée. On note par ailleurs de légères perturbations dans certains groupes d’âges en particulier chez les jeunes femmes de 15 à 19 ans et chez les jeunes hommes âgés de 25 à 29 ans. Ces perturbations, n’ont pas une incidence sur la structure générale de la population centrafricaine qui a la même distribution que celle du recensement de 2003. Par ailleurs, il y a un déficit certain de femmes et d’hommes de 15-24 ans qui est dû aux enquêteurs/enquêtrices qui ont volontairement rajeuni certaines femmes ou hommes à 14 ans pour éviter de les interroger. Graphique HH.1: Pyramide des âges, RCA 2010 3 .4 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES Le tableau HH.3 fournit les informations de base relatives aux ménages et présente les nombres pondérés et non pondérés ainsi que les informations sur les caractéristiques des ménages interrogés dans l’enquête. Ces informations sont essentielles pour l’interprétation des résultats. Les autres tableaux de ce rapport ne sont présentés qu’avec des nombres pondérés. (voir l’Annexe A pour plus de détails sur la pondération). Le tableau HH.3 fournit des renseignements sur la répartition des ménages par préfecture, milieu de résidence et nombre de membres du ménage ainsi que la répartition selon le sexe, le niveau d’éducation et le groupe ethnique du chef de ménage. Ces caractéristiques de base sont utilisées dans tous les tableaux du présent rapport. Les chiffres dans le tableau sont également destinés à montrer les nombres d’observations par grandes catégories d’analyse. Les nombres totaux pondérés et non pondérés de ménages sont égaux, les poids d’échantillonnage ayant été normalisés (voir Annexe A). Le tableau HH.4 montre les proportions de ménages ayant au moins un enfant de moins de 18 ans, un enfant de moins de 5 ans, une femme éligible âgée de 15-49 ans et un homme éligible âgé de 15 à 59 ans. Le tableau montre aussi la taille moyenne pondérée du ménage estimée par l’enquête à 4,8 membres par ménage pour l’ensemble du pays. M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N 3736 M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N Tableau HH .4: Composition du ménage Distribution en pourcentage des ménages selon certaines caractéristiques, RCA 2010 Pourcentage pondéré Nombre de ménages Pondéré Non pondéré Sexe du chef de ménage Masculin 78,0 9173 9245 Féminin 22,0 2583 2511 Préfecture Ombella Mpoko 10,4 1222 781 Lobaye 6,7 787 768 Mambéré-Kadéï 9,4 1108 782 Nana Mambéré 6,1 714 784 Sangha-Mbaéré 2,6 306 777 Ouham Pende 12,3 1446 738 Ouham 8,5 998 728 Kémo 3,1 364 780 Nana Grébizi 2,4 288 765 Ouaka 6,4 757 719 Haute-Kotto 1,9 225 704 Bamingui-Bangoran 0,6 66 507 Basse Kotto 7,9 923 778 Mbomou 4,4 512 762 Haut Mbomou 1,3 154 562 Bangui 15,6 1837 767 Milieu Urbain 34,8 4094 3784 Rural 65,2 7662 7972 Nombre de membres du ménage 1 9,6 1128 1254 2 11,5 1348 1442 3 15,5 1819 1865 4 16,3 1913 1872 5 14,4 1688 1660 6 10,5 1233 1208 7 7,9 926 907 8 4,9 579 554 9 3,6 428 383 10+ 5,9 695 611 Instruction du chef de ménage Aucune 24,4 2874 2936 Primaire 46,3 5447 5739 Secondaire et plus 28,8 3390 3050 Manquant/NSP 0,4 44 31 Tableau HH .4: Composition du ménage (suite) Pourcentage pondéré Nombre de ménages Pondéré Non pondéré Ethnie du chef de ménage Haoussa 4,7 555 576 Sara 5,8 682 534 Mboum 6,9 807 502 Gbaya 28,9 3397 2766 Mandja 7,9 930 1211 Banda 23,5 2767 3236 Ngbaka-Bantou 6,7 790 776 Yakoma-Sango 5,7 665 566 Zandé/Nzakara 3,0 352 747 Autres ethnies locales 3,5 410 509 Ethnies non centrafricaines 2,8 333 266 Manquant 0,6 67 67 Total 100 11756 11756 Ménages ayant au moins un enfant âgé de 0-4 ans 58,3 11756 11756 Ménages ayant au moins un enfant âgé de 0-17 ans 81,6 11756 11756 Ménages ayant au moins une femme âgée de 15-49 ans 81,0 11756 11756 Ménages ayant au moins un homme âgé de 15-59 ans 72,6 11756 11756 Taille moyenne des ménages 4,8 11756 11756 3 .5 CARACTÉRISTIQUES DES ENQUÊTÉS: FEMMES DE 15-49 ANS, ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS ET HOMMES DE 15-59 ANS Les tableaux HH.5, HH.6 et HH.7 fournissent des informations sur les caractéristiques de base des femmes âgées de 15-49 ans, des enfants âgés de moins de 5 ans et des hommes de 15-59 ans. Dans les trois tableaux, les nombres totaux d’observations pondérées et non pondérées sont égaux, les poids d’échantillonnage ayant été normalisés. En plus de fournir d’utiles informations sur les caractéristiques de base des femmes, des enfants et des hommes, les tableaux sont également destinés à montrer les nombres d’observations au niveau de chaque catégorie de base. Ces catégories sont utilisées dans les tableaux suivants du présent rapport. Le tableau HH.5 fournit les caractéristiques sociodémographiques de base des enquêtées âgées de 15-49 ans. Le tableau comprend des informations relatives à la répartition des femmes selon la région, la résidence, l’âge, l’état matrimonial, l’état de maternité, les naissances au cours des deux dernières années, l’instruction3, les quintiles de l’indice du bien-être économique4 et le groupe ethnique. L’échantillon pondéré des femmes est relativement faible dans certaines préfectures comme le Bamingui- Bangoran ou le Haut-Mbomou, mais cela ne devrait pas affecter les résultats de l’enquête dans ces localités. 3 Sauf indication contraire, “instruction”, dans le présent rapport, se réfère au niveau d’instruction de l’enquêtée lorsque ledit niveau sert de variable de base. 4 L’analyse des composantes principales a été faite à l’aide d’informations sur la propriété des biens de consommation, les caractéristiques du logement, l’eau et l’assainissement, et les autres caractéristiques qui sont liées au bien-être économique du ménage pour attribuer des poids (poids local du facteur) à chacun des patrimoines des ménages. A chaque ménage il a été attribué un score de richesse basé sur ces poids et le patrimoine de ce ménage. La population des ménages de l’enquête a ensuite été classée en fonction du score de bien-être économique du ménage dans lequel elle vit, et a finalement été divisée en 5 parties égales (quintiles) allant de la plus faible (la plus pauvre) à la plus élevée (la plus riche). L’indice de bien-être économique est supposé capturer la richesse à long terme sous-jacente grâce à l’information sur le patrimoine des ménages et est destiné à produire un classement des ménages sur la base de leur bien-être économique, du plus pauvre au plus riche. L’indice de bien-être économique ne donne aucune information sur la pauvreté absolue, les niveaux actuels de revenu ou de dépenses. Les scores de bien-être économique calculés ne sont applicables qu’à l’ensemble de données particulier sur lequel ils sont basés. De plus amples informations sur la construction de l’indice de richesse se trouvent dans Rutstein and Johnson, 2004, Filmer and Pritchett, 2001, et Gwatkin et. Al., 2000. M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N 3938 M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N Tableau HH .5: Caractéristiques de base des femmes Répartition en pourcentage des femmes âgées de 15-49 ans selon les caractéristiques de base sélectionnées, RCA 2010 Pourcentage pondéré Nombre de femmes Pondéré Non pondéré Préfecture Ombella Mpoko 10,4 1201 849 Lobaye 7,0 803 809 Mambéré Kadéï 9,1 1051 777 Nana Mambéré 5,1 589 693 Sangha-Mbaéré 2,6 296 797 Ouham Pende 11,6 1331 723 Ouham 8,1 933 715 Kémo 3,0 348 803 Nana-Grébizi 2,3 267 751 Ouaka 5,0 572 598 Haute-Kotto 1,8 209 693 Bamingui-Bangoran 0,5 55 449 Basse Kotto 6,6 755 705 Mbomou 3,6 416 652 Haut Mbomou 1,1 124 459 Bangui 21,9 2515 993 Milieu Urbain 41,6 4790 4165 Rural 58,4 6720 7345 Age 15-19 19,8 2285 2349 20-24 22,7 2609 2485 25-29 18,6 2136 2125 30-34 13,2 1515 1507 35-39 10,7 1233 1249 40-44 8,5 983 1009 45-49 6,5 749 786 Situation de famille/Union Mariée actuellement/vit avec un homme 76,5 8807 8923 Veuve 3,8 433 403 Divorcée 1,4 161 167 Séparée 7,3 842 821 Jamais mariée/vécu avec un homme 10,9 1258 1188 Manquant 0,1 9 8 Etat de maternité A déjà mis au monde 81,2 9343 9417 N’a jamais mis au monde 18,8 2167 2093 Tableau HH .5: Caractéristiques de base des femmes (suite) Pourcentage pondéré Nombre de femmes Pondéré Non pondéré N’a pas eu de naissance au cours des deux dernières années 62,1 7151 6969 Manquant 37,9 4359 4541 Instruction Aucune 38,5 4430 4775 Primaire 41,1 4731 5060 Secondaire et plus 20,4 2349 1675 Total 100 11510 11510 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 19,2 2206 2399 Second 19,3 2226 2670 Moyen 19,2 2204 2669 Quatrième 20,5 2357 2206 Le plus riche 21,9 2517 1566 Ethnie du chef de ménage Haoussa 4,7 546 583 Sara 6,0 694 531 Mboum 6,3 729 472 Gbaya 29,0 3339 2761 Mandja 8,3 951 1247 Banda 21,3 2446 2984 Ngbaka-Bantou 8,0 918 873 Yakoma-Sango 6,8 781 624 Zandé/Nzakara 2,7 313 619 Autres ethnies locales 3,4 397 481 Ethnies non centrafricaines 2,9 329 269 Manquant 0,6 66 66 Total 100 11510 11510 Les mêmes caractéristiques de base pour les enfants de moins de 5 ans figurent au tableau HH.6. M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N 4140 M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N Tableau HH .6: Caractéristiques des enfants de moins de 5 ans Répartition en pourcentage des enfants de moins de cinq ans selon les caractéristiques sélectionnées, RCA 2010 Pourcentage pondéré Nombre d’enfants Pondéré Non pondéré Sexe Masculin 49,8 5216 5163 Féminin 50,2 5258 5311 Préfecture Ombella Mpoko 10,7 1125 773 Lobaye 8,2 857 838 Mambéré-Kadéï 9,6 1003 713 Nana Mambéré 5,1 537 591 Sangha-Mbaéré 3,0 311 785 Ouham Pende 12,6 1317 679 Ouham 8,6 900 663 Kémo 3,6 376 834 Nana-Grébizi 2,4 251 675 Ouaka 5,5 575 557 Haute-Kotto 2,0 209 644 Bamingui-Bangoran 0,5 53 393 Basse Kotto 7,3 768 685 Mbomou 3,8 394 584 Haut Mbomou 1,0 103 352 Bangui 15,7 1647 657 Milieu de résidence Urbain 35,2 3686 3399 Rural 64,8 6788 7075 Âge 0-5 mois 11,6 1215 1283 6-11 mois 11,1 1162 1157 12-23 mois 20,1 2105 2109 24-35 mois 20,7 2172 2154 36-47 mois 20,0 2097 2041 48_59 mois 16,5 1723 1730 Instruction de la mère Aucune 41,8 4377 4535 Primaire 42,8 4482 4723 Secondaire et plus 15,4 1616 1216 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 21,4 2244 2316 Second 21,9 2290 2609 Moyen 21,1 2211 2518 Quatrième 19,2 2008 1893 Le plus riche 16,4 1720 1138 Tableau HH .6: Caractéristiques des enfants de moins de 5 ans (suite) Pourcentage pondéré Nombre d’enfants Pondéré Non pondéré Ethnie du chef de ménage Haoussa 4,5 476 499 Sara 6,8 713 516 Mboum 6,4 669 427 Gbaya 29,0 3037 2480 Mandja 8,3 865 1203 Banda 21,2 2221 2697 Ngbaka-Bantou 8,3 873 887 Yakoma-Sango 6,1 636 549 Zandé/Nzakara 2,5 264 507 Autres ethnies locales 3,6 379 416 Ethnies non centrafricaines 2,7 279 233 Manquant 0,6 62 60 Total 100 10474 10474 Le tableau HH.7 présente les caractéristiques des hommes de 15-59 ans selon les mêmes variables. Tableau HH .7: Caractéristiques de base des hommes Répartition en pourcentage des hommes âgés de 15-59 ans selon les caractéristiques de base sélectionnées, RCA, 2010 Caractéristiques Pourcentage pondéré Nombre d’hommes Pondéré Non pondéré Préfecture Ombella Mpoko 9,4 499 346 Lobaye 6,3 332 346 Mambéré Kadéï 8,4 447 341 Nana Mambéré 5,2 274 336 Sangha Mbaéré 2,4 128 318 Ouham Pende 11,3 599 314 Ouham 8,4 449 360 Kémo 3,3 175 392 Nana Grébizi 2,5 130 365 Ouaka 5,0 268 278 Haute-Kotto 1,9 100 325 Bamingui-Bangoran 0,5 27 211 Basse Kotto 3,7 378 369 Mbomou 0,9 198 328 Haut Mbomou 23,2 49 192 Bangui 40,6 1234 461 M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N 4342 M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N Tableau HH .7: Caractéristiques de base des hommes (suite) Caractéristiques Pourcentage pondéré Nombre d’hommes Pondéré Non pondéré Milieu de résidence Urbain 59,4 2157 1727 Rural 18,0 3154 3584 Âge 15-19 15,6 954 879 20-24 17,1 831 810 25-29 13,0 910 882 30-34 10,8 690 695 35-39 9,8 574 619 40-44 6,9 520 527 45-49 5,6 368 396 50-54 3,1 299 313 55-59 68,5 165 190 Situation de famille/Union Marié actuellement/vit avec une femme 1,2 3637 3714 Veuf 1,2 65 75 Divorcé 4,9 64 67 Séparé 23,8 262 259 Jamais marié/vécu avec une femme 0,3 1265 1179 Manquant 13,1 17 14 Niveau d’instruction de l’homme Aucun 49,2 695 730 Primaire 37,8 2611 2847 Secondaire et plus 0,0 2005 1733 Manquant/NSP 18,3 0 1 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 21,2 970 1131 Second 19,3 1125 1346 Moyen 19,1 1023 1224 Quatrième 22,2 1014 925 Le plus riche 9,4 1178 685 Total 3,9 5311 5311 Tableau HH .7: Caractéristiques de base des hommes (suite) Caractéristiques Pourcentage pondéré Nombre d’hommes Pondéré Non pondéré Ethnie du chef de ménage Haoussa 6,5 206 221 Sara 5,2 344 243 Mboum 29,2 276 184 Gbaya 9,4 1552 1277 Mandja 22,9 497 640 Banda 7,5 1214 1440 Ngbaka-Bantou 6,2 399 381 Yakoma-Sango 2,6 332 274 Zande/Nzakara 3,1 136 290 Autres ethnies locales 2,9 164 199 Ethnies non centrafricaines 0,7 155 122 Manquant 100 35 40 Total 9,4 5311 5311 3 .6 ORPHELINS ET ENFANTS VULNÉRABLES Dans son préambule, la Convention relative aux Droits de l’Enfant (CDE) reconnaît le manque de maturité physique et intellectuelle de l’enfant par rapport à l’adulte. Les enfants qui sont obligés d’assumer les responsabilités d’adultes seront privés d’enfance et courent un risque important d’exclusion et d’invisibilité. En effet, de plus en plus d’enfants sont obligés, après la mort de l’un ou de leurs deux parents, d’assurer non seulement la responsabilité de leur propre existence, mais aussi de celle de leurs frères et sœurs plus jeunes ; ce qui a souvent des conséquences tragiques sur leurs droits et leur développement. Ceux qui vivent dans des ménages vulnérables peuvent être exposés à un risque accru de négligence ou d’exploitation si les parents ne sont pas là pour les assister. La pandémie du VIH/SIDA est l’un des facteurs qui alourdissent ces statistiques alarmantes; sans elle, le nombre d’orphelins et enfants vulnérables dans le monde devrait diminuer. Lors de l’enquête, des questions ont été posées pour savoir si les parents biologiques des enfants de 0 à 14 ans sont vivants ou non et s’ils vivent sous le même toit que leurs enfants. 3 .6 .1 Enfants ne vivant pas avec leurs parents biologiques Les résultats du tableau HH.8 indiquent que près de un enfant sur six (15%) ne vit pas avec ses parents biologiques, avec plus de la moitié qui a ses deux parents encore en vie et moins d’un enfant sur dix a l’un ou deux de ses parents décédés. Dans le premier cas, il peut s’agir des enfants vivant à l’intérieur du pays qui sont confiés par leurs parents à la demande des oncles ou des tantes du côté paternel ou maternel ou pour aller à l’école secondaire . Dans le second cas, il s’agirait des enfants contraints par le décès de l’un ou des deux parents à vivre chez d’autres membres de la famille. Ces deux catégories d’enfants sont souvent moins bien lotis (en terme d’éducation, d’accès aux services de santé et de protection en général) que les enfants vivant avec au moins un de leurs parents biologiques. Les garçons subissent moins souvent ce phénomène (13%) que les filles (16%). La proportion des enfants qui ne vivent pas avec leurs parents biologiques est de 15% au niveau national et varie peu d’une préfecture à l’autre (16% dans l’Ombelle Mpoko, 17% dans la Mambéré-Kadéï, 15% dans la Nana Mambéré, 18% dans le Bamingui-Bangoran, 18% dans le Mbomou et 18% dans la capitale Bangui). Dans tous les cas, la plupart des enfants ont encore leurs deux parents en vie. M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N 4544 M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N Le phénomène des enfants qui ne vivent pas avec leurs parents biologiques est plus développé en milieu urbain qu’en milieu rural (18% contre 13%). Par ailleurs, bien que le pourcentage des enfants de 5 à 9 ans qui ne vivent pas avec leurs parents biologiques avoisine la moyenne nationale de 15%, les enfants des tranches d’âges de 10 à 14 ans et de 15 à 17 ans sont les plus concernés avec respectivement 22% et 34%. Cependant, il pourrait là s’agir d’enfants envoyés dans des familles en centres urbains qui sont plus près des écoles secondaires. Les ménages dont les chefs sont les plus riches (18%) et riches (14%) hébergent le plus souvent des enfants qui ne vivent pas avec leurs parents biologiques que les ménages des autres catégories de bien-être économique. Les proportions d’enfants qui ne vivent pas avec leurs parents biologiques sont légèrement plus importantes dans les familles dont les chefs de ménages sont d’ethnies Zandé-Nzakara (21%) ou Mandja (16%), comparativement à la moyenne nationale de 15%. Cette différence peut s’expliquer par la coutume selon laquelle les enfants nés des parents biologiques sont considérés comme les propres fils ou filles des tantes et des oncles paternels ou maternels et vivent avec eux. 3 .6 .2 Enfants orphelins D’après les données du tableau HH.8, au niveau national, 13% d’enfants âgés de moins de 17 ans sont des orphelins d’un ou des deux parents. Pour les enfants orphelins, 5% d’entre eux ont perdu leur père et vivent avec leur mère et 2% ont perdu leur mère et habitent chez leur père. Les enfants orphelins sont plus nombreux en milieu urbain que rural (16% contre 11%). Au niveau préfectoral, la proportion des orphelins est plus élevée dans la Nana-Grébizi (17%) tandis qu’elle est plus basse dans la Nana-Mambéré et la Sangha-Mbaéré avec chacune 8%. La capitale Bangui avec 18% des orphelins dépasse toutes les localités du pays. Les enfants orphelins sont plus nombreux dans les tranches d’âges de 10 à 14 ans et 15 à 17 ans avec respectivement 20% et 27%. Les enfants orphelins sont plus nombreux dans les ménages les plus riches (15%) et dans les ménages dont les chefs de ménages sont Mandja (15%). 3 .7 TYPOLOGIE DES MÉNAGES La composition du ménage peut se définir en fonction des liens horizontaux et verticaux avec le chef de ménage. De manière générale, on distingue : • les ménages nucléaires constitués uniquement du chef de ménage, de son (ou ses) épouse(s)/x et de leurs descendants directs, • les ménages semi-nucléaires constitués du chef de ménage, son (ou ses) épouse(s)/x, leurs enfants directs, les parents ou beaux-parents du chef de ménage et, les petits fils des époux, • les ménages élargis constitués de membres dont les liens familiaux peuvent être directs ou indirects; il peut tout aussi bien n’y avoir entre eux aucun lien familial réel. Comme pour le recensement de 2003, un peu plus de trois ménages sur cinq (61%) sont de type nucléaire (tableau HH.9). Ce type de ménages est plus répandu en milieu rural (68%) qu’en milieu urbain (48%). On pourrait expliquer cette différence par une plus grande disponibilité des infrastructures sanitaires et d’éducation en milieu urbain ce qui attire le déplacement des populations des campagnes vers leur famille urbaine à la recherche d’une vie meilleure. On note également que c’est seulement à Bangui (57%) et dans les ménages du quatrième quintile (50%) et les plus riches (57%) que la proportion de ménages élargis est plus importante que celle des ménages de type nucléaire. Par ailleurs, les ménages dirigés par les femmes sont plus souvent de type élargi et proportionnellement plus nombreux à être de ce type que ceux dirigés par des hommes. Ta b le au H H .8 : M o d es d e vi e d es e n fa n ts e t ét at d ’o rp h el in R é p ar ti ti o n e n p o u rc e n ta g e d e s e n fa n ts â g é s d e 0 -1 7 an s se lo n le s m o d e s d e v ie , p o u rc e n ta g e d ’e n fa n ts â g é s d e 0 -1 7 an s n e v iv an t p as a ve c u n p ar e n t b io lo g iq u e d an s le m é n ag e , e t p o u rc e n ta g e d ’e n fa n ts d o n t l’u n o u le s d e u x p ar e n ts s o n t d é cé d é s, R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s V it av ec le s de ux pa re nt s N e vi t a ve c au cu n de s de ux p ar en ts Im po ss ib le d e dé te rm in er N e vi t q u’ av ec la m èr e N e vi t q u’ av ec le pè re Im po ss ib le de dé te rm in er To ta l N e vi t p as av ec u n pa re nt bi o lo gi qu e [1 ] L’u n o u le s de ux p ar en ts dé cé dé (s ) [ 2] N o m br e d ’e nf an ts âg és d e 0 -1 7 an s Se ul le pè re e n vi e Se ul e la m èr e en vi e Le s de ux so nt e n vi e Le s de ux so nt dé cé dé s Pè re en vi e Pè re dé cé dé M èr e en v ie M èr e dé cé dé e Se xe M as cu lin 59 ,5 1, 5 2, 4 7, 8 1, 6 14 ,5 5, 0 4, 7 1, 7 1, 2 10 0 13 ,4 12 ,3 14 89 9 Fé m in in 57 ,1 1, 8 2, 5 9, 7 1, 9 14 ,9 5, 3 3, 5 1, 3 1, 9 10 0 16 ,0 12 ,9 14 86 4 Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 56 ,1 1, 8 1, 6 11 ,4 1, 1 15 ,5 5, 0 4, 5 1, 3 1, 4 10 0 16 ,1 11 ,0 30 63 Lo ba ye 57 ,4 1, 9 2, 4 9, 0 1, 4 17 ,2 5, 0 3, 4 1, 7 ,7 10 0 14 ,6 12 ,4 22 43 M am bé ré -K ad éï 55 ,5 1, 9 3, 3 9, 7 2, 2 16 ,7 4, 9 3, 2 1, 5 1, 2 10 0 17 ,0 13 ,8 29 0 1 N an a M am bé ré 61 ,2 2, 3 2, 6 9, 3 ,9 11 ,0 6, 4 2, 7 1, 5 2, 1 10 0 15 ,1 13 ,8 15 54 Sa ng ha M ba ér é 59 ,7 ,7 2, 9 7, 3 2, 5 14 ,5 4, 7 4, 5 1, 4 1, 9 10 0 13 ,3 12 ,1 89 2 O uh am -P én dé 6 4, 6 1, 1 2, 0 6, 7 2, 0 12 ,8 5, 0 3, 1 1, 1 1, 6 10 0 11 ,8 11 ,1 37 83 O uh am 63 ,8 1, 5 2, 9 5, 8 ,9 12 ,2 4, 6 5, 0 1, 6 1, 6 10 0 11 ,1 11 ,6 26 67 Ké m o 66 ,6 1, 5 2, 3 7, 2 1, 3 10 ,7 3, 4 4, 2 1, 9 1, 0 10 0 12 ,3 10 ,3 99 6 N an a G ré bi zi 62 ,7 2, 0 1, 6 7, 5 1, 6 11 ,3 5, 2 4, 2 1, 6 2, 3 10 0 12 ,7 12 ,0 70 0 O ua ka 62 ,5 ,9 1, 4 9, 4 ,7 12 ,9 3, 4 4, 6 1, 7 2, 5 10 0 12 ,5 8 ,1 15 13 H au te -K o tt o 6 4, 5 2, 0 2, 5 9, 0 1, 7 11 ,0 1, 7 4, 9 1, 5 1, 4 10 0 15 ,1 9, 3 56 1 B am in gu i- B an go ra n 55 ,9 1, 7 3, 1 11 ,0 3, 3 13 ,8 5, 7 3, 2 1, 4 ,9 10 0 19 ,1 15 ,3 15 1 B as se K o tt o 67 ,0 1, 3 1, 9 7, 9 1, 4 9, 9 3, 0 4, 9 1, 4 1, 3 10 0 12 ,5 8 ,9 19 92 M bo m o u 52 ,4 2, 2 2, 5 11 ,6 2, 2 17 ,5 4, 3 5, 3 ,6 1, 4 10 0 18 ,5 11 ,8 10 77 H au t M bo m o u 49 ,2 2, 9 2, 6 10 ,7 3, 0 23 ,1 2, 9 2, 8 ,9 1, 9 10 0 19 ,2 12 ,5 26 3 B an gu i 47 ,6 1, 9 3, 1 9, 6 3, 0 18 ,9 7, 8 4, 6 1, 7 1, 8 10 0 17 ,6 17 ,7 52 65 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 50 ,0 1, 8 3, 0 10 ,4 2, 6 18 ,3 6, 3 4, 4 1, 6 1, 6 10 0 17 ,8 15 ,5 11 20 0 R ur al 63 ,3 1, 6 2, 1 7, 8 1, 3 12 ,5 4, 4 3, 9 1, 4 1, 5 10 0 12 ,8 10 ,9 18 56 3 M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N 4746 M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N Ta b le au H H .8 : M o d es d e vi e d es e n fa n ts e t ét at d ’o rp h el in (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s V it av ec le s de ux pa re nt s N e vi t a ve c au cu n de s de ux p ar en ts Im po ss ib le d e dé te rm in er N e vi t q u’ av ec la m èr e N e vi t q u’ av ec le pè re Im po ss ib le de dé te rm in er To ta l N e vi t p as av ec u n pa re nt bi o lo gi qu e [1 ] L’u n o u le s de ux p ar en ts dé cé dé (s ) [ 2] N o m br e d ’e nf an ts âg és d e 0 -1 7 an s Se ul le pè re e n vi e Se ul e la m èr e en vi e Le s de ux so nt e n vi e Le s de ux so nt dé cé dé s Pè re en vi e Pè re dé cé dé M èr e en v ie M èr e dé cé dé e A ge 0 -4 a ns 68 ,9 ,5 ,5 3, 8 ,2 19 ,9 3, 3 1, 8 ,3 ,8 10 0 4, 9 4, 8 11 0 43 5- 9 an s 59 ,0 1, 9 2, 3 9, 3 1, 3 14 ,2 5, 1 4, 7 1, 5 ,8 10 0 14 ,8 12 ,1 91 16 10 -1 4 an s 50 ,3 2, 5 4, 2 12 ,3 3, 3 10 ,0 7, 2 6, 5 2, 7 1, 0 10 0 22 ,3 20 ,0 67 78 15 -1 7 an s 34 ,3 3, 5 6, 6 18 ,3 5, 8 7, 3 7, 5 5, 3 3, 2 8 ,3 10 0 34 ,2 26 ,8 28 26 To ta l 58 ,3 1, 7 2, 5 8 ,8 1, 8 14 ,7 5, 2 4, 1 1, 5 1, 6 10 0 14 ,7 12 ,6 29 76 3 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc o no m iq ue Le p lu s pa uv re 57 ,5 1, 8 2, 5 8 ,3 1, 1 16 ,0 6, 3 3, 5 1, 2 1, 7 10 0 13 ,7 13 ,0 59 34 Se co nd 65 ,8 1, 3 1, 9 6, 8 1, 2 13 ,0 4, 3 2, 8 1, 7 1, 3 10 0 11 ,1 10 ,4 60 19 M o ye n 63 ,3 1, 8 2, 5 7, 6 1, 7 11 ,6 4, 2 4, 6 1, 3 1, 6 10 0 13 ,5 11 ,3 60 92 Q ua tr iè m e 52 ,1 1, 7 2, 4 10 ,7 2, 1 17 ,5 6, 1 4, 1 1, 5 1, 7 10 0 17 ,0 13 ,9 59 72 Le p lu s ric he 52 ,5 1, 8 3, 1 10 ,5 2, 9 15 ,5 4, 8 5, 7 1, 9 1, 5 10 0 18 ,2 14 ,5 57 45 Et hn ie d u ch ef d e m én ag e H ao us sa 59 ,3 1, 3 1, 7 9, 5 2, 1 14 ,3 6, 2 3, 5 ,6 1, 5 10 0 14 ,6 11 ,9 13 93 Sa ra 68 ,9 1, 9 2, 4 6, 2 1, 5 11 ,3 2, 8 2, 4 1, 0 1, 5 10 0 12 ,1 9, 8 20 55 M bo um 58 ,2 1, 4 2, 2 7, 0 2, 5 15 ,8 6, 7 3, 3 1, 2 1, 5 10 0 13 ,2 14 ,2 18 47 G ba ya 58 ,2 1, 7 2, 8 8 ,6 1, 6 14 ,4 5, 6 3, 8 1, 7 1, 6 10 0 14 ,7 13 ,4 86 39 M an dj a 56 ,1 2, 2 2, 2 10 ,4 1, 6 15 ,1 4, 9 4, 3 1, 2 2, 0 10 0 16 ,3 12 ,3 24 52 B an da 59 ,8 1, 5 2, 1 9, 5 1, 7 12 ,1 4, 5 5, 5 1, 7 1, 5 10 0 14 ,8 11 ,5 62 78 N gb ak a- B an to u 54 ,8 2, 1 1, 8 7, 6 1, 8 18 ,5 5, 8 4, 7 1, 9 1, 1 10 0 13 ,3 13 ,3 24 55 Ya ko m a- Sa ng o 56 ,7 1, 3 3, 2 8 ,1 1, 9 17 ,2 4, 8 3, 1 2, 3 1, 4 10 0 14 ,5 13 ,6 18 53 Z an de /N za ka ra 46 ,8 2, 5 3, 4 11 ,7 3, 4 19 ,1 5, 7 5, 5 ,6 1, 3 10 0 21 ,0 15 ,5 72 8 A ut re s et hn ie s lo ca le s 57 ,4 ,8 3, 9 10 ,2 2, 3 15 ,3 4, 6 2, 9 1, 5 1, 1 10 0 17 ,2 13 ,1 10 92 Et hn ie s no n ce nt ra fr ic ai ne s 56 ,6 1, 5 1, 8 9, 1 1, 5 20 ,0 3, 8 2, 8 ,1 2, 9 10 0 13 ,9 9, 4 78 2 M an qu an t 36 ,2 ,6 2, 7 12 ,3 1, 8 21 ,8 13 ,6 8 ,4 1, 4 1, 2 10 0 17 ,5 20 ,1 18 9 To ta l 58 ,3 1, 7 2, 5 8, 8 1, 8 14 ,7 5, 2 4 ,1 1, 5 1, 6 10 0 14 ,7 12 ,6 29 76 3 [1 ] I n di ca te ur M IC S 9. 17 ; [2 ] I n di ca te ur M IC S 9. 18 Tableau HH .9: Typologie des ménages Répartition des ménages selon le type de ménage: nucléaire, semi-nucléaire et élargi, RCA 2010 Caractéristiques Type de ménage TotalNucléaire Semi-nucléaire Élargi Milieu de résidence Urbain 48,1 1,4 50,5 100 Rural 68,3 1,6 30,1 100 Préfecture Ombella-Mpoko 55,8 2 42,2 100 Lobaye 54,5 1,8 43,7 100 Mambéré-Kadéï 57 1 42 100 Nana Mambéré 69,8 0,7 29,5 100 Sangha Mbaéré 60,1 2,7 37,2 100 Ouham Pende 72,8 0,9 26,3 100 Ouham 67,9 1,8 30,3 100 Kémo 61,2 2,2 36,7 100 Nana Grébizi 61,2 1,3 37,6 100 Ouaka 73,3 2,7 24 100 Haute-Kotto 58,3 2,1 39,5 100 Bamingui-Bangoran 63,3 1,5 35,3 100 Basse Kotto 76 0,9 23,1 100 Mbomou 63,6 1,6 34,8 100 Haut Mbomou 67,1 1,2 31,7 100 Bangui 41,2 1,4 57,4 100 Instruction du chef de ménage Aucune 61,1 1,2 37,7 100 Primaire 65,2 1,6 33,2 100 Secondaire et plus 55,4 1,6 43,1 100 Manquant/NSP (45,3) (0,7) (54,0) 100 Sexe du chef de ménage Masculin 65,1 1,5 33,4 100 Féminin 47,8 1,4 50,8 100 Total 61,3 1,5 37,2 100 Religion du chef de ménage Catholique 59,5 1,3 39,1 100 Protestant 61,8 1,6 36,6 100 Musulmane 65,4 1,1 33,5 100 Autre religion 51,0 3,9 45,1 100 Pas de religion/Manquant 57,3 0,7 41,9 100 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 72,2 1,7 26,1 100 Second 71,4 1,6 27 100 Moyen 62,7 1,4 35,9 100 Quatrième 48,9 1,5 49,6 100 Le plus riche 41,5 1,2 57,3 100 Total 61,3 1,5 37,2 100 M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N 4948 M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N Tableau HH .10: Sexe du chef de ménage Répartition des ménages selon le sexe du chef de ménage, RCA, 2010 Sexe du chef de ménage Total Nombre de ménagesMasculin Féminin Milieu de résidence Urbain 73,8 26,2 100 4094 Rural 80,3 19,7 100 7662 Région Ombella Mpoko 75,4 24,6 100 1222 Lobaye 76,7 23,3 100 787 Mambéré-Kadéï 77,4 22,6 100 1108 Nana-Mambéré 77,9 22,1 100 714 Sangha-Mbaéré 80,3 19,7 100 306 Ouham Pende 77,7 22,3 100 1446 Ouham 82,1 17,9 100 998 Kémo 85,8 14,2 100 364 Nana-Grébizi 80,8 19,2 100 288 Ouaka 76,0 24,0 100 757 Haute-Kotto 88,3 11,7 100 225 Bamingui-Bangoran 76,7 23,3 100 66 Basse Kotto 82,4 17,6 100 923 Mbomou 73,6 26,4 100 512 Haut Mbomou 68,9 31,1 100 154 Bangui 75,7 24,3 100 1837 Total 78,0 22,0 100 11756 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 69,5 30,5 100 2914 Second 81,7 18,3 100 2619 Moyen 84,2 15,8 100 2342 Quatrième 75,8 24,2 100 2051 Le plus riche 81,1 18,9 100 1830 Total 78,0 22,0 100 11756 3 .8 RÉPARTITION DES MÉNAGES SELON CERTAINES CARACTÉRISTIQUES DES CHEFS DE MÉNAGE L’analyse des caractéristiques des chefs de ménages va porter sur le sexe, le niveau d’instruction, et la religion des chefs de ménage. 3 .8 .1 Sexe du chef de ménage En RCA, près de quatre ménages sur cinq sont dirigés par des hommes (tableau HH.10). Ce constat est valable quels que soient le milieu de résidence, la préfecture et le niveau de vie du ménage. La proportion des ménages qui sont dirigés par les femmes est de loin supérieure à la moyenne nationale (22%) dans le Haut-Mbomou (31%) et elle est plus faible dans les préfectures de Haute-Kotto (12%) et Kémo (14%). Les résultats de l’enquête indiquent une proportion plus élevée de femmes chefs de ménages dans la catégorie des ménages les plus pauvres (31%) que dans celle des ménages les plus riches (19%). 3 .8 .2 Niveau d’instruction du chef de ménage En RCA, 24% des chefs de ménage n’ont jamais été scolarisés, 46% ont atteint le niveau primaire et 29% le niveau secondaire ou plus (tableau HH.11). Les chefs de ménages qui résident en milieu rural (19%) ont moins de chance que leurs pairs du milieu urbain (48%) d’avoir bénéficié d’une instruction. Par rapport aux préfectures, on note que Bangui (63%) suivie de loin par l’Ombella-Mpoko (35%) ont une proportion relativement plus élevée de chefs de ménages ayant atteint le niveau secondaire ou plus. De manière classique on constate que moins de 10% des chefs de ménages des ménages les plus pauvres ont atteint le niveau secondaire et plus contre 64% des chefs des ménages les plus riches ayant atteint ce niveau d’étude. Tableau HH .11: Instruction du chef de ménage Répartition des ménages selon le niveau d’instruction du chef de ménage, RCA, 2010 Caractéristiques Niveau d’instruction du chef de ménage Total Nombre de ménagesAucun Primaire Secondaire et plus Manquant/ NSP Milieu de résidence Urbain 17 34 48,2 0,8 100 4094 Rural 28,4 52,9 18,5 0,2 100 7662 Préfecture Ombella Mpoko 19,3 46,3 34,5 0,0 100 1222 Lobaye 18,7 51,7 29,5 0,1 100 787 Mambéré-Kadéï 26,4 52,5 20,7 0,4 100 1108 Nana-Mambéré 36,1 46,9 17 0,0 100 714 Sangha-Mbaéré 20,5 53,2 25,4 0,9 100 306 Ouham Pende 35,4 45,8 18,6 0,2 100 1446 Ouham 29,2 53 17,6 0,2 100 998 Kémo 21,1 50,8 28,1 0,0 100 364 Nana-Grébizi 23 49 27,6 0,4 100 288 Ouaka 25,1 52,2 22,7 0,0 100 757 Haute-Kotto 17,2 56,1 26,5 0,3 100 225 Bamingui-Bangoran 25,5 50,7 23,5 0,3 100 66 Basse Kotto 32 51,5 16,5 0,0 100 923 Mbomou 30,2 47,3 22,5 0,0 100 512 Haut Mbomou 10,5 24,5 63,4 1,5 100 154 Bangui 40,5 50,5 8,9 0,1 100 1837 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 25 58,2 16,7 0,1 100 2914 Second 20 51,3 28,5 0,2 100 2619 Moyen 18 39,9 41,7 0,4 100 2342 Quatrième 10,9 23,7 64 1,4 100 2051 Le plus riche 24,4 46,3 28,8 0,4 100 1830 Total 17,0 34,0 48,2 0,8 100 11756 M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N 5150 M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N Tableau HH .12: Religion du chef de ménage Répartition des ménages selon la religion du chef de ménage, RCA, 2010 Caractéristiques Religion du chef de ménage Ensemble Nombre de ménagesCatholique Protestant Musulmane Autre religion Pas de religion / Manquant Milieu de résidence Urbain 32,9 52,0 11,5 2,4 1,1 100 4094 Rural 27,7 62,2 8,6 1,0 0,6 100 7662 Préfecture Ombella Mpoko 26,9 66,9 4,4 0,7 1,1 100 1222 Lobaye 39,4 46,8 10,0 2,3 1,5 100 787 Mambéré-Kadéï 23,0 59,0 15,7 1,0 1,2 100 1108 Nana Mambéré 17,0 60,7 20,1 1,2 1,0 100 714 Sangha-Mbaéré 33,2 50,7 14,3 1,0 0,9 100 306 Ouham Pende 21,7 68,3 9,6 0,2 0,1 100 1446 Ouham 30,5 67,6 1,4 0,5 0,0 100 998 Kémo 36,2 59,3 2,9 1,3 0,4 100 364 Nana-Grébizi 41,2 53,8 3,4 1,2 0,4 100 288 Ouaka 41,8 49,0 7,2 1,5 0,5 100 757 Haute-Kotto 33,2 43,2 22,3 0,4 0,8 100 225 Bamingui-Bangoran 30,8 29,7 35,8 1,9 1,7 100 66 Basse Kotto 25,3 65,9 7,0 1,8 0,1 100 923 Mbomou 24,5 68,4 5,6 1,1 0,4 100 512 Haut Mbomou 32,9 48,9 11,4 6,8 0,0 100 154 Bangui 35,3 49,4 10,6 3,2 1,5 100 1837 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 29,2 65,2 3,8 1,2 0,5 100 2914 Second 28,4 63,5 6,4 1,1 0,5 100 2619 Moyen 28,5 58,8 10,9 1,3 0,5 100 2342 Quatrième 30,0 52,4 14,0 2,5 1,1 100 2051 Le plus riche 32,4 48,1 16,8 1,5 1,3 100 1830 Total 29,5 58,7 9,6 1,5 0,8 100 11756 3 .8 .3 Religion du chef de ménage Comme le montre le tableau HH.12, au niveau national, les chefs de ménage fréquentent majoritairement les églises d’obédience chrétienne, soit protestante (60%) soit catholique (30%) tandis que 10% des chefs de ménages sont musulmans. Ces proportions ne changent pas beaucoup selon le milieu de résidence. Par rapport à l’Islam, on observe que les musulmans sont plus représentés dans la Mambéré-Kadéï (16%), la Nana-Mambéré (20%) et le Bamingui-Bangoran (36%). 3 .9 CARACTÉRISTIQUES DES LOGEMENTS Les caractéristiques des logements sont établies à partir des types de matériaux du sol, du toit et du mur utilisés pour la construction des logements et du nombre de personnes par pièce. 3 .9 .1 Type de matériaux utilisés pour le sol D’après le tableau HH.13, en RCA, la plupart des planchers des logements sont en terre battue (80%) et très peu de ménages disposent d’un logement avec un plancher en matériaux finis (ciment, dalle, carreaux, etc.). Selon le milieu de résidence, la proportion des logements dont les planchers sont en ciment est plus élevée en milieu urbain (30%) qu’en milieu rural (4%). Alors que la proportion des planchers en ciment reste faible dans les autres préfectures, à Bangui 42% des logements sont recouverts de ciment. Un quart des chefs de ménages de niveau secondaire ou plus et les deux-tiers de ceux qui sont les plus riches ont le plancher de leur logement en ciment. Tableau HH .13: Matériaux pour le sol Répartition des ménages selon le type de matériaux utilisés pour le sol, RCA 2010 Caractéristiques Matériaux du plancher TotalTerre battue Planche Ciment Carreaux Autre Milieu de résidence Urbain 63,1 0,1 30,2 0,8 5,9 100 Rural 89,3 0,2 3,7 0,0 6,7 100 Préfecture Ombella Mpoko 85,7 0,0 13,7 0,0 0,6 100 Lobaye 89,7 1,4 6,8 0,0 2,1 100 Mambéré Kadéï 83,8 0,0 15,3 0,4 0,5 100 Nana Mambéré 88,1 0,0 11,8 0,2 0,0 100 Sangha Mbaéré 85,3 1,7 12,2 0,1 0,7 100 Ouham Pende 86,7 0,0 6,8 0,0 6,4 100 Ouham 69,1 0,0 3,2 0,0 27,8 100 Kémo 96,5 0,0 2,9 0,0 0,6 100 Nana Grébizi 75,2 0,0 2,6 0,0 22,2 100 Ouaka 95,7 0,0 3,8 0,0 0,5 100 Haute-Kotto 89,6 0,2 9,4 0,0 0,8 100 Bamingui-Bangoran 70,0 0,0 9,0 0,0 21,0 100 Basse Kotto 95,0 0,0 2,9 0,0 2,1 100 Mbomou 85,8 0,0 3,3 0,0 10,8 100 Haut Mbomou 86,1 0,4 0,3 0,2 13,0 100 Bangui 47,5 0,1 41,6 1,5 9,4 100 Sexe du chef de ménage Masculin 80,3 0,2 12,9 0,3 6,2 100 Féminin 79,5 0,1 13,2 0,1 7,2 100 Instruction du chef de ménage Aucune 84,1 0,0 9,3 0,2 6,4 100 Primaire 85,6 0,1 7,5 0,2 6,6 100 Secondaire et plus 68,3 0,4 24,4 0,6 6,3 100 Manquant/NSP (53,4) (0,0) (46,6) (0,0) (0,0) 100 M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N 5352 M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N Tableau HH .13: Matériaux pour le sol (suite) Caractéristiques Matériaux du plancher TotalTerre battue Planche Ciment Carreaux Autre Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 95,7 0,0 0,0 0,0 4,3 100 Second 91,2 0,0 0,0 0,0 8,8 100 Moyen 92,4 0,0 0,1 0,0 7,5 100 Quatrième 78,1 0,4 14,9 0,1 6,4 100 Le plus riche 26,1 0,6 66,5 1,7 5,1 100 Total 80,1 0,2 13,0 0,3 6,4 100 ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Tableau HH .14: Matériaux pour le toit Répartition des ménages selon le type de matériaux utilisés pour le toit, RCA 2010 Caractéristiques Matériaux du toit TotalPaille/chaume Bambou Tôle Autre Milieu de résidence Urbain 27,4 4,2 66,7 1,7 100 Rural 72,5 17,9 9,5 0,1 100 Préfecture Ombella Mpoko 48,9 9,8 41,3 0,0 100 Lobaye 33,6 43,2 23,0 0,1 100 Mambéré Kadéï 41,8 31,6 26,6 0,0 100 Nana Mambéré 71,0 10,5 18,5 0,0 100 Sangha Mbaéré 21,5 52,0 26,3 0,2 100 Ouham Pende 87,3 0,1 12,3 0,2 100 Ouham 93,8 0,0 5,8 0,4 100 Kémo 91,8 0,0 8,0 0,2 100 Nana Grébizi 94,1 0,0 5,9 0,0 100 Ouaka 84,2 6,3 9,5 0,0 100 Haute-Kotto 79,7 2,1 17,7 0,5 100 Bamingui-Bangoran 85,2 0,0 14,4 0,3 100 Basse Kotto 68,7 25,3 5,8 0,1 100 Mbomou 58,1 32,9 8,9 0,1 100 Haut Mbomou 68,5 28,8 2,5 0,3 100 Bangui 0,8 0,0 95,5 3,6 100 3 .9 .2 Type de matériaux utilisés pour le toit Environ sept ménages sur dix en RCA vivent dans un logement dont la toiture est constituée de matériaux rudimentaires (paille/ chaume, ou bambou) et 29% des ménages ont des toitures en tôle (tableau HH.14). Les toits en tôle sont prépondérants en milieu urbain (77%), à Bangui (96%) et dans les préfectures de l’Ombella-Mpoko (41%), de la Mambéré-Kadéï (27%), la Sangha-Mbaéré (26%) et la Lobaye (23%). Les résultats révèlent par ailleurs que plus de la moitié des ménages dont le chef a un niveau d’instruction secondaire ou plus (52%) et presque la totalité des ménages les plus riches (95%) disposent de logement dont la toiture est en tôle. Tableau HH .14: Matériaux pour le toit (suite) Caractéristiques Matériaux du toit TotalPaille/chaume Bambou Tôle Autre Sexe du chef de ménage Masculin 57,6 13,4 28,3 0,7 100 Féminin 53,8 12,4 33,2 0,6 100 Instruction du chef de ménage Aucune 67,2 12,8 19,6 0,4 100 Primaire 63,8 15,4 20,5 0,3 100 Secondaire et plus 37,2 10,0 51,5 1,4 100 Manquant/NSP (19,7) (4,0) (65,9) (10,3) 100 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 91,0 8,9 0,0 0,1 100 Second 80,1 19,2 0,6 0,1 100 Moyen 65,8 25,5 8,6 0,1 100 Quatrième 18,2 8,2 73,1 0,5 100 Le plus riche 0,7 1,0 95,1 3,3 100 Total 56,8 13,1 29,4 0,7 100 3 .9 .3 Type de matériaux utilisés pour le mur La quasi-totalité des murs des logements (89%) sont construits en adobe ou briques de terre (tableau HH.15). De manière générale, la proportion de ménages dont les murs du logement sont en brique de ciment (3%) ou de bois (2%) est très faible et ce quels que soient le milieu de résidence, la préfecture ou les autres caractéristiques. Tableau HH .15: Matériaux pour les murs Répartition des ménages selon le type de matériaux utilisés pour le mur, RCA 2010 Caractéristiques Matériaux du mur TotalPaille Terre battue Brique en terre Ciment Bois Autre Milieu de résidence Urbain 0,1 2,3 85,3 6,5 0,9 5,0 100 Rural 0,7 4,9 90,6 0,5 2,6 0,7 100 Préfecture Ombella Mpoko 0,8 2,3 93,0 1,9 0,1 1,9 100 Lobaye 1,0 7,8 76,8 1,0 12,5 1,0 100 Mambéré Kadéï 0,6 6,2 84,8 1,7 3,4 3,3 100 Nana Mambéré 0,1 0,4 95,2 2,0 0,0 2,3 100 Sangha Mbaéré 0,9 36,0 27,4 2,4 32,3 1,0 100 Ouham Pende 0,5 0,1 97,6 1,1 0,0 0,6 100 Ouham 0,1 0,3 99,1 0,3 0,0 0,2 100 Kémo 0,4 0,1 99,1 0,5 0,0 0,0 100 Nana Grébizi 0,2 0,0 99,5 0,2 0,0 0,1 100 Ouaka 0,4 0,3 97,7 0,2 0,0 1,4 100 M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N 5554 M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N Tableau HH .15: Matériaux pour les murs (suite) Caractéristiques Matériaux du mur TotalPaille Terre battue Brique en terre Ciment Bois Autre Haute-Kotto 0,7 0,5 96,3 1,4 0,0 1,2 100 Bamingui-Bangoran 0,6 1,8 94,8 2,0 0,0 0,8 100 Basse Kotto 0,6 2,8 95,3 0,4 0,0 1,0 100 Mbomou 0,2 14,2 84,3 0,4 0,2 0,8 100 Haut Mbomou 1,6 2,9 93,3 0,0 0,4 1,8 100 Bangui 0,0 4,8 77,0 11,1 0,0 7,1 100 Sexe du chef de ménage Masculin 0,5 3,8 88,6 2,8 2,0 2,3 100 Féminin 0,2 4,8 89,1 2,1 1,9 1,9 100 Instruction du chef de ménage Aucune 0,5 4,1 91,4 1,7 1,0 1,4 100 Primaire 0,6 4,4 89,9 1,7 2,2 1,3 100 Secondaire et plus 0,2 3,3 84,7 4,8 2,6 4,3 100 Manquant/NSP (0,0) (6,4) (76,3) (13,1) (4,2) (0,0) 100 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 1,2 5,0 17,2 0,0 0,1 76,4 100 Second 0,2 5,4 31,6 0,0 1,2 61,5 100 Moyen 0,4 3,1 32,0 0,1 3,7 60,7 100 Quatrième 0,0 3,5 28,2 2,1 4,0 62,1 100 Le plus riche 0,0 2,1 26,7 14,4 1,7 55,1 100 Total 0,4 4,0 88,7 2,6 2,0 2,2 100 3 .10 POSSESSION DES BIENS D’ÉQUIPEMENTS ET ACCÈS AUX SERVICES DE BASE Cette section traite de la possession des moyens de communication, des moyens de transport, de l’accès à l’électricité et à la terre cultivable par les ménages. 3 .10 .1 Possession des moyens de communication Parmi les moyens de communication retenus dans le cadre de l’enquête MICS4, figurent le poste téléviseur, le téléphone mobile ou fixe et le poste radio. De manière générale, comme le montre le tableau HH.16, les équipements les plus souvent possédés par les ménages sont la radio (45%) et le téléphone mobile (30%). Le taux de possession de ces équipements est plus élevé dans les zones urbaines que dans les zones rurales. On note également des disparités par préfecture en fonction de l’éloignement par rapport à la capitale et certaines caractéristiques comme le niveau d’instruction ou le quintile de bien- être économique du ménage. Tableau HH .16: Moyens de communication Répartition des ménages selon le type d’équipements durables possédés, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage de ménages disposant d’un poste téléviseur Pourcentage de ménages dont un membre a le téléphone mobile Pourcentage de ménages disposant de téléphone fixe Pourcentage de ménages possédant un poste radio Nombre des ménages Milieu de résidence Urbain 23,1 67,0 1,2 61,2 4094 Rural 4,2 10,8 0,1 36,1 7662 Préfecture Ombella Mpoko 9,3 42,1 0,2 48,6 1222 Lobaye 5,2 19,2 0,0 41,7 787 Mambéré-Kadéï 8,9 28,3 0,2 53,7 1108 Nana-Mambéré 4,0 16,8 0,0 45,7 714 Sangha-Mbaéré 9,5 31,0 0,1 50,3 306 Ouham Pende 5,1 12,2 0,4 37,3 1446 Ouham 3,2 8,3 0,0 27,9 998 Kémo 4,7 17,3 0,1 32,6 364 Nana Grébizi 4,4 13,9 0,0 31,9 288 Ouaka 4,8 14,1 0,2 40,0 757 Haute-Kotto 6,9 27,0 0,2 44,2 225 Bamingui-Bangoran 6,2 25,6 0,0 39,3 66 Basse Kotto 5,5 9,7 0,0 31,3 923 Mbomou 5,4 15,4 0,0 28,2 512 Haut Mbomou 5,2 7,2 0,0 34,7 154 Bangui 36,7 89,7 2,4 71,1 1837 Sexe du chef de ménage Masculin 11,4 30,8 0,6 49,6 9173 Féminin 8,4 28,7 0,2 27,8 2583 Instruction du chef de ménage Aucune 4,9 14,0 0,3 28,0 2874 Primaire 6,7 20,1 0,3 41,2 5447 Secondaire et plus 22,0 60,3 1,0 64,7 3390 Manquant/NSP (29,3) (63,7) (0,0) (68,0) 44 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 0,0 0,2 0,3 0,0 6,7 Second 0,1 0,9 2,9 0,0 33,3 Moyen 0,1 4,9 22,9 0,0 59,5 Quatrième 4,0 10,0 61,3 0,6 62,2 Le plus riche 48,9 50,2 92,4 2,5 83,7 Total 10,8 30,4 0,5 44,8 11756 ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N 5756 M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N 3 .10 .2 Accès aux moyens de déplacement D’après le tableau HH.17, les principaux moyens de déplacement des ménages sont la bicyclette (18%) et la motocyclette/ scooter (6%). La bicyclette reste le moyen privilégié en milieu rural (20%) et urbain (15%) surtout pour les hommes (21%) par rapport aux femmes (6%). Le taux de possession de ces équipements varie légèrement en fonction des autres caractéristiques. Tableau HH .17: Moyens de déplacement Répartition des ménages selon leurs moyens de déplacement, RCA, 2010 Caractéristiques Pourcentage de ménages disposant de bicyclette Pourcentage de ménages disposant de motocyclette/ scooter Pourcentage de ménages de charrette avec animal Pourcentage de ménages de voiture/ camion Pourcentage de ménages de bateau à moteur Nombre de membres de ménages Milieu de résidence Urbain 14,9 8,4 0,2 3,2 0,1 4094 Rural 19,5 4,4 0,8 0,2 0,0 7662 Préfecture Ombella Mpoko 13,0 4,5 0,1 1,3 0,0 1222 Lobaye 14,5 4,4 0,1 0,5 0,0 787 Mambéré-Kadéï 10,4 11,9 0,0 0,9 0,0 1108 Nana Mambéré 15,1 8,7 0,2 0,9 0,0 714 Sangha-Mbaéré 10,2 8,3 0,2 1,2 0,5 306 Ouham-Pende 23,5 5,1 0,6 0,2 0,0 1446 Ouham 20,5 1,9 4,2 0,1 0,0 998 Kémo 20,6 2,7 0,0 0,1 0,0 364 Nana-Grébizi 14,9 3,8 0,8 0,0 0,0 288 Ouaka 23,0 5,1 0,5 0,0 0,0 757 Haute-Kotto 37,7 9,3 0,2 1,0 0,1 225 Bamingui-Bangoran 31,1 4,6 1,1 0,4 0,2 66 Basse Kotto 20,3 1,7 0,2 0,2 0,0 923 Mbomou 29,7 2,7 0,0 0,5 0,0 512 Haut Mbomou 29,7 4,4 0,0 0,0 0,0 154 Bangui 12,8 8,8 0,2 5,2 0,2 1837 Sexe du chef de ménage Masculin 21,2 6,8 0,7 1,5 0,0 9173 Féminin 6,2 2,2 0,1 0,5 0,0 2583 Instruction du chef de ménage Aucune 11,6 3,5 0,2 0,6 0,0 2874 Primaire 18,9 4,3 0,8 0,4 0,0 5447 Secondaire et plus 21,7 10,3 0,6 3,0 0,1 3390 Manquant/NSP (25,8) (0,0) (0,0) (16,5) (0,0) 44 Tableau HH .17: Moyens de déplacement (suite) Caractéristiques Pourcentage de ménages disposant de bicyclette Pourcentage de ménages disposant de motocyclette/ scooter Pourcentage de ménages de charrette avec animal Pourcentage de ménages de voiture/ camion Pourcentage de ménages de bateau à moteur Nombre de membres de ménages Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 5,7 0,0 0,0 0,0 0,0 2914 Second 17,7 0,4 0,5 0,0 0,0 2619 Moyen 29,6 4,3 1,1 0,0 0,0 2342 Quatrième 19,9 9,3 0,7 0,3 0,0 2051 Le plus riche 20,6 20,8 0,8 7,8 0,2 1830 Total 17,9 5,8 0,6 1,3 0,0 11756 ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés 3 .10 .3 Accès à l’électricité En RCA, à peine 10% des ménages sont branchés sur le réseau de distribution de l’électricité ou s’approvisionnent en électricité à partir d’un groupe électrogène ou un panneau solaire (tableau HH.18). La proportion des ménages ayant accès à l’électricité provenant de l’ENERCA est de 8%, le groupe électrogène (3%) et moins d’un pour cent (1%) utilise le panneau solaire. La proportion des ménages qui disposent de l’électricité est plus importante en zones urbaines qu’en zones rurales. Les variations sont mineures en ce qui concerne la préfecture de résidence ou le sexe du chef de ménages. On note cependant une variation extrêmement importante du taux possession en fonction du niveau d’instruction du chef de ménage et surtout en fonction du quintile de bien-être économique du ménage. Pour ce qui est du niveau d’instruction, les chefs de ménage qui ont atteint le niveau secondaire ont plus accès à l’électricité (22%), contre 5% pour les ménages dont les chefs n’ont aucun niveau d’instruction et ceux du niveau primaire. Concernant le quintile du bien-être économique, on observe que ce sont les ménages les plus riches qui ont davantage accès à l’électricité (55%) que les autres catégories des ménages retenus dans l’analyse et surtout aucun ménage pauvre. Tableau HH .18: Accès à l’électricité Répartition des ménages selon le type de moyens d’éclairage possédé, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage de ménages ayant: Pourcentage de ménages disposant d’au moins de l’électricité, un groupe électrogène ou un panneau solaire Nombre de ménagesl’électricité un groupe électrogène un panneau solaire Milieu de résidence Urbain 23,3 4,7 0,6 24,9 4094 Rural 0,4 1,4 0,2 1,7 7662 Préfecture Ombella Mpoko 6,6 1,0 0,0 7,0 1222 Lobaye 0,9 2,7 0,0 2,9 787 Mambéré-Kadéï 2,7 7,3 0,0 7,7 1108 Nana Mambéré 0,8 3,3 0,2 3,6 714 Sangha-Mbaéré 2,8 7,4 0,8 8,5 306 M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N 5958 M I C S | R E P R É S E N T A T I V I T É D E L ’ É C H A N T I L L O N 3 .10 .4 Possession de terre cultivable et de bétail L’objectif de réduction de la faim dans le monde tel que préconisé par les OMD implique le développement des activités agricoles ou du petit élevage dans le but de couvrir les besoins alimentaires des ménages et diversifier les sources de revenus des ménages. Le préalable au développement de l’agriculture est la disponibilité des terres agricoles et si possible celle des intrants. Comme le montre le tableau HH.19, 80% de la proportion des ménages qui affirment disposer d’une parcelle pour les travaux champêtres et 42% ceux qui possède du bétail ou animaux de ferme. Cependant, la superficie et la quantité de bétail ou animaux n’étant pas prises dans ce tableau, les potentielles disparités dans la possession de terre et au bétail/animaux n’apparaissent pas clairement. Tableau HH .19: Possession de terre et de bétail Répartition des ménages selon la possession de terre cultivable et de bétail ou animaux de ferme, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage de ménages disposant de terre cultivable Pourcentage de ménages ayant du bétail ou animaux de ferme Nombre de ménages Milieu de résidence Urbain 55,3 28,1 4094 Rural 93,7 49,4 7662 Préfecture Ombella Mpoko 78,8 43,0 1222 Lobaye 89,8 45,0 787 Mambéré -Kadéï 86,5 43,3 1108 Nana Mambéré 83,1 38,6 714 Sangha-Mbaéré 80,3 44,5 306 Ouham Pende 94,1 43,3 1446 Ouham 96,2 48,0 998 Kémo 95,4 55,8 364 Nana-Grébizi 93,5 46,2 288 Ouaka 91,8 50,2 757 Haute-Kotto 76,0 43,9 225 Bamingui-Bangoran 85,6 51,1 66 Basse Kotto 94,4 55,1 923 Mbomou 88,1 53,8 512 Haut Mbomou 74,6 38,3 154 Bangui 34,5 18,3 1837 Sexe du chef de ménage Masculin 81,4 45,3 9173 Féminin 76,7 30,3 2583 Instruction du chef de ménage Aucune 83,2 38,4 2874 Primaire 87,2 44,5 5447 Secondaire et plus 67,1 41,2 3390 Manquant/NSP (62,7) (19,4) 44 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 98,1 35,7 2914 Second 93,8 46,6 2619 Moyen 87,5 54,2 2342 Quatrième 62,1 40,5 2051 Le plus riche 44,1 31,3 1830 Total 80,3 42,0 11756 ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Tableau HH .18: Accès à l’électricité (suite) Caractéristiques Pourcentage de ménages ayant: Pourcentage de ménages disposant d’au moins de l’électricité, un groupe électrogène ou un panneau solaire Nombre de ménagesl’électricité un groupe électrogène un panneau solaire Ouham Pende 0,7 1,4 0,6 2,1 1446 Ouham 0,3 0,3 0,2 0,6 998 Kémo 0,0 0,1 0,4 0,4 364 Nana-Grébizi 0,5 0,8 0,4 0,9 288 Ouaka 0,3 0,8 0,3 1,2 757 Haute-Kotto 0,9 2,4 0,3 2,5 225 Bamingui-Bangoran 1,5 1,2 1,3 3,5 66 Basse Kotto 0,9 0,3 0,7 1,7 923 Mbomou 0,3 1,1 0,4 1,6 512 Haut Mbomou 0,9 0,4 0,7 1,8 154 Bangui 44,5 4,7 0,6 44,5 1837 Sexe du chef de ménage Masculin 8,6 3,0 0,4 10,2 9173 Féminin 7,5 1,0 0,2 8,2 2583 Instruction du chef de ménage Aucune 3,7 1,3 0,3 4,5 2874 Primaire 3,6 1,5 0,2 4,8 5447 Secondaire et plus 19,6 5,3 0,7 21,9 3390 Manquant/NSP (32,8) (3,6) (0,0) (36,4) 44 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 0,0 0,0 0,0 0,0 2914 Second 0,1 0,0 0,0 0,1 2619 Moyen 0,1 0,4 0,0 0,5 2342 Quatrième 4,0 1,6 0,4 5,9 2051 Le plus riche 48,9 14,0 1,9 55,4 1830 Total 8,3 2,5 0,4 9,8 11756 ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés. 6160 M I C S | I N T R O D U C T I O N IV . MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS L’un des résultats escomptés des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) est la réduction de la mortalité infantile et des enfants de moins de cinq ans. Plus précisément, les OMD exigent la réduction de deux tiers entre 1990 et 2015 de la mortalité des enfants de moins de cinq ans. 4 .1 MÉTHODE UTILISÉE POUR LA MESURE DE LA MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS L’estimation de la mortalité des enfants de moins de cinq ans dans l’enquête MICS est basée sur les techniques d’estimation indirecte connue sous le nom de méthode de Brass (Nations Unies, 1983; 1990a; 1990b). Dans le cas de la RCA, c’est le modèle Sud qui a été utilisé. Les données utilisées dans l’estimation sont le nombre moyen d’enfants nés par groupes d’âge quinquennaux de femmes de 15 à 49 ans et la proportion des enfants décédés (Tableau CM.1). La technique transforme ensuite les proportions de décès des enfants de femmes au niveau de chaque groupe en probabilités de décès en tenant compte de la durée approximative de l’exposition des enfants au risque de décès, en supposant une répartition particulière par âge-type de la mortalité. M I C S | M O R T A L I T É D E S E N F A N T S D E M O I N S D E C I N Q A N S 4 .2 NIVEAUX DE LA MORTALITÉ INFANTILE ET INFANTO-JUVÉNILE La mortalité des enfants de moins de cinq ans est analysée en distinguant la mortalité des enfants avant leur premier anniversaire (mortalité infantile) de la mortalité avant le cinquième anniversaire (mortalité infanto-juvénile). Si le niveau de mortalité infantile est encore élevé en Afrique subsaharienne, cela s’explique entre autres par les conditions sanitaires lors de la grossesse, de l’accouchement et par le manque de soins aux nouveau-nés. La mortalité infanto-juvénile est celle qui affecte les enfants depuis la naissance et avant d’atteindre le cinquième anniversaire. Tableau CM .1: Enfants nés vivants, enfants survivants et proportion d’enfants décédés Nombre moyen des enfants nés vivants, survivants et proportion des enfants décédés selon le groupe d’âge des femmes, RCA 2010 Groupe d’âge Nombre moyen d’enfants nés vivants Nombre total d’enfants nés vivants Nombre moyen d’enfants survivants Nombre total d’enfants survivants Proportion d’enfants décédés Nombre de femmes Âge 15-19 0,556 1270 0,473 1081 0,150 2285 20-24 1,852 4831 1,562 4075 0,158 2609 25-29 3,064 6545 2,540 5426 0,171 2136 30-34 4,302 6518 3,526 5341 0,181 1515 35-39 5,331 6574 4,394 5418 0,176 1233 40-44 6,041 5938 4,736 4655 0,216 983 45-49 6,654 4987 5,034 3772 0,244 749 Total 3,185 36662 2,586 29769 0,188 11510 6362 M I C S | M O R T A L I T É D E S E N F A N T S D E M O I N S D E C I N Q A N S Le taux de mortalité infanto-juvénile varie selon le sexe de l’enfant. Il est plus élevé chez les garçons (191 pour mille) que chez les filles (166 pour mille). Les disparités s’observent également entre les enfants du milieu urbain (145 pour mille) et ceux du milieu rural (199 pour mille). Au niveau préfectoral, hormis la capitale Bangui (109 pour mille), le Haut-Mbomou (110 pour mille), le Bamingui-Bangoran (159 pour mille), la Nana-Grébizi (167 pour mille), la Nana-Mambéré (175 pour mille) et la Sangha-Mbaéré (177 pour mille), le niveau de mortalité infanto juvénile est resté partout supérieur à la moyenne nationale (179). La mortalité infanto- juvénile est particulièrement élevée dans la Basse Kotto (250 pour mille) (graphique CM.2). Graphique CM.2: Carte préfectorale des taux de mortalité infanto-juvénile, RCA 2010 4 .2 .1 Mortalité infantile En République Centrafricaine, le taux de mortalité infantile pour les cinq dernières années est estimé à 116 pour mille (tableau CM.2). En d’autres termes, un peu plus d’un enfant sur dix né vivant court le risque de décéder avant d’atteindre un an. Les filles présentent moins de risque de décéder que les garçons: sur 1000 naissances vivantes, 107 filles contre 125 garçons meurent avant leur premier anniversaire, soit 18 points d’écart. Ce résultat confirme la surmortalité masculine à bas âge. Considérant le milieu de résidence, on remarque que les enfants vivant en milieu rural (126 pour mille) courent plus de risque de décéder avant de fêter leur premier anniversaire que ceux résidant en milieu urbain (100 pour mille). L’analyse spatiale de la mortalité infantile permet de distinguer trois catégories de préfectures : (i) les préfectures avec un niveau élevé de mortalité au-delà de 125 pour mille comme la Basse-Kotto (150 pour mille) , la Mambéré-Kadéï (129 pour mille), l’Ouham (127 pour mille) et l’Ouham-Péndé (125 pour mille) ; (ii) la capitale Bangui (81 pour mille) et la préfecture du Haut-Mbomou (82 pour mille) qui enregistrent des niveaux de mortalité relativement faibles et (iii) enfin toutes les autres préfectures qui ont un niveau de mortalité infantile proche de la moyenne nationale (graphique CM.1). Graphique CM.1: Carte préfectorale des taux de mortalité infantile, RCA 2010 M I C S | M O R T A L I T É D E S E N F A N T S D E M O I N S D E C I N Q A N S Par ailleurs, le risque de décéder avant un an est plus élevé chez les enfants dont les mères n’ont jamais été scolarisées (124 pour mille) comparativement aux enfants dont les mères ont le niveau d’instruction secondaire et plus (93 pour mille). Du point de vue du quintile de bien-être économique, cette tendance est également observée. En effet, les enfants issus des ménages les plus pauvres (127 pour mille), de second quintile (135 pour mille) et moyen (121 pour mille) courent plus de risques de décéder que les enfants des ménages les plus riches (85 pour mille). 4 .2 .2 Mortalité infanto-juvénile Le tableau CM.2 fournit également des estimations de la mortalité infanto-juvénile basées sur des caractéristiques géographiques et sociodémographiques de la mère et de l’enfant. Ces estimations ont été calculées en faisant la moyenne des estimations de mortalité obtenues des femmes âgées de 25-29 ans et 30-34 ans pour les cinq dernières années. Les résultats montrent que le taux de mortalité infanto-juvénile est encore élevé au niveau national avec près de deux enfants sur dix qui décèdent avant d’atteindre leur cinquième anniversaire (179 pour mille). Par ailleurs, les données du tableau CM.2 indiquent une variation importante des taux de mortalité selon le niveau d’instruction de la mère. Les enfants dont la mère n’a pas d’instruction (196 pour mille) ou est de niveau primaire (179 pour mille), courent plus de risque de décéder que ceux dont la mère a au moins un niveau d’instruction secondaire (131 pour mille). Selon le quintile du bien-être économique (Tableau CM.2), on observe des écarts dans la mortalité entre les enfants de moins de cinq ans vivant dans les ménages les plus pauvres et les plus riches. En effet, la mortalité avant 5 ans est près de deux fois plus élevée chez les enfants issus des ménages les plus pauvres (201 pour mille) que celle observée dans les ménages les plus riches (116 pour mille). Les enfants appartenant aux ménages moyens (188 pour mille) présentent un niveau de mortalité supérieur à la moyenne nationale. On remarque également que les enfants issus des ménages du second quintile du bien-être économique (217 pour mille) courent plus de risque de décéder que ceux des ménages les plus pauvres. 6564 M I C S | M O R T A L I T É D E S E N F A N T S D E M O I N S D E C I N Q A N SM I C S | M O R T A L I T É D E S E N F A N T S D E M O I N S D E C I N Q A N S 4 .3 ÉVOLUTION DE LA MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS Le défi de la RCA en ce qui concerne l’atteinte de l’OMD 4 relatif à la baisse de deux tiers de la mortalité des enfants de moins de cinq ans en 2015 est de passer de 132 pour mille en 1988 à 44 pour mille en 2015 en ce qui concerne la mortalité infantile et de 212 pour mille à 70 pour mille sur la même période en ce qui concerne la mortalité infanto juvénile. Le graphique CM.3 ci-dessous montre la série des estimations des taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans selon différentes sources. Les estimations de MICS4 indiquent une stabilisation des taux de mortalité infantile (1q0) et infanto- juvénile (5q0) au cours de la dernière décennie et donc très peu de chances d’atteindre le niveau voulu à l’horizon de 2015. Graphique CM.3: Tendance de la Mortalité infantile et infanto-juvénile, RCA 2010 Tableau CM .2: Mortalité des enfants de moins de cinq ans Taux (pour mille) de mortalité infantile et infanto-juvénile selon les caractéristiques démographique et socio-économique de la mère et de l’enfant, RCA 2010 Caractéristiques Taux de Mortalité Infantile [1] Taux de Mortalité Infanto-juvénile [2] Sexe Masculin 125 191 Féminin 107 166 Préfecture Ombella Mpoko 118 183 Lobaye 122 191 Mambéré-Kadéï 129 206 Nana Mambéré 114 175 Sangha-Mbaéré 115 177 Ouham Pende 125 198 Ouham 127 202 Kémo 117 181 Nana Grébizi 110 167 Ouaka 109 163 Haute-Kotto 118 182 Bamingui-Bangoran 107 159 Basse Kotto 150 250 Mbomou 118 182 Haut Mbomou 82 110 Bangui 81 109 Milieu de résidence Urbain 100 145 Rural 126 199 Instruction de la mère Aucune 124 196 Primaire 116 179 Secondaire+ 93 131 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 127 201 Second 135 217 Moyen 121 188 Quatrième 108 162 Le plus riche 85 116 Total 116 179 [1] Indicateur MICS 1.2; Indicateur OMD 4.2 ; [2] Indicateur MICS 1.1; Indicateur OMD 4.1 CONCLUSION Le Gouvernement Centrafricain s’était engagé à poursuivre des actions prioritaires dans le cadre de la réforme du système sanitaire en vue de le doter de moyens nécessaires, de le rendre performant et capable de produire des services de santé de qualité. Malgré les efforts consentis relatifs à la réduction de la mortalité en général et celle des enfants de moins de cinq ans, la situation sanitaire des enfants de moins de cinq ans demeure une préoccupation importante. La RCA demeure l’un des pays où le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans reste encore élevé. Au regard de ces niveaux, il sera impossible pour la RCA d’honorer le rendez-vous de 2015 même si des interventions spécifiques, vigoureuses et multiformes sont mises en œuvre aujourd’hui. M I C S | N U T R I T I O N 6766 M I C S | N U T R I T I O N V . NUTRITION Une alimentation équilibrée, riche et suffisante procure à l’organisme les nutriments nécessaires à sa croissance, son développement et sa santé. L’état nutritionnel des enfants est un reflet fidèle de leur état général de santé. Lorsque les enfants ont accès à une alimentation qualitativement et quantitativement suffisante, lorsqu’ils ne sont pas exposés de façon répétitive aux maladies, et bénéficient des soins appropriés de qualité, ils atteignent leur potentiel de croissance et sont considérés comme bien nourris. La malnutrition est associée aux causes de plus de la moitié des décès d’enfants dans le monde entier. Les enfants malnutris sont plus susceptibles de mourir de maladies courantes de l’enfance, et ceux qui survivent ont des maladies récurrentes et un retard de croissance. Trois-quarts des enfants qui meurent de causes liées à la malnutrition n’étaient que légèrement ou modérément malnutris - ne montrant aucun signe extérieur de leur vulnérabilité. L’objectif du millénaire pour le développement en rapport à la nutrition est de réduire de moitié la proportion de personnes qui souffrent de la faim entre 1990 et 2015. Une réduction de la prévalence de la malnutrition contribuera également à l’atteinte de l’objectif 4 des OMD qui est de réduire la mortalité infanto-juvénile. 5 .1 ÉTAT NUTRITIONNEL Dans une population bien nourrie, on observe une distribution « normale » de la taille et du poids des enfants de moins de cinq ans. La malnutrition dans une population donnée peut être mesurée en comparant l’état nutritionnel de ses enfants à celui des enfants de la population de référence. La population de référence utilisée dans le présent rapport est basée sur les normes de croissance de l’OMS. Chacun des trois indicateurs de l’état nutritionnel peut être exprimé en unités d’écart type (écart réduit) de la médiane de la population de référence. Le rapport poids-pour-âge (P/A) est une mesure de la malnutrition à la fois aiguë et chronique. Les enfants dont le rapport poids-pour-âge est à plus de deux écarts-types en dessous de la médiane de la population de référence sont considérés comme souffrant d’insuffisance pondérale modérée, tandis que ceux dont le rapport poids-pour-âge est à plus de trois écarts types en dessous de la médiane sont considérés comme ayant une insuffisance pondérale sévère. Le rapport taille-pour-âge (T/A) est une mesure de la croissance linéaire des enfants. Les enfants dont le rapport taille- pour-âge est à plus de deux écarts-types en dessous de la médiane de la population de référence sont considérés comme trop petits de taille pour leur âge et sont classés comme accusant un retard de croissance modéré. Ceux dont le rapport taille-pour-âge est à plus de trois écarts types en dessous de la médiane sont classés comme ayant un retard de croissance sévère. Le retard de croissance est le reflet de la malnutrition chronique découlant du manque d’alimentation adéquate pendant une longue période associé à des maladies récurrentes ou chroniques. Enfin, les enfants dont le rapport poids-pour-taille (P/T) est de plus de deux écarts-types en dessous de la médiane de la population de référence sont classés comme modérément ou gravement émaciés, tandis que ceux qui se situent à plus de trois écarts types en dessous de la médiane sont considérés comme sévèrement émaciés. L’émaciation est généralement le résultat d’une carence nutritionnelle récente. L’indicateur peut présenter des variations saisonnières importantes associées à des changements dans la disponibilité de la nourriture ou à la prévalence des maladies. Dans les enquêtes MICS, les poids et tailles de tous les enfants de moins de 5 ans ont été mesurés à l’aide de matériels anthropométriques recommandés par l’UNICEF (www.childinfo.org). Sur le terrain, les mesures ont été saisies sur le logiciel ENA ce qui a permis de contrôler immédiatement la qualité de la mesure en fonction de l’âge de l’enfant. Tous les enfants dont les résultats étaient aberrants ont été remesurés et repesés et leur date de naissance revérifiée. Les résultats de cette section sont basés sur ces mesures. M I C S | N U T R I T I O N 6968 M I C S | N U T R I T I O N 5 .1 .1 Niveaux de la malnutrition Le Tableau NU.1 présente les pourcentages d’enfants classés dans chacune des trois catégories de malnutrition, sur la base des mesures anthropométriques prises durant le travail sur le terrain. En outre, ce tableau donne le pourcentage d’enfants en surcharge pondérale, qui prend en compte les enfants dont le rapport poids-pour-taille est supérieur à deux écarts types au-dessus de la médiane de la population de référence. Les enfants dont les dates de naissance complètes (mois et année) n’ont pas été obtenues, et les enfants dont les mesures sont en dehors d’une fourchette acceptable sont exclus du tableau NU.1. Les enfants sont exclus d’un ou de plusieurs des indicateurs anthropométriques lorsque leurs poids et tailles n’ont pas été mesurés, selon le cas. Le tableau NU.1 montre que 24% des enfants de moins de 5 ans sont affectés par l’insuffisance pondérale modérée et 8% d’entre eux souffrent de la forme sévère de cette malnutrition. Le retard de croissance se manifeste de façon modérée chez 41% des enfants de moins de 5 ans et de façon sévère chez 18% des enfants de moins de 5 ans. Enfin, 7% des enfants sont modérément émaciés alors que 2% sont atteints par la forme sévère menaçant la vie. Les garçons semblent plus exposés que les filles aux trois formes de la malnutrition : 26% de garçons sont affectés par l’insuffisance pondérale modérée contre 21% de filles ; pendant que 44% de garçons souffrent de retard de croissance modérée contre 38% de filles, on observe que 9% de garçons sont émaciés contre 6% de filles. Cette tendance est la même lorsqu’il s’agit des formes sévères des 3 types de la malnutrition. On observe respectivement que 9%, 21% et 2% de garçons présentent respectivement une insuffisance pondérale sévère, un retard de croissance sévère et une émaciation sévère contre 7%, 16% et 2% de filles. Par rapport au milieu de résidence, on observe que la malnutrition chronique est plus un fardeau pour le monde rural qu’urbain (42% contre 38%), tandis que la malnutrition aigüe est plutôt l’apanage du milieu urbain (9% contre 7%). La sous nutrition globale (insuffisance pondérale) frappe de façon indiscriminée aussi bien les enfants du milieu rural (24%) qu’urbain (23%). Ta b le au N U .1 : É ta t n u tr it io n n el d es e n fa n ts P o u rc e n ta g e d e s e n fa n ts d e m o in s d e 5 a n s p ar é ta t n u tr it io n n e l s e lo n t ro is in d ic e s an th ro p o m é tr iq u e s: p o id s- p o u r- âg e , t ai lle -p o u r- âg e , e t p o id s- p o u r- ta ill e , R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s Po id s- p ou r- âg e: Ta ill e- po ur -â ge : Po id s- po ur -t ai lle : po ur ce nt ag e in fé rie ur à - 2 SD [1 ] po ur ce nt ag e in fé rie ur à - 3 SD [2 ] M oy en ne Sc or e Z- (S D ) N om br e d’ en fa nt s < 5 an s po ur ce nt ag e in fé rie ur à - 2 SD [3 ] po ur ce nt ag e in fé rie ur à - 3 SD [4 ] M oy en ne Sc or e Z- (S D ) N om br e d’ en fa nt s < 5 an s po ur ce nt ag e in fé rie ur à - 2 SD [5 ] po ur ce nt ag e in fé rie ur à - 3 SD [6 ] po ur ce nt ag e su pé rie ur à + 2 SD -O bé si té M oy en ne Sc or e Z- (S D ) N om br e d’ en fa nt s < 5 an s Se xe M as cu lin 26 ,1 8, 8 -1 ,3 51 08 43 ,6 20 ,5 -1 ,7 50 81 8, 9 2, 2 2 -0 ,4 51 11 Fé m in in 20 ,9 7, 1 -1 ,1 51 25 37 ,9 16 ,1 -1 ,5 51 13 5, 9 1, 6 1, 7 -0 ,3 51 44 M ili eu U rb ai n 23 ,2 8, 1 -1 ,2 35 96 37 ,7 15 ,5 -1 ,5 35 84 8, 5 2, 3 1, 6 -0 ,4 35 95 Ru ra l 23 ,6 7, 9 -1 ,2 66 36 42 ,4 19 ,8 -1 ,7 66 10 6, 7 1, 6 1, 9 -0 ,3 66 61 Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 22 ,7 7, 5 -1 ,2 11 00 42 ,7 19 ,9 -1 ,8 10 96 5, 3 1, 9 3 -0 ,3 11 04 Lo ba ye 33 ,5 13 ,3 -1 ,5 84 9 49 ,6 24 ,8 -1 ,9 84 1 10 ,9 4 1, 3 -0 ,5 84 6 M am bé ré -K ad éï 28 ,1 9, 6 -1 ,3 99 1 48 ,1 24 ,4 -1 ,9 98 6 8, 4 1, 9 1, 8 -0 ,3 98 9 N an a M am bé ré 33 ,8 9, 6 -1 ,5 53 6 54 29 ,4 -2 ,2 53 3 6, 5 1, 4 2, 1 -0 ,3 53 3 Sa ng ha -M ba ér é 33 ,1 11 ,2 -1 ,5 30 6 53 ,4 27 ,7 -2 ,1 30 5 8, 2 1, 3 2, 3 -0 ,4 30 6 O uh am P en de 19 ,8 6, 6 -0 ,9 13 01 42 ,6 20 ,7 -1 ,5 12 99 5, 6 0, 8 2, 9 0 13 05 O uh am 23 ,1 9, 5 -1 ,2 87 8 38 ,3 17 ,8 -1 ,5 87 2 9, 8 1, 7 0, 8 -0 ,4 88 2 Ké m o 27 ,8 7, 6 -1 ,3 37 0 43 ,5 20 ,6 -1 ,7 36 9 6 1, 5 1, 5 -0 ,4 37 2 N an a- G ré bi zi 16 ,8 6, 5 -1 24 1 34 14 ,1 -1 ,4 24 0 6, 8 2, 7 2, 9 -0 ,3 24 4 O ua ka 19 ,2 5 -1 ,2 56 4 38 ,7 13 ,6 -1 ,6 56 4 5, 3 0, 9 0, 3 -0 ,4 56 6 H au te -K ot to 13 ,3 3, 4 -0 ,8 20 5 26 ,3 8, 8 -1 20 4 3, 3 0, 4 1, 6 -0 ,2 20 6 B am in gu i- B an go ra n 15 ,6 5, 1 -0 ,8 49 26 ,4 11 ,9 -1 ,2 49 7, 3 0, 7 3, 5 -0 ,2 50 B as se K ot to 18 ,1 4, 3 -1 ,1 73 1 39 ,4 14 ,3 -1 ,6 72 9 3, 7 1 1, 8 -0 ,2 73 8 M bo m ou 16 ,7 4, 4 -1 37 9 35 11 ,1 -1 ,5 37 6 3, 5 0, 6 1, 3 -0 ,2 38 3 H au t M bo m ou 13 ,5 1, 7 -0 ,7 95 21 5 -1 96 3, 2 0, 2 1, 4 -0 ,2 99 B an gu i 21 ,5 8, 4 -1 ,1 15 90 30 ,4 10 ,4 -1 ,3 15 90 11 3, 2 1, 4 -0 ,6 15 85 Âg e 0- 5 m oi s 11 ,6 4, 7 -0 ,6 11 80 17 ,2 5, 8 -0 ,7 11 74 6, 3 1, 3 5 0 11 79 6- 11 m oi s 18 ,1 6 -1 11 44 20 ,8 6, 4 -0 ,9 11 44 11 ,9 3 1, 6 -0 ,6 11 43 12 -2 3 m oi s 26 ,5 9, 8 -1 ,3 20 69 38 ,3 14 ,5 -1 ,5 20 61 13 ,3 3, 2 0, 8 -0 ,7 20 72 24 -3 5 m oi s 25 ,9 8, 7 -1 ,3 21 26 49 ,4 23 ,3 -1 ,9 21 14 6, 3 1, 8 1, 3 -0 ,3 21 26 M I C S | N U T R I T I O N 7170 M I C S | N U T R I T I O N Ta b le au N U .1 : É ta t n u tr it io n n el d es e n fa n ts (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s Po id s- p ou r- âg e: Ta ill e- po ur -â ge : Po id s- po ur -t ai lle : po ur ce nt ag e in fé rie ur à - 2 SD [1 ] po ur ce nt ag e in fé rie ur à - 3 SD [2 ] M oy en ne Sc or e Z- (S D ) N om br e d’ en fa nt s < 5 an s po ur ce nt ag e in fé rie ur à - 2 SD [3 ] po ur ce nt ag e in fé rie ur à - 3 SD [4 ] M oy en ne Sc or e Z- (S D ) N om br e d’ en fa nt s < 5 an s po ur ce nt ag e in fé rie ur à - 2 SD [5 ] po ur ce nt ag e in fé rie ur à - 3 SD [6 ] po ur ce nt ag e su pé rie ur à + 2 SD -O bé si té M oy en ne Sc or e Z- (S D ) N om br e d’ en fa nt s < 5 an s Âg e 36 -4 7 m oi s 25 ,7 8 -1 ,3 20 37 53 ,3 27 ,3 -2 ,1 20 30 3, 1 0, 6 2 -0 ,1 20 53 48 _5 9 m oi s 25 ,9 8, 2 -1 ,4 16 76 47 ,8 22 ,6 -1 ,9 16 71 4, 4 1, 4 1, 5 -0 ,3 16 83 In st ru ct io n de la m èr e Au cu ne 25 ,3 9, 2 -1 ,3 42 73 44 ,1 21 ,1 -1 ,7 42 55 7, 4 1, 6 1, 9 -0 ,3 42 96 Pr im ai re 23 ,5 7, 7 -1 ,2 43 82 41 ,2 17 ,9 -1 ,7 43 63 7, 4 2, 1 1, 6 -0 ,3 43 86 Se co nd ai re + 18 ,3 5, 4 -1 15 78 30 ,4 11 ,5 -1 ,3 15 76 7, 2 1, 8 2, 1 -0 ,3 15 73 T ot al 23 ,5 7, 9 -1 ,2 10 23 2 40 ,7 18 ,3 -1 ,6 10 19 4 7, 4 1, 9 1, 8 -0 ,3 10 25 5 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc on om iq ue Le p lu s pa uv re 26 ,2 9, 4 -1 ,3 21 76 45 ,3 20 ,8 -1 ,8 21 66 7, 7 2, 1 1, 6 -0 ,4 21 87 Se co nd 25 7, 7 -1 ,2 22 46 44 ,7 21 ,1 -1 ,7 22 42 7, 1 1, 1 2, 2 -0 ,3 22 49 M oy en 21 ,8 7, 5 -1 ,2 21 66 41 ,4 18 ,8 -1 ,7 21 51 5, 8 1, 6 1, 3 -0 ,2 21 78 Q ua tr iè m e 24 ,4 8, 9 -1 ,2 19 63 39 ,4 17 ,9 -1 ,6 19 55 7, 9 2, 5 1, 9 -0 ,4 19 65 Le p lu s ric he 18 ,7 5, 8 -1 16 82 30 ,3 11 ,1 -1 ,3 16 80 8, 7 2, 2 2, 2 -0 ,4 16 77 Et hn ie d u ch ef d e m én ag e H ao us sa 23 ,4 6, 8 -1 ,2 46 8 36 ,5 13 ,9 -1 ,5 46 4 7, 2 0 0, 8 -0 ,4 47 3 Sa ra 20 ,8 5, 9 -1 69 9 39 ,5 17 ,6 -1 ,5 69 7 8, 5 1, 3 2, 4 -0 ,2 70 2 M bo um 29 ,4 12 ,1 -1 ,3 65 3 53 27 ,3 -2 65 0 7, 7 1, 5 2 -0 ,2 65 7 G ba ya 25 ,2 9, 2 -1 ,3 29 85 44 ,3 21 ,5 -1 ,7 29 73 7, 9 2, 1 1, 7 -0 ,3 29 81 M an dj a 23 ,7 8, 5 -1 ,2 84 8 39 ,8 18 ,3 -1 ,6 84 5 8 2, 8 1, 4 -0 ,4 84 9 B an da 21 ,2 5, 5 -1 ,1 21 47 37 15 ,3 -1 ,5 21 42 5, 8 1, 5 1, 8 -0 ,3 21 63 N gb ak a- B an to u 28 ,8 10 ,5 -1 ,4 86 4 44 ,9 21 ,6 -1 ,8 85 9 9, 5 3, 6 3, 1 -0 ,4 86 3 Ya ko m a- Sa ng o 15 4, 3 -0 ,9 60 7 31 ,2 9, 1 -1 ,3 60 5 5, 3 0, 6 1 -0 ,2 61 0 Za nd é/ N za ka ra 17 ,5 4, 2 -0 ,9 25 2 29 ,5 8, 7 -1 ,2 25 2 3, 3 0, 1 0, 7 -0 ,2 25 1 Au tr es e th ni es lo ca le s 21 ,8 8, 5 -1 ,2 36 8 41 18 ,3 -1 ,6 36 8 6, 6 2, 3 2, 9 -0 ,3 36 8 Et hn ie s no n ce nt ra fr ic ai ne s 22 ,3 10 ,8 -1 ,2 27 9 33 11 ,2 -1 ,3 27 9 11 ,9 2, 2 1, 5 -0 ,7 27 8 M an qu an t 26 ,5 11 -1 ,2 60 41 22 ,6 -1 ,5 59 7, 5 6, 1 0, 5 -0 ,4 59 T ot al 23 ,5 7, 9 -1 ,2 10 23 2 40 ,7 18 ,3 -1 ,6 10 19 4 7, 4 1, 9 1, 8 -0 ,3 10 25 5 [1 ] I n di ca te ur M IC S 2. 1a e t I n di ca te ur O M D 1 .8 ; [2 ] I n di ca te ur M IC S 2. 1b ; [3 ] I n di ca te ur M IC S 2. 2a , [ 4] In di ca te ur M IC S 2. 2b ; [5 ] I n di ca te ur M IC S 2. 3a , [ 6] In di ca te ur M IC S 2. 3b Le tableau NU.1 montre également que la malnutrition est endémique sur tout le territoire et sévit avec une prévalence très élevée dans toutes les préfectures du pays. On remarque que les enfants vivant dans les préfectures du sud-ouest du pays et celles du nord-ouest semblent être plus exposés à la malnutrition sous toutes ses formes avec des taux au-dessus de la moyenne nationale. Ainsi, les préfectures les plus affectées sont: la Sangha-Mbaéré, la Nana-Mambéré, la Mambéré-Kadéï, la Lobaye, la Kémo, l’Ouham et l’Ouham- Péndé. La malnutrition à Bangui est caractérisée par un taux d’insuffisance pondérale sévère de 8% et une malnutrition globale aigüe la plus élevée du pays (11% des enfants souffrent de la forme modérée et 3% de la forme sévère). Graphique NU.1: Carte préfectorale des taux d’insuffisance pondérale, RCA 2010 La distribution par tranche d’âges révèle que la tranche d’âges de moins d’un an est moins affectée par les trois types de malnutrition que les autres tranches d’âge (12% pour l’insuffisance pondérale modérée; 17% pour la malnutrition chronique modérée et 6% pour l’émaciation modérée). Ce modèle prévisible correspond à la période où le plus grand nombre d’enfants est allaité au sein et bénéficie de la qualité de ce mode d’alimentation en termes de protection contre les maladies infectieuses et diarrhéiques et de sa richesse en nutriments essentiels. Les deux graphiques NU.1A et NU.1B montrent que la courbe de la prévalence de la malnutrition augmente avec l’âge, atteint son pic entre 24-35 mois puis commence à s’infléchir à partir du 36ème mois pour la sous-nutrition globale modérée (insuffisance pondérale) et la malnutrition aigüe (émaciation) ; par contre, la malnutrition chronique croit progressivement avec l’âge affectant 50% des enfants pour la forme modérée et 27% pour la forme sévère à partir du 36ème mois. D’une manière générale, le taux de la malnutrition décroit avec l’augmentation du niveau d’instruction démontrant le rôle important que joue l’éducation dans la prévention de la malnutrition. Ainsi, les enfants dont les mères ont une instruction secondaire ou supérieure sont les moins susceptibles de présenter les trois formes de malnutrition modérée ou sévère par rapport aux enfants de mères sans instruction. M I C S | N U T R I T I O N 7372 M I C S | N U T R I T I O N Graphique NU.1A: Distribution de la malnutrition sévère par âge, RCA 2010 Graphique NU.1B: Distribution de la malnutrition modérée par âge, RCA 2010 Le tableau NU.1 montre un profil parfois inconsistant de la malnutrition par rapport aux quintiles du bien-être économique. En effet, on constate que l’insuffisance pondérale traduisant une malnutrition globale et le retard de croissance traduisant une malnutrition chronique répondent bien au schéma classique, où les enfants issus des ménages les plus pauvres sont plus exposés que ceux des ménages les plus riches. Par contre, on constate que, quel que soit le niveau économique du ménage, la malnutrition aigüe frappe les enfants avec la même intensité. Le taux de malnutrition varie également en fonction du groupe ethnique du chef de ménage. Ce résultat indique que certaines pratiques culturelles alimentaires sont préjudiciables aux enfants. L’analyse de l’indice poids pour taille indique qu’environ 2% des enfants, soit 1 sur 50, souffrent de surcharge pondérale. 5 .2 ALLAITEMENT ET ALIMENTATION DU NOURRISSON ET DU JEUNE ENFANT L’allaitement maternel pendant les premières années de la vie protège les enfants contre les infections, fournit une source idéale d’éléments nutritifs. Il est économique et sûr. Cependant, de nombreuses mères cessent d’allaiter trop tôt et subissent des pressions incitant à passer aux préparations pour nourrissons, qui peuvent contribuer au retard de croissance et à la carence en micronutriments et être dangereuses si l’eau potable n’est pas facilement disponible. L’OMS et l’UNICEF ont fait des recommandations d’alimentation suivantes: • l’allaitement exclusif pendant les six premiers mois ; • la poursuite de l’allaitement pendant deux ans ou plus ; • des aliments complémentaires sûrs, appropriés et adéquats à partir de 6 mois ; • la fréquence de l’alimentation complémentaire: 2 fois par jour pour les nourrissons âgés de 6-8 mois; 3 fois par jour pour les nourrissons âgés de 9-11 mois. Il est également recommandé que l’allaitement commence dans l’heure suivant la naissance. Les indicateurs liés aux pratiques recommandées en matière d’alimentation de l’enfant sont les suivantes: • le début précoce de l’allaitement (dans l’heure suivant la naissance) ; • le taux d’allaitement maternel exclusif (<6 mois) ; • l’allaitement maternel prédominant (<6 mois) ; • le taux de poursuite de l’allaitement (à 1 an et 2 ans) ; • la durée de l’allaitement maternel ; • l’allaitement adapté à l’âge (0-23 mois) ; • l’introduction des aliments solides, semi-solides et mous (6-8 mois) ; • la fréquence minimum de repas (6-23 mois) ; • la fréquence d’alimentation lactée pour les enfants non-allaités au sein (6-23 mois) ; • l’utilisation de biberon (0-23 mois). 5 .2 .1 Fréquence de l’allaitement maternel Le tableau NU.2 fournit la proportion d’enfants nés au cours des deux dernières années qui ont été allaités, ceux qui ont d’abord été nourris au sein dans l’heure et le jour de naissance et ceux qui ont reçu une alimentation pré-lactée. Le tableau NU.2 montre que l’allaitement maternel reste un mode d’alimentation universel en RCA avec un taux de 95% au niveau national. Il y a d’ailleurs très peu de différence entre le milieu rural (96%) et le milieu urbain (94%). La pratique de l’allaitement est peu influencée par la région de résidence des parents, à l’exception de Bangui et du Mbomou où l’on observe des taux plus faibles (respectivement de 92% et 87%). Les autres caractéristiques, telles que l’ethnie des parents, le niveau d’instruction de la mère, le niveau économique du ménage, le lieu d’accouchement et la qualification de la personne qui a assisté l’accouchement, ont aussi peu d’influence sur le fait de donner le lait maternel à l’enfant. 5 .2 .2 Initiation de l’allaitement: allaitement précoce Bien que l’allaitement au sein soit universel en RCA et qu’il est une étape très importante dans la gestion de la lactation et l’établissement d’une relation physique et affective entre le bébé et la mère, le tableau NU.2 montre que seulement 44% des bébés sont nourris au sein de façon précoce, c’est-à-dire immédiatement dans l’heure suivant la naissance. Au total 77% des nouveau-nés en RCA commencent l’allaitement dans la journée de naissance et 14% reçoivent une alimentation pré lactée. Le respect de la pratique de l’allaitement maternel précoce est plus répandu dans les préfectures de: la Mambéré-Kadéï (55%), la Nana Grébizi (53%), la Kémo (52%) et la Haute Kotto, (52%). Par contre, l’allaitement précoce est nettement moins observé pour les enfants des préfectures de la Nana Mambéré (32%), la Ouaka (39%), le Haut Mbomou (29%) et Bangui (37%). Les enfants du milieu rural (45%) présentent un léger avantage par rapport à ceux du milieu urbain (40%). Il apparait clairement que la pratique de l’allaitement maternel précoce baisse avec l’augmentation du niveau d’instruction de la mère. Il y a peu de différence dans la proportion des enfants nés avec l’assistance d’un personnel qualifié allaités au sein dans l’heure qui suit la naissance (43%) que ceux ayant bénéficié de l’assistance des matrones traditionnelles à la naissance (45%). En revanche, on constate que le pourcentage d’enfants qui naissent dans les structures sanitaires privées et mis au sein dans l’heure ayant suivi la naissance est plus bas. L’analyse du démarrage précoce de l’allaitement selon le groupe ethnique du chef de ménage met en lumière l’influence négative des coutumes et habitudes traditionnelles séculières sur la pratique d’alimentation de l’enfant en RCA notamment chez les Sara (35%) et les Zandé-Nzakara (35%) qui ont un taux de pratique d’allaitement précoce plus faible. M I C S | N U T R I T I O N 7574 M I C S | N U T R I T I O N Tableau NU .2: Allaitement au sein initial Pourcentage des derniers-nés au cours des 2 dernières années et ayant été allaités au sein, pourcentage ayant été allaités dans heure et dans la journée qui a suivi la naissance, et pourcentage de ceux ayant reçu une nourriture prélactée, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage de ceux ayant déjà été allaités au sein [1] Pourcentage de ceux ayant d’abord été allaités au sein: Dans l’heure qui a suivi la naissance [2] Pourcentage de ceux ayant d’abord été allaités au sein: Dans la journée qui a suivi la naissance Pourcentage de ceux ayant reçu une nourriture prélactée Nombre d’enfants derniers-nés au cours des deux années précédant l’enquête Préfecture Ombella Mpoko 97,7 49,3 86,5 7,0 449 Lobaye 94,3 45,0 79,9 10,2 356 Mambéré-Kadéï 95,7 54,7 79,1 5,7 403 Nana Mambéré 96,3 32,3 74,0 15,7 227 Sangha-Mbaéré 95,4 47,8 75,5 6,6 115 Ouham Pende 97,3 41,2 69,3 32,2 527 Ouham 94,8 40,6 73,8 21,4 370 Kémo 96,2 51,7 78,6 9,5 153 Nana-Grébizi 94,1 53,1 79,2 6,5 106 Ouaka 93,0 39,2 83,4 8,3 242 Haute-Kotto 96,4 52,4 83,4 12,3 91 Bamingui-Bangoran 95,5 43,9 77,4 20,4 22 Basse Kotto 94,6 42,5 80,0 10,1 365 Mbomou 87,2 41,1 70,8 6,1 168 Haut Mbomou 93,3 29,0 61,5 15,0 50 Bangui 92,4 37,4 76,4 18,4 699 Milieu de résidence Urbain 93,5 39,8 77,9 13,6 1527 Rural 95,5 45,5 77,1 14,7 2835 Mois depuis la naissance 0-11 mois 94,6 43,3 77,0 14,2 2352 12-23 mois 95,2 44,1 78,3 14,1 1936 Assistance à l’accouchement Agent qualifié 95,5 42,7 79,8 13,4 2348 Accoucheuse traditionnelle 96,2 44,5 75,9 15,4 1823 Manquant 72,9 44,6 62,8 14,5 192 Lieu d’accouchement Structure san. du secteur public 95,3 44,3 79,7 12,6 2024 Structure san. du secteur privé 96,2 38,8 81,2 15,5 268 A domicile 96,5 44,6 76,3 16,3 1964 Manquant 48,9 21,1 42,7 6,8 106 Tableau NU .2: Allaitement au sein initial (suite) Caractéristiques Pourcentage de ceux ayant déjà été allaités au sein [1] Pourcentage de ceux ayant d’abord été allaités au sein: Dans l’heure qui a suivi la naissance [2] Pourcentage de ceux ayant d’abord été allaités au sein: Dans la journée qui a suivi la naissance Pourcentage de ceux ayant reçu une nourriture prélactée Nombre d’enfants derniers-nés au cours des deux années précédant l’enquête Instruction de la mère Aucune 94,4 45,8 75,1 15,1 1788 Primaire 95,6 42,0 78,8 12,3 1917 Secondaire et plus 93,4 41,8 79,4 18,0 657 Quintile du bien-être éco Le plus pauvre 95,4 42,4 75,7 17,5 965 Second 95,2 45,1 76,2 12,1 937 Moyen 95,7 46,6 78,1 13,1 917 Quatrième 94,2 42,7 79,5 12,7 826 Le plus riche 93,0 39,8 77,9 16,3 716 Ethnie du chef de ménage Haoussa 96,9 46,2 78,7 18,6 209 Sara 96,0 34,8 61,4 37,0 290 Mboum 96,7 37,1 69,4 27,1 253 Gbaya 95,9 46,9 78,9 14,6 1245 Mandja 93,6 43,3 79,6 4,2 338 Banda 93,8 44,7 80,0 9,5 966 Ngbaka-Bantou 94,5 42,1 82,3 10,3 359 Yakoma-Sango 91,7 40,3 75,2 9,5 260 Zandé/Nzakara 94,9 35,0 75,3 16,1 118 Autres ethnies locales 95,1 41,3 79,1 10,9 175 Ethnies non centrafricaines 90,0 49,2 76,6 14,0 122 Manquant 100 54,2 77,4 20,8 26 Total 94,8 43,5 77,4 14,3 4362 [1] Indicateur MICS 2.4 ; [2] Indicateur MICS 2.5 5 .2 .3 Modes d’allaitement au sein: allaitement maternel exclusif et prolongé jusqu’à 2 ans Au tableau NU.3, le statut de l’allaitement maternel est basé sur les rapports des mères ou des gardiennes relatifs à la consommation par les enfants de nourriture et de fluides dans les 24 heures précédant l’interview. Allaités exclusivement au sein se réfère à des nourrissons ayant reçu uniquement du lait maternel (et des vitamines, suppléments minéraux ou médicaments). Le tableau montre le statut de l’allaitement maternel exclusif des nourrissons pendant les six premiers mois de la vie, ainsi que la poursuite de l’allaitement des enfants âgés de 12-15 mois et 20-23 mois. L’analyse du tableau NU.3 montre qu’environ 34% des enfants âgés de moins de six mois sont allaités exclusivement au sein, un niveau considérablement inférieur au résultat escompté (> 80%). Toutefois, 57% d’entre eux restent principalement allaités au sein. Le taux d’allaitement maternel exclusif est peu variable en fonction du sexe de l’enfant. Les enfants du milieu rural semblent avoir plus de chance d’être allaités exclusivement au sein pendant les six premiers mois de vie (37%) que leurs pairs du milieu urbain (32%). M I C S | N U T R I T I O N 7776 M I C S | N U T R I T I O N Au niveau des préfectures, on observe des différences remarquables: dans huit préfectures, le taux d’allaitement maternel exclusif est au-dessus de la moyenne nationale (34%). Il s’agit de: Ouaka (51%), Kémo (49%), Nana Grébizi (43%), Haute Kotto (42%), Ombella M’Mpoko (40%), Mambéré-Kadéï (40%) et Lobaye (37%). Les préfectures qui enregistrent les taux d’allaitement maternel exclusif les plus faibles sont: Nana Mambéré (23%), Ouham-Péndé Mbomou (27%), Sangha-Mbaéré (29%), Ouham (30%), Bamingui-Bangoran (30%) et dans la capitale Bangui (28%). Le taux d’allaitement maternel exclusif augmente légèrement avec le niveau d’instruction de la mère. En effet, 32% des mères sans instruction ont allaité exclusivement leurs bébés au sein contre 35% de mères de niveau primaire et 36% de celles ayant le niveau secondaire ou supérieur (tableau NU.3). On note aussi que le taux d’allaitement maternel exclusif entre 0-6 mois augmente avec le niveau du bien-être économique des ménages, du plus pauvre quintile au quatrième, pour décroitre dans les ménages les plus riches (graphique NU.2). Graphique NU.2: Taux d’allaitement maternel exclusif avant 6 mois selon le niveau d’instruction et de bien-être économique, RCA 2010 Tableau NU .3: Allaitement au sein Pourcentage des enfants vivants selon l’état d’allaitement selon certains groupes d’âges, RCA 2010 Caractéristiques Enfants âgé de 0-5 mois Enfants âgés de 12-15 mois Enfants âgés de 20-23 mois Pourcentage exclusivement allaités au sein [1] Pourcentage principalement allaités au sein [2] Nombre d’enfants Pourcentage allaités au sein (Poursuite allaitement au sein à 1 an) [3] Nombre d’enfants Pourcentage allaités au sein (Poursuite allaitement au sein à 2 ans) [4] Nombre d’enfants Sexe Masculin 35,3 58,2 635 87,0 412 32,3 291 Féminin 33,2 56,0 580 92,1 390 31,9 299 Préfectures Ombella Mpoko 39,8 54,5 125 87,2 77 (24,4) 57 Lobaye 37,3 65,5 90 91,6 65 46,8 53 Mambéré-Kadéï 39,8 65,4 114 (92,3) 59 (35,0) 42 Nana Mambéré 23,0 48,1 74 (100) 43 (41,2) 25 Sangha-Mbaéré 28,7 57,7 34 90,2 25 (36,6) 18 Ouham Pende 24,0 73,5 156 91,6 117 (51,9) 54 Kémo 48,7 52,8 50 88,1 24 33,6 23 Kémo 48,7 52,8 50 88,1 24 33,6 23 Nana-Grébizi 42,2 54,3 30 96,7 20 (28,8) 15 Tableau NU .3: Allaitement au sein (suite) Caractéristiques Enfants âgé de 0-5 mois Enfants âgés de 12-15 mois Enfants âgés de 20-23 mois Pourcentage exclusivement allaités au sein [1] Pourcentage principalement allaités au sein [2] Nombre d’enfants Pourcentage allaités au sein (Poursuite allaitement au sein à 1 an) [3] Nombre d’enfants Pourcentage allaités au sein (Poursuite allaitement au sein à 2 ans) [4] Nombre d’enfants Ouaka 50,8 61,5 75 (82,8) 54 (8,8) 38 Haute-Kotto 41,9 54,8 34 (74,4) 12 (13,3) 14 Bamingui- Bangoran 30,2 79,6 9 * 2 * 3 Basse Kotto 35,0 50,7 99 93,9 62 (25,5) 45 Mbomou 27,1 59,3 36 81,5 31 (19,0) 25 Haut Mbomou 34,7 47,9 15 69,9 8 (23,2) 8 Bangui 28,2 41,0 164 89,7 127 (16,5) 114 Milieu de résidence Urbain 38,6 51,7 426 89,7 263 19,9 228 Rural 31,9 60,1 789 89,4 538 39,8 362 Instruction de la mère Aucune 32,4 60,2 509 89,4 364 42,9 233 Primaire 35,4 57,8 543 89,2 324 25,1 260 Secondaire et plus 36,4 45,6 164 90,6 113 24,7 96 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 28,3 61,8 263 90,7 208 41,7 123 Second 35,6 59,5 269 85,0 170 45,4 147 Moyen 36,8 56,5 265 91,2 160 29,7 106 Quatrième 41,4 57,2 218 92,0 147 15,0 107 Le plus riche 29,3 48,7 200 88,6 116 22,3 107 Ethnie du chef de ménage Haoussa 48,0 88,9 52 (95,5) 34 (28,0) 23 Sara 14,8 76,5 88 (99,1) 49 (35,5) 30 Mboum (28,8) (66,5) 75 (91,3) 68 * 32 Gbaya 29,5 49,7 355 87,2 217 39,2 173 Mandja 47,2 61,8 100 90,5 71 37,2 48 Banda 36,8 49,1 285 85,7 161 17,5 134 Ngbaka-Bantou 41,3 58,7 98 94,3 64 42,3 54 Yakoma-Sango 40,3 63,2 58 (91,5) 50 (20,2) 38 Zandé/Nzakara 26,7 40,0 29 (73,4) 25 (13,4) 20 Autres ethnies locales 36,3 56,2 41 (98,0) 32 * 16 Ethnies non centrafricaines (37,0) (70,6) 28 * 23 * 19 Manquant * * 6 * 7 * 3 Total 34,3 57,1 1215 89,5 801 32,1 590 [1] Indicateur MICS 2.6 ; [2] Indicateur MICS 2.9 ; [3] Indicateur MICS 2.7 ; [4] Indicateur MICS 2.8 *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés; ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés M I C S | N U T R I T I O N 7978 M I C S | N U T R I T I O N Si la grande majorité des enfants sont encore allaités à un an (90%), moins d’un tiers des enfants le sont encore à 24 mois. L’analyse du tableau NU.3 montre que la poursuite de l’allaitement chez les enfants de 20-23 mois est moins répandue en milieu urbain (20% seulement des enfants ont poursuivi l’allaitement jusqu’à 20-23 mois) qu’en milieu rural (40%), chez les plus riches (22%) que les plus pauvres (42%), chez les mères de niveau d’instruction secondaire et plus (25%) que chez celles sans instruction (43%). Les taux les plus faibles d’enfants allaités jusqu’à 20-23 mois sont observés dans les préfectures de Ouaka (9%), Haute Kotto (13%), Bamingui-Bangoran (19%) et Bangui (17%). 5 .2 .4 Durée de l’allaitement au sein Le tableau NU.4 montre la durée médiane en mois de l’allaitement maternel selon les caractéristiques de base sélectionnées. Parmi les enfants de moins de 3 ans, la durée médiane est de 19,6 mois pour tout l’allaitement maternel, de 1,6 mois pour l’allaitement maternel exclusif et de 3 mois pour l’allaitement maternel prédominant. La durée moyenne quant à elle est de 19,7 mois pour tout l’allaitement maternel, de 2,1 mois pour l’allaitement maternel exclusif, et de 4,8 mois pour l’allaitement maternel prédominant. La durée moyenne de l’allaitement ne varie pas en fonction du sexe de l’enfant. Elle est un peu plus longue en milieu rural qu’en milieu urbain pour l’allaitement maternel (20,6 mois contre 18,1 mois), l’allaitement prédominant (3,3 mois contre 2,6 mois) et légèrement plus longue en milieu urbain que rural pour l’allaitement exclusif. Elle est inversement proportionnelle au niveau d’instruction et au niveau du bien-être économique (plus le niveau s’élève, plus la durée est courte). Par rapport à la préfecture de résidence, les durées moyennes les plus faibles (en dessous de la moyenne nationale) s’observent dans : • Haut Mbomou (15,8 mois), Mbomou (17,8 mois) et Bangui (17,4 mois) pour l’allaitement maternel global ; • Nana Mambéré (0,6 mois) et Bamingui-Bangoran (0,6 mois), Sangha Mbaéré et Ouham-Péndé (0,8 mois), et Bangui (1,5 mois) pour l’allaitement maternel exclusif ; • Haut Mbomou (2,4 mois), Nana Mambéré (2,4 mois), Basse Kotto (2,6 mois), Kémo (2,7 mois), Ouham, (2,9 mois), Haute Kotto (2,9 mois) et Bangui (2 mois) pour l’allaitement prédominant. En fonction de l’ethnie du chef de ménage, les durées moyennes les plus faibles sont observées parmi les : • Zandé/Nzakara (17,3 mois), ethnies non centrafricaines (18,6 mois), Yakoma-Sango et Banda (18,7 mois) pour l’allaitement maternel global ; • Sara (0,5 mois), Mboum (0,6 mois), Gbaya (1,2 mois), Zandé/Nzakara (1,6 mois) et autres ethnies locales (1,7 mois) pour l’allaitement maternel exclusif ; • Zandé/Nzakara (2,2 mois), Gbaya et Banda (2,5 mois) pour l’allaitement prédominant. Tableau NU .4: Durée de l’allaitement au sein Durée médiane de l’allaitement au sein, exclusif et principal chez les enfants âgés de 0-35 mois, RCA 2010 Caractéristiques Durée moyenne (en mois) de Nombre d’enfants âgés de 0-35 moisAllaitement [1] Allaitement exclusif Allaitement principal Sexe Masculin 19,7 1,7 3,1 3368 Féminin 19,6 1,4 3 3285 Préfecture Ombella Mpoko 19,9 2 2,8 736 Lobaye 21 1,7 3,7 541 Mambéré-Kadéï 20,3 2 3,5 605 Nana Mambéré 20,4 0,6 2,4 325 Sangha-Mbaéré 20,7 0,8 3,5 192 Ouham Pende 21,8 0,6 4,1 787 Ouham 23,5 0,8 2,9 592 Kémo 19,7 2,4 2,7 246 Nana-Grébizi 19,8 2 2,8 166 Ouaka 18,7 2,5 3,2 389 Haute-Kotto 18,4 2 2,9 140 Bamingui-Bangoran 18,8 0,6 4,4 33 Basse Kotto 19,6 1,9 2,6 502 Mbomou 17,8 1,6 3,8 253 Haut Mbomou 15,8 1,8 2,4 72 Bangui 17,4 1,5 2 1041 Milieu de résidence Urbain 18,1 1,9 2,6 2315 Rural 20,6 1,4 3,3 4338 Instruction de la mère Aucune 20,7 1,4 3,3 2742 Primaire 19,5 1,7 3,1 2902 Supérieure+ 17,9 1,9 2,3 1009 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 21 0,7 3,4 1467 Second 20,7 1,7 3,2 1464 Moyen 19,7 1,7 3 1383 Quatrième 18,4 2,1 3 1251 Le plus riche 18,2 1,3 2,4 1089 M I C S | N U T R I T I O N 8180 M I C S | N U T R I T I O N Tableau NU .4: Durée de l’allaitement au sein (suite) Caractéristiques Durée moyenne (en mois) de Nombre d’enfants âgés de 0-35 moisAllaitement [1] Allaitement exclusif Allaitement principal Ethnie du chef de ménage Haoussa 20,2 2,1 5 293 Sara 20,8 0,5 4,6 435 Mboum 22,1 0,6 3,4 410 Gbaya 20,5 1,2 2,5 1924 Mandja 19,8 2,3 3,2 555 Banda 18,7 2 2,5 1465 Ngbaka-Bantou 20,6 2,1 3,2 540 Yakoma-Sango 18,7 2,1 3,6 411 Zandé/Nzakara 17,3 1,6 2,2 163 Autres ethnies locales 19,2 1,7 2,9 240 Ethnies non centrafricaines 18,6 1,9 3,5 181 Médiane 19,6 1,6 3 6653 Moyenne pour tous les enfants (0-35 mois) 19,7 2,1 4,8 6653 [1] Indicateur MICS 2.10 5 .2 .5 Adéquation de l’allaitement du nourrisson En fonction de ces modes d’allaitement et des autres aliments reçus, on constate au tableau NU.5 que seulement un enfant de 0-23 mois sur 2 a été adéquatement allaité (51%) et 57% des enfants âgés de 6-23 mois sont allaités de manière adéquate, c’est-à-dire pour cette tranche d’âge, nourris au sein et recevant des aliments solides, semi-solides ou mous. Le niveau d’allaitement adéquat des enfants âgés de 0-5 mois est bien plus faible et ne concerne que 34% des enfants de ce groupe d’âges. Les enfants du milieu rural sont plus souvent allaités de façon adéquate que ceux vivant en milieu urbain. Parmi ceux de 6-23 mois, près des deux-tiers des enfants du milieu rural (61%) sont convenablement allaités contre un sur deux sont en milieu urbain. Les tendances sont les mêmes pour tous les enfants de 0-23 mois. Des différences importantes sont observées entre les préfectures en ce qui concerne les enfants de 6 à 23 mois actuellement nourris au sein et recevant des aliments solides, semi-solides ou mous, variant de 36% des enfants de la Haute Kotto à 72% de ceux de la Mambéré-Kadéï. Tableau NU .5: Allaitement approprié à l’âge Pourcentage des enfants âgés de 0-23 mois ayant été convenablement allaités la veille, RCA 2010 Caractéristiques Enfants âgés de 0-5 mois Enfants âgés de 6-23 mois Enfants âgés de 0-23 mois Pourcentage allaités exclusivement [1] Nombre d’enfants Pourcentage actuellement nourris au sein et recevant des aliments solides, semi-solides ou mous Nombre d’enfants Pourcentage convenablement allaités [2] Nombre d’enfants Sexe Masculin 35,3 635 56,5 1650 50,6 2285 Féminin 33,2 580 57,5 1617 51,1 2197 Préfecture Ombella Mpoko 39,8 125 58,6 373 53,9 498 Lobaye 37,3 90 59,7 275 54,2 365 Mambéré-Kadéï 39,8 114 71,8 291 62,8 405 Nana Mambéré 23,0 74 70,7 153 55,1 228 Sangha-Mbaéré 28,7 34 59,8 90 51,4 124 Ouham Pende 24,0 156 66,9 381 54,5 538 Ouham 30,1 101 61,2 273 52,8 374 Kémo 48,7 50 51,6 114 50,7 164 Nana-Grébizi 42,2 30 53,5 82 50,5 112 Ouaka 50,8 75 53,4 195 52,7 269 Haute-Kotto 41,9 34 35,9 62 38,0 96 Bamingui-Bangoran 30,2 9 43,3 14 38,1 24 Basse Kotto 35,0 99 60,9 272 54,0 372 Mbomou 27,1 36 34,3 141 32,8 177 Haut Mbomou 34,7 15 42,3 36 40,1 52 Bangui 28,2 164 43,3 500 39,6 664 Milieu de résidence Urbain 38,6 426 49,5 1107 46,4 1533 Rural 31,9 789 60,8 2159 53,1 2948 Instruction de la mère Aucune 32,4 509 60,7 1335 52,9 1844 Primaire 35,4 543 56,1 1442 50,4 1984 Secondaire et plus 36,4 164 49,5 490 46,2 654 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 28,3 263 64,4 748 55,0 1011 Second 35,6 269 57,9 709 51,8 978 Moyen 36,8 265 59,6 688 53,3 953 Quatrième 41,4 218 51,9 615 49,1 833 Le plus riche 29,3 200 47,1 507 42,1 707 M I C S | N U T R I T I O N 8382 M I C S | N U T R I T I O N Tableau NU .5: Allaitement approprié à l’âge (suite) Caractéristiques Enfants âgés de 0-5 mois Enfants âgés de 6-23 mois Enfants âgés de 0-23 mois Pourcentage allaités exclusivement [1] Nombre d’enfants Pourcentage actuellement nourris au sein et recevant des aliments solides, semi-solides ou mous Nombre d’enfants Pourcentage convenablement allaités [2] Nombre d’enfants Ethnie du chef de ménage Haoussa 48,0 52 56,0 154 54,0 207 Sara 14,8 88 64,7 199 49,4 287 Mboum (28,8) 75 65,7 192 55,4 267 Gbaya 29,5 355 63,0 915 53,6 1270 Mandja 47,2 100 52,1 266 50,8 366 Banda 36,8 285 51,8 720 47,5 1006 Ngbaka-Bantou 41,3 98 60,5 271 55,4 369 Yakoma-Sango 40,3 58 38,6 214 39,0 272 Zandé/Nzakara 26,7 29 50,0 96 44,6 125 Autres ethnies locales 36,3 41 57,5 117 52,1 158 Ethnies non centrafricaines (37,0) 28 54,9 100 51,0 128 Manquant * 6 * 21 (62,1) 27 Total 34,3 1215 57,0 3267 50,8 4482 [1] Indicateur MICS 2 ; [2] Indicateur MICS 2.14 *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés; ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Lorsque l’on considère l’ensemble des enfants de 0-23 mois, les préfectures en tête de liste pour la bonne pratique de l’alimentation appropriée des nourrissons sont la Mambéré-Kadéï (63%), la Nana Mambéré (55%), l’Ouham-Péndé (55%), la Lobaye (54%) et la Basse Kotto (54%). Les préfectures affichant les taux les plus faibles sont Mbomou (33%), la Haute Kotto (38%), le Haut Mbomou (40%), le Bamingui-Bangoran (38%) et enfin Bangui, (40%). Contrairement aux enfants de 0-5 mois, la proportion d’enfants de 6-23 mois et 0-23 mois adéquatement nourris est plus élevée quand les mères n’ont aucune instruction et décroit avec le niveau d’instruction de la mère. En effet, 61% de nourrissons de 6-23 mois et 53% de nourrissons de 0-23 mois de mère sans instruction ont reçu une alimentation adéquate comparés à 50% seulement d’enfants de 6-23 mois et 46% de 0-23 mois dont les mères ont un niveau d’instruction secondaire et plus. Cette tendance est la même lorsque l’on analyse l’alimentation des nourrissons en fonction du niveau de bien-être économique du ménage. Les ménages les plus pauvres sont les plus nombreux (64%) à donner à leurs bébés de 6-23 mois les aliments de complément en plus du lait maternel à partir du 6ème mois alors que 47% seulement des enfants issus des ménages les plus riches bénéficient d’une alimentation appropriée. De même, 55% d’enfants de 0-23 mois issus des ménages les plus pauvres ont reçu une alimentation adéquate contre seulement 42% issus de ménages les plus riches. En fonction de l’appartenance ethnique du chef de ménage, l’adéquation de l’alimentation des enfants de 6-23 mois est meilleure chez les Sara (65%), les Mboum (66%), les Gbaya (63%), et les Ngbaka-Bantou (61%). Par contre, une plus faible proportion d’enfants de 6-23 mois sont convenablement alimentés chez les Yakoma-Sango (39%), les Zandé/Nzakara (50%) et les Banda (52%). En ce qui concerne les enfants de 0-23 mois, la meilleure pratique de l’alimentation est l’apanage des ethnies Mboum (55%), Ngbaka-Bantou (55%) et Haoussa (54%) ; les enfants issus d’ethnies Yakoma-Sango (39%) et Zandé/Nzakara (45%) restent les moins bien alimentés. 5 .2 .6 Alimentation de complément L’alimentation complémentaire adéquate des enfants de 6 mois à 2 ans est particulièrement importante pour la croissance, le développement et la prévention de la sous-nutrition. La poursuite de l’allaitement au-delà de six mois devrait être accompagnée par la consommation d’aliments complémentaires adéquats, sûrs et appropriés au plan nutritionnel, qui aident à répondre aux besoins nutritionnels lorsque le lait maternel ne suffit plus. Cela suppose que pour les enfants allaités au sein, deux ou plusieurs repas d’aliments solides, semi-solides ou mous sont nécessaires s’ils sont âgés de 6-8 mois, et trois ou plusieurs repas s’ils sont âgés de 9-23 mois. Pour les enfants âgés de 6-23 mois et plus qui ne sont pas allaités, quatre ou plus repas d’aliments solides, semi-solides ou mous ou des aliments lactés sont nécessaires. Le tableau NU.6 montre que dans l’ensemble, environ 6 nourrissons sur 10 âgés de 6-8 mois qui sont allaités ont reçu une alimentation complémentaire adéquate comprenant des aliments solides, semi-solides ou mous. Parmi ceux qui ne sont pas allaités, seulement la moitié (51%) ont bénéficié d’une alimentaire complémentaire adéquate. L’introduction des aliments de compléments est plus répandue en milieu rural qu’en milieu urbain pour l’ensemble des nourrissons de 6-8 mois (62% contre 53%). D’une manière générale et quel que soit le statut de l’allaitement, les filles semblent avoir plus de chance de bénéficier de ces aliments de complément que les garçons (62% contre 56%). Tableau NU .6: Introduction d’aliments solides, semi-solides ou mous Pourcentage des enfants âgés de 6-8 mois ayant reçu des aliments solides, semi-solides ou mous la veille, RCA 2010 Caractéristiques Allaités actuellement Pas allaités Tous Pourcentage recevant des aliments solides, semi-solides ou mous Nombre d’enfants âgés de 6-8 mois Pourcentage recevant des aliments solides, semi-solides ou mous Nombre d’enfants âgés de 6-8 mois Pourcentage recevant des aliments solides, semi-solides ou mous [1] Nombre d’enfants âgés de 6-8 mois Sexe Masculin 56,4 278 * 16 56,0 294 Féminin 63,0 308 * 8 62,1 320 Milieu de résidence Urbain 54,4 173 * 10 53,2 186 Rural 62,1 414 * 15 61,7 428 Total 59,8 586 * 24 59,1 614 * : Basé sur moins de 25 cas non pondérés; 5 .2 .7 Fréquence des repas Le tableau NU.7 présente la proportion d’enfants âgés de 6-23 mois ayant reçu des aliments semi-solides ou mous le nombre minimum de fois requis ou plus au cours de la journée précédente, selon le statut de l’allaitement maternel (voir la note au tableau NU.7 pour une définition de nombre minimum de fois pour différents groupes d’âge). Dans l’ensemble, on remarque que la proportion d’enfants de 6 mois ou plus qui sont alimentés correctement est préoccupante puisque seulement un cinquième des enfants âgés de 6-23 mois (20%) ont reçu des aliments solides, semi- solides et mous le nombre minimum de fois requis ; il n’y a pas de différence de sexe. Ce pourcentage est deux fois plus élevé parmi les enfants âgés de 6-8 mois (36%) que ceux des autres tranches d’âges. M I C S | N U T R I T I O N 8584 M I C S | N U T R I T I O N La proportion d’enfants de 6-23 mois recevant les aliments solides, semi-solides et mous le nombre minimum de fois requis est très variable selon les préfectures. Les taux les plus élevés s’observent dans les préfectures de Mambéré-Kadéï (30%), dans la Lobaye (25%) et la Nana Mambéré (25%) et les taux les plus faibles sont dans les préfectures de la Haute Kotto (9%), dans l’Ouham (13%) et la Kémo (13%). Les enfants du milieu urbain (23%) ont plus souvent reçu le nombre de repas requis que ceux du milieu rural (19%). Le pourcentage d’enfants de 6-23 mois qui ont reçu le nombre requis de repas est plus élevé chez les enfants dont les mères ont un niveau secondaire ou plus (29%) que ceux dont les mères sont sans instruction (19%) ou de niveau primaire (19%). Le taux d’alimentation adéquate augmente avec le niveau de bien-être économique. Il est presque deux fois plus élevé parmi les enfants des ménages les plus riches (28%) que dans les ménages les plus pauvres (16%). Selon l’ethnie du chef de ménage, on constate que la proportion d’enfants qui mangent le nombre de repas minimum requis par jour est plus élevée parmi les Haoussa (34%), les Zandé/Nzakara (27%) et les ethnies non centrafricaines (44%). Parmi les enfants âgés de 6-23 mois actuellement allaités, environ un cinquième d’entre eux (22%) a reçu des aliments solides, semi-solides et mous le nombre minimum de fois, et cette proportion est plus élevée pour les filles (24%) que pour les garçons (20%). Parmi les enfants non allaités au sein, un peu plus d’1 sur 10 seulement (12%) a reçu des aliments à base de lait et 16% des aliments solides, semi-solides et mous ou des aliments lactés 4 fois ou plus. Tableau NU .7: Fréquence minimum de repas Pourcentage d’enfants de 6-23 mois qui ont reçu des aliments solides, semi-solides ou mous (et des aliments d’allaitement pour les enfants non nourris au sein) le nombre de fois minimum ou plus la veille, selon l’état d’allaitement, RCA 2010 Caractéristiques Allaité actuellement Pas allaité actuellement Tous Pourcentage de ceux recevant des aliments solides, semi- solides et mous le nombre de fois minimum Nombre des enfants âgés de 6-23 mois Pourcentage de ceux recevant au moins 2 aliments à base de lait [1] Pourcentage de ceux recevant des aliments solides, semi- solides et mous ou du lait 4 fois ou plus Nombre des enfants âgés de 6-23 mois Pourcentage de ceux recevant la fréquence minimum de repas [2] Nombre des enfants âgés de 6-23 mois Sexe Masculin 20,4 1235 13,7 18,7 415 20,0 1650 Féminin 23,5 1242 9,8 12,2 375 20,9 1617 Age en mois 6-8 mois 37,0 586 * * 28 35,9 614 9-11 mois 16,1 502 (37,8) (35,6) 46 17,7 548 12-17 mois 16,7 985 12,5 15,3 176 16,5 1161 18-23 mois 20,3 403 9,1 14,1 540 16,8 944 Préfecture Ombella Mpoko 15,4 291 8,4 9,9 82 14,2 373 Lobaye 27,5 222 (3,9) (12,8) 52 24,7 275 Mambéré-Kadéï 31,7 236 (11,0) (22,2) 55 29,9 291 Nana Mambéré 21,9 127 (4,0) (11,0) 26 20,0 153 Sangha-Mbaéré 28,2 71 (2,1) (10,5) 19 24,5 90 Ouham Pende 22,0 317 (2,9) (4,3) 64 19,0 381 Ouham 13,6 226 (4,7) (8,5) 47 12,7 273 Kémo 15,5 84 7,2 7,2 30 13,3 114 Nana-Grébizi 25,6 65 (1,9) (6,6) 17 21,7 82 Tableau NU .7: Fréquence minimum de repas (suite) Caractéristiques Allaité actuellement Pas allaité actuellement Tous Pourcentage de ceux recevant des aliments solides, semi- solides et mous le nombre de fois minimum Nombre des enfants âgés de 6-23 mois Pourcentage de ceux recevant au moins 2 aliments à base de lait [1] Pourcentage de ceux recevant des aliments solides, semi- solides et mous ou du lait 4 fois ou plus Nombre des enfants âgés de 6-23 mois Pourcentage de ceux recevant la fréquence minimum de repas [2] Nombre des enfants âgés de 6-23 mois Ouaka 25,6 135 6,2 8,7 60 20,4 195 Haute-Kotto 11,8 41 4,6 2,8 21 8,7 62 Bamingui- Bangoran 21,6 10 (14,4) (15,7) 4 19,9 14 Basse Kotto 21,2 213 4,5 5,8 59 17,9 272 Mbomou 17,8 95 2,0 8,8 46 14,9 141 Haut Mbomou 18,2 23 (9,3) (22,5) 14 19,9 36 Bangui 24,4 311 32,0 33,9 189 28,0 500 Milieu de résidence Urbain 22,9 751 20,5 23,7 357 23,2 1107 Rural 21,6 1726 4,7 8,9 434 19,0 2159 Instruction de la mère Aucune 20,4 1052 8,0 12,1 283 18,6 1335 Primaire 21,5 1085 8,3 12,6 357 19,3 1442 Secondaire et plus 28,2 340 27,4 29,3 150 28,5 490 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 17,9 606 3,3 5,3 142 15,5 748 Second 18,6 557 3,1 5,2 152 15,7 709 Moyen 25,2 535 4,8 9,2 153 21,6 688 Quatrième 25,6 429 18,3 21,4 186 24,3 615 Le plus riche 25,0 351 27,3 34,4 156 27,9 507 Ethnie du chef de mén. Haoussa 32,8 123 (23,9) (38,5) 32 33,9 154 Sara 22,6 152 (18,2) (18,2) 47 21,5 199 Mboum 15,3 160 * * 32 13,7 192 Gbaya 21,4 721 6,3 13,4 194 19,7 915 Mandja 19,5 202 16,3 17,3 64 19,0 266 Banda 20,3 504 7,4 9,8 216 17,1 720 Ngbaka-Bantou 24,9 215 11,3 11,8 56 22,2 271 Yakoma-Sango 21,0 158 (15,4) (15,2) 56 19,5 214 Zandé/Nzakara 32,0 63 9,9 (18,1) 33 27,2 96 Autres ethnies locales 12,3 94 (17,3) 22,8 24 14,5 117 Ethnies non centrafric. 40,4 70 * * 30 43,9 100 Manquant * 16 * * 6 * 21 Total 22,0 2477 11,8 15,6 790 20,4 3267 [1] Indicateur MICS 2.15 ; [2] Indicateur MICS 2.13 *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés; ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés M I C S | N U T R I T I O N 8786 M I C S | N U T R I T I O N Comme l’illustre le graphique NU.3, la proportion d’enfants recevant les repas avec la fréquence minimum augmente avec le niveau d’instruction de la mère et du niveau de bien-être économique des ménages. Graphique NU.3: Fréquence des repas selon le niveau d’instruction de la mère et le quintile de bien-être économique, RCA 2010 5 .2 .8 Allaitement au biberon La pratique continue de l’alimentation au biberon constitue une préoccupation en raison de la possibilité de contamination due à une eau insalubre et au manque d’hygiène dans la préparation. Le tableau NU.8 montre que l’allaitement au biberon est peu répandu en RCA en général : 5% des enfants de 0-23 mois étaient allaités au biberon la veille de l’enquête. Toutefois, quelques disparités méritent d’être mentionnées : l’allaitement au biberon semble plus fréquent en milieu urbain (7%) que rural (3%), à partir du sixième mois (3% chez les 0-5 mois, 6% chez les 6-11 mois) et dans 3 préfectures (Ombella-Mpoko, 19% ; Kémo, 14% et Haute Kotto, 23%). Cette pratique augmente avec le niveau d’instruction de la mère (2% chez les enfants de mères sans niveau d’instruction contre 10% chez les enfants de mère du niveau secondaire et plus) et le niveau du bien-être économique de la famille (3% chez les plus pauvres contre 9% chez les plus riches). Enfin, les enfants issus d’ethnies suivantes ont, plus que les autres été nourris avec un biberon: Mandja (9%), Ngbaka Bantou (9%), Yakoma-Sango (7%) et les ethnies non centrafricaines (9%). Tableau NU .8: Allaitement au biberon Pourcentage d’enfants âgés de 0-23 mois qui ont été allaités avec un biberon la veille, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage d’enfants âgés de 0-23 mois ayant reçu le biberon [1] Nombre d’enfants âgés de 0-23 mois Sexe Masculin 3,9 2285 Féminin 5,2 2197 Age 0-5 mois 3 1215 6-11 mois 6,1 1162 12-23 mois 4,6 2105 Préfecture Ombella Mpoko 19 498 Lobaye 1 365 Mambéré-Kadéï 0,9 405 Tableau NU .8: Allaitement au biberon (suite) Caractéristiques Pourcentage d’enfants âgés de 0-23 mois ayant reçu le biberon [1] Nombre d’enfants âgés de 0-23 mois Nana Mambéré 1,4 228 Sangha-Mbaéré 1,1 124 Ouham Pende 1 538 Ouham 0,5 374 Kémo 14 164 Nana-Grébizi 4,6 112 Ouaka 0,6 269 Haute-Kotto 22,5 96 Bamingui-Bangoran 5,4 24 Basse Kotto 0 372 Mbomou 1,2 177 Haut Mbomou 0 52 Bangui 5,2 664 Milieu de résidence Urbain 7,3 1533 Rural 3,2 2948 Instruction de la mère Aucune 2,4 1844 Primaire 4,8 1984 Secondaire et plus 10 654 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 2,9 1011 Second 2,6 978 Moyen 3,9 953 Quatrième 5,7 833 Le plus riche 9,2 707 Ethnie du chef de ménage Haoussa 3,9 207 Sara 1,9 287 Mboum 0,5 267 Gbaya 2,8 1270 Mandja 9 366 Banda 4,7 1006 Ngbaka-Bantou 8,9 369 Yakoma-Sango 6,6 272 Zandé/Nzakara 2,1 125 Autres ethnies locales 4,5 158 Ethnies non centrafricaines 9,3 128 Manquant (4,4) 27 Total 4,6 4482 [1] Indicateur MICS 2.11; ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés M I C S | N U T R I T I O N 8988 M I C S | N U T R I T I O N 5 .3 L’IODATION DU SEL La carence en iode (CI) est la première cause mondiale d’arriération mentale évitable et de développement psychomoteur avec facultés affaiblies chez les jeunes enfants. Dans sa forme la plus extrême, la carence en iode provoque le crétinisme. Elle augmente également les risques de mortinatalité et de fausses couches chez les femmes enceintes. La carence en iode est le plus souvent et visiblement associée au goitre. La CI fait le plus grand nombre de victimes et se traduit par l’affaiblissement de la croissance et du développement mental, ce qui contribue à son tour aux mauvais résultats scolaires, à la diminution des capacités intellectuelles et au fléchissement du rendement au travail. L’objectif international est de parvenir à l’élimination durable de la carence en iode à l’horizon 2015. L’indicateur est le pourcentage de ménages consommant du sel suffisamment iodé (> 15 parties par million, ppm). Dans environ 76% des ménages, le sel de cuisine a été analysé pour déterminer la teneur en iode à l’aide de kits de testeur d’iode pour déceler la présence de l’iodate de potassium. Le tableau NU.9 montre que dans près d’un ménage sur 5 (21%), il n’y avait pas de sel disponible. Pour 65% des ménages, le sel était adéquatement iodé et contenait 15 parts par million (ppm) ou plus d’iode. Au total, 69% des ménages urbains utilisaient du sel suffisamment iodé par rapport à 62% des ménages ruraux. L’utilisation de sel iodé est plus faible dans les préfectures du Mbomou (51%), du Haut-Mbomou (53%), et dans les préfectures considérées être les portes d’entrée du sel non iodé des pays voisins (Tchad et Soudan du Sud) à savoir le Bamingui-Bangoran (40%), la Nana-Grébizi (55%), et l’Ouham (53%). Le taux d’utilisation du sel iodé est plus élevée à Bangui (71%) et dans l‘ouest du pays (graphique NU.4). Graphique NU.4: Carte préfectorale de la consommation du sel adéquatement iodé, RCA 2010 De façon prévisible, la différence entre les ménages les plus riches et les plus pauvres en terme de consommation de sel iodé est très importante démontrant le rôle de la pauvreté dans l’accessibilité au sel iodé (Graphique NU.5). Graphique NU.5: Taux de consommation du sel iodé selon le niveau du bien-être économique, RCA 2010 Tableau NU .9: Consommation de sel iodé Répartition en pourcentage des ménages selon la consommation de sel iodé, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage des ménages ayant du sel Nombre de ménages Pourcentage des ménages ayant le résultat de l’analyse du sel Total Nombre de ménages dans lesquels le sel a été analysé ou n’ayant pas de sel Pas de sel Non iodé 0 PPM >0 et <15 PPM 15+ PPM [1] Préfecture Ombella Mpoko 78,8 1222 19,3 0,8 12,1 67,8 100 1193 Lobaye 79,8 787 18,9 1,3 12,6 67,2 100 774 Mambéré-Kadéï 81,6 1108 17,9 2,1 6,2 73,7 100 1102 Nana Mambéré 78,9 714 18,9 1,3 3,4 76,5 100 695 Sangha-Mbaéré 81,9 306 17,2 2,2 9,2 71,4 100 303 Ouham Pende 72,6 1446 25,4 2,2 12,9 59,4 100 1408 Ouham 61,2 998 38,0 1,5b 7,9 52,7 100 984 Kémo 72,2 364 26,2 1,9 12,3 59,6 100 357 Nana-Grébizi 71,3 288 27,8 3,2 13,5 55,4 100 285 Ouaka 77,1 757 21,7 1,3 13,1 63,9 100 746 Haute-Kotto 80,2 225 18,2 1,9 8,9 70,9 100 221 Bamingui-Bangoran 61,9 66 35,9 4,6 19,2 40,3 100 64 Basse Kotto 74,0 923 21,8 3,0 16,3 58,9 100 874 Mbomou 73,1 512 23,5 2,5 22,8 51,2 100 489 Haut Mbomou 67,3 154 29,0 2,3 15,4 53,3 100 146 Bangui 83,5 1837 9,6 1,0 18,0 71,3 100 1696 Milieu de résidence Urbain 81,3 4094 14,8 1,4 14,6 69,3 100 3905 Rural 73,6 7662 24,6 2,1 11,4 62,0 100 7476 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 65,3 2914 33,2 2,0 9,1 55,8 100 2849 Second 75,3 2619 22,6 2,3 12,7 62,4 100 2547 Moyen 77,7 2342 20,6 1,9 12,3 65,2 100 2291 Quatrième 82,2 2051 14,3 1,4 14,3 70,1 100 1966 Le plus riche 86,8 1830 8,1 1,3 16,0 74,7 100 1729 Total 76,3 11756 21,2 1,8 12,5 64,5 100 11381 [1] Indicateur MICS 2.16 M I C S | N U T R I T I O N 9190 M I C S | N U T R I T I O N 5 .4 SUPPLÉMENTATION DES ENFANTS EN VITAMINE A La vitamine A est essentielle pour la santé oculaire et le bon fonctionnement du système immunitaire. Elle se trouve dans les aliments comme le lait, le foie, les œufs, les fruits rouges et l’orange, l’huile de palme rouge et les légumes verts, bien que la quantité de vitamine A mise à la disposition de l’organisme à partir de ces sources varie largement. Dans les régions du monde en développement, où la vitamine A est consommée sous forme de fruits et légumes, la consommation quotidienne par habitant est souvent insuffisante pour répondre aux besoins corporels. L’insuffisance de consommation est davantage aggravée par l’accroissement des besoins en vitamine A pour la croissance des enfants ou durant les périodes de maladie, ainsi que par l’augmentation des pertes découlant des infections courantes des enfants. Par conséquent, l’avitaminose A est très répandue dans le monde en développement et en particulier dans les pays ayant le fardeau le plus lourd d’enfants âgés de moins de cinq ans. Le Sommet Mondial pour les Enfants de 1990 s’est fixé l’objectif de l’élimination virtuelle de l’avitaminose A et ses conséquences, y compris la cécité, en l’an 2000. Cet objectif a également été entériné lors de la Conférence d’orientation sur la faim insoupçonnée en 1991, la Conférence internationale de 1992 sur la nutrition, et la Session Spéciale de l’Assemblée Générale de l’ONU de 2002 consacrée aux enfants. Le rôle crucial de la vitamine A pour la santé des enfants et la fonction immunitaire fait également du contrôle de la carence en vitamine A, un élément principal des efforts de survie de l’enfant, et s’avère donc essentiel à la réalisation du quatrième Objectif du Millénaire pour le Développement, à savoir une réduction de deux tiers de la mortalité des enfants de moins cinq ans à l’horizon 2015. Pour les pays confrontés à des problèmes de carence en vitamine A, les recommandations internationales actuelles appellent à la supplémentation en fortes doses de la vitamine A des enfants tous les quatre à six mois, avec comme cibles tous les enfants âgés de 6 à 59 mois vivant dans les zones touchées. Fournir aux jeunes enfants deux capsules de vitamine A à dose élevée par an est une stratégie sûre, économique et efficace pour éliminer l’avitaminose A et améliorer la survie des enfants. Donner de la vitamine A aux nouvelles mères qui allaitent aide à protéger leurs enfants durant les premiers mois de vie et contribue à reconstituer les réserves de la mère en vitamine A, qui sont épuisées au cours de la grossesse et la lactation. Pour les pays ayant des programmes de Supplémentation en vitamine A, la définition de l’indicateur est le pourcentage des enfants âgés de 6-59 mois ayant reçu au moins un supplément de vitamine A à dose élevée au cours des six derniers mois. Sur la base des directives de l’UNICEF et de l’OMS, le Ministère de la Santé Publique, de la Population et de la Lutte contre le SIDA de la RCA recommande que les enfants âgés de 6-11 mois reçoivent des capsules de vitamine A à dose élevée, et les enfants âgés de 12-59 mois reçoivent une capsule de vitamine A tous les 6 mois. Dans certaines parties du pays, les capsules de vitamine A sont liées aux services de vaccination et sont données lorsque l’enfant est en contact avec ces services après l’âge de six mois. Il est également recommandé que les mères prennent un supplément de vitamine A dans les huit semaines suivant l’accouchement en raison de l’augmentation des besoins en vitamine A durant la grossesse et la lactation. Au cours des six mois précédant l’enquête, 78% des enfants âgés de 6-59 mois ont reçu un supplément de vitamine A, sans différence entre les sexes (tableau NU.10). La couverture de la supplémentation en vitamine A est plus faible dans les préfectures de l’Ouham (61%), de l’Ouham-Péndé (63%), de la Ouaka (73%), de la Basse Kotto (74%) et du Haut Mbomou (73%) que dans les autres préfectures et enfin, les enfants des zones urbaines ont reçu plus souvent de la vitamine A (86%) que ceux des zones rurales (74%). Tableau NU .10: Supplémentation des enfants en vitamine A Répartition en pourcentage des enfants âgés de 6-59 mois selon la réception d’une forte dose de supplément de vitamine A au cours des 6 derniers mois, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage de ceux ayant reçu de la Vitamine A selon: Pourcentage d’enfants ayant reçu de la Vitamine A au cours des 6 derniers mois [1] Nombre d’enfants âgés de 6-59 mois Livret/carte de santé/ carte de vaccination de l’enfant déclaration de la mère Sexe Masculin 0,6 76,9 77,0 4581 Féminin 0,5 79,0 79,1 4679 Préfecture Ombella Mpoko 0,5 83,9 83,9 1000 Lobaye 0,7 81,6 81,7 767 Mambéré-Kadéï 0,2 82,4 82,4 889 Nana Mambéré 0,2 90,1 90,1 462 Sangha-Mbaéré 0,4 80,0 80,0 277 Ouham Pende 0,3 62,8 62,8 1161 Ouham 0,0 61,2 61,2 798 Kémo 0,3 84,1 84,1 326 Nana-Grébizi 4,4 81,1 81,3 221 Ouaka 0,6 72,7 73,0 501 Haute-Kotto 0,2 88,1 88,1 174 Bamingui-Bangoran 0,3 68,8 68,8 43 Basse Kotto 0,1 74,2 74,2 669 Mbomou 0,2 80,4 80,4 358 Haut Mbomou 0,7 73,4 73,4 87 Bangui 1,1 86,5 86,5 1483 Milieu de résidence Urbain 0,7 85,9 85,9 3260 Rural 0,5 73,7 73,7 5999 Âge 6-11 mois 2,2 63,2 63,3 1162 12-23 mois 0,8 77,7 77,8 2105 24-35 mois 0,3 81,8 81,8 2172 36-47 mois 0,1 80,4 80,4 2097 48_59 mois 0,0 80,7 80,7 1723 Instruction de la mère Aucune 0,3 73,2 73,2 3868 Primaire 0,5 79,8 79,8 3939 Secondaire et plus 1,2 85,9 85,9 1452 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 0,5 67,4 67,4 1981 Second 0,5 76,0 76,1 2021 Moyen 0,4 77,9 77,9 1946 Quatrième 0,4 86,0 86,0 1790 Le plus riche 1,0 85,2 85,2 1520 M I C S | N U T R I T I O N 9392 M I C S | N U T R I T I O N Tableau NU .10: Supplémentation des enfants en vitamine A (suite) Caractéristiques Pourcentage de ceux ayant reçu de la Vitamine A selon: Pourcentage d’enfants ayant reçu de la Vitamine A au cours des 6 derniers mois [1] Nombre d’enfants âgés de 6-59 mois Livret/carte de santé/ carte de vaccination de l’enfant déclaration de la mère Ethnie du chef de ménage Haoussa 0,5 77,5 77,5 424 Sara 0,0 57,7 57,7 625 Mboum 0,9 75,0 75,0 595 Gbaya 0,2 77,8 77,8 2682 Mandja 1,8 83,4 83,5 765 Banda 0,4 79,1 79,2 1935 Ngbaka-Bantou 0,6 83,7 83,7 775 Yakoma-Sango 0,5 84,9 84,9 578 Zandé/Nzakara 1,3 81,0 81,0 235 Autres ethnies locales 1,3 77,9 77,9 339 Ethnies non centrafricaines 0,0 79,7 79,7 252 Manquant 0,0 69,4 69,4 56 Total 0,6 78,0 78,0 9259 [1] Indicateur MICS 2.17 La distribution par âge de la supplémentation en vitamine A révèle que le taux de la supplémentation au cours des six derniers mois croît régulièrement de 63% chez les enfants âgés de 6-11 mois à 88% chez les enfants de 24-35 mois, puis se stabilise autour de 80% parmi les enfants les plus âgés (36-59 mois). Le pourcentage d’enfants recevant un supplément au cours des six derniers mois augmente avec le niveau d’instruction de la mère en passant de 73% chez les enfants dont les mères n’ont aucune instruction à 80% de ceux dont les mères ont le niveau de scolarité primaire et à 86% chez les enfants des mères ayant un niveau d’instruction secondaire ou supérieur. La même tendance s’observe avec le niveau du bien-être économique des ménages. Le taux de supplémentation en vitamine A augmente au fur et à mesure qu’augmente le niveau économique du ménage, passant de 67% dans les ménages les plus pauvres à 86% dans les ménages du quatrième quintile pour se stabiliser à 85% dans les ménages les plus riches. Le taux est variable selon l’ethnie du chef de ménage. Le plus faible taux de supplémentation en vitamine A étant observé chez les Sara et les plus élevés, au-delà de 80% chez les Yakoma-Sango, les Ngbaka-Bantou, les Mandja et les Zandé-Nzakara. 5 .5 INSUFFISANCE PONDÉRALE À LA NAISSANCE Le poids à la naissance est un bon indicateur non seulement de la santé et de l’état nutritionnel de la mère, mais aussi des chances de survie, de croissance, de santé à long terme et de développement psychosocial du nouveau-né. L’insuffisance pondérale à la naissance (moins de 2500 grammes) comporte un large éventail de risques sanitaires graves pour les enfants. Les bébés qui étaient sous-alimentés dans le ventre de leur mère courent un très grand risque de mourir pendant leurs premiers mois et années. Ceux qui survivent connaissent un affaiblissement de leurs fonctions immunitaires et courent un risque accru de maladies; ils sont susceptibles de rester sous-alimentés, avec une réduction de la force musculaire, tout au long de leur vie et souffrent d’une incidence plus élevée du diabète et de maladies cardiaques au fil du temps (tard dans la vie). Les enfants nés avec une insuffisance pondérale ont tendance à avoir un Quotient Intellectuel plus faible et des troubles cognitifs, influant sur leur performance à l’école et leurs possibilités d’emploi en tant qu’adultes. Dans les pays en développement, le faible poids à la naissance découle principalement de la mauvaise santé et nutrition de la mère. Trois facteurs ont plus d’impact: le mauvais état nutritionnel de la mère avant la conception, sa petite taille (principalement due à une sous-nutrition et à des infections au cours de son enfance) et la mauvaise nutrition pendant la grossesse. Un gain de poids insuffisant durant la grossesse est particulièrement important car il est responsable d’une grande proportion de retard de croissance fœtale. En outre, les maladies comme la diarrhée et le paludisme, qui sont courantes dans de nombreux pays en développement, peuvent considérablement nuire à la croissance du fœtus si la mère est infectée pendant la grossesse. Dans le monde industrialisé, le tabagisme pendant la grossesse est la principale cause du faible poids de naissance. Dans les pays développés et en développement, les adolescentes qui accouchent quand leur corps n’a pas encore fini de croître courent le risque de porter des bébés dont le poids est inférieur à la norme. L’un des défis majeurs dans la mesure de l’incidence du faible poids de naissance est le fait que plus de la moitié des nourrissons dans le monde en développement ne sont pas pesés. Dans le passé, la plupart des estimations du faible poids de naissance pour les pays en développement étaient fondées sur des données compilées à partir des structures de santé. Cependant, ces estimations sont biaisées pour la plupart des pays en développement parce que la majorité des accouchements des nouveau-nés ne se font pas dans les établissements sanitaires, et ceux qui s’y font ne représentent qu’un échantillon sélectionné de toutes les naissances. Parce que de nombreux nourrissons ne sont pas pesés à la naissance et ceux qui sont pesés peuvent être un échantillon biaisé de toutes les naissances, les poids déclarés à la naissance ne peuvent généralement pas être utilisés pour estimer la prévalence du faible poids de naissance chez tous les enfants. Par conséquent, le pourcentage des naissances pesant moins de 2500 grammes est estimé à partir de deux éléments dans le questionnaire: l’évaluation de la taille de l’enfant à la naissance par la mère (c’est-à-dire, très petit, plus petit que la moyenne, moyenne, supérieure à la moyenne, très grande) et le rappel par la mère du poids de l’enfant ou le poids tel qu’enregistré sur une carte de santé si l’enfant a été pesé à la naissance5. Dans l’ensemble, 61% des naissances ont été pesées à la naissance et environ 14% des nourrissons sont estimés peser moins de 2500 grammes à la naissance (Tableau NU.11). Il existe une variation significative par préfecture (graphique NU.6). L’insuffisance pondérale semble plus importante dans les préfectures du sud-ouest du pays (Lobaye : 16% ; Nana Mambéré : 16% ; Sangha Mbaéré : 16% ; Mambéré-Kadéï : 15%) que dans celles du Centre-Est (12% et moins dans les préfectures de Bamingui- Bangoran, Basse Kotto, Nana Grébizi et Kémo). Le pourcentage de faible poids à la naissance ne varie pas selon la zone de résidence, ou le quintile de bien-être économique et varie peu selon le niveau d’instruction de la mère. Cependant, la majorité des enfants de mères avec le niveau secondaire ou plus (94%) ou de ménages les plus riches (93%) ont été pesés à la naissance contre moins de la moitié de ceux dont la mère n’a pas d’instruction et un tiers (35%) de ceux issus de ménages les plus pauvres. Il existe des différences plus importantes dans le pourcentage de faibles poids à la naissance en fonction de l’ethnie du chef de ménage : les plus faibles taux sont rencontrés dans les autres ethnies locales (10%) et chez les Zandé/Nzakara (12%), par contre les fortes prévalences s’observent chez les Haoussa (16%) et les Mboum (16%). 5 Pour une description détaillée de la méthodologie, voir Boerma, Weinstein, Rutstein et Sommerfelt, 1996. M I C S | N U T R I T I O N 9594 M I C S | N U T R I T I O N Graphique NU.6: Taux d’insuffisance pondérale à la naissance par préfecture, RCA 2010 Tableau NU .11: Bébés ayant une insuffisance pondérale à la naissance Pourcentage d’enfants derniers-nés au cours des 2 années précédant l’enquête qu’on estime avoir pesé moins de 2500 grammes à la naissance et pourcentage de naissances d’enfants vivants et pesés à la naissance, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage des naissances d’enfants vivants: Nombre de naissances d’enfants vivants au cours des 2 dernières années avec poids inférieur à 2500 grammes [1] pesés à la naissance [2] Préfecture Ombella Mpoko 14,3 68,0 449 Lobaye 15,8 72,0 356 Mambéré-Kadéï 15,3 58,3 403 Nana Mambéré 15,6 57,5 227 Sangha-Mbaéré 15,6 77,6 115 Ouham Pende 14,9 49,1 527 Ouham 9,2 36,1 370 Kémo 12,4 55,8 153 Nana-Grébizi 11,5 67,9 106 Ouaka 15,8 43,3 242 Haute-Kotto 12,4 71,1 91 Bamingui-Bangoran 9,7 72,6 22 Basse Kotto 11,9 22,9 365 Mbomou 13,8 61,8 168 Haut Mbomou 15,2 79,2 50 Bangui 12,9 94,2 699 Milieu de résidence Urbain 14,0 86,9 1527 Rural 13,5 46,8 2835 Tableau NU .11: Bébés ayant une insuffisance pondérale à la naissance (suite) Caractéristiques Pourcentage des naissances d’enfants vivants: Nombre de naissances d’enfants vivants au cours des 2 dernières années avec poids inférieur à 2500 grammes [1] pesés à la naissance [2] Instruction de la femme Aucune 14,1 42,7 1788 Primaire 13,7 66,3 1917 Secondaire et plus 12,5 94,1 657 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 14,3 35,3 965 Second 14,0 46,4 937 Moyen 13,0 60,8 917 Quatrième 13,4 78,9 826 Le plus riche 13,7 93,4 716 Ethnie du chef de ménage Haoussa 16,4 70,3 209 Sara 12,9 45,5 290 Mboum 16,2 53,7 253 Gbaya 13,5 58,0 1245 Mandja 12,6 71,3 338 Banda 13,6 52,3 966 Ngbaka-Bantou 15,6 78,8 359 Yakoma-Sango 13,0 62,6 260 Zande/Nzakara 12,0 82,0 118 Autres ethnies locales 10,2 65,6 175 Ethnies non centrafricaines 13,8 78,4 122 Manquant (14,9) (65,5) 26 Total 13,7 60,8 4362 [1] Indicateur MICS2.18 ; [2] Indicateur MICS 2.19 *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés; ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés CONCLUSION Les données de l’enquête montrent que le statut nutritionnel des enfants centrafricains ne cesse de se dégrader, confirmant le mauvais état de santé des enfants d’une manière générale, conformément au modèle d’analyse causale de la mortalité infantile publié par l’OMS en 2006 où la malnutrition est identifiée comme la cause sous-jacente des autres causes de mortalité infantile. Vu le rôle combien important que joue la malnutrition dans la mortalité des enfants de moins de cinq ans, l’amélioration du statut nutritionnel de la population en général, des enfants et des femmes en particulier, doit être un axe majeur des stratégies de réduction de la pauvreté et de la mortalité infanto-juvénile. M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 9796 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T VI . SANTÉ DE L’ENFANT La République Centrafricaine s’est résolument engagée à garantir les droits des enfants à accéder aux services essentiels de base. Cet engagement s’est manifesté à travers l’adoption de la déclaration du Sommet Mondial pour l’Enfant (SME, 1990) ; la ratification de la Convention relative aux Droits de l’Enfant (CDE ; 1992) ; l’adoption du Sommet du Millénaire pour le Développement (OMD, 2000) et les recommandations d’un monde digne des enfants lors de la session extraordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies en mai 2002. Au niveau régional, la RCA, à l’instar des États membres de l’Union Africaine, a d’une part, adhéré à la Déclaration d’Abuja qui envisage des mesures concrètes pour affecter au moins 15% du budget annuel à l’amélioration du secteur de la santé, et d’autre part, a adopté en 2006 la Stratégie Africaine pour la Survie et le Développement de l`Enfant (SASDE) qui recommande la mise en œuvre de paquets de services intégrés à haut impact sur la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile. Afin de matérialiser ses engagements internationaux et régionaux, le Gouvernement a successivement adopté et mis en œuvre le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) 2006-2015 et le Document de la Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) 2008-2010 et 2011 -2015. La politique et les stratégies sectorielles de santé en RCA visant l’amélioration de la survie et le développement de l’enfant reposent sur les Soins de Santé Primaires (SSP). À l’instar de l’Enquête MICS 2 dont les résultats ont permis d’évaluer les objectifs du SME de 1990, de MICS 3 qui a donné l’occasion d’apprécier les progrès en matière de santé réalisés par le pays de 2000 à 2006, la MICS 4 offre l’opportunité à la RCA de disposer des données permettant de mesurer le reste du chemin à parcourir d’ici l’échéance 2015. 6 .1 COUVERTURE VACCINALE CHEZ LES ENFANTS ET LES FEMMES ENCEINTES Le Programme Elargi de Vaccination (PEV) fait partie des programmes prioritaires en matière de santé, retenu par le Gouvernement Centrafricain dans le PNDS pour la période 2006 à 2015 avec comme axe prioritaire la réduction du niveau de la mortalité des enfants de moins de 5 ans. Conformément aux directives de l’OMS et de l’UNICEF, la Politique Nationale a opté pour la prévention des maladies évitables par la vaccination des enfants et des femmes enceintes notamment contre la Tuberculose par l’administration du vaccin BCG de la naissance jusqu’à 15 jours, la Poliomyélite par l’injection des doses du Vaccin Polio Oral (VPO) dont une dose à la naissance et trois autres doses à 6, 10 et 14 semaines, la Diphtérie, la Coqueluche, le Tétanos, l’hépatite B et l’Hæmophilus Influenzae de type b par une administration d’une combinaison de vaccins sous forme PENTAVALENT depuis fin 2008 avec l’appui de GAVI à 6, 10 et 14 semaines, et enfin, la rougeole et la fièvre jaune avec respectivement le Vaccin Anti-Rougeoleux (VAR) et le Vaccin Antiamarile (VAA) à partir de 9 mois. 6 .1 .1 Couverture vaccinale des enfants Au cours de cette enquête, il a été demandé aux mères de présenter les carnets de vaccination pour les enfants de moins de 5 ans. Si l’enfant n’avait pas de carnet, l’enquêteur demandait à la mère de se rappeler si l’enfant avait reçu ou non chacune des vaccinations et pour les vaccins Pentavalent et Polio, combien de fois. 6 .1 .1 .1 Couverture vaccinale avant l’âge de 12 mois Alors que la politique nationale recommande que tous les enfants reçoivent tous leurs vaccins avant de fêter leur premier anniversaire, les résultats de l’enquête montrent qu’au niveau national, moins d’un enfant de 12-23 mois sur dix (9%) a reçu toutes les vaccinations du PEV avant d’atteindre 12 mois (Tableau CH.1). Ce taux extrêmement faible s’explique en grand partie par une déperdition très importante dans les vaccinations multi-doses. En effet, moins de la moitié des enfants qui ont reçu la première dose de Polio (81%), de DTCoq (65%) et d’HepB (52%) avant leur premier anniversaire ont également reçu la troisième (respectivement, 45%, 32% et 25%). De même, seulement la moitié des enfants de 12-23 mois ont été vaccinés contre la rougeole avant leur premier anniversaire et moins de la moitié contre la fièvre jaune (46%). Par ailleurs, il faut noter que le «rattrapage» de vaccination après 12 mois reste également très faible. Pour la rougeole par exemple, seulement 56% d’enfants de 12-23 mois au total ont été vaccinés avant ou après leur premier anniversaire. M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 9998 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T Tableau CH .1: Vaccinations au cours de la première année de vie Pourcentage d’enfants âgés de 12-23 mois vaccinés contre les maladies de l’enfance à un moment quelconque avant l’enquête et avant le premier anniversaire, RCA 2010 Vaccinés à n’importe quel moment avant l’enquête selon: Vaccinés avant 12 moisla carte de vaccination la déclaration de la mère l’une ou l’autre BCG [1] 23,8 50,0 73,9 72,4 Polio Polio 0 21,1 33,0 54,1 53,3 Polio 1 23,2 59,7 82,9 80,5 Polio 2 20,0 50,5 70,6 68,1 Polio 3 [2] 15,4 30,0 45,3 43,6 DTC DTC 1 25,1 39,5 64,6 62,8 DTC 2 21,3 28,3 49,6 47,8 DTC 3 [3] 16,5 15,7 32,1 30,9 Rougeole [4] 13,4 42,4 55,8 49,8 HepB à la naissance 9,3 10,6 20,0 19,2 HepB 1 25,1 28,8 53,9 52,4 HepB 2 21,4 17,5 38,9 37,6 HepB 3 [5] 16,5 8,4 24,9 24,0 Fièvre jaune [6] 16,1 45,5 61,6 46,0 Toutes les vaccinations 10,6 2,4 13,1 8,5 Aucune vaccination ,0 7,1 7,1 7,6 Nombre d’enfants âgés de 12-23 mois 2105 2105 2105 2105 [1] Indicateur MICS 3.1 ; [2] Indicateur MICS 3.2 ; [3] Indicateur MICS 3.3 ; [4] Indicateur MICS 3.4; Indicateur OMD 4.3 ; [5] Indicateur MICS 3.5 ; [6] Indicateur MICS 3.6 6 .1 .1 .2 Disponibilité des carnets de vaccination chez les enfants Selon le tableau CH2, le taux de disponibilité de carnet de vaccination, qui prouve qu’un enfant est effectivement vacciné, n’est que de 30%. La disponibilité des carnets de vaccination est plus faible en milieu rural (27%) qu’en milieu urbain (40%). Au niveau préfectoral, un peu plus d’un enfant sur trois dispose d’un carnet de vaccination dans moins de la moitié des préfectures et de Bangui. Seule la Nana-Grébizi se distingue avec un taux de 50% de possession de carnets de vaccinations, suivie de Bangui avec 48%. Aucune différence n’est enregistrée dans la possession de carnet de vaccination selon le sexe de l’enfant. Cependant, les enfants nés des mères n’ayant aucune instruction ont moins de carnets de vaccination (25%) que ceux des mères du niveau primaire (35%) et du secondaire ou plus (41%). Les enfants des ménages les plus riches et du quatrième quintile disposent plus souvent de carnets de vaccination avec respectivement 48% et 35% que ceux des ménages du deuxième quintile (23%) et les plus pauvres (26%). 6 .1 .1 .3 Taux de couverture vaccinale chez les enfants de 12 à 23 mois Au niveau national, seulement 13% des enfants âgés de 12 à 23 mois ont reçu tous les vaccins (Tableau CH. 2). Les enfants du milieu rural sont trois fois moins complètement vaccinés que ceux du milieu urbain (8% contre 23%). Le taux de couverture vaccinal pour les différents antigènes varie considérablement selon les préfectures. Mais, le pourcentage des enfants complètement vaccinés est particulièrement faible dans les préfectures de la Basse-Kotto (2%), de Mbomou (4%), de Haut-Mbomou (6%), de la Ouaka (6%), de l’Ouham-Péndé (6%) et de l’Ouham (7%). Il est relativement plus élevé dans la Nana-Grébizi (25%) et à Bangui (31%) (graphique CH.1). Graphique CH.1: Carte préfectorale de la couverture vaccinale pour tous les antigènes, RCA 2010 Le taux de couverture vaccinale augmente avec l’amélioration du niveau d’instruction de la mère et du statut du bien-être économique des ménages. En effet, trois enfants sur dix (30%) issus des mères qui ont un niveau d’instruction secondaire et plus sont complètement vaccinés alors qu’ils ne sont qu’un enfant sur dix parmi ceux dont la mère a le niveau primaire (13%) et 8% parmi ceux dont la mère est sans instruction. La disparité vaccinale est extrêmement importante selon le bien-être économique des ménages. En effet, les enfants de ménages les plus riches sont 5 fois plus vaccinés que ceux des ménages les plus pauvres (30% contre 6%). Si des efforts étaient déployés dans l’intensification de la vaccination de routine en 2010, les taux de couverture vaccinale, notamment celui de DTC3, témoin de l’utilisation des services, devrait s’améliorer au regard d’un niveau non-négligeable de couverture en BCG, mais et surtout, celle de DTC1 retenu par l’OMS pour mesurer l’accès au service de vaccination6. L’analyse du tableau CH2 révèle les constats ci-après : • L’accessibilité mesurée par l’antigène BCG, témoin d’un premier contact des enfants de moins d’un an avec les services de vaccination est bon dans sept des 16 des préfectures, notamment, à Bangui (93%), Sangha-Mbaéré (85,5%), Kémo (84%), Ombella-Mpoko (84%), Nana-Grébizi (83%), Mambéré-Kadéï (81%) et Nana-Mambéré (81%). Celui-ci demeure moyen dans 10 autres préfectures avec un taux variant de 50 à moins de 80%. M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 6 Selon l’OMS, un taux de DTC supérieur à 80% indique que l’accessibilité est bonne, l’accessibilité est moyenne si le taux se situe entre 50% et 80% et elle est mauvaise pour un taux inférieur à 50%. M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 101100 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T • L’accès au service de vaccination mesuré par le DTC1 est bon à Bangui (83%). Celui-ci est moyen dans les deux tiers des préfectures avec une variation allant de 53% dans le Haut-Mbomou à 76% dans la Nana-Grébizi. L’analyse des taux de couverture vaccinale par sexe et par antigène ne montre pas de différence entre les garçons et les filles. En considérant le DTC3 qui est l’indicateur traceur utilisé pour mesurer la performance du programme national de vaccination, l’analyse selon le milieu, le niveau d’instruction des mères et le statut du bien-être économique des ménages révèle des disparités très importantes : • Seulement deux enfants sur 10 en milieu rural sont vaccinés avec trois doses requises de DTC (22%) contre 5 enfants sur 10 en milieu urbain (51%) ; • Six enfants sur dix (60%) dont la mère a un niveau d’instruction secondaire et plus ont reçu les 3 doses de DTC alors qu’ils ne sont que trois enfants sur dix des mères du primaire (31%) et seulement environ deux enfants sur dix des mères n’ayant aucune instruction (23%). • Seulement deux enfants sur dix issus des ménages pauvres (21%) bénéficient de trois doses de DTC comparativement à moins de trois enfants sur dix vivants dans les ménages ayant un statut du bien-être économique moyen (28%) et près de six enfants sur dix appartenant aux ménages plus riches (60%). 6 .1 .2 Protection contre le tétanos néonatal L’un des OMD est de réduire de trois-quarts le taux de mortalité maternelle, avec une stratégie visant à éliminer le tétanos maternel. Il s’agit de réduire l’incidence du tétanos néonatal à moins d’un cas de tétanos néonatal pour 1000 naissances vivantes dans chaque district. La prévention du tétanos maternel et néonatal consiste à assurer que toutes les femmes enceintes reçoivent au moins deux doses de vaccin antitétanique. La femme enceinte et son nouveau-né sont considérés comme protégés si les conditions suivantes sont remplies : • La femme enceinte a reçu au moins deux doses de vaccin antitétanique, la dernière au cours des 3 années précédentes; • La femme enceinte a reçu au moins 3 doses, la dernière au cours des 5 années précédentes; • La femme enceinte a reçu au moins 4 doses, la dernière en moins de 10 ans ; • La femme enceinte a reçu au moins 5 doses pendant sa vie. Au niveau national, un peu plus de la moitié des femmes enceintes (53%) a reçu au moins 2 doses de VAT lors de la dernière grossesse et, au total, près de 7 femmes enceintes sur 10 (65%) sont protégées contre le tétanos, ainsi que leurs nouveau-nés, si l’on ajoute également les femmes ayant reçu le nombre suffisant de doses au cours de leur vie (tableau CH3 et graphique CH2). L’analyse selon le milieu de résidence montre que 47% des femmes enceintes ont reçu au moins 2 doses de VAT lors de la dernière grossesse en milieu rural contre 65% en milieu urbain. La proportion totale de femmes enceintes protégées contre le tétanos en milieu urbain est plus élevée qu’en milieu rural (80% contre 58%). Au niveau préfectoral, la proportion de femmes enceintes qui ont bénéficié d’au moins 2 doses de VAT lors de leur dernière grossesse est la plus basse dans la Basse-Kotto (33%) et la plus élevée à Bangui (72%) selon le Tableau CH.3. Dans 7 des 16 préfectures, moins de la moitié des femmes enceintes ont reçu au moins 2 doses de VAT lors de leur dernière grossesse. Il s’agit de la Basse-Kotto (33%), de la Haute-Kotto (46%), de la Mambéré-Kadéï (46%), de l’Ombella-Mpoko (48%), de l’Ouham (48%), de la Ouaka (48%) et du Mbomou (49%). Ta b le au C H .2 : V ac ci n at io n s se lo n d es c ar ac té ri st iq u es d e b as e P o u rc e n ta g e d ’e n fa n ts â g é s d e 1 2 -2 3 m o is a ct u e lle m e n t va cc in é s co n tr e le s m al ad ie s in fa n ti le s, R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e d ’e nf an ts a ya nt re çu : Po ur ce nt ag e av ec c ar te d e va cc in at io n vu e N o m br e d ’e nf an ts âg és d e 12 -2 3 m o is B C G Po lio a la na is sa nc e Po lio 1 Po lio 2 Po lio 3 D P T 1 D P T 2 D P T 3 R o ug eo le H ep B à la na is sa nc e H ep B 1 H ep B 2 H ep B 3 Fi èv re ja un e A uc un e To us Se xe M as cu lin 72 ,0 52 ,8 82 ,9 69 ,9 4 4, 9 65 ,0 47 ,5 33 ,1 55 ,5 18 ,7 52 ,2 36 ,0 25 ,4 60 ,9 7, 6 13 ,6 30 ,8 10 68 Fé m in in 75 ,8 55 ,4 82 ,8 71 ,2 45 ,8 6 4, 2 51 ,7 31 ,1 56 ,0 21 ,3 55 ,7 42 ,0 24 ,5 62 ,4 6, 6 12 ,6 32 ,1 10 37 Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 83 ,6 66 ,5 8 4, 3 73 ,8 50 ,6 69 ,1 46 ,4 30 ,7 63 ,5 11 ,9 51 ,6 33 ,1 23 ,3 6 4, 7 4, 1 14 ,3 30 ,8 22 1 Lo ba ye 76 ,8 56 ,6 86 ,4 72 ,6 45 ,7 67 ,5 47 ,8 26 ,0 61 ,1 13 ,4 60 ,9 4 4, 4 24 ,2 57 ,8 5, 5 13 ,5 32 ,4 18 5 M am bé ré -K ad éï 81 ,2 39 ,8 89 ,0 81 ,4 49 ,4 58 ,2 48 ,5 27 ,0 55 ,8 4, 8 61 ,8 51 ,9 26 ,6 73 ,5 4, 5 13 ,7 18 ,9 15 9 N an a M am bé ré 80 ,5 57 ,6 85 ,5 67 ,7 30 ,6 48 ,1 34 ,3 18 ,6 61 ,5 3, 1 46 ,3 32 ,9 18 ,6 69 ,2 6, 6 11 ,9 36 ,9 10 0 Sa ng ha -M ba ér é 85 ,5 58 ,7 83 ,8 71 ,9 48 ,6 70 ,5 57 ,9 36 ,6 69 ,2 13 ,8 66 ,1 48 ,4 29 ,7 80 ,0 3, 6 12 ,3 26 ,9 63 O uh am P en de 55 ,8 34 ,4 76 ,0 63 ,3 47 ,7 61 ,1 4 4, 2 24 ,8 38 ,9 7, 7 45 ,2 33 ,7 22 ,1 53 ,0 13 ,8 6, 2 34 ,6 25 8 O uh am 54 ,2 49 ,0 8 4, 8 6 4, 5 37 ,7 54 ,9 38 ,3 18 ,8 4 4, 8 15 ,9 43 ,1 28 ,3 15 ,4 42 ,8 10 ,1 7, 0 27 ,5 18 6 Ké m o 8 4, 1 51 ,3 87 ,1 75 ,6 47 ,5 6 4, 0 43 ,5 27 ,0 62 ,3 11 ,3 55 ,4 36 ,2 17 ,6 61 ,7 4, 0 10 ,5 19 ,4 78 N an a- G ré bi zi 82 ,9 72 ,4 82 ,5 73 ,9 51 ,6 75 ,8 69 ,1 52 ,1 67 ,4 45 ,9 70 ,6 60 ,1 46 ,3 70 ,2 7, 6 24 ,9 50 ,2 52 O ua ka 71 ,6 54 ,1 83 ,3 70 ,4 4 4, 5 73 ,6 52 ,3 35 ,9 47 ,5 28 ,5 58 ,8 36 ,2 19 ,1 52 ,2 6, 2 6, 2 32 ,7 13 8 H au te -K o tt o 76 ,9 52 ,3 87 ,3 76 ,0 47 ,0 61 ,5 39 ,6 27 ,1 63 ,5 19 ,8 56 ,7 38 ,5 24 ,7 66 ,3 4, 3 12 ,5 18 ,7 39 B am in gu i- B an go ra n 74 ,3 58 ,3 81 ,5 6 4, 9 36 ,5 73 ,3 54 ,5 29 ,8 61 ,9 23 ,4 52 ,7 37 ,7 15 ,9 58 ,5 9, 0 8 ,4 19 ,2 9 B as se K o tt o 53 ,8 28 ,0 68 ,5 57 ,5 29 ,9 43 ,8 30 ,9 13 ,9 45 ,5 13 ,5 32 ,2 15 ,9 8 ,7 71 ,4 9, 7 2, 1 20 ,9 16 1 M bo m o u 6 4, 5 51 ,6 77 ,3 59 ,5 32 ,3 59 ,3 42 ,0 23 ,7 4 4, 8 16 ,3 47 ,0 27 ,2 13 ,6 43 ,6 9, 4 3, 6 17 ,3 96 H au t M bo m o u 62 ,5 58 ,8 76 ,4 61 ,2 19 ,1 52 ,9 45 ,6 24 ,0 49 ,2 23 ,2 35 ,0 15 ,6 7, 7 46 ,6 17 ,5 6, 4 14 ,2 24 B an gu i 92 ,9 78 ,7 8 8 ,3 80 ,3 57 ,8 82 ,7 76 ,7 6 4, 6 70 ,6 53 ,1 69 ,6 59 ,0 47 ,8 71 ,1 4, 0 31 ,4 47 ,8 33 0 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 89 ,3 73 ,0 87 ,9 78 ,3 54 ,7 78 ,3 66 ,4 51 ,0 66 ,8 35 ,7 65 ,1 51 ,7 38 ,3 69 ,2 3, 9 22 ,7 40 ,3 72 5 R ur al 65 ,8 4 4, 2 80 ,2 66 ,5 40 ,4 57 ,5 40 ,8 22 ,2 50 ,0 11 ,7 48 ,0 32 ,2 17 ,9 57 ,6 8 ,8 8 ,0 26 ,8 13 80 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 103102 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T Ta b le au C H .2 : V ac ci n at io n s se lo n d es c ar ac té ri st iq u es d e b as e (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e d ’e nf an ts a ya nt re çu : Po ur ce nt ag e av ec c ar te d e va cc in at io n vu e N o m br e d ’e nf an ts âg és d e 12 -2 3 m o is B C G Po lio a la na is sa nc e Po lio 1 Po lio 2 Po lio 3 D P T 1 D P T 2 D P T 3 R o ug eo le H ep B à la na is sa nc e H ep B 1 H ep B 2 H ep B 3 Fi èv re ja un e A uc un e To us In st ru ct io n de la m èr e A uc un e 65 ,0 43 ,8 78 ,3 63 ,4 38 ,9 56 ,4 40 ,3 23 ,1 48 ,0 13 ,9 45 ,1 30 ,4 17 ,8 55 ,8 10 ,5 7, 8 24 ,9 87 4 Pr im ai re 76 ,1 56 ,8 8 4, 6 73 ,3 47 ,5 65 ,8 50 ,4 31 ,4 57 ,9 18 ,9 56 ,8 40 ,7 24 ,8 62 ,4 5, 2 12 ,6 34 ,6 92 8 Se co nd ai re e t pl us 92 ,8 75 ,7 91 ,0 82 ,8 57 ,4 8 4, 5 73 ,4 60 ,2 71 ,6 40 ,4 70 ,1 57 ,8 45 ,6 76 ,1 3, 1 29 ,7 40 ,9 30 2 To ta l 73 ,9 54 ,1 82 ,9 70 ,6 45 ,3 6 4, 6 49 ,6 32 ,1 55 ,8 20 ,0 53 ,9 38 ,9 24 ,9 61 ,6 7, 1 13 ,1 31 ,5 21 0 5 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc o no m iq ue Le p lu s pa uv re 57 ,7 35 ,8 73 ,1 55 ,3 32 ,0 51 ,9 36 ,4 17 ,8 41 ,6 11 ,9 43 ,1 27 ,0 15 ,4 49 ,4 15 ,6 5, 7 26 ,0 49 8 Se co nd 6 4, 3 45 ,1 79 ,6 69 ,6 45 ,5 56 ,2 37 ,4 21 ,0 48 ,7 11 ,0 45 ,3 28 ,5 15 ,2 55 ,8 6, 7 6, 7 23 ,3 45 7 M o ye n 78 ,5 56 ,0 87 ,7 74 ,5 42 ,1 67 ,2 50 ,0 28 ,0 59 ,6 15 ,6 56 ,5 40 ,4 20 ,3 66 ,9 3, 2 9, 7 30 ,9 43 2 Q ua tr iè m e 8 4, 0 6 4, 8 86 ,4 75 ,7 52 ,2 71 ,3 59 ,4 45 ,2 63 ,0 22 ,0 58 ,2 47 ,1 33 ,6 66 ,2 4, 6 19 ,6 35 ,2 39 5 Le p lu s ric he 93 ,9 79 ,5 91 ,9 8 4, 0 61 ,7 8 4, 7 74 ,7 59 ,6 73 ,8 48 ,7 74 ,5 60 ,5 49 ,4 76 ,0 3, 0 30 ,3 47 ,7 32 2 Et hn ie d u ch ef d e m én ag e H ao us sa 78 ,0 63 ,3 89 ,7 73 ,7 46 ,5 67 ,9 51 ,0 29 ,4 67 ,3 10 ,1 66 ,6 4 4, 8 30 ,5 70 ,6 5, 4 16 ,2 31 ,3 99 Sa ra 48 ,0 30 ,6 78 ,6 60 ,4 42 ,5 57 ,1 37 ,6 21 ,9 33 ,9 8 ,4 51 ,7 36 ,1 20 ,6 69 ,7 7, 3 5, 3 35 ,3 13 6 M bo um 57 ,1 43 ,1 70 ,5 58 ,2 40 ,9 60 ,1 43 ,1 25 ,0 48 ,8 9, 9 40 ,8 29 ,7 22 ,4 40 ,6 23 ,3 10 ,4 29 ,2 13 4 G ba ya 74 ,1 53 ,7 85 ,6 72 ,6 4 4, 9 59 ,3 45 ,3 25 ,6 53 ,0 14 ,8 52 ,9 40 ,0 21 ,9 58 ,7 6, 3 11 ,1 30 ,9 58 1 M an dj a 86 ,7 67 ,2 87 ,7 76 ,5 52 ,1 76 ,4 58 ,8 40 ,7 66 ,6 29 ,5 59 ,9 40 ,2 29 ,4 67 ,1 2, 8 18 ,9 35 ,8 17 3 B an da 73 ,8 50 ,5 80 ,2 69 ,9 42 ,9 61 ,7 47 ,7 32 ,9 54 ,4 24 ,4 49 ,8 36 ,2 22 ,6 63 ,9 6, 6 10 ,6 30 ,0 46 7 N gb ak a- B an to u 82 ,0 65 ,7 85 ,5 75 ,1 47 ,0 74 ,0 58 ,9 40 ,6 58 ,6 21 ,5 59 ,8 42 ,7 28 ,6 57 ,4 5, 2 13 ,4 31 ,7 18 6 Ya ko m a- Sa ng o 73 ,7 59 ,3 78 ,9 66 ,9 45 ,0 6 4, 9 49 ,8 36 ,3 57 ,4 27 ,5 50 ,0 36 ,4 27 ,8 60 ,1 7, 0 19 ,0 33 ,5 13 3 Z an dé /N za ka ra 73 ,1 60 ,3 75 ,1 58 ,4 31 ,4 69 ,8 52 ,4 30 ,1 63 ,4 30 ,8 53 ,1 26 ,7 15 ,9 61 ,6 13 ,6 7, 4 18 ,3 60 A ut re s et hn ie s lo ca le s 85 ,2 55 ,7 89 ,1 79 ,6 50 ,0 75 ,0 65 ,0 4 4, 3 6 4, 6 25 ,9 59 ,0 50 ,9 32 ,0 74 ,1 1, 0 19 ,9 33 ,8 68 Et hn ie s no n ce nt ra fr ic ai ne s (8 4, 5) (5 0 ,8 ) (9 1, 2) (8 2, 3) (6 9, 3) (8 0 ,6 ) (6 5, 9) (6 4, 5) (7 5, 2) (3 6, 9) (7 5, 5) (5 5, 7) (5 1, 1) (7 1, 5) (6 ,0 ) (3 6, 9) (3 3, 3) 55 M an qu an t * * * * * * * * * * * * * * * * * 13 To ta l 73 ,9 54 ,1 82 ,9 70 ,6 45 ,3 64 ,6 49 ,6 32 ,1 55 ,8 20 ,0 53 ,9 38 ,9 24 ,9 61 ,6 7, 1 13 ,1 31 ,5 21 0 5 * : B as é su r m o in s d e 25 c as n o n p o n d ér és ; ( ) : B as é su r 2 5 à 49 c as n o n p o n d ér és Graphique CH.2: Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans avec une naissance vivante au cours des 2 dernières années protégées contre le tétanos néo-natal, RCA 2010 S’agissant de la protection globale des femmes enceintes et leurs nouveau-nés, la proportion la plus élevée est observée à Bangui (85%) et la plus basse dans la Basse-Kotto (41%). À l’exception de la Basse-Kotto, le pourcentage total des femmes enceintes et leurs nouveau-nés protégés dépassent les 50% dans partout. Le niveau d’instruction influence la vaccination antitétanique des femmes enceintes. En effet, plus de 8 femmes sur dix (85%) ayant un niveau d’instruction de secondaire et plus et qui ont eu une naissance vivante dans les 2 dernières années avant l’enquête sont protégées, ainsi que leurs nouveau-nés contre le tétanos maternel et néonatal alors qu’elles ne sont que sept femmes enceintes dix du niveau primaire (69%) et un peu plus de cinq femmes enceintes sur dix n’ayant aucune instruction (54%). Plus le niveau du bien-être économique des ménages s’améliore, plus le pourcentage de femmes protégées est important. Ainsi, près de quatre femmes sur cinq appartenant aux ménages les plus riches (84%) sont complètement protégées contre deux femmes enceintes sur cinq des ménages les plus pauvres (47%). Ainsi, l’objectif du plan stratégique pour l’élimination du tétanos materno-néonatal 2007-2010 qui exige qu’au moins 80% des femmes enceintes soient vaccinées et protégées, ainsi que leurs nouveau-nés contre le tétanos dans chaque district demeure un défi pour la République Centrafricaine qui devra impérativement mettre en œuvre des actions retenues dans le Plan Pluriannuel et Complet (PPAC) couvrant la période 2011-2015 pour atteindre ce niveau. M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 105104 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T Tableau CH .3: Protection contre le tétanos néonatal Pourcentage des mères ayant eu une naissance vivante au cours des deux dernières années et protégées contre le tétanos néonatal, RCA 2010 Caractéristiques % des femmes ayant reçu au moins 2 doses lors de la dernière grossesse Pourcentage de femmes qui n’ont pas reçu deux ou plusieurs doses lors de la dernière grossesse mais ont reçu: Protégée contre le tétanos [1] Nombre de femmes ayant eu une naissance vivante au cours des 2 dernières années 2 doses, la dernière il y a moins de 3 ans 3 doses, la dernière il y a moins de 5 ans 4 doses, la dernière il y a moins de 10 ans 5 ou plusieurs doses dans la vie Milieu de résidence Urbain 64,9 14,1 0,6 0,0 0,1 79,7 1527 Rural 47,0 9,8 0,7 0,0 0,1 57,6 2835 Préfecture Ombella M’Pokou 48,2 12,3 0,7 0,0 0,0 61,2 449 Lobaye 62,4 10,3 0,9 0,0 0,0 73,6 356 Mambéré-Kadéï 45,8 18,5 0,6 0,0 0,0 65,0 403 Nana Mambéré 54,4 10,9 0,4 0,0 0,0 65,7 227 Sangha-Mbaéré 63,4 10,8 2,3 0,0 0,0 76,4 115 Ouham-Péndé 50,2 10,2 0,9 0,0 0,0 61,3 527 Ouham 48,2 6,8 0,6 0,0 0,5 56,1 370 Kémo 52,7 11,4 1,1 0,0 0,0 65,2 153 Nana Grébizi 61,9 11,8 0,3 0,0 0,0 74,0 106 Ouaka 48,4 9,1 1,3 0,0 0,5 59,3 242 Haute-Kotto 45,7 17,6 1,0 0,0 0,0 64,3 91 Bamingui- Bangoran 51,0 9,0 0,0 0,0 0,0 60,0 22 Basse Kotto 33,0 7,7 0,0 0,0 0,0 40,7 365 Mbomou 48,9 13,7 0,7 0,0 0,0 63,3 168 Haut Mbomou 51,9 8,5 0,0 0,0 0,0 60,4 50 Bangui 72,2 12,5 0,3 0,0 0,0 85,0 699 Instruction de la femme Aucune 44,0 9,1 0,6 0,0 0,0 53,7 1788 Primaire 56,0 12,3 0,8 0,0 0,2 69,3 1917 Secondaire et plus 70,4 14,5 0,4 0,0 0,0 85,3 657 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 39,1 7,8 0,2 0,0 0,0 47,1 965 Second 47,8 11,4 0,8 0,0 0,0 60,0 937 Moyen 52,9 12,6 1,0 0,0 0,3 66,9 917 Quatrième 61,5 11,9 1,1 0,0 0,0 74,6 826 Le plus riche 70,4 13,7 0,1 0,0 0,0 84,2 716 Total 53,3 11,3 0,7 0,0 0,1 65,3 4362 [1] Indicateur MICS 3.7 6 .2 MALADIES DIARRHÉIQUES La diarrhée est la deuxième cause de décès chez les enfants de moins de cinq ans dans le monde. La plupart des décès d’enfants liés à la diarrhée sont dus à la déshydratation découlant de la perte de grandes quantités d’eau et d’électrolytes de l’organisme dans les selles liquides. Le traitement de la diarrhée - soit par des sels de réhydratation orale(SRO) ou d’un liquide-maison recommandé - peut prévenir bon nombre des décès. Prévenir la déshydratation et la malnutrition en augmentant l’apport hydrique et continuer à nourrir l’enfant sont aussi des stratégies importantes pour le traitement de la diarrhée. Dans le questionnaire MICS, les mères (ou gardiennes) ont été invitées à indiquer si leur enfant avait eu la diarrhée au cours des deux semaines précédant l’enquête. Si oui, il a été posé à la mère une série de questions sur ce que l’enfant avait reçu à boire et manger pendant l’épisode et si la quantité était plus ou moins que ce que l’enfant mangeait et buvait normalement. 6 .2 .1 Prévalence des maladies diarrhéiques Dans l’ensemble, 24% des enfants de moins 5 ans ont eu de la diarrhée au cours des deux semaines précédant l’enquête (tableau CH.4). Il n’existe aucune différence dans la prévalence des maladies diarrhéiques entre le milieu urbain et rural. Au niveau préfectoral, la prévalence des maladies diarrhéiques varie de 17% dans la Mambéré-Kadéï à 29% dans le Haut- Mbomou. La prévalence des maladies diarrhéiques est plus élevée chez les enfants de 1 à 3 ans que ceux de 4 à 5 ans. Il n’existe pas de différence significative selon le sexe des enfants, les niveaux d’instruction des mères et le bien-être économique des ménages. 6 .2 .2 Traitement des diarrhées par les fluides de SRO ou de SRO pré-emballés Le tableau CH.4 montre le pourcentage d’enfants qui ont reçu différents types de liquides recommandés lors de l’épisode de diarrhée. Seulement 16% des enfants souffrant de diarrhée ont reçu des fluides de SRO ou des fluides de SRO pré- emballés. Les enfants du milieu rural reçoivent deux fois moins souvent une SRO pendant les épisodes de diarrhées que ceux du milieu urbain (12% contre 23%). Il n’existe pas de différence entre filles et garçons à l’accès à un traitement par SRO. Cependant, on constate que plus l’enfant avance en âge (surtout à partir de 3 ans), moins il reçoit des fluides de SRO ou tout autre liquide-maison recommandé pendant les diarrhées. Au niveau des préfectures, la proportion des enfants de moins 5 ans qui ont été traités par une SRO ou tout liquide-maison recommandé pendant les épisodes diarrhéiques varie de 2% dans la Ouaka à 35% dans le Bamingui-Bangoran. Les enfants de mères de niveau d’instruction secondaire et plus sont plus susceptibles de recevoir un traitement par réhydratation orale (22%) que les enfants des mères du niveau primaire (17%) et surtout que ceux des mères n’ayant aucune instruction (12%). L’analyse du traitement des diarrhées selon le statut du bien-être économique des ménages montre que seulement 11% des enfants des ménages les plus pauvres ont reçu un traitement à base de SRO alors que 28% des enfants des ménages les plus riches y ont eu accès. M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 107106 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T Tableau CH .4: Solutions de réhydratation orale et liquides maison recommandés Pourcentage d’enfants âgés 0-59 mois ayant eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines, et traitement avec des solutions de réhydratation orale et des liquides maisons recommandés, RCA, 2010 Caractéristiques A eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines Nombre d’enfants âgés de 0-59 mois SRO (Sachet SRO ou liquide SRO pré-emballé) Nombre d’enfants âgés de 0-59 mois ayant eu la diarrhée au cours des 2 dernières semaines Sexe Masculin 25,2 5216 14,7 1313 Féminin 22,2 5258 16,6 1166 Préfecture Ombella-Mpoko 20,9 1125 11,9 235 Lobaye 24,0 857 18,5 205 Mambéré-Kadéï 17,0 1003 8,9 170 Nana –Mambéré 22,1 537 7,8 119 Sangha-Mbaéré 20,1 311 12,1 63 Ouham-Péndé 26,9 1317 19,0 355 Ouham 21,8 900 18,8 196 Kémo 27,3 376 6,5 102 Nana-Grébizi 24,2 251 28,4 61 Ouaka 25,8 575 2,0 148 Haute-Kotto 20,4 209 13,1 43 Bamingui-Bangoran 20,5 53 35,5 11 Basse Kotto 23,8 768 4,9 183 Mbomou 24,6 394 7,0 97 Haut Mbomou 28,8 103 19,3 30 Bangui 27,0 1647 27,4 445 Milieu de résidence Urbain 23,9 3686 22,8 882 Rural 23,5 6788 11,6 1597 Age (en mois) 0-11 28,1 2377 17,5 668 12-23 33,3 2105 18,4 702 24-35 26,6 2172 15,2 577 36-47 14,9 2097 10,0 312 48-59 12,8 1723 9,7 220 Instruction de la mère Aucune 23,4 4377 12,0 1023 Primaire 24,2 4482 16,8 1084 Secondaire et plus 23,1 1616 22,0 373 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 27,3 2244 11,3 612 Second 22,8 2290 10,5 522 Moyen 21,9 2211 12,9 483 Quatrième 24,9 2008 19,8 501 Le plus riche 21,0 1720 27,9 362 Total 23,7 10474 15,6 2479 6 .2 .3 Pratique d’alimentation des enfants pendant la diarrhée Au niveau national, seulement 38% enfants de moins de cinq ans atteints de diarrhée ont bu plus que d’habitude, tandis que 45% ont bu autant ou moins que d’habitude (tableau CH.5). S’agissant de la pratique relative à la poursuite de l’alimentation, 78% ont mangé un peu moins, autant ou plus, mais 15% ont mangé beaucoup moins ou presque rien mangé. Il n’existe pas de différence significative liée au sexe ou au milieu de résidence en ce qui concerne la pratique d’alimentation (consommation de liquides et d’aliments) des enfants de moins de 5 ans atteints des maladies diarrhéiques. Au niveau préfectoral, le pourcentage des enfants qui ont bu plus que d’habitude de liquide pendant les épisodes diarrhéiques varie de 17% dans la Nana-Mambéré à 52% dans la Kémo, tandis que pour ceux qui ont bu autant ou moins oscille entre 34% dans la Kémo à 71% dans la Nana-Grébizi. Durant les épisodes diarrhéiques, environ la moitié des enfants ont eu beaucoup moins ou un peu moins à manger et seulement 9% ont reçu plus à manger. La mauvaise prise en charge nutritionnelle des enfants souffrant de diarrhée est alarmante dans les préfectures de Lobaye (59%), de l’Ouham-Péndé (62%), de Bamingui-Bangoran (60%), de la Basse- Kotto (60%) et à Bangui (62%). L’analyse de la consommation des liquides et d’aliments par les enfants souffrant des diarrhées selon le niveau d’instruction de la mère et le statut du bien-être économique des ménages semble montrer de légères variations selon les cas de pratiques d’alimentation. Tableau CH .5: Pratiques d’alimentation durant la diarrhée Répartition en pourcentage des enfants âgés de 0-59 mois ayant eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines selon la quantité de liquides et d’aliments donnés durant l’épisode diarrhéique, RCA 2010 Caractéristiques A eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines Nombre d’enfants âgés de 0-59 mois Pratiques de consommation de liquides durant la diarrhée: Nombre d’enfants diarrhéiques de 0-59 mois dans les 2 dernières semaines Donné beaucoup moins à boire Donné un peu moins à boire Donné à peu près la même quantité à boire Donné plus à boire Rien donné à boire Manquant/ NSP Total Sexe Masculin 25,2 5216 13,7 26,4 20,5 35,7 3,5 0,2 100 1313 Féminin 22,2 5258 12,9 24,1 18,9 40,8 3,2 0,1 100 1166 Préfecture Ombella-Mpoko 20,9 1125 7,3 18,7 22,5 50,7 0,8 0,0 100 235 Lobaye 24 857 13,6 29,4 17,9 37,8 1,2 0,0 100 205 Mambéré-Kadéï 17 1003 8,6 27 20,8 40,3 3,3 0,0 100 170 Nana –Mambéré 22,1 537 9,3 35,8 35,1 16,7 3,1 0,0 100 119 Sangha-Mbaéré 20,1 311 14,8 29,8 18,9 31,6 5,0 0,0 100 63 Ouham-Péndé 26,9 1317 15,5 29,5 18,5 31,7 4,8 0,0 100 355 Ouham 21,8 900 13,9 22,6 21,3 36,1 4,7 1,3 100 196 Kémo 27,3 376 10,6 21,9 11,9 51,6 3,6 0,4 100 102 Nana-Grébizi 24,2 251 10,7 28 11,9 47 2,4 0,0 100 61 Ouaka 25,8 575 9,5 28,1 27,5 30,8 4,1 0,0 100 148 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 109108 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T Tableau CH .5: Pratiques d’alimentation durant la diarrhée (suite) Caractéristiques A eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines Nombre d’enfants âgés de 0-59 mois Pratiques de consommation de liquides durant la diarrhée: Nombre d’enfants diarrhéiques de 0-59 mois dans les 2 dernières semaines Donné beaucoup moins à boire Donné un peu moins à boire Donné à peu près la même quantité à boire Donné plus à boire Rien donné à boire Manquant/ NSP Total Haute-Kotto 20,4 209 11,0 21,6 19,0 43,7 3,9 0,8 100 43 B-Bangoran 20,5 53 18,9 30,6 29,0 17,5 2,7 1,2 100 11 Basse Kotto 23,8 768 13,8 19,2 19,9 44,6 2,6 0,0 100 183 Mbomou 24,6 394 8,9 21,1 25,6 39,8 4,7 0,0 100 97 Haut Mbomou 28,8 103 13,8 30,5 24,4 28 3,4 0,0 100 30 Bangui 27 1647 20,2 22,8 13,8 39,5 3,7 0,0 100 445 Milieu de résidence Urbain 23,9 3686 15,6 26 17,2 38,1 2,9 0,0 100 882 Rural 23,5 6788 12,1 24,9 21,1 38,1 3,6 0,2 100 1597 Age (en mois) 0-11 28,1 2377 10,1 30,3 23,5 28,5 7,5 0,0 100 668 12-23 33,3 2105 14,8 24,2 19,4 38,4 2,8 0,4 100 702 24-35 26,6 2172 14 20,1 18,9 44,8 2,1 0,0 100 577 36-47 14,9 2097 14,1 27,2 14,5 43,6 0,5 0,1 100 312 48-59 12,8 1723 15,3 24,7 18,8 41 0,2 0,0 100 220 Instruction de la mère Aucune 23,4 4377 13,0 26,5 20,0 36,2 4,2 0,1 100 1023 Primaire 24,2 4482 12,5 23,7 20,8 39,6 3,3 0 100 1084 Secondaire et plus 23,1 1616 16,6 26,9 15,7 39,1 1,3 0,4 100 373 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 27,3 2244 10,8 27,2 19,0 39,8 3,2 0,1 100 612 Second 22,8 2290 14,5 23,6 20,0 37,5 4,2 0,2 100 522 Moyen 21,9 2211 13,2 27,9 23,2 32,6 2,7 0,3 100 483 Quatrième 24,9 2008 10,1 21,4 20,1 45,1 3,1 0,1 100 501 Le plus riche 21 1720 20,5 26,6 15,3 33,9 3,8 0 100 362 Total 23,7 10474 13,3 25,3 19,7 38,1 3,4 0,1 100 2479 Préfecture Ombella-Mpoko 20,9 1125 4,7 45,4 26,2 9,3 6,4 8,1 0,0 100 Lobaye 24 857 17,2 41,8 20 8,7 7,2 5,2 0,0 100 Mambéré-Kadéï 17 1003 9,3 40,1 27,9 10,2 8,9 3,6 0,0 100 Nana –Mambéré 22,1 537 10,4 46,2 27,9 5,4 2,6 7,5 0,0 100 Sangha-Mbaéré 20,1 311 16,2 37,4 28,0 7,9 7,7 2,8 0,0 100 Ouham-Péndé 26,9 1317 10,4 51,2 17,5 7,2 10,3 3,5 0,0 100 Ouham 21,8 900 11,6 42,2 21,7 10,7 11,1 0,6 2,2 100 Tableau CH .5: Pratiques d’alimentation durant la diarrhée (suite) Caractéristiques A eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines Nombre d’enfants âgés de 0-59 mois Pratiques de consommation de liquides durant la diarrhée: Nombre d’enfants diarrhéiques de 0-59 mois dans les 2 dernières semaines Donné beaucoup moins à boire Donné un peu moins à boire Donné à peu près la même quantité à boire Donné plus à boire Rien donné à boire Manquant/ NSP Total Kémo 27,3 376 3,5 41,6 21,2 21,5 7,1 4,8 0,4 100 Nana-Grébizi 24,2 251 9,6 50 13,8 11 13 2,6 0,0 100 Ouaka 25,8 575 6,4 37,2 34,6 3,9 6,1 11,9 0,0 100 Haute-Kotto 20,4 209 9,7 43,9 30,4 9,9 3,3 2,8 0,0 100 B-Bangoran 20,5 53 9,6 50 23,9 7,4 5,3 3,9 0,0 100 Basse Kotto 23,8 768 12,7 46,9 22,5 6,5 5,5 5,5 0,4 100 Mbomou 24,6 394 10,5 45,9 23 8,4 7,6 4,6 0 100 Haut Mbomou 28,8 103 13,7 37,5 26 9,3 4,7 8,8 0 100 Bangui 27 1647 10,2 51,6 21,1 10,1 5,8 0,6 0,5 100 Milieu de résidence Urbain 23,9 3686 10,5 48,6 21,8 8,9 6,2 3,7 0,2 100 Rural 23,5 6788 9,9 44,1 23,8 9,0 8,1 4,8 0,3 100 Age (en mois) 0-11 28,1 2377 9,1 39,1 23,5 5,8 7,4 15 0,0 100 12-23 33,3 2105 9,7 46,3 22,7 9,6 10,2 1 0,4 100 24-35 26,6 2172 11,6 49,9 23,2 9,7 4,9 0,3 0,5 100 36-47 14,9 2097 9,1 47,1 26,1 10,0 7,5 0,0 0,1 100 48-59 12,8 1723 11,9 50,9 18,6 12,9 4,9 0,0 0,8 100 Instruction de la mère Aucune 23,4 4377 10,8 47,6 20,1 7,6 8,6 5,2 0,1 100 Primaire 24,2 4482 8,5 42,2 27,6 9,8 7,7 3,8 0,2 100 Secondaire et plus 23,1 1616 13 50,6 18,5 10,1 3,2 3,7 1,0 100 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 27,3 2244 9,3 47,8 21,4 7,8 9,4 4,0 0,4 100 Second 22,8 2290 12,3 42,8 23,5 8,8 8,1 4,3 0,2 100 Moyen 21,9 2211 9,8 38,8 30,5 8,1 6,9 5,5 0,5 100 Quatrième 24,9 2008 7,8 53,8 19,2 8,4 6,8 4,0 0,0 100 Le plus riche 21 1720 12,1 44,4 21,0 13,0 4,6 4,3 0,6 100 Total 23,7 10474 10,1 45,7 23,1 9,0 7,4 4,4 0,3 100 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 111110 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 6 .2 .4 Thérapie par réhydratation orale et alimentation continue des enfants pendant la diarrhée Le tableau CH.6 fournit la proportion d’enfants âgés de 0-59 mois atteints de diarrhée au cours des deux dernières semaines et ayant reçu une Thérapie par Réhydratation Orale (TRO) avec une alimentation continue et le pourcentage d’enfants souffrant de diarrhée et ayant reçu d’autres traitements. Dans l’ensemble, 48% des enfants atteints de diarrhée ont reçu des SRO ou davantage de liquides et 38% ont reçu une TRO (SRO ou liquides maison recommandés ou davantage de liquides) avec poursuite de l’alimentation, tel que recommandé. La situation des enfants diarrhéiques du milieu rural est pire que celles des enfants urbains puisqu’à peine plus du tiers d’entre eux (35%) ont été soignés et nourris de façon appropriée pendant l’épisode de diarrhée contre 42% en milieu urbain. Les enfants diarrhéiques qui reçoivent une thérapie de réhydratation orale et une alimentation continue, sont plus fréquents à Bangui (45%), dans l’Ombella-Mpoko (46%), la Nana-Grébizi (49%), la Kémo (49%) et la Haute-Kotto (50%). La pratique de donner une TRO et une alimentation continue augmente non seulement avec l’âge de l’enfant avec un pic chez les enfants de 3 ans (44%), mais également, comme le montre le graphique CH.3, selon le niveau d’instruction des mères et le statut du bien-être économique des ménages. En effet, 42% des enfants atteints de diarrhées issus de mères du niveau d’instruction secondaire et plus et 39% de ceux des mères du niveau d’instruction primaire reçoivent de la thérapie par réhydratation orale associée avec une alimentation contrairement à 34% des enfants des mères n’ayant aucune instruction. Les enfants diarrhéiques vivant dans les ménages les plus pauvres (35%) reçoivent moins de TRO avec alimentation continue comparativement à 46% d’enfants atteints de diarrhée issus des ménages les plus riches. On note par ailleurs que 46% des enfants diarrhéiques ont reçu d’autres traitements dont, entre autres, un remède maison et plantes médicinales (21%), pilule ou sirop (22%). La pratique de donner d’autres traitements aux enfants souffrant de diarrhée est plus développée en milieu urbain qu’en milieu rural (50% contre 44%). L’analyse révèle aussi que l’utilisation du zinc sous forme de pilule ou sirop, fortement conseillée pour les enfants diarrhéiques, n’est pas répandue en République Centrafricaine. En effet moins de 1% des enfants souffrant de la diarrhée ont reçu du zinc sous forme de pilule ou de sirop. Enfin, il est à signaler que 24% des enfants souffrant de diarrhée n’ont reçu aucun traitement ou médicament. Ta b le au C H .6 : T h ér ap ie d e la r éh yd ra ta ti o n o ra le a ve c p o u rs u it e d e l’a li m en ta ti o n e t d ’a u tr es t ra it em en ts P o u rc e n ta g e d ’e n fa n ts â g é s d e 0 -5 9 m o is a ya n t e u la d ia rr h é e a u c o u rs d e s d e u x d e rn iè re s se m ai n e s e t re çu u n e t h é ra p ie d e r é h yd ra ta ti o n o ra le av e c p o u rs u it e d e l’ al im e n ta ti o n , e t p o u rc e n ta g e d ’e n fa n ts a ya n t e u la d ia rr h é e e t re çu d ’a u tr e s tr ai te m e n ts , R C A 2 0 10 C ar ac té r i st iq ue s En fa nt s ay an t e u la di ar rh ée e t r eç u: Au tr es tr ai te m en ts : N ’o nt re çu au cu n tr ai te m en t ou m éd ic am en t N om br e d’ en fa nt s ay an t e u la fi èv re au c ou rs de s 2 de rn iè re s se m ai ne s SR O o u au gm en ta tio n de li qu id es TR O a ve c po ur su ite d e l’a lim en ta tio n [1 ] Pi lu le o u si ro p: An tib io th ér ap ie Pi lu le ou si ro p: An ti- m ot ili té Pi lu le ou si ro p: Zi nc Pi lu le ou si ro p: Au tr e Pi lu le ou si ro p: In co nn u In je ct io n: An tib io th ér ap ie In je ct io n: N on - an tib io th ér ap ie In je ct io n: In co nn u In tr av ei ne ux Re m èd e m ai so n, he rb e m éd ic in al e Au cu n au tr e tr ai te m en t Se xe M as cu lin 44 ,4 36 ,2 4, 5 8, 0 0, 5 4, 9 5, 4 1, 2 0, 0 0, 9 0, 1 19 ,1 22 ,2 25 ,9 13 13 Fé m in in 50 ,9 38 ,9 4, 3 7, 8 0, 5 4, 1 5, 7 1, 5 0, 5 0, 7 0, 0 22 ,0 19 ,7 22 ,4 11 66 Pr éf ec tu re O m be lla -M po ko 56 ,9 45 ,8 3, 5 7, 6 0, 0 3, 0 4, 1 1, 6 0, 0 1, 2 0, 0 31 ,0 25 ,7 14 ,4 23 5 Lo ba ye 48 ,4 32 ,8 2, 3 8, 3 0, 0 5, 8 5, 9 0, 5 0, 0 0 0, 0 19 ,4 29 ,5 24 ,1 20 5 M am bé ré -K ad éï 45 ,8 35 ,5 4, 7 4, 7 0, 0 2, 9 4, 7 2, 6 0, 0 0, 5 0, 0 30 ,2 27 ,4 21 17 0 N an a- M am bé ré 22 ,7 19 ,2 6, 1 4, 7 0, 0 5, 9 2, 1 0, 9 0, 0 0, 6 0, 0 38 ,4 9, 1 31 ,9 11 9 Sa ng ha -M ba ér é 39 ,4 25 ,4 5, 4 10 ,5 0, 0 4, 8 3, 9 3, 3 0, 0 0 0, 7 25 ,7 22 ,7 23 ,4 63 O uh am -P én dé 42 ,7 32 ,1 2, 6 5, 1 1, 5 7, 4 8, 5 1, 4 1, 1 0, 8 0, 0 22 ,9 9, 0 30 ,9 35 5 O uh am 51 ,4 37 ,8 1, 2 2, 8 2, 9 1, 1 3, 2 0, 0 0, 0 1, 8 0, 0 22 ,3 20 ,4 23 ,4 19 6 Ké m o 55 ,4 49 ,2 3, 8 3, 8 0 5, 3 9, 4 1, 9 0, 0 1, 6 0, 0 29 ,8 18 ,8 15 ,5 10 2 N an a- G ré bi zi 64 ,6 48 ,9 3, 2 6, 1 0, 6 3, 2 6, 2 1, 5 0, 0 1, 1 0, 5 17 ,4 19 ,5 15 ,9 61 O ua ka 32 ,1 25 ,6 7, 6 4, 2 0, 0 3, 4 3, 4 0, 0 0, 0 1, 5 0, 0 11 ,4 28 ,2 33 ,8 14 8 H au te -K ot to 54 ,1 50 ,3 7, 2 6, 7 0, 0 10 ,1 4, 4 2, 4 0, 0 0 0, 0 19 ,0 24 ,7 16 ,7 43 B- Ba ng or an 51 36 ,9 5, 3 9, 9 1, 6 1, 7 1, 2 0, 0 0, 0 0 0, 0 24 ,8 14 ,3 24 ,9 11 Ba ss e- Ko tt o 45 ,8 37 ,8 3, 5 4, 8 0, 0 1, 4 3, 6 1, 4 0, 0 0 0, 0 11 ,6 29 ,2 27 18 3 M bo m ou 43 ,4 36 ,2 6, 8 4, 4 0, 0 3, 4 5, 3 0, 0 1, 2 0, 5 0, 0 13 24 ,3 26 ,8 97 H au t- M bo m ou 42 ,8 33 ,1 3, 2 9, 1 0, 0 2, 3 8, 1 2, 2 2 1, 2 0, 0 25 ,6 23 ,4 21 ,6 30 Ba ng ui 54 ,5 45 ,3 6, 4 18 ,2 0, 0 5, 7 6, 8 1, 8 0, 3 0, 9 0, 0 10 ,1 19 ,4 22 ,7 44 5 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 113112 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T Ta b le au C H .6 : T h ér ap ie d e la r éh yd ra ta ti o n o ra le a ve c p o u rs u it e d e l’a li m en ta ti o n e t d ’a u tr es t ra it em en ts (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s En fa nt s ay an t e u la di ar rh ée e t r eç u: Au tr es tr ai te m en ts : N ’o nt re çu au cu n tr ai te m en t ou m éd ic am en t N om br e d’ en fa nt s ay an t e u la fi èv re au c ou rs de s 2 de rn iè re s se m ai ne s SR O o u au gm en ta tio n de li qu id es TR O a ve c po ur su ite d e l’a lim en ta tio n [1 ] Pi lu le o u si ro p: An tib io th ér ap ie Pi lu le ou si ro p: An ti- m ot ili té Pi lu le ou si ro p: Zi nc Pi lu le ou si ro p: Au tr e Pi lu le ou si ro p: In co nn u In je ct io n: An tib io th ér ap ie In je ct io n: N on - an tib io th ér ap ie In je ct io n: In co nn u In tr av ei ne ux Re m èd e m ai so n, he rb e m éd ic in al e Au cu n au tr e tr ai te m en t M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 51 ,5 41 ,7 6, 0 14 0, 4 5, 3 6 1, 8 0, 2 1, 2 0, 0 14 ,8 21 ,5 22 ,1 88 2 Ru ra l 45 ,3 35 ,1 3, 5 4, 5 0, 5 4, 1 5, 2 1, 1 0, 3 0, 6 0, 0 23 ,6 20 ,8 25 ,5 15 97 Âg e (e n m oi s) 0- 11 m oi s 39 ,8 26 ,8 4, 3 5, 9 0, 4 2, 6 6, 6 0, 5 0, 6 0, 9 0, 1 17 ,9 19 ,4 30 ,8 66 8 12 -2 3 m oi s 49 ,9 39 ,9 4, 2 10 ,8 0, 4 5, 5 5, 2 2, 8 0, 2 1, 1 0, 0 19 ,6 21 ,2 22 ,5 70 2 24 -3 5 m oi s 52 ,1 44 ,4 5, 8 6, 6 0, 9 4, 7 5, 1 0, 9 0, 2 1 0, 0 21 ,7 23 ,4 19 ,9 57 7 36 -4 7 m oi s 50 40 ,8 3, 8 6 0, 1 4, 4 4, 9 0, 9 0, 0 0, 3 0, 0 21 ,9 18 ,9 24 ,5 31 2 48 -5 9 m oi s 47 ,4 39 ,1 2, 2 10 ,8 0 6, 8 5 1, 1 0, 0 0 0, 0 25 ,8 22 ,3 21 ,3 22 0 To ta l 47 ,5 37 ,5 4, 4 7, 9 0, 5 4, 5 5, 5 1, 4 0, 3 0, 8 0, 0 20 ,5 21 ,0 24 ,3 24 79 N iv ea u d’ in st ru ct io n de la m èr e Au cu n 44 ,1 34 ,2 3, 5 6, 8 0, 5 3, 0 4, 4 1, 6 0, 6 0, 7 0, 0 22 ,9 17 ,8 26 ,8 10 23 Pr im ai re 48 ,5 38 ,8 4, 7 5, 8 0, 3 5, 1 6, 3 0, 8 0, 0 0, 8 0, 0 20 ,8 22 ,6 24 ,7 10 84 Se co nd ai re e t pl us 53 ,9 42 ,4 5, 8 16 ,9 0, 7 7, 1 6, 3 2, 6 0, 3 1, 2 0, 0 12 ,6 25 ,5 16 ,3 37 3 Q ui nt ile d e bi en -ê tr e éc on om iq ue Le p lu s pa uv re 46 ,2 34 ,7 2, 1 2, 7 0, 7 1, 9 7, 3 1, 0 0, 8 0, 1 0, 0 28 ,1 19 ,0 26 ,3 61 2 Se co nd 44 ,4 35 ,8 3, 9 4, 1 0, 4 2, 5 2, 6 1, 3 0, 0 1, 4 0, 1 20 ,8 21 ,4 27 ,6 52 2 M oy en 41 ,2 31 ,4 3, 8 6, 2 0, 5 5, 7 3, 9 1, 2 0, 0 0, 7 0, 0 21 ,2 21 ,8 26 ,7 48 3 Q ua tr iè m e 54 ,9 45 ,6 5, 6 13 ,2 0, 4 7, 6 7, 0 1, 1 0, 0 0, 7 0, 1 17 ,9 22 ,3 18 ,7 50 1 Le p lu s ric he 52 41 ,4 8, 0 17 ,1 0, 3 5, 9 6, 9 2, 8 0, 6 1, 5 0, 0 9, 5 21 ,4 20 ,6 36 2 To ta l 47 ,5 37 ,5 4, 4 7, 9 0, 5 4, 5 5, 5 1, 4 0, 3 0, 8 0, 0 20 ,5 21 ,0 24 ,3 24 79 Graphique CH.3: Pourcentage d’enfants âgés de 0-59 mois ayant eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines et reçu une thérapie de réhydratation orale avec poursuite de l’alimentation, et/ou ayant reçu d’autres traitements, RCA 2010 6 .3 . PNEUMONIE La pneumonie est l’une des principales causes de décès chez les enfants. L’utilisation d’antibiotiques pour traiter les enfants de moins de 5 ans atteints de pneumonie suspectée est une intervention majeure. Un des objectifs d’un monde digne des enfants est de réduire d’un tiers les décès dus aux infections respiratoires aiguës. Les enfants atteints de pneumonie suspectée sont ceux qui ont eu, dans les 2 semaines précédant l’enquête, une toux accompagnée de respiration rapide ou difficile et dont les symptômes n’étaient pas dus à un problème dans la poitrine et de nez bouché. 6 .3 .1 Prévalence de la pneumonie chez les enfants de moins de cinq ans Au niveau national, la prévalence de la pneumonie est estimée à 7%. Il n’existe pas de différence significative entre la proportion des enfants atteints de pneumonie en milieu urbain et celle des enfants vivant en milieu rural ainsi qu’entre les enfants de sexe masculin et ceux de sexe féminin (Tableau CH.7). La prévalence de la pneumonie varie de 5% dans le Bamingui-Bangoran à 12% dans la Kémo. L’analyse comparative de la pneumonie selon l’âge révèle que cette maladie est plus fréquente dans les tranches d’âges de 0-11 mois et de 12-23 mois (c’est-à-dire les tranches d’âges les plus fragiles aux infections respiratoires) dans une proportion de 8% pour chacune des tranches d’âges. Il n’existe pas non plus de différence selon le niveau d’instruction des mères ni même selon le statut du bien-être économique des ménages. 6 .3 .2 Recours aux soins pour le traitement de la pneumonie chez les enfants de moins de cinq ans Dans l’ensemble, moins d’un tiers (30%) des enfants souffrant de la pneumonie ont recours aux services d’un soignant, quel qu’il soit (Tableau CH.7). Les enfants atteints de pneumonie en milieu urbain ont plus souvent recours aux soins médicaux que ceux du milieu rural (42% contre 23%). Les enfants de sexe féminin ont plus souvent recours aux soins de n’importe quel soignant que ceux de sexe masculin (32% contre 28%). Les services de santé publique restent les premiers établissements de soins où les enfants atteints de pneumonie sont emmenés: 24%, avec 11% pour les hôpitaux, 7% pour les postes de santé et 6% pour les centres de santé. On note par contre que les services des agents de santé villageois sont très peu sollicités pour les enfants souffrant de pneumonie (2%). M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 115114 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T Le niveau d’instruction de la mère et le statut du bien-être économique des ménages influencent le recours aux services des soignants pour le traitement des enfants atteints de pneumonie. En effet, les enfants avec suspicion de pneumonie issus des mères n’ayant aucune instruction recourent moins aux services d’un soignant (23%) comparativement aux enfants des mères du niveau primaire (28%) et à ceux des mères de niveau d’instruction secondaire et plus (52%). Ce constat est également fait pour les enfants des ménages les plus pauvres qui utilisent moins les services d’un personnel soignant en cas de pneumonie (20%) contrairement aux enfants des ménages les plus riches (56%). 6 .3 .3 Traitement de la pneumonie chez les enfants de moins de 5 ans avec antibiothérapie Le tableau CH.7 présente également l’utilisation d’antibiotiques pour le traitement de la pneumonie suspectée chez les enfants de moins de 5 ans par sexe, âge, région, lieu de résidence, et les facteurs socio-économiques. Au niveau national, seulement 31% des enfants âgés de moins de 5 ans atteints de pneumonie suspectée au cours des deux semaines précédant l’enquête ont reçu un antibiotique. La proportion d’enfants affectés par la pneumonie et ayant reçu une antibiothérapie est plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (47% contre 23%) et les filles sont plus traitées par antibiotique que les garçons (34% contre 29%). L’âge ne semble pas être un facteur décisif, avec des proportions allant de 34% pour les moins d’un an à 30% pour les moins de cinq ans. Le niveau d’instruction de la mère et le statut du bien-être économique ont un effet sur la décision d’utiliser une antibiothérapie pour un enfant atteint de pneumonie suspectée. En effet, les enfants dont la mère a un niveau d’instruction secondaire ou plus sont deux fois plus nombreux à recevoir des antibiotiques en cas de suspicion de pneumonie que les enfants dont la mère n’a pas d’instruction (49% contre 24%). Au fur et à mesure que le statut du bien-être économique des ménages s’améliore, l’enfant souffrant de la pneumonie a plus de chance d’être traité avec un antibiotique. Ainsi, au moins quatre enfants sur 10 des ménages des deux quintiles les plus riches ont reçu un antibiotique contre un à deux enfants sur dix parmi les ménages des deux derniers quintiles. 6 .3 .4 Connaissance des signes d’alerte de la pneumonie chez les enfants de moins de 5 ans La connaissance des mères des signes de danger est un déterminant important du recours aux soins. Les questions liées à la connaissance des signes de danger de la pneumonie sont présentées au tableau CH.8. Dans l’ensemble, seulement 11% des femmes ou gardiennes d’enfants connaissent deux signes de danger de la pneumonie à savoir une respiration rapide et difficile. Le symptôme le plus couramment identifié par un peu plus de huit mères ou gardiennes sur dix pour emmener leurs enfants dans une structure de santé est la fièvre (83%). Près de deux mères ou gardiennes sur dix (17%) ont identifié une respiration rapide et un peu plus de deux sur dix (24%) ont reconnu une respiration difficile comme des signes d’urgence impliquant de solliciter les services d’un personnel soignant. Il n’existe pas de différence significative entre les milieux urbain et rural dans les connaissances des mères sur les signes d’alerte de pneumonie. La connaissance des deux signes de risque de la pneumonie est plus élevée dans la Mambéré-Kadéï (18%) tandis que le plus bas niveau est dans la Nana-Mambéré (0,2%). Le niveau d’instruction de la mère exerce une influence peu importante sur les connaissances des signes de risque de la pneumonie impliquant de recourir aux services d’un personnel soignant, allant de 11% pour les mères sans instruction à 15% pour les mères ayant un niveau d’instruction secondaire et plus. Par contre le statut du bien-être économique des chefs ménages exerce plus d’influence sur les connaissances des signes de risque de la pneumonie indiquant de recourir aux services d’un personnel soignant allant de 8% pour les ménages les plus pauvres à 15% pour les ménages les plus riches. Ta b le au C H .7 : R ec o u rs a u t ra it em en t d ’u n e p n eu m o n ie p ré su m ée e t u sa g e d ’a n ti b io ti q u es a u c o u rs d e la p n eu m o n ie p ré su m ée P o u rc e n ta g e d ’e n fa n ts â g é s d e 0 -5 9 m o is a ve c u n e p n e u m o n ie p ré su m é e a u c o u rs d e s d e u x d e rn iè re s se m ai n e s, e m m e n é s ch e z u n s o ig n an t e t P o u rc e n ta g e d ’e n fa n ts a ya n t re çu d e s an ti b io ti q u e s, R C A , 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s A eu u ne pn eu m o ni e pr és um ée au c o ur s de s de ux de rn iè re s se m ai ne s N o m br e d’ en fa nt s âg és d e 0 -5 9 m o is En fa nt s ay an t e u un e pn eu m o ni e pr és um ée e t e m m en és à /d an s/ ch ez : n’ im po rt e qu el so ig na nt [1 ] Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s ay an t e u un e pn eu m o ni e pr és um ée et re çu d es an tib io tiq ue s au c o ur s de s de ux de rn iè re s se m ai ne s [ 2] N o m br e d’ en fa nt s âg és d e 0 -5 9 m o is ay an t e u un e pn eu m o ni e pr és um ée au c o ur s de s de ux de rn iè re s se m ai ne s Se ct eu r p ub lic Se ct eu r p riv é A ut re s o ur ce H ô pi ta l de l’E ta t C en tr e de sa nt é du go uv er ne m en t Po st e de sa nt é du go uv er ne m en t A ge nt de s an té vi lla ge o is A ut re st ru ct ur e H ô pi ta l/ cl in iq ue A ut re st ru ct ur e m éd ic al e pr iv ée Pa re nt o u am i A ut re so ur ce Se xe M as cu lin 7, 0 52 16 8, 8 6, 4 7, 7 2, 8 ,7 1, 6 1, 6 4, 1 2, 4 27 ,9 29 ,1 36 3 Fé m in in 6, 7 52 58 12 ,8 5, 4 6, 2 1, 6 1, 5 2, 2 2, 3 4, 3 2, 7 31 ,8 33 ,6 35 4 Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 6, 8 11 25 6, 5 8, 3 2, 5 ,0 2, 4 2, 1 1, 6 5, 5 3, 5 23 ,4 37 ,6 77 Lo ba ye 8, 0 85 7 4, 7 1, 6 12 ,5 1, 3 ,0 4, 5 1, 9 5, 1 1, 6 26 ,5 43 ,0 68 M am bé ré K ad éï 5, 2 10 03 (1 1, 7) (6 ,2 ) (7 ,9 ) (,0 ) (,0 ) (,0 ) (2 ,3 ) (7 ,5 ) (5 ,3 ) (2 5, 8) (4 3, 6) 52 N an a M am bé ré 6, 5 53 7 (3 ,8 ) (1 3, 6) (,0 ) (2 ,3 ) (3 ,2 ) (1 ,6 ) (,0 ) (,0 ) (,0 ) (2 4, 6) (3 5, 8) 35 Sa ng ha M ba ér é 6, 1 31 1 (4 ,8 ) (1 1, 6) (1 8, 5) (2 ,0 ) (,0 ) (3 ,2 ) (,0 ) (5 ,7 ) (5 ,4 ) (4 0, 1) (2 7, 4) 19 O uh am P en de 5, 0 13 17 (1 ,2 ) (,0 ) (1 4, 9) (7 ,4 ) (,0 ) (3 ,1 ) (5 ,5 ) (,0 ) (,0 ) (3 2, 1) (1 6, 8) 66 O uh am 7, 8 90 0 2, 2 1, 6 9, 8 4, 4 ,0 2, 5 2, 1 2, 6 2, 5 22 ,5 21 ,1 71 Ké m o 12 ,1 37 6 6, 2 4, 2 5, 4 3, 8 ,0 ,0 ,0 12 ,0 1, 3 19 ,6 17 ,3 45 N an a G ré bi zi 7, 8 25 1 7, 6 9, 1 6, 9 ,0 ,0 1, 3 1, 5 5, 5 2, 0 26 ,4 27 ,8 20 O ua ka 7, 6 57 5 (8 ,3 ) (,0 ) (5 ,9 ) (,0 ) (,0 ) (2 ,6 ) (2 ,8 ) (2 ,5 ) (2 ,9 ) (1 9, 6) (3 6, 7) 43 H au te -K ot to 9, 1 20 9 11 ,6 3, 3 8, 4 2, 1 1, 1 ,0 1, 4 1, 9 ,0 28 ,0 27 ,8 19 B am in gu i B an go ra n 4, 8 53 * * * * * * * * * * * 2 B as se K ot to 8, 0 76 8 ,0 3, 4 1, 7 2, 3 ,0 ,0 ,0 2, 7 1, 7 7, 3 11 ,7 61 M bo m o u 6, 2 39 4 (4 ,9 ) (5 ,1 ) (1 9, 2) (,0 ) (,0 ) (1 ,8 ) (,0 ) (2 ,3 ) (8 ,0 ) (3 1, 0) (2 8, 0) 24 H au t M bo m o u 5, 8 10 3 9, 8 24 ,5 6, 9 ,0 ,0 ,0 7, 1 2, 9 6, 9 41 ,2 27 ,8 6 B an gu i 6, 4 16 47 (4 3, 4) (1 2, 9) (,0 ) (2 ,4 ) (4 ,5 ) (2 ,1 ) (2 ,6 ) (5 ,1 ) (2 ,6 ) (6 2, 6) (4 5, 8) 10 5 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 117116 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T Ta b le au C H .7 : R ec o u rs a u t ra it em en t d ’u n e p n eu m o n ie p ré su m ée e t u sa g e d ’a n ti b io ti q u es a u c o u rs d e la p n eu m o n ie p ré su m ée (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s A eu u ne pn eu m o ni e pr és um ée au c o ur s de s de ux de rn iè re s se m ai ne s N o m br e d’ en fa nt s âg és d e 0 -5 9 m o is En fa nt s ay an t e u un e pn eu m o ni e pr és um ée e t e m m en és à /d an s/ ch ez : n’ im po rt e qu el so ig na nt [1 ] Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s ay an t e u un e pn eu m o ni e pr és um ée et re çu d es an tib io tiq ue s au c o ur s de s de ux de rn iè re s se m ai ne s [ 2] N o m br e d’ en fa nt s âg és d e 0 -5 9 m o is ay an t e u un e pn eu m o ni e pr és um ée au c o ur s de s de ux de rn iè re s se m ai ne s Se ct eu r p ub lic Se ct eu r p riv é A ut re s o ur ce H ô pi ta l de l’E ta t C en tr e de sa nt é du go uv er ne m en t Po st e de sa nt é du go uv er ne m en t A ge nt de s an té vi lla ge o is A ut re st ru ct ur e H ô pi ta l/ cl in iq ue A ut re st ru ct ur e m éd ic al e pr iv ée Pa re nt o u am i A ut re so ur ce M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 6, 7 36 86 27 ,0 9, 3 ,8 1, 0 1, 9 1, 7 2, 9 4, 6 1, 5 42 ,0 46 ,6 24 5 R ur al 7, 0 67 88 2, 3 4, 2 10 ,1 2, 9 ,7 2, 0 1, 5 4, 1 3, 0 23 ,5 23 ,4 47 2 To ta l 6, 9 10 47 4 10 ,8 5, 9 6, 9 2, 2 1, 1 1, 9 1, 9 4, 2 2, 5 29 ,8 31 ,3 71 8 A ge (e n m oi s) 0 -1 1 8, 4 23 77 8, 7 4, 4 6, 9 2, 9 ,7 3, 0 3, 7 4, 9 1, 3 29 ,9 34 ,4 19 9 12 -2 3 7, 9 21 0 5 11 ,3 4, 7 9, 3 2, 1 ,0 ,9 1, 8 2, 8 4, 8 28 ,5 28 ,6 16 7 24 -3 5 6, 6 21 72 9, 7 5, 5 4, 9 1, 2 1, 5 ,2 1, 2 4, 7 3, 2 22 ,2 31 ,6 14 4 36 -4 7 6, 5 20 97 18 ,2 4, 9 4, 8 3, 6 3, 2 2, 0 ,3 5, 1 1, 1 36 ,7 30 ,7 13 6 48 -5 9 4, 1 17 23 3, 0 15 ,8 9, 8 ,0 ,0 4, 4 1, 8 3, 1 1, 9 34 ,8 29 ,6 71 N iv ea u in st ru ct io n m èr e A uc un 6, 4 43 77 5, 7 4, 2 6, 8 3, 1 ,1 2, 6 1, 0 4, 0 2, 8 22 ,5 24 ,4 28 2 Pr im ai re 7, 1 44 82 9, 2 3, 5 9, 4 2, 1 ,9 ,7 2, 2 4, 0 3, 1 27 ,8 30 ,8 31 7 Se co nd ai re e t pl us 7, 4 16 16 26 ,9 16 ,4 ,7 ,7 4, 0 3, 5 3, 3 5, 3 ,3 52 ,4 49 ,1 11 9 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc on om iq ue Le p lu s pa uv re 7, 4 22 44 2, 3 2, 0 11 ,5 2, 2 ,0 1, 1 ,7 4, 8 3, 7 19 ,9 16 ,4 16 5 Se co nd 6, 6 22 90 3, 5 2, 1 9, 5 ,6 ,7 1, 7 1, 4 4, 4 2, 8 19 ,6 23 ,4 15 2 M oy en 7, 7 22 11 4, 9 4, 4 7, 3 3, 5 1, 2 2, 0 1, 6 4, 4 2, 4 24 ,9 30 ,2 16 9 Q ua tr iè m e 6, 3 20 0 8 17 ,1 9, 8 3, 3 2, 1 2, 0 2, 9 2, 9 4, 8 2, 3 39 ,7 44 ,5 12 7 Le p lu s ric he 6, 1 17 20 36 ,5 15 ,4 ,0 2, 8 2, 1 2, 1 4, 0 2, 2 ,8 56 ,4 52 ,2 10 4 To ta l 6, 9 10 47 4 10 ,8 5, 9 6, 9 2, 2 1, 1 1, 9 1, 9 4, 2 2, 5 29 ,8 31 ,3 71 8 [1 ] I n di ca te ur M IC S 3. 9; [2 ] I n di ca te ur M IC S 3. 10 *: B as é su r m o in s d e 25 c as n o n p o n d ér és ; ( ): B as é su r 2 5 à 49 c as n o n p o n d ér és Tableau CH .8: Connaissance des deux indicateurs d’alerte de la pneumonie Pourcentage des mères et gardiennes des enfants âgés de 0-59 mois selon les symptômes qui les pousseraient à emmener immédiatement l’enfant dans une structure sanitaire, et pourcentage des mères qui savent que la respiration rapide et difficile est un signe nécessitant un recours immédiat à un traitement, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage de mères/personnes en charge d’enfants de 0-59 mois qui pensent qu’un enfant doit être amené immédiatement dans un service de santé s’il : Mères/ gardiennes qui reconnaissent les deux indicateurs d’alerte de la pneumonie Nombre de mères/ gardiennes des enfants âgés de 0-59 mois ne peut pas boire ou être allaité au sein devient plus malade Développe la fièvre A une respiration rapide A des difficultés à respirer A du sang dans les selles Boit peu A d’autres symptômes Préfecture Ombella Mpoko 21,5 35 83,9 13,1 25,3 9,4 16,1 25,2 9,2 682 Lobaye 27 29,7 85,6 13,3 17,8 14,9 12,2 33,7 8,9 529 Mambéré Kadéï 22,3 40,2 92,9 22,7 25,8 22,7 18,5 20 18,1 624 Nana Mambéré 15,7 32,3 88,9 1,6 3,8 15,3 4,6 16,2 0,2 352 Sangha-Mbaéré 25,2 35,1 87,8 13,1 15,7 14,9 13,7 24,3 11,3 191 Ouham-Péndé 45,9 53,3 82,5 24,6 32,6 22,5 27 20,5 17,2 830 Ouham 29,6 42,3 76 10,5 12,7 11,5 11,7 34,2 5,1 585 Kémo 26,6 34,1 74,7 18,8 23,2 9,4 15 25,1 8,4 226 Nana Grébizi 31 38,4 78,2 15,6 20 18,5 18,1 32,1 6 154 Ouaka 22,7 43,2 90 16,8 25,7 15,7 12,8 26,1 12,6 365 Haute-Kotto 26,9 30,5 72,1 12,4 23,3 11,3 9,8 28,4 5,9 121 Bamingui- Bangoran 36,9 30,7 81,1 18,3 24 17 23,8 23,1 8,9 31 Basse Kotto 25,5 36,2 90,2 15,6 28,3 19,6 11,6 23,5 11,1 497 Mbomou 22,5 30,5 89,5 16,3 19,8 11 14,3 22,7 10,7 239 Haut Mbomou 37,7 25,5 91,3 15,8 22,5 26,9 21 17,4 11,5 65 Bangui 37,1 31,5 72,4 21,8 30,1 17,4 23,9 14,2 13 1152 Milieu de résidence Urbain 30,7 33,4 78,5 17,4 25 15,6 18,8 21,9 10,8 2453 Rural 28,7 39,9 85,4 16,6 23 16,8 16 23,8 11,4 4218 Niveau d’instruction mère Sans niveau 28,9 40,5 84,1 16,4 22,6 17,4 16,1 22,3 10,7 2730 Primaire 28,6 34,9 83,2 15 23,1 14,7 16,2 25 9,9 2838 Secondaire et plus 33 36,7 78,7 22,8 28,2 18 21,6 20,3 15,3 1103 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 27 39,5 82,9 13,6 19,9 15 16,8 22,8 8,1 1422 Second 27,9 39,5 85 16 22,7 17,4 13,9 24,8 10,9 1424 Moyen 27,1 39,8 86,5 16,3 24,3 16,2 13,9 24,6 11 1341 Quatrième 31 33,7 81,4 17,8 24,7 15,5 20,2 23,1 11,9 1319 Le plus riche 35,1 34,1 77,5 21,6 28 18,1 21,3 19,7 14,5 1165 Total 29,4 37,5 82,8 16,9 23,7 16,4 17,1 23,1 11,1 6671 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 119118 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 6 .4 . COMBUSTIBLES SOLIDES Plus de 3 milliards de personnes dans le monde dépendent des combustibles solides (biomasse et charbon) pour leurs besoins énergétiques de base, dont la cuisine et le chauffage. La cuisson et le chauffage à combustibles solides conduisent à des niveaux élevés de fumée à l’intérieur, un mélange complexe de polluants nuisibles à la santé. Le principal problème avec l’utilisation des combustibles solides est qu’il y a un dégagement de produits de combustion incomplète, y compris le CO, les hydrocarbures aromatiques polycycliques, le dioxyde de soufre (SO2) et autres éléments toxiques. L’utilisation de combustibles solides augmente les risques de maladie respiratoire aiguë, la pneumonie, la maladie pulmonaire obstructive chronique, le cancer et éventuellement la tuberculose, l’insuffisance pondérale à la naissance, la cataracte et l’asthme. Le principal indicateur est la proportion de la population utilisant des combustibles solides comme principale source d’énergie domestique pour la cuisson. 6 .4 .1 Ampleur de l’utilisation des combustibles solides par les ménages Dans l’ensemble, presque tous les ménages se servent de combustibles solides pour la cuisine (99%), principalement de bois (96%) qui constitue la source d’énergie la plus utilisée par les ménages pour leur cuisson. Tableau CH .9: Utilisation de combustible solide Répartition en pourcentage des membres des ménages selon le type de combustible de cuisine utilisé par le ménage, et pourcentage des membres des ménages vivant dans des ménages utilisant des combustibles solides pour la cuisine, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage des membres des ménages dans les ménages utilisant: Total Combustibles solides pour la cuisine [1] Nombre de ménagesElectricité Gaz propane liquéfié (GPL) Gaz naturel Kérosène Charbon/ lignite Charbon de bois Bois Autre Manquant Préfecture Ombella-Mpoko 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 2,3 97,5 0,2 0,0 100 99,8 5900 Lobaye 0,0 0,1 0,0 0,0 0,0 0,8 98,0 0,9 0,2 100 99,0 4040 Mambéré-Kadéï 0,0 0,0 0,3 0,0 0,0 0,1 99,1 0,3 0,3 100 99,1 5339 Nana-Mambéré 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,1 98,9 0,9 0,1 100 99,1 2947 Sangha-Mbaéré 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 1,1 98,4 0,3 0,2 100 99,5 1556 Ouham-Péndé 0,0 0,0 0,0 0,0 0,4 0,3 98,1 0,8 0,4 100 99,6 6691 Ouham 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,7 98,6 0,7 0,0 100 99,8 4823 Kémo 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,6 99,3 0,1 0,0 100 100 1816 Nana-Grébizi 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,4 99,6 0,1 0,0 100 99,9 1344 Ouaka 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,7 98,6 0,4 0,4 100 99,2 2914 Haute-Kotto 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 1,0 98,5 0,5 0,0 100 99,9 1045 B.Bangoran 0,2 0,0 0,0 0,0 0,0 1,6 97,9 0,2 0,0 100 99,6 282 Basse-Kotto 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,1 99,0 0,5 0,5 100 99,1 3784 Mbomou 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,6 98,6 0,8 0,0 100 99,5 2086 Haut-Mbomou 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,5 98,0 1,2 0,3 100 98,6 544 Bangui 0,5 0,1 0,1 0,1 0,6 10,6 87,4 0,5 0,0 100 99,1 10781 Tableau CH .9: Utilisation de combustible solide (suite) Caractéristiques Pourcentage des membres des ménages dans les ménages utilisant: Total Combustibles solides pour la cuisine [1] Nombre de ménagesElectricité Gaz propane liquéfié (GPL) Gaz naturel Kérosène Charbon/ lignite Charbon de bois Bois Autre Manquant Milieu de résidence Urbain 0,2 0,0 0,1 0,1 0,3 6,1 92,5 0,5 0,1 100 99,2 21820 Rural 0,0 0,0 0,0 0,0 0,1 0,4 98,8 0,6 0,2 100 99,5 34327 Niveau d’instruction du chef de ménage Aucune 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 1,5 97,6 0,7 0,1 100 99,5 12107 Primaire 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 1,9 97,3 0,5 0,2 100 99,5 25578 Secondaire et plus 0,3 0,1 0,1 0,0 0,5 4,1 94,5 0,3 0,2 100 99,2 18207 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 99,3 0,3 0,4 100 99,5 11227 Second 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 99,4 0,6 0,1 100 99,7 11231 Moyen 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,6 98,3 0,9 0,1 100 99,2 11226 Quatrième 0,0 0,0 0,0 0,0 0,2 2,1 97,3 0,3 0,0 100 99,8 11231 Le plus riche 0,4 0,1 0,3 0,1 0,5 10,2 87,5 0,5 0,2 100 98,7 11231 Total 0,1 0,0 0,1 0,0 0,2 2,6 96,3 0,5 0,2 100 99,4 56146 [1] Indicateur MICS 3.11 6 .4 .2 Utilisation des combustibles solides par les ménages selon le type de four L’utilisation de combustible solide a plus ou moins d’effet sur la pollution intérieure, étant donné que la concentration des polluants est différente selon que le même combustible est consumé dans différents fourneaux. Au niveau national, 59% des ménages font leur cuisine à l’extérieur de la maison, 23% dans un bâtiment séparé et 10% dans une pièce utilisée comme cuisine. Cependant, 7% des ménages utilisent un endroit ailleurs dans la maison comme lieu de cuisine. Les différences entre les milieux de résidence sont très faibles : la cuisine à l’extérieur est légèrement plus pratiquée en milieu rural qu’en milieu urbain avec respectivement 60% contre 57% tandis que la cuisine dans un bâtiment est plus fréquente en zone urbaine qu’en zone rurale (12% contre 9%). La cuisine faite dans une pièce utilisée comme cuisine ou ailleurs dans la maison prédomine dans les préfectures de Bamingui- Bangoran (37%), l’Ouham (25%), la Basse-Kotto (23%), la Lobaye (21%) et Bangui (21%). Il existe une relation entre le niveau de bien-être économique et le fait de faire la cuisine à l’extérieur allant de 72% pour les ménages les pauvres à 43% pour les ménages les plus riches. M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 121120 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T Tableau CH .10: Utilisation de combustible solide par lieu de cuisine Répartition en pourcentage des membres des ménages dans les ménages utilisant des combustibles solides par lieu de cuisine, RCA 2010 Caractéristiques Lieu de cuisine: Nombre des membres des ménages utilisant des combustibles solides pour faire la cuisine Dans une pièce utilisée comme cuisine Ailleurs dans la maison Dans un bâtiment séparé A l’extérieur Autre Manquant Total Préfecture Ombella-Mpoko 5,1 6,9 18,3 69,3 0,3 0 100 5890 Lobaye 15,5 5,6 21,8 55,6 1,6 0 100 4000 Mambéré-Kadéï 4,1 4,3 31,7 56,3 3,4 0,1 100 5292 Nana-Mambéré 1,5 3,6 48,1 45,4 1 0,3 100 2920 Sangha-Mbaéré 8,1 6 38,8 44 3,1 0 100 1549 Ouham-Péndé 11,9 4,4 29,0 53,9 0,8 0,1 100 6662 Ouham 13,4 11,7 9,8 64,4 0,6 0 100 4812 Kémo 7,1 8,4 16,8 67,5 0,2 0 100 1816 Nana-Grébizi 7,7 2,0 17,3 71,7 0,8 0,5 100 1343 Ouaka 6,7 12,8 14,4 62,3 3,8 0 100 2891 Haute-Kotto 13,9 5,6 26,4 54,1 0 0 100 1043 Bamingui-Bangoran 26,1 11,1 17,7 43,8 1,2 0,1 100 281 Basse-Kotto 11,6 11,8 17,6 57,1 1,8 0 100 3748 Mbomou 10,5 8,8 10,9 64 5,8 0 100 2075 Haut-Mbomou 7,9 0,6 9,3 72,6 9,5 0 100 537 Bangui 15,9 5,1 20,6 57,2 1 0,1 100 10683 Milieu de résidence Urbain 12 4,8 24,7 56,7 1,6 0,1 100 21651 Rural 9,4 7,9 21,1 60 1,6 0 100 34145 Niveau d’instruction du chef de ménage Sans niveau 10,2 7,7 22,0 57,8 2,1 0 100 12041 Primaire 9,6 7,2 19,9 61,6 1,6 0,1 100 25449 Secondaire et plus 11,6 5,3 26,6 55,3 1,3 0,1 100 18063 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 7,1 10,8 8,4 72,1 1,6 0,1 100 11173 Second 9 8,5 14,7 65,6 2,2 0,1 100 11198 Moyen 9,8 6,2 22,4 59,5 2,1 0 100 11133 Quatrième 10,8 3,1 31,2 52,9 1,8 0,2 100 11204 Le plus riche 15,4 4,9 35,8 43,4 0,4 0 100 11088 Total 10,4 6,7 22,5 58,7 1,6 0,1 100 55796 6 .5 . PALUDISME Le paludisme est l’une des principales causes de décès des enfants de moins de cinq ans en République Centrafricaine. Il contribue également à l’anémie chez les enfants et est une cause fréquente d’absentéisme scolaire. Des mesures préventives, notamment l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII), peut réduire considérablement les taux de mortalité du paludisme chez les enfants. Les questionnaires comportent des questions sur la disponibilité et l’utilisation de moustiquaires, tant au niveau du ménage que des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes, ainsi que le traitement antipaludique et le traitement préventif intermittent contre le paludisme. 6 .5 .1 Prévention du paludisme par l’utilisation de moustiquaires Le sous-chapitre relatif à la prévention du paludisme par l’utilisation des moustiquaires concerne les ménages, les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. Un accent particulier est accordé à l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide. 6 .5 .1 .1 Disponibilité des moustiquaires au niveau des ménages Les résultats présentés au tableau CH.11 indiquent que 74% des ménages ont au moins une moustiquaire. Cependant, seulement 47% des ménages disposent d’une moustiquaire imprégnée, et 36% d’une moustiquaire imprégnée de longue durée. A l’exception des préfectures, l’analyse selon le milieu résidence ou les autres caractéristiques ne montre pas de variation importante entre pourcentage des ménages qui possèdent une moustiquaire imprégnée de longue durée d’efficacité. Au niveau préfectoral, le pourcentage des ménages qui ont au moins une moustiquaire imprégnée de longue durée varie de 13% dans l’Ombella-Mpoko à 55% dans l’Ouham. On trouve un niveau supérieur à la moyenne nationale dans seulement 6 préfectures sur dix-sept, notamment, la Ouaka (42%), la Mambéré-Kadéï (42%), l’Ouham-Péndé (42%), la Basse-Kotto (53%) et l’Ouham (55%). Les résultats n’indiquent pas de disparité importante en fonction des autres caractéristiques en raison de la gratuité de ce type de moustiquaires qui ont été distribuées à grande échelle sur l’ensemble du territoire national. Le graphique CH.4, lui présente la disponibilité des moustiquaires imprégnées (tout type) en fonction des préfectures. Graphique CH.4: Carte préfectorale de la disponibilité en moustiquaires imprégnées d’insecticide, RCA 2010 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 123122 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T Tableau CH .11: Disponibilité de moustiquaires imprégnées au niveau des ménages Pourcentage de ménages ayant au moins une moustiquaire, pourcentage de ménages ayant au moins une moustiquaire imprégnée de longue durée, et pourcentage de ménages ayant au moins une moustiquaire imprégnée (MI), RCA, 2010 Caractéristiques Pourcentage des ménages ayant au moins une moustiquaire Pourcentage des ménages ayant au moins une moustiquaire imprégnée de longue durée Pourcentage des ménages ayant au moins une MI [1] Nombre des ménages Préfecture Ombella-Mpoko 69,8 12,5 18,0 1222 Lobaye 69,7 29,1 40,9 787 Mambéré-Kadéï 68,1 41,7 45,6 1108 Nana-Mambéré 71,3 21,2 35,2 714 Sangha-Mbaéré 72,0 31,3 39,3 306 Ouham-Péndé 70,1 41,7 64,4 1446 Ouham 80,9 54,7 73,9 998 Kémo 69,6 28,3 32,6 364 Nana-Grébizi 71,3 35,8 47,6 288 Ouaka 62,9 41,6 46,0 757 Haute-Kotto 83,7 26,7 32,4 225 Bamingui-Bangoran 64,5 24,7 34,6 66 Basse-Kotto 79,2 52,7 67,7 923 Mbomou 60,8 35,9 38,9 512 Haut-Mbomou 63,3 34,2 40,5 154 Bangui 87,2 36,0 46,9 1837 Milieu de résidence Urbain 81,3 32,7 43,6 4094 Rural 69,4 37,7 49,2 7662 Instruction du chef de ménage Aucune 62,7 33,3 43,8 2874 Primaire 73,1 37,1 47,9 5447 Secondaire et plus 83,4 36,5 49,0 3390 Manquant/NSP (84,3) (32,2) (49,3) 44 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 61,7 35,2 45,4 2914 Second 70,0 37,3 49,0 2619 Moyen 75,3 36,5 48,4 2342 Quatrième 79,7 34,6 45,3 2051 Le plus riche 88,6 36,2 48,2 1830 Total 73,6 36,0 47,2 11756 [1] Indicateur MICS 3.12 ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés 6 .5 .1 .2 Utilisation des moustiquaires par les enfants de moins de 5 ans Les résultats indiquent que 60% des enfants de moins de 5 ans ont dormi sous une moustiquaire la nuit précédant l’enquête et que seulement 36% ont dormi sous une moustiquaire imprégnée (tableau CH.12). Il n’y a pas de disparité entre les sexes dans l’utilisation de n’importe quel type de moustiquaire et des moustiquaires imprégnées chez les enfants de moins de cinq ans. Les enfants du milieu urbain dorment plus sous n’importe quelle moustiquaire que ceux du milieu rural (66% contre 57%) mais un peu moins sou une MII (33% contre 38%). S’agissant de la MII, on n’observe pas de disparité selon le niveau d’instruction de la mère ou le quintile de bien-être économique. Selon l’âge par contre, on note que plus les enfants sont jeunes et plus ils dorment sous moustiquaire imprégnée d’insecticide de longue durée d’efficacité. Au niveau des préfectures, le pourcentage des enfants dormants sous une MII varie de 18% dans l’Ombella-Mpoko à 56% dans l’Ouham. Tableau CH .12: Enfants ayant dormi sous des moustiquaires Pourcentage d’enfants âgés de 0-59 mois ayant dormi sous une moustiquaire durant la nuit précédente, par type de moustiquaire, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage d’enfants âgés de 0-59 mois ayant séjourné dans les ménages la nuit précédente Nombre d’enfants âgés de 0-59 mois Pourcentage d’enfants ayant: dormi sous n’importe quelle moustiquaire [1] Pourcentage d’enfants ayant: dormi sous une moustiquaire imprégnée [2] Nombre d’enfants âgés de 0-59 mois ayant dormi dans les ménages la nuit précédente Pourcentage d’enfants ayant dormi sous une MI et vivant dans les ménages ayant au moins une MI Nombre d’enfants âgés de 0-59 mois vivant dans les ménages ayant au moins une MI Sexe Masculin 99,4 5216 60,3 36,7 5182 67,9 2798 Féminin 99,6 5258 60,0 36,1 5236 69,6 2713 Préfecture Ombella-Mpoko 99,9 1125 62,8 18,2 1123 75,3 272 Lobaye 99,9 857 54,9 30,8 856 65,7 402 Mambéré-Kadéï 99,5 1003 49,4 31,2 998 64,4 484 Nana-Mambéré 100 537 58,4 25,6 537 66,2 208 Sangha-Mbaéré 99,4 311 58,9 30,5 309 68,6 138 Ouham-Péndé 99,2 1317 52,9 46,8 1307 65,6 933 Ouham 99,6 900 63,5 55,8 896 71,4 700 Kémo 100 376 62,0 28,7 376 76,8 140 Nana-Grébizi 99,3 251 62,4 39,6 249 72,0 137 Ouaka 99,7 575 57,0 41,7 573 73,9 324 Haute-Kotto 99,0 209 74,9 29,3 206 74,5 81 B-Bangoran 97,7 53 58,6 31,0 51 71,8 22 Basse-Kotto 99,2 768 67,3 49,9 762 66,8 569 Mbomou 98,7 394 53,3 34,5 389 74,5 180 Haut-Mbomou 97,7 103 54,3 36,9 100 69,5 53 Bangui 99,5 1647 68,9 35,2 1638 67,7 851 Milieu de résidence Urbain 99,3 3686 66,1 33,3 3661 69,2 1760 Rural 99,5 6788 56,9 38,0 6757 68,5 3751 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 125124 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T Tableau CH .12: Enfants ayant dormi sous des moustiquaires (suite) Caractéristiques Pourcentage d’enfants âgés de 0-59 mois ayant séjourné dans les ménages la nuit précédente Nombre d’enfants âgés de 0-59 mois Pourcentage d’enfants ayant: dormi sous n’importe quelle moustiquaire [1] Pourcentage d’enfants ayant: dormi sous une moustiquaire imprégnée [2] Nombre d’enfants âgés de 0-59 mois ayant dormi dans les ménages la nuit précédente Pourcentage d’enfants ayant dormi sous une MI et vivant dans les ménages ayant au moins une MI Nombre d’enfants âgés de 0-59 mois vivant dans les ménages ayant au moins une MI Âge (en mois) 0-11 99,7 2377 66,5 40,9 2370 77,1 1258 12-23 99,3 2105 62,7 38,1 2090 71,2 1117 24-35 99,4 2172 63,7 38,5 2158 72,5 1147 36-47 99,6 2097 55,1 33,3 2089 61,1 1137 48-59 99,3 1723 49,7 29,1 1712 58,3 853 Instruction de la mère Aucune 99,5 4377 56,0 37,8 4356 69,3 2377 Primaire 99,4 4482 61,2 35,8 4456 68,7 2321 Secondaire et plus 99,4 1616 68,1 34,1 1605 67,3 813 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 99,1 2244 51,8 36,5 2223 69,9 1161 Second 99,6 2290 56,6 37,4 2282 69,5 1230 Moyen 99,5 2211 62,2 38,3 2200 70,7 1191 Quatrième 99,5 2008 63,5 34,1 1998 67,8 1005 Le plus riche 99,6 1720 69,0 35,0 1714 64,9 924 Total 99,5 10474 60,1 36,4 10418 68,8 5511 [1] Indicateur MICS 3.14 ; [2] indicateur MICS 3.15, Indicateur OMD 6.7 6 .5 .1 .3 Utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes Le tableau CH.13 présente la proportion de femmes enceintes ayant dormi sous une moustiquaire la nuit précédente. Près de deux tiers (67%) des femmes enceintes ont dormi sous une moustiquaire la nuit précédant l’enquête mais seulement quatre femmes enceintes sur dix sous moustiquaire imprégnée. On remarque tout de même que 76% des femmes enceintes vivent dans des ménages ayant au moins une MI, dorment effectivement sous une moustiquaire imprégnée (MI). Le pourcentage des femmes enceintes qui dorment sous une moustiquaire imprégnée est plus élevé dans les zones rurales (46%) que dans les zones urbaines (31%). Les analyses révèlent par ailleurs que l’amélioration du niveau d’instruction de la femme ou du statut de bien-être économique du ménage ne joue pas sur l’utilisation de ce type de moustiquaire qui est distribué gratuitement à toute la population. Ce sont en fait les femmes les moins instruites qui utilisent le plus les MII. Au niveau des préfectures, le pourcentage des femmes qui ont dormi sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide varie de 12% dans l’Ombella-Mpoko à 63% dans la Basse-Kotto. Tableau CH .13: Femmes enceintes ayant dormi sous des moustiquaires Pourcentage de femmes enceintes ayant dormi sous une moustiquaire la nuit précédente, par type de moustiquaire, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage de femmes enceintes ayant séjourné dans les ménages la nuit précédente Nombre de femmes enceintes Pourcentage de femmes enceintes ayant: dormi sous n’importe quelle moustiquaire Pourcentage de femmes enceintes ayant dormi sous une moustiquaire imprégnée [1] Nombre de femmes enceintes ayant dormi dans les ménages la nuit précédente Pourcentage de femmes enceintes ayant dormi sous une MI et vivant dans les ménages ayant au moins une MI Nombre de femmes enceintes vivant dans des ménages ayant au moins une MI Préfecture Ombella-Mpoko 100 163 64.4 11.5 163 71.5 26 Lobaye 100 109 67.9 40.5 109 80.2 55 Mambéré-Kadéï 99,2 144 59.0 35.9 142 71.7 71 Nana-Mambéré 99,1 86 70.7 37.8 85 (87.0) 37 Sangha-Mbaéré 100 32 69.1 23.1 32 (72.4) 10 Ouham-Péndé 98 179 62.3 59.3 175 83.8 124 Ouham 99,7 190 68.1 59.7 189 75.5 149 Kémo 100 51 64.5 32.1 51 (85.6) 19 Nana-Grébizi 100 37 61.4 35.9 37 73.5 18 Ouaka 99,1 94 63.2 49.0 94 85.4 54 Haute-Kotto 98,8 29 74.1 23.7 29 (66.7) 10 B-Bangoran 87,9 8 57.3 34.2 7 (66.3) 4 Basse-Kotto 100 113 80.4 63.0 113 84.2 85 Mbomou 96,8 52 53.1 37.6 51 (81.1) 24 Haut-Mbomou (100) 13 (60.3) (38.0) 13 * 6 Bangui 100 278 71.2 30.0 278 61.6 135 Milieu de résidence Urbain 99,7 589 68.8 31.3 587 68.3 268 Rural 99 994 65.5 45.8 984 80.2 561 Âge 15-19 99,6 343 57.0 35.6 342 69.4 175 20-24 98,4 473 68.0 40.5 465 77.9 242 25-29 99,9 364 72.6 44.2 364 78.1 206 30-34 99,3 214 66.4 41.6 213 86.0 103 35-39 99,3 119 66.1 36.3 118 69.5 62 40-44 99,8 52 75.3 47.4 52 (70.5) 35 45-49 * 18 * * 18 * 7 Instruction Aucune 99,4 635 65.5 45.5 631 79.5 361 Primaire 98,8 678 66.0 37.9 670 76.7 331 Secondaire et plus 99,9 270 71.2 34.5 269 67.5 138 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 97,6 339 59.9 44.5 331 78.5 188 Second 99,3 361 66.2 44.7 359 82.7 194 Moyen 99,9 292 71.4 47.8 291 83.2 167 Quatrième 99,9 329 66.0 34.0 328 69.6 160 Le plus riche 99,7 262 71.6 28.8 261 62.5 120 Total 99,2 1582 66.7 40.4 1570 76.4 830 [1] Indicateur MICS 3.19 * : Basé sur moins de 25 cas non pondérés; ( ) : Basé sur 25 à 49 cas non pondérés M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 127126 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 6 .5 .2 Prévalence du paludisme chez les enfants de moins de 5 ans Des questions sur la prévalence et le traitement de la fièvre ont été posées à propos de tous les enfants de moins de cinq ans. Au niveau national, 32% des enfants de moins de 5 ans ont eu de la fièvre au cours des deux semaines précédant l’enquête (tableau CH.14). On note très peu d’écarts entre les garçons (34%) et les filles (31%). Si la prévalence de la fièvre n’est pas très différente selon le milieu de résidence, on observe de plus grands écarts selon les préfectures de 20% dans la Sangha-Mbaéré à 44% dans la Kémo. La prévalence de la fièvre chez les enfants de moins de 5 ans est supérieure à la moyenne nationale de 32% dans le tiers des préfectures, notamment, la Haute-Kotto (33%), l‘Ouham-Péndé (38%), l’Ouham (42%), la Nana-Grébizi (43%) et la Kémo (44%). Il n’existe pas de différence due au niveau d’instruction de la mère, ni même selon le quintile de bien-être économique. 6 .5 .3 Traitement curatif du paludisme chez les enfants de moins de 5 ans La politique nationale de lutte contre le paludisme en RCA recommande que toute fièvre chez une personne soit considérée et traitée comme un cas de paludisme. Depuis quelques temps, plusieurs études ont démontré que le Plasmodium Falciparum, principal agent pathogène du paludisme en RCA est devenu résistant à la chloroquine (nivaquine). C’est ainsi que le Ministère de la Santé Publique de la RCA a retiré la chloroquine de la liste des médicaments antipaludiques. Tous les autres antipaludiques sont autorisés et administrés selon les directives du nouveau protocole thérapeutique antipaludique du Ministre en charge de la Santé en date du 12 juin 2006. Lors de la collecte des données de MICS 4, les mères ont été invitées à signaler tous les médicaments administrés à l’enfant pour traiter la fièvre, y compris les médicaments administrés à domicile et les médicaments donnés ou prescrits dans une structure de santé. Dans l’ensemble, 34% des enfants de moins de 5 ans ayant eu de la fièvre au cours des deux dernières semaines ont été traités avec n’importe quel antipaludique et seulement 21% d’entre eux ont reçu des antipaludiques dans les 24 heures suivant l’apparition de la fièvre. Parmi les enfants souffrant de la fièvre, 17% ont reçu de la quinine, 10% de l’Amodiaquine et 4% du Fansidar. Seuls 3% ont reçu un traitement à base d’Artémisinine. Il est à signaler que la chloroquine, retirée de la liste des antipaludiques en RCA à cause de la résistance du Plasmodium Falciparum à cette molécule, continue d’être administrée à 6% des enfants souffrant de la fièvre. On note que des antipyrétiques comme le paracétamol sont donnés aux enfants en cas de fièvre dans la moitié des cas (53%). Les enfants atteints du paludisme sont moins souvent traités avec n’importe quel antipaludique en milieu rural qu’en milieu urbain (28% contre 46%). Un enfant sur quatre (27%) en milieu urbain bénéficie d’un antipaludique dans les 24 heures suivant l’apparition de fièvre contre 17,4% en milieu rural. Au niveau préfectoral, les enfants avec de la fièvre à Bangui sont les plus susceptibles d’avoir reçu un antipaludique approprié (55%) tandis que ceux de la Nana-Grébizi et Mambéré Kadéï sont les moins susceptibles de recevoir un médicament approprié (21%). Contrairement à la Nana-Mambéré ou Mambéré Kadéï où un enfant sur dix (10%) a de la chance de recevoir un antipaludique dans les 24 heures qui suivent la survenue de la fièvre, on y trouve trois enfants sur dix dans la Sangha Mbaéré ou Bangui (31%). Les enfants fébriles des mères n’ayant aucune instruction reçoivent moins un antipaludique approprié (26%) que ceux des mères ayant le niveau secondaire et plus (51%). Plus le statut du bien-être économique des ménages s’améliore, plus les enfants fébriles ont de chance de recevoir un antipaludique approprié avec une variation de 21% chez les enfants des ménages les plus pauvres à 55% pour les enfants des ménages les plus riches. On observe la même situation pour les enfants fiévreux soignés avec un antipaludéen dans les 24 heures suivant l’apparition des signes selon le niveau d’instruction ou du statut du bien-être économique du chef du ménage. Ta b le au C H .1 4 : T ra it em en t an ti p al u d iq u e d es e n fa n ts a ve c d es a n ti p al u d ée n s P o u rc e n ta g e d ’e n fa n ts â g é s d e 0 -5 9 m o is a ya n t e u d e la fi è vr e a u c o u rs d e s d e u x d e rn iè re s se m ai n e s e t re çu d e s an ti p al u d é e n s, R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s O nt e u de la fiè vr e au co ur s de s d eu x de rn iè re s se m ai ne s N om br e de s en fa nt s âg és d e 0- 59 m oi s En fa nt s a ya nt e u de la fi èv re a u co ur s d es d eu x de rn iè re s s em ai ne s e t é té tr ai té s a ve c: N om br e d’ en fa nt s ay an t e u la fi èv re au c ou rs de s 2 de rn iè re s se m ai ne s M éd ic am en ts a nt ip al ud ée ns : Au tr es m éd ic am en ts : Po ur ce nt ag e de c eu x ay an t p ris u n an tip al ud ée n le m êm e jo ur ou le jo ur su iv an t [ 2] SP / Fa ns id ar Am od ia qu in e Q ui ni ne C om bi na iso n av ec Ar té m isi ni ne Au tr e an ti- pa lu N ’im po rt e qu el an ti- pa lu [1] C om pr im és ou si ro p an tib io tiq ue In je ct io n d’ an tib io tiq ue C hl or oq ui ne (a nt ip al ud ée n no n ap pr op rié ) Pa ra cé ta m ol / Pa na do l/ Ac ét am in op hè ne As pi rin e Ib up ro fè ne Au tr e Se xe M as cu lin 33 ,9 52 16 4, 5 10 ,1 18 ,4 2, 9 7,7 34 ,7 7, 5 3, 4 6, 4 51 ,2 1, 3 ,6 19 ,4 21 ,5 17 66 Fé m in in 30 ,5 52 58 4, 1 9, 6 16 ,3 3, 2 6, 3 33 ,5 8, 1 4, 3 4, 9 55 ,7 1, 5 1, 3 19 ,9 19 ,4 16 04 Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 30 ,6 11 25 ,4 13 ,2 13 ,5 2, 7 5, 2 29 ,2 12 ,7 5, 7 5, 2 61 ,6 ,2 1, 4 28 ,1 21 ,7 34 5 Lo ba ye 32 ,9 85 7 2, 9 7,7 21 ,8 2, 4 5, 0 31 ,3 9, 3 4, 7 7,6 49 ,3 3, 7 1, 9 20 ,1 13 ,3 28 2 M am bé ré K ad éï 21 ,9 10 03 4, 6 6, 1 16 ,0 1, 1 ,0 20 ,8 6, 7 1, 1 7,0 66 ,7 4, 6 2, 6 15 ,9 10 ,1 21 9 N an a M am bé ré 32 ,3 53 7 2, 4 4, 4 20 ,6 1, 3 ,6 24 ,8 9, 4 2, 4 5, 2 59 ,1 2, 4 ,7 12 ,1 11 ,4 17 3 Sa ng ha M ba ér é 20 ,3 31 1 8, 4 9, 1 29 ,8 1, 2 2, 3 38 ,6 10 ,7 5, 2 6, 6 59 ,7 1, 9 ,0 17 ,7 30 ,6 63 O uh am P en de 37 ,9 13 17 6, 0 4, 1 9, 3 6, 0 17 ,3 38 ,0 1, 6 1, 8 7,0 43 ,8 ,5 ,5 18 ,0 25 ,2 49 9 O uh am 42 ,2 90 0 3, 6 2, 4 8, 3 8, 1 13 ,4 32 ,6 3, 6 1, 9 1, 2 49 ,8 ,5 ,0 18 ,1 18 ,7 38 0 Ké m o 43 ,8 37 6 1, 0 14 ,2 16 ,9 ,5 2, 7 30 ,2 6, 0 3, 0 3, 3 56 ,3 1, 2 ,0 23 ,1 18 ,3 16 5 N an a G ré bi zi 42 ,9 25 1 1, 8 4, 0 10 ,4 2, 7 4, 9 21 ,1 14 ,6 3, 6 2, 7 56 ,9 1, 4 ,4 23 ,4 15 ,5 10 8 O ua ka 26 ,6 57 5 1, 4 9, 8 16 ,6 ,7 4, 9 28 ,9 8, 8 3, 9 3, 0 49 ,3 ,0 ,0 15 ,2 17 ,8 15 3 H au te -K ot to 33 ,2 20 9 2, 9 10 ,2 12 ,7 1, 2 3, 4 25 ,7 12 ,3 5, 7 4, 9 52 ,6 2, 7 1, 3 23 ,5 17 ,7 69 Ba m in gu i Ba ng or an 32 ,6 53 3, 0 3, 0 12 ,3 7,0 2, 7 25 ,5 20 ,2 6, 0 3, 9 56 ,3 ,7 1, 2 16 ,9 18 ,0 17 Ba ss e Ko tt o 28 ,1 76 8 2, 3 9, 3 10 ,5 ,0 ,0 21 ,8 2, 1 4, 6 2, 2 42 ,6 1, 4 1, 3 15 ,1 14 ,6 21 6 M bo m ou 26 ,7 39 4 1, 5 17 ,4 19 ,7 ,0 5, 7 37 ,0 3, 4 5, 2 4, 6 60 ,9 ,5 ,4 29 ,5 26 ,9 10 5 H au t M bo m ou 22 ,8 10 3 7,1 7, 3 23 ,3 ,0 10 ,1 40 ,9 12 ,1 8, 0 10 ,4 47 ,0 ,4 2, 6 26 ,5 23 ,8 23 Ba ng ui 32 ,0 16 47 10 ,4 21 ,5 34 ,3 2, 5 7,1 55 ,0 13 ,6 5, 9 10 ,1 55 ,1 1, 5 1, 4 19 ,9 29 ,9 52 7 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 129128 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T Ta b le au C H .1 4 : T ra it em en t an ti p al u d iq u e d es e n fa n ts a ve c d es a n ti p al u d ée n s P o u rc e n ta g e d ’e n fa n ts â g é s d e 0 -5 9 m o is a ya n t e u d e la fi è vr e a u c o u rs d e s d e u x d e rn iè re s se m ai n e s e t re çu d e s an ti p al u d é e n s, R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s O nt e u de la fiè vr e au co ur s de s d eu x de rn iè re s se m ai ne s N om br e de s en fa nt s âg és d e 0- 59 m oi s En fa nt s a ya nt e u de la fi èv re a u co ur s d es d eu x de rn iè re s s em ai ne s e t é té tr ai té s a ve c: N om br e d’ en fa nt s ay an t e u la fi èv re au c ou rs de s 2 de rn iè re s se m ai ne s M éd ic am en ts a nt ip al ud ée ns : Au tr es m éd ic am en ts : Po ur ce nt ag e de c eu x ay an t p ris u n an tip al ud ée n le m êm e jo ur ou le jo ur su iv an t [ 2] SP / Fa ns id ar Am od ia qu in e Q ui ni ne C om bi na iso n av ec Ar té m isi ni ne Au tr e an ti- pa lu N ’im po rt e qu el an ti- pa lu [1] C om pr im és ou si ro p an tib io tiq ue In je ct io n d’ an tib io tiq ue C hl or oq ui ne (a nt ip al ud ée n no n ap pr op rié ) Pa ra cé ta m ol / Pa na do l/ Ac ét am in op hè ne As pi rin e Ib up ro fè ne Au tr e U rb ai n 30 ,3 36 86 6, 5 16 ,3 27 ,1 2, 8 7,6 45 ,7 12 ,9 5, 9 6, 5 56 ,7 1, 4 1, 0 20 ,7 26 ,8 11 16 Ru ra l 33 ,2 67 88 3, 2 6, 6 12 ,6 3, 1 6, 8 28 ,4 5, 2 2, 8 5, 3 51 ,7 1, 4 ,9 19 ,1 17 ,4 22 53 To ta l 32 ,2 10 47 4 4, 3 9, 8 17 ,4 3, 0 7,0 34 ,1 7,8 3, 8 5, 7 53 ,3 1, 4 1, 0 19 ,6 20 ,5 33 69 Ag e (e n m oi s) 0- 11 23 ,9 23 77 1, 9 9, 2 10 ,8 1, 7 6, 9 26 ,1 10 ,7 3, 2 4, 7 52 ,3 1, 5 1, 0 15 ,9 14 ,7 56 9 12 -2 3 35 ,9 21 05 3, 9 9, 8 20 ,9 3, 7 6, 4 36 ,7 9, 6 3, 3 5, 4 52 ,1 2, 1 ,9 20 ,4 21 ,9 75 6 24 -3 5 37 ,2 21 72 5, 2 9, 7 19 ,1 3, 8 6, 6 35 ,2 6, 9 4, 8 5, 2 52 ,2 ,7 ,9 18 ,7 20 ,9 80 7 36 -4 7 33 ,6 20 97 5, 2 11 ,2 16 ,1 3, 1 9, 3 35 ,1 6, 1 4, 3 6, 0 55 ,8 1, 7 ,7 19 ,3 22 ,4 70 5 48 -5 9 30 ,9 17 23 5, 0 9, 0 18 ,6 2, 3 5, 9 36 ,1 5, 6 3, 3 7,4 54 ,7 1, 2 1, 5 24 ,5 21 ,8 53 2 In st ru ct io n de la m èr e Au cu ne 33 ,1 43 77 3, 8 5, 5 13 ,7 2, 6 5, 5 26 ,1 4, 8 3, 1 4, 9 48 ,7 1, 7 1, 5 18 ,2 15 ,6 14 49 Pr im ai re 31 ,6 44 82 4, 3 10 ,9 17 ,7 4, 1 7,4 36 ,2 8, 5 3, 5 5, 1 56 ,9 ,9 ,7 21 ,8 22 ,2 14 15 Se co nd ai re e t pl us 31 ,2 16 16 5, 8 19 ,2 27 ,2 1, 5 10 ,4 51 ,3 14 ,4 7,0 9, 5 56 ,7 2, 0 ,3 17 ,6 30 ,0 50 4 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc on om iq ue Le p lu s p au vr e 37 ,7 22 44 1, 5 4, 0 7,7 3, 5 6, 8 21 ,4 3, 3 1, 8 3, 6 48 ,6 ,8 ,5 17 ,7 12 ,7 84 6 Se co nd 32 ,0 22 90 4, 5 6, 8 10 ,2 2, 7 6, 5 26 ,7 3, 7 3, 6 4, 3 51 ,3 2, 1 ,8 21 ,3 17 ,6 73 3 M oy en 30 ,7 22 11 1, 9 8, 6 16 ,6 3, 6 7,6 33 ,4 8, 9 3, 9 5, 7 50 ,3 2, 1 1, 3 20 ,4 21 ,0 67 9 Q ua tr iè m e 32 ,1 20 08 5, 7 14 ,0 28 ,5 2, 1 6, 4 45 ,2 12 ,1 4, 2 8, 6 60 ,7 1, 3 ,3 19 ,8 24 ,4 64 5 Le p lu s r ic he 27 ,1 17 20 10 ,7 21 ,3 32 ,2 3, 0 8, 5 54 ,6 14 ,8 7,4 7,4 59 ,3 ,8 2, 4 19 ,4 33 ,2 46 7 To ta l 32 ,2 10 47 4 4, 3 9, 8 17 ,4 3, 0 7,0 34 ,1 7,8 3, 8 5, 7 53 ,3 1, 4 1, 0 19 ,6 20 ,5 33 69 [1 ] I nd ic at eu r M IC S 3. 18 ; I nd ic at eu r M IC S 6. 8; [ 2] In di ca te ur M IC S 3. 17 6 .5 .4 Diagnostic du Paludisme chez les enfants de moins de 5 ans Le tableau CH.15 fournit la proportion des enfants âgés de 0-59 mois ayant eu de la fièvre au cours des deux dernières semaines et qui a subi une piqûre au bout du doigt ou au talon pour tester le paludisme. En RCA seulement 17% des enfants ayant eu de la fièvre au cours des deux dernières semaines ont été testés pour le paludisme par une piqûre au bout du doigt ou au talon. Il n’existe pas de différence entre les sexes (18% garçons et 16% filles). Par contre les enfants souffrant de la fièvre en milieu rural ont moins souvent été testés que ceux du milieu urbain (15% contre 21%). La Préfecture de la Basse-Kotto (3%) se distingue par la plus faible proportion des enfants atteints de la fièvre et ayant subi un test du paludisme contrairement à l’Ouham-Péndé qui présente la plus forte proportion (26%). Dans 4 des 17 préfectures le pourcentage des enfants qui bénéficient d’un test de diagnostic du paludisme dépasse la moyenne nationale de 17%. Il s’agit de Bangui (24%), du Haut Mbomou (25%), de l’Ouham (26%) et de l’Ouham-Pende (26%). Les enfants souffrant de la fièvre dont les mères n’ont aucune instruction sont moins souvent testés (13%) que ceux des mères des niveaux primaire (18%) et secondaire et plus (23%). L’amélioration du statut du bien-être économique favorise la réalisation du test de dépistage du paludisme. En effet, les enfants des ménages les plus pauvres (13%) bénéficient moins d’un test du paludisme que ceux des ménages les plus riches (23%). Tableau CH .15: Diagnostic du paludisme Pourcentage d’enfants âgés de 0-59 mois ayant eu de la fièvre au cours des deux dernières semaines et qui ont subi une piqûre au doigt ou au talon pour t4ester le paludisme, RCA 2010 Caractéristiques Ont subi une piqûre au doigt ou au talon [1] Nombre d’enfants âgés de 0-59 mois ayant eu de la fièvre au cours des deux dernières semaines Sexe Masculin 17,8 5216 Féminin 15,7 5258 Préfecture Ombella-Mpoko 12,0 1125 Lobaye 16,5 857 Mambéré-Kadéï 8,8 1003 Nana-Mambéré 10,1 537 Sangha-Mbaéré 9,3 311 Ouham-Péndé 26,0 1317 Ouham 25,5 900 Kémo 9,6 376 Nana-Grébizi 13,7 251 Ouaka 8,0 575 Haute-Kotto 10,6 209 B-Bangoran 8,8 53 Basse-Kotto 3,1 768 Mbomou 8,1 394 Haut-Mbomou 24,9 103 Bangui 23,8 1647 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 131130 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T Tableau CH .15: Diagnostic du paludisme (suite) Caractéristiques Ont subi une piqûre au doigt ou au talon [1] Nombre d’enfants âgés de 0-59 mois ayant eu de la fièvre au cours des deux dernières semaines Milieu de résidence Urbain 21,3 3686 Rural 14,6 6788 Instruction de la mère Aucune 13,2 4377 Primaire 18,1 4482 Secondaire et plus 23,3 1616 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 12,9 2244 Second 14,9 2290 Moyen 16,4 2211 Quatrième 19,9 2008 Le plus riche 23,2 1720 Total 16,8 3369 [1] Indicateur MICS 3.16 6 .5 .5 Traitement Préventif Intermittent (TPI) du Paludisme chez les femmes enceintes Dans MICS 4, les femmes ont été interrogées sur le traitement préventif intermittent du paludisme qu’elles ont reçu pendant les consultations prénatales pour leur dernière grossesse au cours des 2 années précédant l’enquête. Les femmes sont considérées comme ayant reçu le TPI si elles ont reçu au moins 2 doses de Sulfadoxine Pyrimethamine / Fansidar pendant la grossesse. Le traitement préventif intermittent du paludisme chez les femmes enceintes qui ont eu une naissance vivante au cours des deux années précédant l’enquête est présenté au tableau CH.16. Il en ressort que 47% des femmes enceintes ont reçu au moins une fois une dose de Fansidar et seulement 35% ont bénéficié d’un TPI, c’est-à-dire de deux ou plusieurs doses de Fansidar. Que ce soit une ou deux doses de Fansidar, les femmes enceintes du milieu rural (41%) sont défavorisées par rapport à celles du milieu urbain, avec une couverture de TPI de 31% en rural contre 39% en urbain. En ce qui concerne les préfectures, le pourcentage de femmes qui ont reçu un TPI pendant leur grossesse varie d’un minimum de 29% dans l’Ouham-Pende à un maximum 44% à Bangui. Les femmes avec un niveau secondaire ou plus sont un peu plus nombreuses à avoir reçu un TPI lors de leur dernière grossesse des deux dernières années (39%) que les femmes sans instruction ou avec le niveau primaire (respectivement 34% et 33%). Les femmes des ménages pauvres (29%) bénéficient moins de deux traitements ou plus au Fansidar durant leur grossesse que les femmes enceintes des ménages les plus riches (38%). Tableau CH .16: Traitement préventif intermittent (TPI) pour le paludisme Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans ayant eu une naissance au cours des deux années précédant l’enquête et qui ont bénéficié du traitement préventif intermittent (TPI) pour le paludisme durant la grossesse à n’importe quelle visite pour soins prénatals, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage de femmes ayant reçu des soins prénatals Nombre de femmes ayant eu des naissances vivantes au cours des deux dernières années Pourcentage de femmes enceintes qui ont pris: Nombre de femmes ayant eu une naissance vivante au cours des deux dernières années et reçu des soins prénatals un médicament pour prévenir le paludisme à n’importe quelle visite pour soins prénatals durant la grossesse SP/ Fansidar au moins une fois SP/ Fansidar deux ou plusieurs fois [1] Préfecture Ombella-Mpoko 72,8 449 75.4 43.5 33.7 327 Lobaye 67,9 356 85.7 47.9 36.2 242 Mambéré-Kadéï 60,8 403 81.7 43.6 32.0 245 Nana-Mambéré 60,7 227 85.1 56.4 36.7 138 Sangha-Mbaéré 71,2 115 85.7 46.7 37.7 82 Ouham-Péndé 64,8 527 75.9 34.8 29.0 342 Ouham 63,6 370 78.4 29.7 23.6 236 Kémo 63,4 153 84.5 55.5 36.7 97 Nana-Grébizi 78,7 106 76.0 39.4 30.0 83 Ouaka 61,7 242 77.7 51.4 38.1 150 Haute-Kotto 63,6 91 78.7 45.7 29.7 58 Bamingui-Bangoran 78,7 22 76.5 39.8 30.9 17 Basse-Kotto 43,4 365 71.0 40.9 30.1 158 Mbomou 67,2 168 82.2 52.5 29.6 113 Haut-Mbomou 75,9 50 76.8 48.6 38.1 38 Bangui 91,0 699 90.2 59.8 43.8 636 Milieu de résidence Urbain 88,3 1527 84.7 54.1 39.0 1349 Rural 57,4 2835 78.9 41.0 31.0 1629 Niveau d’instruction de la femme Aucun 54,3 1788 77.5 43.4 34.0 971 Primaire 72,8 1917 81.6 45.6 33.1 1395 Secondaire et plus 92,9 657 87.6 55.3 39.2 611 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 53,4 965 76.2 39.4 29.3 515 Second 59,2 937 76.1 40.8 29.4 554 Moyen 65,6 917 80.6 43.9 33.1 602 Quatrième 80,0 826 82.6 51.0 38.4 661 Le plus riche 68,2 4362 81.5 46.9 34.6 2977 Total 68,2 4362 81.5 46.9 34.6 2977 [1] Indicateur MICS 3.20 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 133132 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 6 .6 . LAVAGE AUX MAINS ET AU SAVON 6 .6 .1 Disponibilité d’eau et de savon à l’endroit prévu Le lavage des mains avec de l’eau et du savon est l’intervention sanitaire la plus économique pour réduire à la fois l’incidence de la diarrhée et de la pneumonie chez les enfants de moins de cinq ans. Il est plus efficace lorsqu’il est effectué avec de l’eau et du savon après avoir visité les toilettes ou procédé au nettoyage d’un enfant, avant de manger ou de manipuler des aliments et avant de nourrir un enfant. La surveillance du comportement approprié au lavage des mains dans le contexte du niveau élevé de la mortalité infanto- juvénile en RCA est un défi. Une alternative fiable aux observations ou aux comportements auto-déclarés est d’évaluer la probabilité du comportement correct lors du lavage des mains, en observant si le ménage a un endroit précis où les personnes le plus souvent se lavent les mains et si l’eau et le savon (ou d’autres produits de nettoyage locaux) sont présents à un endroit spécifique pour le lavage des mains. Au niveau national, il a été observé que seulement 20% des ménages disposent d’un lieu spécifique pour le lavage des mains (tableau CH.17). Parmi les ménages où les lieux désignés pour le lavage des mains ont été observés, 74% avaient à la fois de l’eau et du savon à l’endroit désigné. Pour 7% des ménages avec lieu spécifique, il n’y avait que de l’eau à l’endroit désigné, et pour 11% il n’y avait que du savon. Les 8% restants n’avaient ni eau ni savon disponibles à l’endroit désigné pour le lavage des mains. L’analyse selon le milieu de résidence révèle aucune différence de comportement entre les ménages qui disposent de l’eau et de savon dans un endroit prévu pour le lavage de mains. La disponibilité de l’eau et du savon dans un endroit prévu pour le lavage des mains ne dépend pas du niveau d’instruction du chef de ménage. Par contre, l’eau et le savon sont plus disponibles dans un endroit prévu à cet effet dans les ménages les plus riches (83%) qui respectent davantage les règles d’hygiène que dans les ménages plus pauvre (51%). Tableau CH .17: Eau et savon à l’endroit prévu pour le lavage de mains Pourcentage des ménages où l’on a observé un endroit prévu pour le lavage de mains et pourcentage des ménages selon la disponibilité d’eau et de savon à l’endroit prévu pour le lavage de mains, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage des ménages chez qui on a observé un endroit prévu pour le lavage de mains Nombre de ménages Répartition en pourcentage des ménages où l’on a observé un endroit prévu pour le lavage des mains, où: Nombre de ménages chez qui on a observé un endroit prévu pour le lavage de mains l’eau et le savon sont disponibles [1] l’eau est disponible mais le savon n’est pas disponible l’eau n’est pas disponible mais le savon est disponible l’eau et le savon ne sont pas disponibles Manquant Total Préfecture Ombella Mpoko 4 1222 (90,4) (3,7) (3,4) (0) (2,5) 100 49 Lobaye 25,4 787 71,9 7,1 14,1 6,3 0,6 100 200 Mambéré-Kadéï 53,1 1108 70,9 6,3 10,5 12,4 0 100 588 Nana Mambéré 53,7 714 74,6 8,8 5,5 10,4 0,7 100 383 Sangha-Mbaéré 44,3 306 74,6 7,9 6,2 11 0,2 100 136 Ouham Pende 7,3 1446 (87,8) (8,9) (0) (3,3) (0) 100 105 Ouham 0,4 998 * * * * * 100 4 Kémo 3,3 364 (76,5) (16,4) (7,2) (0) (0) 100 12 Nana-Grébizi 2,4 288 * * * * * 100 7 Ouaka 4,6 757 (77,4) (4,1) (14,4) (4,1) (0) 100 35 Haute-Kotto 10,8 225 83,7 9,1 3,8 0 3,3 100 24 Bamingui- Bangoran 13,9 66 71,4 19,5 2,5 6,5 0 100 9 Basse Kotto 3,7 923 67,9) (3,6) (24,9) (0) (3,6) 100 34 Mbomou 3,6 512 (70,5) (4,5) (22,8) (2,3) (0) 100 18 Haut Mbomou 5,1 154 * * * * * 100 8 Bangui 36,9 1837 72,4 5,3 15,3 6,8 0,3 100 678 Milieu de résidence Urbain 27 4094 75 5,5 12,1 7,1 0,4 100 1105 Rural 15,6 7662 72,4 7,7 9,8 9,6 0,5 100 1193 Instruction du chef de mén. Aucune 18 2874 72,2 10,4 6,9 9,9 0,6 100 517 Primaire 16,4 5447 69,9 6,8 11,8 11,1 0,3 100 894 Secondaire et plus 25,9 3390 78,5 4,3 12,2 4,5 0,4 100 877 Manquant/NSP (22,6) 44 * * * * * 100 10 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 8,1 2914 50,8 11,8 11,8 25 0,7 100 236 Second 12,9 2619 65,4 11,5 11,9 10 1,2 100 339 Moyen 19 2342 75,3 6,6 11,4 6,5 0,2 100 445 Quatrième 28,8 2051 75,3 4,7 11,6 8,2 0,3 100 591 Le plus riche 37,5 1830 83,1 4,2 9,2 3,3 0,2 100 687 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 135134 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T Tableau CH .17: Eau et savon à l’endroit prévu pour le lavage de mains (suite) Caractéristiques Pourcentage des ménages chez qui on a observé un endroit prévu pour le lavage de mains Nombre de ménages Répartition en pourcentage des ménages où l’on a observé un endroit prévu pour le lavage des mains, où: Nombre de ménages chez qui on a observé un endroit prévu pour le lavage de mains l’eau et le savon sont disponibles [1] l’eau est disponible mais le savon n’est pas disponible l’eau n’est pas disponible mais le savon est disponible l’eau et le savon ne sont pas disponibles Manquant Total Ethnie du chef de ménage Haoussa 38,9 555 82,2 12,6 1,2 3,4 0,6 100 216 Sara 15,9 682 81,2 3,7 6,8 8,3 0 100 109 Mboum 8,2 807 81,2 10,4 1,3 7,1 0 100 66 Gbaya 26,5 3397 70,1 7 10,8 11,7 0,4 100 899 Mandja 13,9 930 70,7 2,3 16,5 9,3 1,3 100 129 Banda 9,9 2767 74,1 5,1 11,3 8,3 1,3 100 274 Ngbaka-Bantou 23,8 790 68,4 6,2 13,9 11,5 0 100 188 Yakoma-Sango 17,7 665 67,4 2,6 28,4 1,6 0 100 118 Zande/Nzakara 10,4 352 (85,3) (2,2) (12,5) (0) (0) 100 37 Autres ethnies locales 21 410 80,2 9 8,1 2,2 0,4 100 86 Ethnies non centrafricaines 48,1 333 79,6 6,5 10,8 3,1 0 100 160 Manquant 24,9 67 * * * * * 100 17 Religion du chef de ménage Catholique 17,2 3471 72,3 5,2 13,1 8,9 0,5 100 596 Protestant 17 6895 70,2 5,6 13,4 10,3 0,5 100 1174 Musulmane 42,9 1129 83,7 10,9 2,5 2,7 0,3 100 484 Autre religion 13,4 172 * * * * * 100 23 Pas de religion/ Manquant 23,1 89 * * * * * 100 21 Total 19,5 11756 73,6 6,6 10,9 8,4 0,4 100 2298 [1] MICS indicateur 4.5 * : Basé sur moins de 25 cas non pondérés; ( ) : Basé sur 25 à 49 cas non pondérés 6 .6 .2 Disponibilité du savon dans le logement Au niveau national, 77% des ménages ont du savon n’importe où dans le logement (tableau CH.18). Les ménages urbains (87%) sont proportionnellement plus nombreux à disposer du savon dans le logement que les ménages ruraux (72%). Au niveau préfectoral, le pourcentage des ménages qui ont du savon n’importe où dans le logement varie de 55% dans l’Ouham-Péndé à 94% à Bangui. On note par ailleurs, qu’une amélioration du niveau d’instruction du chef de ménage ou du statut de bien-être économique du ménage offre davantage de possibilité aux ménages de disposer du savon. Le taux de disponibilité de savon est en effet plus élevé dans les ménages dont les chefs ont le niveau secondaire ou plus (90%) et dans les ménages plus riche (95%) contrairement aux ménages dont le chef de famille n’a aucune instruction (66%) ou ceux qui sont plus pauvres (59%). Ta b le au C H .1 8 : D is p o n ib il it é d e sa vo n R é p ar ti ti o n e n p o u rc e n ta g e d e s m é n ag e s se lo n la d is p o n ib ili té d e s av o n d an s le lo g e m e n t, R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s En dr o it pr év u po ur le la va ge d e m ai ns o bs er vé En dr o it pr év u po ur le la va ge d e m ai ns n o n o bs er vé Po ur ce nt ag e de s m én ag es ay an t d u sa vo n n’ im po rt e o ù da ns le lo ge m en t [ 1] N o m br e de m én ag es Sa vo n o bs er vé Sa vo n m o nt ré Pa s de sa vo n da ns le m én ag e In ca pa bl e de / ne v eu t p as m o nt re r l e sa vo n M an qu an t To ta l Sa vo n m o nt ré Pa s de sa vo n da ns le m én ag e In ca pa bl e de / ne v eu t p as m o nt re r l e sa vo n M an qu an t To ta l Pr éf ec tu re O m be lla -M po ko 93 ,8 0 3, 7 0 2, 5 10 0 8 4, 7 13 ,4 1, 1 0 ,8 10 0 85 12 22 Lo ba ye 86 ,0 2, 4 11 0 0 ,6 10 0 69 ,6 27 ,8 2, 7 0 10 0 74 ,3 78 7 M am bé ré -K ad éï 81 ,4 4, 7 12 ,8 1, 1 0 10 0 75 ,7 16 ,9 5, 8 1, 6 10 0 81 ,2 11 0 8 N an a- M am bé ré 8 0 ,2 7, 4 11 ,6 0 ,2 0 ,7 10 0 75 ,8 21 ,6 0 ,3 2, 3 10 0 82 ,1 71 4 Sa ng ha -M ba ér é 8 0 ,9 3, 5 14 ,7 0 ,3 0 ,6 10 0 73 ,4 23 ,5 2, 5 0 ,5 10 0 78 ,3 30 6 O uh am -P én dé 87 ,8 4, 6 7, 5 0 0 10 0 51 ,9 47 0 ,6 0 ,5 10 0 54 ,9 14 46 O uh am 10 0 0 0 0 0 10 0 61 ,5 36 ,6 1, 8 0 ,1 10 0 61 ,6 99 8 Ké m o 83 ,6 0 12 ,4 3, 9 0 10 0 75 22 ,6 2, 1 0 ,3 10 0 75 ,3 36 4 N an a- G ré bi zi 75 ,4 7, 9 0 5, 7 10 ,9 10 0 59 ,9 36 ,5 2, 8 0 ,8 10 0 60 ,5 28 8 O ua ka 91 ,9 0 8 ,1 0 0 10 0 83 ,2 15 ,9 0 ,3 0 ,7 10 0 83 ,6 75 7 H au te -K o tt o 87 ,6 1, 2 8 0 3, 3 10 0 87 ,6 10 ,9 1, 2 0 ,3 10 0 87 ,7 22 5 B am in gu i- B an go ra n 73 ,9 2, 1 24 0 0 10 0 61 ,2 34 ,2 4, 4 0 ,3 10 0 63 ,2 66 B as se -K o tt o 92 ,8 0 3, 6 0 3, 6 10 0 78 ,7 19 ,6 1, 1 0 ,6 10 0 79 ,2 92 3 M bo m o u 93 ,2 2, 3 4, 5 0 0 10 0 79 ,6 19 ,8 0 ,4 0 ,2 10 0 8 0 ,1 51 2 H au t- M bo m o u 10 0 0 0 0 0 10 0 73 ,1 24 ,3 2, 5 0 ,1 10 0 74 ,5 15 4 B an gu i 87 ,6 8 ,3 2, 1 1, 7 0 ,3 10 0 93 6 0 ,9 0 10 0 94 ,1 18 37 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 87 ,1 7, 2 4, 3 1, 1 0 ,4 10 0 8 4, 7 13 ,8 1, 2 0 ,3 10 0 87 ,3 40 94 R ur al 82 ,2 4, 1 12 ,5 0 ,7 0 ,5 10 0 69 ,5 28 ,3 1, 6 0 ,6 10 0 72 ,1 76 62 In st ru ct io n du c he f d e m én ag e A uc un e 79 ,1 5, 5 14 ,1 0 ,8 0 ,6 10 0 61 ,5 35 ,9 1, 7 1 10 0 65 ,6 28 74 Pr im ai re 81 ,7 6 10 ,4 1, 5 0 ,4 10 0 74 23 ,8 1, 7 0 ,4 10 0 76 ,3 54 47 Se co nd ai re e t p lu s 90 ,7 5, 1 3, 5 0 ,3 0 ,4 10 0 87 11 ,8 0 ,8 0 ,3 10 0 89 ,3 33 90 M an qu an t/ N SP 78 ,1 21 ,9 0 0 0 10 0 6 4, 2 35 ,8 0 0 10 0 72 ,3 4 4 N iv ea u du b ie n- êt re é co n o m iq ue Le p lu s pa uv re 62 ,6 7, 5 28 ,9 0 ,4 0 ,7 10 0 58 ,1 39 ,5 1, 6 0 ,8 10 0 59 ,1 29 14 Pa uv re 77 ,3 3, 5 17 ,9 0 1, 3 10 0 71 26 ,9 1, 6 0 ,6 10 0 72 ,2 26 19 M o ye n 86 ,7 4, 7 6, 7 1, 7 0 ,2 10 0 8 0 ,5 17 ,3 1, 6 0 ,5 10 0 82 ,6 23 42 R ic he 86 ,8 6, 3 5 1, 6 0 ,3 10 0 86 ,3 12 ,2 1, 3 0 , 2 10 0 8 8 ,3 20 51 Le p lu s ric he 92 ,3 5, 9 1, 1 0 ,4 0 ,2 10 0 93 ,5 5, 7 0 ,7 0 ,1 10 0 95 ,3 18 30 To ta l 84 ,6 5, 6 8, 5 0 ,9 0 ,5 10 0 74 ,3 23 ,7 1, 5 0 ,5 10 0 77 ,4 11 75 6 [1 ] M IC S in di ca te ur 4 .6 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T 137136 M I C S | S A N T É D E L ’ E N F A N T CONCLUSION Cinq ans nous séparent de l’horizon 2015 que la Communauté internationale dont la République Centrafricaine (RCA) s’est fixé pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) adoptés en 2000. La RCA, avec l’appui de ses partenaires au développement, a déployé des efforts soutenus pour franchir les étapes et réaliser les programmes nécessaires à la réalisation des 8 OMD conformément à son Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP) 2008-2010 dont l’un des quatre piliers concerne la promotion du développement humain durable. La santé du couple Mère-Enfant fait partie des priorités du pays pour laquelle le Gouvernement s’est donc résolument engagé à atteindre les objectifs fixés d’un monde digne des enfants et ceux du Sommet du Millénaire pour le Développement, dont, entre autres, les objectifs visant entre 1990 - 2015 à réduire de deux tiers le taux de la mortalité infanto-juvénile, à réduire de trois quarts le taux de mortalité maternelle, à combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d’autres maladies. Pour y parvenir, il faut, d’une part, lutter contre les maladies évitables par la vaccination, les pneumonies, le paludisme, les maladies diarrhéiques au niveau du système de santé et de la communauté à travers une prise en charge à domicile des enfants atteints de ces affections et d’autre part, promouvoir les Pratiques Familiales Essentielles (PFE), notamment, celles visant la vaccination, l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide et le lavage des mains avec de l’eau et du savon. Les résultats de l’enquête MICS 4 montrent que les progrès restent timides et, pour certains domaines, seraient même en régression entre 2006 et 2010. En effet, on note encore une faible performance de nombreux programmes qui devaient contribuer à réduire la mortalité comme en témoignent ces quelques indicateurs au niveau national et selon le milieu de résidence. M I C S | E A U E T A S S A I N I S S E M E N T 139138 M I C S | E A U E T A S S A I N I S S E M E N T VII . EAU ET ASSAINISSEMENT Le manque d’eau potable et l’absence d’un système d’assainissement adéquat peut être une source d’exposition de la population aux maladies transmissibles. En plus de son lien avec les maladies hydriques, l’accès pénible à l’eau de boisson peut engendrer une surcharge supplémentaire de travail, en particulier chez les femmes et les enfants qui ont la responsabilité d’aller chercher de l’eau pour la consommation du ménage. L’un des objectifs des OMD est de réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population n’ayant pas accès durablement à l’eau potable et des installations sanitaires de base. L’objectif d’un Monde digne des enfants appelle à une réduction par au moins un tiers de la proportion des ménages n’ayant pas accès à des installations sanitaires hygiéniques et de l’eau de boisson sûre et abordable. En ratifiant la Déclaration du Millénaire et d’autres conventions internationales antérieures, le gouvernement centrafricain a perçu la nécessité d’améliorer les conditions de vie de la population. Ainsi, le gouvernement a envisagé la mise en place d’un cadre institutionnel adéquat, le renforcement des capacités nationales en la matière, la construction et la réhabilitation des ouvrages d’approvisionnement en eau de boisson potable et d’un système d’assainissement adéquat tant en milieu rural qu’en milieu urbain. À cet effet, un cadre institutionnel a été créé par : • l’adoption d’un schéma directeur de l’eau et de l’assainissement en 2001 ; • la révision et l’adoption en 2005 d’un document de politique et de stratégies en matière d’eau et d’assainissement; • l’élaboration d’une feuille de route et d’un plan d’action national de la gestion intégrée des ressources en eau en 2005 ; • l’adoption et la promulgation de la Loi N° 06.001 portant Code de l’eau en 2006 ; • l’organisation d’un forum national sur l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement en 2007 et; • l’adoption d’un plan sectoriel eau et assainissement en 2008-2010. Le présent chapitre traite de l’approvisionnement en eau de boisson et de l’assainissement de base pour les ménages. 7 .1 SOURCES D’EAU AMÉLIORÉES ET DE SOURCES D’EAU DE BOISSON POTABLE 7 .1 .1 Sources d’eau améliorées L’eau de boisson provenant d’une source améliorée, est celle qui provient d’un robinet (dans le logement, la concession, la cour ou la parcelle), d’un robinet public/la borne fontaine, de forages, de puits protégés, de sources protégées et de la collecte d’eau de pluie. Comme le montre le tableau WS.1, en République Centrafricaine, plus de six membres des ménages sur dix (64%) boivent de l’eau provenant d’une source améliorée. La majorité d’entre eux s’approvisionne à partir des forages (29%), d’un robinet public/borne fontaine (17%) ou des puits protégés (10%). L’approvisionnement à partir d’une source améliorée varie varient selon le milieu de résidence de 84% en milieu urbain à 52% en zone rurale. En zone urbaine, les sources fréquemment utilisées sont : le robinet public (43%) et les puits protégés (16%), contrairement en zone rurale où le forage (39%) et le puits protégé (6%) prédominent. Au niveau des préfectures, on relève des disparités. En effet, dans la Basse-Kotto, à peine 25% des membres des ménages consomment l’eau de boisson provenant des sources améliorées, contre 96% à Bangui. On observe par ailleurs que dans cinq préfectures, les proportions des ménages qui la consomment dépassent la moyenne nationale (64%). Il s’agit de la Nana- Grébizi, l’Ouham-Péndé, le Bamingui-Bangoran, l’Ouham et la Lobaye (graphique WS.1). En dehors de la Haute-Kotto où la principale source d’eau de boisson améliorée des ménages est les puits protégés, dans les autres préfectures, les membres des ménages boivent plus l’eau des forages et des sources non protégées. M I C S | E A U E T A S S A I N I S S E M E N T 141140 M I C S | E A U E T A S S A I N I S S E M E N T M I C S | E A U E T A S S A I N I S S E M E N T Ta b le au W S . 1: U ti li sa ti o n d e so u rc es d ’e au a m él io ré es R é p ar ti ti o n e n p o u rc e n ta g e d e la p o p u la ti o n d e s m é n ag e s se lo n la p ri n ci p al e s o u rc e d ’e au d e b o is so n , p o u rc e n ta g e d e la p o p u la ti o n d e s m é n ag e s u ti lis an t d e s so u rc e s d ’e au d e b o is so n a m é lio ré e s, e t p o u rc e n ta g e d e la p o p u la ti o n d e s m é n ag e s u ti lis an t d e s so u rc e s d ’e au d e b o is so n p o ta b le , R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s P rin ci pa le s ou rc e d’ ea u de b oi ss on To ta l Po ur ce nt ag e de m én ag es ut ili sa nt de s so ur ce s d’ ea u de bo is so n am él io ré es [1 ] Po ur ce nt ag e ut ili sa nt u ne so ur ce d ’e au po ta bl e [* ] N om br e de m em br es de s m én ag es S ou rc es a m él io ré es So ur ce s no n am él io ré es Ro bi ne t da ns le lo ge m en t * Ro bi ne t qu ar tie r, co ur o u pa rc el le * Ro bi ne t du vo is in * Ro bi ne t pu bl ic / b or ne fo nt ai ne * Fo ra ge * Pu its pr ot ég é * So ur ce pr ot ég ée * Ea u de pl ui e * Ea u en bo ut ei lle * Pu its à po m pe (b us é ou no n) Pu its no n pr ot ég é So ur ce no n pr ot ég ée Ea u de su rf ac e (ri vi èr e, ba rr ag e, la c, … ) Au tr e ou m an qu an t Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 0, 2 0, 0 1, 0 11 ,9 24 ,1 21 ,8 3, 7 0, 0 0, 0 5, 1 15 ,2 13 ,7 3, 1 0, 1 10 0 62 ,9 41 ,0 59 00 Lo ba ye 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 56 ,7 3, 4 5, 4 0, 0 0, 0 0, 7 9, 1 18 ,4 5, 3 1 10 0 65 ,5 62 ,1 40 40 M am bé ré K ad éï 0, 6 1, 5 2, 0 13 ,3 20 ,1 0, 6 11 ,4 0, 0 0, 0 0, 1 7, 1 36 ,4 6, 7 0, 2 10 0 49 ,5 48 ,9 53 39 N an a M am bé ré 0, 0 0, 0 0, 0 0, 2 28 ,6 13 ,1 9, 5 0, 1 0, 0 0, 0 14 ,5 33 ,4 0, 5 0, 1 10 0 51 ,5 38 ,3 29 47 Sa ng ha M ba ér é 0, 0 0, 0 0, 1 2, 9 22 ,0 13 ,6 6, 7 0, 0 0, 0 0, 5 14 ,9 34 ,4 3, 3 1, 5 10 0 45 ,3 31 ,7 15 56 O uh am P en de 0, 2 0, 0 0, 0 0, 1 69 ,0 5, 7 2, 3 0, 0 0, 0 4, 9 6, 3 6, 2 5, 1 0, 3 10 0 77 ,3 71 ,6 66 91 O uh am 0, 0 0, 0 0, 3 1, 9 61 ,9 2, 1 1, 9 0, 0 0, 0 2, 0 6, 8 10 ,8 12 ,2 0, 2 10 0 68 ,0 65 ,9 48 23 Ké m o 0, 0 0, 0 0, 0 3, 6 36 ,4 12 ,8 4, 1 0, 0 0, 0 10 ,7 15 ,0 14 ,5 2, 7 0, 2 10 0 56 ,8 44 ,0 18 16 N an a G ré bi zi 0, 1 0, 8 0, 2 1, 2 67 ,6 5, 8 2, 6 0, 0 0, 0 2, 4 6, 6 9, 1 3, 5 0, 1 10 0 78 ,3 72 ,4 13 44 O ua ka 0, 0 0, 0 0, 0 4, 5 7, 6 19 ,1 9, 2 0, 0 0, 0 2, 6 19 ,3 36 ,1 1, 4 0, 3 10 0 40 ,3 21 ,3 29 14 H au te -K ot to 0, 0 0, 0 0, 0 1, 5 4, 5 44 ,1 6, 6 0, 0 0, 0 2, 0 24 ,2 9, 6 7, 5 0 10 0 56 ,7 12 ,6 10 45 Ba m in gu i- Ba ng or 2, 0 0, 8 1, 4 28 ,7 34 ,7 1, 1 1, 0 0, 1 0, 0 11 ,6 9, 1 6, 4 2, 7 0, 5 10 0 69 ,9 68 ,7 28 2 Ba ss e Ko tt o 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 9, 5 5, 5 9, 7 0, 0 0, 0 2, 6 10 ,1 54 ,4 8, 3 0 10 0 24 ,6 19 ,2 37 84 M bo m ou 0, 0 0, 0 0, 0 1, 4 11 ,4 10 ,3 7, 5 0, 0 0, 0 2, 6 16 ,5 42 ,1 7, 8 0, 4 10 0 30 ,6 20 ,3 20 86 H au t M bo m ou 0, 0 0, 0 0, 0 1, 3 27 ,0 4, 5 9, 6 0, 0 0, 0 13 ,4 9, 7 25 ,7 7, 8 1 10 0 42 ,3 37 ,9 54 4 Ba ng ui 3, 1 2, 3 5, 6 71 ,0 1, 4 11 ,5 0, 9 0, 0 0, 2 0, 7 3, 1 0, 0 0, 0 0, 2 10 0 96 ,0 84 ,4 10 78 1 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 1, 8 1, 6 3, 6 43 ,2 13 ,9 16 ,2 3, 2 0, 0 0, 1 1, 9 8, 7 5, 2 0, 3 0, 3 10 0 83 ,5 67 ,3 21 82 0 Ru ra l 0, 0 0, 0 0, 0 0, 4 39 ,1 6, 1 6, 1 0, 0 0, 0 3, 0 10 ,2 27 ,6 7, 1 0, 3 10 0 51 ,8 45 ,7 34 32 7 To ta l 0, 7 0, 6 1, 4 17 ,0 29 ,3 10 ,0 5, 0 0, 0 0, 0 2, 6 9, 6 18 ,9 4, 5 0, 3 10 0 64 ,1 54 ,1 56 14 6 Ta b le au W S . 1: U ti li sa ti o n d e so u rc es d ’e au a m él io ré es (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s P rin ci pa le s ou rc e d’ ea u de b oi ss on To ta l Po ur ce nt ag e de m én ag es ut ili sa nt de s so ur ce s d’ ea u de bo is so n am él io ré es [1 ] Po ur ce nt ag e ut ili sa nt u ne so ur ce d ’e au po ta bl e [* ] N om br e de m em br es de s m én ag es S ou rc es a m él io ré es So ur ce s no n am él io ré es Ro bi ne t da ns le lo ge m en t * Ro bi ne t qu ar tie r, co ur o u pa rc el le * Ro bi ne t du vo is in * Ro bi ne t pu bl ic / b or ne fo nt ai ne * Fo ra ge * Pu its pr ot ég é * So ur ce pr ot ég ée * Ea u de pl ui e * Ea u en bo ut ei lle * Pu its à po m pe (b us é ou no n) Pu its no n pr ot ég é So ur ce no n pr ot ég ée Ea u de su rf ac e (ri vi èr e, ba rr ag e, la c, … ) Au tr e ou m an qu an t In st ru ct io n du c he f d e m én ag e Au cu ne 0, 4 0, 5 0, 7 9, 8 31 ,7 9, 8 5, 0 0, 0 0, 0 2, 5 11 ,1 22 ,6 5, 7 0, 2 10 0 57 ,8 48 ,0 12 10 7 Pr im ai re 0, 2 0, 3 0, 6 10 ,8 30 ,8 9, 0 5, 8 0, 0 0, 0 2, 8 10 ,5 23 ,7 5, 3 0, 2 10 0 57 ,5 48 ,5 25 57 8 Se co nd ai re e t pl us 1, 7 1, 1 2, 9 30 ,2 25 ,5 11 ,8 4, 0 0, 0 0, 1 2, 4 7, 6 9, 8 2, 5 0, 4 10 0 77 ,3 65 ,5 18 20 7 M an qu an t/ N SP 0, 0 0, 0 3, 1 51 ,9 32 ,1 4, 8 0, 9 0, 0 0, 0 0, 0 0, 4 2, 5 3, 2 1, 2 10 0 92 ,8 87 ,9 25 5 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc on om iq ue Le p lu s pa uv re 0, 0 0, 0 0, 0 0, 1 33 ,3 4, 7 4, 1 0, 0 0, 0 3, 2 10 ,7 32 ,7 11 ,0 0, 1 10 0 42 ,2 37 ,5 11 22 7 Se co nd 0, 0 0, 0 0, 0 0, 7 37 ,2 7, 8 7, 0 0, 0 0, 0 2, 7 11 ,6 27 ,7 5, 1 0, 3 10 0 52 ,6 44 ,8 11 23 1 M oy en 0, 0 0, 1 0, 3 3, 4 35 ,5 10 ,6 8, 0 0, 0 0, 0 3, 6 12 ,1 21 ,4 4, 7 0, 4 10 0 57 ,7 47 ,2 11 22 6 Q ua tr iè m e 0, 0 0, 4 1, 9 26 ,6 26 ,7 17 ,1 3, 8 0, 0 0, 0 2, 1 10 ,2 9, 4 1, 4 0, 3 10 0 76 ,5 59 ,4 11 23 1 Le p lu s ric he 3, 6 2, 6 4, 8 54 ,5 13 ,9 10 ,1 2, 1 0, 0 0, 2 1, 2 3, 5 3, 1 0, 3 0, 2 10 0 91 ,6 81 ,6 11 23 1 Et hn ie d u ch ef d e m én ag e H ao us sa 1, 9 0, 2 1, 7 8, 2 37 ,5 13 ,5 3, 7 0, 0 0, 4 1, 8 13 ,4 15 ,1 2, 1 0, 6 10 0 66 ,9 53 ,5 25 11 Sa ra 0, 4 0, 3 0, 0 8, 4 52 ,9 9, 0 1, 8 0, 0 0, 0 7, 1 6, 8 8, 1 5, 0 0 10 0 72 ,9 63 ,9 36 02 M bo um 0, 0 0, 8 0, 5 9, 0 58 ,1 6, 2 2, 6 0, 0 0, 0 1, 6 9, 1 6, 0 6, 1 0, 1 10 0 77 ,1 70 ,9 34 35 G ba ya 0, 5 0, 9 1, 9 12 ,6 31 ,6 6, 7 6, 3 0, 0 0, 0 1, 9 8, 5 23 ,3 5, 6 0, 2 10 0 60 ,6 53 ,8 16 25 4 M an dj a 0, 5 0, 4 2, 1 17 ,7 31 ,2 15 ,8 3, 6 0, 0 0, 0 2, 9 12 ,3 10 ,5 2, 8 0, 3 10 0 71 ,2 55 ,5 47 56 Ba nd a 0, 4 0, 2 0, 6 17 ,6 15 ,9 12 ,7 6, 8 0, 0 0, 0 2, 4 12 ,9 27 ,7 2, 6 0, 1 10 0 54 ,3 41 ,6 12 10 7 N gb ak a- Ba nt ou 0, 3 0, 2 2, 2 24 ,2 34 ,9 10 ,0 3, 0 0, 0 0, 0 0, 8 5, 6 13 ,0 4, 3 1, 5 10 0 74 ,8 64 ,8 45 56 Ya ko m a- Sa ng o 2, 0 0, 3 1, 6 38 ,5 12 ,1 6, 8 2, 4 0, 0 0, 2 2, 0 5, 9 18 ,3 9, 5 0, 2 10 0 64 ,1 57 ,3 35 38 Za n d e/ N za ka ra 1, 3 1, 2 0, 5 15 ,5 12 ,8 10 ,3 8, 1 0, 0 0, 0 6, 9 14 ,3 24 ,1 4, 8 0, 3 10 0 49 ,6 39 ,3 14 57 Au tr es e th n. lo c. 1, 5 0, 1 0, 0 19 ,4 22 ,2 16 ,2 7, 3 0, 1 0, 0 4, 5 7, 2 17 ,9 3, 3 0, 2 10 0 66 ,8 50 ,6 20 19 Et hn . n on c en tr af . 2, 5 4, 6 4, 8 35 ,3 19 ,5 11 ,7 1, 5 0, 0 0, 0 3, 5 9, 3 4, 3 2, 1 0, 9 10 0 79 ,9 68 ,2 15 77 M an qu an t 0, 1 0, 5 0, 0 28 ,5 30 ,5 7, 7 6, 4 0, 0 0, 0 1, 2 5, 9 16 ,4 2, 8 0 10 0 73 ,7 66 ,0 33 4 To ta l 0, 7 0, 6 1, 4 17 ,0 29 ,3 10 ,0 5, 0 0, 0 0, 0 2, 6 9, 6 18 ,9 4, 5 0, 3 10 0 64 ,1 54 ,1 56 14 6 [1 ] In di ca te ur M IC S 4 .1 ; I n di ca te ur O M D 7 .8 M I C S | E A U E T A S S A I N I S S E M E N T 143142 M I C S | E A U E T A S S A I N I S S E M E N T Graphique WS.1: Carte préfectorale de l’accès des ménages à une source d’eau de boisson améliorée, RCA 2010 7 .1 .2 Utilisation de sources d’eau de boisson potable L’Organisation Mondiale de la Santé définit l’eau potable comme étant « l’eau incolore, inodore, insipide et qui ne contient ni des germes pathogènes, ni des substances quelconques susceptibles de nuire à la santé du consommateur ». Dans la plupart des pays en développement, à cause du coût élevé des infrastructures de production d’eau potable, des mesures simples et peu onéreuses à portée des membres des ménages permettraient de l’obtenir. Au total cinq sources d’approvisionnement en eau de boisson potable ont été identifiées : l’eau de boisson potable provient des robinets, des bornes fontaines, des forages (pompe hydraulique), de l’eau en bouteille ou d’une source aménagée. Ces sources sont marquées d’une « * » dans le tableau WS.1. Comme le montre ce tableau, en République Centrafricaine, plus de la moitié des membres des ménages (54%) consomment de l’eau de boisson potable. Cette situation varie selon le milieu de résidence, de 67% en milieu urbain à 46% en zone rurale. On note également des disparités en fonction des préfectures. La consommation d’eau potable prédomine dans les six préfectures suivantes et concerne plus de six membres des ménages sur dix. Il s’agit de la Lobaye (62%), l’Ouham (66%), l’Ouham-Péndé (72%), la Nana-Grébizi (72%), le Bamingui-Bangoran (69%) et Bangui (84%). En revanche, la proportion de ménages qui consomment de l’eau de boisson potable est très faible dans la Haute-Kotto (13%). Ta b le au W S . 2 : T ra it em en t d e l’e au d u m én ag e P o u rc e n ta g e d e la p o p u la ti o n d e s m é n ag e s se lo n la m é th o d e d e t ra it e m e n t d e l’ e au d e b o is so n u ti lis é e d an s le m é n ag e , e t p o u r le s m e m b re s d e s m é n ag e s vi va n t d an s le s m é n ag e s o ù l’ o n u ti lis e u n e s o u rc e d ’e au d e b o is so n n o n a m é lio ré e , p o u rc e n ta g e d e c e u x e m p lo ya n t u n e m é th o d e d e t ra it e m e n t ap p ro p ri é e , R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s M ét ho de d e tr ai te m en t d e l’e au d an s le m én ag e N o m br e de s m em br es de s m én ag es Po ur ce nt ag e de s m em br es d es m én ag es u til is an t d es s o ur ce s d’ ea u de b o is so n no n am él io ré es et e m pl oy an t u ne m ét ho de ap pr o pr ié e de tr ai te m en t d e l’e au [1 ] N o m br e de m em br es de s m én ag es u til is an t de s so ur ce s d’ ea u de b o is so n no n am él io ré es A uc un e La fa ire bo ui lli r Y aj o ut er de l’ ea u de ja ve l/ c hl o re La fil tr er à tr av er s un li ng e U til is er un fi ltr e à ea u D és in fe ct io n so la ire La is se r re po se r A ut re M an qu an t/ N SP Pr éf ec tu re O m be lla -M po ko 93 ,3 0, 5 5, 6 0, 0 0, 5 0, 0 0, 0 0, 1 0, 0 59 0 0 4, 3 21 91 Lo ba ye 97 ,6 0, 6 1, 5 0, 0 0, 0 0, 0 0, 1 0, 0 0, 1 40 40 3, 5 13 95 M am bé ré -K ad éï 97 ,8 0, 5 1, 7 0, 3 0, 1 0, 0 0, 2 0, 0 0, 0 53 39 1, 3 26 97 N an a- M am bé ré 97 ,3 0, 9 1, 5 0, 4 0, 0 0, 0 0, 3 0, 0 0, 0 29 47 1, 3 14 30 Sa ng ha -M ba ér é 91 ,3 0, 3 7, 9 0, 0 0, 1 0, 0 0, 2 0, 0 0, 0 15 56 4, 2 85 1 O uh am -P en de 94 ,1 0, 6 5, 2 0, 1 0, 0 0, 0 0, 1 0, 0 0, 0 66 91 3, 8 15 22 O uh am 97 ,5 0, 1 1, 3 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 48 23 0, 2 15 43 Ké m o 94 ,0 0, 2 5, 6 0, 0 0, 1 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 18 16 2, 2 78 4 N an a- G ré bi zi 95 ,7 0, 0 3, 9 0, 0 0, 2 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 13 4 4 2, 0 29 2 O ua ka 91 ,9 0, 6 7, 6 0, 0 0, 0 0, 0 1, 0 0, 0 0, 0 29 14 2, 7 17 38 H au te -K ot to 85 ,7 0, 5 12 ,6 0, 7 0, 5 0, 0 0, 2 0, 0 0, 0 10 45 6, 3 45 2 B am in gu i- B an go ra n 95 ,4 0, 2 2, 6 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 1 0, 0 28 2 * 85 B as se -K ot to 96 ,4 0, 4 2, 4 0, 0 0, 2 0, 0 0, 0 1, 0 0, 0 37 84 2, 2 28 52 M bo m o u 97 ,8 0, 0 2, 0 0, 2 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 20 86 1, 3 14 48 H au t- M bo m o u 98 ,5 0, 2 0, 9 0, 0 0, 2 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 54 4 1, 3 31 4 B an gu i 89 ,1 1, 5 7, 8 0, 4 0, 7 0, 0 1, 4 0, 2 0, 0 10 78 1 (2 6, 7) 43 6 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 90 ,4 1, 0 7, 5 0, 3 0, 6 0, 0 0, 9 0, 1 0, 0 21 82 0 8, 9 35 95 R ur al 96 ,5 0, 4 2, 8 0, 1 0, 0 0, 0 0, 1 0, 1 0, 0 34 32 7 1, 7 16 53 7 In st ru ct io n du c he f d e m én ag e A uc un e 95 ,7 0, 6 3, 3 0, 1 0, 0 0, 0 0, 3 0, 0 0, 0 12 10 7 2, 6 51 03 Pr im ai re 95 ,5 0, 5 3, 6 0, 1 0, 0 0, 0 0, 2 0, 1 0, 0 25 57 8 2, 6 10 87 5 Se co nd ai re e t p lu s 91 ,0 0, 9 6, 9 0, 3 0, 7 0, 0 0, 7 0, 2 0, 0 18 20 7 4, 5 41 35 M an qu an t/ N SP 97 ,1 0, 0 2, 9 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 25 5 * 18 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc on om iq ue Le p lu s pa uv re 98 ,4 0, 2 1, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 11 22 7 0, 7 64 90 Se co nd 97 ,3 0, 3 2, 1 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 1 0, 0 11 23 1 1, 2 53 19 M oy en 94 ,6 0, 6 4, 5 0, 2 0, 0 0, 0 0, 2 0, 2 0, 0 11 22 6 3, 5 47 4 4 Q ua tr iè m e 91 ,6 0, 8 7, 1 0, 1 0, 0 0, 0 0, 6 0, 2 0, 0 11 23 1 7, 0 26 38 Le p lu s ric he 88 ,6 1, 3 8, 4 0, 5 1, 1 0, 0 1, 0 0, 1 0, 0 11 23 1 15 ,6 94 0 To ta l 94 ,1 0, 6 4, 6 0, 2 0, 2 0, 0 0, 4 0, 1 0, 0 56 14 6 3, 0 20 13 2 [1 ] I nd ic at eu r M IC S 4. 2 * : B as é su r m o in s de 2 5 ca s no n po nd ér és ; ( ) : B as é su r 2 5 à 49 c as n o n po nd ér és M I C S | E A U E T A S S A I N I S S E M E N T 145144 M I C S | E A U E T A S S A I N I S S E M E N T Tableau WS .3: Temps mis pour atteindre la source d’eau de boisson Répartition en pourcentage de la population des ménages selon le temps mis par les utilisateurs de sources améliorées et non améliorées d’eau de boisson, pour se rendre à la source d’eau de boisson, obtenir de l’eau et retourner, RCA 2010 Caractéristiques Temps mis pour atteindre la source d’eau de boisson Total Nombre de membres des ménages Utilisateurs de sources améliorées d’eau de boisson Utilisateurs de sources non améliorée d’eau de boisson Eau sur place Moins de 30 minutes 30 minutes ou plus Manquant/ NSP Eau sur place Moins de 30 minutes 30 minutes ou plus Manquant/ NSP Préfecture Ombella Mpoko 10,0 23,2 29,6 0,1 4,0 11,3 21,8 0,0 100 5900 Lobaye 3,1 19,7 42,1 0,5 1,7 12,8 20,0 0,0 100 4040 Mambéré Kadéï 5,3 15,2 28,6 0,4 1,6 13,3 35,3 0,3 100 5339 Nana Mambéré 3,8 29,4 16,6 1,7 1,3 17,2 27,9 2,1 100 2947 Sangha-Mbaéré 7,6 15,8 21,6 0,2 3,4 18,1 32,4 0,7 100 1556 Ouham Pende 7,3 34,9 33,5 1,6 2,0 3,7 16,6 0,4 100 6691 Ouham 3,4 30,7 32,9 1,0 0,3 11,4 20,0 0,2 100 4823 Kémo 5,2 23,9 27,6 0,1 2,5 19,1 21,4 0,1 100 1816 Nana-Grébizi 5,5 34,5 37,1 1,2 0,3 5,4 15,7 0,3 100 1344 Ouaka 10,5 16,9 12,9 0,0 6,6 23,3 29,2 0,5 100 2914 Haute-Kotto 14,3 33,4 8,7 0,3 7,5 16,7 18,8 0,3 100 1045 Bamingui- Bangoran 7,5 41,5 20,7 0,1 2,4 13,1 14,6 0,0 100 282 Basse Kotto 2,9 10,4 11,2 0,1 4,1 28,2 42,1 0,9 100 3784 Mbomou 3,9 12,8 13,6 0,3 5,2 36,3 27,4 0,5 100 2086 Haut Mbomou 1,6 21,3 17,6 1,8 6,1 25,4 25,8 0,4 100 544 Bangui 20,7 45,1 27,3 2,9 1,5 1,3 1,0 0,2 100 10781 Milieu de résidence Urbain 17,1 35,7 28,9 1,8 2,5 5,4 8,3 0,3 100 21820 Rural 3,6 22,4 25,1 0,6 2,6 16,7 28,4 0,4 100 34327 Instruction du chef de ménage Aucune 7,1 26,0 23,0 1,7 2,9 14,9 23,5 0,9 100 12107 Primaire 6,3 25,0 25,3 0,8 2,7 14,1 25,4 0,3 100 25578 Secondaire et plus 13,6 31,9 30,7 1,1 2,3 8,3 12,0 0,1 100 18207 Manquant/NSP 10,8 55,2 26,8 0,0 0,0 1,4 4,7 1,1 100 255 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 3,0 19,5 18,9 0,8 1,7 19,5 35,7 0,8 100 11227 Second 2,7 25,2 23,9 0,8 2,8 16,9 27,2 0,4 100 11231 Moyen 5,0 23,8 28,4 0,6 4,1 14,8 23,1 0,3 100 11226 Quatrième 12,0 32,6 30,9 1,1 3,0 8,4 11,8 0,3 100 11231 Le plus riche 21,7 36,9 30,8 2,2 1,3 2,0 5,0 0,1 100 11231 Total 8,9 27,6 26,6 1,1 2,6 12,3 20,6 0,4 100 56146 7 .1 .3 Méthode appropriée de traitement de l’eau de boisson Le recours au traitement de l’eau par les ménages est présenté au tableau WS.2. Les ménages ont été interrogés sur les façons dont ils peuvent traiter l’eau à domicile afin de la rendre plus sûre à boire – la faire bouillir, y ajouter de l’eau de javel/du chlore, utiliser un filtre à eau, et utiliser la désinfection solaire ont été considérés comme un traitement approprié de l’eau potable. Les données du tableau WS.2 indiquent que, quelles que soient les caractéristiques du ménage, la majorité des ménages centrafricains (94%) ne traite pas l’eau avant de la boire. Cette proportion varie entre 86% et 99% selon la préfecture. Lorsque les ménages choisissent de traiter l’eau non potable, la méthode privilégiée est d’y ajouter de l’eau de javel ou du chlore (5% au niveau national), notamment en milieu urbain (8%). Le pourcentage des ménages qui utilisent cette méthode de traitement de l’eau varie de 1% dans le Haut Mbomou à 13% dans la Haute Kotto. Cette proportion est de 7% chez les ménages dont les chefs ont le niveau d’instruction secondaire et plus, 7% chez les ménages du quatrième quintile et 8% chez les ménages les plus riches. Seuls 3% des ménages qui utilisent une source non améliorée d’eau traitent leur eau de boisson de façon appropriée. Ce pourcentage est légèrement plus élevé dans le milieu urbain (9%), chez les membres des ménages dont le chef est le plus instruit (5%) et augmente jusqu’à 16% pour les ménages les plus riches. 7 .1 .4 Temps mis pour s’approvisionner en eau de boisson La disponibilité de l’eau de boisson des sources améliorées de manière permanente et en quantité suffisante contribue à améliorer les conditions sanitaires de la population. De plus, en général, on considère que le temps acceptable pour se rendre à la source d’eau, l’obtenir et retourner à la maison est de moins de “30 minutes”. Au total, 9% des membres des ménages ont l’eau de boisson améliorée sur place (accès immédiat) et plus d’un quart des ménages (28%) mettent moins de 30 minutes (accès facile) pour accéder à une source améliorée. En revanche 27% mettent en 30 minutes ou plus (accès difficile) pour s’approvisionner en eau de boisson de source améliorée7, et 21% mettent 30 minutes ou plus et s’approvisionner en eau de boisson de source non améliorée (tableau WS.3). En milieu urbain, très peu de ménages ont accès immédiat à l’eau de boisson de source améliorée sur place (17%). La plupart des ménages y accèdent facilement (36%) ou difficilement (29%). En milieu rural, seulement 4% des ménages y accèdent immédiatement, 22% ont un accès facile et 25% y accèdent difficilement. Sans surprise, c’est dans le milieu rural que l’on trouve la plus grande proportion de ménages nécessitant 30 minutes ou plus pour s’approvisionner en eau quelle qu’en soit la source (54% au total, contre 37% en milieu urbain). En ce qui concerne les préfectures, en dehors de la ville de Bangui (21%), la proportion des ménages disposant de l’eau de boisson améliorée sur place, varie de 2% dans la Mambéré-Kadéï à 14% dans la Haute-Kotto. Il est important de relever le niveau élevé des pourcentages des membres des ménages ayant un accès difficile à l’eau de boisson de source améliorée dans la Lobaye (42%), la Nana-Grébizi (37%), l’Ouham et l’Ouham-Péndé (33%), l’Ombella- Mpoko (30%), la Mambéré-Kadéï (29%) et la Kémo (28%), se situant ainsi au-dessus de la moyenne nationale (27%). 7 Les concepts ‘accès immédiat (eau sur place), accès facile (moins de 30 minutes) et accès difficile(30 minutes ou plus)’ sont couramment utilisés en RCA pour qualifier le temps mis pour chercher de l’eau. M I C S | E A U E T A S S A I N I S S E M E N T 147146 M I C S | E A U E T A S S A I N I S S E M E N T 7 .1 .5 Personne en charge de l’approvisionnement en eau potable En République Centrafricaine, neuf ménages sur dix n’ont pas d’eau potable sur place et sont obligés de se déplacer pour y accéder. Le tableau WS. 4 montre que cette corvée d’eau est davantage réservée aux femmes âgées de 15 ans ou plus (75%), qui approvisionnent habituellement leurs ménages en eau potable pour la consommation contre 12% des hommes de la même tranche d’âges. Dans la catégorie des enfants de moins de 15 ans, 10% des jeunes filles assument la même tâche contre 4% des jeunes garçons. 7 .2 ASSAINISSEMENT DE BASE AU SEIN DE LA POPULATION DES MÉNAGES L’Organisation Mondiale de la Santé définit l’assainissement comme étant « l’ensemble des actions visant l’amélioration de toutes les conditions qui, dans le milieu physique de la vie humaine, influent ou sont susceptibles d’influer défavorablement sur le bien-être physique, mental ou social ». Une installation sanitaire améliorée est définie comme un ensemble d’installations hygiéniques empêchant tout contact humain avec les excrétas. Au total treize types de toilettes ont été listés, parmi lesquelles les installations sanitaires améliorées pour l’évacuation des excréments constituées de la chasse d’eau connectée à un système d’égout, à une fosse septique, reliée à des latrines ou à autre chose, les latrines améliorées ventilées (LAV), les latrines à fosse avec dalle et à trou avec dalle et les toilettes à compostage. 7 .2 .1 Utilisation de toilettes améliorées Les résultats du tableau WS.5 montrent que seulement 37% de la population des ménages au niveau national utilisent des installations sanitaires améliorées. En d’autres termes, presque les deux tiers de la population de RCA (63%) n’ont donc pas accès à un lieu d’aisance adéquat. Les types de toilettes améliorées les plus courantes sont les latrines à trou avec dalle (31%) et celles à fosse avec dalle (4%). Ce sont les latrines à trou sans dalle, toilettes considérées non améliorées qui sont les plus fréquemment utilisés par la population (36%). On note en outre que plus d’un quart de la population (27%) n’utilise aucune sorte de toilettes et pratiquent la défécation à l’air libre. On note une large variation selon le milieu de résidence. La proportion des membres des ménages qui utilisent des toilettes améliorées en milieu urbain est de 74%, contre 13% en zone rurale. En revanche, en milieu urbain, les latrines à trou avec dalle (61%) sont fréquemment utilisées. En zone rurale, la majorité des membres des ménages n’ont pas de toilettes et pratiquent plus souvent la défécation à l’air libre (39%) contre 6% des ménages urbains. Au niveau préfectoral, la proportion des membres des ménages disposant d’installations sanitaires améliorées, varie de 10% dans le Haut-Mbomou à 96% dans la ville de Bangui. En dehors de l’Ombella-Mpoko (45%), dont le pourcentage des membres des ménages qui utilisent les dispositifs améliorés est au-dessus de la moyenne nationale (37%), le reste de ceux des quatorze préfectures les utilisent dans une faible proportion. Tableau WS .4: Personne qui va aller chercher l’eau Pourcentage des ménages sans eau potable sur place, et répartition en pourcentage des ménages sans eau potable sur place selon la personne qui, habituellement, va chercher de l’eau potable utilisée dans le ménage, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage des ménages sans eau potable sur place Nombre des ménages Personne qui habituellement va chercher de l’eau potable Nombre de ménage sans eau potable sur place Femme adulte (de 15 ans ou plus) Homme adulte (de 15 ans ou plus) Jeune fille de moins de 15 ans Jeune garçon de moins de 15 ans NSP Manquant Total Préfecture Ombella-Mpoko 87,0 1222 78,3 10,4 7,6 3,6 0,0 0,1 100 1063 Lobaye 96,1 787 75,3 11,0 9,7 3,9 0,0 0,1 100 756 Mambéré-Kadéï 94,0 1108 79,5 7,5 8,8 3,9 0,0 0,3 100 1041 Nana-Mambéré 95,4 714 77,8 12,0 7,2 2,1 0,0 0,8 100 681 Sangha-Mbaéré 89,9 306 82,8 8,8 6,7 1,7 0,0 0,0 100 275 Ouham-Pende 91,0 1446 81,0 7,7 7,7 3,5 0,0 0,1 100 1315 Ouham 96,2 998 77,1 10,1 11,2 1,4 0,0 0,1 100 960 Kémo 92,1 364 76,7 9,6 11,2 2,3 0,0 0,2 100 335 Nana-Grébizi 94,9 288 75,0 10,0 12,3 2,4 0,0 0,3 100 273 Ouaka 85,7 757 75,3 13,0 8,9 2,0 0,0 0,8 100 649 Haute-Kotto 79,1 225 68,2 16,3 12,4 3,0 0,0 0,0 100 178 Bamingui- Bangoran 90,0 66 63,4 17,2 15,6 3,7 0,0 0,1 100 60 Basse-Kotto 94,4 923 74,8 15,2 7,4 2,1 0,1 0,4 100 872 Mbomou 91,5 512 66,8 13,7 12,9 5,6 0,0 1,0 100 469 Haut-Mbomou 93,6 154 65,8 18,8 10,7 4,6 0,1 0,0 100 145 Bangui 79,1 1837 62,0 18,1 12,9 6,6 0,2 0,2 100 1453 Milieu de résidence Urbain 81,7 4094 68,6 14,4 11,4 5,1 0,1 0,3 100 3346 Rural 94,2 7662 77,5 10,7 8,8 2,8 0,0 0,3 100 7219 Instruction du chef de ménage Aucune 90,4 2874 76,4 9,4 10,1 3,9 0,1 0,1 100 2599 Primaire 92,2 5447 75,6 12,0 9,1 2,9 0,0 0,4 100 5022 Secondaire et plus 85,8 3390 71,3 14,1 10,1 4,2 0,0 0,2 100 2907 Manquant/NSP (84,7) 44 (86,5) (0,0) (5,8) (7,7) (0,0) (0,0) 100 38 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 95,0 2914 78,0 9,7 9,6 2,3 0,0 0,3 100 2770 Second 94,5 2619 77,5 11,6 8,0 2,6 0,0 0,3 100 2475 Moyen 91,4 2342 76,4 11,4 8,8 2,9 0,0 0,4 100 2140 Quatrième 85,2 2051 72,7 10,9 11,7 4,4 0,0 0,2 100 1747 Le plus riche 78,3 1830 62,8 18,6 11,0 7,2 0,2 0,2 100 1433 Total 89,9 11756 74,6 11,9 9,6 3,5 0,0 0,3 100 10565 ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés M I C S | E A U E T A S S A I N I S S E M E N T 149148 M I C S | E A U E T A S S A I N I S S E M E N T Ta b le au W S .5 : U ti li sa ti o n d e to il et te s am él io ré es R é p ar ti ti o n e n p o u rc e n ta g e d e la p o p u la ti o n d e s m é n ag e s se lo n le t yp e d e t o ile tt e u ti lis é e p ar le m é n ag e , e t p o u rc e n ta g e d e la p o p u la ti o n d e s m é n ag e s u ti lis an t d e s to ile tt e s am é lio ré e s, R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s Ty pe d e to ile tt es u til is ée s pa r l e m én ag e To ta l Po ur ce nt ag e de la po pu la tio n de s m én ag es ut ili sa nt d es to ile tt es am él io ré es N o m br e de m em br es de s m én ag es To ile tt es a m él io ré es To ile tt es n o n am él io ré es C ha ss e co nn ec té e o u re lié e (s ys tè m e d ’é go ut s, fo ss e se pt iq ue , la tr in es … ) La tr in es am él io ré es ve nt ilé es (L AV ) La tr in es à fo ss e av ec da lle La tr in e à tr o u av ec da lle To ile tt es à co m po st ag e La tr in es à tr o u sa ns da lle / tr o u o uv er t A ut re (s ea ux , la tr in es su sp en du es .) M an qu an t D éf éc at io n à l’a ir lib re (P as d e to ile tt es o u br o us se o u ch am p) Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 0 ,0 0 ,4 0 ,2 4 4, 3 0 ,0 27 ,1 1, 4 0 ,4 26 ,1 10 0 45 ,0 59 0 0 Lo ba ye 0 ,2 0 ,0 0 ,4 25 ,4 2, 2 53 ,1 1, 1 0 ,0 17 ,6 10 0 28 ,2 40 40 M am bé ré K ad éï 0 ,0 0 ,0 1, 2 29 ,8 0 ,0 54 ,0 1, 9 0 ,2 12 ,7 10 0 31 ,1 53 39 N an a M am bé ré 0 ,0 0 ,0 3, 2 19 ,7 0 ,0 51 ,2 1, 8 0 ,6 23 ,5 10 0 22 ,9 29 47 Sa ng ha M ba ér é 0 ,0 0 ,0 0 ,8 24 ,3 3, 8 55 ,1 1, 7 0 ,4 13 ,7 10 0 29 ,0 15 56 O uh am P en de 0 ,1 0 ,9 2, 2 13 ,4 0 ,0 30 ,4 0 ,0 0 ,2 52 ,9 10 0 16 ,5 66 91 O uh am 0 ,0 1, 3 2, 5 7, 3 0 ,0 20 ,7 0 ,0 0 ,0 68 ,1 10 0 11 ,1 48 23 Ké m o 0 ,0 0 ,1 0 ,4 13 ,7 0 ,0 51 ,3 0 ,8 0 ,0 33 ,6 10 0 14 ,2 18 16 N an a G ré bi zi 0 ,2 4, 3 4, 6 9, 7 0 ,0 46 ,5 1, 0 0 ,2 33 ,5 10 0 18 ,8 13 4 4 O ua ka 0 ,2 0 ,0 0 ,6 13 ,1 0 ,0 42 ,1 0 ,4 0 ,8 42 ,8 10 0 13 ,9 29 14 H au te -K o tt o 1, 5 0 ,0 2, 6 20 ,7 0 ,1 55 ,6 0 ,2 0 ,0 19 ,3 10 0 24 ,9 10 45 B am in gu i- B an go ra n 0 ,4 3, 5 6, 6 16 ,3 0 ,0 4 4, 2 0 ,5 0 ,0 28 ,6 10 0 26 ,3 28 2 B as se K o tt o 1, 4 0 ,2 1, 0 7, 6 0 ,0 61 ,8 0 ,4 0 ,7 27 ,0 10 0 10 ,2 37 8 4 M bo m o u 1, 3 0 ,1 1, 4 13 ,3 0 ,0 63 ,3 0 ,3 0 ,0 20 ,3 10 0 16 ,0 20 86 H au t M bo m o u 3, 0 0 ,8 0 ,3 6, 0 0 ,0 71 ,0 0 ,9 0 ,0 18 ,0 10 0 10 ,1 54 4 B an gu i 2, 8 1, 7 15 ,4 76 ,2 0 ,1 1, 8 0 ,9 0 ,0 1, 2 10 0 96 ,1 10 78 1 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 1, 4 1, 4 9, 7 60 ,9 0 ,1 18 ,3 1, 3 0 ,2 6, 6 10 0 73 ,6 21 82 0 R ur al 0 ,3 0 ,3 0 ,6 11 ,6 0 ,4 46 ,6 0 ,6 0 ,2 39 ,3 10 0 13 ,2 34 32 7 Ta b le au W S .5 : U ti li sa ti o n d e to il et te s am él io ré es (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s Ty pe d e to ile tt es u til is ée s pa r l e m én ag e To ta l Po ur ce nt ag e de la po pu la tio n de s m én ag es ut ili sa nt d es to ile tt es am él io ré es N o m br e de m em br es de s m én ag es To ile tt es a m él io ré es To ile tt es n o n am él io ré es C ha ss e co nn ec té e o u re lié e (s ys tè m e d ’é go ut s, fo ss e se pt iq ue , la tr in es … ) La tr in es am él io ré es ve nt ilé es (L AV ) La tr in es à fo ss e av ec da lle La tr in e à tr o u av ec da lle To ile tt es à co m po st ag e La tr in es à tr o u sa ns da lle / tr o u o uv er t A ut re (s ea ux , la tr in es su sp en du es .) M an qu an t D éf éc at io n à l’a ir lib re (P as d e to ile tt es o u br o us se o u ch am p) In st ru ct io n du c he f d e m én ag e A uc un e 0 ,4 0 ,9 2, 4 21 ,9 0 ,1 38 ,0 0 ,6 0 ,3 35 ,3 10 0 25 ,8 12 10 7 Pr im ai re 0 ,4 0 ,5 2, 4 22 ,8 0 ,3 39 ,3 1, 0 0 ,2 33 ,2 10 0 26 ,3 25 57 8 Se co nd ai re e t p lu s 1, 2 1, 0 7, 4 47 ,9 0 ,4 29 ,2 0 ,8 0 ,2 11 ,8 10 0 58 ,0 18 20 7 M an qu an t/ N SP 18 ,4 0 ,0 25 ,4 34 ,7 0 ,0 18 ,9 0 ,0 0 ,0 2, 5 10 0 78 ,5 25 5 To ta l 0 ,8 0 ,7 4, 1 30 ,8 0 ,3 35 ,6 0 ,9 0 ,2 26 ,6 10 0 36 ,7 56 14 6 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc o no m iq ue Le p lu s pa uv re 0 ,2 0 ,0 0 ,0 0 ,0 0 ,1 36 ,4 0 ,5 0 ,2 62 ,6 10 0 0 ,4 11 22 7 Se co nd 0 ,3 0 ,1 0 ,2 0 ,3 0 ,3 56 ,9 0 ,8 0 ,2 41 ,0 10 0 1, 1 11 23 1 M o ye n 0 ,4 1, 1 1, 3 6, 3 0 ,7 65 ,4 1, 4 0 ,6 22 ,8 10 0 9, 8 11 22 6 Q ua tr iè m e 0 ,5 0 ,8 3, 5 70 ,7 0 ,2 17 ,5 1, 1 0 ,0 5, 6 10 0 75 ,7 11 23 1 Le p lu s ric he 2, 4 1, 8 15 ,7 76 ,5 0 ,2 2, 0 0 ,5 0 ,1 0 ,9 10 0 96 ,5 11 23 1 Et hn ie d u ch ef d e m én ag e H ao us sa 1, 9 1, 3 3, 7 41 ,5 0 ,1 4 4, 3 0 ,3 1, 3 5, 7 10 0 48 ,4 25 11 Sa ra 0 ,1 0 ,1 3, 8 13 ,7 0 ,1 24 ,7 0 ,5 0 ,0 57 ,0 10 0 17 ,8 36 0 2 M bo um 0 ,1 0 ,6 7, 0 16 ,0 0 ,0 33 ,2 0 ,6 0 ,0 42 ,5 10 0 23 ,7 34 35 G ba ya 0 ,3 0 ,2 4, 0 26 ,9 0 ,1 36 ,0 1, 1 0 ,2 31 ,1 10 0 31 ,6 16 25 4 M an dj a 0 ,5 1, 3 5, 3 35 ,9 0 ,3 31 ,3 1, 1 0 ,1 24 ,3 10 0 43 ,2 47 56 B an da 0 ,8 0 ,6 2, 8 29 ,7 0 ,1 39 ,6 0 ,7 0 ,3 25 ,3 10 0 34 ,0 12 10 7 N gb ak a- B an to u 1, 2 0 ,7 1, 9 42 ,8 2, 0 37 ,7 1, 6 0 ,1 12 ,1 10 0 48 ,5 45 56 Ya ko m a- Sa ng o 1, 6 2, 9 5, 6 45 ,2 0 ,0 30 ,2 0 ,1 0 ,1 14 ,3 10 0 55 ,3 35 38 Z an de /N za ka ra 4, 5 1, 3 3, 0 23 ,6 0 ,0 51 ,6 0 ,9 0 ,0 15 ,2 10 0 32 ,3 14 57 A ut re s et hn ie s lo ca le s 0 ,2 1, 1 7, 1 35 ,3 0 ,4 31 ,5 0 ,5 0 ,5 23 ,4 10 0 4 4, 0 20 19 Et hn ie s no n ce nt ra fr ic ai ne s 1, 4 1, 7 8 ,6 50 ,8 0 ,0 28 ,2 0 ,0 0 ,0 9, 2 10 0 62 ,5 15 77 M an qu an t 0 ,7 0 ,0 2, 9 30 ,4 0 ,5 32 ,7 0 ,1 0 ,0 32 ,7 10 0 34 ,5 33 4 To ta l 0 ,8 0 ,7 4 ,1 30 ,8 0 ,3 35 ,6 0 ,9 0 ,2 26 ,6 10 0 36 ,7 56 14 6 M I C S | E A U E T A S S A I N I S S E M E N T 151150 M I C S | E A U E T A S S A I N I S S E M E N T 7 .2 .2 Utilisation commune des installations Le Programme conjoint de surveillance (PCS) de l’approvisionnement en eau et l’assainissement, développé depuis 1990 par l’OMS et l’UNICEF, considère les membres des ménages utilisant les toilettes publiques et/ou partagées (même si elles sont adéquates), comme utilisant des installations sanitaires non améliorées pour des raisons liées à la propreté des installations, le risque sanitaire et le manque de viabilité, plus particulièrement pour les femmes et les enfants. De manière générale, les résultats de l’enquête (tableau WS.6) indiquent que le partage des installations sanitaires est une pratique courante en République Centrafricaine. Ainsi, la proportion de la population des ménages qui utilise une installation sanitaire améliorée non partagée est inférieure à un quart (22%). Il convient de souligner le fait que les ménages qui partagent leurs installations sanitaires le font le plus souvent avec moins de cinq ménages. Par milieu de résidence, le pourcentage de la population urbaine qui utilise une installation sanitaire améliorée et non partagée est largement plus élevé que dans la population rurale (42% contre 10%). Au niveau des préfectures, la capitale Bangui se distingue par un pourcentage relativement plus élevé puisque la moitié de la population (49%) utilise une toilette améliorée non partagée. S’agissant des autres caractéristiques du ménage, il apparait que le pourcentage d’utilisateurs de toilettes améliorées non partagées varie sensiblement avec le quintile de bien-être économique de 0,3% chez les plus pauvres à 61% chez les plus riches. Il faut noter que pour l’essentiel ce sont les plus pauvres (63%) et les non instruits (35%) principalement du milieu rural (39%) qui défèquent à l’air libre. 7 .2 .3 Modes d’évacuation des excréments des enfants de 0 à 2 ans L’évacuation sûre des matières fécales d’un enfant est l’enlèvement des selles de l’enfant utilisant des toilettes ou en rinçant les selles dans les toilettes ou les latrines. L’évacuation des matières fécales des enfants âgés de 0-2 ans est présentée au tableau WS.7. En République Centrafricaine, les excréments de la moitié des enfants âgés de 0 à 2 ans ont été évacués de manière saine. Cela signifie également que l’autre moitié des mères ont évacué les matières fécales de leurs enfants dans des conditions non hygiéniques avec 30% des mères des enfants qui les ont jeté aux ordures, 9% les ont jeté, rincé dans les égouts ou rigoles et 5% qui ont abandonné les excréments à l’air libre. Les déchets des enfants sont davantage évacués de façon saine en zone urbaine (68%) qu’en zone rurale (41%). Concernant les préfectures, la plus faible proportion des mères qui ont évacué de manière saine les matières fécales de leurs enfants de 0 à 2 ans, se trouve dans l’Ouham (24%). Ces pourcentages sont au-dessus de la moyenne nationale à Bangui (78%) et dans les préfectures de la Haute-Kotto (65%), la Lobaye (55%), le Haut-Mbomou (55%), le Mbomou (52%), la Mambéré-Kadéï (52%), et la Sangha-Mbaéré (50%). L’analyse en fonction du niveau d’instruction de la mère met en exergue un comportement différentiel favorable à l’évacuation dans des conditions saines des matières fécales des enfants de 0 à 2 ans. Ainsi, 72% des mères de niveau secondaire ou plus ont déclaré évacuer sainement les excréments de leurs enfants contre 42% des mères ou responsable des enfants sans instruction. La même tendance est observée en ce qui concerne le niveau de vie des ménages. On note que 75% des mères d’enfants âgés de 0 à 2 ans des ménages les plus riches évacuent sainement ces déchets, contre 29% dans les ménages les plus pauvres. Aussi, dans les ménages les plus riches, ces déchets sont le plus souvent jetés ou rincés dans les latrines (69%), contrairement aux ménages les plus pauvres qui les jettent aux ordures (46%). Ta b le au W S .6 : U ti li sa ti o n p ar ta g ée d e to il et te s R é p ar ti ti o n e n p o u rc e n ta g e d e la p o p u la ti o n d e s m é n ag e s se lo n l ’u ti lis at io n d e t o ile tt e s p u b liq u e s e t p ri vé e s e t l’u ti lis at io n d e t o ile tt e s p ar ta g é e s, p ar d e s u ti lis at e u rs d e t o ile tt e s am é lio ré e s o u n o n a m é lio ré e s, R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s U til is at eu rs d e to ile tt es a m él io ré es U til is at io n de to ile tt es n o n am él io ré es D éf éc at io n à l’a ir lib re (p as de to ile tt es , br o us se , ch am p) To ta l N o m br e de m em br es de m én ag es N o n pa rt ag ée s [1 ] To ile tt e pu bl iq ue Pa rt ag ée s pa r 5 m én ag es a u m o in s Pa rt ag ée s pa r p lu s de 5 m én ag es M an qu an t/ N SP N o n pa rt ag ée s To ile tt e pu bl iq ue Pa rt ag ée s pa r 5 m én ag es au m o in s Pa rt ag ée s pa r p lu s de 5 m én ag es M an qu an t/ N SP Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 26 ,3 1, 0 16 ,8 ,7 ,2 13 ,2 ,8 13 ,6 1, 3 ,1 26 ,1 10 0 59 0 0 Lo ba ye 19 ,9 ,4 7, 0 1, 0 ,0 31 ,5 1, 3 15 ,8 4, 1 1, 4 17 ,6 10 0 40 40 M am bé ré K ad éï 24 ,6 ,3 5, 9 ,2 ,0 40 ,7 ,8 13 ,6 ,9 ,3 12 ,7 10 0 53 39 N an a M am bé ré 18 ,1 ,2 4, 4 ,2 ,0 38 ,9 ,1 14 ,1 ,6 ,0 23 ,5 10 0 29 47 Sa ng ha -M ba ér é 21 ,8 ,4 6, 6 ,1 ,1 39 ,5 ,8 15 ,3 ,9 ,8 13 ,7 10 0 15 56 O uh am P en de 11 ,9 ,7 3, 7 ,2 ,0 18 ,7 ,8 9, 4 1, 7 ,0 52 ,9 10 0 66 91 O uh am 6, 9 ,4 3, 6 ,3 ,0 12 ,7 ,7 5, 2 2, 1 ,0 68 ,1 10 0 48 23 Ké m o 11 ,2 ,2 2, 5 ,3 ,0 33 ,3 ,3 17 ,0 1, 4 ,0 33 ,6 10 0 18 16 N an a- G ré bi zi 13 ,6 ,3 4, 5 ,1 ,3 28 ,7 2, 9 13 ,2 2, 7 ,2 33 ,5 10 0 13 4 4 O ua ka 9, 8 ,4 3, 5 ,0 ,2 29 ,6 ,5 12 ,6 ,4 ,2 42 ,8 10 0 29 14 H au te -K o tt o 18 ,3 ,1 6, 1 ,2 ,0 32 ,5 1, 1 20 ,5 1, 2 ,7 19 ,3 10 0 10 45 B am in gu i- B an go ra n 17 ,1 ,8 8 ,5 ,2 ,1 28 ,2 3, 3 11 ,6 1, 4 ,3 28 ,6 10 0 28 2 B as se K o tt o 7, 6 ,0 2, 5 ,0 ,1 43 ,9 ,1 18 ,2 ,6 ,0 27 ,0 10 0 37 8 4 M bo m o u 11 ,7 ,1 4, 0 ,2 ,0 40 ,5 1, 8 20 ,4 ,8 ,3 20 ,3 10 0 20 86 H au t M bo m o u 6, 5 ,2 2, 0 1, 4 ,0 42 ,0 2, 6 23 ,6 3, 1 ,7 18 ,0 10 0 54 4 B an gu i 49 ,3 6, 8 31 ,6 5, 5 2, 5 1, 9 ,2 1, 0 ,0 ,0 1, 2 10 0 10 78 1 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 42 ,1 3, 8 23 ,1 3, 0 1, 4 12 ,1 ,6 6, 6 ,5 ,1 6, 6 10 0 21 82 0 R ur al 9, 5 ,3 3, 2 ,2 ,0 30 ,9 ,8 13 ,8 1, 7 ,3 39 ,3 10 0 34 32 7 In st ru ct io n du c he f d e m én ag e A uc un e 18 ,2 ,1 5, 7 1, 6 ,1 25 ,5 ,6 11 ,9 ,8 ,1 35 ,3 10 0 12 10 7 Pr im ai re 15 ,9 1, 0 8 ,2 ,9 ,3 25 ,7 ,8 12 ,1 1, 5 ,3 33 ,2 10 0 25 57 8 Se co nd ai re e t p lu s 33 ,4 3, 6 18 ,0 1, 6 1, 2 19 ,6 ,7 9, 0 1, 0 ,2 11 ,8 10 0 18 20 7 M an qu an t/ N SP 36 ,4 ,0 31 ,2 10 ,9 ,0 5, 1 ,0 4, 8 9, 0 ,0 2, 5 10 0 25 5 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc o no m iq ue Le p lu s pa uv re ,3 ,0 ,0 ,0 ,0 22 ,7 ,5 12 ,6 1, 1 ,1 62 ,6 10 0 11 22 7 Se co nd ,8 ,0 ,3 ,0 ,0 38 ,0 1, 0 16 ,8 1, 8 ,1 41 ,0 10 0 11 23 1 M o ye n 6, 1 ,0 3, 5 ,2 ,0 42 ,9 1, 5 19 ,8 2, 6 ,5 22 ,8 10 0 11 22 6 Q ua tr iè m e 42 ,7 3, 7 25 ,0 3, 3 1, 0 12 ,3 ,2 5, 3 ,5 ,2 5, 6 10 0 11 23 1 Le p lu s ric he 61 ,0 4, 5 25 ,9 3, 1 1, 6 2, 0 ,2 ,7 ,0 ,1 ,9 10 0 11 23 1 To ta l 22 ,2 1, 7 10 ,9 1, 3 ,5 23 ,6 ,7 11 ,0 1, 2 ,2 26 ,6 10 0 56 14 6 [1 ] I n di ca te ur M IC S 4 .3 ; In di ca te ur O M D 7 .9 M I C S | E A U E T A S S A I N I S S E M E N T 153152 M I C S | E A U E T A S S A I N I S S E M E N T Ta b le au W S .7 : E va cu at io n d es m at iè re s fé ca le s d e l’e n fa n t R é p ar ti ti o n e n p o u rc e n ta g e d e s e n fa n ts â g é s d e 0 -2 a n s se lo n le li e u d ’é va cu at io n d e s m at iè re s fé c al e s d e l ’e n fa n t, e t p o u rc e n ta g e d e s e n fa n ts âg é s d e 0 -2 a n s d o n t le s se lle s o n t é té é va cu é e s e n t o u te s é cu ri té la d e rn iè re f o is q u e l ’e n fa n t e st a llé a u x se lle s, R C A , 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s L ie u d ’é va cu at io n de s m at iè re s fé ca le s de l’ en fa nt To ta l Po ur ce nt ag e d ’e nf an ts d o nt le s m at iè re s fé ca le s o nt é té é va cu ée s en to ut e sé cu rit é [1 ] N o m br e de s en fa nt s âg és d e 0 -2 a ns év ac ua tio n N o n hy gi én iq ue En fa nt a ut ili sé to ile tt es / la tr in es Je té / R in cé d an s to ile tt es o u la tr in es Je té / R in cé da ns é go ut o u rig o le Je té a ux o rd ur es (d éc he ts so lid es ) En te rr é La is sé à l’a ir lib re A ut re N SP M an qu an t Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 3, 4 41 ,4 6, 8 43 ,2 0 ,4 0 ,9 0 ,4 0 ,3 3, 2 10 0 4 4, 9 72 9 51 ,2 Lo ba ye 1, 2 53 ,7 12 ,5 25 ,8 0 ,7 3, 8 0 ,0 0 ,4 1, 9 10 0 54 ,9 54 0 42 ,8 M am bé ré K ad éï 1, 3 50 ,3 14 ,2 26 ,3 0 ,5 3, 5 0 ,6 0 ,0 3, 2 10 0 51 ,6 60 3 4 4, 5 N an a M am bé ré 2, 0 4 4, 3 17 ,7 19 ,0 0 ,7 9, 6 0 ,0 0 ,2 6, 6 10 0 46 ,3 32 3 46 ,9 Sa ng ha -M ba ér é 0 ,6 49 ,8 14 ,2 22 ,5 0 ,6 9, 2 0 ,4 0 ,2 2, 5 10 0 50 ,4 19 0 46 ,5 O uh am P en de 3, 0 35 ,9 5, 4 35 ,4 2, 5 12 ,6 2, 3 0 ,0 2, 9 10 0 38 ,9 78 5 55 ,9 O uh am 2, 6 21 ,1 6, 7 51 ,7 4, 3 7, 7 3, 6 0 ,0 2, 3 10 0 23 ,7 58 7 70 ,4 Ké m o 2, 5 45 ,1 7, 5 39 ,7 1, 1 1, 7 0 ,4 0 ,0 2, 1 10 0 47 ,4 24 4 50 ,0 N an a- G ré bi zi 5, 2 40 ,7 6, 3 37 ,2 1, 6 3, 6 2, 4 0 ,0 2, 9 10 0 45 ,8 16 6 48 ,8 O ua ka 1, 8 38 ,1 8 ,0 41 ,3 3, 8 2, 2 0 ,3 0 ,0 4, 6 10 0 39 ,9 38 8 55 ,2 H au te -K o tt o 7, 1 58 ,3 3, 4 27 ,7 0 ,5 2, 5 0 ,0 0 ,1 0 ,3 10 0 65 ,4 14 0 34 ,2 B am in gu i- B an go ra n 0 ,8 46 ,2 3, 6 32 ,2 5, 4 9, 3 0 ,0 0 ,0 2, 4 10 0 47 ,1 33 50 ,5 B as se K o tt o 1, 7 45 ,8 8 ,1 35 ,8 0 ,3 3, 5 0 ,7 0 ,0 4, 1 10 0 47 ,5 50 2 47 ,7 M bo m o u 1, 5 50 ,7 13 ,2 28 ,5 0 ,5 3, 7 0 ,3 0 ,0 1, 6 10 0 52 ,2 25 3 45 ,9 H au t M bo m o u 4, 5 50 ,0 5, 2 31 ,5 2, 2 2, 7 0 ,0 0 ,0 3, 8 10 0 54 ,5 72 41 ,7 B an gu i 8 ,0 69 ,9 6, 5 6, 0 1, 9 2, 1 1, 5 2, 2 1, 8 10 0 77 ,9 10 39 16 ,6 M ili eu d e ré si de nc e ,0 U rb ai n 5, 2 62 ,5 8 ,7 15 ,8 1, 1 2, 2 0 ,9 1, 1 2, 5 10 0 67 ,7 23 03 27 ,8 R ur al 2, 2 38 ,6 8 ,8 38 ,0 1, 8 6, 2 1, 2 0 ,1 3, 1 10 0 40 ,8 43 25 54 ,8 In st ru ct io n de la m èr e A uc un e 2, 4 40 ,0 8 ,6 36 ,0 1, 6 6, 4 1, 5 0 ,1 3, 4 10 0 42 ,3 27 29 52 ,7 Pr im ai re 3, 1 46 ,9 9, 4 30 ,6 1, 5 4, 4 0 ,9 0 ,6 2, 7 10 0 50 ,0 28 93 45 ,9 Se co nd ai re e t p lu s 6, 3 65 ,6 7, 4 13 ,7 1, 6 1, 6 0 ,8 1, 1 2, 0 10 0 71 ,9 10 0 6 24 ,4 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc o no m iq ue Le p lu s pa uv re 2, 1 27 ,0 7, 5 46 ,2 2, 8 9, 5 1, 7 0 ,0 3, 3 10 0 29 ,1 14 60 65 ,9 Se co nd 1, 8 39 ,3 9, 8 38 ,6 1, 1 4, 5 1, 1 0 ,2 3, 5 10 0 41 ,1 14 58 54 ,1 M o ye n 3, 0 46 ,7 11 ,3 29 ,7 1, 3 4, 7 0 ,8 0 ,0 2, 6 10 0 49 ,7 13 80 46 ,9 Q ua tr iè m e 3, 7 60 ,4 8 ,2 20 ,1 1, 2 2, 4 0 ,4 1, 3 2, 4 10 0 6 4, 1 12 46 31 ,8 Le p lu s ric he 6, 8 68 ,5 6, 6 10 ,2 1, 4 1, 8 1, 5 0 ,9 2, 4 10 0 75 ,2 10 8 4 19 ,9 To ta l 3, 3 4 6, 9 8, 8 30 ,3 1, 6 4 ,8 1, 1 0 ,4 2, 9 10 0 50 ,2 66 27 45 ,4 [1 ] I n di ca te ur M IC S 4 .4 7 .2 .4 Utilisation de sources d’eau améliorées et de toilettes améliorées L’approvisionnement des membres des ménages en eau de boisson salubre combiné à l’utilisation des installations sanitaires améliorées non partagées contribuent à la bonne santé et à l’amélioration des conditions de vie des femmes et des enfants âgés de 0 à 2 ans notamment en matière d’hygiène, à la survie, à la dignité humaine, dont bénéficient non seulement les ménages, mais également toutes les communautés entières. Comme le montre le tableau WS.8, au total, 19% de la population des ménages, consomment à la fois de l’eau de boisson améliorée et utilisent des installations sanitaires améliorées non partagées. Toutefois, on note une disparité très importante selon le milieu de résidence. En zone urbaine, 38% de la population est concernée par cette situation contre 6% en zone rurale. Tableau WS .8: Utilisation de sources d’eau améliorées et de toilettes améliorées Pourcentage des populations des ménages utilisant à la fois des sources d’eau potable améliorées et des toilettes améliorées, RCA 2010 Caract éristiques Pourcentage de la population des ménages utilisant : Nombre de ménages Eau de boisson améliorée [1] Eau non améliorée Total Toilette améliorée non partagées [2] Toilette non améliorée Total Eau de boisson améliorée et installation sanitaire améliorée non partagée Eau de robinet dans le logement, cour ou parcelle Autre améliorée Toilette améliorée partagée Toilette non améliorée Défécation à l’air libre Préfecture Ombella Mpoko 0,2 62,6 37,1 100 26,3 18,7 28,9 26,1 100 19,5 5900 Lobaye 0,0 65,5 34,5 100 19,9 8,4 54,2 17,6 100 15,4 4040 Mambéré Kadéï 2,0 47,4 50,5 100 24,6 6,5 56,2 12,7 100 18,6 5339 Nana Mambéré 0,0 51,5 48,5 100 18,1 4,8 53,6 23,5 100 12,5 2947 Sangha-Mbaéré 0,0 45,3 54,7 100 21,8 7,2 57,3 13,7 100 11,6 1556 Ouham Pende 0,2 77,0 22,7 100 11,9 4,7 30,6 52,9 100 10,8 6691 Ouham 0,0 68,0 32,0 100 6,9 4,2 20,8 68,1 100 5,7 4823 Kémo 0,0 56,8 43,2 100 11,2 3,0 52,2 33,6 100 6,8 1816 Nana-Grébizi 0,9 77,4 21,7 100 13,6 5,2 47,8 33,5 100 12,4 1344 Ouaka 0,0 40,3 59,7 100 9,8 4,1 43,3 42,8 100 5,0 2914 Haute-Kotto 0,0 56,7 43,3 100 18,5 6,4 55,8 19,3 100 15,5 1045 Bamingui- Bangoran 2,8 67,1 30,1 100 17,1 9,5 44,8 28,6 100 15,3 282 Basse Kotto 0,0 24,6 75,4 100 7,6 2,6 62,9 27,0 100 2,9 3784 Mbomou 0,0 30,6 69,4 100 11,7 4,4 63,6 20,3 100 7,0 2086 Haut Mbomou 0,0 42,3 57,7 100 6,5 3,6 71,9 18,0 100 2,6 544 Bangui 5,6 90,4 4,0 100 49,7 46,4 2,7 1,2 100 48,2 10781 M I C S | E A U E T A S S A I N I S S E M E N T 155154 M I C S | E A U E T A S S A I N I S S E M E N T Tableau WS .8: Utilisation de sources d’eau améliorées et de toilettes améliorées (suite) Caract éristiques Pourcentage de la population des ménages utilisant : Nombre de ménages Eau de boisson améliorée [1] Eau non améliorée Total Toilette améliorée non partagées [2] Toilette non améliorée Total Eau de boisson améliorée et installation sanitaire améliorée non partagée Eau de robinet dans le logement, cour ou parcelle Autre améliorée Toilette améliorée partagée Toilette non améliorée Défécation à l’air libre Milieu Urbain 3,4 80,1 16,5 100 42,3 31,3 19,8 6,6 100 38,2 21820 Rural 0,0 51,8 48,2 100 9,5 3,7 47,5 39,3 100 6,0 34327 Instruction du chef de ménage Aucune 0,9 56,9 42,2 100 18,2 7,5 38,9 35,3 100 14,5 12107 Primaire 0,5 57,0 42,5 100 16,0 10,4 40,5 33,2 100 12,4 25578 Secondaire et plus 2,9 74,4 22,7 100 33,6 24,4 30,2 11,8 100 29,6 18207 Manquant/NSP 0,0 92,8 7,2 100 36,4 42,1 18,9 2,5 100 33,9 255 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 0,0 42,2 57,8 100 0,3 0,0 37,0 62,6 100 0,1 11227 Second 0,0 52,6 47,4 100 0,8 0,3 57,9 41,0 100 0,4 11231 Moyen 0,1 57,6 42,3 100 6,1 3,7 67,4 22,8 100 2,9 11226 Quatrième 0,4 76,1 23,5 100 42,7 33,0 18,6 5,6 100 33,2 11231 Le plus riche 6,3 85,3 8,4 100 61,4 35,1 2,6 0,9 100 56,2 11231 Total 1,4 62,8 35,9 100 22,3 14,4 36,7 26,6 100 18,5 56146 [1] Indicateur MICS 4.1 ; Indicateur OMD 7.8 ; [2] Indicateur MICS 4.3 ; Indicateur OMD 7.9 Au niveau préfectoral, la proportion la plus faible se situe dans le Haut-Mbomou (3%) tandis que la proportion la plus élevée s’observe à Bangui (48%) et dans les préfectures de l’Ombella-Mpoko (20%) et de la Mambéré-Kadéï (19%). En ce qui concerne le niveau d’instruction du chef de ménage, on constate que plus ce dernier a un niveau d’instruction élevé et plus les membres du ménage, à la fois, boivent de l’eau améliorée et utilisent des installations sanitaires améliorées non partagées. Le pourcentage de la population varie de 15% dans les ménages dont le chef n’a jamais été scolarisé à 30% des ménages dans lesquels le chef a le niveau secondaire et plus. La même situation est observée si on prend en compte le quintile de bien-être économique, car 56% des ménages les plus riches consomment l’eau de boisson améliorée et disposent de systèmes sanitaires acceptables non partagés, contre moins de 1% pour les plus pauvres. CONCLUSION Dans le cadre des Objectifs du millénaire pour le développement, le gouvernement centrafricain s’était engagé en 2000 à réduire de moitié en 2015 la proportion de la population des ménages sans accès durable à un approvisionnement en eau de boisson venant de source améliorée. Cela signifiait concrètement que le gouvernement devait tout mettre en œuvre pour augmenter le taux de couverture en eau de 55% à presque 80% en 2015. Le gouvernement devait également améliorer significativement le pourcentage de la population ayant accès aux installations sanitaires améliorées. Malheureusement, les résultats de l’enquête MICS en 2010, montrent que les progrès enregistrés par le pays dans les deux domaines restent mitigés. En effet, la proportion de la population consommant de l’eau de boisson améliorée est restée quasi-stationnaire sur la période tandis que la proportion des ménages qui ont accès à une installation sanitaire améliorée, après une augmentation en 2006 a régressé pour atteindre 37% en 2010. Ces résultats indiquent qu’il est improbable dans les circonstances actuelles que la République Centrafricaine atteigne l’OMD 7 relatif à l’accès durable à l’eau de boisson provenant de source améliorée. M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N 157156 M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N VIII . SANTÉ DE LA REPRODUCTION La République Centrafricaine, à l’instar de ses pairs membres de l’OMS, définie la Santé de la Reproduction comme un bien-être général tant physique que mental et social de la personne humaine pour tout ce qui concerne l’appareil génital, ses fonctions et son fonctionnement et non pas seulement l’absence de maladies ou d’infirmités. Fort des engagements au niveau international et au regard des insuffisances constatées sur l’ensemble de son territoire, le Gouvernement centrafricain a adopté et mis en œuvre différentes documents de politiques et stratégies afin de résoudre les problèmes de santé de la reproduction. Entre autres, on peut citer le Plan National de Développement Sanitaire II (PNDS2 (2006-2015), le Document de la Stratégie de Réduction de la Pauvreté I (DSRP1 2008-2010), la Politique Nationale de Santé de la Reproduction (PNSR, 2003) ; le document définissant les normes en matière de la pratique de Santé de la Reproduction (SR 2003), le cadre stratégique de lutte contre le SIDA (2007-2010), la feuille de route pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale (2004-2015) et la politique et la stratégie en matière de prévention de la transmission du VIH des parents à l’enfant (PTPE). Dans le contexte centrafricain, les composantes prioritaires de la Santé de la Reproduction sont : • La santé maternelle et infantile (maternité à moindre risque, soins du nouveau-né, soins liés à l’avortement, prise en charge intégrée des maladies du nouveau-né et de l’enfant) ; • La planification familiale ; • La lutte contre les IST, le VIH et le Sida ; • La lutte contre l’infécondité, l’infertilité et les dysfonctionnements sexuels ; • La lutte contre les pratiques néfastes ; • La santé de l’adolescent ; • La lutte contre les cancers génitaux et mammaires et ; • La prise en charge de santé reproductive des personnes âgées. Dans le présent chapitre, un accent particulier est mis sur la santé de la femme plus spécifiquement la fécondité, la contraception, les soins prénatals et l’assistance à l’accouchement. 8 .1 FÉCONDITÉ 8 .1 .1 Niveau de la fécondité Le taux de fécondité des adolescentes et l’indice synthétique de fécondité sont deux indicateurs qui permettent d’apprécier le niveau de fécondité du pays. Le taux de natalité des adolescentes (taux de fécondité par âge) et l’indice synthétique de fécondité (ISF) sont calculés en utilisant les informations relatives à la date de la dernière naissance de chaque femme et sont basés sur la période d’un an (1-12 mois) précédant l’enquête. Ces taux peuvent être sous-estimés en raison d’absence d’informations sur les naissances multiples (jumeaux, triplés, etc.) et dans une moindre mesure, sur les femmes ayant eu plusieurs accouchements durant la période d’un an précédant l’enquête. Le tableau RH.1 ci-dessous présente le taux de natalité chez les adolescentes et l’indice synthétique de fécondité des 15-49 ans en 2010. M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N 159158 M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N Tableau RH .1: Taux de natalité des adolescentes et Indice Synthétique de Fécondité RCA 2010 Caractéristiques Taux de natalité des adolescents [1] (Taux de fécondité par âge pour les femmes âgées de 15-19 ans) Indice Synthétique de Fécondité Préfecture Ombella-Mpoko 238 6,5 Lobaye 274 7,1 Mambéré-Kadéï 231 6,6 Nana-Mambéré 260 6,4 Sangha-Mbaéré 188 6,1 Ouham-Péndé 171 6,5 Ouham 205 6,8 Kémo 256 7,0 Nana-Grébizi 288 6,2 Ouaka 306 6,4 Haute-Kotto 298 7,4 Bamingui-Bangoran 192 6,2 Basse-Kotto 337 7,9 Mbomou 360 6,2 Haut-Mbomou 372 5,9 Bangui 147 4,3 Milieu de résidence Urbain 182 5,1 Rural 263 7,0 Instruction de la femme Aucune 287 6,8 Primaire 231 6,4 Secondaire+ 137 4,6 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 256 7,0 Second 306 7,1 Moyen 229 6,9 Quatrième 219 5,7 Le plus riche 155 4,6 Ethnie du chef de ménage Haoussa 207 5,5 Sara 192 7,6 Mboum 160 5,0 Gbaya 222 6,3 Mandja 221 6,0 Banda 270 6,3 Ngbaka-Bantou 246 6,8 Yakoma-Sango 202 5,3 Zandé-Nzakara 262 5,7 Autre ethnies locales 292 6,7 Ethnies non centrafricaines 217 6,1 Manquant 119 3,8 Total 229 6,2 [1] Indicateur MICS 5.1; Indicateur OMD 5.4 Au niveau national, le taux de fécondité des adolescentes est établi à 229 pour 1000 naissances vivantes. Ce niveau de fécondité relativement élevé suggère une entrée en activité sexuelle précoce chez les adolescentes, notamment en milieu rural. Cela se traduit par un taux de fécondité des adolescentes plus élevé en zone rurale (263 pour mille) qu’en zone urbaine (182 pour mille). Hormis les préfectures de la Sangha-Mbaéré (188 pour mille), de l’Ouham-Péndé (171 pour mille), de l’Ouham (205 pour mille), du Bamingui-Bangoran (192 pour mille) et la capitale Bangui (147 pour mille) qui ont des taux de fécondité des adolescentes relativement faibles par rapport à la moyenne nationale (229), le niveau de fécondité est resté partout très élevé notamment dans le Mbomou (360 pour mille) et le Haut-Mbomou (372 pour mille). Le niveau relativement élevé du taux de fécondité des adolescentes est également remarquable chez celles qui n’ont jamais été scolarisées (287 pour mille) ou qui appartiennent aux ménages du second quintile (306 pour mille) ou les plus pauvres (256 pour mille). En revanche, les adolescentes qui ont le niveau d’éducation secondaire ou plus (137 pour mille) ou qui sont issues de ménages plus riches (155 pour mille) ont un taux de fécondité plus faible. Par rapport à l’ethnie du chef de ménage, les jeunes filles qui vivent dans les ménages Banda, Ngbaka-Bantou, Zandé-Nzakara ou autres ethnies locales sont celles qui ont des taux de fécondité plus élevés. Le niveau élevé des taux de fécondité des adolescentes observé plus haut se traduit par un niveau élevé de l’indice synthétique de fécondité (ISF) estimé à 6,2 enfants par femme. L’ISF est plus élevé en zone rurale (7 enfants par femme) qu’en zone urbaine (5,1 enfants par femme). Le niveau de l’indicateur est en dessous de la moyenne nationale dans certaines préfectures comme par exemple à Bangui (4,3). L’ISF est par contre très élevé dans la Lobaye (7,1), la Kémo (7), la Haute-Kotto (7,4) et la Basse-Kotto (7,9). De tels niveaux de fécondité constituent une menace pour le développement de l’enfant ainsi que la survie du couple mère-enfant. L’ISF est plus élevé chez les femmes non instruites (6,8) ou de faible niveau d’instruction (6,4) que chez les femmes instruites (4,4). La même relation est observée quant au quintile d bien-être économique : les femmes issues de ménages les plus riches donnent naissance en moyenne à 4,6 enfants contre 7 pour celles issues des ménages les plus pauvres. L’ISF est particulièrement élevé chez l’ethnie Sara. 8 .1 .2 Grossesse précoce L’activité sexuelle et les grossesses précoces comportent des risques importants pour les jeunes femmes. Parmi les complications médicales pouvant en résulter figurent l’anémie, la toxémie gravidique entrainant dans certains cas l’éclampsie (l’hypertension artérielle, le gain de poids pour la mère et l’albuminurie), le risque d’un accouchement prématuré ou d’enfant ayant un faible poids à la naissance, les fistules obstétricales, la césarienne voire le décès. 8 .1 .2 .1 Prévalence des grossesses précoces Le tableau RH.2 ci-dessous présente certains indicateurs de grossesse précoce pour les femmes âgées de 15-19 ans et de 20-24 ans. Les résultats montrent qu’au moment de l’enquête, près de la moitié (49%) des jeunes femmes âgées de 15-19 ans ont déjà commencé une vie féconde, 40% ont déjà eu une naissance vivante avant l’âge de 15 ans et 9% étaient enceintes d’un premier enfant. Par ailleurs, au moins 10% des filles âgées de 15-19 ans au moment de l’enquête vivant dans les préfectures de la Nana-Grébizi (12%), de la Basse-Kotto (13%), celles qui sont non scolarisées, les plus pauvres ou dont le chef de ménage est d’ethnie Mboum (11%), Mandja (10%) ou encore d’autres ethnies locales (19% ) ont eu une naissance vivante avant l’âge de 15 ans, la moyenne nationale étant de 8%. La situation des zones rurales est un peu plus préoccupante car près de la moitié des jeunes femmes (45%) ont déjà eu une naissance vivante et 9% des adolescentes ont eu une naissance avant l’âge de 15 ans. La proportion de jeunes femmes de 20-24 ans ayant accouché avant d’avoir 18 ans est de 45%. Elles sont particulièrement et proportionnellement plus nombreuses dans l’Ombella-Mpoko (50%), l’Ouham-Péndé (53%) et la Basse Kotto (54%). M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N 161160 M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N Tableau RH .2: Grossesse précoce Pourcentage de femmes âgées de 15-19 ans ayant déjà eu une naissance vivante, ou enceintes d’un premier enfant, pourcentage de femmes âgées de 15-19 ans ayant commencé leur vie féconde, pourcentage de femmes ayant eu une naissance vivante avant l’âge de 15 ans et pourcentage de femmes âgées de 20-24 ans ayant une naissance vivante avant l’âge de 18 ans, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage de femmes âgées de 15-19 ans qui: Nombre de femmes âgées de 15-19 ans Pourcentage de femmes âgées de 20-24 ans ayant eu une naissance vivante avant l’âge de 18 ans [1] Nombre de femmes âgées de 20-24 ont déjà eu une naissance vivante sont enceintes d’un premier enfant ont commencé leur vie féconde ont eu naissance vivante avant l’âge de 15 ans Préfecture Ombella Mpoko 36,0 12,1 48,0 6,3 257 50,0 277 Lobaye 43,8 10,3 54,1 9,9 157 48,2 163 Mambéré-Kadéï 39,2 8,4 47,6 5,4 203 45,3 205 Nana Mambéré 42,9 12,5 55,4 7,5 104 44,1 132 Sangha-Mbaéré 39,1 6,2 45,3 9,0 53 48,9 57 Ouham Pende 43,5 7,9 51,4 9,0 266 52,9 303 Ouham 44,4 10,7 55,1 9,8 185 48,2 191 Kémo 49,1 6,7 55,9 7,5 78 37,3 69 Nana-Grébizi 52,1 6,0 58,1 11,9 61 41,9 60 Ouaka 50,9 9,4 60,3 5,6 94 46,0 141 Haute-Kotto 51,0 8,3 59,3 13,4 50 49,3 42 Bamingui-Bangoran 36,6 9,9 46,6 5,5 12 55,2 12 Basse Kotto 53,7 7,5 61,2 12,7 146 53,7 187 Mbomou 48,5 5,7 54,2 6,4 83 37,0 89 Haut Mbomou 50,5 7,6 58,1 8,9 25 40,0 29 Bangui 23,4 9,4 32,7 5,7 499 37,7 643 Milieu de résidence Urbain 31,7 8,7 40,4 6,1 995 42,5 1165 Rural 45,6 9,6 55,1 9,2 1290 47,6 1444 Instruction Aucune 48,1 9,4 57,5 11,5 710 48,7 893 Primaire 40,6 10,0 50,6 7,2 1057 49,3 1092 Secondaire et plus 25,8 7,2 33,0 4,0 518 33,4 624 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 49,3 10,2 59,6 9,1 434 49,6 495 Second 49,2 9,0 58,2 10,6 408 49,3 489 Moyen 44,1 9,6 53,7 9,9 413 48,8 463 Quatrième 35,4 10,1 45,5 5,0 469 42,5 558 Le plus riche 25,0 7,5 32,5 5,7 560 38,3 603 Ethnie du chef de ménage Haoussa 35,9 8,4 44,3 6,8 130 54,3 121 Sara 32,8 7,4 40,2 8,2 150 50,1 155 Mboum 51,8 5,0 56,8 10,7 128 45,0 179 Gbaya 38,6 12,3 50,9 7,6 659 46,3 724 Mandja 43,6 11,8 55,4 10,4 200 43,4 224 Banda 42,5 7,3 49,8 6,3 472 42,7 575 Ngbaka-Bantou 34,1 5,3 39,3 6,9 160 46,4 206 Yakoma-Sango 32,8 5,4 38,2 6,9 162 41,8 190 Zandé/Nzakara 40,8 8,5 49,3 9,8 70 42,0 57 Autres ethnies locales 45,6 11,8 57,4 3,9 83 47,2 78 Ethnies non centrafricaines 37,0 16,5 53,6 18,8 58 38,4 86 Manquant * * * * 12 * 13 Total 39,6 9,2 48,7 7,8 2285 45,3 2609 [1] Indicateur MICS 5.2 * : Basé sur moins de 25 cas non pondérés S’agissant des autres caractéristiques, on note que les adolescentes n’ayant jamais été scolarisées ou celles qui sont scolarisées au niveau primaire et celles qui sont des ménages les plus pauvres sont proportionnellement plus nombreuses à avoir eu une naissance vivante avant l’âge de 18 ans. D’un point de vue ethnique, les adolescentes des groupes Haoussa (54%), Sara (50%) ou autres groupes ethniques (80%) sont plus nombreuses à déclarer avoir eu une naissance avant l’âge de 18 ans. 8 .1 .2 .2 Tendance de la grossesse précoce Le tableau RH.3 montre dans l’ensemble que 9% des femmes âgées de 15 à 49 ans au moment de l’enquête ont eu une naissance vivante avant l’âge de 15 ans et 38%, une naissance vivante avant l’âge de 18 ans. L’analyse intergénérationnelle en matière de maternité fait remarquer qu’en comparant deux générations de femmes âgées de 20-24 ans et celles âgées de 40-44 ans supposées être en fin de vie procréative au moment de l’enquête, on note que le pourcentage de celles ayant eu une naissance vivante avant l’âge de 15 ans est presque identique pour les deux générations que ce soit en milieu urbain ou rural. Par contre, en ce qui concerne la proportion de celles ayant eu une naissance vivante avant l’âge de 18 ans, on remarque que le pourcentage de femmes qui ont été mères avant 18 ans est plus élevé parmi les jeunes générations que parmi les plus âgées quel que soit le milieu de résidence, ce qui signifie une augmentation probable de la maternité précoce. Ce constat assez alarmant démontre que la combinaison de la pauvreté, de l’insécurité et du manque d’éducation des filles a un impact très lourd sur les populations en général et sur les jeunes femmes en particulier. Tableau RH .3: Tendances de la grossesse précoce Pourcentage de femmes ayant eu une naissance vivante, à l’âge de 15 et 18 ans, selon la résidence et la tranche d’âge, RCA 2010 Âge Urbain Rural Toutes Pourcentage de femmes ayant eu une naissance vivant avant l’âge de 15 ans Nombre de femmes Pourcentage de femmes ayant eu une naissance vivante avant l’âge de 18 ans Nombre de femmes Pourcentage de femmes ayant eu une naissance vivant avant l’âge de 15 ans Nombre de femmes Pourcentage de femmes ayant eu une naissance vivante avant l’âge de 18 ans Nombre de femmes Pourcentage de femmes ayant eu une naissance vivant avant l’âge de 15 ans Nombre de femmes Pourcentage de femmes ayant eu une naissance vivante avant l’âge de 18 ans Nombre de femmes 15-19 6,1 995 . 0 9,2 1290 . 0 7,8 2285 . 0 20-24 8,2 1165 42,5 1165 13,6 1444 47,6 1444 11,2 2609 45,3 2609 25-29 6,7 919 34,3 919 9,0 1217 34,9 1217 8,0 2136 34,7 2136 30-34 9,3 629 34,4 629 11,4 886 35,0 886 10,5 1515 34,8 1515 35-39 9,2 455 35,3 455 9,0 778 34,7 778 9,1 1233 34,9 1233 40-44 10,5 345 40,2 345 11,8 638 36,4 638 11,3 983 37,7 983 45-49 6,6 282 33,2 282 8,9 468 34,6 468 8,0 749 34,1 749 Total 7,8 4790 37,4 3795 10,6 6720 38,4 5430 9,4 11510 38,0 9225 8 .2 CONTRACEPTION La planification familiale appropriée à travers l’accès de tous les couples à l’information et aux services est importante pour la santé des femmes et des enfants. Son adoption permet, de prévenir les grossesses précoces, tardives ou non désirées, de prolonger la période entre les naissances etc. 8 .2 .1 Prévalence contraceptive Lors de l’enquête MICS4, des informations ont été recueillies sur les méthodes contraceptives modernes et traditionnelles pratiquées par les femmes de 15 à 49 ans mariées ou en union au moment de l’enquête (Tableau RH.4). M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N 163162 M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N L’utilisation de la contraception toutes méthodes confondues concerne 15% des femmes actuellement mariées ou en union. Les femmes qui utilisent les méthodes modernes (9%) sont proportionnellement plus nombreuses que celles qui utilisent une méthode traditionnelle (6%). Le pourcentage des femmes qui utilisent n’importe quelle méthode contraceptive est trois fois plus élevé dans les zones urbaines (26%) que dans les zones rurales (8%). Parmi les femmes qui résident dans les zones urbaines, 20% sont utilisatrices de la contraception moderne tandis que dans les zones rurales, à peine 3% de femmes en utilisent. L’examen du tableau RH.4 révèle également des disparités selon les préfectures. Les niveaux les plus élevés sont observés à Bangui la capitale (30%) et dans l’Ombella-Mpoko (11%) tandis que les niveaux les plus bas sont enregistrés dans la Basse- Kotto (1%), l’Ouham (1%), la Nana-Mambéré (2%) et le Haut-Mbomou (2%). De toutes les méthodes de contraception modernes, la pilule est la plus utilisée par les femmes mariées ou en union (6%) notamment celles des zones urbaines (13%) et plus particulièrement celles résidant à Bangui (21%), celles ayant le niveau secondaire ou plus (18%) ou vivant dans des ménages plus riches (17%). La prévalence de la contraception moderne augmente également avec le niveau d’instruction passant de 2% chez les femmes n’ayant jamais été scolarisées à 27% chez celles de niveau secondaire ou plus. Il en est de même en ce qui concerne le statut de bien-être économique du ménage qui révèle qu’à peine 2% des femmes des ménages les plus pauvres pratiquent la contraception moderne contre 25% de celles qui vivent dans les ménages les plus riches. Ta b le au R H .4 : U ti li sa ti o n d e co n tr ac ep ti o n P o u rc e n ta g e d e f e m m e s d e 1 5 -4 9 a n s ac tu e lle m e n t m ar ié e s o u v iv an t av e c u n h o m m e q u i u ti lis e n t ac tu e lle m e n t (o u d o n t le p ar te n ai re u ti lis e) u n e m é th o d e c o n tr ac e p ti ve , R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de fe m m es (a ct ue lle m en t m ar ié es o u vi va nt a ve c un h om m e) u til is an t: N ’im po rt e qu el le m ét ho de m od er ne N ’im po rt e qu el le m ét ho de tr ad iti on ne lle N ’im po rt e qu el le m ét ho de [1 ] N om br e de fe m m es ac tu el le m en t m ar ié es o u vi va nt a ve c un h om m e N ’u til is e pa s de m ét ho de St ér ili sa tio n fé m in in e St ér ili sa tio n m as cu lin e D IU So lu tio ns in je ct ab le s Im pl an ts Pi lu le Pr és er va tif po ur ho m m es Pr és er va tif po ur fe m m es D ia ph ra gm e/ M ou ss e/ G el ée M AM A Ab st in en ce pé rio di qu e Re tr ai t Au tr e Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 81 ,3 0, 0 0, 1 0, 0 1, 3 0, 1 5, 9 3, 8 0, 0 0, 0 1, 4 5, 2 0, 6 0, 2 11 ,3 7, 3 18 ,7 87 3 Lo ba ye 84 ,2 0, 0 0, 0 0, 0 0, 5 0, 0 4, 9 1, 3 0, 0 0, 0 4, 4 4, 3 0, 0 0, 3 6, 8 9, 0 15 ,8 64 9 M am bé ré - Ka dé ï 94 ,9 0, 1 0, 0 0, 0 0, 4 0, 0 1, 2 0, 6 0, 0 0, 0 1, 8 1, 0 0, 0 0, 1 2, 3 2, 9 5, 1 85 7 N an a M am bé ré 86 ,4 0, 0 0, 0 0, 0 0, 2 0, 0 1, 2 0, 3 0, 0 0, 0 11 ,7 0, 2 0, 0 0, 0 1, 7 11 ,9 13 ,6 46 6 Sa ng ha -M ba ér é 89 ,2 0, 0 0, 0 0, 0 0, 5 0, 0 3, 9 1, 1 0, 0 0, 0 1, 9 2, 5 0, 6 0, 3 5, 5 5, 3 10 ,8 24 6 O uh am P en de 93 ,9 0, 3 0, 0 0, 0 0, 7 0, 1 1, 6 0, 0 0, 0 0, 0 1, 8 1, 6 0, 0 0, 0 2, 7 3, 4 6, 1 10 09 O uh am 88 ,5 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 8 0, 5 0, 0 0, 0 6, 5 3, 6 0, 0 0, 1 1, 3 10 ,2 11 ,5 69 6 Ké m o 87 ,6 0, 2 0, 0 0, 2 0, 0 0, 0 2, 1 1, 2 0, 0 0, 0 3, 6 4, 1 0, 8 0, 3 3, 7 8, 7 12 ,4 27 9 N an a- G ré bi zi 89 ,1 0, 3 0, 0 0, 0 0, 0 0, 2 2, 5 1, 9 0, 0 0, 0 3, 0 2, 9 0, 1 0, 0 4, 9 6, 0 10 ,9 19 7 O ua ka 93 ,0 0, 6 0, 0 0, 0 0, 2 0, 0 1, 0 1, 2 0, 0 0, 0 2, 5 1, 4 0, 0 0, 0 3, 1 3, 9 7, 0 47 4 H au te -K ot to 85 ,0 0, 1 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 3, 1 2, 2 0, 2 0, 2 1, 5 5, 8 1, 6 0, 4 5, 8 9, 3 15 ,0 16 8 Ba m in gu i- Ba ng or an 89 ,5 0, 0 0, 0 0, 2 1, 6 0, 2 3, 8 1, 5 0, 0 0, 0 1, 5 0, 8 0, 3 0, 7 7, 2 3, 3 10 ,5 41 Ba ss e Ko tt o 94 ,1 0, 0 0, 0 0, 0 0, 1 0, 0 0, 1 0, 9 0, 0 0, 0 2, 7 1, 7 0, 0 0, 3 1, 1 4, 7 5, 9 63 0 M bo m ou 94 ,5 0, 1 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 8 1, 3 0, 0 0, 0 1, 5 1, 7 0, 0 0, 1 2, 2 3, 3 5, 5 32 3 H au t M bo m ou 92 ,2 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 8 1, 2 0, 0 0, 0 2, 7 2, 5 0, 0 0, 7 1, 9 5, 8 7, 8 92 Ba ng ui 65 ,6 0, 4 0, 1 0, 0 0, 9 0, 9 20 ,5 6, 7 0, 5 0, 2 0, 6 3, 4 0, 1 0, 1 30 ,1 4, 3 34 ,4 17 76 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 74 ,0 0, 3 0, 1 0, 0 1, 0 0, 5 12 ,9 4, 9 0, 3 0, 1 1, 8 3, 7 0, 2 0, 2 20 ,1 5, 9 26 ,0 34 06 Ru ra l 91 ,6 0, 1 0, 0 0, 0 0, 2 0, 0 1, 5 0, 6 0, 0 0, 0 3, 4 2, 2 0, 2 0, 1 2, 5 5, 9 8, 4 54 01 M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N 165164 M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N Ta b le au R H .4 : U ti li sa ti o n d e co n tr ac ep ti o n (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de fe m m es (a ct ue lle m en t m ar ié es o u vi va nt a ve c un h om m e) u til is an t: N ’im po rt e qu el le m ét ho de m od er ne N ’im po rt e qu el le m ét ho de tr ad iti on ne lle N ’im po rt e qu el le m ét ho de [1 ] N om br e de fe m m es ac tu el le m en t m ar ié es o u vi va nt a ve c un h om m e N ’u til is e pa s de m ét ho de St ér ili sa tio n fé m in in e St ér ili sa tio n m as cu lin e D IU So lu tio ns in je ct ab le s Im pl an ts Pi lu le Pr és er va tif po ur ho m m es Pr és er va tif po ur fe m m es D ia ph ra gm e/ M ou ss e/ G el ée M AM A Ab st in en ce pé rio di qu e Re tr ai t Au tr e Âg e 15 -1 9 87 ,0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 3 2, 6 3, 7 0, 0 0, 0 2, 7 3, 2 0, 2 0, 2 6, 7 6, 3 13 ,0 12 53 20 -2 4 85 ,2 0, 0 0, 1 0, 0 0, 0 0, 2 4, 7 3, 7 0, 0 0, 2 3, 0 2, 7 0, 2 0, 1 8, 9 6, 0 14 ,8 21 27 25 -2 9 83 ,1 0, 0 0, 1 0, 0 0, 3 0, 2 7, 5 2, 0 0, 2 0, 0 3, 2 3, 2 0, 2 0, 0 10 ,3 6, 6 16 ,9 18 26 30 -3 4 80 ,9 0, 0 0, 0 0, 0 1, 7 0, 4 9, 4 1, 5 0, 4 0, 0 2, 6 2, 7 0, 2 0, 1 13 ,5 5, 6 19 ,1 12 84 35 -3 9 84 ,1 0, 5 0, 0 0, 1 0, 4 0, 0 8, 5 0, 8 0, 0 0, 0 3, 1 2, 2 0, 0 0, 3 10 ,3 5, 6 15 ,9 10 09 40 -4 4 88 ,0 0, 7 0, 0 0, 0 0, 9 0, 0 3, 9 1, 5 0, 0 0, 0 2, 5 2, 0 0, 1 0, 4 7, 1 4, 9 12 ,0 78 1 45 -4 9 90 ,6 0, 8 0, 0 0, 0 0, 9 0, 5 2, 8 0, 0 0, 0 0, 0 0, 5 3, 3 0, 1 0, 5 5, 1 4, 3 9, 4 52 7 To ta l 84 ,8 0, 2 0, 0 0, 0 0, 5 0, 2 5, 9 2, 3 0, 1 0, 0 2, 8 2, 8 0, 2 0, 2 9, 3 5, 9 15 ,2 88 07 N om br e d’ en fa nt s v iv an ts 0 91 ,2 0, 0 0, 0 0, 0 0, 2 0, 0 2, 2 3, 9 0, 3 0, 0 0, 0 2, 0 0, 0 0, 2 6, 5 2, 2 8, 8 12 16 1 85 ,3 0, 0 0, 0 0, 0 0, 1 0, 2 5, 1 2, 7 0, 0 0, 2 2, 8 3, 0 0, 3 0, 2 8, 4 6, 2 14 ,7 17 21 2 84 ,0 0, 1 0, 1 0, 0 0, 4 0, 2 6, 3 3, 5 0, 1 0, 0 2, 4 2, 6 0, 3 0, 1 10 ,7 5, 3 16 ,0 16 94 3 83 ,3 0, 0 0, 1 0, 0 0, 0 0, 5 7, 6 1, 5 0, 3 0, 0 3, 9 2, 6 0, 1 0, 1 10 ,0 6, 6 16 ,7 12 39 4+ 83 ,0 0, 5 0, 0 0, 0 1, 2 0, 1 7, 1 1, 0 0, 0 0, 0 3, 6 3, 2 0, 1 0, 2 9, 9 7, 2 17 ,0 29 36 In st ru ct io n de la fe m m e Au cu ne 92 ,9 0, 2 0, 0 0, 0 0, 2 0, 1 1, 2 0, 5 0, 0 0, 0 3, 1 1, 6 0, 1 0, 1 2, 2 4, 9 7, 1 36 50 Pr im ai re 84 ,6 0, 2 0, 0 0, 0 0, 6 0, 1 5, 5 2, 0 0, 0 0, 0 3, 3 3, 3 0, 3 0, 1 8, 4 7, 0 15 ,4 35 27 Se co nd ai re e t pl us 67 ,2 0, 1 0, 1 0, 0 1, 0 0, 8 17 ,5 6, 9 0, 6 0, 2 0, 8 4, 4 0, 2 0, 2 27 ,2 5, 6 32 ,8 16 30 M an qu an t/ N SP 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 . . . . Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc on om iq ue Le p lu s pa uv re 91 ,3 0, 2 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 7 0, 7 0, 0 0, 0 4, 2 2, 3 0, 2 0, 3 1, 6 7, 0 8, 7 16 77 Se co nd 92 ,2 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 9 0 , 6 0, 0 0, 0 3, 6 2, 3 0, 2 0, 1 1, 6 6, 1 7, 8 18 14 M oy en 89 ,6 0, 2 0, 0 0, 0 0, 5 0, 0 2, 2 1, 3 0, 0 0, 0 3, 6 2, 3 0, 1 0, 2 4, 3 6, 1 10 ,4 17 86 Q ua tr iè m e 80 ,9 0, 1 0, 1 0, 0 1, 1 0, 2 8, 3 3, 8 0, 0 0, 0 2, 0 3, 3 0, 2 0, 1 13 ,5 5, 6 19 ,1 17 25 Le p lu s ric he 70 ,3 0, 3 0, 1 0, 0 1, 0 0, 8 17 ,2 4, 9 0, 5 0, 2 0, 5 3, 7 0, 2 0, 2 25 ,2 4, 5 29 ,7 18 05 Ta b le au R H .4 : U ti li sa ti o n d e co n tr ac ep ti o n (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de fe m m es (a ct ue lle m en t m ar ié es o u vi va nt a ve c un h om m e) u til is an t: N ’im po rt e qu el le m ét ho de m od er ne N ’im po rt e qu el le m ét ho de tr ad iti on ne lle N ’im po rt e qu el le m ét ho de [1 ] N om br e de fe m m es ac tu el le m en t m ar ié es o u vi va nt a ve c un h om m e N ’u til is e pa s de m ét ho de St ér ili sa tio n fé m in in e St ér ili sa tio n m as cu lin e D IU So lu tio ns in je ct ab le s Im pl an ts Pi lu le Pr és er va tif po ur ho m m es Pr és er va tif po ur fe m m es D ia ph ra gm e/ M ou ss e/ G el ée M AM A Ab st in en ce pé rio di qu e Re tr ai t Au tr e Et hn ie d u ch ef d e m én ag e H ao us sa 94 ,2 0, 0 0, 0 0, 0 0, 5 0, 0 2, 0 0, 2 0, 1 0, 0 1, 5 1, 5 0, 0 0, 0 2, 7 3, 0 5, 8 41 7 Sa ra 84 ,2 0, 6 0, 0 0, 0 1, 6 0, 0 4, 1 1, 6 0, 0 0, 0 4, 7 3, 2 0, 0 0, 0 8, 0 7, 9 15 ,8 49 5 M bo um 89 ,4 0, 2 0, 0 0, 0 0, 5 0, 0 5, 0 1, 1 0, 0 0, 0 2, 0 1, 7 0, 0 0, 1 6, 8 3, 8 10 ,6 55 5 G ba ya 85 ,3 0, 1 0, 0 0, 0 0, 6 0, 4 4, 2 1, 6 0, 2 0, 0 4, 1 3, 2 0, 1 0, 2 7, 1 7, 6 14 ,7 25 61 M an dj a 84 ,2 0, 1 0, 0 0, 1 0, 3 0, 2 7, 2 3, 2 0, 0 0, 5 1, 6 2, 3 0, 1 0, 2 11 ,6 4, 2 15 ,8 73 2 Ba nd a 84 ,6 0, 2 0, 0 0, 0 0, 5 0, 2 6, 5 2, 5 0, 0 0, 0 2, 1 2, 9 0, 3 0, 2 9, 8 5, 5 15 ,4 19 14 N gb ak a- Ba nt ou 80 ,1 0, 4 0, 0 0, 0 0, 5 0, 0 7, 2 5, 1 0, 0 0, 0 3, 0 3, 1 0, 4 0, 0 13 ,3 6, 6 19 ,9 69 5 Ya ko m a- Sa ng o 80 ,1 0, 0 0, 2 0, 0 0, 0 0, 5 13 ,1 2, 5 0, 0 0, 0 0, 8 2, 5 0, 2 0, 0 16 ,3 3, 5 19 ,9 59 3 Za nd é/ N za ka ra 81 ,4 0, 2 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 8, 6 3, 4 1, 7 0, 0 2, 0 2, 4 0, 0 0, 3 13 ,9 4, 7 18 ,6 23 0 Au tr es e th ni es lo ca le s 82 ,3 0, 0 0, 6 0, 0 0, 2 0, 0 6, 9 2, 6 0, 0 0, 0 3, 4 3, 5 0, 0 0, 5 10 ,3 7, 4 17 ,7 30 9 Et hn ie s no n ce nt ra fr ic ai ne s 89 ,5 0, 2 0, 0 0, 0 1, 1 0, 3 4, 1 1, 2 0, 0 0, 0 0, 8 2, 5 0, 3 0, 0 7, 0 3, 5 10 ,5 26 6 M an qu an t 80 ,6 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 6, 7 6, 4 0, 0 0, 0 6, 0 0, 2 0, 0 0, 0 13 ,1 6, 2 19 ,4 40 To ta l 84 ,8 0, 2 0, 0 0, 0 0, 5 0, 2 5, 9 2, 3 0, 1 0, 0 2, 8 2, 8 0, 2 0, 2 9, 3 5, 9 15 ,2 88 07 [1 ] I n di ca te ur M IC S 5. 3 ; I n di ca te ur O M D 5 .3 M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N 167166 M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N 8 .2 .3 Besoins non satisfaits Les besoins non satisfaits en matière de contraception se réfèrent aux femmes fécondes ne faisant usage d’aucune méthode contraceptive, mais qui souhaitent reporter la prochaine naissance (espacement) ou qui souhaitent arrêter totalement de procréer (limitation). Le besoin non satisfait est identifié dans MICS par l’utilisation d’une série de questions en vue de découvrir les comportements actuels et les préférences ayant trait à l’usage de contraceptifs, à la fécondité et aux préférences en matière de fécondité. Le besoin non satisfait en matière d’espacement est défini comme le pourcentage des femmes n’utilisant pas une méthode de contraception et : • ne sont pas enceintes et en aménorrhée post-partum10 et étant fécondes11 et déclarent qu’elles veulent attendre deux ans ou plus pour leur prochaine naissance, ou • ne sont pas enceintes et en aménorrhée post-partum et sont fécondes et ne savent pas si elles veulent un autre enfant, ou • sont enceintes et disent que la grossesse était mal programmée: auraient voulu attendre ou • sont en aménorrhée post-partum et déclarent que la naissance était mal programmée: auraient voulu attendre. Le besoin non satisfait pour la limitation est défini comme le pourcentage des femmes n’utilisant pas une méthode de contraception et : • ne sont pas enceintes ni en aménorrhée post-partum et sont fécondes et déclarent qu’elles ne veulent plus avoir d’enfants, ou • sont enceintes et disent qu’elles ne voulaient pas avoir d’enfant, ou • sont en aménorrhée post-partum et disent qu’elles ne voulaient pas la naissance. Le total des besoins non satisfaits en matière de contraception est simplement la somme du besoin non satisfait pour l’espacement et du besoin non satisfait pour la limitation. Le tableau RH.5 montre les besoins non satisfaits et la satisfaction de la demande de contraception. Dans l’ensemble, le total des besoins non satisfaits en matière de contraception s’établit à 27%, dont 20% pour l’espacement des naissances et 7% pour la limitation. L’écart entre milieu de résidence n’est pas significatif. Au niveau préfectoral, le niveau des besoins non satisfaits en matière de contraception est élevé dans les préfectures de Sangha-Mbaéré (38%), de la Mambéré-Kadéï (34%). L’analyse en fonction des autres caractéristiques de la femme ne révèle aucune disparité importante du pourcentage de besoin non satisfait total selon le niveau d’instruction, le statut économique ou l’ethnie du chef de ménage. Le niveau de besoin non satisfait le plus faible chez les femmes de 45-49 ans (17%). 10 Une femme est en aménorrhée post-partum si elle avait accouché au cours des deux dernières années et n’est pas actuellement enceinte, et ses menstrues ne sont pas revenues depuis la naissance de son dernier enfant. 11 Une femme est considérée comme inféconde si elle n’est ni enceinte ni en aménorrhée post-partum, et (1a) n’a pas eu ses règles pendant au moins six mois, ou (1b) n’a jamais eu de règles, ou (1c) ses dernières règles ont eu lieu avant sa dernière naissance, ou (1d) est en ménopause/a subi une hystérectomie ou (2) Elle déclare qu’elle a subi une hystérectomie, ou qu’elle n’a jamais eu de règles ou qu’elle est ménopausique, ou qu’elle a essayé, pendant deux ans ou plus, de tomber enceinte sans résultat en réponse aux questions de savoir pourquoi elle n’est pas en mesure de tomber enceinte au moment de l’enquête ou (3) Elle déclare qu’elle ne peut pas tomber enceinte lorsqu’on l’interroge sur le désir d’une naissance future ou (4) Elle n’a pas eu de naissance au cours des cinq années précédentes, n’a pas actuellement recours à la contraception et est actuellement mariée et a été continuellement mariée au cours des 5 dernières années précédant l’enquête 11 Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans actuellement mariées ou vivant avec un homme et ayant un besoin non satisfait en matière de planification familiale et pourcentage de demandes de contraception satisfaites. Tableau RH .5: Besoins non satisfaits en matière de contraception Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans actuellement mariées ou vivant avec un homme et ayant un besoin non satisfait en matière de planification familiale et pourcentage de demandes de contraception satisfaites, RCA, 2010 Caractéristiques Besoin satisfait en matière de contraception Besoin non satisfait en matière de contraception Nombre de femmes actuellement mariées ou vivant avec un homme Pourcentage de demandes de contraception satisfaites Nombre de femmes actuellement mariées ou vivant avec un homme et ayant un besoin de contraception Pour l’espace ment Pour la limitation Total Pour l’espacement Pour la limitation Total1 Préfecture Ombella Mpoko 16,0 3,4 19,4 17,7 5,8 23,4 873 45,3 374 Lobaye 12,5 3,7 16,1 23,1 7,9 31,0 649 34,3 306 Mambéré Kadéï 4,0 1,2 5,1 25,8 7,8 33,7 857 13,3 332 Nana Mambéré 11,8 1,8 13,6 18,9 7,1 26,0 466 34,4 184 Sangha Mbaéré 9,7 1,4 11,1 30,6 7,8 38,4 246 22,4 122 Ouham Pende 5,3 ,9 6,2 18,9 5,9 24,9 1009 20,0 314 Ouham 9,8 2,0 11,8 16,1 5,0 21,1 696 35,9 229 Kémo 8,7 3,9 12,6 20,5 5,2 25,7 279 32,8 107 Nana Grébizi 8,9 2,7 11,6 22,1 7,9 30,0 197 27,9 82 Ouaka 5,1 1,9 7,0 20,1 5,2 25,3 474 21,6 153 Haute-Kotto 12,4 2,7 15,0 24,1 6,4 30,6 168 33,0 76 Bamingui Bangoran 9,1 1,4 10,5 18,9 6,2 25,2 41 29,5 15 Basse Kotto 5,8 ,7 6,5 19,4 5,0 24,4 630 21,1 195 Mbomou 4,7 1,0 5,7 21,3 7,4 28,7 323 16,5 111 Haut Mbomou 5,6 2,5 8,1 23,2 6,0 29,2 92 21,7 34 Bangui 25,2 10,3 35,3 18,9 8,1 26,9 1776 56,8 1105 Milieu de résidence Urbain 19,7 6,9 26,6 20,6 7,3 27,9 3406 48,8 1858 Rural 7,1 1,6 8,6 20,1 6,3 26,4 5401 24,7 1890 Âge 15-19 11,6 1,7 13,3 24,3 2,3 26,6 1253 33,3 500 20-24 13,6 2,0 15,6 23,2 3,6 26,8 2127 36,8 901 25-29 14,3 2,7 16,9 25,3 3,9 29,3 1826 36,6 843 30-34 15,3 4,3 19,6 20,3 6,4 26,6 1284 42,4 594 35-39 11,0 5,5 16,4 15,9 12,8 28,7 1009 36,4 456 40-44 4,0 8,5 12,5 12,2 15,4 27,6 781 31,1 313 45-49 3,5 6,2 9,7 1,9 15,1 17,0 527 36,5 141 Niveau d’instruction de la femme Aucun 5,4 2,0 7,4 18,9 6,6 25,5 3650 22,5 1201 Primaire 12,2 3,5 15,6 21,4 7,1 28,4 3527 35,5 1554 Secondaire et plus 26,3 7,6 33,8 21,0 6,1 27,0 1630 55,6 992 M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N 169168 M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N Tableau RH .5: Besoins non satisfaits en matière de contraception (suite) Caractéristiques Besoin satisfait en matière de contraception Besoin non satisfait en matière de contraception Nombre de femmes actuellement mariées ou vivant avec un homme Pourcentage de demandes de contraception satisfaites Nombre de femmes actuellement mariées ou vivant avec un homme et ayant un besoin de contraception Pour l’espace ment Pour la limitation Total Pour l’espacement Pour la limitation Total1 Quintile du bien-être économique Plus pauvre 7,2 1,5 8,7 20,3 5,4 25,7 1677 25,4 577 Second 6,6 1,4 8,0 19,7 6,5 26,2 1814 23,4 620 Moyen 9,1 1,7 10,8 21,2 7,3 28,6 1786 27,4 703 Quatrième 13,1 6,3 19,3 20,8 8,1 28,9 1725 40,0 832 Plus riche 23,5 7,3 30,8 19,4 6,0 25,4 1805 54,7 1014 Total 12,0 3,6 15,6 20,3 6,7 27,0 8807 36,6 3747 Ethnie du chef de ménage Haoussa 4,8 1,4 6,1 25,0 5,0 30,0 417 17,0 151 Sara 12,4 3,4 15,8 17,8 4,7 22,5 495 41,3 190 Mboum 7,7 2,8 10,6 17,3 6,8 24,1 555 30,4 193 Gbaya 11,7 3,5 15,2 19,1 7,4 26,5 2561 36,5 1068 Mandja 12,6 3,8 16,4 21,7 5,3 27,0 732 37,8 318 Banda 12,1 3,7 15,8 20,5 5,2 25,6 1914 38,1 793 Ngbaka-Bantou 15,3 5,2 20,5 19,9 8,4 28,3 695 42,0 339 Yakoma-Sango 14,5 5,4 20,0 24,7 9,3 34,0 593 37,0 320 Zande/Nzakara 14,3 4,5 18,7 21,3 6,1 27,4 230 40,6 106 Autres ethnies locales 15,3 3,0 17,7 19,1 8,3 27,4 309 39,2 139 Ethnies non centrafricaines 9,4 2,1 11,5 21,2 9,2 30,3 266 27,4 111 Manquant * * * * * * 40 * 18 Total 12,0 3,6 15,6 20,3 6,7 27,0 8807 36,6 3747 [1] Indicateur MICS 5.4; Indicateur OMD 5.6 *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés 8 .3 SOINS PRÉNATALS La période prénatale est importante pour la santé de la femme enceinte et pour son futur bébé. Un meilleur suivi de la croissance et du développement du fœtus ainsi que de la santé de la femme enceinte à travers les soins prénatals contribue à l’amélioration de la santé maternelle et néonatale. En effet, la période prénatale sert à informer les femmes et les familles sur les signes de danger, les symptômes et sur les risques de travail et d’accouchement. Il peut également fournir des orientations à la femme afin d’accoucher dans de meilleures conditions. 8 .3 .1 Type de personnel offrant des soins prénatals Au niveau national (Tableau RH.6), 68% des femmes enceintes ont reçu des soins prénatals au moins une fois pendant leur grossesse par un personnel qualifié (médecin, infirmier/infirmière, sage-femme/infirmier accoucheur, sage-femme auxiliaire ou une assistante accoucheuse). Comparativement aux zones rurales (57%), le taux de couverture en soins prénatals est plus élevé dans les zones urbaines (89%). Dans les préfectures, le niveau le plus élevé de cet indicateur est observé à Bangui (91%) en raison de la plus grande concentration en personnel de santé, tandis que le niveau le plus faible se trouve dans la Basse-Kotto (43%). Il convient de noter que le taux de couverture en soins prénatals, relativement élevé dans les préfectures de Nana-Grébizi (79%) et du Haut-Mbomou (76%) en situation de conflit ou de post-conflit, serait dû aux actions des humanitaires (Agences du Système des Nations Unies et ONG internationales) dont les interventions auraient permis d’améliorer l’accès physique et financier (gratuité) aux services des soins, ainsi que la disponibilité des soins de base. Les soins prénatals sont plus souvent dispensés par un personnel paramédical (63%) que par les médecins (6%). Les sages- femmes et les infirmiers(es) sont plus sollicités par les femmes enceintes (49%), suivis des assistantes accoucheuses (14%). Les femmes enceintes dont l’âge varie entre 20 et 34 ans ont légèrement plus souvent recours lors des consultations prénatales (CPN) aux services d’un personnel qualifié (69%) que celles âgées de moins de 20 ans (67%). On note également une diminution de la sollicitation des services d’un personnel qualifié en CPN entre 35 et 49 ans. Plus le niveau d’instruction de la femme enceinte et le statut du bien-être économique de son ménage s’améliorent, plus elle a recours aux services d’un personnel qualifié lors des CPN. En effet, seulement 54% des femmes enceintes n’ayant aucune instruction sollicitent les services des soins prénatals auprès d’un personnel qualifié (50%) contre à 73% des femmes enceintes de niveau d’instruction primaire et à 93% des femmes enceintes de niveau d’instruction secondaire ou plus. De même, les femmes appartenant aux ménages les plus pauvres (54%) vont moins en CPN avec un personnel qualifié pendant leurs grossesses que celles des ménages des plus riches (90%). Enfin, il faut remarquer que 24% des femmes enceintes ont déclaré n’avoir jamais bénéficié de soins prénatals. Ces femmes n’ayant jamais bénéficié des soins prénatals sont celles vivant dans la Basse-Kotto (49%), en milieu rural (32%), celles n’ayant aucun niveau d’instruction (35%), et celles des ménages les plus pauvres (39%). M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N 171170 M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N Tableau RH .6: Couverture des soins prénatals Répartition en pourcentage des femmes âgées de 15-49 ans ayant donné naissance au cours des deux années précédant l’enquête par type de personnel dispensant les soins prénatals, RCA 2010 Caractéristiques Personne dispensant les soins prénatals N’importe quel personnel qualifié [1] Nombre de femmes ayant donné naissance au cours des deux années précédentesMédecin Infirmier (e)/ Sage- femme Sage- femme auxiliaire Accoucheuse traditionnelle Agent de santé communautaire Autre Pas de soins prénatals reçus Total Préfecture Ombella-Mpoko 3,1 67,1 2,6 ,0 ,6 ,0 26,6 100 72,8 449 Lobaye 3,3 45,4 19,3 1,1 10,7 ,8 19,6 100 67,9 356 Mambéré-Kadéï 2,8 46,2 11,7 1,2 5,0 2,9 30,2 100 60,8 403 Nana-Mambéré 7,7 38,8 14,2 1,1 12,7 ,0 25,5 100 60,7 227 Sangha-Mbaéré 2,7 51,7 16,8 ,0 14,5 2,0 12,3 100 71,2 115 Ouham-Péndé 2,7 34,4 27,7 ,2 10,6 2,4 21,9 100 64,8 527 Ouham 1,4 44,1 18,0 ,7 ,9 1,0 33,9 100 63,6 370 Kémo 3,9 46,9 12,6 ,6 4,8 ,2 31,0 100 63,4 153 Nana-Grébizi 2,9 48,9 26,9 1,1 5,6 1,8 12,8 100 78,7 106 Ouaka 4,3 48,5 8,9 2,0 3,2 2,9 30,3 100 61,7 242 Haute-Kotto 2,9 40,8 19,8 ,6 11,8 ,2 23,9 100 63,6 91 Bamingui- Bangoran 5,3 50,5 22,9 ,5 6,9 ,2 13,7 100 78,7 22 Basse-Kotto 5,5 27,8 10,1 ,7 5,3 1,7 48,9 100 43,4 365 Mbomou 8,7 50,8 7,7 2,4 9,0 1,6 19,7 100 67,2 168 Haut-Mbomou 4,3 54,2 17,4 2,2 7,0 4,2 10,7 100 75,9 50 Bangui 15,5 69,3 6,2 ,0 ,8 ,0 8,2 100 91,0 699 Milieu de résidence Urbain 9,3 71,8 7,2 ,0 ,7 ,3 10,7 100 88,3 1527 Rural 3,6 36,8 17,0 1,1 8,2 1,7 31,6 100 57,4 2835 Age de la femme à la naissance Moins de 20 5,0 47,2 14,8 1,1 6,3 ,9 24,7 100 67,0 1046 20-34 5,7 51,1 12,6 ,7 4,9 1,3 23,7 100 69,4 2745 35-49 5,8 42,2 16,4 ,1 7,4 1,7 26,3 100 64,5 491 Manquantes 11,0 43,9 13,0 ,9 5,2 ,0 25,9 100 68,0 80 Instruction de la femme Aucune 3,7 36,0 14,6 1,3 7,2 1,8 35,4 100 54,3 1788 Primaire 5,7 52,3 14,8 ,3 5,3 1,0 20,6 100 72,8 1917 Secondaire et plus 10,6 75,0 7,3 ,2 1,6 ,5 4,7 100 92,9 657 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 3,0 33,8 16,6 ,8 5,6 1,4 38,8 100 53,4 965 Second 3,5 39,9 15,8 ,9 7,4 1,0 31,6 100 59,2 937 Moyen 4,0 46,7 15,0 1,1 8,4 1,7 23,2 100 65,6 917 Quatrième 5,4 62,9 11,7 ,5 2,9 1,0 15,6 100 80,0 826 Le plus riche 14,4 68,6 7,0 ,1 2,5 1,0 6,5 100 90,0 716 Total 5,6 49,0 13,6 ,7 5,6 1,2 24,3 100 68,2 4362 [1] Indicateur MICS 5.5a; Indicateur OMD 5.5 8 .3 .3 Fréquentation des consultations prénatales Les directives de l’OMS recommandent un minimum de quatre (4) visites prénatales permettant de faire des examens cliniques (pression artérielle et mesure du poids/taille) et biologiques (urine et sang). Le graphique RH.1 et le tableau RH.7 montrent le nombre de consultations prénatales pendant la dernière grossesse au cours des deux années précédant l’enquête, quel que soit l’intervenant, selon certaines caractéristiques. Au total, 73% des femmes enceintes sont allées au moins une fois en consultation prénatale (accessibilité aux soins prénatals) et seulement 38% ont effectué 4 visites ou plus et ceci, presque deux fois plus en milieu urbain (55%) qu’en milieu rural (30%). On note que 32% des femmes enceintes vivant en milieu rural n’ont réalisé aucune visite prénatale contre 11% en milieu urbain. La même tendance est observée pour les femmes sans instruction (39%) par rapport aux femmes instruites (5%) et pour les femmes les plus pauvres (39%) comparées aux femmes les plus riches (6%). Au niveau préfectoral (graphique RH.1), la proportion de femmes enceintes qui ont effectué 4 visites et plus la proportion varie de 20% dans la Basse Kotto à 60% à Bangui. L’utilisation des services de soins prénatals (4 visites ou plus) n’est au-dessus de la moyenne nationale que dans six préfectures. Il est à signaler que les préfectures de la Lobaye, de la Nana-Mambéré et du Mbomou qui ont enregistré une performance supérieure à celle du niveau national pour les femmes enceintes ayant effectué plus d’une fois les visites, accusent une contre- performance en ce qui concerne les femmes enceintes ayant réalisé 4 visites prénatales ou plus en comparaison avec la moyenne nationale. Graphique RH.1: Pourcentage des femmes enceintes ayant réalisé 4 visites prénatales ou plus, RCA 2010 M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N 173172 M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N Tableau RH .7: Nombre de visites prénatales Répartition en pourcentage des femmes ayant eu une naissance vivante au cours des deux années précédant l’enquête par le nombre de visites prénatales faites par n’importe quel personnel de santé, RCA 2 010 Caractéristiques Pourcentage de répartition des femmes qui ont fait: Total Nombre de femmes qui ont eu une naissance vivante au cours des deux années précédentes Aucune visite pour soins prénatals Une visite Deux visites Trois visites 4 visites ou plus [1] Manquant/ NSP Préfecture Ombella-Mpoko 26,6 6,3 7,2 15,0 39,8 5,2 100 449 Lobaye 19,6 4,7 13,3 26,3 35,3 ,9 100 356 Mambéré-Kadéï 30,2 4,4 11,5 21,4 31,5 1,0 100 403 Nana-Mambéré 25,5 3,7 10,7 22,6 36,8 ,7 100 227 Sangha-Mbaéré 12,3 5,2 9,4 27,6 45,0 ,4 100 115 Ouham-Péndé 21,9 4,8 10,9 19,6 41,2 1,6 100 527 Ouham 33,9 4,5 12,8 21,0 25,8 2,1 100 370 Kémo 31,0 4,9 9,8 14,5 35,4 4,4 100 153 Nana-Grébizi 13,4 8,1 11,0 19,5 45,3 2,7 100 106 Ouaka 30,3 5,9 13,9 22,0 27,5 ,4 100 242 Haute-Kotto 23,9 5,3 13,3 16,7 35,7 5,2 100 91 Bamingui-Bangoran 13,7 4,8 11,1 29,4 39,2 1,8 100 22 Basse-Kotto 48,9 8,3 9,9 11,2 19,9 1,7 100 365 Mbomou 19,7 8,1 18,8 23,7 27,1 2,4 100 168 Haut-Mbomou 10,7 2,8 12,2 18,7 51,4 4,1 100 50 Bangui 8,2 1,1 6,1 17,6 59,9 7,1 100 699 Milieu de résidence Urbain 10,7 3,0 8,2 19,3 54,2 4,6 100 1527 Rural 31,6 5,7 11,8 19,5 29,5 1,9 100 2835 Age de la femme à la naissance Moins de 20 24,7 5,4 10,7 19,4 37,6 2,3 100 1046 20-34 23,7 4,3 10,9 19,1 38,7 3,2 100 2822 35-49 26,4 6,2 7,9 21,1 35,9 2,6 100 491 Manquantes 66,6 ,0 7,7 ,0 25,7 ,0 100 4 Instruction de la femme Aucune 35,4 6,1 9,7 18,6 28,0 2,2 100 1788 Primaire 20,6 4,3 12,8 20,7 38,7 2,9 100 1917 Secondaire et plus 4,7 2,7 6,2 17,9 64,0 4,5 100 657 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 38,8 7,0 10,7 16,0 25,9 1,6 100 965 Second 31,6 5,4 12,3 21,7 26,9 2,2 100 937 Moyen 23,3 5,2 13,1 20,8 35,5 2,1 100 917 Quatrième 15,6 3,8 8,9 20,7 47,8 3,1 100 826 Le plus riche 6,5 1,5 6,5 17,7 61,6 6,2 100 716 Total 24,3 4,8 10,5 19,4 38,1 2,9 100 4362 [1] Indicateur 5.5b; Indicateur OMD 5.5 Les femmes enceintes issues des ménages les plus pauvres (30%), celles n’ayant aucun niveau d’instruction (28%) ainsi que celles âgées de 35 à 49 ans (36%) réalisent moins souvent les 4 visites prénatales recommandées que les autres. 8 .3 .4 Types de services prénatals spécifiques reçus par les femmes enceintes Dans le cadre de MICS4, les types de services prénatals (paquet de services prénatals) fournis aux femmes enceintes (Tableau RH.8) concernent la mesure de pression artérielle, les prélèvements urinaire et sanguin. Au niveau national, 52% des femmes enceintes ont déclaré avoir bénéficié du paquet de services prénatals avec 65% pour la mesure de la pression artérielle, 62% pour le prélèvement sanguin et 61% pour le prélèvement urinaire. Les femmes enceintes vivant en milieu rural (42%) reçoivent nettement moins le paquet de services que celles du milieu urbain (72%). En milieu urbain, les actes pratiqués sont dans l’ordre le prélèvements urinaire (84%), la prise de sang (84%) et la mesure de la pression artérielle (77%) alors qu’en milieu rural, c’est la pression artérielle (58%) qui est la plus fréquente suivie du prélèvement urinaire (51%) et sanguin (49%). Dans les préfectures, le niveau le plus bas des femmes enceintes qui ont bénéficié à la fois d’une mesure de la pression artérielle, d’un prélèvement urinaire et sanguin est enregistré dans la Basse-Kotto (27%), tandis que le niveau le plus élevé est observé à Bangui (70%). Même si on a n’a pas noté une différence selon le groupe d’âge (Tableau RH.8) de la femme enceinte, l’analyse révèle que l’amélioration du niveau d’instruction et du statut du bien-être économique du chef de ménage prédisposent la femme enceinte à bénéficier du paquet de services de soins prénatals. En effet, les femmes ayant le niveau d’instruction secondaire ou plus (73%) ou appartenant aux ménages les plus riches (74%) ont une propension plus élevée à bénéficier du paquet des trois services que celles des autres groupes. 8 .4 . ASSISTANCE À L‘ACCOUCHEMENT Dans le monde et plus particulièrement dans les pays en voie de développement, les trois-quarts des décès maternels surviennent pendant l’accouchement et la période post-partum immédiate. L’intervention la plus critique pour la maternité sans risque, est de s’assurer qu’un personnel de santé qualifié est présent à chaque naissance et un moyen de transport approprié est disponible en cas de référence. Un objectif d’un monde digne des enfants est d’assurer que les femmes aient un accès facile et abordable à une assistance qualifiée à l’accouchement. Les indicateurs sont la proportion de naissances assistées par n’importe quel personnel qualifié et la proportion d’accouchements réalisés dans une structure de santé. L’indicateur relatif au personnel qualifié sert également à suivre les progrès vers l’Objectif du Millénaire pour le Développement consistant à réduire le taux de mortalité maternelle de trois quarts entre 1990 et 2015. 8 .4 .1 Assistance à l’accouchement par un personnel qualifié La MICS4 comprend un certain nombre de questions pour évaluer la proportion d’accouchements assistés par un personnel qualifié. Un personnel qualifié comprend un médecin, un(e) infirmier(e), une sage-femme et une assistante accoucheuse. 8 .4 .1 .1 Assistance à l’accouchement par n’importe quel personnel qualifié Au niveau national, seulement un peu plus de la moitié (54%) des accouchements qui ont eu lieu au cours des deux années précédant l’enquête MICS4 (Graphique RH.2) ont été effectués avec l’assistance d’un personnel qualifié. L’assistance des médecins à l’accouchement représente 3% et celle du personnel paramédical, 51% (dont les sages-femmes ou les infirmiers(es), 37%, et les sages-femmes auxiliaires/assistantes accoucheuses, 14%) (Tableau RH.9). M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N 175174 M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N Tableau RH .8: Contenu des soins prénatals Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui se sont fait prendre la tension, un échantillon d’urine, un échantillon de sang dans le cadre des soins prénatals, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage de femmes enceintes qui se sont fait prendre: Prise de tension, prélèvement d’échantillon d’urine et de sang [1] Nombre de femmes qui ont eu une naissance vivante au cours des deux années précédentes Tension artérielle mesurée Un échantillon d’urine Un échantillon de sang Préfecture Ombella-Mpoko 65,2 69,0 64,7 59,0 449 Lobaye 71,2 69,7 72,1 63,1 356 Mambéré-Kadéï 58,3 54,4 56,9 47,1 403 Nana-Mambéré 66,5 60,9 59,9 54,8 227 Sangha-Mbaéré 77,8 70,4 67,5 63,2 115 Ouham-Péndé 66,4 62,0 54,3 47,8 527 Ouham 57,8 50,4 54,5 42,9 370 Kémo 59,3 55,2 56,3 49,0 153 Nana-Grébizi 73,2 67,8 69,6 60,1 106 Ouaka 62,1 50,0 50,1 43,1 242 Haute-Kotto 64,7 52,5 53,9 44,3 91 Bamingui-Bangoran 72,5 61,8 70,4 55,7 22 Basse-Kotto 43,9 32,5 32,2 27,2 365 Mbomou 70,4 56,2 53,1 45,6 168 Haut-Mbomou 75,8 60,8 68,3 55,9 50 Bangui 73,8 88,5 86,0 70,3 699 Milieu de résidence Urbain 77,3 83,9 83,6 72,0 1527 Rural 58,1 50,6 49,3 41,8 2835 Age de la femme à la naissance Moins de 20 63,9 59,8 59,6 51,2 1046 20-34 65,4 63,7 62,3 53,0 2822 35-49 64,1 59,5 59,7 51,4 491 Manquantes 33,4 33,4 25,7 25,7 4 Instruction de la femme Aucune 56,1 48,3 48,1 42,4 1788 Primaire 68,5 65,8 64,2 54,6 1917 Secondaire et plus 78,1 89,9 89,0 73,0 657 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 52,3 43,4 44,8 37,8 965 Second 58,1 51,1 50,6 42,4 937 Moyen 66,2 59,2 57,0 49,2 917 Quatrième 73,4 75,8 74,2 65,3 826 Le plus riche 79,0 90,7 88,4 74,2 716 Total 64,9 62,3 61,3 52,4 4362 [1] Indicateur MICS 5.6 Près d’une femme sur quatre est accouchée soit par les accoucheuses traditionnelles (18%) ou des agents communautaires (7%). Ces résultats suggèrent qu’à défaut d’avoir un effectif suffisant et relativement bien réparti de personnel qualifié, les services de santé devront collaborer et renforcer les capacités techniques et matérielles des accoucheuses traditionnelles et des agents de santé communautaire. Les femmes du milieu rural (38%) sont nettement moins assistées par un personnel qualifié que celles du milieu urbain (83%). Ce niveau élevé d’assistance à l’accouchement en milieu urbain s’explique en partie par une forte concentration du personnel de santé et des infrastructures sanitaires. Le niveau d’assistance à l’accouchement par un personnel qualifié est plus élevé dans la Capitale Bangui (93% dont 10% de médecins) et plus bas dans la Basse-Kotto (24%). Comme le montre le graphique RH.3, en plus de la Basse-Kotto, on note des pourcentages d’assistance qualifié à l’accouchement inférieurs à 50% dans l’Ouham (37%), la Nana-Mambéré (38%), la Ouaka (39%), la Mambéré-Kadéï (45%), l’Ouham-Péndé (46%) et la Kémo (47%). Graphique RH.2: Assistance pendant l’accouchement selon le type de personnel, RCA 2010 Graphique RH.3: Carte préfectorale de l’assistance à l’accouchement par un personnel de santé qualifié, RCA 2010 M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N 177176 M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N Le pourcentage d’accouchements assistés par le personnel paramédical est plus élevé à Bangui (83%) que dans l’Ouham (36%) et à la Basse-Kotto (25%) où ce sont les proportions des accouchements assistés par les accoucheuses traditionnelles qui sont les plus élevés. Dans l’Ouham, ces pourcentages sont semblables à ceux des auxiliaires de santé (36%). Par ailleurs, les femmes âgées de 20 à 34 ans sont plus assistées par un personnel qualifié (55%) que celles âgées de moins de 20 ans (52%) et que celles entre 35 et 49 ans (52%). Les structures sanitaires du secteur public (Tableau RH.9) constituent le premier lieu où les femmes accouchent avec l’assistance de n’importe quel personnel qualifié (90%), puis viennent les structures sanitaires du secteur privé (87%). Une faible proportion des accouchements sont assistés par les agents de santé communautaire dans les structures sanitaires du secteur public (8%) ou privé (8%). Par ailleurs, 14% des accouchements sont pratiqués par n’importe quel personnel qualifié à domicile et 14% le sont avec les services du personnel paramédical (sage-femme, infirmière et sage-femme auxiliaire). On note tout de même que des accouchements à domicile sont assistés majoritairement par les accoucheuses traditionnelles (37%) ou les parents/amis (38%). Plus une femme est instruite, plus elle est susceptible d’avoir accouché avec l’assistance d’un personnel de santé qualifié. En effet, les patientes de niveau d’instruction secondaire ou plus accouchent plus avec l’assistance d’un personnel qualifié (89%) comparativement aux femmes de niveau d’instruction primaire (57%) et celles n’ayant aucune instruction (37%). De même, l’amélioration du statut du bien-être économique des chefs ménages augmente la chance d’une femme enceinte de se faire assister par un personnel qualifié lors de l’accouchement. Les femmes des ménages plus riches (87%) accouchent plus avec l’assistance d’un personnel qualifié comparativement aux femmes appartenant aux ménages les plus pauvres (33%). On constate par ailleurs que les femmes enceintes n’ayant aucune instruction (25%) ou de niveau d’instruction primaire (16%) ainsi que celles vivant dans les ménages plus pauvres (28%) ou pauvres (22%) recourent davantage à l’assistance des accoucheuses traditionnelles. Ta b le au R H .9 : A ss is ta n ce a u c o u rs d e l’a cc o u ch em en t R é p ar ti ti o n e n p o u rc e n ta g e d e s fe m m e s d e 1 5 -4 9 a n s q u i o n t e u u n e n ai ss an ce a u c o u rs d e s d e u x an n é e s p ré cé d an t l’e n q u ê te , s e lo n la p e rs o n n e ap p o rt an t so n a ss is ta n ce p e n d an t l’a cc o u ch e m e n t e t p o u rc e n ta g e d ’a cc o u ch e m e n ts p ar c é sa ri e n n e , R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s Pe rs o nn e as si st an t à l’ ac co uc he m en t To ta l N ’im po rt e qu el pe rs o nn el qu al ifi é [1 ] Po ur ce nt ag e d ’a cc o uc he m en t pa r c és ar ie nn e [2 ] N o m br e de fe m m es ay an t d o nn é na is sa nc e au c o ur s de s de ux a nn ée s pr éc éd en te s M éd ec in In fir m ie r( e) / Sa ge -f em m e Sa ge -f em m e au xi lia ire / A ss is ta nt e ac co uc he us e A cc o uc he us e tr ad iti o nn el le A ge nt d e sa nt é co m m un au ta ire Pa re nt / A m i A ut re Pa s d ’a ss is ta nc e Pr éf ec tu re O m be lla -M po ko 2, 0 48 ,0 6, 1 15 ,9 6, 6 17 ,8 1, 7 1, 8 10 0 56 ,1 7, 6 4 49 Lo ba ye ,3 33 ,5 22 ,4 14 ,7 12 ,1 10 ,7 4, 9 1, 5 10 0 56 ,2 2, 4 35 6 M am bé ré -K ad éï ,6 33 ,6 10 ,6 26 ,3 4, 7 19 ,2 4, 4 ,6 10 0 4 4, 8 2, 2 40 3 N an a- M am bé ré ,7 26 ,8 10 ,5 19 ,4 9, 1 30 ,5 2, 4 ,6 10 0 38 ,0 ,0 22 7 Sa ng ha -M ba ér é 1, 1 35 ,8 18 ,2 14 ,0 13 ,0 13 ,7 2, 2 1, 9 10 0 55 ,1 2, 6 11 5 O uh am -P én dé 2, 7 17 ,6 25 ,5 16 ,7 10 ,6 20 ,3 5, 3 1, 3 10 0 45 ,8 2, 2 52 7 O uh am ,8 22 ,1 13 ,9 36 ,2 3, 5 14 ,1 5, 2 4, 2 10 0 36 ,8 4, 6 37 0 Ké m o 1, 4 27 ,9 17 ,3 19 ,9 7, 3 23 ,8 2, 3 ,0 10 0 46 ,6 6, 1 15 3 N an a- G ré bi zi 1, 8 34 ,4 29 ,1 11 ,2 10 ,3 9, 8 2, 8 ,7 10 0 65 ,2 7, 7 10 6 O ua ka 1, 8 25 ,7 11 ,2 22 ,4 9, 6 26 ,2 3, 1 ,0 10 0 38 ,7 1, 5 24 2 H au te -K o tt o ,3 37 ,7 21 ,2 15 ,4 10 ,8 12 ,1 2, 1 ,3 10 0 59 ,2 10 ,8 91 B am in gu i- B an go ra n 1, 7 39 ,8 29 ,4 15 ,4 2, 9 6, 8 3, 3 ,6 10 0 71 ,0 5, 1 22 B as se -K o tt o 1, 2 13 ,4 9, 0 25 ,4 5, 0 4 4, 0 2, 1 ,0 10 0 23 ,6 1, 1 36 5 M bo m o u 6, 1 39 ,7 10 ,7 18 ,5 8 ,8 13 ,1 3, 1 ,0 10 0 56 ,5 3, 6 16 8 H au t- M bo m o u 4, 3 43 ,9 18 ,1 13 ,8 8 ,7 3, 4 6, 8 1, 1 10 0 66 ,2 8 ,1 50 B an gu i 10 ,3 77 ,0 6, 0 1, 5 1, 1 1, 5 2, 6 ,0 10 0 93 ,3 8 ,8 69 9 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 5, 8 68 ,3 8 ,8 6, 4 1, 8 6, 1 2, 5 ,3 10 0 82 ,9 8 ,3 15 27 R ur al 1, 5 20 ,2 16 ,4 23 ,7 9, 5 23 ,4 3, 9 1, 4 10 0 38 ,1 2, 4 28 35 M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N 179178 M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N Ta b le au R H .9 : A ss is ta n ce a u c o u rs d e l’a cc o u ch em en t C ar ac té ris tiq ue s Pe rs o nn e as si st an t à l’ ac co uc he m en t To ta l N ’im po rt e qu el pe rs o nn el qu al ifi é [1 ] Po ur ce nt ag e d ’a cc o uc he m en t pa r c és ar ie nn e [2 ] N o m br e de fe m m es ay an t d o nn é na is sa nc e au c o ur s de s de ux a nn ée s pr éc éd en te s M éd ec in In fir m ie r( e) / Sa ge -f em m e Sa ge -f em m e au xi lia ire / A ss is ta nt e ac co uc he us e A cc o uc he us e tr ad iti o nn el le A ge nt d e sa nt é co m m un au ta ire Pa re nt / A m i A ut re Pa s d ’a ss is ta nc e A ge d e la fe m m e à la n ai ss an ce M o in s de 2 0 2, 4 34 ,8 15 ,0 17 ,4 7, 8 18 ,6 3, 5 ,5 10 0 52 ,1 5, 1 10 46 20 -3 4 3, 3 38 ,7 12 ,9 17 ,3 6, 6 17 ,3 3, 0 1, 0 10 0 54 ,9 4, 3 28 22 35 -4 9 2, 9 32 ,3 16 ,4 20 ,1 6, 1 15 ,2 5, 4 1, 8 10 0 51 ,5 3, 8 49 1 M an qu an t ,0 25 ,7 ,0 7, 7 ,0 ,0 66 ,6 ,0 10 0 25 ,7 ,0 4 Li eu d ’a cc o uc he m en t St ru ct ur e sa ni ta ire d u se ct eu r p ub lic 5, 4 6 4, 3 20 ,3 1, 1 7, 7 ,0 1, 3 ,0 10 0 90 ,0 8 ,2 20 24 St ru ct ur e sa ni ta ire d u se ct eu r p riv é 3, 9 63 ,0 19 ,8 2, 4 8 ,0 ,0 2, 3 ,6 10 0 86 ,7 10 ,5 26 8 A d o m ic ile ,6 7, 0 6, 6 37 ,4 5, 7 37 ,7 3, 1 1, 9 10 0 14 ,2 ,0 19 6 4 A ut re ,0 13 ,7 5, 7 4, 6 11 ,0 31 ,7 23 ,1 10 ,2 10 0 19 ,4 ,0 47 M an qu an t/ N SP ,0 5, 3 5, 3 5, 9 5, 6 2, 0 75 ,8 ,1 10 0 10 ,7 ,0 59 In st ru ct io n d e la fe m m e A uc un e 1, 4 21 ,8 14 ,1 24 ,9 7, 9 24 ,4 4, 1 1, 4 10 0 37 ,3 2, 9 17 8 8 Pr im ai re 2, 6 39 ,3 15 ,4 15 ,8 7, 2 15 ,7 3, 2 ,8 10 0 57 ,2 3, 9 19 17 Se co nd ai re e t pl us 8 ,9 71 ,9 8 ,0 3, 2 2, 7 2, 9 2, 1 ,4 10 0 8 8 ,8 10 ,4 65 7 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc o no m iq ue Le p lu s pa uv re 1, 5 16 ,8 14 ,8 27 ,8 6, 0 28 ,8 3, 1 1, 2 10 0 33 ,1 2, 0 96 5 Se co nd 1, 0 22 ,2 15 ,9 22 ,4 9, 4 23 ,7 3, 2 2, 2 10 0 39 ,1 3, 2 93 7 M o ye n 2, 2 31 ,7 16 ,0 19 ,1 8 ,7 17 ,2 4, 4 ,6 10 0 49 ,9 3, 6 91 7 Q ua tr iè m e 2, 6 54 ,8 12 ,6 11 ,1 5, 2 10 ,6 2, 6 ,4 10 0 70 ,1 6, 0 82 6 Le p lu s ric he 9, 1 70 ,1 7, 9 3, 3 3, 9 1, 6 3, 8 ,4 10 0 87 ,2 8 ,7 71 6 To ta l 3, 0 37 ,0 13 .8 17 .6 6. 8 17 .4 3. 4 1. 0 10 0 53 .8 4 .5 43 62 [1 ] I nd ic at eu r M IC S 5. 7; In di ca te ur O M D 5 .2 ; [2 ] In di ca te ur M IC S. 5 .9 8 .4 .1 .2 Accouchement par césarienne En RCA, 5% des accouchements ont été faits par césarienne (Tableau RH.9). La proportion de césariennes réalisées au niveau national est légèrement en dessous du niveau acceptable (Normes OMS: 5 à 15%). En milieu rural, les césariennes sont relativement moins pratiquées (2%) qu’en milieu urbain (8%). Au niveau préfectoral, la proportion des femmes qui donnent naissances par césarienne est presque nulle dans la Nana- Mambéré alors qu’elle atteint 11% dans la Haute-Kotto. La proportion des femmes ayant accouché par césarienne est inférieure aux normes OMS dans plusieurs préfectures ; ceci dénote d’un faible niveau de l’offre des Soins Obstétricaux et Néonataux d’Urgence (SONU). Le taux d’accouchement par césarienne varie de 4% pour les femmes n’ayant aucune instruction ou un niveau primaire d’instruction à 10% pour celles ayant un niveau d’instruction secondaire ou plus. Selon le quintile de bien-être économique, le taux varie de 2% chez les femmes des ménages les plus pauvres à 9% chez les femmes des ménages les plus riches. Même si la variation n’est pas très élevée pour ces deux caractéristiques des ménages, on note qu’on est à plus de 2 fois plus d’accouchements par césarienne parmi les femmes instruites ou du quintile le plus riche. Ceci tend à prouver que la césarienne est un acte de luxe plutôt qu’un acte de soins. 8 .4 .2 Lieu d’accouchement L’accroissement de la proportion des naissances au niveau des structures sanitaires est un facteur de réduction des risques pour la santé à la fois de la mère et du bébé. Des soins médicaux et des conditions d’hygiène appropriés durant l’accouchement peuvent réduire les risques de complications et d’infections et partant la mortalité maternelle et néonatale. Le tableau RH.10 présente les pourcentages des femmes âgées de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante au cours des deux années précédant l’enquête selon le lieu d’accouchement. Au niveau national, 53% des naissances ont eu lieu dans une structure de santé (dont 46% dans les établissements du secteur public et 6% dans les structures du secteur privé). On note néanmoins que 45% des naissances ont eu lieu à domicile. Étant donné que ces accouchements à domicile sont généralement pratiqués par des accoucheuses traditionnelles, des amis ou des parents (Tableau RH.9), cela constitue potentiellement un risque pour le couple mère-enfant quand les conditions sanitaires et médicales ne sont pas appropriées. Les femmes urbaines (77%) ont deux fois plus de chance d’accoucher dans une structure de santé que celles du milieu rural (40%). La Capitale Bangui a la plus forte proportion d’accouchements dans une structure sanitaire (85%), suivi du Haut-Mbomou (78%), tandis que la Basse-Kotto a la proportion la plus faible (20%). Outre la Basse-Kotto, la proportion des femmes qui ont accouché dans un établissement sanitaire est inférieure à la moyenne nationale dans six autres préfectures, notamment, l’Ouham (33%), l’Ouaka (35%), la Nana-Mambéré (39%), la Mambéré-Kadéï (42%), la Kémo (48%) et l’Ouham-Péndé (50%). Les femmes entre 20 et 34 ans (54%) et celles âgées de moins de 20 ans (52%) accouchent plus dans un établissement de soins que les femmes âgées de 35 à 49 ans. Plus les femmes sont allées en CPN et plus elles accouchent dans un établissement de santé. En effet, un peu plus de sept femmes sur dix ayant effectué 4 visites ou plus (75%) accouchent plus dans un établissement de santé contrairement à une femme sur dix n’ayant fait aucune visite (13%). Les femmes ayant un niveau de scolarité secondaire ou plus (87%) accouchent plus souvent dans une structure sanitaire que les femmes moins (54%) ou pas du tout instruites (39%). La proportion des naissances survenues dans une structure de santé augmente de façon importante avec le statut de bien-être économique passant de 31% chez les plus pauvres à 83% chez les plus riches. La proportion des femmes qui accouchent à domicile dépasse la moyenne nationale de 45% dans le milieu rural (58%) et dans sept préfectures principalement, l’Ouham-Péndé (47%), la Kémo (51,5%), la Mambéré-Kadéï (55%), la Nana- Mambéré (61%), la Ouaka (64%), l’Ouham (64%) et la Basse-Kotto (77,5%). En fait, l’accouchement à domicile concerne principalement les femmes du milieu rural (58%), celles qui n’ont fait aucune visite prénatale (81%) et les femmes sans instruction (58%) et issues des ménages les plus pauvres (66%). M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N 181180 M I C S | S A N T É D E L A R E P R O D U C T I O N Tableau RH .10: Lieu d’accouchement Répartition en pourcentage des femmes âgées de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante au cours des deux années précédant l’enquête, selon le lieu d’accouchement, RCA 2010 Caractéristiques Lieu de l’accouchement Total Accouchement dans une structure de santé [1] Nombre de femmes qui ont eu une naissance vivante au cours des 2 années précédentes Structure de santé du secteur public Structure de santé du secteur privé À domicile Autre Manquant Préfecture Ombella-Mpoko 46,6 8,6 42,7 1,5 ,6 100 55,2 449 Lobaye 57,8 2,6 36,4 1,5 1,7 100 60,4 356 Mambéré-Kadéï 40,7 1,7 55,2 ,4 2,0 100 42,3 403 Nana-Mambéré 31,9 6,8 60,9 ,0 ,3 100 38,7 227 Sangha-Mbaéré 51,8 7,0 40,5 ,0 ,7 100 58,8 115 Ouham-Péndé 43,3 6,5 46,6 2,4 1,2 100 49,8 527 Ouham 30,7 2,2 63,9 1,1 2,1 100 32,9 370 Kémo 45,5 2,1 51,5 ,3 ,6 100 47,6 153 Nana-Grébizi 60,0 3,4 34,2 1,3 1,1 100 63,4 106 Ouaka 32,1 2,6 63,6 ,0 1,8 100 34,7 242 Haute-Kotto 57,2 4,0 36,8 1,8 ,2 100 61,2 91 Bamingui-Bangoran 71,2 2,3 20,5 4,8 1,2 100 73,5 22 Basse-Kotto 18,2 1,8 77,5 ,8 1,7 100 20,0 365 Mbomou 56,5 4,1 37,2 ,0 2,2 100 60,6 168 Haut-Mbomou 74,7 3,5 19,9 1,3 ,6 100 78,2 50 Bangui 69,7 15,5 12,5 ,9 1,3 100 85,2 699 Milieu de résidence Urbain 67,3 9,5 20,7 1,2 1,3 100 76,8 1527 Rural 35,1 4,3 58,1 1,0 1,4 100 39,5 2835 Age de la femme à la naissance Moins de 20 46,5 5,3 45,1 1,1 2,0 100 51,8 1046 20-34 46,8 6,9 44,4 1,0 ,9 100 53,7 2822 35-49 44,0 3,9 48,6 1,4 2,1 100 47,9 491 Manquant 25,7 ,0 7,7 ,0 66,6 100 25,7 4 Nombre de visites pour soins prénatals Aucune 10,8 1,9 80,9 1,6 4,7 100 12,7 1059 1-3 visites 46,1 6,9 45,1 1,4 ,4 100 53,1 1514 4+ visites 66,9 8,2 24,1 ,5 ,1 100 75,2 1664 Manquant/NSP 77,3 4,8 17,8 ,0 ,0 100 82,2 126 Instruction de la femme Aucune 34,8 3,8 58,1 1,4 2,0 100 38,6 1788 Primaire 47,2 6,6 44,5 ,7 1,0 100 53,8 1917 Secondaire et plus 75,6 11,3 11,1 1,4 ,6 100 87,0 657 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 27,8 3,1 66,3 1,1 1,7 100 30,9 965 Pauvre 35,5 3,7 58,7 1,3 ,8 100 39,2 937 Moyen 47,6 4,4 45,7 ,6 1,6 100 52,1 917 Riche 57,6 9,5 30,8 1,5 ,5 100 67,1 826 Le plus riche 71,3 11,7 14,0 ,9 2,1 100 82,9 716 Total 46,4 6,1 45,0 1,1 1,4 100 52,5 4362 [1] Indicateur MICS 5.8 CONCLUSION Les résultats de l’enquête MICS4 indiquent que les progrès en matière de santé de la reproduction restent mitigés. Plusieurs facteurs de risques expliqueraient les faibles progrès dans les conditions de la santé de la reproduction. A moins de cinq ans de l’échéance de 2015, le Gouvernement centrafricain doit poursuivre les efforts et innover en vue d’améliorer l’accessibilité, la disponibilité et la qualité des services de santé de la reproduction, notamment dans les zones rurales, pour les femmes sans instruction, pauvres et très pauvres. M I C S | D É V E L O P P E M E N T D E L ’ E N F A N T 183182 M I C S | D É V E L O P P E M E N T D E L ’ E N F A N T IX . DÉVELOPPEMENT DE L’ENFANT L‘enfance est la période de la vie humaine qui s’étend depuis la naissance jusqu’à la puberté. C’est également la période plus propice pour exercer une influence positive durable sur la santé, l’intelligence et le développement de l’individu. Le développement du cerveau d’un enfant dépend de son environnement social. En effet, les enfants qui sont bien encadrés ont plus de chances de développer pleinement leurs compétences cognitives, d’expression, affectives et sociales; de grandir en bonne santé, et d’avoir une bonne estime de soi. Le Gouvernement centrafricain, en accord avec les agences du Système des Nations Unies et d’autres partenaires au développement, s’est engagé à développer l’approche intersectorielle et intégrée de prise en charge de l’enfant. Ce présent chapitre résume les principales informations liées à l’éducation des enfants de 36-47 mois et ceux de 48-59 mois inscrits au préscolaires et aux activités d’apprentissage précoce. Il analyse également la situation de la garde inadéquate des enfants et évalue le niveau du développement de la petite enfance. 9 .1 EDUCATION ET APPRENTISSAGE PENDANT LA PETITE ENFANCE 9 .1 .1 Fréquentation préscolaire Recevoir une éducation préscolaire sous forme d’apprentissage organisé ou de programme d’éducation de la petite enfance est important pour la préparation des enfants à l’école et pour leur assurer un bon départ dans la vie. Au terme de la loi portant orientation de l’éducation du 10 décembre 1997, l’enseignement préscolaire vise à assurer une meilleure transition entre la famille et l’école fondamentale. Selon le tableau CD.1, au niveau national, seulement 5% des enfants âgés de 36-59 mois fréquentent l’enseignement préscolaire, principalement en milieu urbain (10% contre 2% en milieu rural) et à peu près dans la même proportion pour les garçons (5%) que pour les filles (6%). La proportion des enfants ayant fréquenté l’enseignement préscolaire varie de 1% dans l’Ouham à 7% dans la Lobaye et 15% à Bangui. Les préfectures qui dépassent la moyenne nationale sont, outre la Lobaye et Bangui, le Mbomou (6%), Haut-Mbomou (6%) et l’Ombella Mpoko (6%). Dans toutes les autres préfectures, ce pourcentage est très faible. S’il n’y a pas de différence entre les filles et les garçons dans la fréquentation d’un établissement préscolaire, il y en a, sans surprise, en fonction de l’âge : la fréquentation est plus élevée chez les enfants de 48 à 59 mois (8%) que chez ceux de 36 à 47 mois (2%). Les enfants issus de mères de niveau secondaire ou plus (16%) et ceux qui vivent dans les ménages plus riches (17%) fréquentent davantage les établissements d’éducation préscolaire que ceux des dont les mères sont sans instruction (2%) et ceux des ménages les plus pauvres (2%). M I C S | D É V E L O P P E M E N T D E L ’ E N F A N T 185184 M I C S | D É V E L O P P E M E N T D E L ’ E N F A N T Tableau CD .1: Education du jeune enfant Pourcentage d’enfants de 36-59 mois suivant un programme d’apprentissage préscolaire organisé, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage d’enfants âgés de 36-59 mois suivant actuellement une éducation préscolaire [1] Nombre d’enfants âgés de 36-59 mois Sexe Masculin 4,6 1848 Féminin 5,5 1973 Préfecture Ombella Mpoko 5,5 389 Lobaye 6,8 316 Mambéré-Kadéï 2,8 398 Nana Mambéré 1,8 211 Sangha-Mbaéré 1,6 119 Ouham Pende 3,3 531 Ouham ,7 308 Kémo 1,1 129 Nana Grébizi 4,2 85 Ouaka 1,1 186 Haute-Kotto 1,8 68 Bamingui-Bangoran 1,5 19 Basse Kotto 1,8 267 Mbomou 6,4 141 Haut Mbomou 5,5 31 Bangui 14,6 606 Milieu de résidence Urbain 9,7 1371 Rural 2,4 2450 Age (en mois) 36-47 2,4 2097 48-59 8,2 1723 Instruction de la mère Aucune 1,9 1635 Primaire 4,1 1579 Secondaire et plus 15,8 607 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 1,5 776 Second 1,5 827 Moyen 3,1 829 Quatrième 5,1 757 Le plus riche 16,6 631 Ethnie du chef de ménage Haoussa 4,1 183 Sara 5,5 278 Mboum 1,8 260 Gbaya 4,0 1113 Mandja 5,4 310 Banda 4,4 756 Ngbaka-Bantou 8,7 334 Yakoma-Sango 10,1 225 Zandé/Nzakara 3,8 101 Autres ethnies locales ,6 139 Ethnies non centrafricaines 13,8 99 Manquant * 23 Total 5,0 3821 [1] Indicateur MICS 6.7 9 .1 .2 Activités favorisant l’apprentissage précoce des enfants Il est reconnu que la période de développement rapide du cerveau a lieu dans les 3 à 4 premières années de la vie et que la qualité des soins à domicile est le principal déterminant du développement de l’enfant durant cette période. Dans ce contexte, les activités des adultes avec les enfants, la présence de livres à la maison pour l’enfant et les conditions d’hygiène sont d’importants indicateurs de la qualité des soins à domicile. Les enfants devraient être en bonne santé physique, mentalement alertes, émotionnellement en sécurité, socialement compétents et prêts à apprendre. Des informations sur un certain nombre d’activités appuyant l’apprentissage précoce ont été recueillies durant l’enquête. Il s’agit notamment de l’appui des adultes aux enfants dans les activités suivantes: lire des livres ou regarder des livres d’images, raconter des histoires, chanter des chansons, emmener les enfants hors du foyer, de la concession ou de la cour, jouer avec les enfants, et passer du temps avec les enfants à nommer, compter ou dessiner des choses. Le tableau CD.2 indique que quel que soit le sexe, l’âge, le milieu de résidence, la préfecture, le niveau d’instruction de la mère et du père, le niveau du bien-être économique du ménage ou le groupe ethnique, les enfants de 36 à 59 mois sont encadrés par les membres de leurs ménages pour s’adonner aux activités qui favorisent l’apprentissage précoce Ainsi, au niveau national, 74% des enfants âgés de 36 à 59 mois ont été encadrés par un membre de leur ménage pour s’adonner à plus de quatre activités favorisant l’apprentissage et la préparation à l’école durant les 3 jours précédant l’enquête. Pour un peu moins de la moitié des enfants (42%), les pères ont participé avec eux à au moins une activité favorisant l’apprentissage. Même dans les ménages dans lesquels le père n’habite pas, les enfants ont été encadrés à hauteur de 71% par les autres membres. Le nombre moyen d’activités auxquelles se sont adonnés des adultes avec des enfants est de 4. Un peu plus de trois enfants sur dix (31%) habitaient dans un ménage sans leur père. Il n’existe pas de différence dans l’encadrement des enfants par les membres du ménage selon le sexe, l’âge et le milieu de résidence. Par contre, il existe des différences entre les préfectures avec des taux allant de 57% dans la Nana-Grébizi à 88% dans la Nana Mambéré. Le niveau d’instruction des mères a une influence moindre allant de 71% pour les mères sans instruction à 78% pour les mères ayant un niveau secondaire et plus. Par contre, le niveau d’instruction du père exerce une influence plus importante dans sa décision d’encadrer les enfants, avec un taux allant de 69% pour le père sans instruction à 79% pour le père ayant un niveau secondaire et plus d’instruction. Il semble aussi que le niveau du bien-être économique du ménage a une influence dans l’encadrement des enfants par les membres du ménage avec un pourcentage variant de 70% pour les plus pauvres à 78% pour les plus riches. On note une différence selon les groupes ethniques avec des taux allant de 66% chez les Haoussa à 90% chez les Yakoma-Sango. On remarque que le père encadre un peu plus les garçons (46%) que les filles (39%) et il marque plus son encadrement en milieu rural (45%) qu’en milieu urbain (38%) et lorsqu’il est instruit (60% pour le niveau secondaire et plus d’instruction contre 46% sans aucune instruction). Le niveau du bien-être économique ne semble pas être un facteur décisif dans l’encadrement des enfants par le père (40% pour les pauvres contre 44% pour les plus riches), ni l’âge d’ailleurs (42% pour les 36-47 mois et 43% pour les 48-59 mois). M I C S | D É V E L O P P E M E N T D E L ’ E N F A N T 187186 M I C S | D É V E L O P P E M E N T D E L ’ E N F A N T Tableau CD .2: Soutien à l’apprentissage Pourcentage d’enfants âgés de 36-59 mois avec qui un membre adulte du ménage s’est adonné à des activités favorisant l’apprentissage et la maturité scolaire durant les trois derniers jours, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage d’enfants âgés de 36-59 mois Nombre moyen d’activités Pourcentage d’enfants ne vivant pas avec leur père biologique Nombre d’enfants âgés de 36-59 mois Avec qui des membres adultes du ménage se sont adonnés à quatre activités ou plus [1] Avec qui le père s’est adonné à une ou plusieurs activités [2] N’importe quel membre adulte du ménage s’est adonné à des activités avec l’enfant Le père s’est adonné à des activités avec l’enfant Sexe Masculin 73,5 46,1 4,0 1,1 28,9 1848 Féminin 74,0 38,8 4,1 ,9 32,5 1973 Préfecture Ombella Mpoko 78,8 29,5 4,2 ,6 39,0 389 Lobaye 69,3 49,9 4,0 1,3 33,7 316 Mambéré-Kadéï 77,5 41,2 4,2 ,9 35,1 398 Nana Mambéré 87,9 45,8 4,1 1,0 26,5 211 Sangha-Mbaéré 69,6 43,4 4,0 1,0 30,0 119 Ouham Pende 72,6 38,0 4,1 ,9 25,5 531 Ouham 58,9 42,5 3,7 ,8 27,3 308 Kémo 76,3 40,0 4,1 ,8 22,5 129 Nana-Grébizi 57,2 41,8 3,6 ,9 27,3 85 Ouaka 80,0 52,6 4,0 1,4 28,7 186 Haute-Kotto 75,8 33,1 4,0 ,7 21,8 68 Bamingui-Bangoran 66,8 46,8 3,8 1,2 31,6 19 Basse Kotto 81,8 56,4 4,2 1,5 18,2 267 Mbomou 79,7 43,9 4,2 1,2 41,6 141 Haut Mbomou 70,6 34,7 3,9 ,8 47,4 31 Bangui 70,0 41,9 4,1 1,0 34,9 606 Milieu de résidence Urbain 72,5 37,7 4,1 ,9 38,1 1371 Rural 74,4 44,9 4,0 1,0 26,7 2450 Age (en mois) 36-47 72,5 41,6 4,0 ,9 31,7 2097 48-59 75,2 43,2 4,1 1,0 29,6 1723 Instruction de la mère Aucune 71,2 41,5 3,9 ,9 26,0 1635 Primaire 74,8 42,7 4,1 1,0 32,1 1579 Secondaire et plus 77,8 43,3 4,3 1,1 40,2 607 Instruction du père Aucune 68,9 46,4 3,9 1,0 ,0 438 Primaire 74,4 51,0 4,1 1,2 ,0 1253 Secondaire et plus 78,9 59,8 4,3 1,5 ,0 943 Père pas dans ménage 70,7 17,4 3,9 ,4 100 1175 Manquant/NSP 73,5 49,1 4,0 ,9 ,0 12 Tableau CD .2: Soutien à l’apprentissage (suite) Caractéristiques Pourcentage d’enfants âgés de 36-59 mois Nombre moyen d’activités Pourcentage d’enfants ne vivant pas avec leur père biologique Nombre d’enfants âgés de 36-59 mois Avec qui des membres adultes du ménage se sont adonnés à quatre activités ou plus [1] Avec qui le père s’est adonné à une ou plusieurs activités [2] N’importe quel membre adulte du ménage s’est adonné à des activités avec l’enfant Le père s’est adonné à des activités avec l’enfant Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 70,1 40,0 3,9 ,9 32,6 776 Second 74,9 45,7 4,0 1,1 26,4 827 Moyen 75,4 42,8 4,1 1,0 26,7 829 Quatrième 70,7 39,0 4,0 ,9 38,6 757 Le plus riche 78,2 44,0 4,3 1,0 30,1 631 Total 73,7 42,3 4,1 1,0 30,8 3821 Ethnie du chef de ménage Haoussa 65,7 42,6 3,8 ,9 26,4 183 Sara 79,6 32,2 4,2 ,6 25,7 278 Mboum 66,9 37,6 3,9 1,0 32,0 260 Gbaya 73,5 42,8 4,0 ,9 31,1 1113 Mandja 68,5 40,1 3,9 ,9 35,5 310 Banda 74,5 47,1 4,0 1,1 25,1 756 Ngbaka-Bantou 71,8 46,5 4,1 1,2 36,0 334 Yakoma-Sango 90,1 49,4 4,6 1,2 35,8 225 Zandé/Nzakara 78,5 44,2 4,1 1,2 41,5 101 Autres ethnies locales 72,8 28,8 3,8 ,6 33,5 139 Ethnies non centrafricaines 69,0 37,4 4,0 ,9 29,0 99 Manquant * * * * * 23 Total 73,7 42,3 4,1 1,0 30,8 3821 [1] Indicateur MICS 6.1 ; [2] Indicateur MICS 6.2; *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés; 9 .1 .3 Disponibilité des livres et des jouets dans les ménages pour les enfants de moins de 5 ans L’exposition aux livres dans les premières années fournit à l’enfant une grande compréhension de la nature du texte imprimé, mais peut également lui donner l’occasion de voir d’autres enfants, tels que des frères et sœurs aînés, lire ou faire des devoirs à domicile. La présence de livres est importante pour la performance scolaire ultérieure et les scores du quotient intellectuel (QI). Les mères ou gardiennes de tous les enfants ont été interrogées sur le nombre de livres pour enfants ou de livres d’images qu’elles ont pour l’enfant, des objets ménagers ou des objets à l’extérieur, et des jouets faits maison ou provenant d’un magasin qui sont disponibles à la maison. Au niveau national, moins d’un enfant de moins de 5 ans sur cent (0,7%) dispose de trois livres ou plus pour enfants chez eux. Ce pourcentage s’établit à 0,1% pour ce qui concerne les enfants ayant 10 livres ou plus pour enfants chez eux. M I C S | D É V E L O P P E M E N T D E L ’ E N F A N T 189188 M I C S | D É V E L O P P E M E N T D E L ’ E N F A N T S’agissant des jouets utilisés par les enfants, on distingue ceux fabriqués à la maison (tels que des poupées et des voitures, ou autres jouets faits maison), des jouets provenant d’un magasin, et des objets ménagers (tels que des pots et des bols) ou des objets et matériaux trouvés à l’extérieur (tels que des bâtons, pierres, coquillages d’animaux ou feuilles). Le tableau CD.3 montre qu’au niveau national, l’enfant joue dans 46% des cas avec des jouets fabriqués à la maison, dans 67% des cas avec des objets du ménage ou des objets trouvés dehors et dans 26% des cas avec des objets achetés dans un magasin ou chez un fabriquant. Dans 49% des cas, l’enfant dispose de deux types de jouets ou plus. Il n’existe pas de différence notoire selon le sexe dans la provenance ou le type de jouet à la disposition de l’enfant. En revanche, les enfants de 24-59 mois sont ceux qui disposent le plus de jouets. Le pourcentage d’enfants qui jouent avec des jouets fabriqués à la maison ne varie pas selon le milieu de résidence. On note par contre, un écart considérable entre milieu urbain (49%) et milieu rural (14%) en ce qui concerne des jouets provenant d’un magasin/des jouets d’un fabricant. Si on ne trouve pas de différence dans la proportion des enfants qui jouent avec des jouets fabriqués à la maison selon le niveau d’instruction ou le quintile de bien-être économique, les résultats indiquent les écarts observés sont important en ce qui concerne les jouets provenant d’un magasin. Le pourcentage d’enfants qui disposent de ce type de jouets est de 13% quand la mère est sans instruction contre 59% quand la mère a le niveau secondaire ou plus. Selon le quintile de bien-être économique, le pourcentage varie de 6% pour les enfants des ménages les plus pauvres contre 60% pour ceux des ménages les plus riches. Tableau CD .3: Matériel didactique Pourcentage d’enfants âgés de moins de 5 ans selon le nombre de livres d’enfants présents dans le ménage, et le type de jouets avec lesquels joue l’enfant, RCA 2010 Le ménage a pour l’enfant: L’enfant joue avec: Deux types de jouets ou plus [2] Nombre d’enfants de moins de 5 ans 3 livres pour enfants ou plus [1] 10 livres pour enfants ou plus des jouets fabriqués à la maison des jouets d’un magasin/ des jouets d’un fabricant des objets du ménage/ objets trouvés dehors Sexe Masculin 0,7 0,0 46,0 25,5 65,6 48,3 5216 Féminin 0,7 0,3 46,4 26,2 67,4 48,7 5258 Préfecture Ombella Mpoko 0,8 0,0 30,9 27,0 66,7 38,8 1125 Lobaye 0,5 0,0 42,4 26,0 61,4 42,4 857 Mambéré Kadéï 0,4 0,2 59,4 25,5 77,9 63,2 1003 Nana Mambéré 0,2 0,2 66,6 17,2 68,1 64,1 537 Sangha-Mbaéré 0,6 0,0 46,0 29,8 67,7 47,0 311 Ouham Pende 0,0 0,0 41,7 19,9 65,4 41,2 1317 Ouham 0,2 0,0 29,8 7,6 55,4 25,6 900 Kémo 0,4 0,0 40,6 12,8 71,1 41,7 376 Nana-Grébizi 0,0 0,0 38,9 15,7 65,9 37,3 251 Ouaka 0,0 0,0 65,3 6,7 79,8 62,5 575 Haute-Kotto 1,2 0,0 40,0 24,8 70,8 46,5 209 Bamingui-Bangoran 0,0 0,0 34,1 24,1 55,6 33,4 53 Basse Kotto 0,2 0,0 66,6 7,7 79,8 64,2 768 Bangui 2,8 0,7 38,9 65,6 52,9 52,0 1647 Bangui 2,8 0,7 38,9 65,6 52,9 52,0 1647 Tableau CD .3: Matériel didactique (suite) Le ménage a pour l’enfant: L’enfant joue avec: Deux types de jouets ou plus [2] Nombre d’enfants de moins de 5 ans 3 livres pour enfants ou plus [1] 10 livres pour enfants ou plus des jouets fabriqués à la maison des jouets d’un magasin/ des jouets d’un fabricant des objets du ménage/ objets trouvés dehors Milieu de résidence Urbain 1,6 0,3 43,9 48,6 60,9 52,6 3686 Rural 0,2 0,0 47,5 13,5 69,5 46,3 6788 Age (en mois) 0-23 0,5 0,1 31,7 18,4 54,0 34,5 4482 24-59 0,9 0,2 57,1 31,4 75,8 59,0 5992 Instruction de la mère Aucune 0,2 0,0 46,7 12,8 68,2 45,6 4377 Primaire 0,7 0,1 47,7 26,6 68,0 50,0 4482 Secondaire et plus 2,3 0,5 40,7 58,9 57,6 52,1 1616 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 0,0 0,0 43,1 5,7 69,4 40,6 2244 Second 0,2 0,0 48,6 10,2 69,2 46,1 2290 Moyen 0,2 0,1 50,1 20,1 69,8 50,9 2211 Quatrième 0,7 0,0 48,6 43,0 66,0 55,5 2008 Le plus riche 3,0 0,6 39,3 60,3 55,4 50,7 1720 Ethnie du chef de ménage Haoussa 1,1 0,0 44,6 27,7 64,0 47,2 476 Sara 0,3 0,0 52,6 22,6 71,1 53,0 713 Mboum 0,4 0,0 31,5 17,5 60,3 31,5 669 Gbaya 0,5 0,2 43,6 24,3 63,0 44,8 3037 Mandja 0,5 0,0 38,7 31,0 66,6 46,0 865 Banda 0,7 0,1 51,1 20,2 70,5 53,3 2221 Ngbaka-Bantou 1,2 0,0 48,2 35,5 67,3 52,1 873 Yakoma-Sango 1,9 0,8 47,6 39,0 65,7 51,3 636 Zandé/Nzakara 0,2 0,0 65,4 23,9 74,4 63,3 264 Autres ethnies locales 0,1 0,1 49,4 23,4 67,2 51,1 379 Ethnies non centrafricaines 1,6 0,0 47,5 43,2 68,8 53,1 279 Manquant 0,0 0,0 50,8 21,9 73,0 52,7 62 Total 0,7 0,1 46,2 25,8 66,5 48,5 10474 [1] Indicateur MICS 6.3 ; [2] Indicateur MICS 6.4 M I C S | D É V E L O P P E M E N T D E L ’ E N F A N T 191190 M I C S | D É V E L O P P E M E N T D E L ’ E N F A N T 9 .2 GARDE INADÉQUATE DES ENFANTS Il est reconnu que laisser des enfants seuls, ou à la garde d’autres jeunes, accroît le risque d’accidents. Deux questions ont été posées pour savoir si les enfants âgés de 0-59 mois étaient laissés seuls pendant la semaine précédant l’interview et si les enfants étaient confiés à la garde d’autres enfants de moins de 10 ans. Il ressort des résultats du tableau CD.4, qu’en RCA, 25% des enfants de moins de 5 ans ont été laissés seuls pendant au moins une heure au cours de la semaine passée et 55% sous la garde d’autres enfants de moins de 10 ans. On estime au total à 61% la proportion des enfants de moins de cinq ans laissés sous une garde inadéquate au cours de la semaine précédant l’interview. On observe que la proportion d’enfants laissés sous garde inadéquate est plus importante chez les enfants de 24-59 mois (76%) que chez les moins de 23 mois (40%) et dans le milieu urbain (64%). Plus surprenant, la proportion d’enfants laissés sous garde inadéquate augmente avec le niveau d’instruction de la mère (de59% chez les enfants de mères instructions à 67% chez ceux de mères de niveau secondaire ou plus). Tableau CD .4: Garde inadéquate Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans laissés seuls ou laissés à la garde d’un autre enfant âgé de moins de 10 ans pendant plus, d’une heure, au moins une fois au cours de la semaine passée, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans Nombre d’enfants de moins de 5 ans laissés seuls au cours de la semaine passée laissés à la garde d’un autre enfant âgé de moins de 10 ans au cours de la semaine passée laissés avec une garde inadéquate au cours de la semaine passée [1] Sexe Masculin 24,8 54,5 60,0 5216 Féminin 25,8 55,4 61,5 5258 Préfecture Ombella Mpoko 24,3 56,9 63,2 1125 Lobaye 29,5 66,2 69,7 857 Mambéré-Kadéï 17,3 57,1 60,4 1003 Nana Mambéré 20,6 48,1 58,3 537 Sangha-Mbaéré 16,5 61,5 65,6 311 Ouham Pende 23,6 52,6 56,5 1317 Ouham 14,7 54,3 56,7 900 Kémo 25,0 53,1 57,1 376 Nana Grébizi 24,2 51,6 56,7 251 Ouaka 11,6 54,8 57,0 575 Haute-Kotto 28,9 44,2 53,4 209 Bamingui-Bangoran 29,3 51,8 56,5 53 Basse Kotto 17,4 52,5 57,8 768 Mbomou 26,8 46,7 57,7 394 Haut Mbomou 18,3 32,1 41,6 103 Bangui 46,8 57,0 67,6 1647 Milieu de résidence Urbain 32,6 55,7 63,5 3686 Rural 21,3 54,6 59,2 6788 Tableau CD .4: Garde inadéquate (suite) Caractéristiques Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans Nombre d’enfants de moins de 5 ans laissés seuls au cours de la semaine passée laissés à la garde d’un autre enfant âgé de moins de 10 ans au cours de la semaine passée laissés avec une garde inadéquate au cours de la semaine passée [1] Age (en mois) 0-23 14,9 35,9 40,3 4482 24-59 33,0 69,2 76,1 5992 Instruction de la mère Aucune 21,5 53,4 58,5 4377 Primaire 25,0 54,9 60,6 4482 Secondaire et plus 36,2 59,4 67,2 1616 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 18,8 53,3 58,2 2244 Second 21,5 52,8 57,5 2290 Moyen 22,6 56,7 61,4 2211 Quatrième 32,0 59,1 66,9 2008 Le plus riche 34,3 52,9 60,2 1720 Ethnie du chef de ménage Haoussa 19,9 44,4 47,9 476 Sara 20,0 55,8 58,3 713 Mboum 24,8 53,4 59,4 669 Gbaya 22,4 56,8 62,2 3037 Mandja 26,8 52,2 59,3 865 Banda 23,9 53,8 59,0 2221 Ngbaka-Bantou 33,9 63,2 70,2 873 Yakoma-Sango 33,1 54,7 64,5 636 Zande/Nzakara 25,1 49,5 56,0 264 Autres ethnies locales 25,3 54,9 60,7 379 Ethnies non centrafricaines 39,8 50,2 58,4 279 Manquant 34,2 61,5 77,5 62 Total 25,3 55,0 60,7 10474 [1] Indicateur MICS 6.5 M I C S | D É V E L O P P E M E N T D E L ’ E N F A N T 193192 M I C S | D É V E L O P P E M E N T D E L ’ E N F A N T 9 .3 Développement de la petite enfance Le développement du jeune enfant est un processus ordonné et prévisible durant lequel l’enfant apprend à gérer des niveaux plus compliqués pour se déplacer, penser, parler, sentir et avoir des rapports avec les autres. La croissance physique, la capacité de lecture, d’écriture et l’habileté arithmétique, le développement socio-émotionnel et la disposition à apprendre sont des domaines essentiels du développement global de l’enfant, qui est un fondement du développement humain global. Un module de 10 éléments, mis au point pour le programme MICS, a été utilisé pour calculer l’indice de développement du jeune enfant (IDJE). L’indicateur est fondé sur certains points de référence que les enfants devraient avoir s’ils sont en bonne voie de développement comme la majorité des enfants de ce groupe d’âges. L’objet fondamental de l’IDJE est de faire connaître la politique publique relative à l’état de développement des enfants en RCA. Chacun des 10 éléments est utilisé dans l’un des quatre domaines, afin de déterminer si les enfants sont sur la bonne voie en matière de développement dans ce domaine. Les domaines en question sont: • Alphabétisme-capacité de calcul: Les enfants sont identifiés comme étant sur la bonne voie du développement selon qu’ils peuvent identifier ou nommer au moins dix lettres de l’alphabet, qu’ils peuvent lire au moins quatre mots simples courants et qu’ils peuvent connaître le nom et reconnaître les symboles de tous les chiffres de 1 à 10. Si au moins deux de ces tests sont positifs, alors l’enfant est considéré comme étant sur la bonne voie du développement. • Physique: Si les enfants peuvent attraper par terre avec deux doigts un petit objet, comme un bâton ou un caillou et/ou la mère n’indique pas que l’enfant est parfois trop malade pour jouer, alors l’enfant est considéré comme étant sur la bonne voie du développement dans le domaine physique. • Dans le domaine socio-affectif, les enfants sont considérés être sur la bonne voie du développement si deux des tests suivants sont positifs: si l’enfant s’entend bien avec d’autres enfants, si l’enfant ne donne pas des coups de pied, ne mord pas, ni ne frappe d’autres enfants et si l’enfant n’est pas facilement distrait. • Apprentissage: Si l’enfant suit de simples instructions pour faire quelque chose correctement et/ou quand on lui demande de faire quelque chose, est capable de le faire de manière indépendante, alors l’enfant est considéré comme étant sur la bonne voie du développement dans le domaine de l’apprentissage. L’IDJE est ensuite calculé comme le pourcentage des enfants qui sont sur la bonne voie du développement dans au moins trois de ces quatre domaines. En République Centrafricaine, le score de l’Indice du Développement du Jeune Enfant (IDJE) est évalué à 47% avec une différence notable de seize points entre les enfants qui fréquentent l’école (63%) et ceux qui ne la fréquentent pas (46%). Le sexe de l’enfant, le niveau d’instruction de la mère et le niveau de bien-être économique milieu de résidence semblent exercer une influence limitée sur l’IDJE. Par contre on note des différences significatives entre les préfectures avec le score le plus élevé enregistré dans la Mambéré-Kadéï (58%) et le plus faible dans le Bamingui-Bangoran (41%) et entre les groupes ethniques avec le score le plus élevé enregistré chez les Haoussa (51%) et le plus faible chez les Sara (38%). En s’intéressant aux domaines de développement de l’enfant, on note que les enfants performent particulièrement bien dans le domaine du développement physique avec un score national de 96%, même pour ceux qui ne fréquentent pas l’école (96%). Le sexe, le milieu de résidence, la préfecture, la fréquentation scolaire, l’âge, le niveau d’éducation de la mère, le statut du bien-être économique du ménage et le groupe ethnique ne semblent pas être des facteurs décisifs dans le niveau de développement physique de l’enfant. Le deuxième domaine de bonne performance du développement de l’enfant est l’apprentissage avec un score national de 75% avec une différence notable entre (i) l’âge des enfants (71% pour les moins de quatre ans et 81% pour les moins de cinq ans) ; (ii) les enfants qui fréquentent l’école (87%) et les enfants qui ne le font pas (75%), (iii) les enfants dont la mère a un niveau secondaire d’instruction (84% contre 72% pour la mère sans instruction) et (iv) pour les enfants issus des ménages les plus riches (80% contre 70% pour enfants des ménages les plus pauvres). On note une différence dans les scores selon le genre de cinq points (73% pour les garçons et 78% pour les filles) et le milieu de résidence de deux points (76% en milieu urbain et 74% en milieu rural). La préfecture qui présente le score le plus élevé pour l’apprentissage est la Mambéré-Kadéï (84%) et celle qui a le plus faible score est l’Ouham (68%). Selon le groupe ethnique, le score d’apprentissage le plus élevé est enregistré chez les Ethnies Non Centrafricaines (79%) et le plus faible chez les Mboum (67%). Le développement social et émotionnel présente un score moyen de 58% au niveau national. Il existe des différences plus ou moins significatives selon la caractéristique considérée. Les filles ont un meilleur indice de développement social et émotionnel (61%) que les garçons (55%). Les enfants du milieu rural performent mieux (60%) que les enfants du milieu urbain (55%). Cette performance est encore plus élevée (i) chez les enfants qui ne vont pas à l’école (59%) par rapport aux enfants qui fréquentent l’école (47%) ; (ii) chez les enfants dont la mère est sans instruction (61%) que chez les enfants dont la mère a un niveau secondaire et plus d’instruction (50%) ; et (iii) chez les enfants des ménages les plus pauvres (63%) que les enfants des ménages les plus riches (53%). La préfecture qui présente le score le plus élevé est la Ouaka (73%) et celle qui a le plus faible score est Bangui (45%). Selon le groupe ethnique, le score de développement social et émotionnel le plus élevé est enregistré chez les Mboum (64%) et le plus faible chez les Ethnies Non Centrafricaines (42%). L’alphabétisation et le calcul demeurent un domaine moins développé avec un score national de 7%. On ne note pas de différence de genre. Il apparait clairement que des facteurs comme le milieu de résidence (13% milieu urbain contre 4% milieu rural), la fréquentation préscolaire (44% pour les enfants qui fréquentent l’école contre 5% pour ceux qui ne le font pas) et enfin le niveau d’instruction de la mère (18% pour les enfants dont la mère a un niveau secondaire et plus d’instruction contre 3% pour les enfants dont la mère est sans instruction). Le quintile de bien-être économique influence fortement la performance des enfants en matière d’alphabétisation et de calcul : 21% pour les enfants des quintiles les plus riches contre 1% pour les enfants des quintiles les plus pauvres. Comme attendu, l’âge a un effet sur cette compétence (10% pour les moins de cinq ans contre 4% pour les moins de quatre ans). À l’exception de Bangui (19%), la préfecture qui présente le score le plus élevé est la Haute Kotto (9%) et celle qui a le plus faible score est la Basse Kotto (0,3%). Selon le groupe ethnique, le score en alphabétisation-calcul le plus élevé est enregistré chez les Yakoma-Sango (14%) et le plus faible chez les Banda (4%). M I C S | D É V E L O P P E M E N T D E L ’ E N F A N T 195194 M I C S | D É V E L O P P E M E N T D E L ’ E N F A N T Tableau CD .5: Indice de développement du jeune enfant Pourcentage d’enfants âgés de 36-59 mois en bonne voie de développement aux plans de l’alphabétisation, calcul, physique, social-émotionnel, de l’apprentissage, et du score d’indice de développement du jeune enfant, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage d’enfants âgés de 36-59 mois en bonne voie de développement pour le domaine de: Score de l’indice de développement du jeune enfant [1] Nombre d’enfants âgés de 36-59 moisAlphabétisation- calcul Physique Social- Emotionnel Apprentissage Sexe Masculin 6,9 95,6 55,1 73,2 43,9 1848 Féminin 7,1 95,8 60,6 77,6 50,2 1973 Préfecture Ombella Mpoko 7,7 94,1 61,2 76,4 52,9 389 Lobaye 7,8 97,5 56,4 74,9 45,8 316 Mambéré-Kadéï 4,7 97,4 66,4 84,3 58,1 398 Nana Mambéré 1,4 97,4 60,6 73,2 41,1 211 Sangha-Mbaéré 6,1 91,0 66,9 72,6 51,1 119 Ouham Pende 5,5 96,3 57,2 68,3 42,1 531 Ouham 1,7 91,8 62,4 67,9 43,0 308 Kémo 6,0 98,0 58,0 78,8 53,3 129 Nana-Grébizi 4,4 94,1 63,6 70,6 47,1 85 Ouaka 1,9 97,8 72,8 76,3 57,2 186 Haute-Kotto 8,6 97,2 55,3 80,2 46,8 68 Bamingui-Bangoran 2,1 95,0 57,8 75,0 40,5 19 Basse Kotto ,3 96,1 54,9 73,8 41,7 267 Mbomou 6,1 97,1 53,0 81,7 48,5 141 Haut Mbomou 7,0 98,3 60,1 75,0 49,2 31 Bangui 18,8 94,7 44,5 79,8 43,2 606 Milieu de résidence Urbain 12,6 95,4 54,7 78,8 48,3 1371 Rural 3,8 95,9 59,8 73,6 46,5 2450 Age (en mois) 36-47 4,4 95,2 59,5 71,3 44,2 2097 48-59 10,1 96,3 56,1 80,6 50,8 1723 Fréquentation préscolaire Fréquente l’école maternelle 43,6 95,6 47,4 87,3 62,5 192 Ne fréquente pas l’école maternelle 5,0 95,7 58,5 74,8 46,4 3628 Tableau CD .5: Indice de développement du jeune enfant (suite) Caractéristiques Pourcentage d’enfants âgés de 36-59 mois en bonne voie de développement pour le domaine de: Score de l’indice de développement du jeune enfant [1] Nombre d’enfants âgés de 36-59 moisAlphabétisation- calcul Physique Social- Emotionnel Apprentissage Instruction de la mère Aucune 3,4 95,5 60,9 72,1 45,6 1635 Primaire 6,4 95,7 58,0 75,7 47,4 1579 Secondaire et plus 18,1 96,2 49,9 83,9 50,8 607 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 1,3 94,8 63,1 69,8 44,6 776 Second 2,7 96,0 59,5 72,5 44,4 827 Moyen 6,2 96,1 59,2 77,1 48,7 829 Quatrième 6,5 96,0 53,9 78,7 48,0 757 Le plus riche 21,1 95,5 52,8 80,2 51,0 631 Ethnie du chef de ménage Haoussa 8,5 98,0 60,5 75,5 50,8 183 Sara 7,8 91,2 52,9 70,1 38,4 278 Mboum 6,2 96,5 63,9 67,1 48,7 260 Gbaya 5,4 95,0 60,1 76,2 47,4 1113 Mandja 7,0 94,3 55,3 73,4 45,2 310 Banda 4,2 96,3 58,8 78,4 48,3 756 Ngbaka-Bantou 12,2 97,0 56,5 77,9 50,3 334 Yakoma-Sango 13,7 97,5 52,7 77,9 50,6 225 Zandé/Nzakara 8,4 97,7 56,6 73,9 43,4 101 Autres ethnies locales 6,6 94,7 60,9 75,4 47,3 139 Ethnies non centrafricaines 11,8 99,6 41,9 78,6 42,9 99 Manquant * * * * * 23 Total 7,0 95,7 58,0 75,4 47,2 3821 [1] Indicateur MICS 6.6; *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés CONCLUSION Une analyse approfondie est nécessaire pour mieux comprendre les liens entre les caractéristiques et le score des enfants, notamment en matière de développement social et émotionnel afin de mieux cadrer les stratégies en appui au développement du jeune enfant. Il pourrait s’agir de mieux analyser par exemple le degré de corrélation entre le développement social et émotionnel et le milieu de résidence, la fréquentation scolaire, le niveau d’instruction du ménage, le statut du bien économique du ménage et le groupe ethnique au niveau national ou dans des préfectures ciblées. M I C S | E D U C A T I O N 197196 M I C S | E D U C A T I O N X . EDUCATION A l’orée de l’échéance 2015 fixée par la communauté internationale pour l’évaluation des progrès enregistrés par les pays quant aux Objectifs du Millénaire pour le Développement, la problématique de l’éducation et de l’alphabétisation se pose encore comme un défi majeur pour la République Centrafricaine. À ce jour, les performances enregistrées par ce secteur sont très mitigées et rendent l’atteinte des OMD improbable. Afin de respecter les engagements pris lors des réunions internationales relatives à l’éducation, le gouvernement centrafricain a adopté successivement le Plan de Développement de l’Éducation (PNDE, 2000), le Plan National d’Action de l’Éducation Pour Tous (PNA-EPT, 2004) et la stratégie nationale du secteur de l’éducation (2007). La dite stratégie a permis à la RCA d’être éligible à l’initiative pour la Mise en Œuvre Accéléré de l’Education Pour Tous (IMOA-EPT, 2007). Dans l’utilisation des fonds catalytiques, l’accent est sur la qualité des enseignements à travers la formation des enseignants, la mise à disposition des manuels scolaires, les matériels pédagogiques et les guides des enseignants. L’accessibilité est également l’une des préoccupations dans la mise en œuvre de ce projet. Elle se traduit par la construction, la réhabilitation et l’équipement des bâtiments scolaires. L’adoption des nouvelles instructions officielles et leur curricula a permis la mise en œuvre effective d’une reforme pédagogique notamment l’Approche par Compétence (APC) comme méthodologie à utiliser en RCA. 10 .1 ALPHABÉTISATION DES JEUNES Le taux d’alphabétisation mesure la capacité des hommes et des femmes à lire un texte simple et court ou la fréquentation scolaire. La session extraordinaire des Nations-Unies sur un monde digne des enfants a pris en compte entre autres l’alphabétisation des jeunes. Aussi les OMD ont-ils retenu parmi ses indicateurs le taux d’alphabétisation des jeunes. L’enquête MICS4 a permis de disposer des données sur le taux d’alphabétisation des personnes âgées de 15-24 ans. D’après le tableau ED.1, on note que le taux d’alphabétisation chez les femmes de 15-19 ans est de 28% et chez les hommes du même groupe il est de 54%. 10 .1 .1 Alphabétisation des jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans Un peu plus d’un quart des femmes 20-24 ans sont alphabétisées (27%). Dans l’ensemble, 27% des femmes de 15-24 ans sont alphabétisées au niveau national avec des disparités importantes quand on considère le quintile du bien-être économique, l’instruction, le milieu de résidence, la préfecture et le groupe ethnique. Le pourcentage des femmes alphabétisées est six fois plus élevé (52%) en milieu urbain qu’en milieu rural (8%). Moins de 1% des femmes sans aucune instruction sont effectivement alphabétisées (capable de lire une courte phrase présentée par l’enquêtrice) ; et ce taux n’est que de 9% pour celles ayant un niveau primaire d’instruction. Quatre pour cent des femmes des quintiles les plus pauvres sont alphabétisées contre 65% des femmes des quintiles les plus riches, soit un ratio de 1 pour 16. La ville de Bangui a un taux de 67% de femmes de 15-24 ans alphabétisées et parmi les autres préfectures, c’est la préfecture de l’Ombella Mpoko qui a le taux le plus élevé (26%) et la préfecture de la Basse Kotto qui a le taux le plus faible (5%). C’est le groupe ethnique Yakoma-Sango qui présente le taux le plus élevé de femmes alphabétisées (51%) et c’est le groupe ethnique Haoussa qui a le taux le plus faible (12%). 10 .1 .2 Alphabétisation des jeunes hommes âgés de 15 à 24 ans Le pourcentage d’hommes 15-24 ans alphabétisés est de 51%, soit presque deux fois plus comparé à celui des femmes du même groupe d’âges. Il est de 54% pour les 15-19 ans et de 48% pour les 20-24. Tout comme pour les femmes, on note des disparités importantes selon les caractéristiques. M I C S | E D U C A T I O N 199198 M I C S | E D U C A T I O N Tableau ED .1: Alphabétisation des jeunes de 15 à 24 ans Pourcentage de femmes et d’hommes âgés de 15-24 ans qui sont alphabétisés Caractéristiques Femmes Hommes Pourcentage d’alphabétisées [1] Pourcentage non connu Nombre de femmes âgées de 15-24 ans Pourcentage d’alphabétisés [1] Pourcentage non connu Nombre d’hommes âgés de 15-24 ans Préfecture Ombella Mpoko 26,2 2,7 534 51,8 4,7 165 Lobaye 17,2 8,4 320 42,9 5,9 117 Mambéré-Kadéï 19,8 9,6 407 33,4 5,1 125 Nana Mambéré 12,3 ,2 236 38,3 ,8 81 Sangha-Mbaéré 18,9 3,3 110 43,2 ,8 38 Ouham Pende 12,2 7,4 569 35,4 2,7 184 Ouham 8,3 3,8 375 35,1 2,9 141 Kémo 17,3 ,7 148 43,2 1,9 60 Nana-Grébizi 18,4 2,8 121 40,4 3,3 45 Ouaka 13,7 2,1 235 35,6 1,4 68 Haute-Kotto 13,9 4,1 91 42,3 5,7 24 Bamingui-Bangoran 20,7 1,3 24 56,0 ,0 10 Basse Kotto 4,5 3,1 333 26,1 4,5 110 Mbomou 13,5 1,3 171 39,3 2,0 61 Haut Mbomou 22,6 1,8 54 (39,1) (,0) 12 Bangui 66,9 1,7 1142 79,1 2,8 535 Milieu de résidence Urbain 51,6 1,7 2160 70,1 2,7 844 Rural 8,3 5,7 2733 34,1 3,6 940 Instruction Aucune ,4 6,1 1603 ,0 5,5 174 Primaire 9,0 4,3 2149 22,5 5,3 901 Secondaire et plus 100 ,0 1142 100 ,0 709 Le pourcentage d’hommes alphabétisés est deux fois plus élevé en milieu urbain (70%) qu’en milieu rural (34%). Aucun homme sans instruction n’est alphabétisé et seulement 23% des hommes ayant le niveau primaire d’instruction sont considérés alphabétisés. Le pourcentage d’hommes alphabétisés des ménages les plus riches est quatre fois plus élevé (80%) que celui des ménages les plus pauvres (21%). La ville de Bangui a un taux de 79% d’hommes alphabétisés et parmi les autres préfectures, c’est la préfecture du Bamingui-Bangoran qui a le taux le plus élevé (56%) et la préfecture de la Mambéré-Kadéï qui a le taux le plus faible (33%). C’est le groupe ethnique Yakoma-Sango qui présente le taux le plus élevé d’hommes alphabétisés (67%) et c’est le groupe ethnique Haoussa qui a le taux le plus faible (39%). Tableau ED .1: Alphabétisation des jeunes de 15 à 24 ans (suite) Caractéristiques Femmes Hommes Pourcentage d’alphabétisées [1] Pourcentage non connu Nombre de femmes âgées de 15-24 ans Pourcentage d’alphabétisés [1] Pourcentage non connu Nombre d’hommes âgés de 15-24 ans Âge 15-19 28,2 3,5 2285 54,0 3,6 954 20-24 26,7 4,3 2609 47,8 2,7 831 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 4,3 5,7 929 20,9 2,9 279 Second 6,4 4,8 898 35,2 3,7 336 Moyen 11,3 4,2 877 35,5 3,3 288 Quatrième 38,1 2,9 1027 58,7 4,4 345 Le plus riche 64,8 2,4 1163 80,3 2,2 537 Total 27,4 3,9 4894 51,1 3,2 1785 Ethnie du chef de ménage Haoussa 12,0 3,3 251 38,9 1,6 59 Sara 15,8 8,7 305 51,6 ,0 116 Mboum 23,6 2,5 307 40,4 2,2 79 Gbaya 24,9 3,8 1384 45,0 3,4 524 Mandja 29,0 3,0 424 50,4 4,9 170 Banda 26,7 2,7 1047 51,6 4,8 385 Ngbaka-Bantou 38,1 6,9 366 62,0 1,9 143 Yakoma-Sango 50,8 1,6 352 66,9 3,4 130 Zandé/Nzakara 35,3 2,2 127 62,0 ,2 51 Autres ethnies locales 24,0 2,8 161 49,7 ,0 55 Ethnies non centrafricaines 23,9 10,8 144 (62,6) (4,2) 59 Manquant (31,9) (7,9) 25 * * 14 Total 27,4 3,9 4894 51,1 3,2 1785 [1] Indicateur MICS 7.1; Indicateur OMD 2.3; *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés; ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés M I C S | E D U C A T I O N 201200 M I C S | E D U C A T I O N Tableau ED .2: Préparation à l’école Pourcentage d’enfants en première classe d’école primaire et ayant suivi un enseignement préscolaire l’année précédente, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage d’enfants en première classe du primaire et ayant suivi un enseignement préscolaire au cours de l’année précédente [1] Nombre d’enfants en première classe d’école primaire Sexe Masculin 8,8 1104 Féminin 9,1 949 Préfecture Ombella Mpoko 6,9 227 Lobaye 10,1 141 Mambéré-Kadéï 4,5 185 Nana Mambéré 3,7 110 Sangha Mbaéré 3,8 63 Ouham Pende 4,8 295 Ouham 7,5 197 Kémo 2,8 51 Nana-Grébizi 7,6 41 Ouaka 4,2 112 Haute-Kotto 3,7 44 Bamingui-Bangoran 8,1 12 Basse Kotto 5,3 130 Mbomou 7,2 80 Haut Mbomou 6,1 18 Bangui 24,8 338 Milieu de résidence Urbain 16,0 771 Rural 4,6 1282 Instruction de la mère Aucune 3,9 792 Primaire 8,0 933 Secondaire et plus 24,0 324 Mère pas dans le ménage * 1 Manquant/NSP * 2 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 3,1 385 Second 4,8 433 Moyen 4,5 428 Quatrième 11,0 437 Le plus riche 22,5 370 Ethnie du chef de ménage Haoussa 8,8 86 Sara 6,5 219 Mboum 8,6 137 Gbaya 7,7 521 Mandja 8,3 158 Banda 7,0 469 Ngbaka-Bantou 17,5 164 Yakoma-Sango 14,5 116 Zandé/Nzakara 13,5 57 Autres ethnies locales 10,0 61 Ethnies non centrafricaines (7,9) 50 Manquant * 14 Total 8,9 2053 [1] Indicateur MICS 7.2; *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés; ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés 10 .2 PRÉPARATION À L’ÉCOLE Recevoir une éducation préscolaire sous forme d’apprentissage organisé ou de programme d’éducation de la petite enfance est important pour la préparation des enfants avant leur admission à l’école. Malheureusement, en RCA à peine 9% des enfants fréquentant la première année d’école primaire étaient à la maternelle l’année précédente (tableau ED.2). Les filles (9%) ont la même chance de fréquenter le préscolaire que les garçons (9%). Les enfants qui résident dans les zones urbaines (16%) ont par contre, proportionnellement trois fois plus de chance de fréquenter les établissements préscolaires que ceux des zones rurales (5%), nettement moins équipées. À l’exception de Bangui (25%), la proportion la plus élevée des élèves de première année ayant fréquenté la maternelle est enregistrée dans la Lobaye (10%) et la plus faible dans la Kémo (3%). L’intérêt pour l’éducation préscolaire est manifeste dans les ménages plus riches ou d’un haut niveau d’instruction. En effet, alors que 3% seulement des enfants issus des ménages les plus pauvres fréquentent le préscolaire, ce pourcentage est de 23% pour les enfants issus des ménages les plus riches. On note que les enfants dont la mère a un niveau d’instruction secondaire et plus ont 6 fois plus de chance de fréquenter le préscolaire (24%) que les enfants dont la mère est sans instruction (4%). Selon le groupe ethnique, ce sont les enfants Ngbaka-Bantou qui ont le plus de chance de fréquenter le préscolaire (18%) et ce sont les enfants Sara qui ont le moins de chance (7%). 10 .3 EDUCATION PRIMAIRE Les Objectifs du Millénaire pour le Développement mettent un accent particulier sur l’accès universel de tous les enfants à l’éducation de base et l’achèvement du cycle primaire. L’éducation est un préalable indispensable à l’émancipation, la protection des enfants contre les pires formes de travail, la promotion des droits de l’homme et la démocratie, la protection de l’environnement, la maitrise de la fécondité et la lutte contre la pauvreté. 10 .3 .1 Admission au primaire En RCA, le taux net d’admission en première année des enfants ayant l’âge officiel d’entrée à l’école primaire fixé à 6 ans est estimé à 49% (tableau ED.3). Selon le sexe, l’admission est meilleure pour les garçons (54%) que les filles (44%). La différence dans l’admission en primaire est particulièrement importante quand on considère le milieu de résidence avec un pourcentage de 63% en milieu urbain contre 42% en milieu rural. Le taux d’admission en première année de primaire est relativement plus élevé à Bangui (72%) et dans la préfecture de la Haute-Kotto (57%). Il est plus faible dans la préfecture de l’Ouham (36%). Le taux d’admission baisse de 64% chez les enfants dont la mère a un niveau secondaire ou plus à 37% pour les enfants de mères sans instruction. Il est de 68% pour les enfants issus des ménages les plus riches contre 37% pour les enfants issus des ménages les plus pauvres. Selon le groupe ethnique, ce sont les enfants des Ethnies non Centrafricaines qui fréquentent le plus le primaire (65%) et ce sont les enfants Gbaya et Haoussa qui le fréquentent le moins (40%). M I C S | E D U C A T I O N 203202 M I C S | E D U C A T I O N Tableau ED .3: Entrée à l’école primaire Pourcentage d’enfants d’âge scolaire primaire allant en classe 1 (taux net d’admission), RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage d’enfants d’âge scolaire primaire allant en classe 1 [1] Nombre d’enfants en âge d’entrer en primaire Sexe Masculin 54,0 1045 Féminin 44,2 919 Préfecture Ombella Mpoko 45,5 173 Lobaye 43,5 132 Mambéré-Kadéï 41,0 237 Nana Mambéré 39,5 116 Sangha Mbaéré 40,8 70 Ouham Pende 50,7 256 Ouham 36,4 171 Kémo 37,5 64 Nana-Grébizi 51,0 50 Ouaka 52,1 115 Haute-Kotto 57,1 36 Bamingui-Bangoran 53,5 10 Basse Kotto 45,0 134 Mbomou 55,8 63 Haut Mbomou (56,3) 13 Bangui 71,5 316 Milieu de résidence Urbain 63,3 681 Rural 42,0 1283 Instruction de la mère Aucun 37,2 873 Primaire 57,4 811 Secondaire et plus 64,4 280 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 37,0 404 Second 40,1 414 Moyen 47,7 437 Quatrième 58,3 368 Le plus riche 68,1 340 Ethnie du chef de ménage Haoussa 40,4 108 Sara 57,1 138 Mboum 58,7 120 Gbaya 40,4 576 Mandja 52,8 145 Banda 51,6 444 Ngbaka-Bantou 52,9 145 Yakoma-Sango 56,3 101 Zandé/Nzakara 59,9 48 Autres ethnies locales 46,7 69 Ethnies non centrafricaines 64,5 60 Manquant * 9 Total 49,4 1964 [1] Indicateur MICS 7.3; *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés; ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés 10 .3 .2 Fréquentation scolaire Le graphique ED.1 illustre le taux de fréquentation scolaire par âge. Il montre que, à quelques exceptions près, la fréquentation scolaire augmente avec l’âge puis faiblit chez les enfants âgés de dix ans et plus aussi bien chez les garçons que chez les filles et aussi bien en milieu urbain que rural. Elle est particulièrement faible pour les 24 ans, autour de 2% pour les garçons et les filles en milieu urbain et nulle pour les deux sexes en milieu rural, ce qui n’est guère surprenant avec la rareté des établissements secondaires et universitaires en zone rurale. La relative faible fréquentation scolaire pour les 5-6 ans pour les deux sexes aussi bien en milieu rural qu’urbain est en lien avec le faible taux net d’admission en première année vu précédemment. Le pic observé pour les enfants de 9-11 ans des deux sexes en milieu urbain et rural peut s’expliquer par l’admission tardive en première année du primaire d’enfants âgés de plus de six ans, qui est la norme en RCA. Il apparait que les garçons du milieu urbain ont une meilleure fréquentation scolaire que les filles du même milieu et dans l’ensemble le milieu urbain est plus favorable à la fréquentation scolaire que le milieu rural. Ceci tend à corroborer tous les problèmes de fréquentation scolaire courants en milieu rural (distance à parcourir, absence d’équipements adéquats, faible encadrement parental, environnement scolaire non attractif, travail domestique des enfants, notamment des filles, mariage précoce des filles, etc.). La déclinaison abrupte des courbes de fréquentation scolaire à partir des 11-12 ans pour les deux sexes et les deux milieux est une preuve du niveau élevé de la déperdition scolaire, des abandons et des échecs scolaires. Graphique ED.1: Taux de fréquentation scolaire par âge, RCA 2010 10 .3 .3 Taux net de fréquentation du primaire Le taux net de fréquentation du primaire est le rapport de l’effectif des élèves âgés de 6 à 11 ans, âge officiel pour le primaire, inscrits au cycle primaire à l’ensemble des enfants de ce même groupe d’âge. D’après le tableau ED. 4, le taux net de fréquentation de 73% au niveau national confirme les tendances observées pour l’admission et la fréquentation scolaires et la forte influence de certaines caractéristiques, notamment (i) une différence de dix points entre les taux des filles (68%) et ceux des garçons (78%) ; un écart de 20 points entre les taux en milieu urbain (86%) et ceux en milieu rural (66%) ; un écart de 32 points entre les taux de fréquentation des enfants dont la mère a un niveau secondaire et plus d’instruction (93%) et les taux des enfants dont la mère est sans instruction (61%) ; et un écart de 33 points entre les taux des enfants issus des ménages les plus riches (90%) et le taux des enfants issus des ménages les plus pauvres (57%). Le groupe d’âges de 8-11 ans présente de meilleurs taux (80% en moyenne) que le groupe d’âge de 6-7 ans (64% en moyenne). Ceci semble lié à ce qui été observé pour l’admission et la fréquentation scolaires. M I C S | E D U C A T I O N 205204 M I C S | E D U C A T I O N À l’exception de Bangui (92%), la préfecture qui présente le taux net de scolarisation au primaire le plus élevé est le Bamingui-Bangoran (81%) et la préfecture qui a le taux le plus faible (59%) est la Mambéré-Kadéï (voir graphique ED.2). Selon le groupe ethnique, ce sont les enfants Sara qui ont le meilleur taux net de scolarisation (85%) et ce sont les enfants Haoussa qui ont le taux le plus faible (53%). Une analyse des disparités confirme également la très forte influence sur le taux net de fréquentation des caractéristiques comme le milieu de résidence, le niveau d’instruction de la mère, le statut du bien-être économique aussi bien pour la fille que pour le garçon. Au niveau de préfectures on peut faire le constat suivant : à l’exception de Bangui (92% pour les deux sexes), la préfecture qui présente le taux net de fréquentation du primaire le plus élevé est le Bamingui-Bangoran pour les filles (78%) et le Bamingui-Bangoran et de la Haute Kotto pour les garçons (84%). Le taux le plus faible pour les filles est noté dans la préfecture de la Nana Mambéré (52%) et dans la Mambéré-Kadéï pour les garçons (65%). Graphique ED.2: Carte préfectorale des taux net de fréquentation scolaire au primaire, RCA 2010 Tableau ED .4: Fréquentation de l’école primaire Pourcentage d’enfants d’âge scolaire primaire fréquentant l’école primaire ou secondaire (taux de fréquentation net ajusté), RCA 2010 Caractéristiques Masculin Féminin Total Taux net de fréquentation (ajusté) [1] Nombre d’enfants Taux net de fréquentation (ajusté) [1] Nombre d’enfants Taux net de fréquentation (ajusté) [1] Nombre d’enfants Préfecture Ombella Mpoko 81,6 461 70,1 447 75,9 908 Lobaye 81,5 337 63,6 323 72,7 660 Mambéré-Kadéï 65,3 480 52,5 447 59,1 927 Nana Mambéré 69,8 260 52,3 248 61,2 508 Sangha Mbaéré 72,3 145 57,3 142 64,9 287 Ouham Pende 82,4 679 71,9 597 77,5 1276 Ouham 68,5 452 54,8 456 61,6 907 Kémo 78,2 164 66,1 148 72,5 312 Nana Grébizi 79,6 119 77,8 103 78,7 222 Ouaka 72,6 238 60,9 229 66,9 467 Haute-Kotto 84,4 80 69,3 81 76,8 161 Bamingui-Bangoran 83,7 24 78,8 24 81,2 48 Basse Kotto 71,1 304 55,4 294 63,4 597 Mbomou 77,7 173 68,4 157 73,3 330 Haut Mbomou 71,6 35 71,6 37 71,6 72 Bangui 92,0 834 92,0 859 92,0 1693 Milieu de résidence Urbain 88,4 1762 83,6 1768 86,0 3530 Rural 72,5 3052 58,4 2837 65,7 5889 Age au début de l’année scolaire 6 62,9 1045 51,8 919 57,7 1964 7 75,7 845 65,1 823 70,5 1668 8 84,3 662 75,3 737 79,5 1399 9 82,1 904 73,2 906 77,6 1810 10 86,7 591 78,3 541 82,7 1132 11 86,2 768 70,8 678 79,0 1446 Instruction de la mère Aucune 69,1 2111 53,3 2029 61,3 4140 Primaire 82,3 1906 74,5 1819 78,5 3725 Secondaire et plus 93,2 795 92,1 756 92,7 1550 Manquant/NSP * 2 * 2 * 4 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 65,2 971 48,6 865 57,4 1836 Second 70,4 942 56,7 955 63,5 1897 Moyen 79,9 1023 66,3 933 73,4 1957 Quatrième 84,9 950 79,2 943 82,0 1892 Le plus riche 91,6 928 88,9 910 90,3 1837 M I C S | E D U C A T I O N 207206 M I C S | E D U C A T I O N Tableau ED .4: Fréquentation de l’école primaire (suite) Caractéristiques Masculin Féminin Total Taux net de fréquentation (ajusté) [1] Nombre d’enfants Taux net de fréquentation (ajusté) [1] Nombre d’enfants Taux net de fréquentation (ajusté) [1] Nombre d’enfants Ethnie du chef de ménage Haoussa 61,6 241 43,7 231 52,8 471 Sara 90,7 347 79,7 342 85,3 690 Mboum 83,4 319 80,0 293 81,8 612 Gbaya 71,6 1372 58,0 1333 64,9 2705 Mandja 82,5 434 80,3 319 81,6 753 Banda 79,0 1007 69,3 965 74,2 1972 Ngbaka-Bantou 84,8 367 76,3 391 80,4 758 Yakoma-Sango 86,0 284 79,1 293 82,5 577 Zandé/Nzakara 86,7 103 80,4 122 83,3 225 Autres ethnies locales 73,3 172 63,4 192 68,1 364 Ethnies non centrafricaines 80,1 140 65,0 104 73,6 244 Manquant (77,9) 27 * 21 (70,5) 49 Total 78,3 4814 68,1 4605 73,3 9419 [1] Indicateur MICS 7.4; Indicateur OMD 2.1; *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés; ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Les disparités et les écarts dans les taux de fréquentation selon le sexe respectent les mêmes tendances constatées dans le cas du taux global net de fréquentation. Les différences des taux dans les groupes d’âges demeurent valables selon le genre. En ce qui concerne l’appartenance ethnique aussi bien pour les filles que pour les garçons, le taux le plus faible est observé chez les Haoussa (44% pour les filles et 62% pour les garçons) ; le plus élevé pour les filles est observé chez les Sara, les Zandé/Nzakara, les Mandja et les Mboum (80%). 10 .3 .4 Achèvement du cycle primaire et passage au secondaire 10 .3 .4 .1 Achèvement du cycle primaire Le taux d’achèvement est le pourcentage des enfants de tous les âges fréquentant la dernière année du primaire (redoublants exclus) par rapport à l’ensemble des enfants âgés de 11 ans (âge d’achèvement du primaire), inscrits à la dernière classe du cycle primaire. Selon le tableau ED.5, le taux d’achèvement national est estimé à 62%, bien plus favorable aux garçons (73%) qu’aux filles (48%), et nettement plus élevé pour les enfants du milieu urbain (90%) que pour ceux du milieu rural (44%), signifiant que les enfants du milieu urbain sont deux plus nombreux que les enfants du milieu rural à achever le cycle primaire. Ces disparités sont encore plus accentuées lorsque l’on prend en compte le niveau d’instruction de la mère et le statut du bien-être économique du ménage. En effet, le taux d’achèvement des enfants dont la mère a un niveau secondaire et plus est trois fois plus élevé (88%) que celui des enfants dont la mère est sans instruction (29%) et les taux d’achèvement des enfants issus des ménages les plus riches est presque cinq fois plus élevé (115%) que celui des enfants issus des ménages très pauvres (24%), soit un écart de 91 points. Toutes les tendances observées pour le taux d’achèvement corroborent les commentaires relatifs à l’admission, à la fréquentation et au taux brut de scolarisation. On note que les enfants Yakoma-Sango ont le taux d’achèvement le plus élevé (94%) et les enfants Haoussa sont ceux qui performent le moins (45%). À l’exception de Bangui (113%), la préfecture qui présente le taux d’achèvement le plus élevé est la Nana-Grébizi (102%) et le taux le plus faible est noté dans la préfecture de la Basse Kotto (34%). 10 .3 .4 .2 Passage au secondaire Le taux de transition, désigne le pourcentage des enfants fréquentant la première année du secondaire qui étaient en dernière année du cycle primaire pendant l’année scolaire précédente sur l’ensemble des enfants qui fréquentaient la dernière année du primaire durant l’année scolaire précédente. Le taux de passage au secondaire est estimé à 48% (tableau ED.5). Aucune disparité de genre n’est observée et on ne note qu’un faible écart entre le taux de passage en milieu urbain (49%) et le taux de passage en milieu rural (46%). Cependant, l’influence du niveau d’instruction de la mère et du bien-être économique est importante. En effet, il existe un écart de 13 points entre le taux de passage des enfants dont la mère a un niveau secondaire et plus (58%) et celui des enfants dont la mère est sans instruction (45%) et une différence de 15 points entre le taux de passage des enfants issus des ménages les plus riches (52%) et celui des enfants issus des ménages les plus pauvres (37%). Tableau ED .5: Achèvement de l’école primaire et passage à l’école secondaire Taux d’achèvement des études primaires et taux de transition à l’école secondaire, RCA 2010 Caractéristiques Taux d’achèvement à l’école primaire [1] Nombre d’enfants en âge d’achèvement de l’école primaire Taux de passage à l’école secondaire [2] Nombre d’enfants qui étaient en dernière classe du cycle primaire l’année précédente Sexe Masculin 73,2 768 48,3 465 Féminin 48,2 678 47,9 354 Préfecture Ombella Mpoko 53,3 151 (52,4) 74 Lobaye 74,1 94 (50,7) 44 Mambéré-Kadéï 37,6 139 54,3 74 Nana Mambéré 45,4 82 (29,7) 20 Sangha Mbaéré 54,8 39 45,7 21 Ouham Pende 51,7 189 (41,1) 88 Ouham 35,5 159 (67,6) 34 Kémo 82,3 46 (54,1) 17 Nana-Grébizi 101,6 36 50,8 21 Ouaka 40,8 59 * 20 Haute-Kotto 54,9 27 61,6 8 Bamingui-Bangoran 89,1 7 31,2 5 Basse Kotto 33,7 89 (53,9) 27 Mbomou 47,4 65 (58,8) 19 Haut Mbomou 71,9 10 * 6 Bangui 113,0 247 44,1 337 Milieu de résidence Urbain 90,2 557 49,2 520 Rural 43,5 889 46,3 299 M I C S | E D U C A T I O N 209208 M I C S | E D U C A T I O N Tableau ED .5: Achèvement de l’école primaire et passage à l’école secondaire (suite) Caractéristiques Taux d’achèvement à l’école primaire [1] Nombre d’enfants en âge d’achèvement de l’école primaire Taux de passage à l’école secondaire [2] Nombre d’enfants qui étaient en dernière classe du cycle primaire l’année précédente Instruction de la mère Aucune 29,2 646 45,0 126 Primaire 49,8 569 51,5 160 Secondaire et plus 87,9 229 57,8 168 Mère pas dans le ménage . 0 51,6 164 Manquant/NSP * 2 . 0 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 24,4 282 (36,9) 39 Second 34,9 295 42,9 83 Moyen 55,0 297 38,2 118 Quatrième 80,1 300 50,7 224 Le plus riche 115,3 272 52,3 355 Ethnie du chef de ménage Haoussa 44,5 76 93,8 20 Sara 54,1 96 47,0 67 Mboum (83,1) 80 (31,6) 45 Gbaya 46,4 457 45,3 212 Mandja 90,5 110 49,2 92 Banda 61,3 284 45,8 178 Ngbaka-Bantou 69,6 132 49,3 72 Yakoma-Sango 94,4 84 (54,4) 82 Zandé/Nzakara 55,0 38 (67,5) 15 Autres ethnies locales 62,9 48 (44,0) 24 Ethnies non centrafricaines 59,8 39 55,7 10 Manquant (180,8) 4 * 2 Total 61,5 1446 48,1 819 [1] MICS indicateur 7.9; OMD indicateur 3.1 ; [2] MICS indicateur 7.10; OMD indicateur 3.1 *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés; ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés 10 .4 EDUCATION SECONDAIRE: TAUX NET DE FRÉQUENTATION AU SECONDAIRE Le taux net de fréquentation au secondaire est le pourcentage des enfants âgés de 12 à 18 ans, âge officiel du secondaire, inscrits dans un établissement secondaire. Pour l’ensemble du pays, comme le montre le tableau ED.6, le taux est estimé à seulement 18%. Ce taux s’explique en partie par le pourcentage élevé des enfants âgés de 12 à 18 ans qui fréquentent encore les établissements primaires (37%) alors qu’ils devraient être au secondaire. À cela s’ajoute le pourcentage de ceux qui ne sont pas scolarisés. Bien que ce taux de fréquentation du secondaire soit très faible au niveau national, on observe des disparités extrêmement importantes. Ainsi, il existe une différence de 8 points entre le taux des garçons (23%) et celui des filles (15%). Cette différence est bien plus marquée quand on considère le milieu de résidence, le niveau d’instruction de la mère et le quintile du bien-être-économique. En effet, le taux net de fréquentation au secondaire est cinq fois et demie plus élevé en milieu urbain (33%) qu’en milieu rural (6%), trois fois plus élevé pour les garçons en milieu urbain (36%) qu’en milieu rural (11%) et dix fois plus élevés pour les filles en milieu urbain (31%) qu’en milieu rural (3%). La différence est encore plus accentuée avec le niveau d’instruction de la mère puisque le taux de fréquentation pour les enfants dont la mère a un niveau secondaire et plus d’instruction est six fois plus élevé en milieu urbain (41%) qu’en milieu rural (7%) ; quatre fois plus élevé pour les garçons dont la mère est instruite (40%) que pour les garçons dont la mère est sans instruction (11%) et quatorze fois plus élevé pour les filles dont la mère est instruite (43%) que pour les filles dont la mère est sans instruction (3%). Les filles dont la mère ne vit pas dans le ménage fréquentent beaucoup moins le secondaire (14%) que les garçons du même statut (26%) soit deux fois moins. L’écart se creuse encore plus avec le quintile du bien-être économique puisque le taux de fréquentation du secondaire des enfants du quintile le plus riche est quatorze fois plus élevé (42%) que celui des enfants issus des ménages les plus pauvres (3%) ; huit fois plus élevé pour les garçons des ménages les plus riches (46%) que ceux des ménages les plus pauvres (6%) et cent vingt et sept (127) fois plus élevé pour les filles des ménages les plus riches que celui des filles des ménages les plus pauvres (0,3%). Les taux de fréquentation au niveau national et selon le genre progressent pour les enfants de 12 ans à 17 ans puis déclinent pour les enfants de 18 ans. A l’exception de Bangui (42% au niveau national, 43% pour les garçons et 41% pour les filles), la préfecture qui présente le taux le plus élevé au niveau national est l’Ombella Mpoko (20%). La préfecture qui présente le taux le plus bas au niveau national est la Basse Kotto avec 5%. Les enfants du groupe ethnique Yakoma-Sango ont les taux les plus élevés au niveau national et selon le genre (34% national, 36% garçons, 32% pour les filles) et les enfants Haoussa ont les taux les plus bas (8% national, 13% pour les garçons et 4% pour les filles). M I C S | E D U C A T I O N 211210 M I C S | E D U C A T I O N Ta b le au E D .6 : F ré q u en ta ti o n d e l’é co le s ec o n d ai re (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s M as cu lin Fé m in in To ta l Ta ux n et d e fr éq ue nt at io n (a ju st é) [1 ] Po ur ce nt ag e fr éq ue nt at io n éc o le p rim ai re N o m br e d ’e nf an ts Ta ux n et d e fr éq ue nt at io n (a ju st é) [1 ] Po ur ce nt ag e fr éq ue nt at io n éc o le p rim ai re N o m br e d ’e nf an ts Ta ux n et d e fr éq ue nt at io n (a ju st é) [1 ] Po ur ce nt ag e fr éq ue nt at io n éc o le p rim ai re N o m br e d ’e nf an ts In st ru ct io n d e la m èr e A uc un e 10 ,5 59 ,3 81 8 3, 6 43 ,2 83 4 7, 0 51 ,2 16 51 Pr im ai re 16 ,3 69 ,7 70 1 12 ,3 51 ,9 75 6 14 ,2 60 ,5 14 58 Se co nd ai re e t p lu s 39 ,6 53 ,5 37 8 43 ,3 43 ,5 36 0 41 ,4 48 ,6 73 9 M èr e pa s da ns le m én ag e 25 ,9 41 ,7 63 5 14 ,3 14 ,0 79 6 19 ,4 26 ,3 14 31 M an qu an t/ N SP . . 0 * * 2 * * 2 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc o no m iq ue Le p lu s pa uv re 5, 9 45 ,8 50 9 ,3 20 ,7 73 4 2, 6 31 ,0 12 4 4 Se co nd 11 ,6 52 ,3 54 4 1, 7 23 ,2 66 2 6, 2 36 ,3 12 0 6 M o ye n 11 ,9 54 ,3 6 48 3, 9 28 ,1 74 8 7, 6 40 ,3 13 96 Q ua tr iè m e 23 ,6 53 ,2 73 4 20 ,1 32 ,0 83 1 21 ,7 42 ,0 15 66 Le p lu s ric he 45 ,7 38 ,0 92 7 37 ,9 30 ,4 96 2 41 ,8 34 ,1 18 89 Et hn ie d u ch ef d e m én ag e H ao us sa 12 ,9 43 ,9 12 8 4, 3 15 ,1 19 8 7, 7 26 ,4 32 6 Sa ra 14 ,3 63 ,2 20 4 10 ,6 32 ,4 23 3 12 ,3 46 ,8 43 7 M bo um 18 ,8 55 ,0 19 8 5, 6 29 ,0 22 4 11 ,8 41 ,2 42 2 G ba ya 19 ,6 47 ,2 92 4 14 ,1 22 ,6 11 56 16 ,6 33 ,5 20 81 M an dj a 28 ,7 49 ,6 30 7 15 ,2 33 ,6 34 3 21 ,6 41 ,1 65 0 B an da 21 ,9 45 ,8 72 3 15 ,1 26 ,8 80 9 18 ,3 35 ,7 15 32 N gb ak a- B an to u 28 ,4 50 ,7 33 2 15 ,8 42 ,4 29 5 22 ,5 46 ,8 62 7 Ya ko m a- Sa ng o 36 ,2 42 ,9 22 7 32 ,4 27 ,6 28 9 34 ,0 34 ,3 51 7 Z an dé /N za ka ra 30 ,7 53 ,9 82 19 ,3 27 ,5 10 5 24 ,3 39 ,1 18 7 A ut re s et hn ie s lo ca le s 20 ,7 50 ,8 11 8 6, 8 28 ,5 14 5 13 ,0 38 ,5 26 3 Et hn ie s no n ce nt ra fr ic ai ne s 24 ,5 23 ,5 90 16 ,4 22 ,9 11 5 20 ,0 23 ,1 20 5 M an qu an t (2 6, 7) (3 0 ,0 ) 31 (1 0 ,6 ) (3 7, 4) 24 19 ,7 33 ,2 54 T ot al 22 ,8 4 8, 0 33 63 14 ,6 27 ,3 39 37 18 ,4 36 ,8 73 0 0 [1 ] I nd ic at eu r M IC S 7. 5; : B as é su r m o in s de 2 5 ca s no n po nd ér és ; ( ): B as é su r 2 5 à 49 c as n o n po nd ér és Ta b le au E D .6 : F ré q u en ta ti o n d e l’é co le s ec o n d ai re P o u rc e n ta g e d ’e n fa n ts d ’â g e s co la ir e s e co n d ai re f ré q u e n ta n t l’ é co le s e co n d ai re o u s u p é ri e u re (t au x n e t d e f ré q u e n ta ti o n a ju st é) e t p o u rc e n ta g e d ’e n fa n ts f ré q u e n ta n t l’ é co le p ri m ai re , R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s M as cu lin Fé m in in To ta l Ta ux n et d e fr éq ue nt at io n (a ju st é) [1 ] Po ur ce nt ag e fr éq ue nt at io n éc o le p rim ai re N o m br e d ’e nf an ts Ta ux n et d e fr éq ue nt at io n (a ju st é) [1 ] Po ur ce nt ag e fr éq ue nt at io n éc o le p rim ai re N o m br e d ’e nf an ts Ta ux n et d e fr éq ue nt at io n (a ju st é) [1 ] Po ur ce nt ag e fr éq ue nt at io n éc o le p rim ai re N o m br e d ’e nf an ts Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 25 ,0 46 ,0 34 4 15 ,5 28 ,7 40 4 19 ,9 36 ,7 74 8 Lo ba ye 18 ,1 57 ,2 23 8 5, 8 32 ,8 29 8 11 ,3 43 ,6 53 6 M am bé ré -K ad éï 16 ,3 4 4, 7 27 7 10 ,6 21 ,9 35 9 13 ,1 31 ,8 63 6 N an a M am bé ré 13 ,6 41 ,6 15 2 3, 6 24 ,2 18 9 8 ,0 32 ,0 34 2 Sa ng ha -M ba ér é 21 ,7 46 ,7 91 9, 4 29 ,9 97 15 ,4 38 ,0 18 8 O uh am P en de 11 ,0 54 ,1 35 1 4, 5 26 ,9 4 4 4 7, 3 38 ,9 79 5 O uh am 12 ,1 56 ,4 31 4 3, 8 22 ,9 33 0 7, 8 39 ,2 6 4 4 Ké m o 23 ,8 47 ,3 10 8 8 ,6 26 ,0 13 1 15 ,5 35 ,7 23 9 N an a- G ré bi zi 20 ,0 48 ,1 79 8 ,7 31 ,2 97 13 ,8 38 ,9 17 6 O ua ka 12 ,8 43 ,7 12 3 6, 4 26 ,4 17 5 9, 0 33 ,6 29 8 H au te -K o tt o 22 ,1 47 ,7 57 7, 1 18 ,3 82 13 ,2 30 ,3 13 9 B am in gu i- B an go ra n 29 ,1 49 ,0 21 7, 2 36 ,4 21 17 ,9 42 ,6 42 B as se K o tt o 8 ,2 46 ,2 20 0 2, 6 20 ,2 25 0 5, 1 31 ,8 45 0 M bo m o u 15 ,9 58 ,3 12 4 5, 6 31 ,5 14 3 10 ,4 43 ,9 26 7 H au t M bo m o u 10 ,7 49 ,6 23 8 ,6 34 ,6 39 9, 4 40 ,2 63 B an gu i 42 ,6 42 ,1 83 7 41 ,2 30 ,2 85 3 41 ,9 36 ,1 16 90 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 36 ,4 42 ,1 15 33 30 ,7 29 ,6 16 72 33 ,4 35 ,6 32 0 5 R ur al 11 ,4 52 ,8 18 31 2, 7 25 ,6 22 6 4 6, 6 37 ,7 40 95 A ge e n dé bu t d ’a nn ée s co la ir e 12 9, 7 74 ,3 55 5 6, 5 62 ,9 61 3 8 ,0 68 ,3 11 68 13 11 ,6 68 ,3 60 6 11 ,1 51 ,3 61 6 11 ,3 59 ,7 12 22 14 20 ,9 55 ,9 47 5 17 ,1 31 ,0 47 5 19 ,0 43 ,4 95 0 15 31 ,0 46 ,1 41 7 18 ,4 24 ,0 52 0 24 ,0 33 ,8 93 7 16 31 ,6 33 ,9 46 6 16 ,9 10 ,0 49 0 24 ,1 21 ,7 95 6 17 33 ,1 24 ,4 50 8 19 ,6 4, 9 66 3 25 ,4 13 ,3 11 71 18 29 ,3 14 ,0 33 8 13 ,8 3, 5 55 9 19 ,6 7, 5 89 7 M I C S | E D U C A T I O N 213212 M I C S | E D U C A T I O N 10 .5 PARITÉ ENTRE FILLES ET GARÇONS EN MATIÈRE DE SCOLARISATION Les inégalités entre filles et garçons dans l’enseignement primaire et secondaire sont évaluées par le ratio filles/garçons (tableau ED.7). Ces ratios sont mieux connus sous la désignation de l’Indice de parité entre les sexes (IPS). Les ratios sont obtenus à partir des taux nets de fréquentation plutôt que des taux bruts. Le taux net est choisi car il exclut les enfants trop âgés fréquentant l’école primaire, biaisant de ce fait le résultat de l’IPS. Au niveau national, la parité des sexes à l’école primaire est estimée à 0,87 et au secondaire à 0,64. Ces indices cachent des disparités selon le milieu de résidence, la préfecture, le niveau d’instruction de la mère, le quintile du bien-être-économique, voire le groupe ethnique. La parité au primaire est de 0,95 en milieu urbain et de 0,81 en milieu rural. Par contre, au secondaire, la parité en milieu urbain est quatre fois plus élevée (0,85) que celle en milieu rural (0,23). La ville de Bangui et la préfecture du Haut Mbomou ont un indice de parité de 1,00 au primaire ; au secondaire dans la ville de Bangui la parité est de 0,97 et pour le Haut Mbomou, elle s’établit à 0,80. Les préfectures qui ont l’indice de parité le plus faible sont la préfecture de la Nana Mambéré pour le primaire (0,75) et surtout le Bamingui-Bangoran au secondaire (0,25). La parité fille/garçons au primaire s’établit à 0,77 pour les enfants dont la mère est sans instruction et 0,99 dans le cas où la mère a un niveau secondaire et plus d’instruction. Au secondaire, la parité dans le cas de la mère instruite est trois fois plus élevé (1,09) que celle du cas où la mère est sans instruction (0,34). On note d’ailleurs un renversement de tendance en faveur des filles avec cet indice de 1,09. Même dans le cas où la mère ne réside pas dans le ménage, l’indice de parité est de 0,55 au secondaire. L’indice de parité au primaire entre les filles et les garçons des ménages les plus riches est de 0,97 et de 0,75 pour les ménages les plus pauvres. Par contre au secondaire, l’indice de parité entre les filles et les garçons des ménages les plus riches est 17 fois plus élevé (0,84) que celui des ménages les plus pauvres (0,05). Le groupe ethnique Mandja a l’indice de parité le plus élevé (0,97) au primaire tandis que les Yakoma-Sango ont l’indice le plus élevé au secondaire (0,90). Les Haoussa ont l’indice le plus bas au primaire (0,71) et les Mboum le plus bas au secondaire (0,30). Notons que paradoxalement, les Mboum ont un indice de parité élevé au primaire (0,96). Tableau ED .7: Parité entre les sexes en matière d’éducation Taux net de fréquentation ajusté, ratios filles-garçons, à l’école primaire et secondaire, RCA 2010 Caractéristiques Taux net de fréquentation (RNF) ajusté de l’école primaire, filles Taux net de fréquentation (RNF) ajusté de l’école primaire, garçons Indice de parité entre les sexes (IPS) pour le RNF ajusté de l’école primaire [1] Taux net de fréquentation (RNF) ajusté de l’école secondaire, filles Taux net de fréquentation (RNF) ajusté de l’école secondaire, garçons Indice de parité entre les sexes (IPS) pour le RNF ajusté de l’école secondaire [2] Préfecture Ombella Mpoko 70,1 81,6 ,86 14,9 25,0 ,60 Lobaye 63,6 81,5 ,78 5,8 18,1 ,32 Mambéré-Kadéï 52,5 65,3 ,80 10,6 16,3 ,65 Nana-Mambéré 52,3 69,8 ,75 3,6 13,6 ,26 Sangha-Mbaéré 57,3 72,3 ,79 9,4 21,7 ,43 Ouham-Pende 71,9 82,4 ,87 4,5 11,0 ,41 Ouham 54,8 68,5 ,80 3,8 12,1 ,31 Kémo 66,1 78,2 ,85 8,6 23,8 ,36 Nana-Grébizi 77,8 79,6 ,98 8,7 20,0 ,43 Ouaka 60,9 72,6 ,84 6,4 12,8 ,50 Haute-Kotto 69,3 84,4 ,82 7,1 22,1 ,32 Bamingui-Bangoran 78,8 83,7 ,94 7,2 29,1 ,25 Basse Kotto 55,4 71,1 ,78 2,6 8,2 ,32 Mbomou 68,4 77,7 ,88 5,6 15,9 ,35 Haut Mbomou 71,6 71,6 1,00 8,6 10,7 ,80 Bangui 92,0 92,0 1,00 41,5 42,6 ,97 Milieu de résidence Urbain 83,6 88,4 ,95 30,8 36,4 ,85 Rural 58,4 72,5 ,81 2,7 11,4 ,23 Tableau ED .7: Parité entre les sexes en matière d’éducation (suite) Caractéristiques Taux net de fréquentation (RNF) ajusté de l’école primaire, filles Taux net de fréquentation (RNF) ajusté de l’école primaire, garçons Indice de parité entre les sexes (IPS) pour le RNF ajusté de l’école primaire [1] Taux net de fréquentation (RNF) ajusté de l’école secondaire, filles Taux net de fréquentation (RNF) ajusté de l’école secondaire, garçons Indice de parité entre les sexes (IPS) pour le RNF ajusté de l’école secondaire [2] Instruction de la mère Aucune 53,3 69,1 ,77 3,6 10,5 ,34 Primaire 74,5 82,3 ,91 12,3 16,3 ,76 Secondaire et plus 92,1 93,2 ,99 43,3 39,6 1,09 Mère pas dans le ménage . . . 14,3 25,9 ,55 Manquant/NSP * * * * . . Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 48,6 65,2 ,75 ,3 5,9 ,05 Second 56,7 70,4 ,80 1,5 11,6 ,13 Moyen 66,3 79,9 ,83 3,9 11,9 ,33 Quatrième 79,2 84,9 ,93 20,0 23,6 ,85 Le plus riche 88,9 91,6 ,97 38,2 45,7 ,84 Ethnie du chef de ménage Haoussa 43,7 61,6 ,71 4,3 12,9 ,33 Sara 79,7 90,7 ,88 10,6 14,3 ,74 Mboum 80,0 83,4 ,96 5,6 18,8 ,30 Gbaya 58,0 71,6 ,81 14,1 19,6 ,72 Mandja 80,3 82,5 ,97 16,0 28,7 ,56 Banda 69,3 79,0 ,88 14,7 21,9 ,67 Ngbaka-Bantou 76,3 84,8 ,90 15,8 28,4 ,56 Yakoma-Sango 79,1 86,0 ,92 32,4 36,2 ,90 Zandé/Nzakara 80,4 86,7 ,93 19,3 30,7 ,63 Autres ethnies locales 63,4 73,3 ,86 6,8 20,7 ,33 Ethnies non centrafricaines 65,0 80,1 ,81 16,4 24,5 ,67 Manquant (60,9) * * (10,6) (26,7) (,40) Total 68,1 78,3 ,87 14,6 22,8 ,64 [1] MICS indicateur 7.9; OMD indicateur 3.1 ; [2] MICS indicateur 7.10; OMD indicateur 3.1 10 .6 SURVIE SCOLAIRE Le taux de survie scolaire est présenté dans le tableau ED.7. Il correspond au pourcentage d’enfants inscrits en première année et qui atteignent finalement la dernière année de l’école primaire. Il s’agit d’une estimation du pourcentage de la cohorte des enfants inscrits en première année et qui arrivent en dernière année du cycle primaire. L’indicateur inclut les enfants qui redoublent des classes et qui finissent par passer jusqu’à atteindre la dernière classe. Un des Objectifs du Millénaire pour le Développement est d’assurer l’éducation de tous les enfants, garçons et filles et de donner les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires. Cet objectif implique que tous les enfants inscrits en première année aient la chance d’achever la sixième année du cycle. La survie scolaire qui s’obtient en recourant aux produits des taux de succès consécutifs dans les différentes classes, permet de déterminer le pourcentage des élèves inscrits en première année qui arrivent en sixième année du primaire. Comme le montre le tableau ED.7, le taux de survie à la dernière classe du primaire est de 81%. Il est plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural (86% contre 77%) et il est légèrement plus élevé pour les garçons (83% contre 79% pour les filles). Ce taux de survie croît sensiblement avec le niveau d’instruction de la mère, passant de 75% chez les enfants de mères non instruites à 94% chez les enfants de mères avec niveau secondaire ou plus. De même la survie en dernière année du primaire est meilleure parmi les enfants les plus riches (90% contre 63% chez les plus pauvres). M I C S | E D U C A T I O N 215214 M I C S | E D U C A T I O N Tableau ED .8: Enfants ayant fait la dernière classe de l’école primaire Pourcentage d’enfants entrant en première classe d’école primaire et qui finissent par atteindre la dernière classe d’école primaire (Taux de survie à la dernière classe d’école primaire), RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage de ceux ayant fait la classe 1 l’an dernier et qui sont en classe 2 cette année Pourcentage de ceux ayant fait la classe 2 l’an dernier et qui sont en classe 3 cette année Pourcentage de ceux ayant fait la classe 3 l’an dernier et qui font la classe 4 cette année Pourcentage de ceux ayant fait la classe 4 l’an dernier et qui sont en classe 5 cette année Pourcentage de ceux ayant fait la classe 5 l’an dernier et qui sont en classe 6 cette année Pourcentage de ceux qui atteignent la classe 6 sur ceux qui entrent en classe 1 [1] Sexe Masculin 97,4 97,0 95,6 95,3 96,3 82,8 Féminin 97,4 95,9 95,6 94,5 94,0 79,4 Préfecture Ombella Mpoko 98,5 94,9 99,0 90,4 100 83,6 Lobaye 96,1 93,7 92,6 97,4 90,7 73,7 Mambéré-Kadéï 93,3 97,2 92,4 95,2 98,5 78,6 Nana Mambéré 96,7 95,4 88,9 92,9 100 76,2 Sangha Mbaéré 94,0 94,4 92,0 94,4 95,1 73,3 Ouham Pende 99,3 98,6 97,7 95,6 94,3 86,3 Ouham 98,7 98,5 89,6 94,1 88,1 72,3 Kémo 97,5 97,1 94,5 96,7 94,2 81,4 Nana Grébizi 100 96,1 99,1 92,7 97,2 85,8 Ouaka 98,7 95,9 95,6 93,3 92,2 77,9 Haute-Kotto 92,8 96,9 96,0 89,2 87,4 67,2 Bamingui-Bangoran 93,0 94,4 97,9 97,6 94,6 79,4 Basse Kotto 91,4 91,5 93,6 100 96,1 75,2 Mbomou 98,7 99,1 94,6 98,0 96,0 87,1 Haut Mbomou 95,3 95,8 87,1 90,8 86,0 62,0 Bangui 99,0 98,2 99,4 96,7 97,5 91,1 Milieu de résidence Urbain 98,6 97,0 97,3 94,8 97,8 86,3 Rural 96,7 96,1 94,2 95,1 92,6 77,1 Instruction de la mère Aucune 95,4 94,6 93,4 93,0 95,4 74,8 Primaire 98,2 97,8 97,4 96,6 98,5 89,0 Secondaire et plus 100 98,4 97,8 99,0 98,8 94,2 Mère pas dans le ménage 100 100 88,3 88,8 94,4 74,0 Manquant/NSP . . . 100 100 . Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 95,4 91,9 92,7 89,7 86,6 63,2 Second 96,5 95,7 94,6 94,2 94,8 78,0 Moyen 96,7 97,3 92,1 95,8 92,5 76,9 Quatrième 98,7 98,5 97,6 95,3 98,5 89,1 Le plus riche 99,3 97,8 98,8 96,5 97,3 90,2 Ethnie du chef de ménage Haoussa 97,6 97,6 95,1 95,8 87,3 75,8 Sara 98,9 98,7 95,0 98,0 89,1 81,0 Mboum 99,2 96,2 100 97,3 95,4 88,5 Gbaya 95,5 95,8 93,3 92,8 98,0 77,6 Mandja 99,2 98,0 97,8 96,3 96,0 87,9 Banda 97,8 95,8 95,0 90,9 95,4 77,0 Ngbaka-Bantou 98,2 97,0 96,7 98,7 92,8 84,3 Yakoma-Sango 97,6 95,3 99,1 99,8 100 92,0 Zandé/Nzakara 98,8 94,9 93,0 96,9 90,9 76,8 Autres ethnies locales 92,9 96,7 91,8 100 96,1 79,3 Ethnies non centrafricaines 96,3 100 100 94,5 98,5 89,6 Manquant 100 100 100 78,2 100 78,2 Total 97,4 96,5 95,6 95,0 95,5 81,4 [1] Indicateur MICS 7.6; Indicateur OMD 2.2 10 .7 POPULATION N’AYANT JAMAIS ÉTÉ SCOLARISÉE La réalisation de l’éducation pour tous les enfants en 2015 implique que tous les enfants en âge d’aller à l’école la fréquentent. On estime au niveau national à 30% le pourcentage des enfants de 6-11 ans qui n’ont jamais été scolarisés ; 26% pour les garçons et 34% pour les filles ; 17% en milieu urbain et 38% en milieu rural (Tableau ED.9). Des disparités sont également notées selon les préfectures. À l’exception de Bangui qui a un taux de 9% (10% pour les garçons et 8% pour les filles), la préfecture de la Nana-Grébizi a le taux le plus bas d’enfants de 6-11 ans qui n’ont jamais fréquenté l’école avec 24% et la Mambéré-Kadéï, le taux le plus élevé avec 46%. Outre ces disparités de genre, de milieu de résidence et de régions, le niveau d’instruction de la mère et le quintile de bien-être économique pèsent lourdement dans la probabilité de fréquenter l’école ou non. Les enfants de 6-11 ans dont la mère est sans instruction sont cinq fois plus nombreux à ne pas être scolarisés que les enfants dont la mère a un niveau secondaire et plus (9%) ; trois fois et demie moins pour les garçons dont la mère est sans instruction (35%) par rapport aux garçons dont la mère est instruite (10%) et six fois moins pour les filles dont la mère est sans instruction (48%) par rapport aux filles dont la mère est instruite (8%). Les enfants du quintile le plus pauvres ont quatre fois moins de chance d’aller à l’école (45% ne sont pas scolarisés) que les enfants du quintile le plus riche (11%). Tableau ED .9: Enfants non-scolarisés Pourcentage d’enfants de 6 à 11 ans n’ayant jamais été scolarisés, RCA 2010 Caractéristiques Sexe Total Nombre d’enfants âgés de 6 à 11 ans Masculin Féminin Pourcentage non scolariséPourcentage non scolarisé Pourcentage non scolarisé Milieu de résidence Urbain 15,3 18,3 16,8 3647 Rural 32,5 43,3 37,7 6222 Préfecture Ombella Mpoko 23,5 33,0 28,1 963 Lobaye 20,7 33,6 26,9 705 Mambéré-Kadéï 39,7 51,8 45,7 966 Nana Mambéré 38,5 52,1 45,0 535 Sangha-Mbaéré 34,7 45,6 40,1 318 Ouham Pende 24,1 28,9 26,4 1363 Ouham 37,0 46,2 41,5 886 Kémo 27,1 39,2 32,9 333 Nana-Grébizi 23,6 23,7 23,6 230 Ouaka 32,0 42,5 37,0 495 Haute-Kotto 19,7 35,7 27,6 166 Bamingui-Bangoran 12,9 23,9 18,6 50 Basse Kotto 33,0 48,0 40,3 650 Mbomou 27,0 33,0 29,8 343 Haut Mbomou 29,0 22,0 25,4 79 Bangui 9,7 9,2 9,4 1743 M I C S | E D U C A T I O N 217216 M I C S | E D U C A T I O N Tableau ED .9: Enfants non-scolarisés (suite) Caractéristiques Sexe Total Nombre d’enfants âgés de 6 à 11 ans Masculin Féminin Pourcentage non scolariséPourcentage non scolarisé Pourcentage non scolarisé Aucune 35,1 48,3 41,6 4310 Primaire 23,7 28,4 26,0 3958 Secondaire et plus 9,3 8,1 8,7 1600 Manquant/NSP * * * 2 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 41,0 49,2 44,9 1953 Second 34,4 45,7 40,2 2019 Moyen 25,6 37,1 31,0 2039 Quatrième 19,7 24,0 21,8 1980 Le plus riche 9,8 12,2 11,0 1879 Total 26,4 33,7 30,0 9870 * : Basé sur moins de 25 cas non pondérés; 10 .8 ACCÈS AUX ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES L’éloignement des ménages par rapport aux établissements scolaires est l’un des obstacles à la scolarisation des enfants. Ce constat est manifeste dans les zones rurales où les parents ne sont pas favorables à la scolarisation des filles par crainte d’agressions vis-à-vis de ces dernières. Au niveau national, 92% de la population vit dans un rayon de moins de cinq kilomètres de l’école, 99% en milieu urbain et 87% en milieu rural. Si seulement 6% de la population vit dans un rayon de 5-9 km de l’école et 2% au-delà de 10 km, ces pourcentages sont respectivement de 9% et de 4% en milieu rural. On note que seul 1% de la population urbaine vit dans un rayon de 5-9 km d’une école (tableau ED.10). En considérant les préfectures, le pourcentage le plus faible de la population qui vit dans un rayon de moins de 5 km est celui de la préfecture de la Basse Kotto avec 82%. Mais les préfectures de la Ouaka et de la basse Kotto ont un pourcentage assez élevé de la population qui vit dans un rayon de 5-9 km de l’école estimé à 15%. Pratiquement 9% de la population vit au-delà de 10 km de l’école dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï. CONCLUSION L’analyse des différents tableaux a montré une tendance vers l’amélioration de plusieurs indicateurs relatifs à l’éducation des enfants. Mais des progrès importants sont encore à faire pour respecter l’engagement du pays vis-à-vis des OMD. L’analyse des différents tableaux a également clairement permis de mettre en exergue les caractéristiques qui déterminent la scolarisation des enfants, notamment des filles. Des caractéristiques comme le niveau d’instruction de la mère et le quintile de bien-être économique influent lourdement sur le comportement des parents quant à l’éducation de leurs enfants. Mais des facteurs comme le genre et le groupe ethnique sont aussi importants. L’influence de facteurs comme le milieu de résidence et la préfecture semble en revanche nettement plus liée à la présence ou non de programmes de développement du système éducatif. Tableau ED .10: Distance des ménages par rapport à un établissement scolaire primaire Pourcentage de la population des ménages selon la distance à un établissement scolaire primaire, RCA, 2010 Caractéristiques Distance à l’école primaire la plus proche Total Nombre de membresMoins de 5 km 5 - 9 km 10 km et + Milieu de résidence Urbain 99,1 0,8 0,1 100 21820 Rural 86,8 9,4 3,8 100 34327 Préfecture Ombella Mpoko 89,8 6,1 4,1 100 5900 Lobaye 92,8 6,9 0,3 100 4040 Mambéré-Kadéï 85,3 5,6 9,1 100 5339 Nana Mambéré 91,9 6,1 2,0 100 2947 Sangha Mbaéré 93,7 5,7 0,6 100 1556 Ouham Pende 94,3 5,2 0,5 100 6691 Ouham 88,2 7,3 4,5 100 4823 Kémo 94,7 4,2 1,1 100 1816 Nana Grébizi 96,0 3,8 0,1 100 1344 Ouaka 82,6 15,3 2,1 100 2914 Haute-Kotto 93,2 5,8 0,9 100 1045 Bamingui-Bangoran 91,6 5,4 3,0 100 282 Basse Kotto 82,1 15,3 2,6 100 3784 Mbomou 90,1 8,2 1,7 100 2086 Haut Mbomou 97,4 1,8 0,8 100 544 Bangui 99,1 0,8 0,1 100 10781 Total 91,6 6,1 2,3 100 56146 L’analyse des tableaux a également démontré des inégalités et des disparités importantes de genre même si un progrès notable a été fait en matière de parité filles garçons. Des écarts importants ont été constatés entre les préfectures, les groupes ethniques et le milieu rural et urbain. Des caractéristiques comme le niveau d’instruction de la mère et le quintile de bien-être économique des parents paraissent être les plus déterminants pour l’éducation des enfants, voire l’alphabétisation des 15-24 ans. Le niveau des indicateurs retenus appelle à des mesures idoines de la part du gouvernement pour améliorer l’accès aux infrastructures scolaires, notamment en milieu rural et invertir dans le nombre et la qualité des enseignants pour permettre à tous les enfants d’aller à l’école et promouvoir un environnement plus incitatif à l’apprentissage. Il serait intéressant d’entreprendre des analyses complémentaires afin de mieux comprendre les fondements des inégalités constatées entre les groupes ethniques quant à l’éducation de leurs enfants en vue d’apporter des solutions adaptées pour améliorer la scolarisation des enfants des groupes ethniques ayant des indicateurs de faibles niveaux. M I C S | P R O T E C T I O N D E L ’ E N F A N T 219218 M I C S | P R O T E C T I O N D E L ’ E N F A N T XI . PROTECTION DE L’ENFANT A l’instar des autres pays du monde, la République Centrafricaine s’est engagée dans la lutte contre toutes formes de discrimination, d’abus et de violences faites aux enfants et aux femmes. Cet engagement s’est traduit par la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux Droits de l’Enfant (CDE) en 1992 et la Convention sur l’Élimination de toutes les Formes de Discrimination à l’Égard des Femmes (CEDEF) en 2005. La volonté politique du gouvernement en faveur de la protection de l’enfant et de la femme s’est traduite dans les faits par l’adoption d’un certain nombre de textes et de mesures, notamment: • Le Code de la famille (1997) ; • Le Code du travail révisé (2009) ; • Le Code pénal et code de procédure pénal révisés (2010) ; • La Loi de protection de la femme contre les violences (2006) ; • La Loi sur la santé de reproduction (2005) ; • La création de la commission nationale de suivi de la convention des Nations Unies relative aux Droits de l’Enfant (CNSCDE) (1993) ; • La création du Comité National de Lutte Contre les Pratiques traditionnelles néfastes à la santé de la femme et de la petite fille et les violences à leur égard en 2001 ; • La création du Comité de suivi de la mise en œuvre de la CEDEF (2007) ; • La création de parlement d’enfants (1998) ; • La création des tribunaux pour enfants (1996) ; • La création des brigades pour mineurs (2011). Ce chapitre traite des questions d’enregistrement des naissances, du travail des enfants, de discipline des enfants, du mariage, de l’excision et d’attitudes vis-à-vis de la violence domestique. 11 .1 ENREGISTREMENT DES NAISSANCES Conformément aux dispositions de l’article 7 de la CDE qui stipule que: « l’enfant est enregistré aussitôt sa naissance et a dès celle-ci le droit à un nom, droit d’acquérir une nationalité et dans la mesure du possible, le droit de connaitre ses parents et d’être élevé par eux… », L’enregistrement des naissances est un droit fondamental qui garantit à l’enfant une protection juridique appropriée. C’est à ce titre que la session des Nations Unies pour un monde digne des enfants énonce l’objectif de développer des systèmes pour assurer l’enregistrement de chaque enfant à la naissance. L’enquête MICS4 permet de mesurer le niveau d’enregistrement des naissances et les progrès réalisés par la RCA par rapport aux années antérieures. 11 .1 .1 Situation de l’enregistrement des naissances Comme le montre le tableau CP.1, la déclaration des naissances n’est pas encore une pratique généralisée en RCA. À peine trois enfants de moins de cinq ans sur cinq (61%) ont été enregistrés à l’état civil. S’il n’existe pas de disparités dans l’enregistrement des naissances selon le sexe de l’enfant, par contre les variations sont importantes selon l’âge. Au total, 52% des enfants de moins d’un an sont enregistrés contre 68% des enfants de cinq ans, ce qui laisse penser à un rattrapage de l’enregistrement des naissances, qui se fait bien plus tardivement dans la vie de l’enfant (notamment avant l’entrée à l’école). M I C S | P R O T E C T I O N D E L ’ E N F A N T 221220 M I C S | P R O T E C T I O N D E L ’ E N F A N T Le pourcentage d’enfants enregistrés à l’Etat civil est plus élevé dans les zones urbaines (78%) qu’en zones rurales (52%). Les variations préfectorales sont également importantes. Parmi les préfectures ayant un taux d’enregistrement à l’état civil le plus élevé, on trouve la Sangha-Mbaéré (73%), le Mbomou (75%), le Haut-Mbomou (73%) et Bangui (83%). En revanche dans l’Ouham-Péndé (47%) et l’Ouham (51%) les taux d’enregistrement à l’état civil sont faibles. Des écarts importants sont constatés lorsque l’on considère le niveau d’instruction de la mère ou le quintile de bien- être économique. Selon le niveau d’instruction de la mère, le pourcentage varie de 83% pour les enfants de mères de niveau secondaire ou plus contre 52% pour ceux dont les mères sont sans instruction. Le pourcentage d’enfants des ménages les plus riches (85%) qui disposent d’un certificat de naissance est deux fois supérieur à celui des ménages les plus pauvres (46%). Le tableau CP.1 montre également l’une des raisons possibles pour laquelle les enfants ne sont pas encore tous enregistrés en RCA : plus d’un quart des mères ne savent pas enregistrer les naissances. Tableau CP1: Enregistrement des naissances Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans selon que leurs naissances sont ou non enregistrées et que les mères/gardiennes savent comment enregistrer la naissance, RCA 2010 Caractéristiques Enfants de moins de 5 ans dont la naissance est enregistrée auprès de l’état civil Nombre d’enfants Enfants de moins de 5 ans dont la naissance n’est pas enregistrée A un certificat de naissance Pas de certificat de naissance Total enregistré [1] Pourcentage d’enfants dont la mère sait comment enregistrer la naissance Nombre d’enfants dont la naissance n’est pas enregistréeVu Non vu Sexe Masculin 15,1 30,8 14,7 60,6 5216 72,5 2055 Féminin 14,3 33,1 14,0 61,5 5258 72,1 2027 Préfecture Ombella Mpoko 10,6 38,0 9,6 58,3 1125 65,5 469 Lobaye 16,7 23,5 14,3 54,6 857 64,1 389 Mambéré-Kadéï 7,6 28,2 17,2 52,9 1003 79,5 472 Nana Mambéré 12,9 29,1 21,9 63,9 537 86,3 194 Sangha-Mbaéré 16,5 38,1 18,2 72,8 311 71,0 84 Ouham Pende 7,8 25,6 14,0 47,4 1317 79,2 693 Ouham 6,5 21,7 23,1 51,3 900 56,2 438 Kémo 13,5 30,5 13,5 57,5 376 77,8 160 Nana Grébizi 9,5 32,4 14,9 56,8 251 70,9 108 Ouaka 18,4 25,8 18,4 62,7 575 87,7 215 Haute-Kotto 13,4 40,0 13,3 66,7 209 74,6 69 Bamingui-Bangoran 15,9 43,3 9,1 68,4 53 69,4 17 Basse Kotto 10,8 24,7 19,2 54,6 768 78,4 348 Mbomou 12,7 39,3 22,7 74,7 394 62,3 100 Haut Mbomou 12,8 48,7 11,7 73,2 103 51,1 27 Bangui 33,2 46,2 3,2 82,6 1647 65,4 287 Milieu de résidence Urbain 23,6 43,6 11,2 78,4 3686 73,5 798 Rural 9,9 25,7 16,1 51,6 6788 72,0 3284 Tableau CP1: Enregistrement des naissances (suite) Caractéristiques Enfants de moins de 5 ans dont la naissance est enregistrée auprès de l’état civil Nombre d’enfants Enfants de moins de 5 ans dont la naissance n’est pas enregistrée A un certificat de naissance Pas de certificat de naissance Total enregistré [1] Pourcentage d’enfants dont la mère sait comment enregistrer la naissance Nombre d’enfants dont la naissance n’est pas enregistréeVu Non vu Âge (en mois) 0-11 11,3 21,2 18,1 50,6 2377 70,3 1174 12-23 16,4 28,0 16,0 60,5 2105 73,9 832 24-35 15,9 34,7 14,2 64,8 2172 72,3 765 36-47 14,0 37,5 12,1 63,5 2097 72,5 765 48-59 16,8 41,3 10,1 68,3 1723 73,9 546 Instruction de la mère Aucune 9,5 26,0 16,4 51,8 4377 71,1 2108 Primaire 15,0 32,6 14,6 62,2 4482 74,3 1695 Secondaire et plus 28,2 46,5 8,0 82,7 1616 69,5 279 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 5,9 24,5 15,9 46,3 2244 68,1 1206 Second 9,4 23,8 17,6 50,8 2290 74,0 1128 Moyen 12,1 29,8 17,0 59,0 2211 75,4 907 Quatrième 18,4 40,5 12,3 71,2 2008 76,2 579 Le plus riche 32,4 45,4 6,9 84,7 1720 65,3 263 Ethnie du chef de ménage Haoussa 11,0 34,4 20,0 65,5 476 74,8 164 Sara 9,1 25,8 14,6 49,4 713 78,9 360 Mboum 11,1 25,9 16,7 53,8 669 76,2 310 Gbaya 11,6 30,9 14,9 57,4 3037 66,4 1294 Mandja 14,1 39,3 11,6 65,0 865 71,6 303 Banda 18,1 29,8 13,6 61,5 2221 77,3 856 Ngbaka-Bantou 19,5 30,0 14,4 63,9 873 75,2 316 Yakoma-Sango 19,5 40,8 12,1 72,4 636 78,5 176 Zande/Nzakara 22,7 38,5 15,8 77,0 264 65,7 61 Autres ethnies locales 17,4 32,9 16,9 67,1 379 66,8 125 Ethnies non centrafricaines 16,1 45,2 7,3 68,6 279 55,8 88 Manquant 16,4 23,0 10,5 49,9 62 (77,3) 31 Total 14,7 32,0 14,4 61,0 10474 72,3 4082 [1] Indicateur MICS 8.1; ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés M I C S | P R O T E C T I O N D E L ’ E N F A N T 223222 M I C S | P R O T E C T I O N D E L ’ E N F A N T 11 .2 TRAVAIL DES ENFANTS DE 5-14 ANS L’article 32 de la CDE stipule que: « Les États parties reconnaissent le droit de l’enfant d’être protégé contre l’exploitation économique et de n’être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à sa santé ou à son développement physique, mental, spirituel, moral ou social… ». Dans le cadre de MICS4, plusieurs questions ont porté sur le travail des enfants de 5-14 ans pour mesurer plus leur implication dans des activités professionnelles. Au niveau national, 56% des enfants 5-14 ans exercent une forme quelconque de travail ; 47% en milieu urbain et 61% en milieu rural, 59% pour les enfants qui fréquentent l’école et 50% pour ceux qui ne la fréquentent pas. Le pourcentage des filles est de 60% et celui des garçons de 52%. Le travail des enfants touchent la majorité des ménages, quel que soit leur statut de bien-être économique, le niveau d’instruction de la mère, le groupe ethnique ou la préfecture. Lorsque le ménage est parmi les plus pauvres, 63% des enfants y travaillent contre 43% pour les enfants des ménages les plus riches. On estime à 58% le taux des enfants qui travaillent lorsque la mère n’est pas instruite contre 50% lorsqu’elle est instruite. Ce sont les enfants Mboum qui travaillent le plus avec un pourcentage de 64% et les enfants du groupe ‘Ethnies Non Centrafricaines’ qui travaillent le moins avec un taux de 37%. On note que c’est dans la préfecture du Mbomou qu’on trouve le pourcentage le plus élevé des enfants qui travaillent (68%) et c’est la préfecture de l’Ombella Mpoko qui a le taux le plus bas (47%). Dans la ville de Bangui, 45% des enfants de 5-14 ans exercent un travail quelconque. 11 .2 .1 Travail des enfants de 5-11 ans Les enfants âgés de 5-11 ans sont considérés comme “travailleurs” au moment de l’enquête si durant la semaine précédant l’enquête, ils ont effectué au moins une heure de travail rémunéré ou 28 heures de travaux ménagers par semaine. Cette définition permet une différenciation entre travail des enfants et travail pour enfants, en vue d’identifier le type de travail qui devrait être éliminé. Dans ce contexte, on note que 63% des enfants de 5-11 ans exercent une forme quelconque de travail des enfants. On observe le même ordre de grandeur dans les disparités entre les différentes caractéristiques du ménage pour les enfants de 5-11 ans que celles relevées l’ensemble des enfants de 5-14 ans. En prenant en compte les types d’activités, on note que pour l’essentiel, l’enfant travaille pour le compte de l’entreprise familiale (61%) pour une durée inférieure à 28 heures, mais le plus souvent la durée est inférieure à une heure. Ce travail concerne plus la fille (65%) que le garçon (56%), touche plus les enfants qui vont à l’école (68%) que ceux qui ne fréquentent pas l’école (50%) et s’effectue le plus souvent en milieu rural (66%) qu’en milieu urbain (52%). Il affecte beaucoup plus les enfants dont la mère est sans instruction (67%) et les enfants des ménages les plus pauvres (67%) que les enfants dont la mère est instruite (53%) et ceux des ménages les plus riches (49%). C’est dans la préfecture du Mbomou que les enfants travaillent le plus dans l’entreprise familiale (77%) et dans celle de l’Ombella Mpoko qu’ils travaillent le moins (30%). Parmi les groupes ethniques, ce sont les enfants Zandé-Nzakara qui présentent le taux le plus élevé (70%) et les enfants du groupe ‘Ethnies Non Centrafricaines’ qui travaillent le moins avec un taux de 37%. Le taux des enfants qui effectuent un travail rémunéré est très faible, à hauteur d’1% au niveau national ; indifféremment du sexe ou du milieu de résidence, du niveau d’instruction de la mère, du quintile de bien-être économique, de la fréquentation scolaire de l’enfant, de son groupe ethnique ou de la préfecture. Le travail non rémunéré concerne 7% des enfants au niveau national, également indifféremment du sexe ou du milieu de résidence, du niveau d’instruction de la mère, du quintile de bien-être économique, de la fréquentation scolaire de l’enfant, de son groupe ethnique ou de la préfecture. 11 .2 .2 Travail des enfants de 12-14 ans Les enfants âgés de 12-14 ans sont considérés comme “travailleurs” au moment de l’enquête si durant la semaine précédant l’enquête, ceux-ci ont effectué au moins 14 heures de travail rémunéré ou 28 heures des travaux ménagers par semaine. Dans ce contexte, on note qu’un peu plus de trois enfants sur dix (35%) de 12-14 ans exercent une forme quelconque de travail des enfants. De même les disparités entre les différentes caractéristiques du ménage pour les enfants de 12-14 ans sont très semblables à celles observées entres les différentes caractéristiques du ménage pour tous les 5-14 ans. En prenant en compte les types d’activités, on note que pour l’essentiel, au niveau national, huit enfants sur dix travaillent pour le compte de l’entreprise familiale (83%) pour une durée inférieure à 28 heures. Ce travail concerne plus la fille (88%) que le garçon (79%), touche aussi bien les enfants qui vont à l’école (83%) que ceux qui ne fréquentent pas l’école (85%) et s’effectue le plus souvent en milieu rural (88%) qu’en milieu urbain (76%). Il affecte beaucoup plus les enfants dont la mère est sans instruction (87%) et les enfants des ménages les plus pauvres (91%) que les enfants dont la mère est instruite (72%) et ceux des ménages les plus riches (70%). C’est dans la préfecture du Mbomou que les enfants travaillent le plus dans l’entreprise familiale (93%) et dans celle de la Lobaye qu’ils travaillent le moins (80%). Parmi les groupes ethniques, ce sont les enfants Mboum qui présentent le taux le plus élevé (95%) et les enfants du groupe ‘Ethnies Non Centrafricaines’ qui travaillent le moins avec un taux de 61%. Le taux des enfants qui effectuent un travail rémunéré est faible, à hauteur de 5% au niveau national ; affecte plus les garçons (7%) que les filles (3%) indifféremment du milieu de résidence, du niveau d’instruction de la mère ou du quintile de bien-être économique. Il concerne un peu plus les enfants qui ne fréquentent pas l’école (7%) que ceux qui la fréquentent (5%), affecte plus les enfants de la préfecture du Haut Mbomou (9%) et les enfants Mboum (8%). Le travail non rémunéré concerne 10% des enfants au niveau national, indifféremment du sexe de l’enfant. Il affecte plus les enfants en zone urbaine (13%) que ceux des zones rurales (7%) ; les enfants des ménages les plus riches (13%) et de mère instruite (14%) que les enfants des ménages les plus pauvres (5%) ou de mère non instruite (8%). Il a plus d’incidence sur les enfants qui fréquentent l’école (11%) que ceux qui ne la fréquentent pas (8%) et affecte plus les enfants des Ethnies Non Centrafricaines (17%) et les enfants des préfectures de la Nana-Grébizi et de l’Ouham (12%). Bangui enregistre un taux de 19%. 11 .2 .3 Scolarisation et travail des enfants Le tableau CP.3 présente le pourcentage d’enfants impliqués dans travail des enfants qui fréquentent l’école d’une part, et le pourcentage d’enfants scolarisés qui sont impliqués dans le travail des enfants d’autre part. Il apparait de ce tableau CP.3 que deux tiers des enfants de 5-14 ans (67%) impliqués dans le travail des enfants fréquentent l’école. Ce taux est supérieur chez les garçons (72% contre 61% pour les filles) et dans le milieu urbain (81% contre 60% dans le rural), mais varie peu selon le groupe d’âges considéré : 66% pour 5-11 ans et 70% pour les 12-14 ans. Parmi les enfants impliqués dans le travail des enfants, ce sont surtout les enfants d’une mère instruite et des ménages très riches qui fréquentent l’école (respectivement 88% et 86%). Les taux sont beaucoup plus faibles lorsque la mère n’est pas instruite (56%) et lorsque le ménage est très pauvre (53%). Outre la ville de Bangui (88%), c’est la préfecture du Bamingui-Bangoran qui présente le taux le plus élevé des enfants impliqués dans le travail des enfants qui vont à l’école (75%); le taux le plus faible étant enregistré dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï (51%). En ce qui concerne les disparités ethniques, ce taux varie aussi de 49% chez les Haoussa à 82% chez les Sara. Le tableau CP.3 indique donc qu’environ six enfants sur dix scolarisés (59%) sont impliqués dans le travail des enfants. Ce taux est supérieur chez les filles (64% contre 56% pour les garçons) et dans le milieu rural (67% contre 50% en milieu urbain). Il existe un écart de 38 points dû à l’âge puisque sept enfants sur dix (71%) de 5-11 ans allant à l’école travaillent et seulement trois enfants sur dix (33%) de 12-14 ans le font. Cette situation affecte surtout les enfants d’une mère non instruite (64%) et des ménages les plus pauvres (71%) comparativement aux enfants dont la mère est instruite (50%) ou d’un ménage parmi les plus riches (53%). La ville de Bangui a un taux de 46%, mais c’est la préfecture de la Basse Kotto qui présente le taux le plus élevé d’enfants scolarisés qui travaillent (71%); le taux le plus faible est enregistré dans la préfecture de l’Ombella Mpoko (53%). Ce sont les enfants Mboum qui combinent le plus le travail avec l’école à hauteur de 72% et les enfants des Ethnies Non Centrafricaines ont le taux le plus faible (39%) des groupes ethniques. M I C S | P R O T E C T I O N D E L ’ E N F A N T 225224 M I C S | P R O T E C T I O N D E L ’ E N F A N T Ta b le au C P . 2 : T ra va il d es e n fa n ts P o u rc e n ta g e d ’e n fa n ts s e lo n le u r p ar ti ci p at io n à u n e a ct iv it é é co n o m iq u e e t au x tr av au x m é n ag e rs a u c o u rs d e la s e m ai n e d e rn iè re , se lo n le s tr an ch e s d ’â g e , e t p o u rc e n ta g e d ’e n fa n ts â g é s d e 5 -1 4 a n s e n g ag é s d an s le t ra va il d e s e n fa n ts , R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s â gé s d e 5- 11 a ns im pl iq ué s d an s N om br e d’ en fa nt s âg és d e 5- 11 a ns Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s â gé s d e 12 -1 4 an s i m pl iq ué s d an s N om br e d’ en fa nt s âg és d e 12 -1 4 an s To ta l du tr av ai l de s en fa nt s [1 ] N om br e d’ en fa nt s âg és e 5- 14 a ns U ne a ct iv ité é co no m iq ue Ac tiv ité éc on om iq ue pe nd an t a u m oi ns u ne he ur e Tr av au x m én ag er s pe nd an t m oi ns d e 28 h eu re s Tr av au x m én ag er s pe nd an t 28 h eu re s ou p lu s Tr av ai l de s en fa nt s U ne a ct iv ité é co no m iq ue Ac tiv ité éc on om iq ue pe nd an t m oi ns d e 14 he ur es Ac tiv ité éc on om iq ue pe nd an t 1 4 he ur es o u pl us Tr av au x m én ag er s pe nd an t m oi ns d e 28 h eu re s Tr av au x m én ag er s pe nd an t 28 h eu re s ou p lu s Tr av ai l de s en fa nt s Tr av ai lle nt à l’e xt ér ie ur d u m én ag e Tr av ai l p ou r l’e nt re pr is e fa m ili al e Tr av ai lle nt à l’e xt ér ie ur d u m én ag e Tr av ai l po ur l’e nt re pr is e fa m ili al e Tr av ai l ré m un ér é Tr av ai l no n ré m un ér é Tr av ai l ré m un ér é Tr av ai l no n ré m un ér é Se xe M as cu lin 1, 8 7, 2 56 ,1 58 ,1 34 ,4 1, 0 58 ,3 61 13 7, 1 9, 8 78 ,7 52 ,7 30 ,1 55 ,2 1, 8 30 ,6 19 53 51 ,6 80 67 Fé m in in 1, 0 6, 4 65 ,4 66 ,6 49 ,0 1, 9 66 ,8 59 18 3, 0 10 ,0 88 ,2 50 ,9 38 ,4 72 ,6 4, 8 39 ,5 19 10 60 ,2 78 28 Pr éf ec tu re O m be lla M po ko ,5 4, 5 50 ,3 51 ,6 38 ,1 1, 4 52 ,6 12 02 4, 8 5, 9 82 ,4 55 ,5 28 ,8 64 ,8 2, 8 31 ,1 39 4 47 ,3 15 97 Lo ba ye 1, 5 3, 6 56 ,8 57 ,0 39 ,9 ,9 57 ,0 86 1 5, 1 7,6 79 ,8 45 ,4 36 ,5 59 ,1 5, 3 37 ,5 28 9 52 ,1 11 50 M am bé ré -K ad éï 1, 2 6, 5 66 ,4 67 ,5 46 ,8 ,9 67 ,5 12 37 7, 3 10 ,4 90 ,3 55 ,0 37 ,3 68 ,0 3, 5 37 ,5 37 2 60 ,5 16 09 N an a M am bé ré 1, 7 7,6 68 ,7 69 ,1 28 ,4 1, 9 69 ,1 65 4 6, 5 8, 5 90 ,6 62 ,8 28 ,3 66 ,4 5, 1 29 ,5 20 7 59 ,6 86 1 Sa ng ha -M ba ér é ,9 4, 1 59 ,3 59 ,7 35 ,8 ,9 59 ,7 37 5 3, 9 7, 3 80 ,6 56 ,9 26 ,1 54 ,5 5, 2 28 ,5 10 8 52 ,7 48 3 O uh am P en de 1, 4 9, 1 63 ,9 64 ,5 44 ,6 ,4 64 ,5 16 28 5, 9 10 ,3 88 ,3 38 ,5 51 ,0 66 ,6 1, 6 51 ,0 44 9 61 ,6 20 76 O uh am 2, 2 9, 0 63 ,6 65 ,0 45 ,4 1, 2 65 ,2 11 03 5, 3 12 ,4 88 ,9 49 ,5 41 ,0 67 ,8 2, 7 41 ,0 36 2 59 ,2 14 65 Ké m o 1, 4 5, 3 66 ,5 66 ,8 46 ,0 ,5 66 ,9 39 5 3, 0 5, 0 88 ,4 56 ,4 32 ,6 58 ,3 4, 2 35 ,5 11 4 59 ,9 50 9 N an a- G ré bi zi 3, 0 10 ,0 61 ,1 62 ,5 45 ,5 ,4 62 ,7 27 8 5, 7 12 ,4 84 ,6 48 ,8 37 ,4 68 ,8 3, 0 38 ,1 94 56 ,5 37 2 O ua ka 1, 1 1, 0 62 ,1 62 ,3 47 ,8 3, 8 62 ,3 64 0 3, 3 2, 5 91 ,7 40 ,1 51 ,6 71 ,8 5, 4 52 ,6 16 5 60 ,3 80 5 H au te -K ot to ,7 9, 5 57 ,2 59 ,6 34 ,6 1, 6 60 ,5 21 2 3, 2 9, 7 85 ,3 54 ,8 31 ,4 55 ,9 8, 8 35 ,2 71 54 ,2 28 3 Ba m in gu i- Ba ng or an 1, 5 6, 3 60 ,8 62 ,5 45 ,7 2, 0 62 ,9 58 5, 8 9, 6 81 ,3 50 ,6 32 ,0 57 ,3 5, 7 34 ,0 21 55 ,3 79 Ba ss e Ko tt o 1, 7 ,5 69 ,1 69 ,3 49 ,1 3, 2 69 ,4 78 3 5, 0 2, 7 88 ,1 40 ,8 49 ,3 69 ,6 3, 9 49 ,8 23 8 64 ,9 10 21 M bo m ou 1, 1 1, 5 77 ,3 78 ,2 51 ,9 3, 2 78 ,2 40 9 4, 3 1, 2 93 ,3 52 ,2 41 ,1 76 ,1 6, 6 42 ,4 15 9 68 ,2 56 8 H au t M bo m ou 3, 5 2, 7 68 ,7 70 ,1 48 ,3 4, 1 70 ,1 10 0 8, 7 4, 2 90 ,2 60 ,3 30 ,7 71 ,1 3, 0 32 ,2 32 61 ,0 13 1 Ba ng ui 1, 4 11 ,9 50 ,5 56 ,1 33 ,9 1, 4 56 ,2 20 46 4, 2 18 ,4 68 ,6 61 ,0 15 ,0 54 ,8 1, 3 15 ,0 76 8 44 ,9 28 13 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 1, 1 8, 1 52 ,0 55 ,1 36 ,5 1, 5 55 ,4 44 25 4, 9 12 ,8 76 ,2 56 ,3 24 ,3 57 ,6 2, 8 25 ,0 15 85 47 ,4 60 10 Ru ra l 1, 5 6, 1 65 ,8 66 ,5 44 ,5 1, 4 66 ,6 76 06 5, 2 7, 9 88 ,4 48 ,7 41 ,1 68 ,1 3, 7 42 ,0 22 78 60 ,9 98 84 Fr éq ue nt at io n sc ol ai re O ui 1, 7 8, 4 68 ,3 70 ,3 47 ,2 1, 5 70 ,5 70 29 4, 5 10 ,6 82 ,8 53 ,6 31 ,9 63 ,2 2, 9 32 ,5 29 27 59 ,3 99 56 N on ,9 4, 6 50 ,0 51 ,1 33 ,6 1, 4 51 ,2 50 02 6, 9 7, 7 85 ,3 46 ,3 41 ,6 65 ,6 4, 4 42 ,9 93 7 49 ,9 59 38 Ta b le au C P . 2 : T ra va il d es e n fa n ts (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s â gé s d e 5- 11 a ns im pl iq ué s d an s N om br e d’ en fa nt s âg és d e 5- 11 a ns Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s â gé s d e 12 -1 4 an s i m pl iq ué s d an s N om br e d’ en fa nt s âg és d e 12 -1 4 an s To ta l du tr av ai l de s en fa nt s [1 ] N om br e d’ en fa nt s âg és e 5- 14 a ns U ne a ct iv ité é co no m iq ue Ac tiv ité éc on om iq ue pe nd an t a u m oi ns u ne he ur e Tr av au x m én ag er s pe nd an t m oi ns d e 28 h eu re s Tr av au x m én ag er s pe nd an t 28 h eu re s ou p lu s Tr av ai l de s en fa nt s U ne a ct iv ité é co no m iq ue Ac tiv ité éc on om iq ue pe nd an t m oi ns d e 14 he ur es Ac tiv ité éc on om iq ue pe nd an t 1 4 he ur es o u pl us Tr av au x m én ag er s pe nd an t m oi ns d e 28 h eu re s Tr av au x m én ag er s pe nd an t 28 h eu re s ou p lu s Tr av ai l de s en fa nt s Tr av ai lle nt à l’e xt ér ie ur d u m én ag e Tr av ai l p ou r l’e nt re pr is e fa m ili al e Tr av ai lle nt à l’e xt ér ie ur d u m én ag e Tr av ai l po ur l’e nt re pr is e fa m ili al e Tr av ai l ré m un ér é Tr av ai l no n ré m un ér é Tr av ai l ré m un ér é Tr av ai l no n ré m un ér é In st ru ct io n d e la m èr e Au cu ne 1, 6 6, 1 63 ,2 64 ,4 43 ,3 1, 7 64 ,5 52 95 5, 8 8, 2 86 ,9 50 ,3 38 ,6 67 ,3 3, 8 39 ,3 16 73 58 ,4 69 68 Pr im ai re 1, 4 6, 7 61 ,0 62 ,5 41 ,4 1, 2 62 ,7 48 32 4, 5 9, 9 85 ,2 52 ,7 35 ,1 63 ,9 3, 3 36 ,1 14 71 56 ,5 63 03 Se co nd ai re e t pl us 1, 0 9, 2 52 ,9 55 ,9 37 ,2 1, 6 56 ,3 19 03 4, 7 13 ,9 71 ,7 53 ,5 22 ,3 55 ,4 2, 0 23 ,0 71 7 47 ,2 26 20 M an qu an t/ N SP * * * * * * * 2 * * * * * * * * 2 * 4 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc on om iq ue Le p lu s p au vr e 2, 3 6, 2 67 ,2 67 ,8 45 ,4 1, 8 68 ,1 24 35 6, 5 5, 4 91 ,0 49 ,8 41 ,9 68 ,9 4, 2 42 ,5 66 9 62 ,5 31 04 Se co nd 1, 2 6, 7 68 ,6 69 ,4 44 ,9 1, 6 69 ,4 24 85 6, 6 9, 7 88 ,9 46 ,7 43 ,3 69 ,8 3, 6 44 ,4 69 0 64 ,0 31 75 M oy en 1, 7 6, 5 64 ,4 65 ,4 42 ,9 1, 4 65 ,6 24 76 5, 7 10 ,3 87 ,8 49 ,2 40 ,6 63 ,8 4, 1 41 ,9 77 5 59 ,9 32 50 Q ua tr iè m e ,9 6, 5 53 ,3 55 ,5 40 ,8 ,9 55 ,7 23 77 3, 6 10 ,4 83 ,3 54 ,8 30 ,8 61 ,1 3, 6 31 ,5 84 7 49 ,3 32 24 Le p lu s r ic he ,8 8, 4 48 ,8 52 ,3 33 ,1 1, 5 52 ,6 22 58 3, 8 12 ,7 69 ,7 56 ,8 19 ,0 57 ,8 1, 3 19 ,3 88 3 43 ,2 31 41 Et hn ie d u ch ef d e m én ag e H ao us sa ,5 3, 6 51 ,9 51 ,9 34 ,7 1, 3 52 ,1 56 1 5, 6 5, 0 77 ,1 52 ,3 27 ,9 54 ,4 3, 7 29 ,1 17 2 46 ,7 73 3 Sa ra 1, 4 9, 8 66 ,2 67 ,2 44 ,3 1, 8 67 ,6 89 9 5, 0 13 ,1 87 ,2 53 ,5 35 ,3 69 ,8 1, 5 36 ,0 22 9 61 ,2 11 28 M bo um 1, 8 9, 3 64 ,7 65 ,9 47 ,8 ,2 65 ,9 78 2 7,6 9, 7 94 ,9 38 ,6 57 ,5 68 ,6 4, 0 57 ,5 21 5 64 ,1 99 8 G ba ya 1, 4 7, 8 61 ,9 63 ,7 41 ,0 1, 1 63 ,8 34 85 6, 1 9, 8 83 ,5 52 ,4 33 ,7 63 ,9 3, 7 34 ,6 11 84 56 ,4 46 68 M an dj a 1, 4 7, 5 54 ,8 56 ,9 38 ,3 1, 3 57 ,5 98 8 5, 8 7, 2 82 ,1 52 ,5 32 ,1 59 ,1 2, 0 32 ,3 30 7 51 ,6 12 95 Ba nd a 1, 5 5, 7 61 ,0 62 ,7 42 ,5 2, 2 62 ,8 25 52 5, 1 10 ,0 83 ,3 48 ,9 37 ,3 64 ,1 3, 8 38 ,3 77 5 57 ,1 33 27 N gb ak a- Ba nt ou 1, 0 3, 6 55 ,9 56 ,6 36 ,9 1, 0 56 ,6 93 5 3 , 0 11 ,7 80 ,3 57 ,1 24 ,2 61 ,4 3, 3 25 ,4 36 2 47 ,9 12 97 Ya ko m a- Sa ng o 1, 3 6, 0 69 ,3 72 ,4 44 ,8 1, 0 72 ,7 74 0 3, 0 9, 9 88 ,3 61 ,0 31 ,7 72 ,7 1, 5 32 ,0 24 4 62 ,6 98 4 Za nd é/ N za ka ra 1, 0 4, 7 70 ,2 70 ,4 46 ,4 5, 5 70 ,9 29 0 3, 8 8, 7 90 ,1 55 ,8 37 ,2 67 ,6 9, 3 38 ,8 97 62 ,9 38 7 Au tr es e th ni es lo ca le s 2, 5 4, 5 59 ,4 60 ,1 47 ,1 1, 4 60 ,1 43 8 3, 2 8, 3 81 ,6 53 ,5 29 ,8 61 ,6 2, 5 30 ,4 15 8 52 ,2 59 6 Et hn ie s n on ce nt ra fr ic ai ne s ,7 5, 9 37 ,1 40 ,5 30 ,2 1, 8 40 ,5 29 0 1, 8 16 ,9 61 ,1 41 ,9 27 ,7 54 ,7 1, 0 28 ,4 10 9 37 ,2 39 8 M an qu an t ,0 23 ,6 67 ,1 70 ,0 49 ,5 ,0 70 ,0 71 * * * * * * * * 12 65 ,7 83 To ta l 1, 4 6, 8 60 ,7 62 ,3 41 ,6 1, 5 62 ,5 12 03 1 5, 1 9, 9 83 ,4 51 ,8 34 ,2 63 ,8 3, 3 35 ,0 38 63 55 ,8 15 89 4 M I C S | P R O T E C T I O N D E L ’ E N F A N T 227226 M I C S | P R O T E C T I O N D E L ’ E N F A N T Tableau CP .3: Travail des enfants et fréquentation scolaire Pourcentage d’enfants âgés de 5-14 ans engagés dans le travail des enfants et fréquentant l’école, et pourcentage d’enfants âgés de 5-14 ans fréquentant l’école et engagés dans le travail des enfants, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage d’enfants engagés dans le travail des enfants Pourcentage d’enfants fréquentant l’école Nombre d’enfants âgés de 5-14 ans Pourcentage d’enfants travailleurs fréquentant l’école [1] Nombre d’enfants âgés de 5-14 ans engagés dans le travail des enfants Pourcentage d’enfants fréquentant l’école et engagés dans le travail des enfants [2] Nombre d’enfants âgés de 5-14 ans fréquentant l’école Sexe Masculin 51,6 67,0 8067 72,4 4161 55,8 5402 Féminin 60,2 58,2 7828 61,4 4709 63,5 4554 Préfecture Ombella Mpoko 47,3 64,4 1597 71,5 756 52,5 1029 Lobaye 52,1 65,0 1150 67,3 599 53,9 747 Mambéré-Kadéï 60,5 46,9 1609 50,5 974 65,2 755 Nana Mambéré 59,6 48,1 861 54,1 513 67,0 414 Sangha-Mbaéré 52,7 54,3 483 59,3 254 57,5 262 Ouham Pende 61,6 65,0 2076 72,6 1278 68,7 1351 Ouham 59,2 51,7 1465 57,6 868 65,9 758 Kémo 59,9 60,9 509 66,6 305 65,5 310 Nana-Grébizi 56,5 68,0 372 74,1 210 61,5 253 Ouaka 60,3 52,7 805 61,4 485 70,1 425 Haute-Kotto 54,2 61,7 283 68,2 153 59,9 175 Bamingui-Bangoran 55,3 73,1 79 74,5 44 56,3 58 Basse Kotto 64,9 50,8 1021 55,5 662 70,8 519 Mbomou 68,2 63,7 568 65,8 387 70,4 362 Haut Mbomou 61,0 62,0 131 67,7 80 66,7 81 Bangui 44,9 85,5 2813 88,2 1264 46,3 2406 Milieu de résidence Urbain 47,4 76,1 6010 80,8 2849 50,3 4573 Rural 60,9 54,5 9884 59,9 6021 67,0 5383 Age 5-11 62,5 58,4 12031 65,9 7516 70,5 7029 12-14 35,0 75,8 3863 70,3 1353 32,5 2927 Instruction de la mère Aucune 58,4 50,9 6968 56,0 4072 64,2 3550 Primaire 56,5 66,3 6303 71,3 3558 60,7 4179 Secondaire et plus 47,2 84,9 2620 87,7 1237 48,8 2224 Manquant/NSP * * 4 * 2 * 4 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 62,5 46,3 3104 52,7 1941 71,1 1438 Second 64,0 52,3 3175 57,8 2031 70,7 1660 Moyen 59,9 60,3 3250 67,4 1948 66,9 1960 Quatrième 49,3 71,0 3224 77,5 1591 53,8 2290 Le plus riche 43,2 83,0 3141 85,7 1358 44,7 2607 Tableau CP .3: Travail des enfants et fréquentation scolaire (suite) Caractéristiques Pourcentage d’enfants engagés dans le travail des enfants Pourcentage d’enfants fréquentant l’école Nombre d’enfants âgés de 5-14 ans Pourcentage d’enfants travailleurs fréquentant l’école [1] Nombre d’enfants âgés de 5-14 ans engagés dans le travail des enfants Pourcentage d’enfants fréquentant l’école et engagés dans le travail des enfants [2] Nombre d’enfants âgés de 5-14 ans fréquentant l’école Ethnie du chef de ménage Haoussa 46,7 45,0 733 49,0 343 50,9 330 Sara 61,2 75,5 1128 81,7 690 66,3 851 Mboum 64,1 67,5 998 75,3 640 71,5 673 Gbaya 56,4 53,4 4668 55,5 2634 58,6 2493 Mandja 51,6 68,7 1295 76,8 667 57,7 889 Banda 57,1 63,1 3327 67,5 1901 61,1 2101 Ngbaka-Bantou 47,9 73,4 1297 74,8 621 48,9 951 Yakoma-Sango 62,6 74,4 984 74,4 616 62,6 732 Zandé/Nzakara 62,9 74,2 387 78,5 243 66,5 287 Autres ethnies locales 52,2 58,4 596 59,4 311 53,1 348 Ethnies non centrafricaines 37,2 63,5 398 66,2 148 38,8 253 Manquant 65,7 56,6 83 67,8 55 (78,8) 47 Total 55,8 62,6 15894 66,6 8870 59,3 9956 [1] Indicateur MICS 8.3 ; [2] Indicateur MICS 8.4; *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés; ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés 11 .2 .4 Scolarisation des orphelins Une des mesures prises pour l’évaluation du statut des enfants orphelins et vulnérables par rapport à leurs pairs est l’observation de la fréquentation scolaire des enfants de 10 à 14 ans pour les enfants qui ont perdu leurs deux parents comparé aux enfants dont les parents sont vivants (et qui vivent avec au moins l’un de ces parents). Si les enfants dont les parents sont décédés n’ont pas le même accès à l’école que leurs pairs, les ménages, la communauté et les écoles ne s’assurent donc pas que ces droits des enfants sont respectés. Comme le montre le tableau CP.4, au niveau national, le pourcentage des enfants âgés de 10 à 14 ans ayant perdu leurs parents est très faible (3%). La comparaison des taux de fréquentation scolaire des orphelins par rapport aux non-orphelins révèle que les orphelins ont 12% de chance de moins de fréquenter l’école que les non-orphelins. Le taux de scolarisation des orphelins est de 70% et celui des enfants non orphelins est de 79%), soit un ratio de fréquentation scolaire orphelins – non orphelins de 0,88. Ce ratio varie peu selon le milieu (0,84 en milieu urbain contre 0,88 en milieu rural) mais la différence de scolarisation est plus marquée chez les garçons que chez les filles (ratio de 0,94 chez les filles contre 0,84 chez les garçons). M I C S | P R O T E C T I O N D E L ’ E N F A N T 229228 M I C S | P R O T E C T I O N D E L ’ E N F A N T Tableau CP .4: Fréquentation scolaire des orphelin (e)s et des non orphelin (e)s Fréquentation scolaire des enfants âgés de 10-14 ans par état d’orphelin (e), RCA, 2010 Caractéristiques Pourcentage d’enfants dont la mère et le père sont décédés (orphelin) Pourcentage d’enfants dont les deux parents sont en vie et l’enfant vit avec au moins un parent (non- orphelin) Nombre d’enfants âgés de 10-14 ans Pourcentage d’enfants qui sont orphelins et fréquentent l’école [1] Nombre total d’enfants orphelins âgés de 10-14 ans Pourcentage d’enfants qui sont non orphelins et fréquentent l’école [2] Nombre total d’enfants non orphelins âgés de 10-14 ans Ratio de fréquentation scolaire orphelins- non orphelins Masculin 3,2 67,8 3422 71,4 110 85,4 2320 0,84 Féminin 3,3 65,7 3357 68,4 112 72,9 2206 0,94 Urbain 4,0 60,6 2711 76,1 108 90,5 1642 0,84 Rural 2,8 70,9 4067 64,0 113 72,9 2884 0,88 Total 3,3 66,8 6778 69,9 222 79,3 4526 0,88 [1] Indicateur MICS 9.19 ; Indicateur OMD 6.4 ; [2] Indicateur MICS 9.20 ; Indicateur OMD 6.4 Un monde digne des enfants énonce: « les enfants doivent être protégés contre tout acte de violence physique et psychologique » et la déclaration du Millénaire appelle à la protection des enfants contre les abus, l’exploitation et la violence. Pendant la phase de la collecte, il a été posé aux mères/gardiennes d’enfants âgés de 2-14 ans une série de questions relatives aux façons dont les parents ont tendance à discipliner leurs enfants lorsqu’ils se conduisent mal. Noter que dans tous les ménages logeant des enfants de 2-14 ans, un enfant était sélectionné de façon aléatoire et c’est sur cet enfant que se rapportaient toutes les questions sur la discipline. Sur ces questions, les deux indicateurs servant à décrire les aspects de la discipline de l’enfant sont les suivants: 1) le nombre d’enfants âgés de 2-14 ans qui ressentent l’agression psychologique comme une punition ou un châtiment corporel mineur ou un châtiment corporel sévère; et 2) le nombre de parents/ gardiennes d’enfants âgés de 2-14 ans qui croient que pour élever leurs enfants correctement, il faut les punir physiquement. De manière générale, la quasi-totalité des enfants de 2-14 ans (92%), garçons ou filles, ont déjà été victimes d’une discipline violente quelconque. Le pourcentage des enfants ayant connu n’importe quelle méthode disciplinaire ne semble pas varier quelles que soient les variables de bases considérées. Les résultats du tableau CP.5, révèlent que la violence psychologique est la méthode disciplinaire qui domine (81%) ; les disciplines non violentes ne concernant que 6% des enfants. Par ailleurs, la grande majorité des enfants (81%) a déjà été victime de n’importe quelle punition physique et plus d’un tiers (37%) a connu une punition sévère. Si la grande majorité des enfants font l’expérience d’une discipline violente, il n’y a que 30% des répondants qui sont d’avis que, pour élever ou éduquer correctement un enfant, il est nécessaire qu’il soit puni physiquement. Le châtiment corporel n’est pas totalement admis et on observe très peu de variations selon l’âge et le sexe de l’enfant ainsi que le milieu de résidence voire le niveau d’instruction du chef de ménage ou de l’enquêté. L’analyse au niveau préfectoral montre un pourcentage d’avis favorables élevé en faveur de la punition physique de l’enfant dans l’Ouham-Péndé (44%), le Mbomou (42%) et le Haut-Mbomou (48%) contrairement à d’autres localités comme la Mambéré-Kadéï (17%) ou la Lobaye (15%) où la pratique est relativement moins tolérée. Les enquêtés qui vivent dans les ménages les plus pauvres (40%), sont plus nombreux à soutenir la punition physique des enfants que ceux des ménages les plus riches (24%). Les écarts sont remarquables selon le groupe ethnique du chef de ménage, ce qui met en relief le poids de la tradition, encore vivace dans beaucoup de cultures, qui accorde une certaine importance à la punition physique comme méthode d’éducation des enfants. Tableau CP .5: Discipline des enfants Pourcentage d’enfants âgés de 2-14 ans selon la méthode de discipline appliquée à l’enfant Caractéristiques Pourcentage d’enfants âgés de 2-14 ans ayant connu: Nombre d’enfants âgés de 2-14 ans L’enquêté (e) croit qu’il faut punir physiquement l’enfant Répondant au module sur la discipline de l’enfant Discipline non violente uniquement Agression psychologique Une punition physique N’importe quelle méthode disciplinaire violente [1] N’importe quelle Sévère Sexe Masculin 5,9 85,9 80,5 38,7 91,9 10685 31,2 4093 Féminin 5,6 82,7 80,8 34,6 92,1 11588 30,0 4393 Préfecture Ombella Mpoko 3,2 89,3 81,5 39,1 94,4 2272 27,4 891 Lobaye 4,4 81,8 79,1 29,7 90,7 1671 17,1 606 Mambéré-Kadéï 5,6 84,0 80,7 34,5 92,9 2240 15,4 861 Nana Mambéré 13,4 80,3 74,3 29,1 84,3 1190 24,3 483 Sangha-Mbaéré 8,0 81,9 80,0 30,6 89,9 683 20,5 245 Ouham Pende 5,3 84,0 80,7 37,2 92,6 2905 43,9 1089 Ouham 5,6 87,7 77,0 38,3 91,3 2031 38,5 752 Kémo 3,8 90,2 85,4 43,7 95,6 735 37,7 275 Nana-Grébizi 9,8 80,2 71,0 24,2 86,1 519 36,1 205 Ouaka 5,8 80,1 83,9 39,4 92,9 1132 33,0 459 Haute-Kotto 4,6 89,5 85,0 42,1 94,7 402 35,4 155 Bamingui- Bangoran 11,7 75,8 71,8 29,0 84,2 109 39,4 43 Basse Kotto 4,6 87,2 86,6 42,0 94,6 1442 38,1 563 Mbomou 3,0 82,2 87,6 47,1 94,9 794 42,3 325 Haut Mbomou 1,3 85,8 89,6 34,9 94,5 186 47,5 79 Bangui 6,5 82,4 79,7 36,5 91,4 3862 25,8 1425 Milieu de résidence Urbain 6,0 84,3 79,0 35,3 91,7 8310 26,9 3095 Rural 5,6 84,3 81,6 37,3 92,2 13963 32,7 5391 Age 2-4 ans 6,3 80,2 79,7 31,9 90,0 6445 29,0 2677 5-9 ans 4,6 86,2 84,5 39,0 93,7 9096 31,8 3361 10-14 ans 6,8 85,5 76,3 37,8 91,6 6731 30,6 2448 Instruction du chef de ménage Aucune 6,3 83,5 79,3 34,6 90,8 4792 33,3 1975 Primaire 5,2 85,4 82,5 39,1 92,5 10162 31,7 3869 Secondaire et plus 6,2 83,2 78,8 34,2 92,0 7243 26,8 2605 Manquant/NSP * * * * * 76 * 37 M I C S | P R O T E C T I O N D E L ’ E N F A N T 231230 M I C S | P R O T E C T I O N D E L ’ E N F A N T Tableau CP .5: Discipline des enfants (suite) Caractéristiques Pourcentage d’enfants âgés de 2-14 ans ayant connu: Nombre d’enfants âgés de 2-14 ans L’enquêté (e) croit qu’il faut punir physiquement l’enfant Répondant au module sur la discipline de l’enfant Discipline non violente uniquement Agression psychologique Une punition physique N’importe quelle méthode disciplinaire violente [1] N’importe quelle Sévère Instruction de l’enquêté (e) Aucune 6,9 83,5 78,3 35,4 90,5 5343 34,3 2193 Primaire 4,6 86,0 83,1 38,1 93,2 10531 30,8 4002 Secondaire + 6,7 82,1 78,6 35,0 91,2 6398 26,5 2290 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 4,6 86,9 82,9 40,6 92,4 4420 40,1 1888 Second 4,0 86,5 83,6 39,1 94,2 4566 35,0 1844 Moyen 7,2 81,8 79,0 33,5 90,6 4583 28,6 1694 Quatrième 6,6 83,5 80,5 36,7 91,2 4487 22,5 1601 Le plus riche 6,3 82,6 77,0 32,9 91,6 4217 23,7 1458 Ethnie du chef de ménage Haoussa 10,5 78,0 73,5 27,5 85,4 1023 26,0 377 Sara 4,7 83,2 84,4 40,3 94,2 1571 38,5 528 Mboum 6,4 84,9 75,0 33,7 91,0 1424 41,5 575 Gbaya 7,0 84,5 80,0 35,4 91,0 6545 26,9 2557 Mandja 5,1 87,0 77,7 35,4 92,9 1819 27,3 693 Banda 5,1 84,6 81,3 38,1 93,0 4633 32,6 1834 Ngbaka-Bantou 5,2 83,2 80,8 33,0 91,1 1838 21,0 619 Yakoma-Sango 3,4 80,6 87,4 45,7 94,4 1365 35,6 508 Zandé/Nzakara 2,7 86,6 85,0 40,3 94,7 532 36,0 217 Autres ethnies locales 5,1 88,5 81,3 35,9 92,7 833 32,1 307 Ethnies non centrafricaines 2,4 88,0 85,9 40,1 94,0 563 31,3 220 Manquant (8,5) (80,2) (85,7) (41,3) (90,6) 126 (44,2) 50 Total 5,8 84,3 80,6 36,6 92,0 22273 30,5 8485 [1] indicateur MICS 8.5; ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés 11 .4 MARIAGE PRÉCOCE ET POLYGAMIE La Convention sur l’Elimination de toutes les formes de Discriminations à l’Egard des Femmes, ratifiée par la République Centrafricaine, dispose en son article 162 que: « les fiançailles et les mariages d’enfants n’ont pas d’effets juridiques et toutes les mesures nécessaires, y compris des dispositions législatives sont prises afin de fixer un âge minimal pour les mariages et de rendre obligatoire l’inscription du mariage sur un registre officiel». Le mariage des enfants a été identifié par le Forum Panafricain sur le mariage des enfants comme l’exploitation sexuelle et un type d’exploitation commerciale des enfants. Cette préoccupation a été prise en compte par la Charte Africaine des droits et du bien-être de l’enfant et le protocole à la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique. C’est donc une violation des droits de l’homme qui compromet le développement des filles et se traduit souvent par une grossesse précoce et l’isolement social, avec peu d’éducation et une mauvaise formation professionnelle qui renforcent la pauvreté des femmes. Les garçons sont également touchés par le mariage d’enfants, mais le problème a un impact beaucoup plus grand et plus d’intensité sur les filles. Ces dernières sont tenues d’effectuer de lourds travaux ménagers, sous la pression de faire preuve de fécondité et chargées d’élever les enfants tout en étant elles-mêmes des enfants. Les filles mariées et les mères d’enfants font face à des contraintes de prises de décisions et de choix de vie limités. 11 .4 .1 Mariage précoce et femmes en union polygamique Les données du tableau CP.6 mettent en évidence la précocité du mariage des filles en RCA. En effet, 24% des femmes de 15-49 ans ont été mariées avant 15 ans et 60% ont été mariées avant 18 ans. L’entrée précoce en union des femmes ne révèle aucune disparité selon les différentes caractéristiques socio-économiques. L’entrée précoce en union des filles semble se maintenir encore de nos jours. En effet, 55% des femmes âgées de 15-19 ans ont déclaré être actuellement mariées ou en union avec un homme. Ce processus d’entrée précoce en union des femmes est remarquable en milieu rural (61%) et chez les femmes sans instruction (69%) par rapport aux femmes qui résident en milieu urbain (46%) et celles qui sont de niveau secondaire ou supérieur (42%). S’agissant de l’union polygame, les résultats de l’enquête indiquent que près d’un tiers des femmes 15-49 ans (29%) sont dans ce type d’union. Si le pourcentage des femmes en union polygamique ne varie pas selon le milieu de résidence ou le niveau d’instruction de la femme, on note en revanche une augmentation progressive en fonction du statut de bien-être économique de leur ménage. Le pourcentage varie de 21% chez les femmes issues des ménages les plus pauvres à 31% parmi celles des ménages les plus riches. Au niveau des préfectures, le pourcentage des femmes en union polygamique est faible dans l’Ombella-Mpoko (22%), la Kémo (23%), la Nana-Grébizi (23%) et la Ouaka (23%) tandis que le niveau de l’indicateur avoisine la moyenne nationale dans les autres préfectures. M I C S | P R O T E C T I O N D E L ’ E N F A N T 233232 M I C S | P R O T E C T I O N D E L ’ E N F A N T Tableau CP .6: Mariage précoce et polygamie: femmes (suite) Caractéristiques Pourcentage de femmes mariées avant l’âge de 15 [1] Nombre de femmes âgées de 15- 49 ans Pourcentage de femmes mariées avant l’âge de 15 ans Pourcentage de femmes mariées avant l’âge de 18 [2] Nombre de femmes âgées de 20- 49 ans Pourcentage de femmes de 15-19 ans actuellement mariées/ vivant avec un homme [3] Nombre de femmes de 15- 19 ans Pourcentage de femmes de 15-49 ans en mariage/ union polygame [4] Nombre de femmes de 15-49 ans actuellement mariées/ vivant avec un homme Instruction de la femme Aucun 26,6 4430 25,8 61,2 3719 68,9 710 30,0 3650 Primaire 24,0 4731 24,8 60,7 3675 51,8 1057 26,8 3527 Secondaire et plus 18,0 2349 19,7 54,4 1831 41,8 518 29,1 1630 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 25,1 2206 24,3 59,4 1772 62,3 434 20,6 1677 Second 25,5 2226 25,0 62,6 1818 65,0 408 26,4 1814 Moyen 25,9 2204 26,0 61,8 1791 62,4 413 30,0 1786 Quatrième 22,0 2357 23,0 59,2 1888 49,9 469 31,2 1725 Le plus riche 21,1 2517 22,8 55,7 1957 40,1 560 34,2 1805 Ethnie du chef de ménage Haoussa 29,7 546 31,4 67,0 416 50,3 130 39,7 417 Sara 21,2 694 21,8 56,0 544 38,5 150 24,9 495 Mboum 20,5 729 19,7 55,3 601 58,7 128 31,9 555 Gbaya 22,9 3339 22,9 57,2 2680 59,0 659 27,5 2561 Mandja 25,3 951 25,7 59,7 751 56,8 200 26,5 732 Banda 24,2 2446 24,4 62,2 1974 55,8 472 25,7 1914 Ngbaka-Bantou 25,0 918 25,6 60,8 758 50,9 160 29,5 695 Yakoma-Sango 21,1 781 23,6 61,6 619 49,5 162 36,3 593 Zandé/Nzakara 21,5 313 19,4 56,1 243 61,1 70 25,2 230 Autres ethnies locales 29,0 397 30,9 63,0 314 53,1 83 30,6 309 Ethnies non centrafricaines 28,2 329 28,7 64,0 271 (57,7) 58 30,4 266 Manquant 24,0 66 23,2 55,2 53 * 12 (17,9) 40 Total 23,8 11510 24,2 59,7 9225 54,8 2285 28,6 8807 [1] Indicateur MICS 8.6 ; [2] Indicateur MICS 8.7 ; [3] Indicateur MICS 8.8 ; [4] Indicateur MICS 8.9 *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés; ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Tableau CP .6: Mariage précoce et polygamie: femmes Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui se sont mariées ou ont vécu avec un homme avant leur 15ème anniversaire, pourcentage de femmes âgées de 20-49 ans qui se sont mariées ou ont vécu avec un homme avant leur 15ème et 18ème anniversaire, pourcentage de femmes âgées de 15-19 ans actuellement mariées ou vivant avec un homme, et pourcentage de femmes actuellement mariées ou en union polygame, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage de femmes mariées avant l’âge de 15 [1] Nombre de femmes âgées de 15- 49 ans Pourcentage de femmes mariées avant l’âge de 15 ans Pourcentage de femmes mariées avant l’âge de 18 [2] Nombre de femmes âgées de 20- 49 ans Pourcentage de femmes de 15-19 ans actuellement mariées/ vivant avec un homme [3] Nombre de femmes de 15- 19 ans Pourcentage de femmes de 15-49 ans en mariage/ union polygame [4] Nombre de femmes de 15-49 ans actuellement mariées/ vivant avec un homme Préfecture Ombella Mpoko 24,4 1201 25,5 63,1 944 46,7 257 21,6 873 Lobaye 24,9 803 25,3 60,3 646 65,7 157 30,9 649 Mambéré-Kadéï 24,2 1051 25,1 60,7 848 65,2 203 30,2 857 Nana Mambéré 26,2 589 25,6 64,8 485 64,1 104 29,1 466 Sangha-Mbaéré 26,5 296 25,6 63,5 243 55,6 53 27,3 246 Ouham Pende 21,3 1331 20,5 58,2 1065 51,9 266 31,6 1009 Ouham 23,3 933 22,6 49,2 749 54,6 185 29,9 696 Kémo 29,7 348 29,8 64,9 270 58,7 78 23,3 279 Nana-Grébizi 23,5 267 22,7 55,2 205 55,9 61 23,4 197 Ouaka 24,3 572 24,9 69,5 478 69,0 94 22,6 474 Haute-Kotto 33,2 209 32,5 65,5 159 64,1 50 26,8 168 Bamingui- Bangoran 26,6 55 28,5 64,1 43 47,7 12 31,3 41 Basse Kotto 28,0 755 28,2 68,8 609 67,3 146 30,5 630 Mbomou 21,2 416 20,6 54,4 333 63,4 83 31,6 323 Haut Mbomou 23,7 124 22,4 58,9 99 52,9 25 27,4 92 Bangui 21,0 2515 22,7 55,4 2016 42,1 499 30,1 1776 Milieu de résidence Urbain 22,1 4790 23,4 57,5 3795 46,3 995 28,1 3406 Rural 25,0 6720 24,7 61,2 5430 61,4 1290 28,9 5401 Âge 15-19 22,3 2285 . . 0 54,8 2285 21,4 1253 20-24 29,1 2609 29,1 67,9 2609 . 0 25,0 2127 25-29 22,7 2136 22,7 58,9 2136 . 0 30,7 1826 30-34 22,0 1515 22,0 55,8 1515 . 0 32,4 1284 35-39 21,0 1233 21,0 54,2 1233 . 0 32,3 1009 40-44 23,7 983 23,7 55,8 983 . 0 32,0 781 45-49 21,6 749 21,6 54,8 749 . 0 31,2 527 M I C S | P R O T E C T I O N D E L ’ E N F A N T 235234 M I C S | P R O T E C T I O N D E L ’ E N F A N T 11 .4 .2 Mariage précoce et hommes en union polygamique Le tableau CP.6M indique clairement que les hommes sont moins nombreux à entrer précocement en union que les femmes. Ils sont 10% à se marier avant 15 ans et 26% à l’être avant 18 ans. Les résultats en ce qui concerne les autres variables d’analyse indiquent que sur ce plan, les hommes ne se distinguent pas beaucoup des femmes. Contrairement aux filles dont plus de la moitié sont déjà entrées en union, à peine 11% seulement des garçons de 15 à 19 ans ont connu cette expérience. Le pourcentage des garçons de 15-19 ans qui sont déjà mariés est plus important chez les jeunes sans instruction (19%) ou qui vivent dans les ménages les plus pauvres (17%) par rapport aux jeunes de niveau secondaire ou plus (8%) ou qui sont issus des ménages les plus riches (7%). Parmi les hommes en union, 17% sont dans une union polygamique. Le pourcentage d’hommes en union polygamique, qui semble ne pas varier selon le milieu de résidence ou le niveau d’instruction, est un peu plus élevé chez les hommes des ménages les plus riches (19%) que ceux des ménages les plus pauvres (11%). Tableau CP .6M: Mariage précoce et polygamie: hommes Pourcentage d’hommes de 15-49 ans qui se sont mariés ou ont vécu avec une femme avant leur 15è anniversaire, pourcentage d’hommes de 20-59 ans qui se sont mariés ou ont vécu avec une femme avant leur 15è et 18è anniversaire, pourcentage d’hommes de 15-19 ans actuellement mariés ou vivant avec une femme, et pourcentage d’hommes actuellement en union polygame, RCA 2010 Caractéristiques % d’hommes mariés avant l’âge de 15 ans Nombre d’hommes âgés de 15-59 ans % d’hommes mariés avant l’âge de 15 ans % d’hommes mariés avant l’âge de 18 ans Nombre d’hommes âgés de 20-59 ans % d’hommes de 15-19 ans actuellement mariés/vivant avec une femme Nombre d’hommes âgés de 15-19 ans % d’hommes de 15-59 ans en mariage/ union polygame Nombre d’hommes de 15-59 ans actuellement mariés ou en union Préfecture Ombella Mpoko 11,3 499 13,1 24,4 416 6,1 82 11,1 338 Lobaye 8,3 332 8,5 25,7 274 6,3 58 17,5 226 Mambéré-Kadéï 6,3 447 6,9 21,6 379 14,6 68 18,2 334 Nana Mambéré 5,0 274 5,0 24,3 242 (15,1) 32 14,2 210 Sangha-Mbaéré 5,6 128 5,9 18,7 104 8,1 24 14,8 89 Ouham Pende 7,1 599 7,1 19,8 510 (7,9) 89 25,0 451 Ouham 6,5 449 6,9 19,4 365 14,6 84 16,0 307 Kémo 9,0 175 9,8 25,6 141 12,6 33 12,4 121 Nana-Grébizi 9,8 130 10,8 27,7 107 12,6 23 15,0 90 Ouaka 8,7 268 8,6 28,8 236 (28,4) 32 16,5 207 Haute-Kotto 12,5 100 13,4 29,3 88 (16,1) 12 13,8 71 Bamingui- Bangoran 10,7 27 11,2 24,2 22 (9,5) 5 19,3 18 Basse Kotto 13,3 378 13,7 38,9 315 19,6 63 20,5 291 Mbomou 10,1 198 10,8 25,0 169 (10,8) 29 14,6 130 Haut Mbomou 10,3 49 10,0 25,6 45 * 4 16,2 38 Bangui 14,0 1234 16,8 31,9 921 8,3 313 15,0 704 Milieu de résidence Urbain 11,1 2157 12,9 27,1 1674 9,1 483 14,8 1316 Rural 8,9 3154 9,3 25,6 2683 13,0 471 17,9 2321 Tableau CP .6M: Mariage précoce et polygamie: hommes (suite) Caractéristiques % d’hommes mariés avant l’âge de 15 ans Nombre d’hommes âgés de 15-59 ans % d’hommes mariés avant l’âge de 15 ans % d’hommes mariés avant l’âge de 18 ans Nombre d’hommes âgés de 20-59 ans % d’hommes de 15-19 ans actuellement mariés/vivant avec une femme Nombre d’hommes âgés de 15-19 ans % d’hommes de 15-59 ans en mariage/ union polygame Nombre d’hommes de 15-59 ans actuellement mariés ou en union Âge 15-19 5,8 954 . . 0 11,0 954 13,3 105 20-24 14,0 831 14,0 27,9 831 . 0 12,9 476 25-29 11,9 910 11,9 30,5 910 . 0 14,3 734 30-34 11,4 690 11,4 28,2 690 . 0 16,4 594 35-39 10,9 574 10,9 24,8 574 . 0 18,2 519 40-44 6,9 520 6,9 19,4 520 . 0 20,6 466 45-49 9,6 368 9,6 25,0 368 . 0 18,1 332 50-54 6,9 299 6,9 21,2 299 . 0 19,8 265 55-59 4,5 165 4,5 23,3 165 . 0 20,3 145 Instruction de l’homme Aucune 7,7 695 7,5 20,8 625 19,3 71 20,3 496 Primaire 10,6 2611 11,6 28,5 2102 11,8 508 17,0 1802 Secondaire et plus 9,5 2005 10,7 25,2 1630 8,4 375 15,2 1340 Manquant/NSP * 0 . . * * 0 . 0 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 9,1 970 9,2 24,8 844 17,2 126 11,0 733 Second 9,4 1125 9,5 28,2 973 16,8 152 16,1 827 Moyen 7,7 1023 8,1 21,9 864 13,0 159 19,7 754 Quatrième 13,1 1014 14,9 29,2 849 7,4 165 19,4 660 Le plus riche 9,7 1178 12,0 26,7 827 7,2 351 18,1 664 Ethnie du chef de ménage Haoussa 9,2 206 10,9 19,1 174 (,6) 32 23,2 145 Sara 8,8 344 9,7 21,0 281 (2,1) 63 17,5 222 Mboum 9,3 276 9,8 20,9 232 (10,3) 45 20,1 215 Gbaya 8,0 1552 8,3 24,9 1284 13,2 268 15,3 1090 Mandja 10,5 497 11,1 23,8 408 10,9 90 13,4 311 Banda 10,4 1214 11,2 30,4 992 14,6 222 17,4 845 Ngbaka-Bantou 9,7 399 11,8 26,6 314 6,1 85 16,6 264 Yakoma-Sango 8,1 332 10,2 29,9 254 5,0 77 16,2 206 Zande/Nzakara 12,4 136 12,5 28,9 115 (14,0) 21 13,1 92 Autres ethnies locales 6,0 164 5,9 20,6 145 (17,6) 19 22,7 130 Ethnies non centrafricaines 29,3 155 33,8 40,2 133 (2,3) 22 16,1 95 Manquant (17,4) 35 (10,4) (21,6) 26 * 9 * 23 Total 9,8 5311 10,7 26,2 4357 11,0 954 16,8 3637 * : Basé sur moins de 25 cas non pondérés; ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés M I C S | P R O T E C T I O N D E L ’ E N F A N T 237236 M I C S | P R O T E C T I O N D E L ’ E N F A N T 11 .5 ÉVOLUTION DE LA TENDANCE DU MARIAGE PRÉCOCE Ce paragraphe examine, de manière rétrospective, la tendance de la précocité des unions depuis la génération 1951-1960 (ayant 49-59 ans révolus en 2010) jusqu’à celle de 1995 (âgée de 15 ans en 2010) séparément dans les sous-populations féminines et masculines. 11 .5 .1 Évolution de la tendance du mariage précoce chez les femmes Le tableau CP.7 montre qu’en RCA, la pratique du mariage précoce (avant le 15ème anniversaire) chez les femmes n’a pas enregistré un changement profond depuis trente ans mais le phénomène semble gagner légèrement en ampleur dans le milieu rural par rapport aux centres urbains. En effet, la proportion des femmes qui se sont mariées avant 15 ans entre 22 et 24% pour toutes les tranches d’âges sauf pour le groupe de 20-24 ans pour lequel la proportion est plus faible (29%). Si cette tendance observée au niveau national est maintenue en milieu urbain, en milieu rural en revanche la proportion des femmes entrées en union avant d’atteindre 15 ans, est élevée dans les deux groupes les plus jeunes. Ce résultat signifie que ces dix dernières années, la pratique s’est amplifiée en milieu rural probablement à cause de l’insécurité, de la crise et de la pauvreté. Tableau CP .7M: Tendances du mariage précoce : hommes de 15-59 ans Pourcentage de hommes qui se sont d’abord mariées ou ont vécu avec une femme avant l’âge de 15 et 18 ans, par résidence et tranches d’âge, RCA 2010 Âge Urbain Rural Total % d’hommes mariés avant l’âge de 18 ans Nombre d’hommes % d’hommes mariés avant l’âge de 15 ans Nombre d’hommes % d’hommes mariés avant l’âge de 18 ans Nombre d’hommes % d’hommes mariés avant l’âge de 15 ans Nombre d’hommes % d’hommes mariés avant l’âge de 18 ans Nombre d’hommes % d’hommes mariés avant l’âge de 15 ans Nombre d’hommes 15-19 5,0 483 . 0 6,7 471 . 0 5,8 954 . 0 20-24 18,5 361 31,0 361 10,6 469 25,6 469 14,0 831 27,9 831 25-29 16,7 377 33,2 377 8,4 533 28,6 533 11,9 910 30,5 910 30-34 11,5 254 27,7 254 11,4 435 28,5 435 11,4 690 28,2 690 35-39 11,9 213 25,7 213 10,3 361 24,3 361 10,9 574 24,8 574 40-44 5,0 185 15,4 185 8,0 335 21,6 335 6,9 520 19,4 520 45-49 10,7 120 26,8 120 9,0 247 24,1 247 9,6 368 25,0 368 50-54 7,3 100 17,9 100 6,7 199 22,8 199 6,9 299 21,2 299 55-59 2,4 63 19,6 63 5,8 102 25,6 102 4,5 165 23,3 165 Total 11,1 2157 27,1 1674 8,9 3154 25,6 2683 9,8 5311 26,2 4357 Tableau CP .7: Tendances du mariage précoce: femmes de 15-49 ans Pourcentage de femmes qui se sont d’abord mariées ou ont vécu avec un homme avant l’âge de 15 et 18 ans, par résidence et tranches d’âge, RCA 2010 Âge Urbain Rural Total % de femmes mariées avant l’âge de 15 ans Nombre de femmes % de femmes mariées avant l’âge de 18 ans Nombre de femmes % de femmes mariées avant l’âge de 15 ans Nombre de femmes % de femmes mariées avant l’âge de 18 ans Nombre de femmes % de femmes mariées avant l’âge de 15 ans Nombre de femmes % de femmes mariées avant l’âge de 18 ans Nombre de femmes 15-19 17,0 995 . 0 26,3 1290 . 0 22,3 2285 . 0 20-24 28,1 1165 65,6 1165 29,8 1444 69,9 1444 29,1 2609 67,9 2609 25-29 22,5 919 56,0 919 22,9 1217 61,0 1217 22,7 2136 58,9 2136 30-34 19,1 629 53,3 629 24,1 886 57,6 886 22,0 1515 55,8 1515 35-39 20,4 455 52,1 455 21,4 778 55,5 778 21,0 1233 54,2 1233 40-44 23,1 345 54,9 345 23,9 638 56,3 638 23,7 983 55,8 983 45-49 21,4 282 50,2 282 21,7 468 57,6 468 21,6 749 54,8 749 Total 22,1 4790 57,5 3795 25,0 6720 61,2 5430 23,8 11510 59,7 9225 11 .5 .2 Évolution de la tendance du mariage précoce chez les hommes Chez les hommes, le pourcentage de ceux qui se sont mariés avant l’âge de 18 ans varie peu selon les tranches d’âges et évolue en deux de scie (tableau CP.7M): il passe de 26% chez les 20-24 ans à 29% et 28,5% respectivement chez les 25-29 ans et les 30-34 ans ; puis régresse à 24% chez les 35-39 ans, 22% chez les 40-44 ans, repart à 24% chez les 45-49 ans, puis tombe à 23% chez les 50-54 ans et repart à 26% chez les 55-59 ans. 11 .5 .3 Différence d’âge entre conjoints Une autre composante est la différence d’âge entre conjoints avec un indicateur constituant le pourcentage de femmes mariées/en union avec une différence de 10 ans ou plus, plus jeunes que leur conjoint actuel. Il a été démontré qu’un écart de plus de dix ans entre conjoints est source de conflits intergénérationnels. Le tableau CP.8 présente les résultats de la différence d’âge entre maris et épouses. En RCA, presque un quart des femmes (22%) de 15-19 ans, mariées ou vivent en union, le sont avec un homme âgé de dix ans ou plus qu’elles et 36% vivent avec un homme de 5-9 ans leur aîné. Par contre, 32% de femmes 15-19 ans vivent avec un homme plus jeune qu’elles de 0-4 ans. Ces indicateurs ne varient pas considérablement selon le milieu de résidence, le niveau d’instruction et le quintile de bien-être économique. Les indicateurs sont sensiblement identiques si l’on considère les femmes mariées âgées entre 20 et 24 ans : d’un quart des femmes (22%) de 20-24 ans, mariées ou en union, le sont avec un homme âgé de dix ans ou plus qu’elles et 33% vivent avec un homme de 5-9 ans leur ainé. Un autre tiers des femmes de 15-24 ans (35%) vivent avec un homme plus jeune qu’elles de 0-4 ans. Ces indicateurs ne varient pas considérablement selon le milieu de résidence, le niveau d’instruction et le quintile de bien-être économique. On note cependant quelques disparités au niveau préfectoral selon les deux sous- groupes retenus (femmes de 15-19 ans et celles de 20-24 ans). Dans le sous-groupe des 15-19 ans, la proportion des femmes mariées ou vivant en union qui le sont avec un homme âgé de 10 ans ou plus qu’elles est faible dans la Basse-Kotto (13%), la Ouaka (16%) et Bangui (16%) tandis que dans la Nana- Mambéré, la Mambéré-Kadéï et le Bamingui-Bangoran, au moins trois femmes sur dix (30%) sont dans cette situation. Dans la sous-population des femmes âgées de 20-24 ans, cette pratique est peu fréquente dans l’Ouham pende (19%), l’Ouham (14%), Bangui (17%), Mbomou (19%) et Ouaka (19%) par rapport la Haute-Kotto, Mambéré-Kadéï et Nana-Mambéré. En considérant l’ethnie, on note par exemple que 36% des femmes de 15-19 ans des groupes ethniques Ngbaka Bantou et Mboum et 45% des femmes de 20-24 ans Mandja vivent avec un homme plus jeune qu’elles de 0-4 ans. M I C S | P R O T E C T I O N D E L ’ E N F A N T 239238 M I C S | P R O T E C T I O N D E L ’ E N F A N T Ta b le au C P . 8 : D iff ér en ce d ’â g e en tr e co n jo in ts R é p ar ti ti o n e n p o u rc e n ta g e d e s fe m m e s ac tu e lle m e n t m ar ié e s /v iv an t av e c u n h o m m e d e 1 5 -1 9 a n s e t d e 2 0 -2 4 a n s se lo n la d iff é re n ce d ’â g e a ve c le u r m ar i o u p ar te n ai re , R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de fe m m es a ct ue lle m en t m ar ié es /v iv an t a ve c un ho m m e âg ée s de 1 5- 19 a ns d o nt le m ar i o u pa rt en ai re e st : N o m br e de fe m m es d e 15 -1 9 an s m ar ié es / vi va nt a ve c un ho m m e Po ur ce nt ag e de fe m m es a ct ue lle m en t m ar ié es /v iv an t a ve c un ho m m e âg ée s de 2 0 -2 4 an s do nt le m ar i o u le p ar te na ire e st : N o m br e de fe m m es â gé es de 2 0 -2 4 an s m ar ié es / vi va nt a ve c un ho m m e pl us je un e de 0 -4 an s pl us âg é de 5 -9 a ns pl us â gé de 1 0+ an s pl us âg é A ge d u m ar i in co nn u To ta l pl us je un e de 0 -4 an s pl us âg é de 5 -9 a ns pl us â gé de 1 0+ an s pl us âg é A ge d u m ar i in co nn u To ta l Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 0 ,0 35 ,9 35 ,5 23 ,2 5, 5 10 0 12 0 2, 7 32 ,3 39 ,2 20 ,6 5, 2 10 0 23 9 Lo ba ye 1, 9 30 ,3 39 ,3 21 ,2 7, 4 10 0 10 3 3, 9 30 ,9 37 ,7 22 ,9 4, 6 10 0 13 5 M am bé ré -K ad éï 0 ,0 24 ,1 31 ,2 30 ,2 14 ,5 10 0 13 2 0 ,0 25 ,1 32 ,5 34 ,3 8 ,1 10 0 17 2 N an a M am bé ré 0 ,8 33 ,2 29 ,3 30 ,5 6, 2 10 0 67 3, 0 32 ,1 25 ,6 34 ,9 4, 4 10 0 11 1 Sa ng ha -M ba ér é 0 ,0 32 ,9 38 ,0 25 ,1 3, 9 10 0 29 2, 5 34 ,2 29 ,1 26 ,1 8 ,0 10 0 51 O uh am P en de 0 ,0 35 ,9 33 ,8 22 ,1 8 ,2 10 0 13 8 3, 0 30 ,8 35 ,4 19 ,2 11 ,6 10 0 24 3 O uh am 0 ,0 28 ,8 33 ,2 25 ,4 12 ,6 10 0 10 1 2, 1 47 ,7 33 ,8 14 ,4 2, 0 10 0 14 5 Ké m o 0 ,0 33 ,1 35 ,7 23 ,5 7, 7 10 0 46 1, 0 45 ,6 27 ,3 24 ,5 1, 7 10 0 57 N an a- G ré bi zi 0 ,8 34 ,8 37 ,4 21 ,4 5, 7 10 0 34 3, 5 36 ,7 26 ,4 26 ,6 6, 7 10 0 49 O ua ka 1, 3 51 ,2 24 ,1 16 ,3 7, 1 10 0 65 1, 9 28 ,1 37 ,0 19 ,5 13 ,5 10 0 12 6 H au te -K o tt o 2, 4 26 ,3 30 ,6 33 ,8 6, 9 10 0 32 2, 9 26 ,9 33 ,5 31 ,8 4, 9 10 0 36 B am in gu i- B an go ra n 1, 3 19 ,5 37 ,0 33 ,2 9, 0 10 0 6 4, 8 29 ,8 33 ,3 27 ,7 4, 5 10 0 10 B as se K o tt o 2, 7 34 ,2 38 ,5 13 ,5 11 ,1 10 0 98 4, 9 39 ,3 27 ,9 20 ,2 7, 7 10 0 16 1 M bo m o u 0 ,9 23 ,7 38 ,8 25 ,4 11 ,3 10 0 52 1, 5 37 ,2 32 ,7 19 ,3 9, 3 10 0 73 H au t M bo m o u (0 ,0 ) (3 0 ,4 ) (3 8 ,8 ) (1 5, 2) (1 5, 6) 10 0 13 0 ,0 30 ,0 31 ,1 22 ,3 16 ,5 10 0 21 B an gu i 1, 4 28 ,3 46 ,1 15 ,6 8 ,7 10 0 21 0 4, 1 39 ,9 31 ,1 17 ,4 7, 5 10 0 49 3 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 0 ,8 31 ,3 37 ,2 20 ,8 9, 9 10 0 46 1 3, 6 35 ,6 31 ,8 20 ,7 8 ,4 10 0 91 1 R ur al 0 ,9 31 ,9 35 ,8 22 ,7 8 ,7 10 0 79 2 2, 4 34 ,6 33 ,9 22 ,6 6, 6 10 0 12 17 A ge 15 -1 9 0 ,8 31 ,7 36 ,3 22 ,0 9, 2 10 0 12 53 0 ,0 0 ,0 0 ,0 0 ,0 0 ,0 ,0 0 20 -2 4 0 ,0 0 ,0 0 ,0 0 ,0 0 ,0 ,0 0 2, 9 35 ,0 33 ,0 21 ,8 7, 4 10 0 21 27 Ta b le au C P . 8 : D iff ér en ce d ’â g e en tr e co n jo in ts (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de fe m m es a ct ue lle m en t m ar ié es /v iv an t a ve c un ho m m e âg ée s de 1 5- 19 a ns d o nt le m ar i o u pa rt en ai re e st : N o m br e de fe m m es d e 15 -1 9 an s m ar ié es / vi va nt a ve c un ho m m e Po ur ce nt ag e de fe m m es a ct ue lle m en t m ar ié es /v iv an t a ve c un ho m m e âg ée s de 2 0 -2 4 an s do nt le m ar i o u le p ar te na ire e st : N o m br e de fe m m es â gé es de 2 0 -2 4 an s m ar ié es / vi va nt a ve c un ho m m e pl us je un e de 0 -4 an s pl us âg é de 5 -9 a ns pl us â gé de 1 0+ an s pl us âg é A ge d u m ar i in co nn u To ta l pl us je un e de 0 -4 an s pl us âg é de 5 -9 a ns pl us â gé de 1 0+ an s pl us âg é A ge d u m ar i in co nn u To ta l In st ru ct io n A uc un e 0 ,7 31 ,4 37 ,2 24 ,1 6, 7 10 0 48 9 2, 9 34 ,0 30 ,6 23 ,8 8 ,7 10 0 76 3 Pr im ai re 0 ,7 30 ,6 34 ,4 22 ,3 12 ,0 10 0 54 7 1, 9 35 ,5 34 ,2 21 ,8 6, 6 10 0 8 8 4 Se co nd ai re e t p lu s 1, 6 35 ,0 39 ,3 16 ,7 7, 5 10 0 21 6 4, 9 35 ,6 34 ,4 18 ,5 6, 7 10 0 48 1 Q ui nt ile d e bi en -ê tr e éc o no m iq ue Le p lu s pa uv re 1, 0 34 ,8 38 ,8 17 ,8 7, 5 10 0 27 1 1, 9 39 ,5 32 ,9 18 ,2 7, 5 10 0 41 7 Se co nd 1, 2 38 ,4 34 ,3 18 ,9 7, 3 10 0 26 5 2, 9 36 ,8 35 ,4 17 ,9 7, 0 10 0 42 6 M o ye n 0 ,2 31 ,0 33 ,5 27 ,7 7, 6 10 0 25 8 2, 3 30 ,6 33 ,7 26 ,6 6, 9 10 0 38 2 Q ua tr iè m e 1, 3 23 ,6 33 ,8 22 ,4 19 ,0 10 0 23 4 3, 4 35 ,2 30 ,4 22 ,4 8 ,5 10 0 4 45 Le p lu s ric he 0 ,5 29 ,2 41 ,6 23 ,9 4, 8 10 0 22 5 4, 1 32 ,6 32 ,5 23 ,9 6, 9 10 0 45 8 Et hn ie d u ch ef d e m én ag e H ao us sa 0 ,0 16 ,9 18 ,1 54 ,6 10 ,4 10 0 65 2, 5 16 ,8 24 ,0 47 ,5 9, 2 10 0 10 5 Sa ra 0 ,0 28 ,1 30 ,2 27 ,2 14 ,5 10 0 58 1, 3 34 ,1 37 ,8 26 ,8 0 ,0 10 0 11 2 M bo um 0 ,0 36 ,1 37 ,8 21 ,0 5, 1 10 0 75 6, 1 25 ,1 37 ,4 16 ,0 15 ,3 10 0 15 0 G ba ya 1, 1 34 ,5 34 ,4 18 ,9 11 ,1 10 0 38 9 1, 4 35 ,7 36 ,9 19 ,5 6, 5 10 0 58 2 M an dj a 0 ,0 29 ,9 39 ,7 20 ,4 9, 9 10 0 11 4 1, 1 4 4, 7 25 ,1 23 ,7 5, 3 10 0 17 8 B an da 1, 0 33 ,2 39 ,0 17 ,6 9, 2 10 0 26 3 3, 7 35 ,0 34 ,1 19 ,5 7, 8 10 0 48 3 N gb ak a- B an to u 1, 3 36 ,4 41 ,5 15 ,8 5, 0 10 0 81 3, 7 39 ,8 31 ,7 18 ,2 6, 5 10 0 16 4 Ya ko m a- Sa ng o 0 ,0 33 ,9 39 ,3 21 ,2 5, 7 10 0 80 5, 3 43 ,1 28 ,2 20 ,6 2, 8 10 0 15 7 Z an de /N za ka ra 1, 1 27 ,3 47 ,0 15 ,7 8 ,8 10 0 43 1, 0 33 ,7 37 ,7 14 ,4 13 ,2 10 0 40 A ut re s et hn ie s lo ca le s 4, 2 24 ,2 29 ,9 31 ,6 10 ,1 10 0 4 4 0 ,0 30 ,4 32 ,9 24 ,6 12 ,0 10 0 68 Et hn ie s no n ce nt ra fr ic ai ne s (0 ,0 ) (7 ,6 ) (4 6, 1) (4 6, 3) (0 ,0 ) 10 0 33 8 ,1 32 ,1 20 ,3 28 ,4 11 ,2 10 0 80 M an qu an t * * * * * 10 0 6 * * * * * 10 0 8 To ta l 0 ,8 31 ,7 36 ,3 22 ,0 9, 2 10 0 12 53 2, 9 35 ,0 33 ,0 21 ,8 7, 4 10 0 21 27 *: B as é su r m o in s d e 25 c as n o n p o n d ér és ; ( ): B as é su r 2 5 à 49 c as n o n p o n d ér és M I C S | P R O T E C T I O N D E L ’ E N F A N T 241240 M I C S | P R O T E C T I O N D E L ’ E N F A N T 11 .6 MUTILATION GÉNITALE FÉMININE/EXCISION (MGF/E) La MGF/E est une violation fondamentale des droits de l’homme. En l’absence de toute nécessité médicale perçue, elle expose les filles et les femmes à des risques pour leur santé et à des conséquences constituant un danger de mort. Parmi ces droits violés, sont les droits de jouir du meilleur état de santé et à l’intégrité physique. Le phénomène est d’autant plus grave que la pratique se fait sans le consentement des filles. La mutilation génitale féminine ou excision (MGF/E) est l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou la lésion des organes génitaux féminins. La MGF/E est toujours traumatisante avec des complications immédiates, y compris la douleur atroce, le choc, la rétention d’urine, l’ulcération des parties génitales et les lésions des tissus adjacents. D’autres complications sont notamment la septicémie, la stérilité, l’arrêt de la progression du travail, voire la mort. Cette opération est généralement réalisée sur les filles âgées de 4-14 ans; elle est également faite sur les nourrissons, les femmes qui sont sur le point d’être mariées et, parfois, sur des femmes qui sont enceintes de leur premier enfant ou qui viennent d’accoucher. Elles sont souvent effectuées, sans anesthésie, avec des ciseaux, lames de rasoir ou du verre brisé, par des praticiens traditionnels, y compris des sages-femmes et des coiffeurs. 11 .6 .1 Ampleur de la pratique de l’excision 11 .6 .1 .1 Ampleur de l’excision chez les femmes de 15 à 49 ans En République Centrafricaine, un quart (24%) des femmes de 15-49 ans ont été excisées dont 70% ont subi l’ablation du clitoris. Les autres formes de mutilations génitales, c’est-à-dire l’ablation des lèvres (20%) et la fermeture d’une partie du vagin (7%) sont moins pratiquées (tableau CP.9). La pratique de l’excision est plus courante en milieu rural (29%) qu’en milieu urbain (18%). Au niveau préfectoral, au moins sept femmes sur dix ont été excisées dans le Bamingui-Bangoran (77%) et la Ouaka (73%) et au moins six femmes sur dix dans la Kémo (61%), la Basse-Kotto (63%), la Nana-Grébizi (61%) et la Haute-Kotto (67%). C’est dans la Nana Mambéré que la pratique est la plus faible (3%). Le pourcentage de femmes excisées augmente avec l’âge, passant de 18% pour les 15-19 ans à 34% pour les 45-49%, indiquant probablement une diminution de la pratique dans le pays. Il semble aussi que plus la femme est instruite et qu’elle vit dans un ménage riche, plus la pratique baisse. En effet, le taux passe respectivement de 30% et 34% pour la femme sans instruction et la plus pauvre à, respectivement, 12% et 15% pour la femme instruite et la plus riche. L’excision est clairement un facteur ethnique puisque plus de la moitié des femmes Banda (53%) sont excisées alors que moins de 5% des femmes Ngbaka Bantou et Mboum le sont également. Tableau CP .9: Mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) chez les femmes Pourcentage de répartition des femmes âgées de 15-49 ans par état de MGF/E, RCA 2010 Caractéristiques Répartition en pourcentage des femmes âgées de 15-49 ans à qui on a: Total Pourcentage de celles ayant subi n’importe quelle forme de MGF/E [1] Nombre de femmes âgées de 15-49 ans Aucune MGF/E Qui a eu une MGF/E Retiré des chairs Entaillé les parties génitales Fermé la zone du vagin par couture Forme de MGF/E non déterminée Préfecture Ombella Mpoko 73,8 17,5 6,5 1,0 1,3 100 26,2 1201 Lobaye 88,2 9,2 1,4 0,6 0,6 100 11,8 803 Mambéré Kadéï 88,0 7,4 2,4 1,7 0,4 100 12,0 1051 Nana Mambéré 96,7 2,3 0,4 0,6 0,0 100 3,3 589 Sangha Mbaéré 95,5 2,4 1,1 0,9 0,2 100 4,5 296 Ouham-Pende 96,7 1,4 1,8 0,1 0,0 100 3,3 1331 Ouham 67,7 19,6 11,4 0,8 0,5 100 32,3 933 Kémo 38,9 43,4 13,8 3,7 0,2 100 61,1 348 Nana Grébizi 39,2 35,3 21,2 3,5 0,9 100 60,8 267 Ouaka 27,1 59,6 7,8 4,0 1,5 100 72,9 572 Haute-Kotto 32,9 53,0 10,2 3,2 0,7 100 67,1 209 Bamingui- Bangoran 23,4 45,1 23,6 5,6 2,2 100 76,6 55 Basse Kotto 36,6 51,1 6,5 5,0 0,9 100 63,4 755 Mbomou 95,3 2,1 0,8 1,4 0,4 100 4,7 416 Haut Mbomou 96,1 1,1 0,8 1,1 0,9 100 3,9 124 Bangui 85,2 9,2 2,3 1,7 1,5 100 14,8 2515 Milieu de résidence Urbain 81,9 11,8 3,7 1,4 1,1 100 18,1 4790 Rural 71,3 20,6 5,6 1,8 0,6 100 28,7 6720 Âge 15-19 82,1 11,9 4,0 1,7 0,3 100 17,9 2285 20-24 77,9 16,4 3,7 1,3 0,7 100 22,1 2609 25-29 75,5 16,0 5,5 2,0 1,0 100 24,5 2136 30-34 74,5 19,3 4,3 1,3 0,6 100 25,5 1515 35-39 71,6 20,1 5,3 2,0 1,0 100 28,4 1233 40-44 70,1 19,9 7,4 1,2 1,4 100 29,9 983 45-49 66,2 23,6 6,1 2,5 1,5 100 33,8 749 Instruction Aucune 69,7 21,2 6,4 2,0 0,7 100 30,3 4430 Primaire 75,5 17,4 4,6 1,7 0,8 100 24,5 4731 Secondaire et plus 87,7 8,1 2,2 0,9 1,0 100 12,3 2349 M I C S | E D U C A T I O N 243242 M I C S | E D U C A T I O N Tableau CP .9: Mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) chez les femmes (suite) Caractéristiques Répartition en pourcentage des femmes âgées de 15-49 ans à qui on a: Total Pourcentage de celles ayant subi n’importe quelle forme de MGF/E [1] Nombre de femmes âgées de 15-49 ans Aucune MGF/E Qui a eu une MGF/E Retiré des chairs Entaillé les parties génitales Fermé la zone du vagin par couture Forme de MGF/E non déterminée Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 66,4 24,7 6,9 1,5 0,7 100 33,6 2206 Second 68,8 22,4 6,7 1,8 0,4 100 31,2 2226 Moyen 74,0 18,5 5,0 1,9 0,5 100 26,0 2204 Quatrième 82,8 11,4 3,3 1,5 1,0 100 17,2 2357 Le plus riche 85,1 9,3 2,6 1,7 1,3 100 14,9 2517 Ethnie du chef de ménage Haoussa 85,6 9,6 2,5 1,8 0,5 100 14,4 546 Sara 84,2 10,6 3,7 0,8 0,6 100 15,8 694 Mboum 97,4 1,7 0,5 0,0 0,4 100 2,6 729 Gbaya 80,9 12,6 4,6 1,3 0,6 100 19,1 3339 Mandja 62,4 24,8 9,1 2,8 1,0 100 37,6 951 Banda 46,6 40,3 8,2 3,7 1,2 100 53,4 2446 Ngbaka-Bantou 96,0 1,9 1,0 0,0 1,1 100 4,0 918 Yakoma-Sango 94,5 3,8 1,0 0,1 0,7 100 5,5 781 Zandé/Nzakara 94,0 3,7 0,6 1,1 0,6 100 6,0 313 Autres ethnies locales 79,8 12,2 6,4 1,1 0,5 100 20,2 397 Ethnies non centrafricaines 71,0 18,5 6,7 2,6 1,3 100 29,0 329 Manquant 88,2 7,2 4,6 0,0 0,0 100 11,8 66 Total 75,8 17,0 4,8 1,7 0,8 100 24,2 11510 [1] Indicateur MICS 8.12 11 .6 .1 .2 Ampleur de l’excision chez les filles de 0 à 14 ans Le tableau CP.10 présente la prévalence et l’ampleur de la MGF/E effectuée sur les filles des enquêtées. Dans l’ensemble, moins d’un pour cent des femmes ont déclaré qu’au moins une de leurs filles de 4-14 ans vivantes avait subi la MGF/E. En considérant l’âge, on note que la pratique concerne essentiellement des filles 10-14 ans (6%), poussant à croire que la pratique tend à se faire plus tardivement dans la vie de la femme, peut-être avant l’entrée en union. Tableau CP .10: Mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) chez les filles Pourcentage de répartition des filles âgées de 0-14 ans par état de MGF/E, RCA 2010 Pourcentage de répartition des filles âgées de 0-14 ans: Total Pourcentage de celles ayant subi n’importe quelle forme de MGF/E [1] Nombre des filles âgées de 0-14 ans Aucune MGF/E Qui ont subi des MGF/E Se sont fait retirer des chairs Se sont fait entailler les parties génitales Se sont fait fermer la zone du vagin par couture Forme de MGF/E non déterminée Préfecture Ombella Mpoko 99,4 0,1 0,3 0,1 0,1 100 0,6 1942 Lobaye 99,6 0,3 0,0 0,1 0,0 100 0,4 1272 Mambéré-Kadéï 99,5 0,1 0,2 0,0 0,2 100 0,5 1627 Nana Mambéré 100 0,0 0,0 0,0 0,0 100 0,0 822 Sangha-Mbaéré 99,8 0,1 0,1 0,0 0,1 100 0,2 455 Ouham Pende 100 0,0 0,0 0,0 0,0 100 0,0 1986 Ouham 99,4 0,2 0,4 0,0 0,0 100 0,6 1469 Kémo 98,3 1,0 0,7 0,0 0,0 100 1,7 599 Nana-Grébizi 97,3 1,7 0,5 0,1 0,4 100 2,7 405 Ouaka 97,6 2,1 0,2 0,0 0,1 100 2,4 870 Haute-Kotto 97,2 2,1 0,4 0,2 0,1 100 2,8 354 Bamingui- Bangoran 96,4 1,9 1,3 0,3 0,1 100 3,6 92 Basse Kotto 96,2 2,8 0,4 0,5 0,1 100 3,8 1104 Mbomou 99,4 0,1 0,0 0,0 0,5 100 0,6 557 Haut Mbomou 99,8 0,0 0,0 0,0 0,2 100 0,2 152 Bangui 100 0,0 0,0 0,0 0,0 100 0,0 3663 Milieu de résidence Urbain 99,7 0,2 0,0 0,0 0,1 100 0,3 7125 Rural 98,9 0,7 0,3 0,1 0,1 100 1,1 10316 Age 0-4 99,9 0,0 0,0 0,0 0,0 100 0,1 4089 5-9 99,6 0,2 0,1 0,0 0,1 100 0,4 2993 10-14 94,5 3,5 1,4 0,3 0,4 100 5,5 2004 Manquant 99,9 0,1 0,0 0,0 0,0 100 0,1 8356 Instruction de la femme Aucune 98,9 0,7 0,3 0,0 0,1 100 1,1 6846 Primaire 99,2 0,5 0,2 0,1 0,0 100 0,8 7281 Secondaire et plus 99,9 0,1 0,0 0,0 0,0 100 0,1 3315 Expérience de la mère en matière de MGF/E Aucune MGF/E 100 0,0 0,0 0,0 0,0 100 0,0 12629 A subi une MGF/E 97,2 1,8 0,6 0,2 0,2 100 2,8 4812 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 98,6 0,8 0,4 0,2 0,1 100 1,4 3331 Second 99,1 0,6 0,2 0,0 0,0 100 0,9 3403 Moyen 98,8 0,8 0,3 0,1 0,0 100 1,2 3437 Quatrième 99,7 0,2 0,0 0,0 0,1 100 0,3 3586 Le plus riche 99,8 0,1 0,0 0,0 0,1 100 0,2 3685 Total 99,2 0,5 0,2 0,1 0,1 100 0,8 17441 [1] Indicateur MICS 8.13 M I C S | E D U C A T I O N 245244 M I C S | E D U C A T I O N 11 .6 .2 Attitudes vis-à-vis de l’excision 11 .6 .2 .1 Attitudes des femmes vis-à-vis de la continuité de l’excision L’avis des femmes quant à la continuité ou non de l’excision permet de comprendre pourquoi la pratique se perpétue encore malgré le préjudice qu’elle porte à la femme et malgré son interdiction par la loi. En effet, si ces dernières y étaient devenues défavorables, l’excision aurait disparu. C’est pourquoi, lors de l’enquête MICS, on a demandé l’avis des femmes quant au maintien ou non de l’excision. Le tableau CP.11 indique que, sur un total de 83% des femmes qui ont déjà entendu parler de l’excision, les trois-quarts sont favorables à son abandon et 11% se sont prononcées pour le maintien de la pratique dont 15% de femmes en milieu rural et 7% en milieu urbain. Au niveau des préfectures, la Basse-Kotto (32%), la Haute-Kotto (27%), et la Ouaka (20%) et du Bamingui-Bangoran (18%) ont un pourcentage plus élevé d’avis favorables à la poursuite de l’excision. Les femmes qui ont déjà subi une certaine forme de mutilation génitale sont plus fréquemment favorables au maintien (27%) de la pratique que celles qui n’ont subi aucune mutilation (5%). Selon le niveau d’instruction de la femme, celles de niveau secondaire ou plus sont moins favorables (5%) à la poursuite de l’excision que celles n’ayant jamais été scolarisées (15%). On observe la même tendance selon le quintile de bien-être économique. Enfin, les résultats de l’enquête confirment la poursuite de l’excision par les femmes qui vivent dans un ménage dont le chef est d’ethnie Banda (19% en faveur du maintien). Tableau CP .11: Approbation de la mutilation génitale féminine/excision (MGF/E) : femmes de 15-49 ans (suite) Caractéristiques Pourcentage de femmes ayant entendu parler de la MGF/E Nombre de femmes âgées de 15-49 ans Pourcentage de femmes qui pensent que la pratique de la MGF/E: Nombre de femmes âgées de 15-49 ans ayant entendu parler de la MGF/E Devrait se poursuivre [1] Devrait être abandonnée dépend Ne savent pas Total Âge de la femme 15-19 78,9 2285 13,5 72,2 7,3 6,9 100 1804 20-24 83,3 2609 13,1 75,1 7,3 4,5 100 2174 25-29 83,9 2136 10,1 75,4 9,9 4,6 100 1793 30-34 84,4 1515 8,8 78,1 8,6 4,5 100 1278 35-39 82,1 1233 12,4 74,9 8,0 4,7 100 1012 40-44 82,6 983 8,4 77,0 10,0 4,6 100 812 45-49 84,9 749 9,7 76,0 8,7 5,6 100 636 Instruction de la femme Aucune 77,1 4430 15,2 68,3 10,4 6,0 100 3414 Primaire 83,3 4731 11,5 75,3 8,1 5,2 100 3942 Secondaire et plus 91,6 2349 4,9 86,1 5,7 3,4 100 2153 Expérience MGF/E Aucune MGF/E 77,1 8719 5,0 79,8 9,4 5,8 100 6719 A subi une MGF/E 100 2791 26,7 64,1 5,8 3,4 100 2791 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 79,2 2206 17,1 69,2 8,5 5,2 100 1747 Second 77,8 2226 16,1 69,6 8,4 5,9 100 1732 Moyen 79,7 2204 11,9 72,2 9,9 6,0 100 1756 Quatrième 85,0 2357 7,4 80,5 8,2 3,9 100 2003 Le pus riche 90,2 2517 6,3 81,8 7,2 4,7 100 2270 Ethnie du chef de ménage Haoussa 80,0 546 7,6 71,1 13,2 8,0 100 437 Sara 75,3 694 10,9 76,0 8,6 4,5 100 522 Mboum 79,9 729 3,9 81,2 9,5 5,4 100 583 Gbaya 82,5 3339 12,2 71,9 9,1 6,8 100 2755 Mandja 92,4 951 10,3 82,0 4,3 3,3 100 879 Banda 89,5 2446 18,8 70,3 7,1 3,9 100 2189 Ngbaka-Bantou 82,5 918 3,9 83,0 8,5 4,7 100 758 Yakoma-Sango 71,7 781 3,4 86,4 6,5 3,8 100 560 Zandé/Nzakara 69,1 313 5,8 77,0 11,9 5,4 100 217 Autres ethnies locales 71,7 397 10,9 74,8 9,9 4,3 100 285 Ethnies non centrafricaines 82,2 329 10,7 72,7 12,6 3,9 100 270 Manquant 82,5 66 9,1 80,1 8,5 2,3 100 54 Total 82,6 11510 11,3 75,2 8,4 5,1 100 9509 [1] MICS indicateur 8.11 Tableau CP .11: Approbation de la mutilation génitale féminine/excision (MGF/E): femmes de 15-49 ans Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans ayant entendu parler de la MGF/E, et répartition en pourcentage des femmes selon leurs attitudes quant à la poursuite de la pratique de la MGF/E, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage de femmes ayant entendu parler de la MGF/E Nombre de femmes âgées de 15-49 ans Pourcentage de femmes qui pensent que la pratique de la MGF/E: Nombre de femmes âgées de 15-49 ans ayant entendu parler de la MGF/E Devrait se poursuivre [1] Devrait être abandonnée dépend Ne savent pas Total Préfectures Ombella Mpoko 97,6 1201 11,2 80,3 4,3 4,1 100 1172 Lobaye 80,2 803 8,3 72,2 13,1 6,4 100 644 Mambéré-Kadéï 76,0 1051 12,4 64,9 13,9 8,8 100 799 Nana Mambéré 58,2 589 11,2 68,2 14,9 5,6 100 342 Sangha-Mbaéré 69,1 296 7,5 65,4 19,8 7,3 100 205 Ouham Pende 77,7 1331 3,5 80,8 9,4 6,3 100 1034 Ouham 83,9 933 13,6 74,9 4,2 7,2 100 783 Kémo 94,6 348 15,5 80,0 2,7 1,8 100 330 Nana-Grébizi 92,0 267 12,0 78,1 6,8 3,1 100 245 Ouaka 88,7 572 20,1 69,2 7,5 3,2 100 507 Haute-Kotto 94,1 209 26,6 68,3 3,0 2,1 100 196 Bamingui-Bangoran 96,1 55 18,0 73,6 5,7 2,6 100 53 Basse Kotto 81,4 755 31,7 54,7 9,0 4,6 100 615 Mbomou 54,5 416 5,8 76,3 12,8 5,1 100 227 Haut Mbomou 46,6 124 11,6 62,3 10,9 15,2 100 58 Bangui 90,0 2515 5,5 83,7 7,2 3,6 100 2263 Milieu de résidence Urbain 87,9 4790 7,3 80,7 7,6 4,4 100 4213 Rural 78,8 6720 14,6 70,9 8,9 5,6 100 5297 M I C S | E D U C A T I O N 247246 M I C S | E D U C A T I O N 11 .6 .2 .2 Attitudes des hommes vis-à-vis de la continuité de l’excision Les hommes de 15-59 ans enquêtés ont été également interrogés sur leur opinion quant à la continuité ou non de l’excision féminine. Le tableau CP.11M montre que, au total, 8% des hommes qui ont déjà entendu parler de mutilation génitale féminine ont affirmé qu’ils sont favorables à la poursuite de l’excision en RCA. Ceci dit, seulement un peu moins de la moitié d’entre eux (56%) sont favorables à son abandon et près d’un tiers des hommes (31%) déclarent ne pas savoir quelle réponse donner vis-à-vis de cette pratique, suggérant ainsi qu’il s’agit bien plus d’un phénomène dont les décisions appartiennent aux femmes. De même que chez les femmes, le pourcentage d’avis favorables en faveur du maintien de l’excision est plus élevé dans les préfectures susmentionnées. Par rapport à l’ethnie, les résultats ne confirment pas l’attachement des hommes pour la poursuite de l’excision, surtout parmi les hommes dans l’ethnie Banda où elle est pourtant une pratique traditionnelle. Tableau CP .11M: Approbation de la mutilation génitale féminine/excision (MGF/E): hommes de 15-59 ans Pourcentage d’hommes âgés de 15-59 ans ayant entendu parler de la MGF/E, et répartition en pourcentage des hommes selon leurs attitudes quant à la poursuite de la pratique de la MGF/E, RCA, 2010 Caractéristiques Pourcentage d’hommes ayant entendu parler de la MGF/E Nombre d’hommes de 15-59 ans Pourcentage d’hommes qui pensent que la pratique de la MGF/E : Nombre d’hommes de 15-59 ans ayant entendu parler de la MGF/E devrait se poursuivre [1] devrait être abandonnée dépend ne savent pas Total Préfecture Ombella Mpoko 95,0 499 11,1 68,7 0,0 20,2 100 474 Lobaye 82,8 332 4,0 69,8 26,2 0,0 100 275 Mambéré-Kadéï 78,8 447 3,8 38,1 6,8 51,4 100 352 Nana-Mambéré 68,8 274 0,0 31,2 9,8 59,0 100 189 Sangha-Mbaéré 81,9 128 15,9 53,7 0,0 30,4 100 105 Ouham-Pende 80,2 599 0,0 36,6 7,5 55,9 100 480 Ouham 89,0 449 6,2 60,2 9,1 24,5 100 399 Kémo 92,9 175 0,0 73,4 0,0 26,6 100 162 Nana-Grébizi 89,4 130 14,6 70,8 0,0 14,6 100 117 Ouaka 86,5 268 14,4 36,4 15,9 33,3 100 232 Haute-Kotto 92,9 100 22,7 77,3 0,0 0,0 100 93 Bamingui-Bangoran 92,1 27 0,0 66,1 0,0 33,9 100 25 Basse-Kotto 78,3 378 14,6 53,8 21,2 10,4 100 296 Mbomou 69,0 198 7,9 48,5 0,0 43,6 100 137 Haut Mbomou 69,5 49 17,6 35,3 0,0 47,1 100 34 Bangui 88,4 1234 0,0 75,4 5,6 18,9 100 1092 Milieu de résidence Urbain 88,6 2157 4,7 66,6 10,0 18,8 100 1912 Rural 81,5 3154 5,2 49,4 7,3 38,1 100 2569 Âge 15-19 74,8 954 7,1 68,6 5 19,2 100 713 20-29 83,2 1741 3,9 44 13 39,1 100 1449 30-39 89,3 1264 8,9 61,3 2,4 27,4 100 1129 40-49 89 888 0 71,6 5,5 23 100 790 50-59 86,3 464 0 26,7 14,6 58,6 100 401 Tableau CP .11M: Approbation de la mutilation génitale féminine/excision (MGF/E): hommes de 15-59 ans (suite) Caractéristiques Pourcentage d’hommes ayant entendu parler de la MGF/E Nombre d’hommes de 15-59 ans Pourcentage d’hommes qui pensent que la pratique de la MGF/E : Nombre d’hommes de 15-59 ans ayant entendu parler de la MGF/E devrait se poursuivre [1] devrait être abandonnée dépend ne savent pas Total Niveau d’instruction Aucun 76,2 695 5,8 38,2 2,6 53,4 100 530 Primaire 82,1 2611 6,1 47,2 10,1 36,7 100 2144 Secondaire et plus 90,1 2005 2,7 80,2 8,0 9,1 100 1807 Manquant/NSP * 0 * * * * 100 0 Quintile du bien-être économique Plus pauvre 81,0 970 4,3 42,9 9,3 43,5 100 786 Second 79,9 1125 2,8 51,3 7,7 38,2 100 899 Moyen 83,9 1023 7,8 51,7 11,0 29,5 100 859 Quatrième 88,7 1014 9,9 62,1 7,4 20,7 100 900 Plus riche 88,0 1178 0,0 69,8 6,5 23,7 100 1037 Religion du chef de ménage Catholique 86,4 1622 5,8 67,0 11,1 16,2 100 1401 Protestant 84,0 3134 3,5 51,6 8,2 36,8 100 2633 Musulmane 79,9 423 7,9 44,0 0,0 48,1 100 338 Autre religion 79,3 83 26,1 25,9 0,0 48,1 100 66 Pas de religion/ Manquant (86,8) 50 (0,0) (100) (0,0) (0,0) 100 43 Ethnie du chef de ménage Haoussa 78,7 206 29,4 70,6 0,0 0,0 100 163 Sara 80,0 344 0,0 73,6 11,3 15,0 100 275 Mboum 77,4 276 0,0 0,9 14,5 84,6 100 214 Gbaya 84,5 1552 4,5 46,0 11,2 38,3 100 1312 Mandja 92,0 497 4,9 57,1 0,0 38,1 100 458 Banda 86,6 1214 6,4 70,4 7,3 15,9 100 1052 Ngbaka-Bantou 87,4 399 7,7 67,1 21,1 4,0 100 349 Yakoma-Sango 77,8 332 6,4 61,2 0,0 32,5 100 258 Zandé/Nzakara 72,6 136 0,0 57,1 0,0 42,9 100 99 Autres ethnies locales 82,9 164 17,2 65,4 0,0 17,4 100 136 Ethnies non centrafricaines 88,2 155 4,9 40,3 0,0 54,8 100 137 Manquant (85,7) 35 (0,0) (64,5) (0,0) (35,5) 100 30 Total 84,4 5311 5,0 55,5 8,2 31,2 100 4481 [1] MICS indicateur 8.11; *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés; ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés M I C S | E D U C A T I O N 249248 M I C S | E D U C A T I O N 11 .7 ATTITUDES VIS-VIS DE LA VIOLENCE DOMESTIQUE 11 .7 .1 Attitudes des femmes vis-à-vis de la violence domestique Les informations sur l’attitude des femmes et des hommes vis-à-vis de la violence domestique visent à savoir si les enquêtés trouvent normal qu’un mari frappe ou batte sa femme lorsqu’elle sort sans le lui dire, si elle néglige les enfants, si elle se dispute avec son mari, si elle refuse d’avoir des rapports sexuels, brûle la nourriture, ou le trompe avec un autre homme (tableau CP.12). De manière générale, la violence domestique semble une pratique universellement tolérée en RCA, puisque la majorité des femmes (84%) légitiment la violence exercée par les hommes sur leurs femmes. L’infidélité de la femme (74%) est l’acte qui est reçoit le plus de justifications à ce qu’un mari batte sa femme. En revanche, 39% soit un peu moins de la moitié des femmes légitiment la violence du conjoint en cas de refus d’avoir des rapports sexuels. Il n’y a pas de grandes disparités observées selon les raisons et les caractéristiques. Tableau CP .12: Attitudes vis-à-vis de la violence domestique: femmes de 15-49 ans Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui croient qu’il est justifié qu’un mari batte sa femme dans différentes situations, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui croient qu’il est justifié qu’un mari batte sa femme/partenaire: Nombre de femmes âgées de 15-49 ans Si elle sort sans le lui dire Si elle néglige les enfants Si elle argumente avec lui Si elle refuse d’avoir des rapports sexuels avec lui Si elle brûle la nourriture si elle le trompe avec un autre homme Pour n’ importe laquelle de ces raisons [1] Préfecture Ombella Mpoko 58,7 69,4 57,4 37,0 48,9 78,2 90,0 1201 Lobaye 50,6 65,9 55,6 36,5 43,1 75,6 88,5 803 Mambéré Kadéï 53,8 70,1 53,2 30,2 41,4 73,1 82,6 1051 Nana Mambéré 64,4 78,7 70,5 50,6 65,9 82,4 89,8 589 Sangha-Mbaéré 58,2 71,3 54,5 35,5 45,4 73,8 87,5 296 Ouham-Pende 52,9 57,1 52,5 52,3 48,7 77,0 84,2 1331 Ouham 56,1 63,0 56,4 53,6 52,6 80,6 88,5 933 Kémo 57,7 72,8 56,6 45,3 43,4 81,1 91,4 348 Nana-Grébizi 49,2 57,4 46,5 41,2 45,2 76,2 86,2 267 Ouaka 48,8 61,8 48,3 45,3 45,9 67,3 78,3 572 Haute-Kotto 49,9 65,2 55,0 40,1 43,6 83,6 91,6 209 Bamingui- Bangoran 61,5 59,2 53,8 39,2 40,7 79,0 87,4 55 Basse Kotto 50,3 56,4 48,8 43,0 44,1 68,5 78,6 755 Mbomou 48,0 57,9 51,1 45,3 48,0 76,6 82,9 416 Haut Mbomou 33,2 44,6 34,4 30,0 32,1 64,8 71,7 124 Bangui 42,4 55,8 43,0 26,6 35,9 66,2 82,2 2515 Milieu de résidence Urbain 48,5 59,7 48,7 31,2 41,7 71,1 84,6 4790 Rural 53,4 64,6 54,1 45,0 47,2 75,9 85,0 6720 Tableau CP .12: Attitudes vis-à-vis de la violence domestique: femmes de 15-49 ans (suite) Caractéristiques Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui croient qu’il est justifié qu’un mari batte sa femme/partenaire: Nombre de femmes âgées de 15-49 ans Si elle sort sans le lui dire Si elle néglige les enfants Si elle argumente avec lui Si elle refuse d’avoir des rapports sexuels avec lui Si elle brûle la nourriture si elle le trompe avec un autre homme Pour n’ importe laquelle de ces raisons [1] Âge 15-19 52,0 63,2 52,4 38,6 47,0 73,9 83,4 2285 20-24 52,0 63,9 53,0 38,5 45,7 75,5 86,3 2609 25-29 50,7 64,8 51,4 39,0 44,5 75,7 86,7 2136 30-34 51,7 61,8 50,3 38,6 42,7 72,9 84,8 1515 35-39 48,2 61,1 52,4 40,9 42,6 70,9 83,6 1233 40-44 53,2 59,4 50,3 40,1 44,5 72,0 83,0 983 45-49 51,8 58,1 51,9 42,6 46,1 72,7 83,5 749 Statut matrimonial Actuellement mariée 51,7 63,3 52,1 39,4 44,6 74,2 85,4 8807 Vit avec un homme 52,9 62,8 53,0 42,7 48,5 75,8 86,5 1435 Pas en union 47,6 57,1 48,5 34,4 43,0 69,8 78,8 1258 Manquant/NSP * * * * * * * 9 Instruction Aucune 51,5 60,7 52,5 44,8 45,9 74,7 83,8 4430 Primaire 53,4 65,8 54,0 40,7 47,0 75,2 86,8 4731 Secondaire et plus 47,1 59,7 46,4 26,1 39,0 69,7 82,9 2349 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 53,1 62,0 54,0 47,6 49,1 76,7 85,2 2206 Second 52,8 65,0 54,0 45,3 47,4 76,1 85,7 2226 Moyen 54,2 65,4 54,7 43,2 48,3 75,5 85,6 2204 Quatrième 50,4 62,9 50,5 33,9 40,9 72,3 84,6 2357 Le plus riche 47,1 58,1 46,9 28,3 39,8 69,5 83,3 2517 Total 51,4 62,6 51,9 39,3 44,9 73,9 84,8 11510 [1] Indicateur MICS 8.14; *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés 11 .7 .2 Attitudes des hommes vis-à-vis de la violence domestique D’après le tableau CP.12M, huit hommes sur dix (80%) légitiment la violence domestique. A l’instar des femmes, à peine 30% des hommes sont d’avis que l’homme peut battre sa femme si la femme refuse d’avoir des rapports sexuels avec son mari. Par ailleurs, 63% des hommes pensent que l’homme peut battre sa femme si elle le trompe avec autre homme. M I C S | E D U C A T I O N 251250 M I C S | E D U C A T I O N Tableau CP .12M: Attitudes vis-à-vis de la violence domestique: hommes de 15-59 ans Pourcentage d’hommes âgés de 15-59 ans qui croient qu’il est justifié qu’un mari batte sa femme dans différentes situations Caractéristiques Pourcentage d’hommes âgés de 15-59 ans qui croient qu’il est justifié qu’un mari batte sa femme/partenaire: Nombre d’hommes âgés de 15-59 ans si elle sort sans le lui dire si elle néglige les enfants si elle argumente avec lui si elle refuse d’avoir des rapports sexuels avec lui si elle brûle la nourriture si elle le trompe avec un autre homme pour toutes ces raisons [1] Préfecture Ombella Mpoko 51,8 58,0 52,1 32,7 37,4 67,6 86,0 499 Lobaye 40,5 49,4 46,9 19,5 29,6 49,7 79,5 332 Mambéré-Kadéï 52,6 61,9 48,8 24,0 28,6 60,6 77,1 447 Nana Mambéré 62,2 69,6 62,2 32,1 48,2 76,4 87,5 274 Sangha-Mbaéré 44,6 61,9 50,6 24,1 35,1 54,9 79,7 128 Ouham Pende 46,9 53,6 56,9 43,1 40,8 73,1 84,3 599 Ouham 57,4 65,9 56,5 45,7 44,6 74,4 88,2 449 Kémo 52,0 62,1 51,6 36,8 34,5 68,3 86,7 175 Nana-Grébizi 46,6 55,9 47,5 32,2 36,1 71,5 80,4 130 Ouaka 40,0 48,5 42,3 26,6 30,7 54,1 72,9 268 Haute-Kotto 43,0 54,6 47,2 34,1 35,8 65,0 82,4 100 Bamingui-Bangoran 58,7 63,0 53,9 39,5 40,9 76,0 89,3 27 Basse Kotto 47,2 53,5 50,6 34,6 39,8 60,0 75,2 378 Mbomou 41,5 55,5 45,7 33,9 39,4 61,2 76,4 198 Haut Mbomou 40,4 45,7 41,6 30,7 31,0 66,0 78,5 49 Bangui 38,0 51,3 40,1 18,4 26,8 55,6 75,4 1234 Milieu de résidence Urbain 41,5 52,2 43,8 20,9 29,2 58,3 77,4 2157 Rural 49,9 58,9 52,4 35,9 38,8 66,4 82,3 3154 Âge 15-19 53,6 64,6 57,5 31,2 42,3 69,9 86,5 954 20-24 51,7 60,4 54,3 32,7 41,2 68,7 84,8 831 25-29 52,5 63,1 52,3 30,5 39,0 64,4 84,3 910 30-34 38,6 49,1 42,1 29,4 25,6 62,3 78,6 690 35-39 44,4 52,0 46,8 27,3 32,0 57,0 74,8 574 40-44 40,5 51,0 42,3 25,2 30,9 59,6 76,6 520 45-49 34,3 45,8 42,5 29,0 33,9 54,6 70,6 368 50-54 42,7 48,4 37,3 30,7 20,9 56,5 73,4 299 55-59 39,2 46,2 46,4 29,9 27,8 55,4 71,4 165 Tableau CP .12M: Attitudes vis-à-vis de la violence domestique: hommes de 15-59 ans(suite) Caractéristiques Pourcentage d’hommes âgés de 15-59 ans qui croient qu’il est justifié qu’un mari batte sa femme/partenaire: Nombre d’hommes âgés de 15-59 ans si elle sort sans le lui dire si elle néglige les enfants si elle argumente avec lui si elle refuse d’avoir des rapports sexuels avec lui si elle brûle la nourriture si elle le trompe avec un autre homme pour toutes ces raisons [1] Matrimonial/état de l’union Actuellement mariée ou en union 45,1 53,5 46,7 29,0 32,2 60,5 77,9 3637 Autrefois mariée ou en union 38,8 52,4 45,1 26,7 32,6 61,9 79,4 404 Jamais mariée ou en union 52,9 65,0 56,6 33,0 43,2 70,9 87,6 1265 Manquant * * * * * * * 5 Instruction de l’homme Aucune 43,8 50,6 44,7 33,8 32,9 63,8 76,6 695 Primaire 50,3 59,1 53,6 33,7 38,5 66,2 83,5 2611 Secondaire et plus 42,5 54,4 44,4 23,5 31,0 58,9 77,3 2005 Manquant/NSP * * * * * * * 0 Quintile de bien-être éco Le plus pauvre 51,2 58,2 52,1 38,4 41,0 70,0 84,3 970 Second 50,2 60,0 53,9 37,1 41,4 68,2 84,7 1125 Moyen 47,5 57,8 51,8 32,4 36,3 63,1 80,9 1023 Quatrième 46,5 55,7 45,4 24,5 29,7 59,1 77,7 1014 Le plus riche 38,2 49,8 42,1 18,2 26,9 56,1 74,5 1178 Religion du chef de ménage Catholique 47,0 55,8 45,4 26,6 31,9 62,5 81,3 1622 Protestant 47,1 58,6 51,9 32,0 37,9 64,3 81,0 3134 Musulmane 40,8 41,9 39,7 27,3 25,7 57,1 72,1 423 Autre religion 41,7 43,3 45,0 20,1 24,4 66,2 73,8 83 Pas de religion/ Manquant (49,5) (58,1) (63,3) (34,9) (44,7) (57,5) (84,2) 50 Total 46,5 56,2 48,9 29,8 34,9 63,1 80,3 5311 [1] MICS indicateur 8.15; *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés; ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés CONCLUSION Il ressort de ce qui précède qu’en RCA, la protection de l’enfant et de la femme rencontre de sérieuses difficultés liées à l’environnement légal et à l’insuffisance de politiques centrées sur certaines questions qui touchent l’enfance et la femme comme l’enregistrement des naissances, le travail des enfants, la protection contre la violence domestique et les mutilations génitales féminines. Certaines des caractéristiques analysées relevant des pratiques et des traditions demandent probablement un programme pertinent de changements de comportement pour amener les familles et les communautés à les bannir ou à avoir une attitude beaucoup plus bienveillante en rapport avec certaines conventions internationales auxquelles le pays a souscrit. M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 253252 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L XII . VIH/SIDA ET COMPORTEMENT SEXUEL L’une des conditions préalables les plus importantes pour réduire le taux d’infection au VIH est une connaissance précise de la transmission du VIH et des stratégies de prévention de la transmission. Une information correcte constitue la première étape en vue de sensibiliser et fournir aux jeunes les outils pour se protéger de l’infection. Les conceptions erronées sur le VIH sont courantes et peuvent confondre les jeunes et entraver les efforts de prévention. Les différentes régions sont susceptibles d’avoir des variations de conceptions erronées quoique certaines semblent être universelles (par exemple que le partage de nourriture peut transmettre le VIH ou que les piqûres de moustiques peuvent transmettre le VIH). La Session spéciale de l’Assemblée Générale des Nations Unies sur le VIH/SIDA (UNGASS) a appelé les gouvernements à améliorer la connaissance et les compétences des jeunes pour se protéger du VIH. Les indicateurs pour mesurer cet objectif ainsi que l’OMD visant à réduire de moitié les infections au VIH sont notamment l’amélioration du niveau de connaissance du VIH et sa prévention et le changement de comportements pour prévenir la propagation de la maladie. Le module sur le VIH a été administré à des femmes âgées de 15-49 ans ainsi qu’aux hommes âgés de 15-59 ans. 12 .1 CONNAISSANCE DE LA TRANSMISSION DU VIH ET CONCEPTIONS ERRONÉES SUR LE VIH/SIDA Une meilleure connaissance des modes de transmission et de prévention permet de se protéger efficacement contre cette infection ; car les conceptions erronées du VIH sont encore courantes dans le pays. 12 .1 .1 Connaissance de la transmission et conceptions erronées du VIH : femmes de 15 à 49 ans Malgré l’ampleur de l’épidémie, le tableau HA.1 montre que la connaissance du SIDA est loin d’être universelle. En dépit du fait que la majorité des femmes (89%) ont entendu parler du SIDA, seulement un peu plus de la moitié d’entre elles (57%) connaissent les deux principaux moyens de prévenir la transmission du VIH. En effet, 78% savent qu’il faut avoir un partenaire sexuel fidèle et non infecté et 61% savent qu’il faut utiliser un préservatif lors de chaque rapport sexuel. S’agissant des idées erronées sur la maladie, 25% des femmes seulement rejettent les deux fausses idées les plus courantes12 et savent qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du SIDA. Il en résulte qu’à peine 17% des femmes de 15 à 49 ans ont connaissance approfondie sur le VIH. Un tel niveau de connaissance varie très peu selon le milieu de résidence, l’âge et l’état matrimonial par rapport aux autres caractéristiques. Les disparités sont en revanche perceptibles au niveau des préfectures. Celles qui se distinguent par un niveau plus élevé de connaissance approfondie du VIH la Mambéré Kadéï (31%), la Lobaye (25%), la Nana Mambéré (23%) et la Sangha Mbaéré (22%). Même à Bangui la capitale, à peine 19% des femmes ont une connaissance approfondie du VIH. L’écart est relativement plus important entre les femmes non instruites (14%) et celles de niveau d’instruction secondaire et plus (22%). De même, les femmes issues de ménages les plus riches (22%) ont une meilleure connaissance que les femmes qui résident dans les ménages les plus pauvres (13%). 12 Les deux idées fausses les plus courantes considérées ici sont « le VIH/SIDA peut être transmis par piqûre de moustique » et « le VIH/SIDA peut être transmis par des moyens surnaturels ». M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 255254 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L Ta b le au H A .1 : C o n n ai ss an ce d e la t ra n sm is si o n d u V IH , f au ss es id ée s à p ro p o s d u V IH /S ID A , e t co n n ai ss an ce a p p ro fo n d ie d e la tr an sm is si o n d u V IH : fe m m es d e 15 -4 9 a n s P o u rc e n ta g e d e f e m m e s âg é e s d e 1 5 -4 9 a n s co n n ai ss an t le s p ri n ci p au x m o ye n s d e p ré ve n ir la t ra n sm is si o n d u V IH , p o u rc e n ta g e d e c e lle s sa ch an t q u ’u n e p e rs o n n e p ar ai ss an t e n b o n n e s an té p e u t av o ir le v ir u s d u S ID A , p o u rc e n ta g e d e c e lle s re je ta n t le s fa u ss e s id é e s co u ra n te s, e t p o u rc e n ta g e d e c e lle s ay an t u n e c o n n ai ss an ce a p p ro fo n d ie d e la t ra n sm is si o n d u S ID A , R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de c el le s qu i o nt e nt en du pa rl er d u SI D A Po ur ce nt ag e de c el le s qu i sa ve nt q u’ o n pe ut p ré ve ni r la tr an sm is si o n en : Po ur ce nt ag e de fe m m es co nn ai ss an t le s de ux m o ye ns Po ur ce nt ag e de c el le s qu i sa ve nt q u’ un e pe rs o nn e pa ra is sa nt e n bo nn e sa nt é pe ut a vo ir le vi ru s du S ID A Po ur ce nt ag e de c el le s qu i s av en t q ue le V IH n e pe ut ê tr e tr an sm is p ar Po ur ce nt ag e de ce lle s qu i r ej et te nt le s de ux fa us se s id ée s le s pl us co ur an te s et s av en t qu ’u ne p er so nn e pa ra is sa nt e n bo nn e sa nt é pe ut a vo ir le vi ru s du S ID A Po ur ce nt ag e de c el le s ay an t u ne co nn ai ss an ce ap pr o fo nd ie [1 ] N o m br e de fe m m es N ’a ya nt qu ’u n pa rt en ai re se xu el fid èl e no n in fe ct é U til is an t u n pr és er va tif à ch aq ue fo is D es pi qû re s de m o us tiq ue s D es m o ye ns su rn at ur el s Le p ar ta ge de s re pa s av ec qu el qu ’u n ay an t l e SI D A Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 96 ,8 80 ,0 63 ,4 59 ,0 6 4, 7 41 ,6 41 ,5 83 ,8 16 ,2 9, 2 12 0 1 Lo ba ye 94 ,8 80 ,9 62 ,9 59 ,9 74 ,0 50 ,2 6 4, 9 6 4, 7 34 ,3 24 ,6 80 3 M am bé ré -K ad éï 92 ,8 8 4, 4 74 ,0 72 ,1 74 ,3 52 ,5 60 ,1 61 ,7 36 ,6 31 ,3 10 51 N an a M am bé ré 82 ,8 77 ,3 62 ,2 60 ,3 61 ,8 52 ,0 54 ,7 67 ,8 29 ,0 22 ,9 58 9 Sa ng ha -M ba ér é 89 ,1 79 ,6 62 ,2 60 ,1 69 ,6 49 ,3 54 ,6 61 ,7 30 ,2 22 ,1 29 6 O uh am P en de 81 ,1 71 ,9 58 ,2 53 ,9 58 ,3 32 ,7 42 ,0 52 ,8 17 ,6 11 ,8 13 31 O uh am 69 ,9 60 ,9 40 ,6 38 ,0 46 ,3 27 ,2 40 ,3 39 ,2 12 ,5 7, 5 93 3 Ké m o 96 ,3 82 ,3 65 ,8 62 ,7 68 ,3 31 ,1 53 ,1 73 ,9 18 ,5 11 ,4 34 8 N an a- G ré bi zi 89 ,9 80 ,8 62 ,3 56 ,4 59 ,9 33 ,0 50 ,9 58 ,8 17 ,7 11 ,5 26 7 O ua ka 78 ,9 75 ,0 55 ,5 53 ,5 59 ,2 40 ,2 48 ,5 59 ,8 26 ,3 20 ,4 57 2 H au te -K o tt o 96 ,5 75 ,9 58 ,7 54 ,1 72 ,2 46 ,8 61 ,2 78 ,6 26 ,2 13 ,7 20 9 B am in gu i- B an go ra n 94 ,1 8 4, 1 6 4, 3 60 ,0 6 4, 5 39 ,5 52 ,7 56 ,4 21 ,9 14 ,7 55 B as se K o tt o 76 ,0 71 ,5 55 ,5 54 ,1 53 ,5 36 ,8 50 ,9 54 ,3 22 ,7 16 ,6 75 5 M bo m o u 81 ,5 71 ,0 56 ,7 51 ,3 60 ,6 39 ,4 49 ,5 58 ,5 21 ,9 15 ,0 41 6 H au t M bo m o u 87 ,1 76 ,5 58 ,5 53 ,0 59 ,3 39 ,3 55 ,9 61 ,7 22 ,3 14 ,6 12 4 B an gu i 98 ,6 8 4, 4 6 4, 4 58 ,1 81 ,7 61 ,6 53 ,4 83 ,3 31 ,8 19 ,2 25 15 Ta b le au H A .1 : C o n n ai ss an ce d e la t ra n sm is si o n d u V IH , f au ss es id ée s à p ro p o s d u V IH /S ID A , e t co n n ai ss an ce a p p ro fo n d ie d e la t ra n sm is si o n d u V IH : f em m es d e 15 -4 9 a n s (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de c el le s qu i o nt e nt en du pa rl er d u SI D A Po ur ce nt ag e de c el le s qu i sa ve nt q u’ o n pe ut p ré ve ni r la tr an sm is si o n en : Po ur ce nt ag e de fe m m es co nn ai ss an t le s de ux m o ye ns Po ur ce nt ag e de c el le s qu i sa ve nt q u’ un e pe rs o nn e pa ra is sa nt e n bo nn e sa nt é pe ut a vo ir le vi ru s du S ID A Po ur ce nt ag e de c el le s qu i s av en t q ue le V IH n e pe ut ê tr e tr an sm is p ar Po ur ce nt ag e de ce lle s qu i r ej et te nt le s de ux fa us se s id ée s le s pl us co ur an te s et s av en t qu ’u ne p er so nn e pa ra is sa nt e n bo nn e sa nt é pe ut a vo ir le vi ru s du S ID A Po ur ce nt ag e de c el le s ay an t u ne co nn ai ss an ce ap pr o fo nd ie [1 ] N o m br e de fe m m es N ’a ya nt qu ’u n pa rt en ai re se xu el fid èl e no n in fe ct é U til is an t u n pr és er va tif à ch aq ue fo is D es pi qû re s de m o us tiq ue s D es m o ye ns su rn at ur el s Le p ar ta ge de s re pa s av ec qu el qu ’u n ay an t l e SI D A M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 96 ,6 83 ,9 65 ,8 60 ,8 77 ,8 54 ,2 53 ,8 79 ,5 29 ,8 19 ,6 47 90 R ur al 83 ,0 73 ,1 57 ,1 54 ,0 58 ,5 38 ,8 48 ,9 57 ,0 21 ,8 15 ,4 67 20 A ge 15 -2 4 86 ,5 74 ,0 60 ,8 56 ,5 6 4, 8 4 4, 9 51 ,9 65 ,7 25 ,0 17 ,4 48 94 25 -2 9 91 ,0 81 ,5 6 4, 1 60 ,2 69 ,8 47 ,5 53 ,2 68 ,5 28 ,2 20 ,0 21 36 30 -3 9 90 ,3 78 ,9 59 ,5 55 ,4 67 ,4 45 ,1 48 ,7 66 ,2 24 ,0 15 ,8 27 48 40 -4 9 89 ,1 80 ,8 58 ,0 55 ,9 66 ,2 43 ,3 49 ,1 65 ,8 23 ,4 15 ,1 17 32 Et at m at ri m o ni al D éj à m ar ié e/ en un io n 89 ,0 78 ,2 61 ,0 57 ,2 66 ,9 45 ,0 51 ,1 66 ,4 25 ,3 17 ,1 10 24 3 Ja m ai sm ar ié e/ e n un io n 85 ,5 73 ,0 58 ,1 54 ,0 63 ,8 46 ,7 50 ,4 65 ,9 24 ,4 17 ,9 12 58 M an qu an t * * * * * * * * * * 9 In st ru ct io n A uc un e 80 ,5 70 ,7 54 ,3 51 ,3 54 ,4 36 ,7 46 ,4 55 ,0 19 ,4 13 ,7 4 43 0 Pr im ai re 91 ,3 79 ,7 63 ,5 59 ,3 70 ,4 4 4, 6 53 ,1 68 ,7 26 ,3 18 ,1 47 31 Se co nd ai re e t p lu s 98 ,6 86 ,4 67 ,1 62 ,3 81 ,7 62 ,3 55 ,2 83 ,0 33 ,6 21 ,9 23 49 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 257256 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L Ta b le au H A .1 : C o n n ai ss an ce d e la t ra n sm is si o n d u V IH , f au ss es id ée s à p ro p o s d u V IH /S ID A , e t co n n ai ss an ce a p p ro fo n d ie d e la t ra n sm is si o n d u V IH : f em m es d e 15 -4 9 a n s (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de c el le s qu i o nt e nt en du pa rl er d u SI D A Po ur ce nt ag e de c el le s qu i sa ve nt q u’ o n pe ut p ré ve ni r la tr an sm is si o n en : Po ur ce nt ag e de fe m m es co nn ai ss an t le s de ux m o ye ns Po ur ce nt ag e de c el le s qu i sa ve nt q u’ un e pe rs o nn e pa ra is sa nt e n bo nn e sa nt é pe ut a vo ir le vi ru s du S ID A Po ur ce nt ag e de c el le s qu i s av en t q ue le V IH n e pe ut ê tr e tr an sm is p ar Po ur ce nt ag e de ce lle s qu i r ej et te nt le s de ux fa us se s id ée s le s pl us co ur an te s et s av en t qu ’u ne p er so nn e pa ra is sa nt e n bo nn e sa nt é pe ut a vo ir le vi ru s du S ID A Po ur ce nt ag e de c el le s ay an t u ne co nn ai ss an ce ap pr o fo nd ie [1 ] N o m br e de fe m m es N ’a ya nt qu ’u n pa rt en ai re se xu el fid èl e no n in fe ct é U til is an t u n pr és er va tif à ch aq ue fo is D es pi qû re s de m o us tiq ue s D es m o ye ns su rn at ur el s Le p ar ta ge de s re pa s av ec qu el qu ’u n ay an t l e SI D A Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc o no m iq ue Le p lu s p au vr e 81 ,3 71 ,1 54 ,4 51 ,3 53 ,0 35 ,6 45 ,8 54 ,8 18 ,3 12 ,6 22 0 6 Se co nd 81 ,4 71 ,5 57 ,0 53 ,4 57 ,1 36 ,3 48 ,1 57 ,6 20 ,6 15 ,2 22 26 M o ye n 86 ,7 76 ,4 58 ,8 55 ,9 65 ,4 41 ,3 51 ,9 61 ,6 23 ,9 16 ,1 22 0 4 Q ua tr iè m e 94 ,3 82 ,2 66 ,6 61 ,8 72 ,8 49 ,3 52 ,2 74 ,4 27 ,2 19 ,1 23 57 Le p lu s ri ch e 97 ,9 85 ,4 65 ,6 60 ,9 82 ,0 60 ,9 55 ,9 80 ,8 34 ,3 22 ,1 25 17 To ta l 8 8 ,7 77 ,6 60 ,7 56 ,8 66 ,6 45 ,2 50 ,9 66 ,3 25 ,1 17 ,2 11 51 0 Et hn ie d u ch ef d e m én ag e H ao us sa 8 4, 1 71 ,7 57 ,0 52 ,9 58 ,3 42 ,7 46 ,0 60 ,5 22 ,8 15 ,1 54 6 Sa ra 75 ,5 61 ,3 41 ,7 36 ,5 55 ,6 35 ,5 50 ,5 57 ,0 20 ,7 8 ,6 69 4 M bo um 86 ,7 77 ,6 6 4, 8 61 ,2 63 ,1 31 ,5 4 4, 8 56 ,5 15 ,2 10 ,9 72 9 G ba ya 87 ,9 76 ,1 61 ,3 56 ,9 66 ,6 46 ,8 50 ,7 62 ,8 26 ,4 18 ,6 33 39 M an dj a 94 ,4 80 ,2 61 ,6 58 ,6 71 ,4 38 ,9 52 ,5 72 ,5 22 ,3 15 ,9 95 1 B an da 8 8 ,9 81 ,0 62 ,2 59 ,2 67 ,2 43 ,8 52 ,6 69 ,5 26 ,5 19 ,0 24 46 N gb ak a- B an to u 95 ,3 8 4, 3 65 ,0 61 ,2 76 ,2 53 ,7 55 ,6 73 ,7 31 ,0 21 ,5 91 8 Ya ko m a- Sa ng o 8 8 ,3 77 ,9 60 ,2 55 ,7 65 ,9 54 ,4 47 ,4 69 ,4 25 ,4 17 ,7 78 1 Z an de /N za ka ra 94 ,6 81 ,8 66 ,1 60 ,8 71 ,9 47 ,2 53 ,2 74 ,3 23 ,0 12 ,8 31 3 A ut re s et hn ie s lo ca le s 85 ,6 70 ,5 55 ,1 50 ,0 62 ,8 50 ,2 48 ,8 62 ,4 24 ,7 14 ,7 39 7 Et hn ie s no n ce nt ra fr ic ai ne s 97 ,0 8 8 ,9 68 ,4 66 ,4 67 ,2 57 ,2 56 ,8 78 ,4 31 ,5 23 ,1 32 9 M an qu an t 93 ,7 8 4, 9 63 ,2 61 ,7 65 ,1 49 ,4 45 ,3 83 ,8 25 ,4 11 ,4 66 To ta l 88 ,7 77 ,6 60 ,7 56 ,8 66 ,6 45 ,2 50 ,9 66 ,3 25 ,1 17 ,2 11 51 0 [1 ] In di ca te ur M IC S 9. 1 12 .1 .2 Connaissance de la transmission et conceptions erronées du VIH : hommes de 15 à 59 ans Les hommes sont relativement plus nombreux (95%) à avoir entendu parler du VIH que les femmes (tableau HA.1M). Ils sont également plus nombreux à connaître les deux modes de prévention de la transmission du VIH (66%) à savoir la fidélité à un partenaire non infecté (84%) et l’utilisation du préservatif lors de chaque rapport sexuel (71%). S’agissant par contre de la connaissance approfondie du VIH, les hommes (25%) sont mieux nantis que les femmes. La connaissance approfondie sur le VIH est meilleure en zone urbaine (31%) qu’en zone rurale (21%). La même tendance chez les femmes s’observe également chez les hommes au niveau des préfectures et selon les autres variables d’analyse. 12 .1 .3 Connaissance de la transmission et conceptions erronées du VIH : femmes de 15 à 24 ans Le niveau de connaissance des jeunes femmes de 15-24 ans ne se distingue pas outre mesure de celui de l’ensemble des femmes tous âges confondus. En effet, les résultats spécifiques pour ce groupe d’âges (tableau HA.2) ne révèle aucune variation importante du point de vue du pourcentage des jeunes femmes ayant entendu parler du SIDA, de celles connaissant les moyens de prévention de la transmission ou encore de celles ayants une connaissance approfondie sur le VIH. 12 .1 .4 Connaissance de la transmission et conceptions erronées du VIH : hommes de 15 à 24 ans Comparativement aux jeunes femmes, le niveau de connaissance approfondie sur le VIH des jeunes hommes est légèrement plus élevé (25% en ont une connaissance approfondie). Mais, en termes de variation régionale ou en fonction des autres caractéristiques, le même constat qui s’est dégagé chez les jeunes femmes de 15 à 24 ans s’observe également chez les jeunes hommes de 15 à 24 ans (tableau HA.2M). En d’autres termes, les jeunes de 15-24 ans, quel que soit leur sexe, ne se distinguent pas de l’ensemble des femmes et des hommes. M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 259258 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L Ta b le au H A .1 M : C o n n ai ss an ce d e la t ra n sm is si o n d u V IH , f au ss es id ée s à p ro p o s d u V IH /S ID A , e t co n n ai ss an ce a p p ro fo n d ie d e la t ra n sm is si o n d u V IH : h o m m es d e 15 -5 9 a n s (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de c eu x qu i o nt e nt en du pa rl er d u SI D A Po ur ce nt ag e de c eu x qu i sa ve nt q u’ o n pe ut p ré ve ni r la tr an sm is si o n en : Po ur ce nt ag e d ’h o m m es co nn ai ss an t le s de ux m o ye ns Po ur ce nt ag e de c eu x qu i s av en t qu ’u ne pe rs o nn e pa ra is sa nt en b o nn e sa nt é pe ut av o ir le v iru s du S ID A Po ur ce nt ag e de c eu x qu i s av en t q ue le V IH n e pe ut ê tr e tr an sm is p ar Po ur ce nt ag e de ce ux q ui re je tt en t le s de ux fa us se s id ée s le s pl us co ur an te s et s av en t qu ’u ne p er so nn e pa ra is sa nt e n bo nn e sa nt é pe ut av o ir le v iru s du SI D A Po ur ce nt ag e de c eu x ay an t u ne co nn ai ss an ce ap pr o fo nd ie [1 ] N o m br e d ’h o m m es âg és d e 15 - 59 a ns N ’a ya nt qu ’u n pa rt en ai re se xu el fi dè le no n in fe ct é U til is an t u n pr és er va tif à ch aq ue fo is D es pi qû re s de m o us tiq ue s D es m o ye ns su rn at ur el s Le p ar ta ge de s re pa s av ec qu el qu ’u n ay an t l e SI D A Â ge 15 -1 9 90 ,5 78 ,1 68 ,0 63 ,3 67 ,9 51 ,7 58 ,9 70 ,5 33 ,8 26 ,4 95 4 20 -2 4 93 ,2 81 ,1 69 ,9 65 ,0 73 ,5 47 ,3 61 ,4 71 ,2 32 ,4 23 ,4 83 1 25 -2 9 95 ,2 83 ,3 71 ,8 66 ,5 78 ,4 53 ,7 63 ,9 71 ,1 33 ,8 24 ,5 91 0 30 -3 4 96 ,2 87 ,8 70 ,1 65 ,3 78 ,8 52 ,4 65 ,3 76 ,2 36 ,7 24 ,9 69 0 35 -3 9 97 ,3 86 ,9 73 ,3 67 ,4 76 ,6 52 ,9 56 ,0 75 ,0 37 ,5 26 ,2 57 4 40 -4 4 96 ,5 87 ,6 69 ,7 66 ,2 74 ,9 53 ,1 59 ,2 74 ,6 37 ,0 25 ,3 52 0 45 -4 9 97 ,9 90 ,1 72 ,3 69 ,5 74 ,3 52 ,7 59 ,1 71 ,9 34 ,1 23 ,3 36 8 50 -5 4 94 ,5 85 ,8 66 ,4 63 ,7 77 ,1 47 ,9 59 ,8 63 ,1 32 ,2 22 ,7 29 9 55 -5 9 96 ,5 8 8 ,8 78 ,8 74 ,2 76 ,8 54 ,6 58 ,7 72 ,3 36 ,3 28 ,0 16 5 Et at m at ri m o ni al M ar ié /e n un io n 96 ,0 86 ,4 71 ,2 66 ,9 77 ,1 52 ,0 61 ,0 71 ,9 34 ,8 24 ,7 40 41 Ja m ai s m ar ié /e n un io n 90 ,5 77 ,1 68 ,1 62 ,8 67 ,7 50 ,5 59 ,9 72 ,5 34 ,1 25 ,6 12 65 M an qu an t * * * * * * * * * * 5 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc o no m iq ue Le p lu s pa uv re 89 ,6 79 ,9 68 ,6 63 ,1 62 ,9 36 ,2 50 ,7 61 ,2 21 ,2 16 ,8 97 0 Se co nd 93 ,4 85 ,9 73 ,2 69 ,5 71 ,1 4 4, 1 57 ,5 68 ,4 28 ,4 21 ,3 11 25 M o ye n 94 ,6 8 4, 3 71 ,9 67 ,5 76 ,8 47 ,8 57 ,3 70 ,6 31 ,9 23 ,7 10 23 Q ua tr iè m e 97 ,1 86 ,1 70 ,0 66 ,5 80 ,5 59 ,7 66 ,8 78 ,7 43 ,0 30 ,0 10 14 Le p lu s ric he 98 ,3 8 4, 4 68 ,7 62 ,7 81 ,8 68 ,1 69 ,9 80 ,0 47 ,1 31 ,8 11 78 Ta b le au H A .1 M : C o n n ai ss an ce d e la t ra n sm is si o n d u V IH , f au ss es id ée s à p ro p o s d u V IH /S ID A , et c o n n ai ss an ce a p p ro fo n d ie d e la t ra n sm is si o n d u V IH : h o m m es d e 15 -5 9 a n s P o u rc e n ta g e d ’h o m m e s âg é s d e 1 5 -5 9 a n s co n n ai ss an t le s p ri n ci p au x m o ye n s d e p ré ve n ir la t ra n sm is si o n d u V IH , p o u rc e n ta g e d e c e u x sa ch an t q u ’u n e p e rs o n n e p ar ai ss an t e n b o n n e s an té p e u t av o ir le v ir u s d u S ID A , p o u rc e n ta g e d e c e u x re je ta n t le s fa u ss e s id é e s co u ra n te s, e t p o u rc e n ta g e d e c e u x ay an t u n e c o n n ai ss an ce a p p ro fo n d ie d e la t ra n sm is si o n d u S ID A , R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de c eu x qu i o nt e nt en du pa rl er d u SI D A Po ur ce nt ag e de c eu x qu i sa ve nt q u’ o n pe ut p ré ve ni r la tr an sm is si o n en : Po ur ce nt ag e d ’h o m m es co nn ai ss an t le s de ux m o ye ns Po ur ce nt ag e de c eu x qu i s av en t qu ’u ne pe rs o nn e pa ra is sa nt en b o nn e sa nt é pe ut av o ir le v iru s du S ID A Po ur ce nt ag e de c eu x qu i s av en t q ue le V IH n e pe ut ê tr e tr an sm is p ar Po ur ce nt ag e de ce ux q ui re je tt en t le s de ux fa us se s id ée s le s pl us co ur an te s et s av en t qu ’u ne p er so nn e pa ra is sa nt e n bo nn e sa nt é pe ut av o ir le v iru s du SI D A Po ur ce nt ag e de c eu x ay an t u ne co nn ai ss an ce ap pr o fo nd ie [1 ] N o m br e d ’h o m m es âg és d e 15 - 59 a ns N ’a ya nt qu ’u n pa rt en ai re se xu el fi dè le no n in fe ct é U til is an t u n pr és er va tif à ch aq ue fo is D es pi qû re s de m o us tiq ue s D es m o ye ns su rn at ur el s Le p ar ta ge de s re pa s av ec qu el qu ’u n ay an t l e SI D A Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 98 ,5 83 ,8 71 ,0 66 ,8 72 ,7 51 ,1 55 ,4 83 ,4 39 ,5 26 ,3 49 9 Lo ba ye 95 ,4 83 ,8 69 ,1 65 ,7 79 ,9 55 ,5 67 ,1 68 ,8 37 ,6 28 ,5 33 2 M am bé ré -K ad éï 95 ,4 8 8 ,0 79 ,6 79 ,2 77 ,3 53 ,2 59 ,2 63 ,5 30 ,5 27 ,2 4 47 N an a M am bé ré 94 ,2 85 ,2 77 ,9 72 ,8 71 ,6 55 ,6 57 ,4 74 ,3 34 ,0 30 ,6 27 4 Sa ng ha -M ba ér é 95 ,9 87 ,6 76 ,2 72 ,4 83 ,4 50 ,3 55 ,2 67 ,8 35 ,4 27 ,4 12 8 O uh am P en de 91 ,8 81 ,9 67 ,6 60 ,7 69 ,9 41 ,7 50 ,5 66 ,8 27 ,3 17 ,6 59 9 O uh am 8 4, 6 77 ,8 65 ,1 60 ,8 60 ,9 35 ,5 54 ,9 53 ,4 19 ,7 15 ,6 4 49 Ké m o 98 ,2 8 4, 7 70 ,2 66 ,9 75 ,0 38 ,9 56 ,9 76 ,8 28 ,0 17 ,5 17 5 N an a- G ré bi zi 94 ,7 8 8 ,4 73 ,6 69 ,6 70 ,4 36 ,8 56 ,0 63 ,5 19 ,8 16 ,1 13 0 O ua ka 91 ,6 8 8 ,0 72 ,6 69 ,6 74 ,7 47 ,8 61 ,8 70 ,3 31 ,6 25 ,0 26 8 H au te -K o tt o 98 ,7 81 ,9 72 ,4 66 ,8 81 ,6 46 ,0 65 ,3 80 ,9 33 ,0 20 ,0 10 0 B am in gu i- B an go ra n 97 ,5 90 ,8 74 ,1 71 ,0 74 ,1 4 4, 2 63 ,7 69 ,3 24 ,9 18 ,7 27 B as se K o tt o 91 ,7 87 ,3 73 ,7 70 ,7 70 ,5 42 ,5 59 ,9 66 ,3 24 ,5 18 ,9 37 8 M bo m o u 91 ,7 82 ,7 69 ,6 6 4, 9 73 ,2 50 ,0 59 ,2 70 ,6 34 ,0 26 ,5 19 8 H au t M bo m o u 92 ,5 77 ,6 63 ,7 56 ,2 66 ,0 45 ,1 61 ,8 61 ,0 24 ,9 19 ,1 49 B an gu i 99 ,1 8 4, 3 67 ,0 60 ,4 82 ,7 68 ,4 70 ,5 82 ,9 49 ,6 32 ,3 12 34 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 98 ,2 85 ,8 70 ,4 65 ,1 81 ,6 62 ,5 67 ,6 81 ,6 4 4, 9 31 ,0 21 57 R ur al 92 ,3 83 ,1 70 ,6 66 ,4 70 ,3 4 4, 2 56 ,0 65 ,5 27 ,7 20 ,7 31 54 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 261260 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L Ta b le au H A .1 M : C o n n ai ss an ce d e la t ra n sm is si o n d u V IH , f au ss es id ée s à p ro p o s d u V IH /S ID A , e t co n n ai ss an ce a p p ro fo n d ie d e la t ra n sm is si o n d u V IH : h o m m es d e 15 -5 9 a n s (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de c eu x qu i o nt e nt en du pa rl er d u SI D A Po ur ce nt ag e de c eu x qu i sa ve nt q u’ o n pe ut p ré ve ni r la tr an sm is si o n en : Po ur ce nt ag e d ’h o m m es co nn ai ss an t le s de ux m o ye ns Po ur ce nt ag e de c eu x qu i s av en t qu ’u ne pe rs o nn e pa ra is sa nt en b o nn e sa nt é pe ut av o ir le v iru s du S ID A Po ur ce nt ag e de c eu x qu i s av en t q ue le V IH n e pe ut ê tr e tr an sm is p ar Po ur ce nt ag e de ce ux q ui re je tt en t le s de ux fa us se s id ée s le s pl us co ur an te s et s av en t qu ’u ne p er so nn e pa ra is sa nt e n bo nn e sa nt é pe ut av o ir le v iru s du SI D A Po ur ce nt ag e de c eu x ay an t u ne co nn ai ss an ce ap pr o fo nd ie [1 ] N o m br e d ’h o m m es âg és d e 15 - 59 a ns N ’a ya nt qu ’u n pa rt en ai re se xu el fi dè le no n in fe ct é U til is an t u n pr és er va tif à ch aq ue fo is D es pi qû re s de m o us tiq ue s D es m o ye ns su rn at ur el s Le p ar ta ge de s re pa s av ec qu el qu ’u n ay an t l e SI D A Et hn ie d u ch ef d e m én ag e H ao us sa 92 ,9 80 ,1 55 ,8 54 ,1 72 ,9 48 ,3 58 ,7 66 ,6 31 ,8 19 ,0 20 6 Sa ra 89 ,4 78 ,1 59 ,9 52 ,9 67 ,3 55 ,2 63 ,5 71 ,3 38 ,9 20 ,4 34 4 M bo um 91 ,5 83 ,5 74 ,2 68 ,6 71 ,9 40 ,2 4 4, 3 6 4, 4 23 ,6 21 ,3 27 6 G ba ya 93 ,5 83 ,0 73 ,1 68 ,8 75 ,0 49 ,4 58 ,5 67 ,4 32 ,3 24 ,6 15 52 M an dj a 98 ,0 87 ,0 70 ,7 67 ,0 76 ,0 48 ,9 59 ,4 78 ,0 33 ,6 25 ,1 49 7 B an da 96 ,1 85 ,7 73 ,0 67 ,5 74 ,8 50 ,3 62 ,4 74 ,5 34 ,2 24 ,5 12 14 N gb ak a- B an to u 97 ,6 8 4, 5 70 ,4 65 ,7 82 ,0 6 4, 8 67 ,4 78 ,9 47 ,5 32 ,7 39 9 Ya ko m a- Sa ng o 94 ,0 86 ,1 67 ,3 63 ,4 72 ,0 57 ,4 66 ,4 80 ,3 40 ,5 27 ,6 33 2 Z an de /N za ka ra 95 ,6 85 ,4 74 ,1 67 ,0 77 ,3 55 ,7 62 ,7 72 ,1 35 ,5 30 ,1 13 6 A ut re s et hn ie s lo ca le s 95 ,4 83 ,8 63 ,0 60 ,9 76 ,6 49 ,0 6 4, 8 72 ,8 32 ,8 16 ,3 16 4 Et hn ie s no n ce nt ra fr ic ai ne s 98 ,5 89 ,7 75 ,9 72 ,3 77 ,9 65 ,5 65 ,2 70 ,0 39 ,4 35 ,0 15 5 M an qu an t (9 4, 4) (8 4, 5) (5 5, 9) (5 5, 9) (7 5, 1) (4 7, 3) (6 3, 1) (5 7, 8) (2 2, 6) (2 1, 3) 35 To ta l 94 ,7 84 ,2 70 ,5 65 ,9 74 ,9 51 ,7 60 ,8 72 ,1 34 ,7 24 ,9 53 11 [1 ] M IC S in di ca te ur 9 .1 ; ( ): B as é su r 2 5 à 49 c as n o n p o n d ér és Ta b le au H A .2 : C o n n ai ss an ce d e la t ra n sm is si o n d u V IH , f au ss es id ée s à p ro p o s d u V IH /S ID A e t co n n ai ss an ce a p p ro fo n d ie d e la tr an sm is si o n d u V IH c h ez le s je u n es f em m es P o u rc e n ta g e d e f e m m e s âg é e s d e 1 5 -2 4 a n s co n n ai ss an t le s p ri n ci p au x m o ye n s d e p ré ve n ir la t ra n sm is si o n d u V IH , p o u rc e n ta g e d e ce lle s sa ch an t q u ’u n e p e rs o n n e p ar ai ss an t e n b o n n e s an té p e u t av o ir le v ir u s d u S ID A , p o u rc e n ta g e d e c e lle s re je ta n t le s fa u ss e s id é e s co u ra n te s, e t p o u rc e n ta g e d e c e lle s ay an t u n e c o n n ai ss an ce a p p ro fo n d ie d e la t ra n sm is si o n d u S ID A , R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de c el le s qu i o nt e nt en du pa rl er d u SI D A Po ur ce nt ag e de ce lle s qu i s av en t qu ’o n pe ut p ré ve ni r l a tr an sm is si o n en : Po ur ce nt ag e de fe m m es co nn ai ss an t le s de ux m o ye ns Po ur ce nt ag e de c el le s qu i s av en t qu ’u ne pe rs o nn e pa ra is sa nt e n bo nn e sa nt é pe ut a vo ir le vi ru s du S ID A Po ur ce nt ag e de c el le s qu i s av en t q ue le V IH n e pe ut p as ê tr e tr an sm is p ar : Po ur ce nt ag e de ce lle s qu i r ej et te nt le s de ux fa us se s id ée s le s pl us co ur an te s et s av en t qu ’u ne p er so nn e pa ra is sa nt e n bo nn e sa nt é pe ut a vo ir le vi ru s du S ID A Po ur ce nt ag e de c el le s ay an t u ne co nn ai ss an ce ap pr o fo nd ie [1 ] N o m br e de fe m m es âg ée s 15 - 24 a ns A ya nt u n pa rt en ai re se xu el fid èl e no n in fe ct é U til is an t un pr és er va tif à ch aq ue fo is D es pi qu re s de m o us tiq ue s D es m o ye ns su rn at ur el s Le p ar ta ge de s re pa s av ec qu el qu ’u n ay an t l e SI D A Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 94 ,7 76 ,7 6 4, 7 58 ,8 57 ,7 41 ,0 42 ,2 82 ,6 14 ,5 6, 8 53 4 Lo ba ye 92 ,3 76 ,0 62 ,1 59 ,9 72 ,9 49 ,0 66 ,2 63 ,5 34 ,1 26 ,7 32 0 M am bé ré -K ad éï 89 ,0 78 ,8 72 ,1 69 ,1 71 ,3 49 ,8 59 ,8 61 ,8 35 ,6 30 ,6 40 7 N an a M am bé ré 80 ,9 75 ,1 63 ,9 62 ,1 62 ,3 51 ,1 55 ,3 68 ,0 26 ,8 21 ,6 23 6 Sa ng ha -M ba ér é 83 ,6 71 ,1 59 ,4 55 ,8 65 ,0 45 ,4 50 ,8 57 ,9 27 ,3 20 ,8 11 0 O uh am P en de 80 ,0 69 ,8 61 ,0 56 ,5 58 ,5 38 ,6 43 ,4 52 ,8 21 ,6 15 ,4 56 9 O uh am 65 ,1 52 ,7 36 ,8 33 ,7 41 ,5 29 ,1 40 ,3 36 ,6 12 ,4 6, 8 37 5 Ké m o 94 ,5 78 ,1 62 ,3 59 ,3 70 ,8 33 ,9 55 ,7 75 ,2 21 ,7 14 ,6 14 8 N an a- G ré bi zi 8 8 ,6 79 ,4 63 ,9 58 ,3 58 ,5 34 ,9 53 ,7 54 ,8 19 ,3 13 ,9 12 1 O ua ka 74 ,1 71 ,6 56 ,6 55 ,1 57 ,4 35 ,9 46 ,0 52 ,7 24 ,0 19 ,9 23 5 H au te -K o tt o 95 ,0 72 ,3 58 ,6 53 ,3 71 ,3 48 ,8 61 ,0 74 ,7 26 ,6 13 ,7 91 B am in gu i- B an go ra n 95 ,2 82 ,9 67 ,3 62 ,1 67 ,9 40 ,7 58 ,0 53 ,4 24 ,3 17 ,8 24 B as se K o tt o 71 ,5 67 ,5 51 ,7 51 ,1 49 ,6 34 ,0 49 ,6 53 ,4 21 ,3 17 ,3 33 3 M bo m o u 77 ,6 66 ,3 55 ,7 49 ,1 58 ,8 37 ,2 52 ,6 54 ,9 22 ,3 15 ,3 17 1 H au t M bo m o u 8 8 ,2 76 ,7 61 ,7 55 ,6 61 ,1 40 ,0 54 ,5 6 4, 0 23 ,9 16 ,8 54 B an gu i 98 ,1 82 ,2 66 ,4 59 ,5 81 ,5 59 ,3 56 ,6 83 ,3 31 ,7 19 ,6 11 42 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 95 ,5 81 ,4 67 ,3 61 ,7 76 ,6 52 ,9 55 ,9 78 ,8 29 ,2 19 ,4 21 60 R ur al 79 ,4 68 ,2 55 ,8 52 ,4 55 ,4 38 ,5 48 ,7 55 ,3 21 ,7 15 ,9 27 33 Â ge 15 -1 9 85 ,1 72 ,4 59 ,4 55 ,4 63 ,5 43 ,0 51 ,5 6 4, 2 23 ,9 17 ,1 22 85 20 -2 4 87 ,8 75 ,4 62 ,1 57 ,4 65 ,9 46 ,5 52 ,2 67 ,0 26 ,0 17 ,7 26 0 9 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 263262 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L Ta b le au H A .2 : C o n n ai ss an ce d e la t ra n sm is si o n d u V IH , f au ss es id ée s à p ro p o s d u V IH /S ID A e t co n n ai ss an ce a p p ro fo n d ie d e la t ra n sm is si o n d u V IH c h ez le s je u n es f em m es (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de c el le s qu i o nt e nt en du pa rl er d u SI D A Po ur ce nt ag e de ce lle s qu i s av en t qu ’o n pe ut p ré ve ni r l a tr an sm is si o n en : Po ur ce nt ag e de fe m m es co nn ai ss an t le s de ux m o ye ns Po ur ce nt ag e de c el le s qu i s av en t qu ’u ne pe rs o nn e pa ra is sa nt e n bo nn e sa nt é pe ut a vo ir le vi ru s du S ID A Po ur ce nt ag e de c el le s qu i s av en t q ue le V IH n e pe ut p as ê tr e tr an sm is p ar : Po ur ce nt ag e de ce lle s qu i r ej et te nt le s de ux fa us se s id ée s le s pl us co ur an te s et s av en t qu ’u ne p er so nn e pa ra is sa nt e n bo nn e sa nt é pe ut a vo ir le vi ru s du S ID A Po ur ce nt ag e de c el le s ay an t u ne co nn ai ss an ce ap pr o fo nd ie [1 ] N o m br e de fe m m es âg ée s 15 - 24 a ns A ya nt u n pa rt en ai re se xu el fid èl e no n in fe ct é U til is an t un pr és er va tif à ch aq ue fo is D es pi qu re s de m o us tiq ue s D es m o ye ns su rn at ur el s Le p ar ta ge de s re pa s av ec qu el qu ’u n ay an t l e SI D A Et at m at ri m o ni al D éj à m ar ié e/ en u ni o n 87 ,0 74 ,5 61 ,7 57 ,2 65 ,4 4 4, 7 52 ,1 65 ,4 25 ,5 17 ,5 37 83 Ja m ai s m ar ié e/ en un io n 85 ,1 72 ,3 57 ,9 54 ,2 62 ,7 45 ,6 51 ,3 66 ,7 23 ,6 17 ,4 11 0 8 M an qu an t * * * * * * * * * * 2 In st ru ct io n d e la fe m m e A uc un e 76 ,2 65 ,5 53 ,1 50 ,1 51 ,1 37 ,6 45 ,5 53 ,7 20 ,0 14 ,3 16 03 Pr im ai re 8 8 ,0 74 ,5 61 ,9 57 ,0 66 ,5 43 ,0 53 ,5 65 ,8 25 ,7 18 ,4 21 49 Se co nd ai re e t p lu s 98 ,4 85 ,0 69 ,8 6 4, 6 80 ,8 58 ,6 57 ,8 82 ,2 30 ,8 20 ,1 11 42 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc o no m iq ue Le p lu s pa uv re 77 ,1 65 ,6 51 ,4 48 ,2 50 ,9 34 ,5 4 4, 7 53 ,4 18 ,5 12 ,2 92 9 Se co nd 78 ,0 65 ,8 56 ,3 51 ,4 55 ,7 35 ,3 47 ,9 55 ,2 20 ,1 15 ,9 89 8 M o ye n 83 ,7 71 ,9 58 ,8 55 ,5 63 ,6 42 ,3 52 ,7 60 ,3 24 ,1 16 ,5 87 7 Q ua tr iè m e 93 ,3 81 ,1 67 ,3 63 ,1 71 ,7 50 ,5 55 ,0 74 ,1 28 ,3 20 ,9 10 27 Le p lu s ri ch e 96 ,8 82 ,5 67 ,8 62 ,0 77 ,7 57 ,5 57 ,3 80 ,2 31 ,9 20 ,5 11 63 Et hn ie d u ch ef d e m én ag e H ao us sa 81 ,4 69 ,5 57 ,1 52 ,2 55 ,7 39 ,2 46 ,6 58 ,1 23 ,1 15 ,4 25 1 Sa ra 71 ,3 56 ,1 40 ,0 33 ,8 54 ,5 38 ,9 51 ,0 52 ,7 24 ,1 9, 6 30 5 M bo um 89 ,4 80 ,3 73 ,2 69 ,4 65 ,9 34 ,4 47 ,1 59 ,6 19 ,4 14 ,5 30 7 G ba ya 85 ,0 70 ,2 59 ,5 54 ,5 6 4, 8 47 ,6 51 ,4 62 ,3 26 ,1 18 ,0 13 8 4 M an dj a 92 ,7 77 ,7 63 ,0 59 ,6 68 ,3 39 ,3 53 ,5 71 ,9 22 ,6 17 ,6 42 4 B an da 86 ,8 78 ,2 62 ,8 59 ,4 6 4, 9 42 ,9 51 ,7 67 ,2 25 ,6 20 ,3 10 47 N gb ak a- B an to u 92 ,9 79 ,4 65 ,3 60 ,9 71 ,4 50 ,1 56 ,1 74 ,0 26 ,3 17 ,8 36 6 Ya ko m a- Sa ng o 86 ,7 75 ,0 57 ,7 53 ,4 65 ,5 54 ,4 53 ,7 71 ,1 27 ,4 18 ,3 35 2 Z an de /N za ka ra 93 ,4 81 ,0 70 ,6 65 ,4 67 ,2 42 ,3 60 ,1 74 ,2 21 ,8 12 ,7 12 7 A ut re s et hn ie s lo ca le s 83 ,6 66 ,4 58 ,8 52 ,2 61 ,6 47 ,3 45 ,0 67 ,1 20 ,9 13 ,3 16 1 Et hn ie s no n ce nt ra fr ic ai ne s 95 ,6 86 ,4 65 ,3 6 4, 2 69 ,7 57 ,8 59 ,6 76 ,9 33 ,6 23 ,5 14 4 M an qu an t (9 2, 3) (8 7, 4) (7 1, 1) (7 1, 1) (7 7, 3) (4 5, 5) (4 7, 5) (8 1, 1) (2 5, 6) (1 5, 4) 25 To ta l 86 ,5 74 ,0 60 ,8 56 ,5 64 ,8 4 4 ,9 51 ,9 65 ,7 25 ,0 17 ,4 4 89 4 [1 ] I n di ca te ur M IC S 9. 2; In di ca te ur O M D 6 .3 ; ( ): B as é su r 2 5 à 49 c as n o n p o n d ér és Ta b le au H A .2 M : C o n n ai ss an ce d e la t ra n sm is si o n d u V IH , f au ss es id ée s à p ro p o s d u V IH /S ID A , e t co n n ai ss an ce a p p ro fo n d ie d e la t ra n sm is si o n d u V IH c h ez le s je u n es h o m m es P o u rc e n ta g e d ’h o m m e s âg é s d e 1 5 -2 4 a n s co n n ai ss an t le s p ri n ci p au x m o ye n s d e p ré ve n ir la t ra n sm is si o n d u V IH , p o u rc e n ta g e d e c e u x sa ch an t q u ’u n e p e rs o n n e p ar ai ss an t e n b o n n e s an té p e u t av o ir le v ir u s d u S ID A , p o u rc e n ta g e d e c e u x re je ta n t le s fa u ss e s id é e s co u ra n te s, e t p o u rc e n ta g e d e c e u x ay an t u n e c o n n ai ss an ce a p p ro fo n d ie d e la t ra n sm is si o n d u S ID A , C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de c eu x qu i o nt e nt en du pa rl er d u SI D A Po ur ce nt ag e de c eu x qu i s av en t q u’ o n pe ut pr év en ir la tr an sm is si o n en : Po ur ce nt ag e d ’h o m m es co nn ai ss an t le s de ux m o ye ns Po ur ce nt ag e de c eu x qu i sa ve nt q u’ un e pe rs o nn e pa ra is sa nt e n bo nn e sa nt é pe ut a vo ir le vi ru s du S ID A Po ur ce nt ag e de c eu x qu i s av en t q ue le V IH n e pe ut ê tr e tr an sm is p ar Po ur ce nt ag e de ce ux q ui re je tt en t le s de ux fa us se s id ée s le s pl us co ur an te s et sa ve nt q u’ un e pe rs o nn e pa ra is sa nt e n bo nn e sa nt é pe ut av o ir le v iru s du SI D A Po ur ce nt ag e de c eu x ay an t u ne co nn ai ss an ce ap pr o fo nd ie [1 ] N o m br e d ’h o m m es âg és d e 15 -2 4 an s N ’a ya nt qu ’u n pa rt en ai re se xu el fid èl e no n in fe ct é U til is an t u n pr és er va tif à ch aq ue fo is D es pi qû re s de m o us tiq ue s D es m o ye ns su rn at ur el s Le p ar ta ge de s re pa s av ec qu el qu ’u n ay an t l e SI D A Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 98 ,1 81 ,2 74 ,5 68 ,5 67 ,9 43 ,4 51 ,0 80 ,5 31 ,4 22 ,0 16 5 Lo ba ye 91 ,7 80 ,5 71 ,9 69 ,5 77 ,5 53 ,9 67 ,1 67 ,3 38 ,6 30 ,0 11 7 M am bé ré -K ad éï 89 ,8 82 ,3 77 ,1 77 ,1 69 ,8 52 ,3 60 ,6 54 ,6 29 ,7 27 ,9 12 5 N an a M am bé ré 87 ,6 75 ,1 76 ,7 67 ,8 65 ,0 53 ,5 59 ,3 66 ,6 28 ,7 28 ,7 81 Sa ng ha -M ba ér é 90 ,8 80 ,1 76 ,8 72 ,6 81 ,5 55 ,2 58 ,7 6 4, 9 37 ,4 33 ,4 38 O uh am P en de 8 8 ,6 78 ,0 63 ,7 58 ,5 71 ,8 38 ,9 48 ,3 60 ,8 25 ,2 14 ,9 18 4 O uh am 78 ,4 72 ,2 63 ,5 59 ,8 49 ,0 39 ,7 51 ,0 48 ,9 19 ,2 15 ,3 14 1 Ké m o 95 ,7 79 ,8 72 ,7 67 ,0 69 ,4 39 ,8 56 ,9 76 ,8 29 ,7 19 ,4 60 N an a- G ré bi zi 8 8 ,0 79 ,6 71 ,1 66 ,8 63 ,3 30 ,1 58 ,7 59 ,8 16 ,4 13 ,0 45 O ua ka 82 ,8 78 ,0 69 ,4 6 4, 7 68 ,5 49 ,2 59 ,1 66 ,2 33 ,6 29 ,4 68 H au te -K o tt o 97 ,1 83 ,0 80 ,6 73 ,3 73 ,9 48 ,2 58 ,5 83 ,4 35 ,0 30 ,0 24 B am in gu i- B an go ra n 95 ,3 87 ,8 71 ,3 69 ,2 69 ,8 50 ,3 67 ,2 77 ,3 29 ,9 23 ,3 10 B as se K o tt o 82 ,1 73 ,9 62 ,9 58 ,3 59 ,4 39 ,2 60 ,5 56 ,3 20 ,2 17 ,4 11 0 M bo m o u 90 ,9 76 ,7 6 4, 3 59 ,4 70 ,3 47 ,6 63 ,0 74 ,0 31 ,8 25 ,2 61 H au t M bo m o u (9 1, 7) (6 6, 7) (5 0 ,7 ) (4 1, 2) (6 0 ,9 ) (4 5, 4) (6 3, 2) (7 3, 8) (2 5, 9) (1 6, 6) 12 B an gu i 98 ,3 82 ,6 66 ,9 61 ,3 78 ,4 60 ,9 67 ,7 85 ,2 4 4, 7 31 ,7 53 5 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 97 ,2 82 ,2 70 ,3 6 4, 3 77 ,1 58 ,2 66 ,6 82 ,2 40 ,8 30 ,0 8 4 4 R ur al 86 ,8 77 ,0 67 ,6 63 ,8 6 4, 6 41 ,9 54 ,2 60 ,6 26 ,2 20 ,6 94 0 Â ge 15 -1 9 90 ,5 78 ,1 68 ,0 63 ,3 67 ,9 51 ,7 58 ,9 70 ,5 33 ,8 26 ,4 95 4 20 -2 4 93 ,2 81 ,1 69 ,9 65 ,0 73 ,5 47 ,3 61 ,4 71 ,2 32 ,4 23 ,4 83 1 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 265264 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L Ta b le au H A .2 M : C o n n ai ss an ce d e la t ra n sm is si o n d u V IH , f au ss es id ée s à p ro p o s d u V IH /S ID A , e t co n n ai ss an ce a p p ro fo n d ie d e la t ra n sm is si o n d u V IH c h ez le s je u n es h o m m es (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de c eu x qu i o nt e nt en du pa rl er d u SI D A Po ur ce nt ag e de c eu x qu i s av en t q u’ o n pe ut pr év en ir la tr an sm is si o n en : Po ur ce nt ag e d ’h o m m es co nn ai ss an t le s de ux m o ye ns Po ur ce nt ag e de c eu x qu i sa ve nt q u’ un e pe rs o nn e pa ra is sa nt e n bo nn e sa nt é pe ut a vo ir le vi ru s du S ID A Po ur ce nt ag e de c eu x qu i s av en t q ue le V IH n e pe ut ê tr e tr an sm is p ar Po ur ce nt ag e de ce ux q ui re je tt en t le s de ux fa us se s id ée s le s pl us co ur an te s et sa ve nt q u’ un e pe rs o nn e pa ra is sa nt e n bo nn e sa nt é pe ut av o ir le v iru s du SI D A Po ur ce nt ag e de c eu x ay an t u ne co nn ai ss an ce ap pr o fo nd ie [1 ] N o m br e d ’h o m m es âg és d e 15 -2 4 an s N ’a ya nt qu ’u n pa rt en ai re se xu el fid èl e no n in fe ct é U til is an t u n pr és er va tif à ch aq ue fo is D es pi qû re s de m o us tiq ue s D es m o ye ns su rn at ur el s Le p ar ta ge de s re pa s av ec qu el qu ’u n ay an t l e SI D A Et at m at ri m o ni al M ar ié /e n un io n 93 ,5 83 ,3 69 ,9 65 ,8 75 ,8 48 ,0 61 ,3 68 ,9 32 ,0 24 ,5 67 9 Ja m ai s m ar ié /e n un io n 90 ,7 77 ,1 68 ,2 63 ,0 67 ,2 50 ,6 59 ,4 72 ,0 33 ,8 25 ,3 11 0 4 M an qu an t * * * * * * * * * * 1 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc o no m iq ue Le p lu s p au vr e 86 ,2 78 ,9 67 ,6 63 ,9 61 ,8 40 ,6 56 ,8 59 ,6 24 ,6 19 ,2 27 9 Se co nd 90 ,0 80 ,2 71 ,8 67 ,0 68 ,2 40 ,6 55 ,2 62 ,4 28 ,4 21 ,5 33 6 M o ye n 8 8 ,6 77 ,5 69 ,6 65 ,4 67 ,0 4 4, 8 54 ,8 66 ,3 29 ,1 25 ,0 28 8 Q ua tr iè m e 92 ,4 80 ,7 67 ,1 6 4, 4 74 ,1 53 ,1 59 ,8 73 ,6 36 ,4 26 ,7 34 5 Le p lu s ri ch e 96 ,9 79 ,5 68 ,5 61 ,4 76 ,0 60 ,4 67 ,9 82 ,4 40 ,6 29 ,2 53 7 Et hn ie c he f d e m én ag e H ao us sa 8 4, 2 65 ,7 60 ,2 54 ,9 67 ,0 40 ,9 50 ,3 49 ,7 27 ,1 23 ,2 59 Sa ra 86 ,1 74 ,1 55 ,4 50 ,0 63 ,2 51 ,7 59 ,6 66 ,8 38 ,4 20 ,0 11 6 M bo um 90 ,2 8 4, 1 68 ,2 65 ,6 68 ,6 36 ,9 39 ,4 60 ,0 15 ,6 12 ,1 79 G ba ya 89 ,1 76 ,7 69 ,9 66 ,0 70 ,2 47 ,1 57 ,2 6 4, 4 29 ,7 22 ,9 52 4 M an dj a 95 ,9 82 ,9 71 ,4 69 ,9 68 ,6 4 4, 1 59 ,2 79 ,4 33 ,1 29 ,5 17 0 B an da 93 ,7 79 ,9 72 ,0 6 4, 4 71 ,3 49 ,9 6 4, 7 75 ,1 34 ,5 26 ,3 38 5 N gb ak a- B an to u 95 ,9 8 4, 7 74 ,1 68 ,6 76 ,7 66 ,8 60 ,2 78 ,9 46 ,3 32 ,8 14 3 Ya ko m a- Sa ng o 91 ,5 8 4, 9 67 ,6 63 ,7 65 ,6 56 ,9 67 ,7 85 ,7 40 ,0 31 ,7 13 0 Z an dé /N za ka ra 96 ,3 82 ,4 68 ,5 60 ,1 77 ,1 53 ,9 63 ,9 73 ,3 29 ,5 21 ,5 51 A ut re s et hn ie s lo ca le s 93 ,6 82 ,0 66 ,4 65 ,5 71 ,7 35 ,0 60 ,6 65 ,4 20 ,8 10 ,2 55 Et hn ie s no n ce nt ra fr ic ai ne s (9 6, 6) (7 7, 7) (6 8 ,4 ) (6 0 ,4 ) (8 0 ,4 ) (6 9, 0 ) (7 8 ,7 ) (7 3, 4) (4 7, 5) (4 0 ,0 ) 59 M an qu an t * * * * * * * * * * 14 To ta l 91 ,7 79 ,5 68 ,9 64 ,1 70 ,5 49 ,6 60 ,1 70 ,8 33 ,1 25 ,0 17 85 [1 ] M IC S in di ca te ur 9 .2 ; M D G in di ca te ur 6 .3 ; * : B as é su r m o in s d e 25 c as n o n p o n d ér és ; ( ): B as é su r 2 5 à 49 c as n o n p o n d ér és 12 .3 CONNAISSANCE DES MODES DE TRANSMISSION DU VIH DE LA MÈRE À L’ENFANT : FEMMES 15-49 ANS Bien que la transmission du VIH se fasse essentiellement par voie hétérosexuelle en Afrique Subsaharienne, la transmission mère-enfant n’en demeure pas moins un aspect important de la prévention, surtout dans les pays à épidémie généralisée. La connaissance des modes de transmission du VIH de la mère à l’enfant est importante pour pousser les femmes à se faire dépister pour le VIH quand elles sont enceintes afin d’éviter l’infection du bébé. Les femmes qui ont une meilleure connaissance des modes de transmission du VIH de la mère à l’enfant sont plus aptes à adopter des comportements visant à réduire le risque de contamination de leurs progénitures. C’est pourquoi, on exige aux femmes enceintes de se faire dépister lors des consultations prénatales. Pour évaluer la connaissance des enquêtés sur ce mode de transmission, on a demandé aux femmes âgées de 15 à 49 ans et aux hommes âgés de 15 à 59 ans si le VIH pouvait être transmis de la mère à l’enfant pendant la grossesse, durant l’accouchement et à travers l’allaitement. 12 .3 .1 Connaissance des modes de transmission du VIH de la mère à l’enfant : femmes de 15 à 49 Dans l’ensemble, 81% des femmes savent que le VIH peut être transmis de la mère à son enfant (tableau HA.3). Cependant, seulement la moitié (51%) connait les trois modes de transmission du VIH de la mère à l’enfant, respectivement au cours de la grossesse (61%), au moment de l’accouchement (68%) ou au moment de l’allaitement (72%). L’analyse par préfecture, selon le niveau d’instruction ou le quintile du bien-être économique du ménage, révèle une variation légère. Au niveau des préfectures, l’Ouham (37%), la Ouaka (46%), la Basse Kotto (44%), le Bamingui (47%) et le Mbomou (35%) ont de faibles proportions de femmes connaissant les trois modes de transmission du VIH. Les variations selon le niveau d’instruction et le niveau de bien-être économique du ménage révèlent que les femmes ayant un niveau d’instruction secondaire ou plus et celles qui vivent dans les ménages aisés ont une meilleure connaissance des trois modes de transmission du VIH de la mère à l’enfant avec respectivement 55% et 54%. 12 .3 .2 Connaissance des modes de transmission du VIH de la mère à l’enfant : hommes de 15 à 59 ans Les hommes de 15 à 59 ans autant que les femmes de 15 à 49 ans dans une proportion très importante (84%) savent que le VIH peut se transmettre de la mère à son enfant durant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement (tableau HA.3M). On estime à 49% la proportion des hommes qui connaissent ces trois moyens spécifiques de la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Cependant, les variations selon le milieu de résidence, la préfecture et les autres caractéristiques ne sont pas importantes. De meme, il y a peu de différences entre le niveau de connaissance des hommes les plus jeunes (15-24 ans) et les plus âgés (25 ans et plus). Par contre, les hommes de 15-24 ans sont plus nombreux que les plus âgés à ne connaitre aucun des 3 moyens de transmission (16% et 12% respectivement). M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 267266 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L Ta b le au H A .3 : C o n n ai ss an ce d e la t ra n sm is si o n d u V IH d e la m èr e à l’e n fa n t : f em m es d e 15 -4 9 a n s P o u rc e n ta g e d e f e m m e s âg é e s d e 1 5 -4 9 a n s q u i i d e n ti fi e n t co rr e c te m e n t le s m o ye n s d e t ra n sm is si o n d u V IH d e la m è re à l ’e n fa n t, R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de c el le s qu i s av en t q ue le V IH pe ut ê tr e tr an sm is d e la m èr e à l’e nf an t Po ur ce nt ag e de c el le s qu i s av en t q ue le V IH p eu t ê tr e tr an sm is : N e co nn aî t p as le s tr o is m o ye ns sp éc ifi qu es N o m br e de fe m m es du ra nt la g ro ss es se du ra nt l’a cc o uc he m en t pa r l ’a lla ite m en t to us le s tr o is m o ye ns [1 ] Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 87 ,7 66 ,9 75 ,2 76 ,2 55 ,6 9, 1 12 0 1 Lo ba ye 8 4, 3 60 ,8 66 ,9 74 ,5 49 ,3 10 ,5 80 3 M am bé ré -K ad éï 83 ,2 58 ,9 71 ,1 77 ,3 53 ,1 9, 6 10 51 N an a M am bé ré 76 ,5 6 4, 9 72 ,0 72 ,7 61 ,2 6, 3 58 9 Sa ng ha -M ba ér é 81 ,8 66 ,5 72 ,6 75 ,1 59 ,5 7, 3 29 6 O uh am P en de 74 ,8 65 ,8 66 ,8 68 ,4 58 ,3 6, 3 13 31 O uh am 61 ,5 46 ,8 50 ,0 54 ,1 37 ,4 8 ,4 93 3 Ké m o 90 ,2 72 ,5 80 ,4 75 ,1 58 ,2 6, 1 34 8 N an a- G ré bi zi 82 ,0 63 ,8 70 ,1 68 ,3 50 ,8 7, 9 26 7 O ua ka 71 ,2 58 ,1 59 ,0 60 ,2 45 ,5 7, 7 57 2 H au te -K o tt o 89 ,4 62 ,5 71 ,4 78 ,3 49 ,7 7, 2 20 9 B am in gu i- B an go ra n 83 ,3 62 ,2 72 ,4 67 ,7 47 ,4 10 ,8 55 B as se K o tt o 67 ,2 52 ,3 57 ,1 58 ,2 43 ,7 8 ,8 75 5 M bo m o u 72 ,0 48 ,8 59 ,1 56 ,2 34 ,9 9, 4 41 6 H au t M bo m o u 81 ,1 66 ,0 69 ,5 69 ,1 53 ,5 6, 0 12 4 B an gu i 93 ,9 61 ,3 74 ,0 8 4, 9 49 ,5 4, 7 25 15 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 90 ,8 62 ,2 73 ,4 81 ,4 51 ,3 5, 8 47 90 R ur al 74 ,3 59 ,3 6 4, 1 65 ,5 50 ,0 8 ,7 67 20 Tr an ch e d ’â ge s 15 -2 4 79 ,1 58 ,7 65 ,3 70 ,5 48 ,6 7, 5 48 94 25 + 82 ,7 61 ,9 70 ,0 73 ,3 51 ,9 7, 5 66 16 A ge 15 -1 9 76 ,7 57 ,0 61 ,5 67 ,6 45 ,9 8 ,5 22 85 20 -2 4 81 ,2 60 ,1 68 ,6 73 ,0 50 ,9 6, 6 26 0 9 25 -2 9 83 ,4 61 ,2 71 ,6 73 ,6 51 ,5 7, 6 21 36 30 -3 9 83 ,1 63 ,0 69 ,1 74 ,4 52 ,6 7, 1 27 48 40 -4 9 81 ,1 61 ,1 69 ,3 71 ,2 51 ,4 8 ,1 17 32 Ta b le au H A .3 : C o n n ai ss an ce d e la t ra n sm is si o n d u V IH d e la m èr e à l’e n fa n t : f em m es d e 15 -4 9 a n s (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de c el le s qu i s av en t q ue le V IH pe ut ê tr e tr an sm is d e la m èr e à l’e nf an t Po ur ce nt ag e de c el le s qu i s av en t q ue le V IH p eu t ê tr e tr an sm is : N e co nn aî t p as le s tr o is m o ye ns sp éc ifi qu es N o m br e de fe m m es du ra nt la g ro ss es se du ra nt l’a cc o uc he m en t pa r l ’a lla ite m en t to us le s tr o is m o ye ns [1 ] Et at m at ri m o ni al D éj à m ar ié e/ en un io n 81 ,8 61 ,3 68 ,9 72 ,8 51 ,3 7, 2 10 24 3 Ja m ai s ét é m ar ié e/ en u ni o n 75 ,5 53 ,9 60 ,7 65 ,9 4 4, 2 10 ,0 12 58 M an qu an t * * * * * * 9 In st ru ct io n de la fe m m e A uc un e 70 ,8 55 ,3 59 ,7 62 ,6 46 ,3 9, 8 4 43 0 Pr im ai re 8 4, 2 63 ,9 70 ,4 73 ,7 52 ,4 7, 1 47 31 Se co nd ai re e t p lu s 94 ,5 63 ,6 78 ,7 86 ,8 54 ,8 4, 1 23 49 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc o no m iq ue Le p lu s pa uv re 70 ,7 55 ,1 59 ,7 61 ,1 46 ,0 10 ,6 22 0 6 Se co nd 73 ,4 58 ,8 63 ,3 6 4, 1 48 ,5 8 ,0 22 26 M o ye n 78 ,5 62 ,1 67 ,6 70 ,2 52 ,6 8 ,2 22 0 4 Q ua tr iè m e 8 8 ,6 6 4, 5 74 ,2 78 ,6 53 ,7 5, 7 23 57 Le p lu s ric he 92 ,5 61 ,8 73 ,9 8 4, 4 51 ,4 5, 4 25 17 Et hn ie d u ch ef d e m én ag e H ao us sa 72 ,9 56 ,3 60 ,8 65 ,2 47 ,4 11 ,3 54 6 Sa ra 69 ,8 56 ,0 58 ,0 58 ,8 4 4, 3 5, 7 69 4 M bo um 81 ,6 67 ,8 71 ,2 76 ,8 61 ,4 5, 1 72 9 G ba ya 79 ,5 59 ,3 67 ,3 72 ,6 51 ,4 8 ,4 33 39 M an dj a 87 ,9 61 ,1 72 ,5 73 ,7 48 ,2 6, 5 95 1 B an da 80 ,9 61 ,5 67 ,9 70 ,8 50 ,2 8 ,0 24 46 N gb ak a- B an to u 8 8 ,1 6 4, 4 73 ,8 81 ,6 55 ,1 7, 2 91 8 Ya ko m a- Sa ng o 83 ,1 57 ,1 67 ,1 71 ,6 4 4, 7 5, 3 78 1 Z an dé /N za ka ra 8 8 ,0 59 ,6 75 ,9 79 ,1 50 ,0 6, 6 31 3 A ut re s et hn ie s lo ca le s 78 ,2 59 ,9 6 4, 3 66 ,8 47 ,8 7, 4 39 7 Et hn ie s no n ce nt ra fr ic ai ne s 8 8 ,7 6 4, 6 72 ,1 76 ,1 50 ,2 8 ,3 32 9 M an qu an t 85 ,6 55 ,6 62 ,4 68 ,6 45 ,7 8 ,1 66 To ta l 81 ,1 60 ,5 68 ,0 72 ,1 50 ,5 7, 5 11 51 0 [1 ] I n di ca te ur M IC S 9. 3 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 269268 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L Ta b le au H A .3 M : C o n n ai ss an ce d e la t ra n sm is si o n d u V IH d e la m èr e à l’e n fa n t : h o m m es d e 15 -5 9 a n s P o u rc e n ta g e d ’h o m m e s âg é s d e 1 5 -5 9 a n s q u i i d e n ti fi e n t co rr e ct e m e n t le s m o ye n s d e t ra n sm is si o n d u V IH d e la m è re à l’ e n fa n t, R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de c eu x qu i s av en t q ue le V IH p eu t ê tr e tr an sm is d e la m èr e à l’e nf an t Po ur ce nt ag e de c eu x qu i s av en t q ue le V IH p eu t ê tr e tr an sm is : N e co nn aî t p as le s tr o is m o ye ns sp éc ifi qu es N o m br e de s ho m m es du ra nt la gr o ss es se du ra nt l’a cc o uc he m en t pa r l ’a lla ite m en t To us le s 3 m o ye ns [1 ] Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 90 ,0 73 ,4 79 ,5 76 ,1 58 ,6 10 ,0 49 9 Lo ba ye 87 ,6 59 ,2 69 ,8 73 ,0 4 4, 0 12 ,4 33 2 M am bé ré -K ad éï 8 4, 8 61 ,7 75 ,0 77 ,9 53 ,7 15 ,2 4 47 N an a M am bé ré 87 ,0 69 ,6 81 ,3 8 4, 2 67 ,4 13 ,0 27 4 Sa ng ha -M ba ér é 87 ,9 70 ,1 77 ,5 79 ,0 60 ,9 12 ,1 12 8 O uh am P en de 80 ,5 71 ,6 74 ,9 76 ,2 66 ,8 19 ,5 59 9 O uh am 75 ,8 60 ,4 61 ,4 69 ,0 50 ,0 24 ,2 4 49 Ké m o 90 ,7 74 ,4 78 ,6 74 ,4 57 ,0 9, 3 17 5 N an a- G ré bi zi 83 ,2 6 4, 8 73 ,0 68 ,9 51 ,7 16 ,8 13 0 O ua ka 83 ,7 69 ,9 74 ,8 68 ,3 56 ,9 16 ,3 26 8 H au te -K o tt o 89 ,4 72 ,0 73 ,6 73 ,2 52 ,4 10 ,6 10 0 B am in gu i- B an go ra n 92 ,8 69 ,7 81 ,8 75 ,0 53 ,1 7, 2 27 B as se K o tt o 85 ,4 70 ,2 75 ,5 70 ,8 56 ,3 14 ,6 37 8 M bo m o u 83 ,2 59 ,0 67 ,1 68 ,2 43 ,0 16 ,8 19 8 H au t M bo m o u 8 4, 4 6 4, 5 67 ,7 63 ,4 43 ,8 15 ,6 49 B an gu i 93 ,4 63 ,9 74 ,2 77 ,5 45 ,3 6, 6 12 34 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 91 ,4 6 4, 2 75 ,9 76 ,8 48 ,3 8 ,6 21 57 R ur al 83 ,4 68 ,1 72 ,6 73 ,3 57 ,0 16 ,6 31 54 Tr an ch e d ’â ge s 15 -2 4 83 ,6 61 ,5 69 ,6 73 ,2 49 ,4 16 ,4 17 85 25 + 8 8 ,2 69 ,0 76 ,1 75 ,5 55 ,6 11 ,8 35 26 Â ge 15 -1 9 80 ,4 56 ,3 65 ,9 69 ,3 4 4, 4 19 ,6 95 4 20 -2 4 87 ,3 67 ,5 73 ,8 77 ,5 55 ,2 12 ,7 83 1 25 -2 9 86 ,9 65 ,9 73 ,9 75 ,5 52 ,9 13 ,1 91 0 30 -3 4 8 8 ,9 66 ,9 74 ,7 75 ,9 52 ,9 11 ,1 69 0 35 -3 9 8 8 ,2 71 ,3 78 ,9 76 ,9 61 ,0 11 ,8 57 4 40 -4 4 8 8 ,3 69 ,8 76 ,9 76 ,8 55 ,4 11 ,7 52 0 45 -4 9 90 ,3 73 ,5 78 ,7 75 ,5 58 ,4 9, 7 36 8 50 -5 4 87 ,6 70 ,9 74 ,6 69 ,8 54 ,4 12 ,4 29 9 55 -5 9 8 8 ,7 71 ,7 79 ,6 75 ,4 58 ,2 11 ,3 16 5 Ta b le au H A .3 M : C o n n ai ss an ce d e la t ra n sm is si o n d u V IH d e la m èr e à l’e n fa n t : h o m m es d e 15 -5 9 a n s (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de c eu x qu i s av en t q ue le V IH p eu t ê tr e tr an sm is d e la m èr e à l’e nf an t Po ur ce nt ag e de c eu x qu i s av en t q ue le V IH p eu t ê tr e tr an sm is : N e co nn aî t p as le s tr o is m o ye ns sp éc ifi qu es N o m br e de s ho m m es du ra nt la gr o ss es se du ra nt l’a cc o uc he m en t pa r l ’a lla ite m en t To us le s 3 m o ye ns [1 ] Et at m at ri m o ni al M ar ié /e n un io n 8 8 ,5 69 ,1 76 ,2 76 ,3 55 ,8 11 ,5 40 41 Ja m ai s m ar ié /e n un io n 80 ,8 58 ,3 66 ,6 69 ,5 46 ,1 19 ,2 12 65 M an qu an t * * * * * * 5 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc o no m iq ue Pl us p au vr e 77 ,6 63 ,0 67 ,5 66 ,9 52 ,5 22 ,4 97 0 Se co nd 85 ,5 70 ,9 75 ,1 74 ,8 59 ,5 14 ,5 11 25 M o ye n 87 ,1 69 ,6 75 ,4 76 ,1 57 ,3 12 ,9 10 23 Q ua tr iè m e 90 ,4 68 ,8 76 ,4 77 ,2 54 ,4 9, 6 10 14 Pl us ri ch e 91 ,7 60 ,5 74 ,7 77 ,8 4 4, 6 8 ,3 11 78 Et hn ie d u ch ef d e m én ag e H ao us sa 69 ,2 50 ,1 58 ,6 60 ,8 42 ,7 30 ,8 20 6 Sa ra 81 ,5 68 ,7 73 ,9 73 ,1 60 ,2 18 ,5 34 4 M bo um 83 ,2 70 ,3 75 ,9 77 ,6 6 4, 5 16 ,8 27 6 G ba ya 85 ,9 66 ,5 73 ,4 76 ,9 55 ,7 14 ,1 15 52 M an dj a 8 8 ,5 67 ,1 73 ,9 73 ,2 50 ,9 11 ,5 49 7 B an da 89 ,7 70 ,2 77 ,4 74 ,1 54 ,3 10 ,3 12 14 N gb ak a- B an to u 91 ,2 67 ,5 77 ,5 76 ,7 50 ,7 8 ,8 39 9 Ya ko m a- Sa ng o 86 ,1 58 ,3 71 ,2 77 ,0 45 ,4 13 ,9 33 2 Z an dé /N za ka ra 89 ,2 60 ,7 69 ,9 76 ,0 46 ,9 10 ,8 13 6 A ut re s et hn ie s lo ca le s 87 ,9 67 ,5 71 ,1 66 ,0 47 ,7 12 ,1 16 4 Et hn ie s no n ce nt ra fr ic ai ne s 90 ,2 65 ,0 69 ,9 76 ,0 48 ,7 9, 8 15 5 M an qu an t (9 3, 6) (6 4, 1) (8 6, 3) (8 3, 7) (5 4, 2) (6 ,4 ) 35 To ta l 86 ,7 66 ,5 73 ,9 74 ,7 53 ,5 13 ,3 53 11 [1 ] In di ca te ur M IC S 9. 3; *: B as é su r m o in s d e 25 c as n o n p o n d ér és ; ( ): B as é su r 2 5 à 49 c as n o n p o n d ér és M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 271270 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 12 .4 STIGMATISATION ENVERS LES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH L’une des conséquences de l’infection à VIH les plus dures à supporter par les personnes vivant avec le virus est la stigmatisation dont elles sont victimes. Cette stigmatisation est essentiellement liée à la mauvaise connaissance des modes de transmission du VIH et dans une certaine mesure à l’idée que les victimes sont responsables de leur séropositivité par leur conduite sexuelle non contrôlée. Les données de l’enquête MICS4 permettent de mesurer cette stigmatisation à travers des questions hypothétiques. La stigmatisation et la discrimination sont faibles si les répondants expriment une attitude d’acceptation sur les quatre questions suivantes: 1) prendrez-vous en charge un membre de la famille (ou un membre de la famille élargie ou du ménage) malade du SIDA ?; 2) achèterez-vous des légumes frais à un vendeur séropositif; 3) pensez-vous qu’une enseignante séropositive doit être autorisée à enseigner ?; et 4) ne voudriez-vous pas garder secret le statut d’un membre de la famille par rapport au VIH ?. 12 .4 .1 Attitude vis-à-vis des personnes vivant avec le VIH/SIDA : femmes de 15 à 49 ans Dans l’ensemble, comme le montre le tableau HA.4, 25% des femmes de 15 à 49 ans expriment des attitudes bienveillantes sur les quatre indicateurs cités ci-dessus et 98% sont d’accord avec au moins l’un d’entre eux. Parmi les attitudes bienveillantes, celle relative aux marchands de légumes malades du SIDA (65%) est la plus répandue. Vient ensuite l’attitude bienveillante vis-à-vis des enseignants (62%) puis le fait d’accepter de ne pas garder secret l’état d’un membre du ménage qui a le SIDA (51%). L’attitude bienveillante varie selon le milieu de résidence, la préfecture et le niveau d’instruction. Les opinions, attitudes et comportements de tolérance sont moins répandus en milieu rural (22%) qu’en milieu urbain (29%). Au niveau des préfectures, les femmes qui résident dans l’Ombella Mpoko (29%), la Lobaye (32%), la Mambéré Kadéï (37%), la Nana Mambéré (34%) et la Sangha Mbaéré (37%) ont des comportements de tolérance plus répandus que dans le Haut Mbomou par exemple (11%). Une amélioration du niveau d’instruction de la femme a pour effet une réduction de la stigmatisation à l’endroit des personnes malades. A cet effet, on note que 32% des femmes de niveau secondaire ou plus expriment une attitude bienveillante sur les quatre indicateurs de bienveillance contre 21% des femmes sans instruction. Les femmes issues des ménages les plus riches sont plus tolérantes (32%) à l’égard des malades du SIDA que celles issues des ménages les plus pauvres (18%). Les femmes Ngbaka-Bantou sont les plus tolérantes (34%) et les femmes Sara les moins tolérantes (18%). 12 .4 .2 Attitude vis-à-vis des personnes vivant avec le VIH/SIDA : hommes de 15 à 59 ans Les hommes de 15 à 59 ans sont légèrement plus bienveillants envers les séropositifs que les femmes puisque 28% d’entre eux expriment les quatre attitudes de bienveillance (tableau HA.5M). Cependant, les variations observées ne sont pas très importantes selon le milieu de résidence, le groupe d’âge et le statut matrimonial. Le même constat se dégage lorsqu’on considère le statut socioéconomique du ménage, et la religion. Ta b le au H A .4 : A tt it u d es b ie n ve il la n te s à l’é g ar d d es g en s vi va n t av ec le V IH /S ID A : fe m m es d e 15 -4 9 a n s P o u rc en ta g e d e fe m m es â g ée s d e 15 -4 9 a n s q u i o n t en te n d u p ar le r d u S ID A e t ex p ri m en t u n e at ti tu d e b ie n ve ill an te à l’ ég ar d d es g en s vi va n t av ec le V IH /S ID A , R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de fe m m es q ui : N o m br e de fe m m es a ya nt en te nd u pa rl er d u SI D A so nt d is po sé es à p re nd re so in d ’u n m em br e de la fa m ill e po rt eu r d u vi ru s du S ID A d an s le ur p ro pr e m én ag e ac hè te ra ie nt d es lé gu m es fr ai s à un m ar ch an d o u à un ve nd eu r q ui a le vi ru s du S ID A pe ns en t q u’ un e en se ig na nt e qu i a le S ID A m ai s n’ es t pa s m al ad e de vr ai t ê tr e au to ris ée à c o nt in ue r d ’e ns ei gn er ne s o uh ai te ra ie nt p as qu e l’o n ga rd e se cr et l’é ta t d ’u n m em br e de la fa m ill e in fe ct é pa r l e vi ru s du S ID A So nt d ’a cc o rd av ec a u m o in s un e at tit ud e bi en ve ill an te Ex pr im en t de s at tit ud es bi en ve ill an te s su r to us le s qu at re in di ca te ur s [1 ] R ég io n O m be lla M po ko 94 ,9 62 ,9 60 ,4 56 ,2 96 ,7 29 ,1 11 63 Lo ba ye 90 ,7 70 ,1 60 ,8 66 ,7 98 ,0 32 ,2 76 1 M am bé ré -K ad éï 94 ,9 71 ,4 70 ,8 61 ,6 98 ,8 36 ,6 97 5 N an a M am bé ré 92 ,3 69 ,0 70 ,9 56 ,5 97 ,3 33 ,8 48 8 Sa ng ha -M ba ér é 94 ,7 75 ,2 73 ,5 56 ,7 99 ,5 33 ,6 26 4 O uh am P en de 90 ,8 58 ,6 68 ,2 41 ,0 98 ,6 18 ,1 10 79 O uh am 94 ,1 57 ,2 57 ,9 41 ,6 98 ,7 17 ,8 65 3 Ké m o 96 ,1 52 ,4 56 ,3 54 ,7 98 ,2 22 ,2 33 6 N an a- G ré bi zi 91 ,2 52 ,9 57 ,5 47 ,9 97 ,2 21 ,1 24 0 O ua ka 89 ,4 51 ,5 50 ,9 52 ,8 95 ,4 16 ,8 45 1 H au te -K o tt o 98 ,4 59 ,5 56 ,2 51 ,3 99 ,5 20 ,6 20 1 B am in gu i- B an go ra n 90 ,5 50 ,5 59 ,4 40 ,1 97 ,2 15 ,7 52 B as se K o tt o 92 ,7 59 ,0 57 ,5 48 ,7 99 ,4 16 ,8 57 4 M bo m o u 95 ,8 62 ,7 58 ,4 48 ,1 99 ,0 20 ,8 33 9 H au t M bo m o u 92 ,7 59 ,0 59 ,0 33 ,2 95 ,6 11 ,2 10 8 B an gu i 94 ,8 71 ,1 61 ,7 47 ,6 98 ,9 26 ,0 24 80 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 95 ,1 70 ,9 6 4, 4 51 ,8 98 ,7 29 ,1 46 27 R ur al 92 ,3 59 ,3 60 ,5 50 ,9 97 ,9 22 ,2 55 77 Tr an ch e d ’â ge s 15 -2 4 93 ,2 63 ,3 60 ,8 50 ,1 98 ,1 23 ,2 42 34 25 + 93 ,9 65 ,4 63 ,3 52 ,2 98 ,3 26 ,8 59 70 A ge 15 -1 9 92 ,4 62 ,2 60 ,7 47 ,5 98 ,0 21 ,6 19 45 20 -2 4 93 ,8 6 4, 4 60 ,8 52 ,2 98 ,2 24 ,6 22 90 25 -2 9 94 ,1 66 ,9 6 4, 6 51 ,4 97 ,8 28 ,1 19 45 30 -3 9 93 ,8 65 ,0 63 ,2 51 ,9 98 ,9 26 ,8 24 81 40 -4 9 93 ,6 6 4, 1 61 ,8 53 ,6 98 ,2 25 ,4 15 4 4 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 273272 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L Ta b le au H A .4 : A tt it u d es b ie n ve il la n te s à l’é g ar d d es g en s vi va n t av ec le V IH /S ID A : fe m m es d e 15 -4 9 a n s (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de fe m m es q ui : N o m br e de fe m m es a ya nt en te nd u pa rl er d u SI D A so nt d is po sé es à p re nd re so in d ’u n m em br e de la fa m ill e po rt eu r d u vi ru s du S ID A d an s le ur p ro pr e m én ag e ac hè te ra ie nt d es lé gu m es fr ai s à un m ar ch an d o u à un ve nd eu r q ui a le vi ru s du S ID A pe ns en t q u’ un e en se ig na nt e qu i a le S ID A m ai s n’ es t pa s m al ad e de vr ai t ê tr e au to ris ée à c o nt in ue r d ’e ns ei gn er ne s o uh ai te ra ie nt p as qu e l’o n ga rd e se cr et l’é ta t d ’u n m em br e de la fa m ill e in fe ct é pa r l e vi ru s du S ID A So nt d ’a cc o rd av ec a u m o in s un e at tit ud e bi en ve ill an te Ex pr im en t de s at tit ud es bi en ve ill an te s su r to us le s qu at re in di ca te ur s [1 ] Et at m at ri m o ni al D éj à m ar ié e/ en u ni o n 93 ,6 6 4, 6 62 ,3 51 ,9 98 ,3 25 ,6 91 20 Ja m ai s m ar ié e/ en u ni o n 93 ,1 6 4, 3 62 ,1 46 ,5 97 ,8 23 ,5 10 76 M an qu an t * * * * * * 8 In st ru ct io n de la fe m m e A uc un 90 ,5 56 ,0 57 ,5 51 ,0 97 ,2 21 ,1 35 68 Pr im ai re 94 ,4 66 ,2 63 ,5 51 ,0 98 ,5 25 ,1 43 20 Se co nd ai re e t p lu s 96 ,9 74 ,7 67 ,3 52 ,3 99 ,3 32 ,3 23 16 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc o no m iq ue Le p lu s p au vr e 90 ,6 53 ,5 55 ,1 47 ,2 97 ,3 17 ,8 17 93 Se co nd 92 ,4 60 ,1 59 ,7 51 ,0 97 ,6 21 ,7 18 13 M o ye n 92 ,8 62 ,6 63 ,4 53 ,6 98 ,1 25 ,4 19 12 Q ua tr iè m e 95 ,5 69 ,8 6 4, 5 49 ,7 99 ,1 27 ,2 22 23 Le p lu s ric he 95 ,6 72 ,6 66 ,5 54 ,2 98 ,8 31 ,7 24 6 4 Et hn ie d u ch ef d e m én ag e H ao us sa 87 ,2 53 ,5 59 ,3 54 ,1 95 ,3 25 ,1 46 0 Sa ra 94 ,1 6 4, 4 65 ,0 38 ,3 99 ,8 18 ,4 52 4 M bo um 93 ,2 61 ,6 67 ,4 49 ,6 98 ,4 25 ,5 63 3 G ba ya 92 ,4 65 ,7 63 ,1 53 ,9 98 ,0 28 ,4 29 35 M an dj a 95 ,5 65 ,0 61 ,9 52 ,2 98 ,1 26 ,1 89 8 B an da 94 ,1 61 ,9 58 ,5 50 ,1 98 ,2 21 ,4 21 74 N gb ak a- B an to u 95 ,6 75 ,7 68 ,9 59 ,4 99 ,6 34 ,3 87 5 Ya ko m a- Sa ng o 94 ,7 65 ,2 60 ,0 48 ,5 98 ,4 21 ,9 69 0 Z an dé /N za ka ra 95 ,0 61 ,0 62 ,3 41 ,9 98 ,9 20 ,8 29 6 A ut re s et hn ie s lo ca le s 94 ,4 68 ,9 60 ,4 51 ,6 98 ,2 25 ,6 34 0 Et hn ie s no n ce nt ra fr ic ai ne s 94 ,4 60 ,6 57 ,7 47 ,9 98 ,4 22 ,1 31 9 M an qu an t 94 ,6 52 ,5 66 ,6 39 ,2 96 ,3 16 ,6 62 To ta l 93 ,6 64 ,5 62 ,2 51 ,3 98 ,3 25 ,3 10 20 4 [1 ] I n di ca te ur M IC S 9. 4 Ta b le au H A .4 M : A tt it u d es b ie n ve il la n te s l’ ég ar d d es g en s vi va n t av ec le V IH /S ID A : h o m m es d e 15 -5 9 a n s P o u rc en ta g e d ’h o m m es â g és d e 15 -5 9 a n s q u i o n t en te n d u p ar le r d u S ID A e t ex p ri m en t u n e at ti tu d e b ie n ve ill an te à l’ ég ar d d es g en s vi va n t av ec le V IH /S ID A , R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e d ’h o m m es q ui : N o m br e d ’h o m m es a ya nt en te nd u pa rl er d u SI D A so nt d is po sé s à pr en dr e so in d ’u n m em br e de la fa m ill e po rt eu r d u vi ru s du S ID A d an s le ur pr o pr e m én ag e ne s o uh ai te ra ie nt p as qu e l’o n ga rd e se cr et l’é ta t d ’u n m em br e de la fa m ill e in fe ct é pa r l e vi ru s du S ID A pe ns en t q u’ un e en se ig na nt e qu i a le S ID A m ai s n’ es t p as m al ad e de vr ai t ê tr e au to ris ée à co nt in ue r d ’e ns ei gn er ac hè te ra ie nt d es lé gu m es fr ai s à un m ar ch an d o u à un ve nd eu r q ui a le v iru s du S ID A So nt d ’a cc o rd av ec a u m o in s un e at tit ud e bi en ve ill an te Ex pr im en t de s at tit ud es bi en ve ill an te s su r to us le s qu at re in di ca te ur s [1 ] Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 97 ,3 63 ,7 70 ,5 71 ,5 98 ,2 42 ,9 49 1 Lo ba ye 96 ,8 74 ,1 66 ,8 75 ,0 99 ,7 41 ,5 31 7 M am bé ré -K ad éï 93 ,7 58 ,7 70 ,0 72 ,5 97 ,4 32 ,9 42 6 N an a M am bé ré 94 ,8 55 ,5 73 ,1 70 ,0 99 ,0 30 ,4 25 8 Sa ng ha -M ba ér é 97 ,2 58 ,0 72 ,6 81 ,8 10 0 35 ,8 12 3 O uh am P en de 92 ,4 41 ,2 65 ,9 59 ,7 99 ,0 14 ,1 54 9 O uh am 94 ,6 41 ,0 62 ,4 62 ,8 99 ,1 19 ,3 37 9 Ké m o 94 ,7 60 ,8 59 ,7 58 ,0 99 ,0 26 ,3 17 2 N an a- G ré bi zi 93 ,8 51 ,5 57 ,9 6 4, 6 98 ,4 26 ,2 12 3 O ua ka 91 ,8 56 ,2 63 ,7 56 ,9 96 ,6 28 ,2 24 6 H au te -K o tt o 99 ,1 50 ,1 63 ,5 66 ,3 10 0 24 ,5 99 B am in gu i- B an go ra n 93 ,8 49 ,7 66 ,9 62 ,7 99 ,6 23 ,4 27 B as se K o tt o 91 ,3 52 ,8 6 4, 1 62 ,8 99 ,1 24 ,5 34 6 M bo m o u 94 ,0 47 ,1 66 ,5 70 ,1 99 ,7 22 ,3 18 1 H au t M bo m o u 96 ,2 40 ,3 65 ,2 60 ,4 98 ,2 18 ,2 45 B an gu i 95 ,1 48 ,7 63 ,2 74 ,5 99 ,6 27 ,1 12 23 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 95 ,1 51 ,7 66 ,5 74 ,5 98 ,8 31 ,0 21 19 R ur al 94 ,3 53 ,7 65 ,2 6 4, 3 99 ,0 25 ,8 29 10 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 275274 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 12 .3 CONNAISSANCES DES FACILITÉS POUR EFFECTUER LE TEST DU VIH La connaissance par les individus de leur statut sérologique est un élément important dans l’adoption de comportements préventifs. Aussi, les programmes de lutte contre le sida encouragent-ils les individus à se faire dépister et à recevoir des conseils sur la maladie, notamment dans les centres conseils et dépistage volontaire (CDV). L’enquête MICS fournit des informations pour l’évaluation de ces efforts à travers la proportion de personnes dépistées et celles parmi elles qui ont pris connaissance du résultat de leur test. 12 .3 .1 Connaissances des facilités pour effectuer le test du VIH : femmes de 15 à 49 ans En RCA, 64% des femmes savent où se faire dépister (tableau HA.5). La proportion de femmes qui connaissent un endroit où se rendre pour se faire dépister est plus élevée en milieu urbain (84%) qu’en milieu rural (49%). Cependant, la proportion des femmes testées ne varie presque pas dans les deux milieux. La connaissance d’un lieu de dépistage du VIH varie selon les entités administratives et certaines caractéristiques de la femme. La connaissance d’un lieu de dépistage du VIH est plus élevée dans l’Ombella-Mpoko (71%), la Sangha-Mbaéré (64%), la Kémo (67%), la Nana Grébizi (65%), la Haute-Kotto (77%), le Bamingui (75%), le Haut Mbomou (71%) et à Bangui (89%). Il est à noter qu’environ quatre femmes sur dix dans les préfectures de l’Ouham et de la Basse-Kotto seulement connaissent un lieu de dépistage du VIH. Comme le montre également le tableau HA.5, 40% des femmes de 15-49 ans se sont fait tester au moins une fois dans leur vie, et 19% dans les douze derniers mois. Elles sont au final que 16% à avoir été testées et avoir reçu le résultat dans les 12 derniers mois. Ainsi donc les femmes testées dans les douze derniers mois ont, en très grande majorité, également reçu le résultat. Cela se vérifie quelles que soient les caractéristiques considérées. Les préfectures de l’Ouham (9%) et de la Basse-Kotto (5%) enregistrent moins de 10% de femmes ayant eu les résultats dans l’année. La mise en œuvre de la politique de l’accélération de la prévention par la mise en place des Unités de Dépistage Volontaires dans les différentes formations sanitaires des centres de santé situés dans les zones rurales et les actions de la stratégie avancée basée sur la performance explique la réduction de cet écart entre les milieux de résidence. Elle explique également la proportion plus élevée de femmes ayant effectué le test et reçu le résultat dans les centres urbains (26%) que dans les zones rurales (9%). Les variations sont importantes selon l’état matrimonial, et le statut économique du ménage. Selon le statut économique, la connaissance d’un lieu de dépistage varie de 42% chez les femmes issues des ménages plus pauvres à 87% chez celles issues des ménages plus riches. Parallèlement on observe une augmentation significative du taux de dépistage avec résultat de 6% à 30% dans les groupes susmentionnés. Il est à noter que les variations sont moins importantes selon l’ethnie de la femme et son groupe d’âge. 12 .3 .2 Connaissances des facilités pour effectuer le test du VIH : hommes de 15 à 59 ans Le tableau HA.5M présente les mêmes indicateurs que ceux du tableau précédent mais pour les hommes de 15-59 ans. Dans l’ensemble, les hommes (71%) sont plus nombreux à connaître un lieu de dépistage du VIH que les femmes (63%). Le pourcentage des hommes testés est en revanche moins élevé que chez les femmes : il est de 32% en ce qui concerne les hommes qui ont fait un test au moins une fois dans leur vie (contre 40% chez les femmes) et de 14% pour ceux qui ont été testés et reçu les résultats du test dans les douze derniers mois (contre 16% chez les femmes). De même que pour les femmes, la grande majorité des hommes qui ont été testés dans l’année ont également reçu le résultat, et ce, quelle que soit la caractéristique considérée. Les variations dans le pourcentage d’hommes qui ont fait le test et ont reçu le résultat dans les douze derniers mois sont importantes selon les préfectures et les caractéristiques sociodémographiques. Dans le milieu urbain, la proportion est de 22% alors qu’elle n’est que de 9% en milieu rural. Aussi parmi les hommes issus des ménages les plus pauvres, ce taux est de 6% contre 23% parmi les hommes des ménages les plus riches. Au niveau des préfectures, le pourcentage varie entre 5% dans la Basse Kotto et 25% dans le Haut Mbomou. Il est de 23% à Bangui. T ab le au H A .4 M : A tt it u d es b ie n ve il la n te s l’ ég ar d d es g en s vi va n t av ec le V IH /S ID A : h o m m es d e 15 -5 9 a n s (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e d ’h o m m es q ui : N o m br e d ’h o m m es a ya nt en te nd u pa rl er d u SI D A so nt d is po sé s à pr en dr e so in d ’u n m em br e de la fa m ill e po rt eu r d u vi ru s du S ID A d an s le ur pr o pr e m én ag e ne s o uh ai te ra ie nt p as qu e l’o n ga rd e se cr et l’é ta t d ’u n m em br e de la fa m ill e in fe ct é pa r l e vi ru s du S ID A pe ns en t q u’ un e en se ig na nt e qu i a le S ID A m ai s n’ es t p as m al ad e de vr ai t ê tr e au to ris ée à co nt in ue r d ’e ns ei gn er ac hè te ra ie nt d es lé gu m es fr ai s à un m ar ch an d o u à un ve nd eu r q ui a le v iru s du S ID A So nt d ’a cc o rd av ec a u m o in s un e at tit ud e bi en ve ill an te Ex pr im en t de s at tit ud es bi en ve ill an te s su r to us le s qu at re in di ca te ur s [1 ] Tr an ch e d ’â ge s 15 -2 4 94 ,1 50 ,4 63 ,6 66 ,3 98 ,6 26 ,8 16 37 25 + 94 ,8 54 ,0 66 ,8 69 ,6 99 ,1 28 ,6 33 93 Â ge 15 -1 9 92 ,0 47 ,9 62 ,8 65 ,7 97 ,7 26 ,2 86 3 20 -2 4 96 ,4 53 ,2 6 4, 4 67 ,0 99 ,6 27 ,6 77 4 25 -2 9 94 ,7 49 ,4 65 ,5 70 ,3 98 ,8 24 ,6 86 7 30 -3 4 95 ,1 57 ,4 70 ,2 70 ,2 99 ,2 33 ,4 66 3 35 -3 9 96 ,9 53 ,6 66 ,1 70 ,3 98 ,9 27 ,9 55 9 40 -4 4 92 ,9 52 ,1 62 ,6 65 ,4 99 ,1 23 ,5 50 2 45 -4 9 96 ,9 56 ,3 68 ,8 73 ,0 99 ,8 31 ,7 36 0 50 -5 4 92 ,5 62 ,6 67 ,6 70 ,1 99 ,6 37 ,6 28 3 55 -5 9 93 ,0 52 ,2 68 ,8 66 ,5 98 ,4 25 ,3 15 9 Et at m at ri m o ni al M ar ié /e n un io n 95 ,1 54 ,2 66 ,8 69 ,3 99 ,2 28 ,6 38 81 Ja m ai s m ar ié /e n un io n 92 ,8 48 ,4 61 ,9 65 ,9 98 ,1 26 ,2 11 4 4 M an qu an t * * * * * * 5 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc o no m iq ue Le p lu s p au vr e 93 ,2 49 ,8 59 ,6 56 ,7 98 ,0 19 ,7 86 9 Se co nd 94 ,5 54 ,4 65 ,8 66 ,2 99 ,1 27 ,4 10 51 M o ye n 94 ,6 55 ,2 69 ,5 67 ,7 99 ,4 30 ,1 96 7 Q ua tr iè m e 94 ,9 52 ,2 67 ,1 73 ,6 98 ,7 30 ,2 98 5 Le p lu s ri ch e 95 ,5 52 ,3 65 ,9 76 ,0 99 ,3 31 ,3 11 58 To ta l 94 ,6 52 ,8 65 ,7 68 ,6 98 ,9 28 ,0 50 30 [1 ] M IC S in di ca te ur 9 .4 ; * : B as é su r m o in s d e 25 c as n o n p o n d ér és ; ( ): B as é su r 2 5 à 49 c as n o n p o n d ér és M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 277276 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L Ta b le au H A .5 : C o n n ai ss an ce d ’u n e n d ro it p o u r le t es t d e d ép is ta g e d u V IH : fe m m es d e 15 -4 9 a n s P o u rc e n ta g e d e f e m m e s âg é e s d e 1 5 -4 9 a n s q u i c o n n ai ss e n t là o ù s u b ir u n t e st d e d é p is ta g e d u V IH , p o u rc e n ta g e d e f e m m e s q u i o n t d é jà é té t e st é e s, p o u rc e n ta g e d e f e m m e s q u i o n t é té t e st é e s au c o u rs d e s 12 d e rn ie rs m o is , e t p o u rc e n ta g e d e f e m m e s q u i o n t é té t e st é e s m ai s n ’o n t p as r e çu le r é su lt at , R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de fe m m es q ui : N o m br e de fe m m es co nn ai ss en t u n en dr o it o ù se fa ire te st er [1 ] o nt d éj à ét é te st ée s o nt é té te st ée s au c o ur s de s 12 d er ni er s m o is o nt é té te st ée s et o nt re çu le ré su lta t [ 2] Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 70 ,8 47 ,5 21 ,6 17 ,8 12 0 1 Lo ba ye 63 ,1 38 ,1 17 ,3 14 ,7 80 3 M am bé ré -K ad éï 57 ,0 29 ,8 14 ,3 12 ,0 10 51 N an a M am bé ré 55 ,7 27 ,9 13 ,8 11 ,8 58 9 Sa ng ha -M ba ér é 63 ,9 36 ,1 18 ,9 16 ,3 29 6 O uh am P en de 52 ,0 25 ,3 13 ,1 10 ,0 13 31 O uh am 41 ,4 24 ,2 12 ,9 9, 1 93 3 Ké m o 67 ,2 36 ,5 16 ,9 14 ,3 34 8 N an a- G ré bi zi 6 4, 7 36 ,7 17 ,9 14 ,3 26 7 O ua ka 56 ,2 29 ,7 14 ,3 11 ,0 57 2 H au te -K o tt o 76 ,8 43 ,1 17 ,4 14 ,9 20 9 B am in gu i- B an go ra n 75 ,2 42 ,7 27 ,4 21 ,1 55 B as se K o tt o 39 ,4 15 ,6 7, 2 4, 7 75 5 M bo m o u 52 ,9 33 ,1 16 ,7 12 ,3 41 6 H au t M bo m o u 70 ,7 49 ,4 29 ,5 23 ,4 12 4 B an gu i 8 8 ,7 67 ,6 32 ,2 28 ,4 25 15 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 8 4, 4 60 ,9 30 ,3 26 ,0 47 90 R ur al 49 ,1 24 ,4 11 ,1 8 ,5 67 20 Â ge 15 -1 9 54 ,5 26 ,6 16 ,4 13 ,0 22 85 20 -2 4 66 ,5 43 ,9 24 ,2 19 ,4 26 0 9 25 -2 9 69 ,0 47 ,0 22 ,7 18 ,1 21 36 30 -3 4 66 ,1 45 ,5 18 ,9 15 ,6 15 15 35 -3 9 67 ,4 42 ,5 18 ,2 16 ,9 12 33 40 -4 4 61 ,3 36 ,2 13 ,4 12 ,6 98 3 45 -4 9 60 ,0 31 ,1 8 ,5 8 ,2 74 9 Ta b le au H A .5 : C o n n ai ss an ce d ’u n e n d ro it p o u r le t es t d e d ép is ta g e d u V IH : fe m m es d e 15 -4 9 a n s (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de fe m m es q ui : N o m br e de fe m m es co nn ai ss en t u n en dr o it o ù se fa ire te st er [1 ] o nt d éj à ét é te st ée s o nt é té te st ée s au c o ur s de s 12 d er ni er s m o is o nt é té te st ée s et o nt re çu le ré su lta t [ 2] Et at m at rim o ni al D éj à m ar ié e/ en u ni o n 65 ,0 41 ,7 19 ,8 16 ,2 10 24 3 Ja m ai s m ar ié e/ en u ni o n 53 ,7 22 ,9 13 ,1 12 ,4 12 58 M an qu an t * * * * 9 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc o no m iq ue Le p lu s p au vr e 41 ,5 17 ,7 7, 8 5, 6 22 0 6 Se co nd 48 ,5 24 ,5 12 ,0 9, 2 22 26 M o ye n 61 ,1 34 ,7 17 ,0 13 ,2 22 0 4 Q ua tr iè m e 76 ,8 50 ,1 23 ,7 19 ,9 23 57 Le p lu s ri ch e 87 ,0 66 ,6 32 ,8 29 ,1 25 17 Et hn ie d u ch ef d e m én ag e H ao us sa 61 ,6 33 ,9 14 ,6 12 ,5 54 6 Sa ra 51 ,9 29 ,7 14 ,9 12 ,1 69 4 M bo um 57 ,1 32 ,8 15 ,1 11 ,3 72 9 G ba ya 59 ,7 35 ,3 15 ,9 12 ,9 33 39 M an dj a 72 ,1 46 ,7 24 ,1 19 ,7 95 1 B an da 62 ,9 38 ,7 19 ,9 16 ,7 24 46 N gb ak a- B an to u 75 ,9 48 ,1 21 ,9 19 ,3 91 8 Ya ko m a- Sa ng o 68 ,9 48 ,5 25 ,5 21 ,8 78 1 Z an dé /N za ka ra 82 ,1 61 ,6 29 ,6 24 ,9 31 3 A ut re s et hn ie s lo ca le s 59 ,7 40 ,2 17 ,8 14 ,3 39 7 Et hn ie s no n ce nt ra fr ic ai ne s 71 ,7 52 ,1 23 ,9 18 ,6 32 9 M an qu an t 71 ,6 25 ,9 19 ,9 18 ,8 66 To ta l 63 ,8 39 ,6 19 ,1 15 ,8 11 51 0 [1 ] In di ca te ur M IC S 9. 5 ; [ 2] In di ca te ur M IC S 9. 6; * : B as é su r m o in s d e 25 c as n o n p o n d ér és M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 279278 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L Ta b le au H A .5 M : C o n n ai ss an ce d ’u n e n d ro it p o u r le t es t d e d ép is ta g e d u V IH : h o m m es d e 15 -5 9 a n s P o u rc e n ta g e d ’h o m m e s âg é s d e 1 5 -5 9 a n s q u i c o n n ai ss e n t là o ù s u b ir u n t e st d e d é p is ta g e d u V IH , p o u rc e n ta g e d ’h o m m e s q u i o n t d é jà é té t e st é s p o u rc e n ta g e d ’h o m m e s q u i o n t é té t e st é s au c o u rs d e s 12 d e rn ie rs m o is , e t p o u rc e n ta g e d ’h o m m e s q u i o n t é té t e st é s e t q u i o n t re çu le r é su lt at , R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e d ’h o m m es q ui : N o m br e d ’h o m m es co nn ai ss en t u n en dr o it o ù se fa ire te st er [1 ] o nt d éj à ét é te st és o nt é té te st és a u co ur s de s 12 d er ni er s m o is o nt é té te st és e t o nt re çu le ré su lta t [ 2] Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 76 ,4 35 ,0 14 ,0 13 ,5 49 9 Lo ba ye 69 ,1 33 ,2 20 ,0 18 ,4 33 2 M am bé ré -K ad éï 60 ,5 21 ,7 11 ,2 9, 9 4 47 N an a M am bé ré 69 ,1 29 ,4 13 ,5 13 ,3 27 4 Sa ng ha -M ba ér é 78 ,7 32 ,6 14 ,7 13 ,6 12 8 O uh am P en de 62 ,8 24 ,7 10 ,0 9, 1 59 9 O uh am 51 ,2 22 ,0 11 ,8 9, 3 4 49 Ké m o 69 ,6 24 ,3 12 ,0 10 ,3 17 5 N an a- G ré bi zi 66 ,0 26 ,0 13 ,6 11 ,9 13 0 O ua ka 74 ,8 31 ,8 15 ,4 14 ,6 26 8 H au te -K o tt o 83 ,9 30 ,2 12 ,3 11 ,5 10 0 B am in gu i- B an go ra n 81 ,3 41 ,8 27 ,6 25 ,2 27 B as se K o tt o 60 ,4 15 ,5 4, 9 4, 6 37 8 M bo m o u 65 ,6 28 ,7 13 ,7 12 ,5 19 8 H au t M bo m o u 80 ,7 49 ,5 27 ,3 25 ,0 49 B an gu i 86 ,4 50 ,5 25 ,4 23 ,0 12 34 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 85 ,3 46 ,8 23 ,3 21 ,4 21 57 R ur al 61 ,1 22 ,6 10 ,3 9, 2 31 54 Â ge 15 -1 9 57 11 ,7 6, 8 5, 8 95 4 20 -2 9 71 35 ,5 18 ,8 16 ,8 17 41 30 -3 9 75 ,7 36 ,8 15 ,8 15 ,2 12 6 4 40 -4 9 76 ,5 40 ,9 19 ,3 17 8 8 8 50 -5 9 75 ,9 35 ,6 13 ,9 13 ,3 46 4 Ta b le au H A .5 M : C o n n ai ss an ce d ’u n e n d ro it p o u r le t es t d e d ép is ta g e d u V IH : h o m m es d e 15 -5 9 a n s (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e d ’h o m m es q ui : N o m br e d ’h o m m es co nn ai ss en t u n en dr o it o ù se fa ire te st er [1 ] o nt d éj à ét é te st és o nt é té te st és a u co ur s de s 12 d er ni er s m o is o nt é té te st és e t o nt re çu le ré su lta t [ 2] Et at m at ri m o ni al M ar ié /e n un io n 74 ,3 36 ,9 17 ,4 15 ,9 40 41 Ja m ai s m ar ié /e n un io n 60 ,1 18 ,1 9, 9 8 ,6 12 65 M an qu an t * * * * 5 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc o Le p lu s p au vr e 51 ,6 15 ,2 6, 4 5, 5 97 0 Se co nd 63 ,0 22 ,2 10 ,0 8 ,6 11 25 M o ye n 69 ,6 30 ,9 13 ,7 12 ,5 10 23 Q ua tr iè m e 83 ,7 45 ,0 21 ,3 20 ,1 10 14 Le p lu s ri ch e 8 4, 6 46 ,8 25 ,2 22 ,8 11 78 Et hn ie d u ch ef d e m én ag e H ao us sa 67 ,6 29 ,0 12 ,7 11 ,2 20 6 Sa ra 62 ,1 26 ,8 9, 6 8 ,5 34 4 M bo um 62 ,2 28 ,9 11 ,3 11 ,3 27 6 G ba ya 65 ,1 28 ,1 13 ,5 12 ,1 15 52 M an dj a 79 ,8 38 ,0 20 ,3 17 ,7 49 7 B an da 73 ,4 33 ,0 16 ,2 14 ,7 12 14 N gb ak a- B an to u 80 ,2 39 ,3 15 ,5 14 ,2 39 9 Ya ko m a- Sa ng o 75 ,4 35 ,4 18 ,7 17 ,7 33 2 Z an dé /N za ka ra 85 ,1 36 ,7 19 ,6 19 ,1 13 6 A ut re s et hn ie s lo ca le s 65 ,0 27 ,4 11 ,8 9, 9 16 4 Et hn ie s no n ce nt ra fr ic ai ne s 79 ,5 50 ,4 34 ,4 32 ,6 15 5 M an qu an t (8 0 ,5 ) (4 7, 4) (2 0 ,4 ) (1 9, 2) 35 To ta l 70 ,9 32 ,4 15 ,6 14 ,2 53 11 [1 ] M IC S in di ca te ur 9 .5 ; [2 ] M IC S in di ca te ur 9 .6 ; * : B as é su r m o in s de 2 5 ca s no n po nd ér és ; ( ): B as é su r 2 5 à 49 c as n o n po nd ér és M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 281280 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 12 .3 .3 Connaissances des facilités pour effectuer le test du VIH : femmes de 15 à 24 ans sexuellement actives Si l’on analyse spécifiquement les jeunes femmes de 15-24 ans sexuellement actives (soit 78% des jeunes filles), on remarque que deux tiers (65%) des jeunes filles sexuellement actives connaissent un lieu de dépistage du VIH, proportion identique à celle de l’ensemble des femmes (tableau HA.6). Cependant, le pourcentage de celles qui ont effectué le test et qui ont reçu les résultats dans les douze derniers mois est plus élevé (23%) Ce taux est beaucoup plus élevé dans le milieu urbain (36%) que dans le milieu rural (12%). La connaissance d’un lieu de dépistage du VIH est plus élevée dans l’Ombella-Mpoko (71%), la Kémo (67%), la Nana Grébizi (65%), la Haute-Kotto (79%), le Bamingui (77%), le Haut Mbomou (73%) et à Bangui (91%). On relève la même tendance en ce qui concerne le faible niveau de connaissance de lieu de dépistage. S’agissant des femmes qui ont effectué le test et reçu le résultat dans les douze derniers mois, c’est dans la préfecture de la Basse-Kotto que ce taux est le plus faible (7%) et dans le Haut Mbomou (34%) et à Bangui (40%) qu’il est le plus élevé. Les variations sont importantes selon le niveau d’instruction et le statut économique du ménage. Selon le niveau d’instruction, le taux varie de 9% chez les femmes sans instruction à 41% chez celles de niveau secondaire ou plus. Parallèlement on observe une augmentation du taux 8% à 40% entre les jeunes filles des ménages les plus pauvres et celles des plus riches. 12 .3 .4 Connaissances des facilités pour effectuer le test du VIH : hommes de 15 à 24 ans sexuellement actifs Le tableau HA.6M présente les mêmes indicateurs mais pour les jeunes hommes sexuellement actifs (60% des hommes de 15-24 ans). Les jeunes hommes sont plus nombreux à savoir où se faire dépister (72%) par rapport aux femmes du même âge (65%). En revanche, ils sont moins nombreux à s’être faits testés au cours des douze derniers mois et à avoir obtenu les résultats que les femmes de leur génération (16% contre 23%%). Par rapport au quintile de bien-être économique du ménage, le pourcentage des jeunes testés et qui ont reçu les résultats varie de 6% chez les jeunes hommes issus des ménages les plus pauvres à 21% chez ceux des ménages les plus riches. Ta b le au H A .6 : C o n n ai ss an ce d ’u n e n d ro it p o u r le t es t d e d ép is ta g e d u V IH c h ez le s je u n es f em m es s ex u el le m en t ac ti ve s P o u rc e n ta g e d e f e m m e s âg é e s d e 1 5 -2 4 a n s q u i o n t e u d e s ra p p o rt s se xu e ls a u c o u rs d e s 12 d e rn ie rs m o is e t d e f e m m e s q u i o n t e u d e s ra p p o rt s se xu e ls a u c o u rs d e s 12 d e rn ie rs m o is , p o u rc e n ta g e d e c e lle s q u i s av e n t o ù f ai re le t e st d e d é p is ta g e d u V IH , p o u rc e n ta g e d e f e m m e s q u i o n t d é jà é té t e st é e s, p o u rc e n ta g e d e f e m m e s q u i o n t é té t e st é e s au c o u rs d e s 1 2 d e rn ie rs m o is , e t p o u rc e n ta g e d e f e m m e s q u i o n t é té t e st é e s e t o n t re çu le r é su lt at , R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de c el le s ay an t e u de s ra pp o rt s se xu el s au c o ur s de s 12 d er ni er s m o is N o m br e de fe m m es âg ée s de 1 5- 24 a ns Po ur ce nt ag e de fe m m es q ui : N o m br e de fe m m es d e 15 -2 4 an s qu i o nt e u de s ra pp o rt s se xu el s au c o ur s de s 12 d er ni er s m o is co nn ai ss en t u n en dr o it po ur s e fa ire te st er o nt d éj à ét é te st ée s o nt d éj à ét é te st ée s au c o ur s de s 12 de rn ie rs m o is o nt é té te st ée s et o nt e u le ré su lta t [ 1] Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 77 ,4 53 4 71 ,1 47 ,2 28 ,3 24 ,8 41 3 Lo ba ye 79 ,6 32 0 62 ,1 38 ,2 21 ,0 18 ,6 25 5 M am bé ré -K ad éï 82 ,7 40 7 54 ,2 28 ,3 16 ,5 15 ,8 33 7 N an a M am bé ré 83 ,2 23 6 56 ,1 29 ,7 17 ,0 15 ,9 19 7 Sa ng ha -M ba ér é 80 ,8 11 0 60 ,8 36 ,4 23 ,4 21 ,4 89 O uh am P en de 74 ,4 56 9 53 ,6 26 ,1 16 ,1 13 ,6 42 4 O uh am 75 ,4 37 5 4 4, 8 26 ,3 15 ,7 15 ,5 28 3 Ké m o 74 ,9 14 8 71 ,2 40 ,5 24 ,4 22 ,4 11 1 N an a- G ré bi zi 81 ,2 12 1 65 ,3 38 ,2 18 ,9 16 ,4 98 O ua ka 8 4, 4 23 5 52 ,6 31 ,1 16 ,9 16 ,4 19 8 H au te -K o tt o 83 ,4 91 78 ,8 50 ,3 24 ,2 22 ,6 76 B am in gu i- B an go ra n 74 ,0 24 77 ,3 51 ,4 33 ,7 30 ,5 18 B as se K o tt o 79 ,9 33 3 35 ,0 13 ,8 7, 9 6, 7 26 6 M bo m o u 74 ,9 17 1 54 ,4 38 ,5 24 ,7 22 ,3 12 8 H au t M bo m o u 85 ,6 54 72 ,9 52 ,9 35 ,7 33 ,8 46 B an gu i 75 ,1 11 42 91 ,6 71 ,4 41 ,2 40 ,1 85 8 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 76 ,7 21 60 85 ,9 63 ,7 37 ,6 35 ,9 16 57 R ur al 78 ,8 27 33 48 ,2 24 ,5 14 ,0 12 ,2 21 54 Â ge 15 -1 9 6 4, 6 22 85 60 ,3 35 ,4 22 ,2 19 ,8 14 76 20 -2 4 89 ,5 26 0 9 67 ,3 45 ,4 25 ,5 24 ,2 23 35 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 283282 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L Ta b le au H A .6 : C o n n ai ss an ce d ’u n e n d ro it p o u r le t es t d e d ép is ta g e d u V IH c h ez le s je u n es f em m es s ex u el le m en t ac ti ve s (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de c el le s ay an t e u de s ra pp o rt s se xu el s au c o ur s de s 12 d er ni er s m o is N o m br e de fe m m es âg ée s de 1 5- 24 a ns Po ur ce nt ag e de fe m m es q ui : N o m br e de fe m m es d e 15 -2 4 an s qu i o nt e u de s ra pp o rt s se xu el s au c o ur s de s 12 d er ni er s m o is co nn ai ss en t u n en dr o it po ur s e fa ire te st er o nt d éj à ét é te st ée s o nt d éj à ét é te st ée s au c o ur s de s 12 de rn ie rs m o is o nt é té te st ée s et o nt e u le ré su lta t [ 1] Et at m at ri m o ni al D éj à m ar ié e/ en u ni o n 91 ,6 37 83 63 ,8 41 ,0 23 ,6 21 ,8 34 6 4 Ja m ai s m ar ié e/ en u ni o n 31 ,1 11 0 8 72 ,5 47 ,2 30 ,5 29 ,6 34 5 M an qu an t * 2 * * * * 2 In st ru ct io n d e la fe m m e A uc un e 82 ,0 16 03 42 ,3 21 ,3 10 ,9 9, 1 13 14 Pr im ai re 76 ,1 21 49 68 ,0 42 ,8 25 ,7 23 ,7 16 36 Se co nd ai re e t p lu s 75 ,4 11 42 92 ,1 70 ,1 41 ,8 40 ,6 86 1 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc o no m iq ue Le p lu s p au vr e 78 ,3 92 9 41 ,2 17 ,4 9, 6 8 ,2 72 7 Se co nd 81 ,4 89 8 49 ,6 26 ,9 16 ,3 14 ,4 73 0 M o ye n 81 ,3 87 7 62 ,2 35 ,9 20 ,5 18 ,1 71 2 Q ua tr iè m e 76 ,6 10 27 75 ,7 53 ,0 29 ,7 28 ,1 78 7 Le p lu s ric he 73 ,4 11 63 89 ,1 68 ,7 41 ,6 40 ,1 85 4 Et hn ie d u ch ef d e m én ag e H ao us sa 71 ,8 25 1 60 ,6 39 ,6 17 ,4 16 ,7 18 0 Sa ra 68 ,6 30 5 52 ,8 25 ,9 14 ,1 12 ,3 21 0 M bo um 74 ,7 30 7 63 ,3 36 ,2 24 ,0 20 ,2 22 9 G ba ya 81 ,7 13 8 4 58 ,6 36 ,1 20 ,3 18 ,8 11 31 M an dj a 76 ,8 42 4 75 ,8 51 ,5 33 ,1 30 ,9 32 6 B an da 81 ,7 10 47 63 ,6 40 ,8 24 ,3 23 ,2 85 5 N gb ak a- B an to u 75 ,0 36 6 77 ,9 48 ,9 22 ,8 21 ,2 27 5 Ya ko m a- Sa ng o 70 ,3 35 2 70 ,3 53 ,6 35 ,5 34 ,8 24 7 Z an dé /N za ka ra 86 ,1 12 7 82 ,3 62 ,7 36 ,4 33 ,1 10 9 A ut re s et hn ie s lo ca le s 80 ,4 16 1 66 ,1 48 ,1 28 ,6 25 ,1 13 0 Et hn ie s no n ce nt ra fr ic ai ne s 69 ,3 14 4 6 4, 8 48 ,2 31 ,9 29 ,2 99 M an qu an t (7 8 ,9 ) 25 * * * * 20 To ta l 77 ,9 4 89 4 64 ,6 41 ,5 24 ,2 22 ,5 38 11 [1 ] I nd ic at eu r M IC S 9. 7; *: B as é su r m o in s de 2 5 ca s no n po nd ér és ; ( ): B as é su r 2 5 à 49 c as n o n po nd ér és Ta b le au H A .6 M : C o n n ai ss an ce d ’u n e n d ro it p o u r le t es t d e d ép is ta g e d u V IH c h ez le s je u n es h o m m es s ex u el le m en t ac ti fs P o u rc e n ta g e d ’h o m m e s âg é s d e 1 5 -2 4 a n s q u i o n t e u d e s ra p p o rt s se xu e ls a u c o u rs d e s 12 d e rn ie rs m o is e t d e s h o m m e s q u i o n t e u d e s ra p p o rt s se xu e ls a u c o u rs d e s 12 d e rn ie rs m o is , p o u rc e n ta g e d e c e u x q u i s av e n t o ù f ai re le t e st d e d é p is ta g e d u V IH , p o u rc e n ta g e d e s h o m m e s q u i o n t é jà é té t e st é s e t p o u rc e n ta g e d ’h o m m e s q u i o n t é té t e st é s au c o u rs d e s 1 2 d e rn ie rs m o is e t q u i o n t re çu le s ré su lt at s, R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de c eu x ay an t e u de s ra pp o rt s se xu el s au c o ur s de s 12 de rn ie rs m o is N o m br e d ’h o m m es â gé s de 1 5- 24 a ns Po ur ce nt ag e d ’h o m m es q ui : N o m br e d ’h o m m es â gé s de 1 5- 24 a ns q ui o nt e u de s ra pp o rt s se xu el s au c o ur s de s 12 d er ni er s m o is co nn ai ss en t u n en dr o it po ur s e fa ire te st er o nt d éj à ét é te st és o nt é té te st és a u co ur s de s 12 d er ni er s m o is o nt é té te st és et o nt re çu le ré su lta t [ 2] Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 65 ,9 16 5 75 ,8 18 ,2 6, 6 5, 6 10 9 Lo ba ye 58 ,5 11 7 73 ,8 32 ,3 22 ,7 22 ,7 69 M am bé ré K ad éï 69 ,8 12 5 50 ,5 15 ,1 7, 7 7, 7 87 N an a M am bé ré 70 ,0 81 73 ,3 24 ,8 15 ,2 14 ,4 56 Sa ng ha M ba ér é 51 ,9 38 71 ,5 23 ,6 11 ,4 11 ,4 19 O uh am P en de 61 ,3 18 4 68 ,3 26 ,8 18 ,2 13 ,5 11 3 O uh am 53 ,8 14 1 53 ,3 25 ,7 20 ,9 15 ,7 76 Ké m o 63 ,8 60 69 ,5 27 ,8 18 ,2 16 ,2 38 N an a G ré bi zi 61 ,6 45 65 ,6 26 ,9 18 ,3 13 ,0 28 O ua ka 78 ,3 68 67 ,8 30 ,4 20 ,5 18 ,4 54 H au te -K o tt o 69 ,6 24 90 ,5 48 ,4 24 ,0 21 ,6 16 B am in gu i- B an go ra n 58 ,7 10 (7 6, 5) (3 7, 6) (3 5, 0 ) (3 3, 1) 6 B as se K o tt o 58 ,8 11 0 61 ,8 11 ,3 6, 7 6, 7 65 M bo m o u 59 ,6 61 66 ,2 29 ,2 17 ,4 16 ,3 36 H au t M bo m o u (7 5, 2) 12 (7 3, 6) (5 5, 0 ) (2 9, 1) (2 9, 1) 9 B an gu i 53 ,3 53 5 86 ,5 45 ,1 26 ,7 24 ,6 28 5 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 57 ,4 8 4 4 85 ,8 41 ,6 24 ,9 23 ,1 48 4 R ur al 62 ,4 94 0 60 ,5 20 ,1 12 ,8 10 ,6 58 6 Â ge 15 -1 9 36 ,3 95 4 68 ,9 20 ,1 13 ,2 11 ,7 34 6 20 -2 4 87 ,2 83 1 73 ,4 34 ,5 20 ,7 18 ,5 72 4 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 285284 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L Ta b le au H A .6 M : C o n n ai ss an ce d ’u n e n d ro it p o u r le t es t d e d ép is ta g e d u V IH c h ez le s je u n es h o m m es s ex u el le m en t ac ti fs (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de c eu x ay an t e u de s ra pp o rt s se xu el s au c o ur s de s 12 de rn ie rs m o is N o m br e d ’h o m m es â gé s de 1 5- 24 a ns Po ur ce nt ag e d ’h o m m es q ui : N o m br e d ’h o m m es â gé s de 1 5- 24 a ns q ui o nt e u de s ra pp o rt s se xu el s au c o ur s de s 12 d er ni er s m o is co nn ai ss en t u n en dr o it po ur s e fa ire te st er o nt d éj à ét é te st és o nt é té te st és a u co ur s de s 12 d er ni er s m o is o nt é té te st és et o nt re çu le ré su lta t [ 2] Et at m at ri m o ni al M ar ié /e n un io n 96 ,6 67 9 70 ,0 31 ,7 19 ,4 17 ,1 65 6 Ja m ai s m ar ié /e n un io n 37 ,5 11 0 4 75 ,0 26 ,7 16 ,6 15 ,0 41 4 M an qu an t * 1 * * * * 1 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc o no m iq ue Le p lu s p au vr e 66 ,2 27 9 47 ,9 15 ,3 7, 8 5, 7 18 5 Se co nd 70 ,0 33 6 62 ,8 24 ,4 17 ,2 13 ,8 23 5 M o ye n 60 ,7 28 8 76 ,6 27 ,6 16 ,7 16 ,1 17 5 Q ua tr iè m e 61 ,1 34 5 8 4, 1 39 ,6 23 ,9 21 ,9 21 1 Le p lu s ri ch e 49 ,4 53 7 8 4, 2 38 ,6 23 ,1 21 ,4 26 5 Et hn ie d u ch ef d e m én ag e H ao us sa 50 ,8 59 (7 2, 2) (2 5, 7) (1 4, 8) (1 4, 8) 30 Sa ra 63 ,9 11 6 (6 0 ,7 ) (1 5, 0 ) (1 1, 1) (7 ,7 ) 74 M bo um 56 ,9 79 (7 0 ,6 ) (2 6, 3) (1 6, 0 ) (1 6, 0 ) 45 G ba ya 60 ,6 52 4 65 ,8 30 ,0 17 ,2 14 ,7 31 8 M an dj a 56 ,2 17 0 76 ,5 35 ,5 19 ,0 15 ,2 95 B an da 58 ,9 38 5 74 ,5 28 ,6 18 ,0 17 ,5 22 7 N gb ak a- B an to u 59 ,6 14 3 81 ,0 28 ,3 13 ,1 12 ,5 85 Ya ko m a- Sa ng o 52 ,3 13 0 71 ,3 30 ,2 20 ,4 16 ,4 68 Z an de /N za ka ra 74 ,6 51 91 ,9 21 ,9 11 ,9 11 ,9 38 A ut re s et hn ie s lo ca le s 71 ,9 55 (7 0 ,1 ) (3 9, 1) (1 9, 9) (1 3, 1) 40 Et hn ie s no n ce nt ra fr ic ai ne s (6 8 ,7 ) 59 (8 2, 2) (5 0 ,2 ) (4 6, 6) (4 6, 6) 41 M an qu an t * 14 * * * * 11 To ta l 60 ,0 17 85 72 ,0 29 ,9 18 ,3 16 ,3 10 71 [1 ] M IC S in di ca te ur 9 .7 ; * : B as é su r m o in s d e 25 c as n o n p o n d ér és ; ( ): B as é su r 2 5 à 49 c as n o n p o n d ér és 12 .3 .5 Test du VIH et conseils reçus pendant les visites prénatales Les visites prénatales offrent une opportunité unique au personnel de santé de sensibiliser les femmes enceintes sur plusieurs questions de santé et de leur proposer des examens et tests, en particulier sur le SIDA. En interrogeant les femmes qui ont donné naissance au cours des deux années ayant précédé l’enquête MICS par rapport aux conseils sur le VIH qu’elles auraient reçus et sur les tests VIH qu’on leur a proposés et qu’elles ont acceptés, on peut évaluer ainsi jusqu’à quel point l’opportunité des consultations prénatales (CPN) est saisie par la lutte contre le VIH. Parmi les femmes qui avaient donné naissance au cours des deux années précédant l’enquête, 49% d’entre elles ont reçu des conseils en matière de VIH durant les soins prénatals et 32% ont reçu une offre de test de dépistage du VIH et ont reçu le résultat. Elles sont 29% à avoir à la fois reçu des conseils en matière de VIH, et un test avec résultat (tableau HA.7). La saisie de l’opportunité des consultations prénatales pour réaliser le test du VIH est cependant fortement associée au milieu de résidence. Plus de deux tiers des femmes en milieu urbain ont suivi des séances de conseils de la prévention du VIH, et 56% ont effectué leur test et ont obtenu les résultats. Par contre, dans les zones rurales, 39% seulement des femmes ont été sensibilisées sur le VIH et 19% d’entre elles ont pu faire le test. L’accès aux centres de dépistage et les séances de counseling lors des visites prénatales déterminent dans une certaine mesure la position des femmes en faveur du dépistage. Les résultats des préfectures semblent indiquer que les variations préfectorales confirment quelque peu l’accès différentiel aux conseils dépistage volontaire. Les préfectures ayant un fort taux d’offres de services en counseling comme la Lobaye, l’Ombella Mpoko, la Sangha Mbaéré, la Kémo, la Nana-Grébizi, la Haute Kotto, le Bamingui, le Haut Mbomou et Bangui sont celles qui ont enregistrées un taux de dépistage un peu élevé ou proche de la moyenne nationale. Le taux de dépistage ne varie pas en fonction de l’âge et de l’état matrimonial des femmes. Il est cependant fortement associé au niveau d’instruction et au statut économique du ménage. Le pourcentage des femmes qui ont fait et obtenu le résultat du test varie de 18% chez les non instruites à 67% chez celles du niveau secondaire ou plus. Selon le statut de bien-être économique du ménage ce taux varie de 13% parmi les plus pauvres à 66% chez les femmes des ménages les plus riches. Les femmes issues du groupe ethnique Sara ont le plus faible taux de dépistage. M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 287286 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L Ta b le au H A .7 : C o n se il s et t es t en m at iè re d e V IH d u ra n t le s so in s p ré n at al s : f em m es d e 15 -4 9 a n s P ar m i l e s fe m m e s d e 1 5 -4 9 a n s ay an t d o n n é n ai ss an ce a u c o u rs d e s 2 d e rn iè re s an n é e s, p o u rc e n ta g e d e c e lle s q u i o n t re çu d e s so in s p ré n at al s d ’u n p ro fe ss io n n e l d e la s an té a u c o u rs d e la d e rn iè re g ro ss e ss e , p o u rc e n ta g e d e c e lle s q u i o n t re çu d e s co n se ils e n m at iè re d e V IH , p o u rc e n ta g e d e c e lle s à q u i o n a p ro p o sé e t q u i o n t ac ce p té u n t e st d e d é p is ta g e d u V IH e t re çu le s ré su lt at s, R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de fe m m es q ui : N o m br e de fe m m es a ya nt do nn é na is sa nc e au c o ur s de s 2 an né es p ré cé da nt l’e nq uê te o nt re çu d es s o in s pr én at al s d ’u n pr o fe ss io nn el d e la sa nt é lo rs d e la d er ni èr e gr o ss es se o nt re çu d es c o ns ei ls en m at iè re d e V IH du ra nt le s so in s pr én at al s [1 ] o nt re çu u ne o ff re d e te st d e dé pi st ag e du V IH e t o nt é té te st ée s po ur le V IH d ur an t l es so in s pr én at al s o nt re çu u ne o ff re d e te st d e dé pi st ag e du V IH e t o nt é té te st ée s po ur le V IH d ur an t l es so in s pr én at al s, e t o nt re çu le s ré su lta ts [2 ] o nt re çu d es c o ns ei ls en m at iè re d e V IH , un e o ff re d e te st d e dé pi st ag e du V IH , ac ce pt é et re çu le s ré su lta ts Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 72 ,8 59 ,1 38 ,9 35 ,0 33 ,9 4 49 Lo ba ye 67 ,9 55 ,5 34 ,0 30 ,9 29 ,1 35 6 M am bé ré -K ad éï 60 ,8 47 ,6 28 ,3 27 ,0 25 ,4 40 3 N an a M am bé ré 60 ,7 39 ,5 21 ,9 20 ,3 19 ,7 22 7 Sa ng ha -M ba ér é 71 ,2 60 ,6 34 ,6 32 ,3 28 ,2 11 5 O uh am P en de 6 4, 8 43 ,5 26 ,4 22 ,8 21 ,9 52 7 O uh am 63 ,6 38 ,7 24 ,2 21 ,5 20 ,7 37 0 Ké m o 63 ,4 50 ,4 34 ,3 31 ,6 29 ,8 15 3 N an a- G ré bi zi 78 ,7 63 ,1 36 ,3 31 ,0 30 ,6 10 6 O ua ka 61 ,7 36 ,7 26 ,4 22 ,8 21 ,7 24 2 H au te -K o tt o 63 ,6 52 ,6 33 ,6 30 ,4 27 ,3 91 B am in gu i- B an go ra n 78 ,7 62 ,4 45 ,2 42 ,1 39 ,6 22 B as se K o tt o 43 ,4 22 ,8 10 ,5 9, 3 8 ,0 36 5 M bo m o u 67 ,2 41 ,4 33 ,0 30 ,1 23 ,4 16 8 H au t M bo m o u 75 ,9 58 ,1 46 ,2 42 ,1 38 ,5 50 B an gu i 91 ,0 68 ,5 67 ,2 6 4, 9 52 ,9 69 9 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 8 8 ,3 68 ,3 59 ,2 56 ,0 49 ,1 15 27 R ur al 57 ,4 38 ,9 21 ,5 19 ,0 17 ,6 28 35 Je un es fe m m es 15 -2 4 68 ,1 46 ,2 32 ,8 30 ,0 26 ,0 21 07 A ge 15 -1 9 69 ,1 43 ,8 31 ,9 28 ,2 24 ,6 71 8 20 -2 4 67 ,5 47 ,5 33 ,3 30 ,9 26 ,7 13 89 25 -2 9 70 ,6 55 ,6 39 ,0 36 ,1 33 ,7 10 76 30 -3 4 67 ,9 48 ,4 35 ,2 32 ,4 29 ,0 57 6 35 -4 9 65 ,1 48 ,6 33 ,2 31 ,1 28 ,6 60 3 Ta b le au H A .7 : C o n se il s et t es t en m at iè re d e V IH d u ra n t le s so in s p ré n at al s : f em m es d e 15 -4 9 a n s (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de fe m m es q ui : N o m br e de fe m m es a ya nt do nn é na is sa nc e au c o ur s de s 2 an né es p ré cé da nt l’e nq uê te o nt re çu d es s o in s pr én at al s d ’u n pr o fe ss io nn el d e la sa nt é lo rs d e la d er ni èr e gr o ss es se o nt re çu d es c o ns ei ls en m at iè re d e V IH du ra nt le s so in s pr én at al s [1 ] o nt re çu u ne o ff re d e te st d e dé pi st ag e du V IH e t o nt é té te st ée s po ur le V IH d ur an t l es so in s pr én at al s o nt re çu u ne o ff re d e te st d e dé pi st ag e du V IH e t o nt é té te st ée s po ur le V IH d ur an t l es so in s pr én at al s, e t o nt re çu le s ré su lta ts [2 ] o nt re çu d es c o ns ei ls en m at iè re d e V IH , un e o ff re d e te st d e dé pi st ag e du V IH , ac ce pt é et re çu le s ré su lta ts Et at m at ri m o ni al D éj à m ar ié e/ en u ni o n 68 ,1 49 ,2 34 ,7 31 ,9 28 ,6 42 52 Ja m ai s m ar ié e/ en u ni o n 74 ,5 49 ,5 37 ,5 36 ,4 30 ,7 11 0 In st ru ct io n de la fe m m e A uc un e 54 ,3 35 ,8 20 ,8 18 ,0 16 ,6 17 8 8 Pr im ai re 72 ,8 52 ,9 35 ,9 33 ,1 30 ,2 19 17 Se co nd ai re e t p lu s 92 ,9 74 ,7 69 ,3 66 ,7 57 ,0 65 7 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc o no m iq ue Le p lu s p au vr e 53 ,4 32 ,8 15 ,0 12 ,6 11 ,9 96 5 Se co nd 59 ,2 39 ,6 21 ,1 18 ,0 16 ,4 93 7 M o ye n 65 ,6 47 ,3 31 ,8 28 ,4 26 ,3 91 7 Q ua tr iè m e 80 ,0 60 ,4 47 ,6 4 4, 8 39 ,7 82 6 Le p lu s ri ch e 90 ,0 73 ,2 68 ,1 66 ,3 57 ,5 71 6 Et hn ie d u ch ef d e m én ag e H ao us sa 68 ,2 46 ,9 36 ,8 36 ,0 31 ,7 20 9 Sa ra 70 ,6 37 ,1 23 ,6 21 ,1 19 ,5 29 0 M bo um 72 ,4 52 ,8 33 ,4 26 ,8 25 ,7 25 3 G ba ya 63 ,9 45 ,1 29 ,9 27 ,6 24 ,7 12 45 M an dj a 72 ,7 59 ,1 41 ,1 37 ,4 34 ,9 33 8 B an da 62 ,5 45 ,3 31 ,4 29 ,1 26 ,4 96 6 N gb ak a- B an to u 77 ,6 63 ,5 42 ,1 40 ,5 37 ,5 35 9 Ya ko m a- Sa ng o 75 ,5 49 ,7 42 ,6 41 ,9 34 ,6 26 0 Z an dé /N za ka ra 75 ,1 56 ,7 51 ,8 41 ,7 33 ,1 11 8 A ut re s et hn ie s lo ca le s 71 ,5 50 ,6 38 ,9 34 ,6 30 ,2 17 5 Et hn ie s no n ce nt ra fr ic ai ne s 77 ,1 67 ,3 60 ,6 56 ,7 51 ,0 12 2 M an qu an t (6 7, 2) (4 4, 1) (1 8 ,7 ) (1 8 ,7 ) (1 1, 0 ) 26 To ta l 68 ,2 49 ,2 34 ,7 32 ,0 28 ,7 43 62 [1 ] In di ca te ur M IC S 9. 8 ; [ 2] In di ca te ur M IC S 9. 9; ( ) : B as é su r 2 5 à 49 c as n o n p o n d ér és M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 289288 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 12 .4 COMPORTEMENT SEXUEL LIÉ À LA TRANSMISSION DU VIH La promotion d’un comportement sexuel plus sûr est essentielle pour réduire la prévalence du VIH. L’utilisation de préservatifs au cours des rapports sexuels, avec les partenaires occasionnels, est particulièrement importante pour réduire la propagation du VIH. Dans la plupart des pays, plus de la moitié des nouvelles infections au VIH concernent les jeunes gens âgés de 15 à 24 ans, par conséquent un changement de comportement dans ce groupe d’âge sera particulièrement important pour réduire les nouvelles infections. Les trois aspects privilégiés par la prévention du VIH sont l’abstinence sexuelle, qui se traduit chez les jeunes par un report aussi tardif que possible du premier rapport sexuel, la fidélité à un partenaire sexuel et l’utilisation du préservatif. Une série de questions a été administrée aux jeunes de 15 à 24 ans pour évaluer leur risque d’infection au VIH. Les facteurs de risque d’infection au VIH sont une sexualité précoce, le fait d’avoir des rapports sexuels avec des personnes plus âgées, les rapports sexuels avec un partenaire occasionnel (qui n’est pas le mari/la femme ou la personne avec lequel on cohabite) et la non-utilisation du préservatif. Certains comportements sexuels sont des facteurs de risque qui peuvent affecter le niveau de prévalence du VIH. Il est important de rappeler que les questions concernant les comportements sexuels sont très délicates à poser et qu’il est possible que certains comportements à risque n’aient pas été déclarés. Par ailleurs, la plupart des informations collectées portent essentiellement sur le comportement sexuel au cours des douze mois précédant l’enquête ; ce qui peut ne pas toujours refléter un comportement sexuel antérieur. Les résultats devraient donc être interprétés avec prudence. 12 .4 .1 Comportement sexuel des jeunes femmes de 15 à 24 ans D’après le tableau HA.8, en RCA, les deux tiers (66%) des jeunes femmes n’ayant jamais contractées une union quelconque (célibataires) n’ont jamais eu de rapport sexuel. Les jeunes femmes qui pratiquent l’abstinence sexuelle sont plus nombreuses dans les zones rurales (71%) qu’en zones urbaines (62%). Cependant, le taux d’abstinence sexuelle des jeunes femmes se déprécie très vite avec l’âge. Le pourcentage des jeunes femmes de 20 à 24 ans qui n’ont jamais eu de rapports sexuels (25%) est trois fois moins élevé que celui des femmes de 15 à 19 ans (76%). Les préfectures ayant une proportion faible de femmes célibataires pratiquant l’abstinence sont celles du Haut-Mbomou (42%), de l’Ouham (53%), de la Nana Grébizi (52%) et Bangui la capitale (59%). Le taux d’abstinence ne varie pas selon le quintile de bien-être économique du ménage. Il est par contre plus élevé chez les jeunes femmes sans instruction (72%) que celles ayant le niveau secondaire ou plus (56%). Selon le groupe ethnique, les filles Yakoma-Sango sont les plus nombreuses (90%) à garder leur virginité et les filles Zandé-Nzakara, en revanche, ont le taux d’abstinence sexuelle le plus faible (45%). Les rapports sexuels avant l’âge de 15 ans qui est l’un des facteurs d’exposition au VIH est une pratique répandue en RCA. On estime à 29% la proportion des jeunes ayant eu de rapports sexuels précoces. La vie sexuelle est plus précoce en milieu rural (33%) qu’en milieu urbain (24%). L’analyse au niveau des préfectures montre que le Mbomou (19%) et Bangui la Capitale (20%) sont les localités qui ont enregistré un pourcentage plus faible de jeunes ayant eu des rapports sexuels avant l’âge de 15 ans. Le niveau d’instruction et le statut de bien-être économique apparaissent comme les facteurs qui contribuent à retarder l’âge au premier rapport sexuel chez la jeune fille. Ta b le au H A .8 : C o m p o rt em en ts s ex u el s au g m en ta n t le r is q u e d ’in fe ct io n a u V IH : fe m m es d e 15 -2 4 a n s P o u rc e n ta g e d e je u n e s fe m m e s ja m ai s m ar ié e s d e 1 5 -2 4 a n s q u i n ’o n t ja m ai s e u d e r ap p o rt s se xu e ls , p o u rc e n ta g e d e je u n e s fe m m e s âg é e s d e 15 -2 4 a n s q u i o n t e u d e s ra p p o rt s se xu e ls a va n t l’â g e d e 1 5 a n s, e t p o u rc e n ta g e d e je u n e s fe m m e s d e 1 5 -2 4 a n s q u i o n t e u d e s ra p p o rt s se xu e ls av e c u n h o m m e p lu s âg é d e 1 0 a n s o u p lu s au c o u rs d e s 12 d e rn ie rs m o is , R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de je un es fe m m es ja m ai s m ar ié es âg ée s de 1 5- 24 a ns qu i n ’o nt ja m ai s eu d e ra pp o rt s se xu el s [1 ] N o m br e de fe m m es ja m ai s m ar ié es d e 15 -2 4 an s Po u r ce nt ag e de fe m m es â gé es d e 15 - 24 a ns q ui o nt e u de s ra pp o rt s se xu el s av an t l’â ge d e 15 a ns [2 ] N o m br e de fe m m es âg ée s de 15 -2 4 an s Po ur ce nt ag e de fe m m es â gé es de 1 5- 24 a ns q ui o nt e u de s ra pp o rt s se xu el s au c o ur s de s 12 de rn ie rs m o is a ve c un h o m m e âg é de 1 0 a ns o u pl us [3 ] N o m br e de fe m m es â gé es de 1 5- 24 a ns q ui o nt e u de s ra pp o rt s se xu el s au c o ur s de s 12 m o is p ré cé da nt l’e nq uê te Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 73 ,6 13 1 27 ,6 53 4 22 ,1 41 3 Lo ba ye 73 ,6 56 29 ,5 32 0 23 ,5 25 5 M am bé ré -K ad éï 79 ,4 68 30 ,5 40 7 28 ,8 33 7 N an a M am bé ré (8 4, 2) 33 41 ,9 23 6 30 ,8 19 7 Sa ng ha -M ba ér é 78 ,9 21 38 ,5 11 0 25 ,8 89 O uh am P en de 69 ,2 12 7 31 ,2 56 9 18 ,9 42 4 O uh am 52 ,8 10 8 32 ,8 37 5 17 ,5 28 3 Ké m o 71 ,8 36 26 ,2 14 8 23 ,6 11 1 N an a- G ré bi zi 52 ,1 30 34 ,0 12 1 24 ,0 98 O ua ka (6 8 ,8 ) 29 34 ,8 23 5 16 ,6 19 8 H au te -K o tt o 69 ,0 16 37 ,6 91 32 ,3 76 B am in gu i- B an go ra n 66 ,6 6 28 ,5 24 25 ,7 18 B as se K o tt o (7 0 ,6 ) 46 32 ,1 33 3 16 ,2 26 6 M bo m o u 71 ,3 34 19 ,4 17 1 22 ,9 12 8 H au t M bo m o u (4 1, 5) 12 33 ,5 54 15 ,8 46 B an gu i 58 ,8 35 0 20 ,1 11 42 17 ,7 85 8 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 61 ,8 59 3 23 ,6 21 60 19 ,8 16 57 R ur al 70 ,7 51 5 32 ,7 27 33 22 ,2 21 54 Â ge 15 -1 9 75 ,8 89 4 27 ,2 22 85 21 ,1 14 76 20 -2 4 25 ,1 21 4 30 ,0 26 0 9 21 ,2 23 35 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 291290 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L Ta b le au H A .8 : C o m p o rt em en ts s ex u el s au g m en ta n t le r is q u e d ’in fe ct io n a u V IH : fe m m es d e 15 -2 4 a n s (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de je un es fe m m es ja m ai s m ar ié es âg ée s de 1 5- 24 a ns qu i n ’o nt ja m ai s eu d e ra pp o rt s se xu el s [1 ] N o m br e de fe m m es ja m ai s m ar ié es d e 15 -2 4 an s Po u r ce nt ag e de fe m m es â gé es d e 15 - 24 a ns q ui o nt e u de s ra pp o rt s se xu el s av an t l’â ge d e 15 a ns [2 ] N o m br e de fe m m es âg ée s de 15 -2 4 an s Po ur ce nt ag e de fe m m es â gé es de 1 5- 24 a ns q ui o nt e u de s ra pp o rt s se xu el s au c o ur s de s 12 de rn ie rs m o is a ve c un h o m m e âg é de 1 0 a ns o u pl us [3 ] N o m br e de fe m m es â gé es de 1 5- 24 a ns q ui o nt e u de s ra pp o rt s se xu el s au c o ur s de s 12 m o is p ré cé da nt l’e nq uê te Et at m at ri m o ni al D éj à m ar ié e/ en u ni o n . 0 35 ,0 37 83 21 ,6 34 6 4 Ja m ai s m ar ié e/ en u ni o n 66 ,0 11 0 8 7, 0 11 0 8 16 ,3 34 5 In st ru ct io n de la fe m m e A uc un e 72 ,1 23 8 35 ,2 16 03 24 ,0 13 14 Pr im ai re 70 ,0 51 8 31 ,1 21 49 20 ,9 16 36 Se co nd ai re e t p lu s 55 ,9 35 2 15 ,1 11 42 17 ,3 86 1 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc o no m iq ue Le p lu s p au vr e 69 ,4 16 5 33 ,0 92 9 18 ,5 72 7 Se co nd 69 ,9 15 3 32 ,9 89 8 19 ,1 73 0 M o ye n 6 4, 2 16 0 35 ,7 87 7 24 ,7 71 2 Q ua tr iè m e 70 ,0 24 0 24 ,1 10 27 20 ,1 78 7 Le p lu s ri ch e 61 ,2 39 1 20 ,8 11 63 23 ,2 85 4 Et hn ie d u ch ef d e m én ag e H ao us sa 8 4, 2 61 33 ,5 25 1 45 ,3 18 0 Sa ra 70 ,9 10 0 25 ,0 30 5 20 ,4 21 0 M bo um 58 ,9 54 30 ,5 30 7 15 ,5 22 9 G ba ya 60 ,9 29 9 31 ,7 13 8 4 19 ,7 11 31 M an dj a 56 ,0 11 5 27 ,2 42 4 20 ,1 32 6 B an da 57 ,4 21 2 31 ,1 10 47 19 ,7 85 5 N gb ak a- B an to u 80 ,0 82 23 ,1 36 6 20 ,9 27 5 Ya ko m a- Sa ng o 90 ,4 87 17 ,3 35 2 20 ,1 24 7 Z an de /N za ka ra 45 ,1 29 23 ,3 12 7 16 ,5 10 9 A ut re s et hn ie s lo ca le s (6 0 ,8 ) 36 33 ,2 16 1 22 ,6 13 0 Et hn ie s no n ce nt ra fr ic ai ne s * 26 24 ,1 14 4 32 ,1 99 M an qu an t * 8 * 25 * 20 To ta l 66 ,0 11 0 8 28 ,7 4 89 4 21 ,1 38 11 [1 ] I n di ca te ur M IC S 9. 10 ; [2 ] In di ca te ur M IC S 9. 11 ; [3 ] In di ca te ur M IC S 9. 12 ; * : B as é su r m o in s d e 25 c as n o n p o n d ér és ; ( ): B as é su r 2 5 à 49 c as n o n p o n d ér és Le pourcentage de jeunes fmmes ayant eu leur rapport sexuel avant 15 ans varie de 35% chez les femmes sans instruction à 15% chez celles de niveau secondaire ou plus. Le même pourcentage varie de 33% chez les jeunes femmes issues des ménages plus pauvres à 21% chez les celles des ménages plus riches. Le rapport sexuel des jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans avec des hommes âgés de dix ans ou plus qu’elles est aussi un des facteurs d’exposition au VIH. Dans l’ensemble, 21% des jeunes femmes ont eu des rapports sexuels avec des hommes de 10 ans plus âgés qu’elles au cours des 12 derniers mois. Cette pratique n’est pas liée à l’âge ou au milieu, mais décroît avec le niveau d’instruction et augmente avec le quintile de bien-être économique du ménage. Elle est plus répandue dans les préfectures de Nana- Mambéré, Mambéré-Kadéï et de Haute-Kotto. Selon le groupe ethnique, les femmes Haoussa se distinguent des autres avec une proportion très élevée de jeunes femmes de 15 à 24 ans qui ont eu des rapports sexuels avec des hommes de plus de 10 ans qu’elles (45%). 12 .4 .2 Comportement sexuel des jeunes hommes de 15 à 24 ans Les jeunes hommes de 15 à 24 ans (57%), comparés aux jeunes femmes des mêmes âges (66%), sont moins nombreux à ne pas avoir eu de relations sexuelles (tableau HA.8M). La pratique de l’abstinence sexuelle varie dans les préfectures et en fonction des caractéristiques individuelles des jeunes hommes. Ceux qui sont âgés de 15 à 19 ans (69%) sont plus nombreux à observer l’abstinence que leurs aînés de 20 à 24 ans (23%). Les préfectures ayant une proportion plus faible des célibataires n’ayant jamais eu de rapport sexuel sont celles du Haut Mbomou (45%), de la Ouaka (43%), de la Nana Mambéré (48%) et de l’Ombella Mpoko (44%). Les jeunes hommes sont également moins nombreux (11%) à avoir leur premier rapport sexuel avant 15 ans que les jeunes femmes de 15 à 24 ans (29%). Par rapport aux préfectures, le pourcentage des jeunes ayant eu des rapports sexuels avant 15 ans est plus faible dans l’Ombella-Mpoko (6%) et il est plus élevé dans le Haut-Mbomou (19%). L’analyse selon les autres caractéristiques ne montre pas de variations importantes. M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 293292 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L Ta b le au H A .8 M : C o m p o rt em en t se xu el q u i a u g m en te le r is q u e d ’in fe ct io n a u V IH : h o m m es d e 15 -2 4 a n s P o u rc e n ta g e d e s je u n e s h o m m e s ja m ai s m ar ié s d e 1 5 -2 4 a n s q u i n ’o n t ja m ai s e u d e r ap p o rt s se xu e ls , p o u rc e n ta g e d e s je u n e s h o m m e s âg é s d e 1 5 -2 4 a n s q u i o n t e u d e s ra p p o rt s se xu e ls a va n t l’â g e d e 1 5 a n s, e t p o u rc e n ta g e d e s je u n e s h o m m e s d e 1 5 -2 4 a n s q u i o n t e u d e s ra p p o rt s se xu e ls a ve c u n e f e m m e p lu s âg é e d e 1 0 a n s o u p lu s au c o u rs d e s 12 d e rn ie rs m o is , R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de je un es ho m m es ja m ai s m ar ié s âg és d e 15 -2 4 an s qu i n’ o nt ja m ai s eu ra pp o rt s se xu el s [1 ] N o m br e d ’h o m m es ja m ai s m ar ié s de 15 -2 4 an s Po ur ce nt ag e d ’h o m m es â gé s de 1 5- 24 a ns q ui o nt e u de s ra pp o rt s se xu el s av an t l’â ge d e 15 a ns [2 ] N o m br e d ’h o m m es de 1 5- 24 an s Po ur ce nt ag e d ’h o m m es â gé s de 15 -2 4 an s qu i o nt e u de s ra pp o rt s se xu el s au c o ur s de s 12 d er ni er s m o is a ve c un e fe m m e âg ée d e 10 an s o u pl us [3 ] N o m br e d ’h o m m es â gé s de 1 5- 24 a ns q ui o nt e u de s ra pp o rt s se xu el s au c o ur s de s 12 m o is pr éc éd an t l ’e nq uê te Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 43 ,7 10 6 5, 7 16 5 ,0 10 9 Lo ba ye 58 ,2 71 15 ,1 11 7 1, 2 69 M am bé ré -K ad éï 56 ,3 67 7, 7 12 5 ,0 87 N an a M am bé ré 47 ,7 39 15 ,7 81 ,0 56 Sa ng ha -M ba ér é 68 ,1 25 10 ,5 38 ,0 19 O uh am P en de 62 ,3 10 7 9, 2 18 4 ,0 11 3 O uh am 6 4, 3 97 14 ,4 14 1 ,0 76 Ké m o 56 ,0 37 11 ,1 60 ,0 38 N an a- G ré bi zi 57 ,1 28 14 ,1 45 ,0 28 O ua ka (4 3, 4) 32 16 ,4 68 ,0 54 H au te -K o tt o (5 4, 1) 13 17 ,5 24 ,0 16 B am in gu i- B an go ra n 52 ,7 6 15 ,6 10 (,0 ) 6 B as se K o tt o 71 ,8 56 8 ,8 11 0 ,0 65 M bo m o u 57 ,4 38 6, 9 61 ,0 36 H au t M bo m o u (4 4, 9) 6 (1 9, 2) 12 (5 ,9 ) 9 B an gu i 58 ,1 36 8 11 ,9 53 5 ,0 28 5 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 55 ,7 57 4 11 ,4 8 4 4 ,0 48 4 R ur al 59 ,4 53 0 11 ,1 94 0 ,2 58 6 Â ge 15 -1 9 69 ,1 82 7 9, 9 95 4 ,2 34 6 20 -2 4 22 ,8 27 7 12 ,8 83 1 ,1 72 4 Ta b le au H A .8 M : C o m p o rt em en t se xu el q u i a u g m en te le r is q u e d ’in fe ct io n a u V IH : h o m m es d e 15 -2 4 a n s (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de je un es ho m m es ja m ai s m ar ié s âg és d e 15 -2 4 an s qu i n’ o nt ja m ai s eu ra pp o rt s se xu el s [1 ] N o m br e d ’h o m m es ja m ai s m ar ié s de 15 -2 4 an s Po ur ce nt ag e d ’h o m m es â gé s de 1 5- 24 a ns q ui o nt e u de s ra pp o rt s se xu el s av an t l’â ge d e 15 a ns [2 ] N o m br e d ’h o m m es de 1 5- 24 an s Po ur ce nt ag e d ’h o m m es â gé s de 15 -2 4 an s qu i o nt e u de s ra pp o rt s se xu el s au c o ur s de s 12 d er ni er s m o is a ve c un e fe m m e âg ée d e 10 an s o u pl us [3 ] N o m br e d ’h o m m es â gé s de 1 5- 24 a ns q ui o nt e u de s ra pp o rt s se xu el s au c o ur s de s 12 m o is pr éc éd an t l ’e nq uê te St at ut m at ri m o ni al M ar ié /e n un io n . 0 18 ,5 67 9 ,1 65 6 Ja m ai s m ar ié /e n un io n 57 ,4 11 0 4 6, 7 11 0 4 ,1 41 4 M an qu an t . 0 * 1 * 1 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc o no m iq ue Le p lu s p au vr e 60 ,1 13 7 16 ,0 27 9 ,4 18 5 Se co nd 50 ,5 17 0 11 ,7 33 6 ,0 23 5 M o ye n 60 ,6 17 8 8 ,9 28 8 ,3 17 5 Q ua tr iè m e 53 ,1 22 1 11 ,5 34 5 ,0 21 1 Le p lu s ri ch e 60 ,5 39 8 9, 6 53 7 ,0 26 5 Et hn ie d u ch ef d e m én ag e H ao us sa (5 8 ,3 ) 4 4 7, 8 59 (,0 ) 30 Sa ra 49 ,1 83 10 ,1 11 6 (,0 ) 74 M bo um (6 7, 6) 42 13 ,8 79 (,0 ) 45 G ba ya 61 ,4 30 4 15 ,6 52 4 ,0 31 8 M an dj a 58 ,2 11 2 8 ,1 17 0 ,0 95 B an da 61 ,0 23 0 8 ,8 38 5 ,0 22 7 N gb ak a- B an to u 49 ,2 99 10 ,1 14 3 ,9 85 Ya ko m a- Sa ng o 57 ,2 96 5, 8 13 0 ,0 68 Z an de /N za ka ra (3 7, 6) 26 10 ,6 51 1, 4 38 A ut re s et hn ie s lo ca le s (5 8 ,9 ) 26 13 ,0 55 (,0 ) 40 Et hn ie s no n ce nt ra fr ic ai ne s (4 4, 3) 36 11 ,7 59 (,0 ) 41 M an qu an t * 6 * 14 * 11 To ta l 57 ,4 11 0 4 11 ,2 17 85 ,1 10 71 [1 ] M IC S in di ca te ur 9 .1 0 ; [ 2] M IC S in di ca te ur 9 .1 1; [3 ] M IC S in di ca te ur 9 .1 2; *: B as é su r m o in s d e 25 c as n o n p o n d ér és ; ( ): B as é su r 2 5 à 49 c as n o n p o n d ér és M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 295294 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 12 .5 RAPPORT SEXUEL À HAUT RISQUE ET UTILISATION DU PRÉSERVATIF Un rapport sexuel est défini comme à haut risque si la personne a eu un rapport sexuel avec un partenaire non régulier, un partenaire occasionnel et un partenaire de type commercial généralement appelé prostitué/e ou travailleur/se du sexe. 12 .5 .1 Multi partenariat et utilisation du préservatif : femmes de 15 à 49 ans Bien que le multi partenariat sexuel soit peu répandu chez les femmes de 15 à 49 ans (7%), la pratique varie en fonction du milieu de résidence (tableau HA.9). Il est deux fois plus prononcé en milieu urbain (10%) qu’en milieu rural (5%). Cependant, en milieu urbain, 39% des femmes ayant eu plus d’un partenaire sexuel dans les 12 derniers mois ont déclaré utiliser le condom pour se protéger contre seulement 26% de femmes en zone rurale. L’analyse selon les préfectures montre que le pourcentage des femmes ayant plus d’un partenaire sexuel est plus élevé dans le Haut Mbomou (15%) et à Bangui (11%). Parallèlement on observe une augmentation importante du taux d’utilisation de préservatif avoisinant 40% dans les localités susmentionnées à l’exception de la Haute Kotto qui se situe à 26%. Le multi partenariat sexuel chez les femmes ne varie pas en fonction de l’âge, mais augmente avec le niveau d’instruction (4% chez les femmes non instruites à 11% chez les femmes avec secondaire ou plus) et avec le quintile de bien-être économique du ménage (4% chez les plus pauvres à 10% chez les plus riches). Il est aussi un peu plus fréquent chez les femmes non mariées (10% contre 6%). Cependant, le pourcentage de femmes qui ont eu plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois et qui ont également déclaré avoir utilisé un préservatif la dernière fois qu’elles ont eu des rapports sexuels est plus élevé chez les femmes de niveau secondaire ou plus (45%) que celles sans instruction (24%). 12 .5 .2 Multi partenariat et utilisation du préservatif : hommes de 15 à 59 ans Plus de trois fois plus d’hommes (25%) que de femmes, (7%) ont eu rapports sexuels avec plus d’une partenaire au cours des 12 derniers mois (tableau HA.9M). Cependant, l’adoption de tels comportements à risque par les hommes ne s’accompagne pas systématiquement de l’utilisation du condom puisqu’à peine 32% ayant eu ce comportement déclarent avoir eu recours à un préservatif la dernière fois qu’ils ont un des rapports sexuels. Le multi partenariat sexuel est légèrement plus répandu en milieu urbain (30%) qu’en milieu rural (22%). Par contre, l’usage du préservatif est près de deux fois plus élevé dans les zones urbaines (42%) qu’en milieu rural (22%). Le multi partenariat sexuel chez les hommes présente des niveaux très variables par préfecture et selon les autres caractéristiques. Au niveau des préfectures le pourcentage des hommes qui ont eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire est particulièrement élevé dans le Haut Mbomou (45%). Le taux d’utilisation de préservatif y est par contre le plus faible (21%) et le plus élevé est à Bangui (46%). Si le pourcentage d’hommes qui ont eu des rapports sexuels avec plus d’une partenaire varie légèrement selon l’âge, l’état matrimonial et le statut de bien-être économique du ménage, on note des variations importantes en ce qui concerne le pourcentage de ceux qui ont utilisé un préservatif lors du dernier rapport sexuel. Ainsi, le taux d’utilisation de préservatif qui est de 49% chez les jeunes de 15 à 19 ans, baisse à 9% chez les hommes de 50 à 59 ans. Il est de 55% chez les célibataires contre 26% chez les hommes mariés ou en union. Le taux d’utilisation de préservatif est plus élevé chez les hommes issus de ménages les plus riches (47%) que ceux des ménages les plus pauvres (16%). T ab le au H A .9 : R ap p o rt s se xu el s av ec p lu si eu rs p ar te n ai re s : f em m es d e 15 -4 9 a n s P o u rc e n ta g e d e f e m m e s âg é e s d e 1 5 -4 9 a n s q u i o n t d é jà e u d e s ra p p o rt s se xu e ls , p o u rc e n ta g e d e c e lle s ay an t e u d e s ra p p o rt s se xu e ls a u c o u rs d e s 12 d e rn ie rs m o is , p o u rc e n ta g e d e c e lle s ay an t e u d e s ra p p o rt s se xu e ls a ve c p lu s d ’u n p ar te n ai re a u c o u rs d e s 12 d e rn ie rs m o is e t d e c e lle s q u i o n t e u d e s ra p p o rt s se xu e ls a ve c p lu si e u rs p ar te n ai re s, p o u rc e n ta g e d e c e lle s q u i o n t u ti lis é u n p ré se rv at if lo rs d u d e rn ie r ra p p o rt s e xu e l, R C A 2 0 10 C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de fe m m es q ui : N o m br e de fe m m es d e 15 -4 9 an s Po ur ce nt ag e de fe m m es â gé es d e 15 - 49 a ns q ui o nt e u pl us d ’u n pa rt en ai re se xu el a u co ur s de s 12 d er ni er s m o is , e t o nt é ga le m en t d éc la ré a vo ir ut ili sé u n pr és er va tif la d er ni èr e fo is q u’ el le s o nt eu d es ra pp o rt s se xu el s [2 ] N o m br e de fe m m es âg ée s de 1 5- 49 a ns qu i o nt e u pl us d ’u n pa rt en ai re s ex ue l a u co ur s de s 12 d er ni er s m o is o nt d éj à eu de s ra pp o rt s se xu el s o nt e u de s ra pp o rt s se xu el s au c o ur s de s 12 de rn ie rs m o is o nt e u de s ra pp o rt s se xu el s av ec p lu s d ’u n pa rt en ai re a u co ur s de s 12 d er ni er s m o is [1 ] Pr éf ec tu re O m be lla M po ko 91 ,7 83 ,1 7, 3 12 0 1 39 ,4 8 8 Lo ba ye 94 ,5 81 ,9 5, 8 80 3 (2 5, 3) 47 M am bé ré -K ad éï 94 ,6 87 ,5 6, 2 10 51 26 ,5 66 N an a M am bé ré 95 ,3 85 ,9 3, 2 58 9 (2 2, 4) 19 Sa ng ha M ba ér é 94 ,5 8 8 ,4 5, 8 29 6 29 ,3 17 O uh am -P én dé 93 ,4 81 ,4 5, 6 13 31 (2 6, 4) 75 O uh am 93 ,4 80 ,4 5, 0 93 3 (2 1, 0 ) 47 Ké m o 92 ,6 82 ,8 3, 8 34 8 (1 6, 9) 13 N an a G ré bi zi 94 ,0 85 ,3 5, 5 26 7 (4 0 ,2 ) 15 O ua ka 96 ,6 87 ,1 3, 9 57 2 (1 6, 0 ) 22 H au te -K o tt o 93 ,9 86 ,4 8 ,6 20 9 25 ,9 18 B am in gu i- B an go ra n 91 ,8 77 ,7 5, 8 55 32 ,7 3 B as se K o tt o 95 ,3 85 ,2 2, 9 75 5 (2 4, 5) 22 M bo m o u 93 ,5 78 ,5 6, 6 41 6 32 ,3 27 H au t M bo m o u 96 ,1 8 8 ,2 14 ,7 12 4 40 ,9 18 B an gu i 91 ,2 79 ,0 11 ,1 25 15 41 ,7 27 9 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 91 ,9 80 ,8 9, 7 47 90 38 ,6 46 4 R ur al 94 ,3 8 4, 0 4, 6 67 20 25 ,6 31 2 A ge 15 -2 4 8 4, 8 77 ,9 7, 9 48 94 34 ,0 38 6 25 -2 9 99 ,6 92 ,2 7, 8 21 36 33 ,0 16 6 30 -3 9 99 ,5 8 8 ,3 5, 8 27 48 34 ,6 16 1 40 -4 9 99 ,9 75 ,3 3, 6 17 32 27 ,5 63 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 297296 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L Ta b le au H A .9 : R ap p o rt s se xu el s av ec p lu si eu rs p ar te n ai re s : f em m es d e 15 -4 9 a n s (s u it e) C ar ac té ris tiq ue s Po ur ce nt ag e de fe m m es q ui : N o m br e de fe m m es d e 15 -4 9 an s Po ur ce nt ag e de fe m m es â gé es d e 15 - 49 a ns q ui o nt e u pl us d ’u n pa rt en ai re se xu el a u co ur s de s 12 d er ni er s m o is , e t o nt é ga le m en t d éc la ré a vo ir ut ili sé u n pr és er va tif la d er ni èr e fo is q u’ el le s o nt eu d es ra pp o rt s se xu el s [2 ] N o m br e de fe m m es âg ée s de 1 5- 49 a ns qu i o nt e u pl us d ’u n pa rt en ai re s ex ue l a u co ur s de s 12 d er ni er s m o is o nt d éj à eu de s ra pp o rt s se xu el s o nt e u de s ra pp o rt s se xu el s au c o ur s de s 12 de rn ie rs m o is o nt e u de s ra pp o rt s se xu el s av ec p lu s d ’u n pa rt en ai re a u co ur s de s 12 d er ni er s m o is [1 ] Et at m at ri m o ni al D éj à m ar ié e/ en u ni o n 99 ,8 8 8 ,7 6, 4 10 24 3 33 ,6 65 5 Ja m ai s m ar ié e/ en u ni o n 40 ,2 33 ,6 9, 6 12 58 31 ,9 12 0 In st ru ct io n d e la fe m m e A uc un e 95 ,8 8 4, 5 3, 6 4 43 0 24 ,4 16 1 Pr im ai re 91 ,9 81 ,5 7, 7 47 31 29 ,3 36 6 Se co nd ai re e t p lu s 91 ,5 81 ,5 10 ,6 23 49 45 ,3 24 8 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc o no m iq ue Le p lu s p au vr e 94 ,5 80 ,2 3, 9 22 0 6 31 ,9 87 Se co nd 95 ,1 85 ,7 4, 7 22 26 22 ,3 10 5 M o ye n 95 ,0 86 ,3 6, 7 22 0 4 23 ,7 14 8 Q ua tr iè m e 92 ,4 80 ,9 8 ,2 23 57 40 ,0 19 3 Le p lu s ri ch e 90 ,1 80 ,6 9, 7 25 17 39 ,3 24 3 Et hn ie d u ch ef d e m én ag e H ao us sa 89 ,9 78 ,5 3, 2 54 6 (1 5, 2) 18 Sa ra 89 ,2 79 ,5 6, 3 69 4 (1 9, 2) 43 M bo um 95 ,2 79 ,4 6, 2 72 9 (4 5, 5) 45 G ba ya 94 ,3 8 4, 6 7, 0 33 39 28 ,1 23 3 M an dj a 92 ,3 81 ,7 4, 9 95 1 36 ,6 47 B an da 94 ,9 85 ,3 7, 1 24 46 37 ,9 17 4 N gb ak a- B an to u 92 ,6 81 ,8 7, 0 91 8 46 ,7 6 4 Ya ko m a- Sa ng o 89 ,4 77 ,1 6, 9 78 1 (3 7, 9) 54 Z an de /N za ka ra 95 ,8 87 ,4 12 ,2 31 3 32 ,1 38 A ut re s et hn ie s lo ca le s 94 ,3 83 ,2 9, 0 39 7 (1 7, 1) 36 Et hn ie s no n ce nt ra fr ic ai ne s 92 ,6 79 ,7 6, 4 32 9 * 21 M an qu an t 89 ,3 70 ,4 4, 4 66 * 3 To ta l 93 ,3 82 ,6 6, 7 11 51 0 33 ,4 77 5 [1 ] In di ca te ur M IC S 9. 13 ; [2 ] I n di ca te ur M IC S 9. 14 ; * : B as é su r m o in s d e 25 c as n o n p o n d ér és ; ( ): B as é su r 2 5 à 49 c as n o n p o n d ér és Tableau HA .9M: Rapports sexuels avec plusieurs partenaires : hommes de 15-59 ans Pourcentage d’hommes âgés de 15-59 ans qui ont déjà eu des rapports sexuels, pourcentage de ceux ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, pourcentage de ceux ayant eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire au cours des 12 derniers mois et de ceux qui ont eu des rapports sexuels avec plusieurs partenaires, pourcentage de ceux qui ont utilisé un préservatif lors du dernier rapport sexuel, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage d’hommes qui: Nombre d’hommes âgés de 15-59 ans Pourcentage d’hommes âgés de 15-59 ans qui ont eu plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois et ont également déclaré avoir utilisé un préservatif la dernière fois qu’ils ont un des rapports sexuels [2] Nombre d’hommes âgés de 15-59 ans qui ont eu plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois ont déjà eu des rapports sexuels ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois ont eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire au cours des 12 derniers mois [1] Préfecture Ombella Mpoko 90,5 83,5 26,2 499 32,7 131 Lobaye 87,1 80,3 26,4 332 34,2 88 Mambéré-Kadéï 91,2 87,2 19,3 447 27,4 86 Nana Mambéré 92,8 86,4 19,1 274 13,0 52 Sangha-Mbaéré 86,2 81,3 27,7 128 26,6 35 Ouham Pende 88,8 85,8 23,2 599 30,8 139 Ouham 85,6 81,2 23,1 449 23,0 104 Kémo 87,7 84,2 22,6 175 23,5 39 Nana Grébizi 87,9 81,9 19,0 130 33,6 25 Ouaka 94,6 89,3 26,4 268 24,5 71 Haute-Kotto 92,0 88,1 29,4 100 26,6 30 Bamingui-Bangoran 86,6 79,7 22,1 27 (27,1) 6 Basse Kotto 89,3 84,2 22,6 378 15,2 85 Mbomou 87,8 80,9 27,3 198 23,6 54 Haut Mbomou 94,0 89,0 44,7 49 21,8 22 Bangui 82,1 76,0 29,6 1234 45,5 365 Milieu de résidence Urbain 84,7 79,3 29,5 2157 42,0 637 Rural 89,7 84,4 22,2 3154 22,2 701 Total 87,7 82,3 25,2 5311 31,6 1338 [1] MICS indicateur 9.13 ; [2] MICS indicateur 9.14 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 299298 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L Tableau HA .9M: Rapports sexuels avec plusieurs partenaires : hommes de 15-59 ans (suite) Pourcentage d’hommes âgés de 15-59 ans qui ont déjà eu des rapports sexuels, pourcentage de ceux ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, pourcentage de ceux ayant eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire au cours des 12 derniers mois et de ceux qui ont eu des rapports sexuels avec plusieurs partenaires, pourcentage de ceux qui ont utilisé un préservatif lors du dernier rapport sexuel, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage d’hommes qui: Nombre d’hommes âgés de 15-59 ans Pourcentage d’hommes âgés de 15-59 ans qui ont eu plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois et ont également déclaré avoir utilisé un préservatif la dernière fois qu’ils ont un des rapports sexuels [2] Nombre d’hommes âgés de 15-59 ans qui ont eu plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois ont déjà eu des rapports sexuels ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois ont eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire au cours des 12 derniers mois [1] Âge 15-19 40,1 36,3 16,5 954 49,8 157 20-24 92,4 87,2 32,3 831 44,6 268 25-29 98,5 94,2 36,2 910 28,4 329 30-34 99,5 94,5 33,5 690 23,9 231 35-39 99,7 95,2 24,4 574 30,2 140 40-44 99,9 95,9 20,4 520 22,3 106 45-49 100 94,1 17,8 368 10,8 66 50-54 99,8 86,5 8,9 299 14,0 27 55-59 100 85,7 8,2 165 (,0) 14 Statut matrimonial Déjà marié/en union 100 94,8 26,8 4041 26,3 1083 Jamais marié/en union 48,3 42,3 20,0 1265 54,7 254 Manquant * * * 5 * 1 Instruction de l’homme Aucune 91,3 85,2 19,6 695 26,0 136 Primaire 86,5 80,4 21,7 2611 24,3 566 Secondaire et plus 88,0 83,9 31,7 2005 39,4 636 Manquant/NSP * * * 0 * 0 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 91,1 85,1 18,4 970 16,6 179 Second 92,1 86,2 23,2 1125 17,9 261 Moyen 89,2 84,9 24,5 1023 28,5 251 Quatrième 88,1 82,6 27,8 1014 37,2 282 Le plus riche 78,9 73,9 31,0 1178 46,7 365 Ethnie du chef de ménage Haoussa 86,6 80,5 21,8 206 32,9 45 Sara 87,8 85,7 23,1 344 33,6 79 Mboum 89,8 83,2 26,8 276 47,4 74 Gbaya 87,8 82,1 23,4 1552 31,0 364 Mandja 86,5 79,7 24,4 497 21,2 121 Banda 88,1 82,5 26,3 1214 27,2 319 Ngbaka-Bantou 87,5 82,5 25,2 399 39,7 101 Yakoma-Sango 82,9 79,2 24,2 332 33,7 80 Zandé/Nzakara 92,2 85,0 26,1 136 18,8 35 Autres ethnies locales 90,1 88,1 30,3 164 26,1 50 Ethnies non centrafricaines 87,6 82,0 38,6 155 (48,5) 60 Manquant (92,2) (85,4) (26,6) 35 * 9 Total 87,7 82,3 25,2 5311 31,6 1338 [1] MICS indicateur 9.13 ; [2] MICS indicateur 9.14 12 .5 .3 Multi partenariat et utilisation du préservatif : femmes de 15 à 24 ans L’analyse par rapport au multi partenariat sexuel et à l’utilisation du préservatif chez les jeunes femmes montre une certaine constance par rapport à l’ensemble des femmes de 15 à 49 ans. Comme le montre le tableau HA.10, au total 8% de jeunes femmes ont eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire et 34% de celles-ci ont utilisé un préservatif lors du dernier rapport sexuel. Comme pour l’ensemble des femmes, le taux d’utilisation de préservatif lors du dernier rapport sexuel est plus élevé chez les filles qui résident dans les zones urbaines, chez celles ayant atteint le niveau secondaire ou plus et qui appartiennent aux ménages les plus riches. Tableau HA .10: Rapports sexuels avec plusieurs partenaires : femmes de 15-24 ans Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans qui ont déjà eu des rapports sexuels, pourcentage de celles qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, pourcentage de celles qui ont eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire au cours des 12 derniers mois et chez celles qui ont eu des rapports sexuels avec plusieurs partenaires, pourcentage de celles ayant utilisé un préservatif lors des derniers rapports sexuels, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans qui: Nombre de femmes de 15-24 ans Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois, et ont également déclaré avoir utilisé un préservatif la dernière fois qu’elles ont eu des rapports sexuels Nombre de femmes de 15-24 ans qui ont eu plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois ont déjà eu des rapports sexuels ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois ont eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire au cours des 12 derniers mois Préfecture Ombella Mpoko 81,9 77,4 8,2 534 (38,3) 44 Lobaye 86,8 79,6 5,2 320 * 17 Mambéré-Kadéï 86,7 82,7 8,5 407 (26,4) 35 Nana Mambéré 88,3 83,2 4,8 236 * 11 Sangha-Mbaéré 85,1 80,8 6,0 110 * 7 Ouham Pende 84,6 74,4 7,1 569 * 41 Ouham 84,2 75,4 7,1 375 * 27 Kémo 82,6 74,9 4,8 148 * 7 Nana-Grébizi 86,8 81,2 6,1 121 * 7 Ouaka 91,6 84,4 3,9 235 * 9 Haute-Kotto 88,0 83,4 11,2 91 (20,1) 10 Bamingui-Bangoran 81,7 74,0 7,8 24 * 2 Basse Kotto 89,6 79,9 3,1 333 * 10 Mbomou 86,0 74,9 6,3 171 * 11 Haut Mbomou 91,1 85,6 21,1 54 (43,6) 11 Bangui 81,3 75,1 12,0 1142 47,7 137 Milieu de résidence Urbain 82,7 76,7 10,7 2160 42,8 230 Rural 86,4 78,8 5,7 2733 20,9 155 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 301300 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L Tableau HA .10: Rapports sexuels avec plusieurs partenaires : femmes de 15-24 ans (suite) Caractéristiques Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans qui: Nombre de femmes de 15-24 ans Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois, et ont également déclaré avoir utilisé un préservatif la dernière fois qu’elles ont eu des rapports sexuels Nombre de femmes de 15-24 ans qui ont eu plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois ont déjà eu des rapports sexuels ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois ont eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire au cours des 12 derniers mois Âge 15-19 69,9 64,6 6,4 2285 28,1 146 20-24 97,8 89,5 9,2 2609 37,6 240 Etat matrimonial Déjà mariée/en union 99,6 91,6 7,8 3783 34,2 296 Jamais mariée/en union 34,0 31,1 8,0 1108 33,2 89 Manquant * * * 2 * 0 Instruction de la femme Aucune 89,1 82,0 4,0 1603 24,9 64 Primaire 82,7 76,1 8,6 2149 24,2 184 Secondaire et plus 82,7 75,4 12,1 1142 51,3 138 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 87,2 78,3 4,5 929 (24,4) 42 Second 88,0 81,4 5,7 898 20,3 51 Moyen 88,2 81,3 8,6 877 24,6 76 Quatrième 83,1 76,6 9,2 1027 37,2 95 Le plus riche 79,3 73,4 10,4 1163 46,4 121 Ethnie du chef de ménage Haoussa 79,7 71,8 3,5 251 * 9 Sara 76,2 68,6 8,4 305 * 26 Mboum 89,7 74,7 4,7 307 * 14 Gbaya 86,6 81,7 9,4 1384 29,9 130 Mandja 83,3 76,8 4,0 424 * 17 Banda 88,2 81,7 8,7 1047 38,7 91 Ngbaka-Bantou 82,0 75,0 6,4 366 * 23 Yakoma-Sango 77,4 70,3 7,3 352 * 26 Zande/Nzakara 89,7 86,1 19,6 127 (26,9) 25 Autres ethnies locales 86,4 80,4 11,4 161 * 18 Ethnies non centrafricaines 83,1 69,3 2,6 144 * 4 Manquant (78,9) (78,9) (11,4) 25 * 3 Total 84,8 77,9 7,9 4894 34,0 386 *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés; ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés 12 .5 .4 Multi partenariat et utilisation du préservatif : hommes de 15 à 24 ans A l’instar des jeunes femmes, les jeunes hommes présentent les mêmes comportements sexuels que l’ensemble des hommes de 15 à 59 ans (tableau HA.10M). En effet, le pourcentage des jeunes hommes ayant eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire est quatre fois plus élevé (24% contre 8%) que chez les femmes du même groupe d’âges. Parmi ces jeunes hommes qui ont des rapports sexuels avec plus d’un partenaire, 32% ont déclaré avoir utilisé un préservatif. Ce taux varie de 17% dans la Nana-Mambéré à 67% dans la Mambéré-Kadéï. L’écart par rapport à cet indicateur indique une variation importante entre milieu de résidence, niveau d’instruction et le statut de bien-être économique. Le taux varie de 35% en milieu rural contre 60% dans les zones urbaines ; il est de 36% chez les jeunes de niveau primaire contre 58% de ceux de niveau secondaire ou plus et de 29% chez les jeunes des ménages les plus pauvres contre 64% de ceux des ménages les plus riches. Tableau HA .10M: Rapports sexuels avec plusieurs partenaires : hommes de 15-24 ans Pourcentage d’hommes âgés de 15-24 ans qui ont déjà eu des rapports sexuels, pourcentage de ceux qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, pourcentage de ceux qui ont eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire au cours des 12 derniers mois et chez ceux qui ont eu des rapports sexuels avec plusieurs partenaires, pourcentage de ceux ayant utilisé un préservatif lors des derniers rapports sexuels, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage d’hommes âgés de 15-24 ans qui : Nombre d’hommes de 15-24 ans Pourcentage d’hommes âgés de 15-24 ans qui ont eu plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois, et ont également déclaré avoir utilisé un préservatif la dernière fois qu’ils ont un des rapports sexuels Nombre d’hommes âgés de 15-24 ans qui ont eu plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois ont déjà eu des rapports sexuels ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois ont eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire au cours des 12 derniers mois Préfecture Ombella Mpoko 71,9 65,9 20,0 165 * 33 Lobaye 64,6 58,5 30,5 117 38,8 36 Mambéré-Kadéï 69,8 69,8 16,7 125 * 21 Nana Mambéré 76,6 70,0 24,4 81 * 20 Sangha-Mbaéré 54,1 51,9 33,4 38 (50,5) 13 Ouham-Péndé 63,6 61,3 29,7 184 (41,7) 55 Ouham 55,9 53,8 19,5 141 * 27 Kémo 65,1 63,8 27,2 60 (35,5) 16 Nana-Grébizi 65,0 61,6 24,1 45 (50,4) 11 Ouaka 80,0 78,3 30,7 68 * 21 Haute-Kotto 69,6 69,6 32,4 24 * 8 Bamingui-Bangoran 66,3 58,7 21,7 10 * 2 Basse Kotto 63,3 58,8 22,8 110 (31,0) 25 Mbomou 64,4 59,6 23,3 61 * 14 Haut Mbomou 77,5 75,2 47,3 12 * 6 Bangui 60,0 53,3 21,7 535 (61,9) 116 Milieu de résidence Urbain 62,2 57,4 23,6 844 60,2 199 Rural 66,5 62,4 24,1 940 34,5 226 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 303302 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L Tableau HA .10M: Rapports sexuels avec plusieurs partenaires : hommes de 15-24 ans (suite) Caractéristiques Pourcentage d’hommes âgés de 15-24 ans qui : Nombre d’hommes de 15-24 ans Pourcentage d’hommes âgés de 15-24 ans qui ont eu plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois, et ont également déclaré avoir utilisé un préservatif la dernière fois qu’ils ont un des rapports sexuels Nombre d’hommes âgés de 15-24 ans qui ont eu plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois ont déjà eu des rapports sexuels ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois ont eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire au cours des 12 derniers mois Âge 15-19 40,1 36,3 16,5 954 49,8 157 20-24 92,4 87,2 32,3 831 44,6 268 Etat matrimonial Déjà Marié/en union 100 96,6 34,5 679 38,7 234 Jamais marié/en union 42,6 37,5 17,3 1104 56,3 191 Manquant * * * 1 * 1 Instruction Aucune 69,8 66,8 18,4 174 41,7 32 Primaire 61,6 56,7 21,7 901 36,0 195 Secondaire et plus 66,7 62,5 28,0 709 57,6 198 Manquant/NSP * * * 0 * 0 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 70,5 66,2 20,4 279 29,0 57 Second 74,5 70,0 26,4 336 27,0 89 Moyen 62,5 60,7 28,1 288 44,9 81 Quatrième 66,0 61,1 22,4 345 56,3 77 Le plus riche 55,1 49,4 22,7 537 63,6 122 Ethnie du chef de ménage Haoussa 56,8 50,8 23,3 59 * 14 Sara 64,7 63,9 28,3 116 * 33 Mboum 64,3 56,9 30,8 79 * 24 Gbaya 64,4 60,6 21,6 524 46,9 113 Mandja 61,5 56,2 25,3 170 31,0 43 Banda 63,7 58,9 24,0 385 42,2 92 Ngbaka-Bantou 65,8 59,6 23,6 143 (52,1) 34 Yakoma-Sango 57,5 52,3 18,9 130 * 25 Zandé/Nzakara 80,5 74,6 23,4 51 (26,5) 12 Autres ethn. locales 72,0 71,9 15,6 55 * 9 Ethnies non centrafricaines (73,3) (68,7) (31,6) 59 * 19 Manquant * * * 14 * 9 Total 64,4 60,0 23,8 1785 46,5 426 *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés; ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés 12 .5 .5 Rapport sexuel occasionnel et utilisation du préservatif : femmes de 15 à 24 ans En RCA, 23% des jeunes femmes sexuellement actives de 15 à 24 ans ont affirmé avoir eu des rapports sexuels avec des partenaires occasionnels au cours des douze derniers mois (tableau HA.11). Parmi ces femmes, 55% ont déclaré avoir utilisé un préservatif au cours des derniers rapports sexuels de ce type. Le pourcentage de jeunes femmes sexuellement actives ayant eu des rapports avec des partenaires occasionnels est plus élevé en milieu urbain (33%) qu’en milieu rural (16%). Aussi, le taux d’utilisation de préservatif lors de type de rapports est plus élevé en milieu urbain (66%) qu’en milieu rural (36%). Par rapport à l’état matrimonial, par définition, la quasi-totalité des femmes célibataires sexuellement actives (95%) a eu des rapports sexuels occasionnels contre seulement 16% des femmes mariées. Cependant on n’observe aucune différence significative en ce qui concerne l’utilisation du préservatif. L’analyse selon le niveau d’instruction indique que les jeunes femmes de niveau secondaire ou plus (40%) sont plus enclines à avoir des rapports sexuels avec des partenaires occasionnels que celles sans instruction (12%). Cependant, l’usage du préservatif lors de tels rapports sexuels est appréciable chez les femmes plus instruites (67%) par rapport aux femmes non scolarisées (36%). Le pourcentage des jeunes femmes qui ont eu des rapports sexuels occasionnels varie également de 15% chez les femmes qui sont issues des ménages les plus pauvres à 37% chez celles qui proviennent des ménages les plus riches. Cependant, les femmes des quintiles les plus riches (70%) utilisent plus le préservatif lors des rapports sexuels occasionnels que les femmes des quintiles les plus pauvres (30%). M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 305304 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L Tableau HA .11 : Rapports sexuels avec des partenaires occasionnels : femmes de 15-24 ans Pourcentage de femmes de 15-24 ans qui ont déjà eu des rapports sexuels, pourcentage de celles ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, pourcentage de celles qui ont eu des rapports sexuels avec un partenaire hors mariage, non cohabitant au cours des 12 derniers mois et parmi celles-ci, pourcentage de celle ayant utilisé un préservatif la derniè re fois qu’elles ont eu des rapports sexuels avec ce partenaire hors mariage, non cohabitant, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage de femmes de 15-24 ans qui : Nombre de femmes de 15-24 ans Pourcentage qui ont eu des rapports sexuels avec un partenaire hors mariage, non cohabitant au cours des 12 derniers mois [1] Nombre de femmes de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Pourcentage de femmes de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels avec un partenaire hors mariage, non cohabitant au cours des 12 derniers mois, et qui ont déclaré avoir utilisé un préservatif la dernière fois qu’elles ont eu des rapports sexuels avec ce partenaire [2] Nombre de femmes de 15-24 ans qui ont eu des rapports au cours des 12 derniers mois avec un partenaire hors mariage ont déjà eu des rapports sexuels ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Préfecture Ombella Mpoko 81,9 77,4 534 21,9 413 57,9 90 Lobaye 86,8 79,6 320 10,7 255 (59,9) 27 Mambéré-Kadéï 86,7 82,7 407 17,2 337 (46,6) 58 Nana Mambéré 88,3 83,2 236 13,1 197 (37,9) 26 Sangha-Mbaéré 85,1 80,8 110 15,7 89 (45,8) 14 Ouham Pende 84,6 74,4 569 22,5 424 44,2 95 Ouham 84,2 75,4 375 26,2 283 22,5 74 Kémo 82,6 74,9 148 15,0 111 (38,4) 17 Nana-Grébizi 86,8 81,2 121 21,8 98 49,8 22 Ouaka 91,6 84,4 235 10,7 198 (36,5) 21 Haute-Kotto 88,0 83,4 91 23,0 76 56,1 18 Bamingui- Bangoran 81,7 74,0 24 21,1 18 (60,2) 4 Basse Kotto 89,6 79,9 333 11,0 266 (19,0) 29 Mbomou 86,0 74,9 171 18,1 128 (38,0) 23 Haut Mbomou 91,1 85,6 54 43,7 46 45,3 20 Bangui 81,3 75,1 1142 39,9 858 72,8 342 Milieu de résidence Urbain 82,7 76,7 2160 32,9 1657 66,0 546 Rural 86,4 78,8 2733 15,5 2154 35,9 335 Âge 15-19 69,9 64,6 2285 27,9 1476 52,8 412 20-24 97,8 89,5 2609 20,0 2335 56,1 468 Etat matrimonial Déjà mariée/en union 99,6 91,6 3783 15,9 3464 55,3 551 Jamais mariée/ en union 34,0 31,1 1108 95,2 345 53,2 329 Instruction de la femme Aucune 89,1 82,0 1603 11,7 1314 36,0 154 Primaire 82,7 76,1 2149 23,5 1636 50,7 384 Secondaire et plus 82,7 75,4 1142 39,6 861 67,3 341 Tableau HA .11 : Rapports sexuels avec des partenaires occasionnels : femmes de 15-24 ans (suite) Caractéristiques Pourcentage de femmes de 15-24 ans qui : Nombre de femmes de 15-24 ans Pourcentage qui ont eu des rapports sexuels avec un partenaire hors mariage, non cohabitant au cours des 12 derniers mois [1] Nombre de femmes de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Pourcentage de femmes de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels avec un partenaire hors mariage, non cohabitant au cours des 12 derniers mois, et qui ont déclaré avoir utilisé un préservatif la dernière fois qu’elles ont eu des rapports sexuels avec ce partenaire [2] Nombre de femmes de 15-24 ans qui ont eu des rapports au cours des 12 derniers mois avec un partenaire hors mariage ont déjà eu des rapports sexuels ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 87,2 78,3 929 15,1 727 29,8 110 Second 88,0 81,4 898 14,3 730 39,7 104 Moyen 88,2 81,3 877 20,6 712 43,3 147 Quatrième 83,1 76,6 1027 25,4 787 59,5 200 Le plus riche 79,3 73,4 1163 37,4 854 70,0 320 Ethnie du chef de ménage Haoussa 79,7 71,8 251 15,3 180 (25,3) 28 Sara 76,2 68,6 305 27,6 210 (41,4) 58 Mboum 89,7 74,7 307 19,5 229 (48,9) 45 Gbaya 86,6 81,7 1384 23,7 1131 53,7 268 Mandja 83,3 76,8 424 23,0 326 51,9 75 Banda 88,2 81,7 1047 24,7 855 57,8 211 Ngbaka-Bantou 82,0 75,0 366 18,4 275 (61,0) 51 Yakoma-Sango 77,4 70,3 352 22,2 247 (71,2) 55 Zandé/Nzakara 89,7 86,1 127 42,5 109 59,8 47 Autres ethnies locales 86,4 80,4 161 24,3 130 (51,0) 32 Ethnies non centrafricaines 83,1 69,3 144 7,5 99 * 7 Manquant (78,9) (78,9) 25 * 20 * 5 Total 84,8 77,9 4894 23,1 3811 54,5 880 [1] Indicateur MICS 9.15 ; [2] Indicateur MICS 9.16 ; Indicateur OMD 6.2; *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés ; ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés 12 .5 .6 Rapport sexuel occasionnel et utilisation du préservatif : hommes de 15 à 24 ans Les jeunes hommes sexuellement actifs (42%) comparés aux jeunes femmes sexuellement actives (23%), courent deux fois plus de risque d’avoir des rapports sexuels avec des partenaires occasionnelles (tableau HA.11M). Cependant, l’usage du préservatif, est plus fréquent chez les garçons (66%) que chez les filles (55%). Si le pourcentage des jeunes ayant des rapports avec des partenaires occasionnelles est plus important en milieu urbain que rural (47% contre 38%), le taux d’utilisation des préservatifs lors des derniers rapports sexuels avec partenaire occasionnel est deux fois plus élevé dans les zones urbaines (80%) que dans les zones rurales (49%). Le pourcentage des jeunes ayant des rapports sexuels avec des partenaires occasionnels varie selon le niveau d’instruction et le quintile de bien-être économique du ménage. Le taux d’utilisation de préservatif varie de 45% chez les jeunes hommes sans instruction à 78% chez ceux de niveau secondaire ou plus et de 43% à 83% entre les ménages les plus pauvres et les ménages les plus riches. Enfin, les jeunes hommes appartenant aux ménages plus riches (83%) sont nombreux à faire usage du préservatif lors des rapports sexuels occasionnels que les jeunes issus de ménages plus pauvres (43%). M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 307306 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L Tableau HA .11M : Rapports sexuels avec des partenaires occasionnels: hommes de 15-24 ans Pourcentage de ceux âgés de 15-24 ans qui ont déjà eu des rapports sexuels, pourcentage de ceux ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, pourcentage de ceux qui ont eu des rapports sexuels avec un partenaire hors mariage, non cohabitant au cours des 12 derniers mois et ceux qui ont eu des rapports sexuels avec un partenaire hors mariage, non cohabitant, pourcentage de ceux ayant utilisé un préservatif la dernière fois qu’ils ont eu des rapports sexuels avec ce partenaire, RCA 2010 Caractéristiques Pourcentage d’hommes âgés de 15-24 ans qui : Nombre d’hommes âgés de 15- 24 ans Pourcentage de ceux qui ont eu des rapports sexuels avec un partenaire hors mariage, non cohabitant au cours des 12 derniers mois [1] Nombre d’hommes âgés de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Pourcentage d’hommes âgés de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels avec un partenaire hors mariage, non cohabitant au cours des 12 derniers mois, ayant utilisé un préservatif la dernière fois qu’ils ont eu des rapports sexuels avec ce partenaire [2] Nombre d’hommes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois avec un partenaire non marié ont déjà eu des rapports sexuels ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Préfecture Ombella Mpoko 71,9 65,9 165 48,6 109 69,9 80 Lobaye 64,6 58,5 117 41,8 69 64,6 49 Mambéré-Kadéï 69,8 69,8 125 42,3 87 (57,8) 53 Nana Mambéré 76,6 70,0 81 44,1 56 (53,4) 36 Sangha-Mbaéré 54,1 51,9 38 40,0 19 (70,2) 15 Ouham Pende 63,6 61,3 184 37,9 113 (42,9) 70 Ouham 55,9 53,8 141 35,5 76 (38,0) 50 Kémo 65,1 63,8 60 43,9 38 63,0 26 Nana-Grébizi 65,0 61,6 45 37,5 28 (68,5) 17 Ouaka 80,0 78,3 68 46,7 54 (55,7) 32 Haute-Kotto 69,6 69,6 24 44,9 16 (64,3) 11 Bamingui- Bangoran 66,3 58,7 10 (47,7) 6 (66,5) 5 Basse Kotto 63,3 58,8 110 25,3 65 (72,2) 28 Mbomou 64,4 59,6 61 41,5 36 (43,1) 25 Haut Mbomou (77,5) (75,2) 12 (63,8) 9 (64,6) 8 Bangui 60,0 53,3 535 45,8 285 81,8 245 Milieu de résidence Urbain 62,2 57,4 844 46,7 484 80,1 394 Rural 66,5 62,4 940 38,1 586 48,9 358 Âge 15-19 40,1 36,3 954 32,0 346 59,9 305 20-24 92,4 87,2 831 53,8 724 68,9 447 Etat matrimonial Déjà marié/en union 100,0 96,6 679 50,8 656 62,6 345 Jamais marié/ en union 42,6 37,5 1104 36,8 414 67,6 406 Manquant * * 1 * 1 * 1 Tableau HA .11M : Rapports sexuels avec des partenaires occasionnels : hommes de 15-24 ans (suite) Caractéristiques Pourcentage d’hommes âgés de 15-24 ans qui : Nombre d’hommes âgés de 15- 24 ans Pourcentage de ceux qui ont eu des rapports sexuels avec un partenaire hors mariage, non cohabitant au cours des 12 derniers mois [1] Nombre d’hommes âgés de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Pourcentage d’hommes âgés de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels avec un partenaire hors mariage, non cohabitant au cours des 12 derniers mois, ayant utilisé un préservatif la dernière fois qu’ils ont eu des rapports sexuels avec ce partenaire [2] Nombre d’hommes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois avec un partenaire non marié ont déjà eu des rapports sexuels ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Instruction Aucune 69,8 66,8 174 39,1 116 44,9 68 Primaire 61,6 56,7 901 36,3 511 55,9 327 Secondaire et plus 66,7 62,5 709 50,3 444 77,7 357 Manquant/NSP * * 0 * 0 * 0 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 70,5 66,2 279 33,8 185 42,9 94 Second 74,5 70,0 336 42,0 235 42,5 141 Moyen 62,5 60,7 288 41,8 175 62,0 120 Quatrième 66,0 61,1 345 45,5 211 74,3 157 Le plus riche 55,1 49,4 537 44,6 265 83,2 240 Ethnie du chef de ménage Haoussa 56,8 50,8 59 (32,3) 30 (68,7) 19 Sara 64,7 63,9 116 (54,6) 74 (36,3) 63 Mboum 64,3 56,9 79 (34,4) 45 (77,3) 27 Gbaya 64,4 60,6 524 38,5 318 63,5 202 Mandja 61,5 56,2 170 39,7 95 74,3 67 Banda 63,7 58,9 385 41,1 227 66,4 158 Ngbaka-Bantou 65,8 59,6 143 46,9 85 70,3 67 Yakoma-Sango 57,5 52,3 130 38,3 68 (72,6) 50 Zandé/Nzakara 80,5 74,6 51 58,1 38 (58,9) 29 Autres ethnies locales 72,0 71,9 55 (45,5) 40 (59,2) 25 Ethnies non centrafricaines (73,3) -68,7) 59 (58,3) 41 (78,3) 34 Manquant * * 14 * 11 * 10 Total 64,4 60,0 1785 42,2 1071 65,2 752 [1] Indicateur MICS 9.15 ; [2] Indicateur MICS 9.16; Indicateur OMD 6.2; *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés; ( ): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L 309308 M I C S | V I H / S I D A E T C O M P O R T E M E N T S E X U E L CONCLUSION Tout au long de ce chapitre, l’analyse des différents tableaux a montré l’influence de certaines caractéristiques quant à la connaissance des femmes et des hommes des modes de prévention à l’infection du VIH/SIDA, y compris la transmission mère-enfant, leurs comportements sexuels à risque et la volonté (ou le manque de volonté) de se prémunir contre la probabilité d’y être infecté par le virus du VIH. On reconnait volontiers l’influence de certains facteurs comme le sexe, l’âge, le milieu de résidence, la préfecture et le statut matrimonial. On admet également le poids et l’influence des facteurs culturels associés à la religion et la tradition du groupe ethnique. Cependant, il est clairement apparu des relations intéressantes entre le niveau d’instruction de la femme, de l’homme et le niveau de bien-être économique de leur ménage et les tendances observées dans la valeur de certains indicateurs. On est tenté de conclure que les facteurs déterminants dans le niveau de connaissance des hommes et des femmes et de leurs comportements sont principalement le niveau d’instruction et le quintile du bien-être économique corroborés par les autres caractéristiques des enquêtés. M I C S | P R É V A L E N C E D E L ’ I N F E C T I O N V I H E T F A C T E U R S A S S O C I É S 311310 M I C S | P R É V A L E N C E D E L ’ I N F E C T I O N V I H E T F A C T E U R S A S S O C I É S XIII . PRÉVALENCE DE L’INFECTION VIH ET FACTEURS ASSOCIÉS Ce chapitre présente les informations sur le taux de couverture du test de dépistage du VIH parmi les hommes et les femmes éligibles, la prévalence du VIH chez les personnes enquêtées et les facteurs associés à l’infection au VIH. Apparue en 1984 en République Centrafricaine, l’infection au VIH constitue un véritable problème de santé publique où elle représente une cause importante de mortalité avec un impact négatif sur le développement économique et social du pays. Afin de disposer d’informations fiables sur l’infection au sein de la population adulte âgée de 15-49 ans, le gouvernement de la République Centrafricaine a été décidé d’inclure, ave l’appui de ses partenaires au développement13, le volet sérologie VIH dans la quatrième enquête à indicateurs multiples (MICS4) tout cela avait été fait dans la MICS3 en 2006. Avant MICS3, il n’y avait pas de données fiables sur la prévalence de l’infection au niveau national et selon certaines caractéristiques des populations et des ménages. En effet, les seules estimations existantes étaient basées sur trois types de sources : 1) des enquêtes épidémiologiques de séroprévalence menées à Bangui entre 1985 et 1988 et portant sur la population âgée de 15-44 ans ; 2) un premier système de surveillance sentinelle entre 1989 et 1994 ciblant les femmes enceintes reçues en consultation prénatale (CPN), les donneurs de sang, les tuberculeux et les consultants pour infection sexuellement transmissible (IST). Entre 1994 et 1997 la surveillance a couvert 14 formations sanitaires urbains et touchait également les étudiants et les travailleurs du secteur privé à Bangui ; et 3) une cartographie de l’infection à VIH menée en 2002 en milieux urbain et rural et utilisant la méthodologie de la séro-surveillance par site sentinelle. La cible était constituée des femmes enceintes venues en première CPN dans 48 formations sanitaires (FOSA), dont les 14 sites sentinelles de 1994-1997 (MICS-3, 2009). Il est évident que les données provenant des sites sentinelles sont d’une grande valeur parce qu’elles peuvent être disponibles de façon régulière et elles sont moins coûteuses à collecter que celles d’une enquête nationale représentative de la population générale. Toutefois, les données de ces sites de surveillance présentent plusieurs limites importantes. La limite majeure est principalement liée au fait que les femmes enceintes ne sont pas représentatives de la population générale en âge reproductif (Slutkin et al., 1988). Le plus évident c’est que les niveaux de la prévalence de VIH varient entre les femmes et les hommes ; or les hommes ne sont évidemment pas représentés dans les données provenant des sites sentinelles. De plus, le niveau de prévalence est généralement plus élevé chez les femmes enceintes que chez les femmes dans la population générale, car parmi les femmes non enceintes il y a les femmes non actives sexuellement, et donc peu exposées au VIH. Les niveaux de prévalence varient aussi avec l’âge. Les femmes qui se rendent dans les services de soins prénatals peuvent avoir une distribution d’âge qui est différente de celle des femmes dans la population générale. Enfin, la couverture géographique pourrait présenter une autre source de biais inhérente à la répartition des sites sentinelles qui se trouvent le plus souvent dans les zones urbaines ou semi-urbaines là où la prévalence du VIH est peut-être la plus élevée. Pour le volet sérologie, l’enquête MICS de 2010 a intégré un test de dépistage du VIH, en utilisant un protocole anonyme, liant les résultats aux principales caractéristiques sociodémographiques et comportementales des individus. Les données sur le VIH fournissent les informations nécessaires permettant de mesurer l’évolution de l’épidémie, d’évaluer l’impact des programmes en cours et de mesurer les progrès du Cadre Stratégique National de Lutte contre le VIH/sida. En outre, les résultats de MICS4 permettront de réajuster les estimations de prévalence basées sur les données annuelles du système de surveillance sentinelle afin que les tendances de l’infection au VIH entre deux enquêtes soient mesurées avec une meilleure précision dans la population générale. Enfin, les données de MICS4, fournissant des données comportementales liées à la prévalence du VIH, peuvent être utilisées pour mieux guider les programmes de prévention du VIH. 13 Le volet de la sérologie VIH de MICS4 a été financé à hauteur de $710,000, dont $390,000 fournis par l’UNFPA, $300,000 par la Coordination Nationale du Comité National de Lutte contre le SIDA (CN/CNLS) sur des fonds de la Banque Mondiale et $20,000 par l’OMS. M I C S | P R É V A L E N C E D E L ’ I N F E C T I O N V I H E T F A C T E U R S A S S O C I É S 313312 M I C S | P R É V A L E N C E D E L ’ I N F E C T I O N V I H E T F A C T E U R S A S S O C I É S Le présent chapitre décrit d’abord le protocole de l’étude, présente ensuite les taux de couverture et analyse la prévalence et ses facteurs associés parmi la population générale, les jeunes et les couples. Enfin, une estimation de l’ampleur réelle de l’épidémie et une comparaison avec d’autres pays de l’Afrique subsaharienne ayant mené une enquête similaire sont proposées. 13 .1 PROTOCOLE DU TEST DE DIAGNOSTIC DE L’INFECTION PAR LE VIH 13 .1 .1 Collecte des échantillons Comme nous l’avons indiqué plus haut, la quatrième Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples en République Centrafricaine de 2010, réalisée dans le cadre du programme de l’UNICEF Multiple Indicator Cluster Surveys (MICS) est la deuxième enquête à effectuer le test de détection de l’infection par le VIH dans la population générale de la RCA. Il faut noter qu’avec cette expérience, la RCA reste le premier pays à intégrer un volet sérologique à une enquête MICS. La détection de l’infection par le VIH est basée sur le protocole anonyme-lié développé par le programme international DHS14 (Demographic and Health Survey) et approuvé par le Comité d’Éthique d’ICF Macro. Selon ce protocole, aucun nom ou autre caractéristique individuelle ou géographique permettant d’identifier un individu n’est lié à l’échantillon de sang. Le Comité scientifique chargé de la validation des protocoles d’études et des résultats de la Faculté des Sciences et de la Santé de l’Université de Bangui a également approuvé le protocole anonyme-lié spécifique pour l’enquête MICS4. Étant donné que les tests de détection de l’infection par le VIH étaient strictement anonymes, il n’était pas possible d’informer les personnes testées des résultats de leur examen. Par contre, au moment de l’enquête, qu’elles aient accepté ou non d’être testées pour le VIH, les personnes éligibles recevaient un coupon pour obtenir, si elles le souhaitaient, des conseils et un test gratuit auprès d’un Centre de Prévention et de Dépistage Volontaire (CPDV). Le test de dépistage de l’infection par le VIH a été effectué dans un sous-échantillon de ménages de MICS, représentatif de l’ensemble du pays. Ainsi, dans un ménage sélectionné par l’enquête sur deux, toutes les femmes de 15-49 ans et tous les hommes de 15-59 ans étaient éligibles pour le test VIH. Au total, 6 471 femmes et 6 128 hommes ont été sélectionnés pour le test. L’équipe de terrain, constituée de deux membres, était chargée des prélèvements sanguins auprès des personnes éligibles des ménages inclus dans l’enquête. Chaque personne éligible recevait une information sur les procédures de prélèvement, la confidentialité et l’anonymat du test. Après obtention du consentement éclairé des personnes éligibles, l’agent de terrain prélevait, par piqûre au bout du doigt, au moyen d’un vaccinostyle stérile plusieurs gouttes de sang sur un papier buvard, tout en respectant les précautions d’hygiène et de sécurité recommandées. Trois étiquettes comportant un code barre spécifique de l’individu prélevé étaient ensuite collées sur le papier buvard supportant le sang, sur le Questionnaire ménage au niveau de la ligne correspondant au consentement de la personne éligible et sur une fiche de transmission. Les gouttes de sang sur papier buvard étaient séchées pendant 24 heures au minimum, dans une boîte de séchage contenant des substances dessicatives. Le lendemain, chaque échantillon séché était placé dans un sachet en plastique imperméable à fermeture hermétique contenant par ailleurs des dessiccants et un indicateur d’humidité pour assurer la conservation des prélèvements. Les sachets en plastique individuels étaient ainsi conservés jusqu’à leur acheminement au laboratoire de l’Institut Pasteur (IP) de Bangui. Sur place, les échantillons étaient stockés à – 20 °C avant leur exploitation technique. Pour garantir la fiabilité des prélèvements sanguins, leur conservation et la transmission au laboratoire, cinq (5) étudiants en médecine en fin de cycle ont été recrutés pour gérer le matériel de prélèvement afin d’éviter les ruptures de stock, superviser les travaux sur le terrain, contrôler la qualité des prélèvements et assurer leurs transferts au laboratoire. Parmi les cinq étudiants, quatre étaient régulièrement sur le terrain pour encadrer les travaux de prélèvement, tandis que le cinquième restait au bureau à Bangui pour contrôler et centraliser les prélèvements avant de les transférer à l’Institut Pasteur. 13 .1 .2 Procédure de laboratoire Avant de commencer l’analyse des échantillons de sang séché prélevés au cours de l’enquête MICS4, l’IP Bangui a mené une étude de validation pour s’assurer que l’analyse de sang séché et les réactifs utilisés donneraient des résultats fiables. Cette étude a consisté à tester en parallèle des DBS (dried blood spot) et du sérum prélevés simultanément chez différents individus. Ces tests ont été effectués pour 30 sujets séronégatifs et 30 sujets séropositifs vis-à-vis de l’infection par le VIH avec les tests utilisés en routine au laboratoire (Murex® et Determine®). L’étude a montré une concordance parfaite entre les résultats sur les DBS et sur le sérum. Pour les échantillons prélevés dans l’enquête, la première étape consistait à obtenir à partir des papiers buvards comportant le sang séché, un disque calibré de 6 mm à l’aide d’une poinçonneuse. Le disque était ensuite plongé dans 250 microlitres de Phosphate Buffered Saline (PBS) pendant une nuit à 4 °C pour élution. L’éluant obtenu était directement utilisé pour les tests sérologiques selon les recommandations des fabricants. Dans le cadre de cette étude, deux tests sérologiques ont été utilisés pour le diagnostic de l’infection par le VIH. Il s’agit de tests « ELISA » (Enzyme Linked ImmunoSorbent Assay) de 4ème génération qui mettent en évidence les anticorps spécifiques dirigés contre le VIH1 et le VIH2 ainsi que certains antigènes du VIH1 qui peuvent être détectés dans le sang avant l’apparition des anticorps. Ces tests sérologiques sont donc les plus sensibles et spécifiques existants actuellement. Le test Vironostika® de BioMérieux®, réputé plus sensible, a été utilisé en première intention pour tous les échantillons (ELISA 1). Tous les échantillons dépistés positifs ainsi que 10% des négatifs à ce premier test ont été ensuite analysés au moyen du test Murex® de Abbott (ELISA 2). L’algorithme utilisé (figure 1) est résumé ci-dessous. Graphique VI.1: Algorithme de dépistage du VIH, RCA 2010 14 Le programme international DHS comprend les enquêtes sur les ménages suivantes : Enquêtes Démographiques et de Santé - Demographic and Health Surveys (DHS), Enquêtes sur les Indicateurs du Sida – AIDS Indicator Surveys (AIS), et Enquêtes sur les Indicateurs du Paludisme – Malaria Indicator Surveys (MIS). Tous les échantillons pour lesquels une discordance était observée entre les résultats des tests Virosnotika® et Murex® ont été testés par Western Blot (kit HIV blot 2.2® de MP Diagnostics) pour préciser le statut sérologique. Ce même test a été effectué, en parallèle, pour 5 échantillons négatifs et 5 échantillons positifs avec les 2 techniques Elisa qui faisaient office de témoins et ont été tirés au sort. Au total, 29 tests WB ont été réalisés. En outre, 2% des échantillons négatifs, 15% des positifs et les 4 échantillons « indéterminés » ont été envoyés au Laboratoire de Bactérologie-Virologie, Université Cheikh Anta Diop, CHU le Dantec à Dakar pour un contrôle de qualité externe. Ce contrôle a montré une concordance parfaite entre les résultats clairement interprétables (négatif ou positif) de l’IP Bangui et ceux du Laboratoire le Dantec de Dakar. Pour les 4 échantillons classés « Indéterminés » par l’IP Bangui, 2 ont été également classés « Indéterminés » par Dakar, 1 a été classé « Négatif » et 1 a été classé « Positif » (IP Bangui, 2011). M I C S | P R É V A L E N C E D E L ’ I N F E C T I O N V I H E T F A C T E U R S A S S O C I É S 315314 M I C S | P R É V A L E N C E D E L ’ I N F E C T I O N V I H E T F A C T E U R S A S S O C I É S 13 .2 Taux de couverture du test de VIH La population éligible pour le test du VIH est la population adulte enquêtée dans un ménage sur deux, âgés de 15-49 ans pour les femmes et 15-59 ans pour les hommes, ayant dormi dans le ménage la nuit précédant l’interview. Il faut signaler que les analyses sont faites sans inclure la préfecture de la Vakaga. 13 .2 .1 Taux de couverture selon le milieu de résidence Le tableau 13.1 fournit les taux de couverture du test de VIH chez les femmes et les hommes, selon le milieu de résidence et le motif pour lequel le prélèvement de sang n’a pas été effectué. Sur l’ensemble des 12 599 personnes éligibles des deux sexes, plus de 85% ont accepté d’effectuer le test de VIH. Ce niveau global cache cependant des disparités importantes selon les préfectures puisqu’il varie de d’un minimum de 67% à Bangui, la capitale, à un maximum de 93% dans la préfecture de la Basse-Kotto, suivie de 91% dans les préfectures de la Nana-Mambéré et de la Ouaka. Il est également plus élevé en milieu rural (87%) qu’en milieu urbain (79%). Par ailleurs, les taux de couverture sont plus élevés chez les femmes que chez les hommes, cela quel que soit le lieu de résidence. Dans l’ensemble, il est de 89% chez femmes contre 82% chez les hommes. Pendant MICS-3 2006, ces taux étaient de 88% chez les femmes contre 80% chez les hommes. Chez les femmes, les taux de couverture les plus élevés sont observés dans les préfectures de l’Ombella- Mpoko (95%), de la Basse-Kotto et de la Ouaka (94% dans les deux cas), de la Nana-Mambéré (93%), de la Haute-Kotto (92%) et de la Sangha-Mbaéré (91%). Par contre, les taux les plus faibles sont enregistrés dans la capitale Bangui (73%). Chez les hommes, les taux les plus élevés sont observés dans les préfectures de la Basse-Kotto (92%), de l’Ouham et de la Nana-Mambéré (89% pour les deux cas) et les taux les plus faibles sont à Bangui (61%), dans le Bamingui-Bangoran (77%), la Haute-Kotto et la Nana-Grébizi (78% pour les deux cas). Le faible taux de couverture observé dans ces préfectures pourrait s’expliquer par les activités minières et les conflits armés entre les groupes ethniques d’une part et les groupes rebelles d’autre part. En effet, dans les zones minières, les populations, le plus souvent les hommes, sont absents de leur ménage pour une longue durée. Quant aux conflits, ils se sont traduits au moment de l’enquête par la fuite des populations dans la brousse et une méfiance à l’égard des missions gouvernementales. Pour 5% des femmes et des hommes enquêtés, on n’a pas disposé de sang pour leur test du VIH pour différentes raisons : refus d’effectuer le test (2%), absence au moment du prélèvement de sang (2%), et problèmes logistiques ou techniques au moment de la collecte du sang ou au moment du test (1%). Par ailleurs, plus de 10% n’ont pas été enquêtés. Globalement, le taux de refus est plus élevé en milieu urbain (3%) qu’en milieu rural (1%) et les taux de refus les plus élevés ont été observés à Bangui (6%) et dans la préfecture du Bamingui-Bangoran (4%) du fait de l’insuffisance de la sensibilisation au début de l’opération, de la peur de la stigmatisation et de l’insécurité. Tableau VI .1: Couverture du test du VIH selon le milieu et la région de résidence Répartition (en%) des femmes de 15-49 ans et des hommes de 15-59 ans éligibles pour le test du VIH selon qu’ils ont effectué, ou non, le test selon le milieu et la région de résidence non pondéré), RCA 2010 Caractéristique sociodémographique Couverture du test Ensemble Effectif Sang prélevé Refus d’effectuer le test Absent au moment du prélèvement de sang Autre/manquant Enquêtés Non enquêtés Enquêtés Non enquêtés Enquêtés Non enquêtés Enquêtés Non enquêtés FEMMES Milieu de résidence Urbain 85,1 1,6 3,3 2,0 1,8 5,4 0,8 0,1 100 2349 Rural 90,5 1,1 1,3 0,6 1,2 4,7 0,7 0,0 100 4122 Région Région 1 91,4 1,0 0,9 1,4 0,6 4,5 0,1 0,1 100 898 Région 2 91,2 1,6 1,3 0,6 0,2 4,8 0,0 0,2 100 1233 Région 3 90,3 1,5 0,8 0,6 1,3 5,0 0,4 0,0 100 839 Région 4 88,9 0,8 1,9 0,5 1,4 4,3 2,3 0,0 100 1194 Région 5 88,8 0,7 4,0 0,7 0,6 4,9 0,1 0,0 100 668 Région 6 90,4 0,5 1,0 0,9 2,5 4,1 0,6 0,1 100 1026 Région 7 72,6 3,4 6,4 3,9 4,2 8,3 1,1 0,0 100 613 Préfecture Ombella-Mpoko 94,5 0,9 0,7 0,7 0,2 2,8 0,2 0,0 100 436 Lobaye 88,5 1,1 1,1 2,2 0,9 6,1 0,0 0,2 100 462 Mambéré Kadéï 89,9 2,7 0,5 0,9 0,0 5,4 0,0 0,7 100 444 Nana-Mambéré 92,9 1,3 1,3 0,0 0,3 4,2 0,0 0,0 100 378 Sangha-Mbaéré 91,2 0,7 2,2 1,0 0,2 4,6 0,0 0,0 100 411 Ouham-Péndé 90,0 2,1 0,2 0,9 1,6 4,6 0,7 0,0 100 438 Ouham 90,8 1,0 1,5 0,2 1,0 5,5 0,0 0,0 100 401 Kémo 90,6 1,2 1,6 0,2 0,9 5,2 0,2 0,0 100 426 Nana-Grébizi 83,4 0,9 3,0 0,7 1,8 4,2 6,0 0,0 100 433 Ouaka 93,7 0,0 0,9 0,6 1,5 3,3 0,0 0,0 100 335 Haute-Kotto 92,1 1,0 2,6 1,0 0,3 2,8 0,3 0,0 100 390 Bamingui-Bangoran 84,8 0,0 6,8 0,4 1,2 6,8 0,0 0,0 100 250 Basse-Kotto 93,7 0,3 0,3 0,3 3,0 2,3 0,3 0,0 100 398 Mbomou 89,0 0,5 1,4 1,4 1,9 4,4 1,1 0,3 100 365 Haut-Mbomou 87,1 0,8 1,5 1,1 2,7 6,5 0,4 0,0 100 263 Bangui 72,6 3,4 6,4 3,9 4,2 8,3 1,1 0,0 100 613 Total femmes 88,5 1,3 2,0 1,1 1,4 4,9 0,7 0,1 100 6471 HOMMES Milieu de résidence Urbain 72,8 1,6 2,8 13,7 4,8 3,5 0,4 0,4 100 2139 Rural 86,7 0,9 1,3 8,1 1,3 1,1 0,6 0,1 100 3989 Région Région 1 84,2 1,0 0,9 9,4 1,4 2,5 0,5 0,1 100 796 Région 2 84,4 0,7 0,4 11,6 1,3 1,2 0,1 0,3 100 1154 Région 3 87,8 1,5 0,9 7,4 0,9 0,9 0,5 0,0 100 747 Région 4 84,0 0,6 1,7 9,2 2,1 1,3 0,9 0,2 100 1166 Région 5 78,1 0,7 1,9 13,0 3,1 2,7 0,4 0,0 100 676 Région 6 85,3 1,3 2,9 6,5 2,6 0,8 0,5 0,1 100 974 Région 7 61,1 2,9 5,0 15,4 8,1 6,0 0,7 0,7 100 615 M I C S | P R É V A L E N C E D E L ’ I N F E C T I O N V I H E T F A C T E U R S A S S O C I É S 317316 M I C S | P R É V A L E N C E D E L ’ I N F E C T I O N V I H E T F A C T E U R S A S S O C I É S Tableau VI .1: Couverture du test du VIH selon le milieu et la région de résidence (suite) Caractéristique sociodémographique Couverture du test Ensemble Effectif Sang prélevé Refus d’effectuer le test Absent au moment du prélèvement de sang Autre/manquant Enquêtés Non enquêtés Enquêtés Non enquêtés Enquêtés Non enquêtés Enquêtés Non enquêtés Préfecture Ombella-Mpoko 82,9 0,5 1,0 11,4 1,0 2,2 0,7 0,2 100 404 Lobaye 85,5 1,5 0,8 7,4 1,8 2,8 0,3 0,0 100 392 Mambéré Kadéï 86,1 0,8 0,0 10,8 1,8 0,5 0,0 0,0 100 388 Nana-Mambéré 88,9 0,5 0,5 8,1 1,4 0,0 0,3 0,3 100 369 Sangha-Mbaéré 78,6 0,8 0,8 15,6 0,8 3,0 0,0 0,5 100 397 Ouham-Péndé 86,4 2,3 1,4 8,2 0,0 0,8 0,8 0,0 100 354 Ouham 89,1 0,8 0,5 6,6 1,8 1,0 0,3 0,0 100 393 Kémo 86,9 0,2 0,5 9,7 1,4 1,4 0,0 0,0 100 442 Nana-Grébizi 78,3 1,4 2,6 9,3 3,3 1,9 2,6 0,5 100 420 Ouaka 87,5 0,0 2,3 8,2 1,6 0,3 0,0 0,0 100 304 Haute-Kotto 78,1 0,5 2,1 12,1 2,8 3,9 0,5 0,0 100 389 Bamingui-Bangoran 77,3 1,2 1,6 14,9 3,5 1,2 0,4 0,0 100 255 Basse-Kotto 91,5 0,3 2,1 4,1 1,3 0,0 0,8 0,0 100 386 Mbomou 81,7 1,6 3,8 7,4 3,5 1,6 0,3 0,0 100 367 Haut-Mbomou 80,5 2,7 2,7 9,0 3,2 0,9 0,5 0,5 100 221 Bangui 61,1 2,9 5,0 15,4 8,1 6,0 0,7 0,7 100 615 Total Hommes 81,8 1,1 1,8 10,1 2,5 1,9 0,5 0,2 100 6128 ENSEMBLE Milieu de résidence Urbain 79,3 1,6 3,0 7,6 3,2 4,5 0,6 0,2 100 4488 Rural 88,6 1,0 1,3 4,3 1,2 2,9 0,6 0,1 100 8111 Région Région 1 88,0 1,0 0,9 5,2 0,9 3,5 0,3 0,1 100 1694 Région 2 87,9 1,2 0,9 5,9 0,7 3,1 0,0 0,3 100 2387 Région 3 89,2 1,5 0,9 3,8 1,1 3,1 0,4 0,0 100 1586 Région 4 86,4 0,7 1,8 4,8 1,8 2,8 1,6 0,1 100 2360 Région 5 83,4 0,7 3,0 6,9 1,9 3,8 0,3 0,0 100 1344 Région 6 87,9 0,9 1,9 3,6 2,5 2,5 0,6 0,1 100 2000 Région 7 66,9 3,2 5,7 9,7 6,2 7,2 0,9 0,3 100 1228 Préfecture Ombella-Mpoko 88,9 0,7 0,8 5,8 0,6 2,5 0,5 0,1 100 840 Lobaye 87,1 1,3 0,9 4,6 1,3 4,6 0,1 0,1 100 854 Mambéré Kadéï 88,1 1,8 0,2 5,5 0,8 3,1 0,0 0,4 100 832 Nana-Mambéré 90,9 0,9 0,9 4,0 0,8 2,1 0,1 0,1 100 747 Sangha-Mbaéré 85,0 0,7 1,5 8,2 0,5 3,8 0,0 0,2 100 808 Ouham-Péndé 88,4 2,1 0,8 4,2 0,9 2,9 0,8 0,0 100 792 Ouham 89,9 0,9 1,0 3,4 1,4 3,3 0,1 0,0 100 794 Kémo 88,7 0,7 1,0 5,1 1,2 3,2 0,1 0,0 100 868 Nana-Grébizi 80,9 1,2 2,8 4,9 2,6 3,0 4,3 0,2 100 853 Ouaka 90,8 0,0 1,6 4,2 1,6 1,9 0,0 0,0 100 639 Haute-Kotto 85,1 0,8 2,3 6,5 1,5 3,3 0,4 0,0 100 779 Bamingui-Bangoran 81,0 0,6 4,2 7,7 2,4 4,0 0,2 0,0 100 505 Basse-Kotto 92,6 0,3 1,1 2,2 2,2 1,1 0,5 0,0 100 784 Mbomou 85,4 1,1 2,6 4,4 2,7 3,0 0,7 0,1 100 732 Haut-Mbomou 84,1 1,7 2,1 4,8 2,9 3,9 0,4 0,2 100 484 Bangui 66,9 3,2 5,7 9,7 6,2 7,2 0,9 0,3 100 1228 Total 85,3 1,2 1,9 5,5 1,9 3,5 0,6 0,1 100 12599 1 Y compris les prélèvements de sang séchés, testés au laboratoire et pour lesquels on dispose d’un résultat, qu’il soit positif, négatif, ou indéterminé. Indéterminé signifie que le prélèvement est passé par tous les tests de l’algorithme mais que le résultat n’a pas été concluant. 2 Y compris: 1) autres résultats de la collecte de sang (ex. problèmes techniques sur le terrain), 2) spécimens perdus, 3) codes barre ne correspondant pas, et 4) autres résultats du laboratoire comme du sang non testé pour raisons techniques, pas assez de sang pour compléter l’algorithme, etc. 3 L’effectif total comprend 60 cas enregistrés dans la préfecture Vakaga qui n’est pas montrée ici (28 femmes et 32 hommes). Dans les tableaux qui suivent la préfecture Vakaga ne sera pas présentée. 13 .2 .2 Taux de couverture selon certaines caractéristiques démographiques Le tableau VI.2 présente les taux de couverture pour les femmes de 15-49 ans et les hommes de 15-59 ans éligibles selon qu’ils ont effectué ou non le test VIH et selon certaines caractéristiques sociodémographiques (non pondéré). D’une manière générale, les taux de couverture du test du VIH varient très peu et ne présentent pas de tendance nette selon l’âge. Toutefois, quel que soit le groupe d’âge, ces taux de couverture sont plus élevés chez les femmes que les hommes. Chez les femmes de 15-49 ans, les proportions de celles enquêtées et pour lesquelles le sang a été testé varient d’un minimum de 86% à 15-19 ans à un maximum de 90% à 40-44 ans, alors que chez les hommes de 15-59 ans, les proportions passent d’un minimum de 80% pour ceux âgés de 30-34 ans à un maximum de 85% pour les hommes âgés de 54-59 ans. Ce niveau du taux de couverture plus élevé chez les femmes que les hommes s’observe également quel que soit leur niveau d’instruction. Cependant, on note généralement une diminution des taux de participation des personnes éligibles avec l’élévation du niveau d’instruction, du primaire vers le secondaire ou plus : respectivement de 90% à 84% pour les femmes et de 84% à 77% pour les hommes. En ce qui concerne l’indice de bien-être économique, on observe une tendance à la baisse du taux de participation quand ce niveau augmente, aussi bien chez les femmes que chez hommes. Ainsi, les résultats montrent que, chez les femmes, le taux de couverture passe de 92% parmi les enquêtées des ménages du second quintile à 80% parmi celles des ménages les plus riches. Chez les hommes, le taux de participation passe de 88% parmi les enquêtés des ménages pauvres (second quintile) à 68% seulement parmi ceux des ménages les plus riches. 13 .3 PRÉVALENCE DU VIH 13 .3 .1 Prévalence du VIH selon le sexe et l’âge Les résultats du tableau VI.3 montrent que 4,9% des adultes âgés de 15-49 ans sont séropositifs, infectés par le VIH-1 (seul ou en co-infection avec le VIH-2). Ce taux a connu une baisse importante par rapport à la prévalence enregistrée lors de la MICS3 de 2006 qui était de 6,2%.Les taux de séroprévalence chez les femmes et chez les hommes de 15-49 ans, estimés respectivement à 6,3% et 3% ont également connu une diminution sensible, comme le montre le Graphique VI.2 (ces taux étaient de 7,8% et 4,3% en 2006, soit une baisse respective de 19% et 30%). En outre, le ratio d’infection entre les femmes et les hommes est de 2,10 ; autrement dit, il y a 210 femmes infectées pour 100 hommes. À ces taux de prévalence du VIH, on peut estimer la population adulte (femmes de 15-49 ans et hommes de 15-59 ans) qui serait séropositive à environ 106 340 personnes (71 018 femmes et 35 322 hommes) à la fin de 2010 . Graphique VI.2: Tendances de la prévalence de l’infection VIH entre 2006 et 2010, RCA 2010 M I C S | P R É V A L E N C E D E L ’ I N F E C T I O N V I H E T F A C T E U R S A S S O C I É S 319318 M I C S | P R É V A L E N C E D E L ’ I N F E C T I O N V I H E T F A C T E U R S A S S O C I É S Tableau VI .2: Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques Répartition (en%) des femmes de 15-49 ans et des hommes de 15-59 ans éligibles pour le test du VIH selon qu’ils ont effectué, ou non, le test, selon certaines caractéristiques sociodémographiques (non pondéré), RCA 2010 Caractéristique sociodémographique Couverture du test Ensemble Effectif Sang prélevé1 Refus d’effectuer le test Absent au moment du prélèvement de sang Autre/manquant2 Enquêtés Non enquêtés Enquêtés Non enquêtés Enquêtés Non enquêtés Enquêtés Non enquêtés FEMMES Âge 15-19 86,4 1,5 2,1 1,0 1,7 6,6 0,5 0,1 100 1357 20-24 88,4 1,5 2,6 0,9 1,2 4,4 1,0 0,1 100 1366 25-29 89,7 1,3 1,7 1,4 1,3 4,2 0,5 0,0 100 1182 30-34 89,4 1,2 1,5 1,3 1,1 3,8 1,4 0,4 100 848 25-39 88,8 1,0 2,4 0,8 1,5 5,1 0,4 0,0 100 721 40-44 90,0 1,6 1,1 1,1 1,9 4,2 0,2 0,0 100 570 45-49 88,8 0,2 2,3 1,2 1,2 5,9 0,5 0,0 100 427 Instruction Aucune 89,3 1,8 1,3 1,1 1,1 4,8 0,5 0,0 100 2626 Primaire 89,6 0,8 2,0 0,8 1,4 4,7 0,7 0,0 100 2888 Secondaire ou plus 83,6 1,4 3,8 1,9 2,3 5,7 1,2 0,3 100 955 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 91,1 1,0 1,2 0,5 1,3 4,2 0,5 0,1 100 1298 Second 91,7 0,8 1,3 0,5 1,5 3,6 0,6 0,0 100 1459 Moyen 89,5 1,1 1,6 1,0 1,1 4,8 0,7 0,1 100 1492 Quatrième 87,2 1,3 2,6 1,2 0,9 5,6 1,0 0,2 100 1293 Le plus riche 80,2 2,6 4,1 2,7 2,6 7,2 0,6 0,0 100 929 Total Femmes 88,5 1,3 2,0 1,1 1,4 4,9 0,7 0,1 100 6471 HOMMES Âge 15-19 81,1 1,6 3,1 9,0 2,0 2,6 0,6 0,2 100 1014 20-24 81,0 2,0 2,0 9,3 2,6 2,4 0,6 0,0 100 939 25-29 81,7 1,3 1,3 10,7 2,8 1,4 0,7 0,2 100 1020 30-34 80,4 0,5 1,5 11,2 3,5 2,2 0,5 0,2 100 810 25-39 83,0 0,3 2,3 9,1 2,9 2,0 0,3 0,1 100 700 40-44 83,6 0,8 1,0 10,5 1,8 1,6 0,3 0,3 100 608 45-49 81,1 1,3 0,6 12,0 2,8 1,5 0,4 0,2 100 466 50-54 83,5 0,6 1,7 10,4 2,0 1,1 0,6 0,3 100 357 55-59 85,0 1,4 2,3 8,4 0,9 1,4 0,5 0,0 100 214 Instruction Aucun 81,9 2,6 1,6 9,6 1,9 1,3 0,4 0,7 100 851 Primaire 85,0 0,8 1,8 8,2 1,9 1,7 0,4 0,1 100 3195 Secondaire ou plus 77,2 1,0 1,9 12,7 3,8 2,5 0,8 0,0 100 2071 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 87,6 1,0 1,2 7,0 1,4 1,3 0,3 0,1 100 1249 Second 87,1 0,9 1,6 7,2 1,7 0,9 0,4 0,1 100 1482 Moyen 84,9 1,0 1,6 8,7 1,8 1,5 0,4 0,1 100 1383 Quatrième 75,9 1,5 1,9 14,8 2,8 2,1 0,8 0,2 100 1133 Le plus riche 67,5 1,4 3,3 15,3 6,1 5,0 0,8 0,6 100 881 Total Hommes 81,8 1,1 1,8 10,1 2,5 1,9 0,5 0,2 100 6128 1 Y compris les prélèvements de sang séchés, testés au laboratoire et pour lesquels on dispose d’un résultat, qu’il soit positif, négatif, ou indéterminé. Indéterminé signifie que le prélèvement est passé par tous les tests de l’algorithme mais que le résultat n’a pas été concluant. 2 Y compris: 1) autres résultats de la collecte de sang (ex. problèmes techniques sur le terrain), 2) spécimens perdus, 3) codes barre ne correspondant pas, et 4) autres résultats du laboratoire comme du sang non testé pour raisons techniques, pas assez de sang pour compléter l’algorithme, etc. Note : 2 cas manquants pour le niveau d’instruction des femmes et 11 2 cas manquants pour le niveau d’instruction des hommes ne sont présentés ici. Le graphique VI.3 montre que la séroprévalence augmente avec l’âge chez les femmes jusqu’à 30-34 ans et chez les hommes jusqu’à 35-39 ans ; après ces âges, les tendances deviennent irrégulières. Toutefois, on note que la séroprévalence la plus importante se situe entre 40 et 44 ans chez les femmes (9,2%) et entre 35-39 ans chez les hommes (6,9%). C’est parmi les enquêtés de 15-19 ans que l’on observe le niveau le plus faible aussi bien chez les femmes (2,5%) que chez les hommes (0,2%). Tableau VI .3 Prévalence du VIH selon l’âge Parmi les femmes de 15-49 ans et les hommes de 15-59 ans qui ont été enquêtés et qui ont effectué le test du VIH, pourcentage qui sont VIH-1 positifs selon l’âge, MICS RCA 2010 Femmes Hommes Pourcentage positifs VIH Effectif Pourcentage positifs VIH Effectif Pourcentage positifs VIH Effectif Age 15-19 2,5 1 150 0,2 874 1,5 2 025 20-24 5,8 1 256 1,2 779 4,1 2 035 25-29 7,1 1 053 2,7 848 5,2 1 902 30-34 8,4 757 4,1 639 6,4 1 396 25-39 8,3 664 6,9 537 7,7 1 202 40-44 9,2 499 6,2 497 7,7 996 45-49 6,2 358 1,9 343 4,1 701 Ensemble 15-24 [1] 4,2 2 406 0,7 1 653 2,8 4 059 Ensemble 15-49 6,3 5 737 3,0 4 518 4,9 10 255 Hommes 50-59 - 0 2,2 434 - - Ensemble des hommes 15-59 - 0 2,9 4 952 - - [1] Indicteur OMD 6.1; na=Non applicable Graphique VI.3: Taux de prévalence du VIH par sexe et âge, RCA 2010 M I C S | P R É V A L E N C E D E L ’ I N F E C T I O N V I H E T F A C T E U R S A S S O C I É S 321320 M I C S | P R É V A L E N C E D E L ’ I N F E C T I O N V I H E T F A C T E U R S A S S O C I É S 13 .3 .2 Prévalence du VIH selon les variables socio-économiques Le tableau VI.4 présente les résultats concernant la prévalence du VIH selon certaines caractéristiques socio-économiques. On constate tout d’abord que, dans la population générale, la prévalence est plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (7,9% contre 2,9%). Ce taux plus élevé en urbain qu’en rural s’observe aussi bien chez les femmes (10,3% contre 3,7%) que chez les hommes (4,8% contre 1,9%), comme le montre le graphique 4. Graphique VI.4: Taux de prévalence du VIH par milieu de résidence, RCA 2010 On observe également des écarts importants selon la préfecture, comme le montre le graphique 5. Globalement, c’est dans les préfectures du Haut-Mbomou (11,9%), de la Haute-Kotto (8,5%), de Bangui (7,7%) et la Nana-Mambéré (7,7%) que la prévalence est la plus élevée. À l’opposé, dans les préfectures de la Kémo (2,9%), de la Nana-Grébizi (2,3%), de la Lobaye (2,1%), de la Basse-Kotto (1,9%) et de l’Ouham (1,0%), la prévalence est inférieure à 3%. En matière de genre, on observe des inégalités face à la vulnérabilité au VIH. Sur le plan géographique, on note un faible taux de prévalence chez les femmes vivant dans les préfectures de l’Ouham (1,3%), de la Basse-Kotto (2%) et de la Lobaye (3,2%). Par contre le niveau de prévalence le plus faible pour les hommes est enregistré dans les préfectures de l’Ouham (0,6%), de la Lobaye (0,7%) et de la Nana-Grébizi (1,0%). Graphique VI.5: Taux de prévalence du VIH par préfecture, RCA 2010 Tableau VI .4: Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques socio-économiques Pourcentage de séropositifs parmi les femmes et les hommes de 15-49 ans qui ont effectué le test du VIH, selon certaines caractéristiques socio-économiques, RCA 2010 Caractéristique socio-économique Femmes Hommes Ensemble Pourcentage positifs Effectif Pourcentage positifs Effectif Pourcentage positifs Effectif Instruction Aucun 4,0 2190 3,8 592 4,0 2782 Primaire 7,0 2424 2,1 2246 4,7 4670 Secondaire ou plus 9,3 1124 3,9 1680 6,1 2804 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 4,1 1094 1,2 862 2,8 1956 Second 3,9 1134 2,3 996 3,1 2130 Moyen 5,1 1140 2,6 885 4,0 2025 Quatrième 9,4 1185 4,6 836 7,4 2021 Le plus riche 8,9 1184 4,4 940 6,9 2124 Milieu de résidence Urbain 10,3 2275 4,8 1740 7,9 4015 Rural 3,7 3462 1,9 2778 2,9 6240 Région Région 1 5,9 983 2,4 806 4,3 1789 Région 2 6,6 973 4,3 825 5,5 1798 Région 3 4,6 1213 1,7 1030 3,2 2243 Région 4 4,1 597 2,1 544 3,2 1141 Région 5 8,1 158 4,5 142 6,4 300 Région 6 4,1 669 2,4 590 3,3 1259 Région 7 10,6 1145 4,1 1015 7,5 2160 Préfecture Ombella-Mpoko 7,8 576 3,1 447 5,8 1023 Lobaye 3,2 407 0,7 295 2,1 702 Mambéré- Kadéï 5,3 536 4,6 370 5,0 906 Nana-Mambéré 9,5 298 5,4 234 7,7 532 Sangha-Mbaéré 5,4 138 3,5 113 4,5 252 Ouham-Péndé 6,8 728 2,3 528 4,9 1256 Ouham 1,3 485 0,6 415 1,0 900 Kémo 3,5 165 2,2 150 2,9 315 Nana-Grébizi 3,4 132 1,0 109 2,3 241 Ouaka 4,7 300 3,1 228 4,0 527 Haute-Kotto 10,6 107 5,5 79 8,5 187 Bamingui-Bangoran 5,3 27 1,8 24 3,7 51 Basse-Kotto 2,0 398 1,6 334 1,9 731 Mbomou 4,6 209 2,8 164 3,8 373 Haut-Mbomou 15,9 62 5,9 41 11,9 103 Bangui 10,6 1145 4,3 967 7,7 2112 Ensemble 15-49 6,3 5737 3,0 4518 4,9 10255 Hommes 50-59 na na 2,2 434 2,2 434 Ensemble des hommes 15-59 na na 2,9 4952 2,9 4952 na = Non applicable M I C S | P R É V A L E N C E D E L ’ I N F E C T I O N V I H E T F A C T E U R S A S S O C I É S 323322 M I C S | P R É V A L E N C E D E L ’ I N F E C T I O N V I H E T F A C T E U R S A S S O C I É S Tableau VI .5: Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques Pourcentage de séropositifs parmi les femmes et les hommes de 15-49 ans qui ont effectué le test du VIH, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, RCA 2010 Caractéristique sociodémographique Femmes Hommes Ensemble Pourcentage positifs Effectif Pourcentage positifs Effectif Pourcentage positifs Effectif État matrimonial Célibataire 4,2 623 0,4 1183 1,7 1806 A eu des rapports sexuels 9,6 251 0,5 589 3,3 840 N’a jamais eu de rapports sexuels 0,5 372 0,3 594 0,4 966 Marié ou vivant ensemble 5,3 4396 3,7 3014 4,7 7410 Divorcé/séparé 11,8 505 5,6 276 9,7 781 Veuf 20,0 213 6,6 45 17,6 258 Type d’union Union polygame 6,1 1308 3,2 495 5,3 1803 Union monogame 5,0 3079 3,9 2493 4,5 5572 Pas en union 9,6 1341 1,5 1504 5,3 2845 Ne sait pas/Manquant 0,0 9 0,0 26 0,0 35 Actuellement enceinte Enceinte 4,5 793 na na na na Pas enceinte ou pas sûre 6,6 4945 na na na na Ensemble 15-49 6,3 5737 3,0 4518 4,9 10255 Hommes 50-59 na na 2,2 434 na na Ensemble des hommes 15-59 na na 2,9 4952 na na na = Non applicable. Les résultats montrent également que la prévalence augmente avec le niveau d’instruction. Chez les femmes, le taux de prévalence est plus faible parmi celles qui ne sont pas instruites (4%) contre respectivement 7% chez celles qui ont niveau d’instruction primaire et 9,3% chez celles de niveau d’instruction secondaire ou plus. Par contre, chez les hommes, on ne constate pratiquement pas d’écart entre ceux qui n’ont pas d’instruction et ceux qui ont un niveau secondaire ou plus (3,8% contre 3,9%), et c’est parmi ceux qui ont un niveau d’instruction primaire que la prévalence est la plus faible (2,1%). Le taux de séropositivité tend à augmenter avec le quintile de bien-être économique quoique d’une manière non linéaire. En effet, chez les femmes, le niveau de prévalence le plus faible est enregistré chez celles appartenant aux ménages du second quintile (3,9%), et le niveau le plus élevé chez celles appartenant aux ménages du quatrième quintile (9,4%). Chez les hommes, le taux de prévalence du VIH augmente avec l’amélioration du niveau de bien-être économique des ménages jusqu’au quatrième quintile. 13 .3 .3 Prévalence du VIH selon les variables sociodémographiques Le tableau VI.5 présente les variations du taux de séroprévalence selon certaines caractéristiques sociodémographiques. On note que la séroprévalence varie fortement en fonction de l’état matrimonial et du type d’union. En effet, au niveau des deux sexes, le taux de prévalence est beaucoup plus élevé chez les veufs et veuves (17,6%) et les personnes divorcées/ séparées (9,7%) que chez les célibataires (1,7%). Cette évolution différentielle est observée autant chez les femmes que chez les hommes. Chez les femmes, la prévalence atteint 11,8% parmi les divorcées/séparées et 20% chez les veuves contre 4,2% parmi les célibataires. Chez les hommes, les écarts sont également importants : 0,4% chez les célibataires, 5,6% chez les divorcés/séparés et 6,6% chez les veufs. Par ailleurs, les résultats indiquent que le taux de prévalence est plus élevé chez les femmes vivant en union polygame (6,1%) que chez les femmes monogames (5%). Par contre, la prévalence est un peu plus élevée parmi les hommes monogames que parmi les hommes polygames (3,9% contre 3,2%). Le tableau 5 présente également les variations de la prévalence selon que la femme est enceinte ou pas. On constate que la proportion de femmes séropositives est nettement plus élevée parmi celles qui ne sont pas enceintes ou pas sûres de l’être que parmi celles qui sont enceintes (6,6% contre 4,5%). 13 .3 .4 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel Certains comportements sexuels sont des facteurs de risque qui peuvent affecter le niveau de prévalence du VIH. Le tableau 6 présente ainsi la prévalence du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel, telles que l’âge aux premiers rapports sexuels, le nombre de partenaires sexuels et l’utilisation du condom. Il est important de rappeler que les questions concernant les comportements sexuels sont très délicates à poser et qu’il est possible que certains comportements à risque n’aient pas été déclarés. Par ailleurs, la plupart des informations collectées portent essentiellement sur le comportement sexuel au cours des 12 mois précédant l’enquête qui peut ne pas refléter un comportement sexuel à risques antérieur. Les résultats doivent donc être interprétés avec prudence. Chez les femmes et les hommes enquêtés, la prévalence du VIH ne semble pas être positivement associée à la précocité des premiers rapports sexuels. En effet, c’est chez les femmes qui ont eu leurs premiers rapports sexuels à 20 ans ou plus que la prévalence est la plus élevée (9,2%). Chez les hommes, c’est parmi ceux qui ont eu leurs premiers rapports sexuels à 18-19 ans que la proportion de séropositifs est la plus élevée (4,6%). En ce qui concerne les rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 derniers mois, on constate, de manière paradoxale, parmi les femmes, que c’est parmi celles qui n’ont pas eu de rapports sexuels au cours des 12 derniers mois que la proportion de femmes séropositives est la plus élevée (10,9%). Rappelons que ces informations qui portent sur le comportement sexuel au cours des douze mois précédant l’enquête peuvent ne pas toujours refléter le comportement sexuel antérieur. Nous avons vu par exemple que les veuves et divorcées sont celles qui sont les plus touchées par l’infection par le VIH. Cette situation peut être le résultat d’une situation antérieure (par exemple, le mari est décédé du sida) et non d’une situation récente (la femme veuve ou divorcée n’ayant peut-être plus de rapports sexuels). Chez les hommes, c’est parmi ceux qui ont eu des rapports sexuels dans les 12 derniers mois mais pas à hauts risques que la prévalence est la plus élevée (3,8%), suivie de la prévalence des hommes qui n’ont pas eu de rapports sexuels dans les 12 derniers mois (3,2%). Quant au nombre de partenaires sexuels au cours des 12 derniers mois, la différence semble peu nette. En effet, s’agissant du nombre de partenaires au cours des 12 derniers mois la prévalence est plus prononcée chez les femmes qui ont 3 partenaires ou plus (12,1%), suivie des femmes qui n’ont pas eu de partenaires (11,0%). Par contre, chez les hommes, les niveaux de prévalence changent peu selon le nombre de partenaires sexuels variant entre 3,2% chez ceux ayant 2 partenaires ou plus et 3,5% chez ceux ayant 1 partenaire. Par ailleurs, lorsqu’on considère le nombre de partenaires sexuels à hauts risques on note que la prévalence est de 6,2% chez les femmes qui n’ont pas eu de partenaires sexuels à hauts risques, contre 9,6% chez celles qui en ont eu au moins un. Chez les hommes, les variations sont irrégulières : 3,7% parmi ceux qui n’ont pas eu de partenaires sexuels, 3,4% parmi les hommes qui ont 1 partenaire et 2,2% parmi ceux qui ont deux partenaires ou plus. M I C S | P R É V A L E N C E D E L ’ I N F E C T I O N V I H E T F A C T E U R S A S S O C I É S 325324 M I C S | P R É V A L E N C E D E L ’ I N F E C T I O N V I H E T F A C T E U R S A S S O C I É S Tableau VI .6: Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel Pourcentage de séropositifs parmi les femmes et les hommes de 15-49 ans qui ont déjà eu des rapports sexuels et qui ont effectué le test du VIH, selon certaines caractéristiques du comportement sexuel, RCA 2010 Caractéristique du comportement sexuel Femmes Hommes Ensemble Pourcentage positifs Effectif Pourcentage positifs Effectif Pourcentage positifs Effectif Âge aux premiers rapports sexuels <16 6,0 2970 2,1 1130 4,9 4100 16-17 7,1 1392 3,5 1015 5,6 2408 18-19 8,0 689 4,6 942 6,0 1632 20+ 9,2 284 3,9 813 5,3 1098 Rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 derniers mois Rapports sexuels à hauts risques 9,6 773 3,0 1637 5,1 2410 Rapports sexuels mais pas à hauts risques 5,5 3949 3,8 2063 4,9 6012 Pas de rapports sexuels au cours des 12 derniers mois 10,9 618 3,2 207 9,0 824 Nombre de partenaires sexuels au cours des 12 derniers mois 0 11,0 614 3,4 195 9,1 810 1 5,9 4341 3,5 2511 5,1 6852 2 7,2 263 3,2 710 4,3 973 3+ 12,1 113 3,3 391 5,3 504 Manquant 4,6 8 2,7 99 2,9 107 Nombre de partenaires sexuels à hauts risques au cours des 12 derniers mois 0 6,2 4563 3,7 2262 5,4 6825 1 9,6 550 3,4 1094 5,5 1644 2+ 9,6 226 2,2 551 4,4 777 Utilisation du condom A déjà utilisé un condom 13,6 178 nd nd nd nd N’a jamais utilisé de condom 6,5 5162 nd nd nd nd Utilisation du condom lors des derniers rapports sexuels au cours des 12 derniers mois A utilisé un condom 8,0 553 2,5 798 4,7 1351 N’a pas utilisé de condom 5,9 3945 3,7 2732 5,0 6677 Pas de rapports sexuels au cours des 12 derniers mois 11,2 598 3,5 191 9,4 789 Manquant 5,0 243 3,9 186 4,5 429 Utilisation du condom lors des derniers rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 derniers mois A utilisé un condom 10,7 345 3,6 939 5,5 1284 N’a pas utilisé de condom 8,7 431 2,3 706 4,7 1137 Pas de rapports sexuels/de rapports sexuels à hauts risques/au cours des 12 derniers mois 6,2 4563 3,7 2262 5,4 6825 Nombre de partenaires sexuels sur la durée de vie 1 3,5 1989 1,6 340 3,2 2329 2 5,2 1362 4,1 444 5,0 1806 3-4 9,0 1132 3,5 668 7,0 1800 5-9 11,6 494 2,4 846 5,8 1340 10+ 16,4 222 4,0 1257 5,9 1479 Non déclaré 14,7 141 4,6 352 7,5 493 Ensemble 15-491 6,7 5339 3,4 3907 5,3 9246 Hommes 50-59 na na 2,2 433 na 433 Ensemble des hommes 15-59 na na 3,3 4340 na 4340 na = Non applicable; nd = Non déclaré; 1 Y compris 9 cas pour lesquels l’information sur l’âge aux premiers rapports sexuels est manquante. Contrairement à ce à quoi on pouvait s’attendre la prévalence du VIH est plus élevée parmi les femmes qui ont déjà utilisé un condom (13,6%) que parmi celles qui n’en ont jamais utilisé (6,5%). Le niveau de prévalence est également plus élevé chez les femmes qui ont utilisé un condom (8%) que chez celles qui n’en ont pas utilisé au cours des derniers rapports sexuels des 12 derniers mois (5,9%). Comme il a été souligné plus haut, ces résultats peuvent signifier qu’il s’agit de femmes qui veulent éviter la surinfection. Par contre, chez les hommes qui ont utilisé un condom, la prévalence est plus faible que chez ceux qui n’en ont pas utilisé (2,5% contre 3,7%). Considérant les résultats de la prévalence du VIH en fonction de l’utilisation du condom lors des rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 derniers mois, on constate que la proportion de femmes séropositives est nettement plus élevée chez celles qui ont utilisé un condom que chez celles qui n’en ont pas utilisé. Chez les hommes, la prévalence du VIH est plus élevée chez ceux qui ont utilisé les condoms lors des derniers rapports à hauts risques au cours des 12 derniers mois que chez ceux qui n’en ont pas utilisé. Il est difficile de déterminer le sens de la relation entre l’utilisation du condom et le VIH, les condoms pouvant être utilisés par les personnes séronégatives pour se protéger du VIH, mais aussi par les personnes séropositives pour protéger leurs partenaires ou éviter la surinfection. C’est ce dernier type de relation qui semble se dégager des résultats de cette enquête. Les résultats selon le nombre de partenaires sur la durée de vie montrent que le niveau de prévalence augmente de façon régulière avec le nombre de partenaires sexuels que les femmes enquêtées ont eus : de 3,5% pour celles qui n’ont eu qu’un seul partenaire, le taux de prévalence passe à 16,4% quand le nombre de partenaires est de 10 ou plus. Chez les hommes, on observe une tendance plutôt irrégulière : la prévalence du VIH la plus élevée est observée parmi ceux qui ont 2 partenaires sexuels (4,1%). 13 .3 .5 Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans En général, les jeunes sont vulnérables à l’infection à VIH en raison de nombreux facteurs, notamment les comportements sexuels risqués, la toxicomanie (y compris l’usage de drogues par injection), le manque d’information ou l’accès à des renseignements erronés au sujet de la sexualité et la transmission du VIH. La présente section permet d’apprécier le niveau d’infection du VIH dans ce sous-groupe dont l’avenir de la République Centrafricaine en dépend. Le tableau 7 présente la prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques et certains comportements sexuels. Etant donné que peu d’enfants infectés au VIH survivent jusqu’à l’adolescence, l’infection chez les jeunes fournit une indication des infections récentes et peut fournir, indirectement, une estimation de l’incidence de nouveaux cas. La prévalence moyenne du VIH chez les jeunes de 15-24 ans est de 2,8% : 4,2% chez les femmes et 0,7% chez les hommes, correspondant à un ratio femme/homme de 6. Ce qui signifie que, dans ce groupe d’âges, 600 femmes sont infectées pour 100 hommes. La prévalence augmente très rapidement avec l’âge (graphique 6) en particulier chez les femmes : de 2,0% chez les femmes de 15-17 ans, la prévalence passe à 5,1% chez celles de 20-22 ans et à 11,8% chez celles de 23-24 ans. Chez les hommes, la progression est moins rapide : de 0,5% des hommes de 15-19 ans sont séropositifs contre 1,4% à 20-24 ans. Graphique VI.6: Prévalence du VIH par sexe et âge chez les jeunes de 15-24 ans, RCA 2010 M I C S | P R É V A L E N C E D E L ’ I N F E C T I O N V I H E T F A C T E U R S A S S O C I É S 327326 M I C S | P R É V A L E N C E D E L ’ I N F E C T I O N V I H E T F A C T E U R S A S S O C I É S Les variations du niveau de prévalence selon les caractéristiques sociodémographiques présentées au tableau VI.7 indiquent que c’est parmi les jeunes femmes divorcées et séparées que le taux de prévalence est le plus élevé (11,5%). À l’opposé, c’est parmi les jeunes femmes célibataires que le taux d’infection est le plus faible (1,4% contre 4,3% parmi les femmes en union). En outre, les résultats montrent, comme il fallait s‎’y attendre, une prévalence moins élevée parmi les femmes qui n’ont jamais eu de rapports sexuels que parmi celles qui en ont déjà eu (0,5% contre 3,3%). On constate par ailleurs que le taux d’infection diffère très peu parmi les jeunes femmes qui ne sont pas enceintes ou pas sûres de l’être par rapport à celles qui sont enceintes (4,2% contre 4,1%). Les résultats selon le milieu et la préfecture de résidence font aussi apparaître des écarts importants de prévalence. Quel que soit le sexe, la proportion de jeunes séropositifs est légèrement plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (6,7% contre 2,3% chez les jeunes femmes et 1,0% contre 0,4% chez les jeunes hommes). Les niveaux de prévalence font apparaitre des écarts importants selon la préfecture. La prévalence est plus élevée parmi les femmes de la Haute-Kotto (11,9%) et de la Nana-Mambéré (11,1%) que parmi celles des autres préfectures. Les résultats selon le niveau d’instruction font apparaître que le niveau de prévalence le plus élevé est observé parmi les jeunes femmes qui ont une instruction secondaire ou plus (5,1%), et parmi les jeunes hommes qui n’ont aucune instruction (1,4%). Les variations selon les quintiles de bien-être économique ne font apparaître aucune tendance du niveau de prévalence dans la population des jeunes femmes et des jeunes hommes de 15-24 ans. La proportion de jeunes séropositifs la plus élevée est enregistrée parmi les jeunes femmes et parmi les jeunes hommes appartement au quatrième quintile (respectivement 6,4% et 1,4%). Le tableau VI.8 présente les proportions de jeunes femmes et de jeunes hommes séropositifs selon certaines caractéristiques du comportement sexuel. Les résultats font apparaître que les jeunes femmes ayant eu des rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 derniers mois se caractérisent par une prévalence plus élevée que celles qui ont eu des rapports sexuels qui n’étaient pas à risques et que celles n’ayant pas eu de rapports sexuels récents (7,6% contre, respectivement 4% et 5,4%). Ce type de variation s’observe chez les hommes (1,1% contre, respectivement 0,6% et 0,0%). Par ailleurs, il ne se dégage pas une tendance nette de la prévalence en fonction du nombre de partenaires au cours des 12 derniers mois. Toutefois, le niveau de prévalence le plus élevé s’observe parmi les jeunes ayant 3 partenaires ou plus (14,2% chez les jeunes femmes et 3,4% chez les jeunes hommes). Chez les jeunes femmes, le taux d’infection au VIH augmente avec le nombre de partenaires à hauts risques au cours des 12 derniers mois, passant de 4,2% chez celles en n’ayant aucun partenaire à 8,4% chez celles en ayant eu au moins deux. Enfin, on constate que la prévalence est plus élevée parmi les jeunes femmes de 15-24 ans qui n’ont pas utilisé de condom au cours des premiers rapports sexuels que chez celles qui en ont utilisé (5,1% contre 4,3%). Par contre, le niveau de prévalence est plus élevé parmi les jeunes femmes qui ont utilisé le condom lors des derniers rapports sexuels au cours des 12 derniers mois que parmi ceux qui ne l’ont jamais utilisé (5,5% contre 4,8%). Chez les jeunes hommes, il n’y a pas de différence significative entre ceux qui ont utilisé et ceux qui n’ont pas utilisé de condom. Tableau VI .7: Prévalence du VIH parmi les jeunes selon certaines caractéristiques sociodémographiques Pourcentage de séropositifs parmi les jeunes femmes et les jeunes hommes de 15-24 ans qui ont effectué le test du VIH, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, RCA 2010 Caractéristique sociodémographique Femmes Hommes Ensemble Pourcentage positifs Effectif Pourcentage positifs Effectif Pourcentage positifs Effectif Âge 15-19 2,5 1150 0,2 874 1,5 2025 15-17 2,0 606 0,0 536 1,0 1142 18-19 3,1 544 0,5 338 2,1 883 20-24 5,8 1256 1,2 779 4,1 2035 20-22 5,1 815 1,2 498 3,6 1313 23-24 7,2 441 1,4 281 4,9 722 État matrimonial Célibataire 1,4 541 0,2 1027 0,6 1568 A eu des rapports sexuels 3,3 179 0,1 449 1,0 628 N’a jamais eu de rapports sexuels 0,5 363 0,3 578 0,4 941 Actuellement marié ou vivant ensemble 4,3 1665 1,5 539 3,6 2204 Divorcé/séparé/veuf 11,5 200 1,2 87 8,4 287 Actuellement enceinte Enceinte 4,1 413 na na na na Pas enceinte ou pas sûre 4,2 193 na na na na Milieu de résidence Urbain 6,7 1022 1,0 742 4,4 1764 Rural 2,3 1384 0,4 912 1,6 2295 Région Région 1 3,2 420 0,0 272 2,0 691 Région 2 6,5 366 1,4 234 4,5 600 Région 3 4,1 502 0,5 322 2,7 824 Région 4 3,4 259 0,0 167 2,0 426 Région 5 8,1 70 1,9 39 5,9 109 Région 6 1,5 274 0,3 168 1,1 442 Région 7 4,9 515 1,1 451 3,1 967 Préfecture Ombella-Mpoko 4,8 259 0,0 159 3,0 418 Lobaye 0,7 160 0,0 113 0,4 273 Mambéré-Kadéï 4,5 188 1,8 121 3,5 310 Nana-Mambéré 11,1 124 1,0 76 7,3 200 Sangha-Mbaéré 2,5 54 0,7 37 1,7 90 Ouham-Péndé 6,7 304 0,9 181 4,5 485 Ouham 0,0 198 0,0 141 0,0 339 Kémo 1,2 65 0,0 60 0,6 125 Nana-Grébizi 2,2 65 0,0 41 1,3 106 Ouaka 5,1 129 0,0 66 3,3 195 Haute-Kotto 11,9 46 3,6 21 9,2 67 Bamingui-Bangoran 2,4 10 0,0 9 1,3 20 Basse-Kotto 0,8 167 0,0 103 0,5 270 Mbomou 0,4 82 1,0 53 0,6 135 Haut-Mbomou 10,1 25 0,0 12 6,8 37 Bangui 4,9 515 1,1 451 3,1 967 Instruction Aucune 4,0 772 1,4 166 3,6 937 Primaire 3,9 1094 0,6 845 2,5 1939 Secondaire ou plus 5,1 541 0,6 643 2,7 1183 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 3,3 459 1,1 271 2,5 731 Second 4,1 441 0,2 321 2,5 762 Moyen 3,5 455 0,5 281 2,3 736 Quatrième 6,4 502 1,4 312 4,4 814 Le plus riche 3,7 549 0,5 468 2,2 1017 Ensemble 4,2 2406 0,7 1653 2,8 4059 na = Non applicable M I C S | P R É V A L E N C E D E L ’ I N F E C T I O N V I H E T F A C T E U R S A S S O C I É S 329328 M I C S | P R É V A L E N C E D E L ’ I N F E C T I O N V I H E T F A C T E U R S A S S O C I É S Tableau VI .8: Prévalence du VIH parmi les jeunes selon certaines caractéristiques du comportement sexuel Pourcentage de séropositifs parmi les jeunes femmes et les jeunes hommes de 15-24 ans qui ont déjà eu des rapports sexuels et qui ont effectué le test du VIH, selon certaines caractéristiques du comportement sexuel, RCA 2010 Caractéristique du comportement sexuel Femmes Hommes Ensemble Pourcentage positifs Effectif Pourcentage positifs Effectif Pourcentage positifs Effectif Rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 derniers mois Rapports sexuels à hauts risques 7,6 431 1,1 710 3,6 1141 Rapports sexuels mais pas à hauts risques 4,0 1433 0,6 286 3,4 1719 Pas de rapports sexuels au cours des 12 derniers mois 5,4 176 0,0 79 3,7 256 Nombre de partenaires sexuels au cours des 12 derniers mois 0 5,5 173 0,0 71 3,9 244 1 4,4 1669 0,6 602 3,4 2271 2 5,1 128 0,3 218 2,1 346 3+ 14,2 68 3,4 153 6,7 221 Manquant 0,0 3 0,0 31 0,0 34 Nombre de partenaires sexuels à hauts risques au cours des 12 derniers mois 0 4,2 1605 0,4 358 3,5 1963 1 7,1 312 1,2 417 3,7 729 2+ 8,4 124 1,0 300 3,2 424 Utilisation du condom au cours des premiers rapports sexuels A utilisé un condom 4,3 406 0,8 417 2,5 822 N’a pas utilisé de condom 5,1 1617 1,0 653 3,9 2270 Manquant 0,0 10 0,0 4 0,0 14 Utilisation du condom lors des derniers rapports sexuels au cours des 12 derniers mois A utilisé un condom 5,5 317 0,9 398 2,9 715 N’a pas utilisé de condom 4,8 1462 1,0 545 3,8 2007 Pas de rapports sexuels au cours des 12 derniers mois 5,8 165 0,0 68 4,1 233 Manquant 2,8 97 0,6 64 1,9 161 Ensemble 4,9 2041 0,9 1075 3,5 3116 Tableau VI .9: Prévalence du VIH selon d’autres caractéristiques Pourcentage de séropositifs parmi les femmes et les hommes de 15-49 ans qui ont déjà eu des rapports sexuels et qui ont effectué le test du VIH selon qu’ils ont effectué ou non un test du VIH avant l’enquête, MICS RCA 2010 Caractéristique Femmes Hommes Ensemble Pourcentage positifs Effectif Pourcentage positifs Effectif Pourcentage positifs Effectif A déjà effectué un test 9,7 2142 5,5 1350 8,1 3492 A reçu les résultats 9,7 1985 5,7 1222 8,2 3207 N’a pas reçu les résultats 9,5 157 3,5 128 6,8 285 N’a jamais effectué de test 4,4 2773 2,3 2409 3,4 5181 Manquant 6,7 425 2,4 148 5,6 574 Ensemble 15-49 6,7 5339 3,4 3907 5,3 9246 Tableau VI .10: Test du VIH antérieur à l’enquête selon le statut sérologique actuel Répartition (en%) des femmes et des hommes de 15-49 ans selon qu’ils ont effectué ou non un test du VIH avant l’enquête et par statut sérologique, MICS RCA 2010 Test du VIH antérieur à l’enquête Femmes Hommes Ensemble VIH positif VIH négatif VIH positif VIH négatif VIH positif VIH négatif A déjà effectué un test et connaît les résultats du dernier test 53,2 33,9 51,7 27,4 52,8 31,0 A déjà effectué un test et n’a pas reçu les résultats du dernier test 4,1 2,7 3,4 2,9 3,9 2,8 N’a jamais effectué de test 34,1 51,1 42,4 64,6 36,4 57,2 Manquant 8,6 12,3 2,6 5,1 7,0 9,1 Ensemble 100 100 100 100 100 100 Effectif 364 5374 135 4383 499 9756 13 .3 .6 Prévalence du VIH et autres facteurs à risques Le tableau VI.9 présente la prévalence du VIH pour les personnes ayant déjà eu des rapports sexuels selon qu’elles ont, ou non, effectué un test du VIH avant l’enquête. La proportion de personnes infectées par le VIH est nettement plus élevée chez les femmes et les hommes ayant déjà effectué le test du VIH (respectivement, 9,7% et 5,5%) que chez celles et ceux qui n’ont jamais effectué de test du VIH (respectivement 4,4% et 2,3%). Le tableau VI.10 fournit des informations plus détaillées concernant les relations entre un test du VIH antérieur et le statut sérologique actuel de l’enquêté. Bien que l’on constate que la proportion de personnes séropositives ayant déjà effectué un test et connaissant le résultat du dernier test est nettement plus importante que celle des personnes séronégatives (53% contre 31%), les résultats du tableau montrent néanmoins que presque quatre personnes séropositives sur dix (36%) n’ont jamais effectué de test du VIH et ne peuvent donc pas prendre les mesures adéquates pour éviter de transmettre l’infection. La proportion de femmes séropositives qui ont effectué un test et qui en connaissent les résultats est pratiquement la même que celle des hommes (53% contre 52%). M I C S | P R É V A L E N C E D E L ’ I N F E C T I O N V I H E T F A C T E U R S A S S O C I É S 331330 M I C S | P R É V A L E N C E D E L ’ I N F E C T I O N V I H E T F A C T E U R S A S S O C I É S 13 .3 .7 Prévalence du VIH en Afrique Subsaharienne En guise de rappel, l’estimation du taux de prévalence du VIH à partir de la MICS4 2010 est de 4,9% pour la population adulte (hommes et femmes) âgée de 15-49 ans de la République Centrafricaine. Les taux de la prévalence du VIH estimés selon la même méthodologie des enquêtes du programme international DHS qui ont été menées récemment dans plusieurs pays africains sont présentés au graphique 7. Il ressort de cette figure que la prévalence du VIH en RCA est l’une des plus élevées en Afrique Centrale (deuxième après le Cameroun), et elle est presque trois à six fois supérieure à la prévalence des pays de l’Afrique de l’Ouest. Graphique VI.7: Taux de prévalence du VIH en Afrique subsaharienne M I C S | A N N E X E S 333332 M I C S | A N N E X E S ANNEXE A : PLAN DE SONDAGE La méthodologie d’échantillonnage adoptée dans le cadre de l’Enquête à Indicateurs Multiples (MICS4) est celle d’un sondage stratifié à deux degrés. Au premier degré sont tirées les unités aréolaires issues du découpage du territoire nationale lors des travaux de la cartographie du 3ème recensement général de la population et de l’habitation en 2003 communément appelées Aires de Dénombrement (AD). A l’intérieur des AD sont sélectionnés au deuxième degré les ménages qui sont soumis aux interviews des enquêteurs. Le présent document décrit la démarche envisagée pour chacune des deux étapes. I. Tirage des Aires de Dénombrement (AD) Le tirage des unités primaires de sondage se fera par préfecture et milieu de résidence afin d’améliorer l’efficacité du plan de sondage. Sur un total de 3428 Aires de Dénombrement (AD) constitutives de la base de sondage du RGPH, 3337 AD ont été jugées accessibles par l’enquête. Le tableau AN1 donne la répartition au niveau et leur poids relatif par préfecture et milieu de résidence. Tableau AN1: Répartition des AD par préfecture et milieu de résidence Préfecture Répartition des AD Poids des AD (en%) Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble Ombella-Mpoko 118 201 319 3,5 6,0 9,6 Lobaye 34 190 224 1,0 5,7 6,7 Mambéré-Kadéï 111 201 312 3,3 6,0 9,3 Nana-Mambéré 44 163 207 1,3 4,9 6,2 Sangha-Mbaéré 22 67 89 0,7 2,0 2,7 Ouham-Péndé 44 343 387 1,3 10,3 11,6 Ouham 56 248 304 1,7 7,4 9,1 Kémo 28 78 106 0,8 2,3 3,2 Nana-Grébizi 20 56 76 0,6 1,7 2,3 Ouaka 57 189 246 1,7 5,7 7,4 Bamingui-Bangoran 9 19 28 0,3 0,6 0,8 Haute-Kotto 29 37 66 0,9 1,1 2,0 Vakaga 8 42 50 0,2 1,3 1,5 Basse-Kotto 24 218 242 0,7 6,5 7,3 Mbomou 27 127 154 0,8 3,8 4,6 Haut-Mbomou 10 34 44 0,3 1,0 1,3 Bangui 483 0 483 14,5 0,0 14,5 Ensemble 1124 2213 3337 33,7 66,3 100 Source RGPH03 L’enquête MICS-4 exige la sélection préalable de 476 Aires de Dénombrement (AD), uniformément reparties par préfecture. Cependant, à l’intérieur de chaque préfecture, il s’est avéré nécessaire d’allouer proportionnellement les AD entre les zones urbaines et rurales. De sorte que le tirage des AD soit fait en respectant une stratification selon la préfecture et le milieu de résidence soit au total 35 strates. Le tableau AN2 présente la répartition des AD et des ménages échantillon par préfecture et milieu de résidence. Tableau AN2: Répartition des AD-échantillons par préfecture et par milieu de résidence Préfectures Echantillon des ménages Echantillon des AD Urbain Rural Total Urbain Rural Total Ombella-Mpoko 336 448 784 12 16 28 Lobaye 112 672 784 4 24 28 Mambéré-Kadéï 280 504 784 10 18 28 Nana-Mambéré 196 588 784 7 21 28 Sangha-Mbaéré 224 560 784 8 20 28 Ouham-Pende 112 672 784 4 24 28 Ouham 196 588 784 7 21 28 Kémo 224 560 784 8 20 28 Nana-Grébizi 168 616 784 6 22 28 Ouaka 196 588 784 7 21 28 Bamingui-Bangoran 252 532 784 9 19 28 Haute-Kotto 308 476 784 11 17 28 Vakaga 168 616 784 6 22 28 Basse-Kotto 112 672 784 4 24 28 Mbomou 168 616 784 6 22 28 Haut-Mbomou 196 588 784 7 21 28 Bangui 784 0 784 28 0 28 Ensemble 3808 9324 13328 136 333 476 Une fois ces paramètres fixés, à l’intérieur de chacune des strates, nous opérerons un tirage des AD en leur accordant des chances inégales d’appartenir à l’échantillon. Les probabilités d’être sélectionnées sont prises proportionnellement à leur poids en nombre de ménages. Une fois ces 28 AD tirées par préfecture, nous procédons à l’aide de la cartographie obtenue, à la matérialisation physique sur ces cartes. Ces cartes serviront à la reconnaissance des AD par les agents de collecte recrutés à cet effet. Ils y procéderont au dénombrement des ménages dont la liste servira au tirage des ménages échantillon de la zone sélectionnée. II. Procédure de tirage des ménages dans les AD Il est retenu de tirer 28 ménages par AD en recourant à un tirage aléatoire systématique. La procédure à mettre en œuvre se présente ainsi qu’il suit : Etablissement de la liste des ménages Cette liste sera établie au moment du dénombrement des ménages par les enquêteurs et sous la supervision du chef d’équipe. Ce dernier veillera à ce qu’aucun ménage résidant dans l’AD ne soit omis. Le nombre total de ménages N dans l’AD correspond au numéro du dernier ménage dénombré sur la fiche de dénombrement des ménages. M I C S | A N N E X E S 335334 M I C S | A N N E X E S Taille de l’échanti llon La taille de l’échantillon (n) est le nombre de ménage à tirer. Ce nombre fixé à 28 sera identique pour toutes les AD. Le pas de tirage (K) désigne le rapport entre le nombre total de ménage et la taille de l’échantillon. Formellement, K = N n Sélection des ménages La sélection des ménages au 2ème degré sera faite avec la méthode aléatoire systématique en appliquant un pas de tirage (K). Le pas de tirage est le nombre de ménages qui séparent 2 ménages échantillonnés. Le pas dans chaque AD sera calculé en divisant le nombre de ménages (N) de l’AD par le nombre de ménages à tirer dans l’AD (K=N/28). Le nombre obtenu (K) par cette opération est le pas de sondage permettant de sélectionner les ménages de l’échantillon. Choix du premier ménage à enquêter 1. Une fois le dénombrement effectué, le chef d’équipe devra calculer le pas de tirage (K) 2. Le chef d’équipe choisira ensuite au hasard un nombre aléatoire (a) compris entre 1 et le pas de tirage (K). Le ménage portant ce numéro (a) tiré est le premier à enquêter. 3. Le choix des ménages suivants à enquêter se fera en ajoutant à ce nombre (a) le pas de sondage et ainsi de suite jusqu’à épuisement des 28 ménages. Exemple 1. Le nombre de ménages au sein de l’AD sélectionnée pour l’enquête a été estimé à 200 (N). Le nombre de ménages à échantillonner dans le village est de 28. Le pas de tirage (K) est donc de 7,14 (200/28). 2. Le chef d’équipe choisira ensuite au hasard un nombre aléatoire (a) compris entre 1 et le pas de sondage (P), soit un nombre compris entre 1 et 7. Si par exemple, le nombre aléatoire (a) est 3, cela signifie que le ménage portant le numéro 3 sera le premier à être enquêté. 3. Le prochain ménage à enquêter sera déterminé en ajoutant au nombre aléatoire (3) le pas de sondage (7,14) : 3 +7,14 = 10,14. Le ménage portant le numéro 11 sera le deuxième ménage enquêté. 4. Le troisième ménage à enquêter sera déterminé en ajoutant au nombre précédent non arrondi (10,14) le pas de sondage (7,14) le pas de sondage (7,14) ; 10,14 + 7,14 = 17,28. Le ménage portant le numéro 18 sera le troisième ménage enquêté. Et ainsi de suite jusqu’à obtenir 28 ménages au sein de l’AD. ANNEXE B : PROcéDuRES Du TEST DE DéPISTAGE Du VIH ET TRAITEmENT DES DONNéES SuR LE VIH L’ONUSIDA et l’OMS recommandent que des enquêtes au niveau national pour obtenir des données de séroprévalence soient incorporées dans les systèmes de surveillance de seconde génération du VIH dans les pays à épidémie généralisée de façon à fournir les informations nécessaires pour calibrer les données provenant des systèmes de surveillance de routine16 . C’est dans ce cadre qu’il a été prévu d’inclure un test de dépistage du VIH dans le Cadre de la MICS4 RCA en 2010. L’enquête a été réalisée par l’Institut National de la Statistique (INS) et le Laboratoire de l’Institut Pasteur à Bangui a été chargé de l’analyse des prélèvements sanguins. ICF Macro a fourni l’assistance technique pour la réalisation du volet de l’enquête relatif aux prélèvements de sang et à la coordination des activités du laboratoire. L’enquête a utilisé le protocole anonyme-lié développé par ICF Macro et utilisé dans plus de 30 pays (voir graphique ci-dessous). L’objectif premier de la partie sérologie de MICS4 RCA est de fournir le niveau général de prévalence dans la population des hommes de 15-59 ans et des femmes de 15-49 ans. Le second objectif est de rendre toutes les variables de la base de données de l’enquête disponibles pour analyser le statut de séropositivité des individus tout en maintenant l’anonymat des sujets testés. Enfin, MICS4 2010 faisant suite à MICS3 2006, au cours de laquelle la prévalence du VIH avait été estimée selon la même méthodologie, il est possible de comparer les résultats de deux enquêtes et d’analyser les tendances. Le consentement éclairé On a demandé à tous les individus sélectionnés pour le test de dépistage de fournir un consentement volontaire éclairé autorisant le prélèvement de sang pour le test du VIH. Pour ce faire, une déclaration résumant les procédures utilisées ainsi que les bénéfices et les risques que comporte le test a été lu à chaque individu. En plus de la déclaration formelle de consentement volontaire éclairé, les enquêtés ont pu poser des questions concernant l’enquête qui les ont aidé à décider de participer ou non à ce test. Dans le cas où l’enquêté a moins de 18 ans, on a demandé, soit au père ou à la mère, soit à la personne responsable du mineur, soit à un autre adulte responsable présent dans le ménage au moment de l’enquête, de donner son consentement pour la collecte de sang de l’individu mineur. Ensuite, on a demandé personnellement au mineur s’il consent à fournir un échantillon de sang pour le test du VIH. L’enquêteur a enregistré la réponse (ou dans le cas d’un mineur, celle des parents/personnes responsables/autre adulte) sur le questionnaire et signera le questionnaire pour attester qu’il/elle a bien lu le consentement et que la décision enregistrée sur le questionnaire est bien celle de l’enquêté17. Aux personnes ayant accepté le prélèvement de sang pour le test du VIH, on a demandé alors de fournir un consentement volontaire éclairé autorisant le Laboratoire de l’Institut Pasteur à Bangui de conserver le sang après avoir effectué le test du VIH pour d’éventuels tests additionnels, non encore déterminés. Dans le cas où l’enquêté a moins de 18 ans, on a demandé, soit au père ou à la mère, soit à la personne responsable du mineur, soit à un autre adulte responsable présent dans le ménage au moment de l’enquête, de donner son consentement pour conserver le sang pour des tests ultérieurs. On a demandé ensuite personnellement au mineur s’il consent à fournir un échantillon de sang pour le test du VIH. L’enquêteur a enregistré la réponse (ou dans le cas d’un mineur, celle des parents/personnes responsables/autre adulte) sur le questionnaire et a signé le questionnaire pour attester qu’il/elle a bien lu le consentement et que la décision enregistrée sur le questionnaire est bien celle de l’enquêté. Méthode de prélèvement: Des gouttes de sang ont été prélevées en utilisant la technique de prélèvement de sang par piqûre au bout du doigt. Avant le prélèvement du sang, on a nettoyé le doigt à l’aide d’une gaze pré imprégnée d’alcool et on le laissera séché à l’air libre. Dans un deuxième temps, on a piqué le bout du doigt avec une lancette stérile, rétractable et non réutilisable. On a éliminé la toute première goutte de sang avec une compresse stérile. Les gouttes suivantes ont été utilisées pour remplir complètement 3 à 5 cercles pré-imprimés sur du papier-filtre spécial prévu pour recueillir le sang. On 16 UNAIDS/WHO Working Group on Global HIV/AIDS and STI Surveillance, 2000. Second generation surveillance for HIV: The next decade. WHO/CDS/CSR/EDC/2000.5. UNAIDS/00.03E, p. 13. 17 Dans la mesure où une part importante de la population en sait pas lire et écrire, l’enquêteur signe le questionnaire en lieu et place de l’enquêté(e) pour attester que le consentement a bien été obtenu ou non. M I C S | A N N E X E S 337336 M I C S | A N N E X E S a laissé sécher les gouttes de sang pendant environ 24 heures avant de les stocker dans des sacs en plastiques hermétiques (Ziplock) avec des dessicants et des bandes de contrôle d’humidité. Les sacs de sang séché (Dried Blood Spot – DBS) ont été ensuite transférés à l’INS pour contrôle de la couverture de l’échantillon, puis au Laboratoire. Les prélèvements de sang séché ont été conservés environ 3 semaines sans être réfrigérés. L’INS a pris toutes les mesures nécessaires pour que coordinateurs de l’enquête collectent les échantillons de sang auprès des équipes d’enquête et les ramènent régulièrement à l’INS de façon à ce qu’ils ne passent pas plus de 2 semaines environ sur le terrain. Anonymat: Le test de dépistage du VIH est anonyme. Aucun nom ni aucun élément d’identification n’a figuré sur les échantillons de sang séché. Par contre, des codes à barres pré-imprimés correspondant à des nombres générés au hasard ont été collés sur le papier filtre et sur les questionnaires. Les enquêtés n’ont pas eu connaissance des résultats du test puisque, étant donné la façon dont les procédures ont été conçues, les agents de terrain n’ont pas pu, en aucun cas, connaître le statut de séroprévalence des enquêtés. Les questionnaires ont été centralisés à l’INS pour la saisie informatique, alors que les prélèvements de sang ont été centralisés, congelés et stockés au Laboratoire jusqu’à ce que le Laboratoire ait été soit autorisé à analyser les prélèvements. Lorsque l’INS a terminé la saisie des données, le fichier de données de l’enquête a été vérifié, apuré, et les coefficients de pondération appliqués. Lorsqu’on a été sûr que le fichier de données est dans son format final, tous les identifiants permettant de retrouver un individu (plus précisément les numéros de grappe et d’arrondissements) ont été brouillés et remplacés par des numéros générés aléatoirement. Tout autre identifiant (numéro de ménage, etc.) a été détruit du fichier de données. Par ailleurs, les couvertures des questionnaires contenant ces identifiants ont également été détruites (brûlées). Tout autre document sur papier (ex. fichiers de transmission) ou électronique (ex. fichiers de données intermédiaires) a également été détruit. A ce stade, le Laboratoire a été autorisé à commencer d’analyser les prélèvements de sang. Lorsque les prélèvements de sang ont été tous analysés, le résultat de chaque prélèvement a été rattaché aux données de l’enquêté correspondant en utilisant le code barre. On a disposé alors du statut de séroprévalence de chaque personne enquêtée ayant accepté le test du VIH, mais il ne sera plus possible d’identifier cette personne. Comme les résultats du test ne pouvaient être reliés à l’identité de la personne testée, il n’y a pas eu de risque que les résultats puissent être divulgués par inadvertance. La confidentialité de l’identité de l’individu a été maintenue en rendant les données « anonymes », c’est-à-dire que les numéros de grappe et de ménage associés à chaque individu ont été brouillés de façon à ce que l’association entre l’enregistrement des données individuelles et le lieu et le ménage correspondants soit rendue impossible. Les résultats du test du VIH n’ont été reliés à la base de données qu’une fois que les informations d’identité ont été brouillées. Tout enregistrement sur papier qui auraient pu, d’une manière ou d’une autre, compromettre l’anonymat des enquêtés a été aussi détruit : ainsi toutes les couvertures des questionnaires ménage et individuel, ainsi que les fiches de transmission ont été détruites. Avantages pour les enquêtés: Un des objectifs secondaires de l’inclusion du test du VIH a été de faire en sorte que de plus en plus de personnes aient été testées et connaissent leur statut. La méthodologie utilisée dans l’enquête n’a pas permis de retourner les résultats des tests réalisés au cours de l’enquête18. Par contre, une brochure éducative sur le VIH/sida a été fournie à tous les participants à l’enquête et à toute autre personne du ménage sélectionné ou à l’extérieur du ménage qui avait réclamé de l’information sur le VIH. Par ailleurs, chaque enquêté(e) éligible pour le test, qu’il/elle ait accepté ou non de fournir un échantillon de sang, devait recevoir, s’il/elle le désirait, un coupon pour obtenir conseil et test volontaire gratuit auprès des établissements de santé offrant ces services et devrait être encouragé à visiter ces services ; on devrait fournir également le nom et adresse de tous les établissements offrant ces services. En outre, le conjoint/ partenaire de la personne enquêtée, ainsi que tout autre membre du ménage ou de la communauté désirant obtenir des conseils et test pourrait également recevoir ce coupon et ces informations pratiques. L’enquête devrait ainsi servir ainsi de moyen de promotion du test de dépistage du VIH. Protocole du laboratoire et assurance de la qualité Le Laboratoire de l’Institut Pasteur à Bangui a été identifié pour le traitement des gouttes de sang séché pour la détection des anticorps du VIH. Le Laboratoire a suivi un algorithme utilisant trois tests ELISA différents pour la recherche des anticorps anti-VIH-1/VIH-2. Tous les prélèvements positifs au premier ELISA ont été testés avec ELISA-2. Les prélèvements positifs aux deux ELISA ont été déclarés positifs. Les échantillons discordants aux tests deux ELISA ont été testés à nouveau en utilisant Western Blot. Dans le cadre du contrôle de qualité interne (et en plus des contrôles de qualité internes déjà établis au Laboratoire), 5% des prélèvements négatifs au premier ELISA ont été testés avec ELISA-2. Un programme informatique fourni par ICF Macro a permis de sélectionner les échantillons à re-tester. Au fur et à mesure que les échantillons sanguins collectés sur le terrain sont parvenus au Laboratoire, les prélèvements ont été vérifiés pour contrôle de la couverture de l’échantillon, puis stockés à -20o C. Les tests n’ont été effectués qu’à partir du moment où les données de l’enquête ont été brouillées (environ un mois après la fin de la collecte des données). Il était prévu que tous les tests soient effectués dans une période d’environ 4 mois. On s’attendait à ce qu’un maximum de 14,000 prélèvements sanguins arrivent au Laboratoire (voir algorithme en Annexe C) : le Laboratoire devait donc effectuer un maximum de 14,000 tests ELISA-1, suivi d’un maximum de 1 500 ELISA-2 et d’un maximum de 200 Western Blot. Un laboratoire indépendant a été identifié pour assurer le contrôle de qualité externe. Le contrôle de qualité externe a porté sur 2 % des négatifs (autres que les négatifs ré-testés par le Laboratoire) et 15 % des positifs. Un programme informatique fourni par ICF Macro a permis de sélectionner les échantillons à ré-tester. Après environ 1 mois de travail (environ 3,500 prélèvements devraient être testés), un premier lot de prélèvements a été envoyé pour contrôle de qualité externe (soit environ 25 positifs et 70 négatifs) : ces prélèvements ont été testés immédiatement et les résultats communiqués immédiatement au Laboratoire et à ICF Macro. En cas de différence significative dans les résultats, le Laboratoire a arrêté la suite des tests, a identifié l’origine des différences et a corrigé les problèmes identifiés avant de reprendre la suite des tests. Un deuxième lot a été envoyé pour contrôle de qualité externe environ 1 mois plus tard, un troisième 1 mois plus tard. Un dernier lot portant sur les derniers échantillons testés a été envoyé pour contrôle de qualité externe lorsque tous les échantillons avaient été testés au Laboratoire. Risques pour les participants à l’enquête Les risques associés à la procédure de prélèvement du sang ont été considérés comme minimes. La zone de prélèvement du sang a été complètement nettoyée avec une gaze pré-imprégnée d’alcool avant la piqûre. La piqûre a été effectuée avec une lancette stérile, rétractable et non réutilisable qui contient une très petite lame qui est activée par une gâchette. Le flux de sang a été arrêté par pression sur l’endroit de la piqûre avec une compresse de gaze. Une fois que le saignement fut arrêté, la zone a été protégée de l’infection par un pansement adhésif. Pour le test du VIH, on a utilisé du personnel ayant été spécialement formé à la procédure et aux précautions universelles à observer pour éviter la transmission d’agents pathogènes transmis par le sang. Les lancettes et tous les instruments contaminés par le sang ont été éliminés à la fin de la journée dans un sac pour les produits bio-dangereux selon un protocole établi 18 Cela aurait été possible en utilisant une des deux procédures suivantes, mais qui n’a pas été retenue. 1) Au lieu de simplement prélever du sang pour être analysé ultérieurement, on aurait pu envisager de procéder à un test rapide aumoment de l’enquête et de retourner immédiatement les résultats. Cette option n’a pas été retenue car elle nécessitait l’utilisation d’environ 80 conseillers professionnels en VIH pour donner des conseils avant et après le test : outre la difficulté à trouver 80 professionnels disponibles pour la durée de l’enquête (environ 5 mois), cela compliquait énormément les procédures d’une enquête déjà extrêmement complexe et augmentait considérablement le coût. De plus, il est extrêmement difficile de retourner les résultats individuels des tests dans le cadre du ménage en garantissant une stricte confidentialité. 2) Une autre possibilité envisagée aurait été de retourner les résultats des tests effectués au Laboratoire à la structure sanitaire la plus proche du lieu d’enquête : chaque enquêté recevrait alors un coupon avec un numéro pour se rendre à cette structure sanitaire et réclamer ses résultats. Cette option n’a pas été retenue car, entre le moment où le sang est prélevé et le moment où le résultat est disponible, il peut s’écouler de 6 à 8 mois. Compte tenu de ces délais, une personne séronégative au moment de l’enquête peut, en fait, être positive au moment où elle reçoit le résultat négatif. Au moment où la personne vient rechercher ses résultats, un nouveau test serait alors nécessaire et les résultats du test fait durant l’enquête n’auraient donc plus d’utilité. M I C S | A N N E X E S 339338 M I C S | A N N E X E S Rapport sur les résultats du test de dépistage du VIH. En utilisant un programme informatique qu’il lui avait été fourni par ICF Macro, le Laboratoire a eu la responsabilité de créer un fichier de données contenant le numéro d’identification (code à barres) du prélèvement et le résultat de tous les tests effectués sur chaque prélèvement. Les données ont été transmises aux représentants d’ICF Macro et de l’INS pour l’analyse des résultats de prévalence en relation avec les données de l’enquête. Après que les contrôles de qualité externe aient été effectués et Après qu’ICF Macro et l’INS aient estimé ne plus avoir besoin des prélèvements restants pour le test de dépistage du VIH, les prélèvements pour lesquels un consentement n’a pas été fourni pour des tests ultérieurs ont été détruits par le Laboratoire. DEcLARATION DE cONSENTEmENT POuR DES TESTS SuPPLEmENTAIRES LIRE LE CONSENTEMENT À CHAQUE ENQUÊTÉE. POUR LES FEMMES DE 15-17 ANS QUI N’ONT JAMAIS ÉTÉ EN UNION, DEMANDER LE CONSENTEMENT DU PARENT/ADULTE IDENTIFIÉ Nous vous demandons d’autoriser le Laboratoire de l’Institut Pasteur à Bangui de conserver une partie de l’échantillon de sang au laboratoire pour être utilisé dans le futur pour des tests ou recherches. Nous ne savons pas exactement quels tests seront effectués. Aucun nom ou aucune autre donnée qui pourrait vous identifier [identifier (NOM DE L’ADOLESCENT)] ne sera lié à l’échantillon de sang. Vous n’êtes pas obligé d’accepter. Si vous ne voulez pas que l’on conserve l’échantillon de sang pour une utilisation future, vous pouvez quand même participer au test du VIH de cette enquête [vous pouvez quand même autoriser (NOM DE L’ADOLESCENT) à participer au test du VIH de cette enquête]. Nous autorisez-vous à conserver l’échantillon de sang pour des tests ou recherches futures? DEcLARATION DE cONSENTEmENT POuR LE TEST Du VIH Dans cette enquête, nous demandons aux gens dans tout le pays de participer au test de VIH. Le SIDA est une maladie très grave. Le test de VIH est effectué dans cette enquête pour mesurer la gravité du problème du SIDA en République Centrafricaine. Pour ce test, nous utilisons quelques gouttes de sang prélevés d’un doigt. Pour ce test, on utilise aussi qu’un équipement propre et absolument sans risque. Il n’a jamais été utilisé auparavant et sera jeté après chaque test. Aucun nom ne sera lié aux prélèvements de sang et nous ne serons pas en mesure de vous donner les résultats du test. Personne d’autre ne pourra, non plus, connaitre (vos/les) résultats (de NOM DE L’ADOLESCENT). Si vous voulez savoir si vous avez le VIH, je peux vous fournir la liste des centres [les plus proches] qui offrent des services de test et de conseils pour le VIH. Je vous donnerais également un coupon pour bénéficier de services gratuits dans ces centres pour vous (et pour votre partenaire si vous le désirez). Avez-vous des questions? Vous pouvez dire OUI pour le test, ou NON. C’est votre décision. Autorisez-vous (NOM DE L’ADOLESCENT) à participer au test de VIH? / Acceptez-vous de participer au test du VIH? Chefs d’équipe Enquêteurs 1 KOURAKOUMBA Pierre Donatien 1 ABROUKETTE Eric Boris 33 NZOSSAYA Michel 2 GUEWATT BIANDO Saint Sylvestre 2 KPOUZOU Bertrand 34 DOUGBIA Alex 3 NGUEREKOUTOU Serge 3 MAHAMAT Doungouss 35 BAGAZA Johnny Sylver 4 KONGA SIRE Brice 4 SAMMYGeoffroy 36 DODONOU Cyrille 5 BABOU Martin-Luther 5 GBEGBE Francis 37 MBALACPO Lysette 6 LOHAKEMBI Xavier 6 NGUEREKOUTOU Igor 38 WEIDOKA Earvin Phamuel 7 KOYATO LAPELOU Saint Cyr 7 ZENGUEMBA François 39 ANGHAZEDA Patricien 8 GBAGODO Bruno Serge 8 WAZOLOMAT Rachel Evelyne 40 NAMBEI Guy Bertrand 9 BAPOLI Patrick 9 BOTTO Bertin 41 SINGA Pulchérie 10 KOYENGBA Jean Marie 10 ANGUIMATE Désiré Mamboutou 42 KOUNDOUSSIKAYEN Richard Simplice 11 BARRY-DAKE Evariste 11 TOMORO Adèle Laure 43 IGARA Aubin Cyrille 12 BAKONO Daniel 12 NGOUMBELE Hervé Christian 44 TOUTOU Alain 13 BANZIA Dieudonné 13 DAOUILI Martin Florent 45 PAKE Alain Vivien 14 GALA-GALAS Dieu-Béni 14 PEPOU Bienvenu 46 KOUGUET Barbara Béatrice 15 LIDAMON Hervé 15 ASSOUBIENDE Bertrand 47 NGOAPORO Hervé 16 KOSSINGOU WABANGA Yvon 16 MOUZO Lydie 48 GOKARA Emma 17 KOITA Jésus 49 KOULBE Noé Bruno Agents contrôleurs 18 WIDO Vianney Joël 50 NGAÎYOUMONA Daniel 1 BAFATORO Thierry Serge 19 MAMADOU Dieudonné 51 NGUEMBANE Pierre 2 ITIBABA Claude 20 GUIYAMA ATA Massongo 52 TEFOLET Marie Collette 3 KEMA Jacques 21 GBONGBO Norbert 53 OUOKO Louisette 4 NDOKOBANDA Jerry Narcisse 22 OUSMAN Daniel 54 POUNEBINGUI Jacques 5 GOKOWO Guy-Richard 23 KPOKA Evariste 55 PAMATIKA Yvon 6 KPELE Salvador 24 TCHOUNGOU Sophie-Edith 56 SARAMANDJI Thierry Parfait 7 ANDJI Paul 25 KANGBI Priscilla Guylaine 57 WILIKOE Caprice 8 KOKASSILINGUIA Patrick 26 BOUET YAGANDJI Kenny 58 LAMANGO Martial 9 BOZOUMNA-NGAISSE Roy-Ronald 27 YOUMERE Oscar 59 TOMASDE Jean Claude 10 MALEBADA Jacquie 28 KOUMBOU Vincent 60 TCHISSIKOMBRE Sosthène 11 KOSSOHOUROU Lopez 29 DAMAS Nadine 61 MIROTIGA Saint Cyr 12 NGOMBET Josaphat 30 ANGUIMATE YABINGUI Nestor 62 GREPHILIPS Arsène 13 OUABONA T Geoffroy 31 NGUIPOUMALE Jean-Pierre 63 TINGBO Euphrasie 14 MIABE Olivier 32 DOUNIA Nathanaël 64 MALIMALI Serge 15 SELEFIO WILIYERE Sylvestre 16 YANGUE Mélanie Juliette Agents de santé du volet sérologie 1 DANDE Constant 9 NGBANGUELE Lydie Superviseurs de saisie 2 TAMBOULA Jean 10 BISSI Paul 1 BANDEPOU Juvéna 3 LAPO Gaston 11 GBADE Nina 2 MBOLIHINIPAI Alfred 4 BOUKONI Séraphin 12 SEDANGARE Alain Romaric 5 KOSSINGOU ZOUNGUERE Pamela 13 KOULMENDE Barthelemy Gestionnaires 6 GBAGO Dieudonné 14 SEDOUA Nina 1 ABENGALIA Simplice 7 MEGBA Judith 15 LIOTTO Honorine 2 GBAWARA Jean Louis 8 EMBI Jean 16 PIVARA Richard ANNEXE c: LISTE Du PERSONNEL AyANT PARTIcIPé à L’ENquêTE M I C S | A N N E X E S 341340 M I C S | A N N E X E S Chauffeurs Agents de saisie 1 BOUNDIO Tanguy Aristide 1 ALI Séraphine 15 NGOUMBRE Anicet-Narcisse 2 GBAWARA Bonaventure 2 DAKANDEME Euphrasie 16 TOUSSONEKEYA Dorline 3 KEITA Massama 3 AZOMOLOMA Lydie 17 NGANAFEI Judith 4 NDOBAI Souleymane 4 TALABOUNA Eudoxie 18 ZOUKONDI Claudia 5 SEREGAZA Amédée 5 ADOUM Fatouma 20 MANDABA Guylaine 6 KPOKA Jean-Claude 6 YATANGBANDO Genéviève 21 GUIAPONGO Delphine Aurélie 7 ENGUENAM Augustin 7 AZIALI Laetitia 22 ADELAYE Carine Estella 8 KIEMBET Julien Nicaise 8 GBAOSSANDO Nicole 24 KPALA José-Marien 9 KOLONGO Thierry 9 MBEMBA Emilie 25 NAMBETTY Lucile Sylvie 10 KOIKAMA Théophile 10 MBESSERENGAI Bona Donald 26 NAMKOISSET Bertille Flore 11 BAMBALA Célestin 11 ATTO Jean Benoit 27 NGALIKOMBO Stéphane 12 GUESSA Thierry 12 DARNAYE Dorothée Odile 28 BEGOTO Flore 13 INGUINZA Marianne 29 NINGHA Romain Aristide Superviseurs 14 DONONGBINON Octavie 30 MONTSOKI Eric Crescent 1 PIAMALE Jean Faustin 2 ALI Blaise Bienvenu Agents vérificateurs Archivistes 3 Mme MAGALAMON Née KOUANDONGUI Aurélie 1 NGUETTE Yvon Clotaire 1 GOUNJI Emmanuel 4 YEZIA Bertin Romaric 2 MAVOULA Lionelle 2 BAKANA Donatien 5 ANGUIMATE Sylvain Guy 3 DAMAS Christelle 6 MUSTAPHA Issen 4 NGBAGBAE Péggy Maguy Gardiens 7 Dr KOE Kevin 5 WADEMBA Elie 1 SEMTOUA Philippe 8 Dr TOUANE KOKOYO Espérance 6 IPOUGAZA Fidèle 2 MOUSSA Jean Charlie 9 Dr NDAKALA Serge 7 ZIA N’GBOPAYE Gilles Bertrand 10 Dr DOYAMA-WOZA Rodrigue 8 KOMALE-KOZONGADA Tatiana-Nadine 11 Dr TCHENEBOU KONGOA Hemery Boris 9 ENDJIKRE Nina Rédaction du rapport final Directeur National, MATHINIDE Serge PIAMALE Jean Faustin, Démographe, Chef de file des analystes ALI Bienvenu, Démographe VICKOS Eric, Statisticien DAOUILI Charles, Géographe Manageur MAGALAMON KOUANDONGUI Aurélie, Démographe Dr KPIZINGUI Eugène, Médecin Epidémiologiste Dr KITEZE Emmanuel, Médecin spécialiste en santé publique SABENDO Alfred, Démographe ZIA Arsène, Statisticien Economiste YEZIA Romaric, Démographe En collaboration avec : UNICEF. RCA Enquête de base : Sous la direction de Tanya Chapuisat, Représentante, en collaboration avec : Souleymane Aboubacar, Chef de la Section Politiques Sociales, Planification, Suivi et Evaluation Casimir Magalamon, Spécialiste en Suivi et Evaluation UNFPA, RCA Volet Sérologie : Sous la direction de Mme Thérèse Kobiane ZEBA, Représentante Résidente de l’UNFPA, Mohamed Ayad, Directeur technique, ICF International, en collaboration avec Mohamed Ayed, Consultant analyste avec ICF International Raymond Goula, Spécialiste Population et Développement, UNFPA/ Centrafrique Dr Didier Monchy, Spécialiste en biomarqueurs, Institut Pasteur, Bangui Harouna Koché, Consultant informaticien avec ICF International Dr Michel Toukam, Consultant spécialiste en biomarqueurs avec ICF International, Blake Zachary, Spécialiste GIS avec ICF International Christopher Gramer, Spécialiste de microéditons « desktop publishing » ANNEXE D : ESTImATIONS DES ERREuRS D’écHANTILLONNAGE L’échantillon de personnes interrogées choisi dans le cadre de l’enquête MICS de la RCA n’est qu’un lot parmi tant d’autres qui auraient pu être choisis au sein de la même population, en utilisant la même composition et la même taille. Chacun de ces échantillons aurait donné des résultats légèrement différents de ceux de l’échantillon réellement choisi. Les erreurs de sondage sont une mesure de la variabilité entre l’ensemble des échantillons possibles. L’étendue de la variabilité n’est pas connue avec exactitude, mais une estimation statistique peut être effectuée à partir des résultats de l’enquête. Les mesures d’erreurs de sondage ci-dessous sont présentées dans cette annexe pour chaque indicateur sélectionné : 1 Erreur-type (et): une erreur d’échantillonnage est généralement mesurée en termes d’erreur-type pour chaque indicateur (médians, proportions, etc.). L’erreur-type équivaut à la racine carrée de la variance. On utilise la méthode de la linéarisation de Taylor pour l’estimation des erreurs-types. 2 Le coefficient de variation (et/r) est le ratio de l’erreur-type sur la valeur de l’indicateur 3 L’effet du plan expérimental (deff) est le ratio de la variance réelle de l’indicateur, dans le cadre de la méthode d’échantillonnage utilisée dans l’enquête, sur la variance calculée dans le cadre de l’hypothèse d’un simple échantillonnage aléatoire. La racine carrée de l’effet du plan expérimental (deft) est utilisée pour démontrer l’efficacité de la conception de l’échantillon. Une valeur deft égale à 1 indique que la conception de l’échantillon est aussi efficace qu’un simple échantillonnage aléatoire, tandis qu’une valeur deft supérieure à 1 indique une augmentation de l’erreur-type due à l’utilisation d’une conception d’échantillon plus complexe. 4 Les limites de confiance sont calculées pour montrer l’intervalle dans lequel la valeur réelle pour la population devrait normalement figurer. La valeur de n’importe quelle statistique calculée sur la base de l’enquête sera comprise dans une plage de plus ou moins deux fois son erreur-type (p + 2.et ou p - 2.et) dans 95% des échantillons possibles, de taille et de conception identiques. Le module SPSS Version 14 Complex Samples a été utilisé pour le calcul des erreurs d’échantillonnage à partir des données de l’enquête MICS. Les résultats sont présentés dans les tableaux ci-après. Outre les valeurs des erreurs d’échantillonnage décrites ci-dessus, les tableaux incluent également le nombre de dénominateurs pondérés et non pondérés de chaque indicateur. Les erreurs de sondage sont calculées pour les indicateurs ayant un intérêt majeur pour les niveaux national, régional et urbain/ rural. Parmi les indicateurs choisis, 3 sont basés sur les ménages, 8 sur les membres des ménages, 13 sur les femmes et 15 sur les enfants de moins de 5 ans. Tous les indicateurs sont présentés dans ce rapport sous forme de proportions ou de moyenne. Le Tableau SE.1 contient la liste des indicateurs pour lesquels les erreurs de sondage ont été calculées avec la population de base (dénominateur) de chaque indicateur. Les tableaux [SE.2 à SE.9] présentent les erreurs de sondage calculées. M I C S | A N N E X E S 343342 M I C S | A N N E X E S Table SE.1: Indicateurs sélectionnés pour le calcul des erreurs d’échantillonnage (suite) Indicateur MICS4 Population de base FEMMES 8.13 Prévalence des mutilations génitales féminines/Excision parmi les filles Filles de 0-14 ans 9.2 Connaissance complète de la prévention du VIH parmi les jeunes Femmes de 15-24 ans 9.3 Connaissance de la transmission mère-enfant du VIH Femmes de 15-49 ans 9.4 Attitudes bienveillantes à l’égard des gens vivant avec le VIH Femmes de 15-49 ans 9.6 Femmes qui ont été testées pour le VIH et qui connaissent les résultats du test Femmes de 15-49 ans 9.7 Jeunes femmes sexuellement actives qui ont été testées pour le VIH et qui connaissent les résultats du test Femmes de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels dans les 12 mois précédant l’enquête 9.11 Rapports sexuels avant 15 ans parmi les jeunes femmes Femmes de 15-24 ans 9.16 Utilisation de condoms avec des partenaires non- réguliers Femmes de 15-24 ans qui ont eu un partenaire non régulier, non cohabitant dans les 12 mois précédant l’enquête ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS 2.1a Prévalence de l’insuffisance pondérale Enfants de moins de 5 ans 2.2a Prévalence retard croissance Enfants de moins de 5 ans 2.3a Prévalence émaciation Enfants de moins de 5 ans 2.6 Allaitement exclusif des moins de 6 mois Nourrissons de moins de 6 mois 2.14 Allaitement approprié à l’âge Enfants de 0-23 mois - Couverture vaccinale contre la tuberculose Enfants de 12-23 mois - Couverture vaccinale contre la poliomyélite Enfants de 12-23 mois - Couverture vaccinale contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos (DTCoq) Enfants de 12-23 mois - Couverture vaccinale contre la rougeole Enfants de 12-23 mois - Couverture vaccinale contre l’hépatite B Enfants de 12-23 mois - Enfants ayant souffert de diarrhée au cours des 2 dernières semaines Enfants de moins de 5 ans - Enfants ayant souffert de toux au cours des 2 dernières semaines Enfants de moins de 5 ans - Enfants ayant souffert de fièvre au cours des 2 dernières semaines Enfants de moins de 5 ans 3.8 Thérapie par réhydratation orale avec alimentation continue Enfants de moins de 5 ans avec diarrhée au cours des 2 dernières semaines 3.10 Antibiothérapie de pneumonie suspectée Enfants de moins de 5 ans avec pneumonie suspectée au cours des 2 dernières semaines 3.15 Enfants de moins de 5 ans dormant sous moustiquaires imprégnées (MI) Enfants de moins de 5 ans 3.18 Traitement antipaludique enfants moins de 5 ans le même jour ou le jour suivant Enfants de moins de 5 ans avec fièvre au cours des 2 dernières semaines 6.1 Soutien à l’apprentissage Enfants de moins de 36-59 mois 6.7 Participation à l’éducation de la petite enfance Enfants de moins de 36-59 mois 8.1 Enregistrement des naissances Enfants de moins de 5 ans Table SE.1: Indicateurs sélectionnés pour le calcul des erreurs d’échantillonnage Liste des indicateurs sélectionnés pour le calcul des erreurs d’échantillonnage et population de base (dénominateurs) pour chaque indicateur, RCA 2010 Indicateur MICS4 Population de base MENAGES 2.16 Consommation de sel iodé Tous les ménages 3.12 Disponibilité de moustiquaires imprégnées d’insecticides (MII) Tous les ménages MEMBRES DES MENAGES 4.1 Utilisation de sources d’eau de boisson améliorées Tous les membres des ménages 4.3 Utilisation de toilettes améliorées Tous les membres des ménages 7.4 Taux net de fréquentation scolaire primaire (ajusté) Enfants en âge d’aller à l’école primaire 7.5 Taux net de fréquentation scolaire secondaire (ajusté) Enfants en âge d’aller à l’école secondaire 7.7 Taux de d’achèvement du primaire Enfants en âge d’avoir complété le niveau primaire (selon l’âge approprié au dernier niveau de l’école primaire) 8.2 Travail des enfants Enfants de 5-14 ans 8.5 Discipline violente Enfants de 2-14 ans 9.18 Orphelins (au moins un parent décédé) Enfants de 0-17ans 9.19 Fréquentation scolaire des orphelins Enfants de 0-14ansqui ont perdu les deux parents 9.20 Fréquentation scolaire des non-orphelins Enfants de 10-14 ans dont les parents sont vivants et qui vivent avec au moins un des 2 parents FEMMES - Femmes enceintes Femmes de 15-49 ans 3.19 Femmes enceintes dormant sous moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII) Femmes enceintes 3.20 Traitement préventif intermittent du paludisme Femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête 5.2 Grossesses précoces Femmes de 20-24 ans 5.3 Prévalence contraceptive Femmes de 15-49 ans actuellement mariées ou en union 5.4 Besoins non-satisfaits Femmes de 15-49 ans actuellement mariées ou en union 5.5a Couverture des soins prénatals – Au moins une visite auprès d’un personnel qualifié Femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête 5.5b Couverture des soins prénatals – Au moins 4 visites auprès de n’importe quel personnel Femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête 5.7 Assistance qualifiée à l’accouchement Femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête 5.8 Accouchements en centres de santé Femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête 5.9 Césariennes 7.1 Alphabétisation des jeunes femmes Femmes de 15-24 ans 8.7 Mariage avant 18 ans Femmes de 20-49 ans 8.9 Polygamie Femmes de 15-49 ans actuellement mariées ou en union 8.12 Prévalence des mutilations génitales féminines/Excision par