Côte d'Ivoire - Multiple Indicator Cluster Survey - 2000

Publication date: 2000

REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE Enquête à Indicateurs MultiplesEnquête à Indicateurs Multiples MICS2000 1 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Abidjan, 15 décembre 2000 2 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Table des matières 1 Liste des Figures 2 Avant-propos et remerciements 3 Résumé analytique 4 Indicateurs de synthèse 7 I. Introduction 9 1.1 Contexte de l'enquête 9 1.2 Caractéristiques du pays 10 1.3 Objectifs de l'enquête 14 II. Méthodologie de l'enquête 15 2.1 Cadre institutionnel 15 2.2 Conception de l'échantillon 15 2.3 Questionnaires et manuels d’instructions 15 2.4 Collecte des données 16 2.5 Exploitation des données 16 III. Caractéristiques de l'échantillon et qualité des données 17 3.1 Couverture de l’échantillon et taux de réponse 17 3.2 Structure par âge de la population enquêtée 17 3.3 Informations manquantes et qualité des données 20 3.4 Caractéristiques de la population des ménages 21 IV. Résultats 24 4.1 Education 24 4.1.1 Education de la petite enfance 25 4.1.2 Education de base 26 4.1.3 Alphabétisation des adultes 29 4.2 Eau et assainissement 30 4.2.1 Utilisation de l'eau de boisson 30 4.2.2 Assainissement 31 4.3 Malnutrition des enfants 33 4.3.1 Allaitement au sein 33 4.3.2 Iodation du sel 34 4.3.3 Supplémentation en vitamine A 35 4.4 Santé infantile 36 4.4.1 Couverture vaccinale 36 4.4.2 Diarrhée 38 4.4.3 Infections respiratoires aiguës 39 4.4.4 Initiative de la PCIME 39 4.4.5 Paludisme 40 4.5 VIH/Sida 41 4.5.1 Connaissance du Sida 41 4.5.2 Dépistage du Sida 43 4.6 Soins prénatals et assistance pendant l'accouchement 44 4.6.1 Consultations prénatales 44 4.6.2 Assistance pendant l'accouchement 46 4.7 Droits de l'enfant 46 4.7.1 Enregistrement des naissances à l’état civil 46 4.7.2 Orphelinat et dispositions relatives à la garde des enfants 47 4.7.3 Travail des enfants 48 3 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Appendice A : Conception de l'échantillon 49 Appendice B : Liste du personnel participant à la MICS 51 Appendice C : Questionnaires 53 Liste des Figures Figure 1a : Côte-d’Ivoire : Indice de BACHI 17 Figure 1b : Pyramide des âges, Côte-d’Ivoire, MICS2000 19 Figure 1c : Pyramide des âges, Côte-d’Ivoire, RGPH 1988 19 Figure 1 : Distribution année par année de l’âge de la population du ménage par sexe, Côte-d’Ivoire, 2000 20 Figure 3 : Pourcentage des enfants en âge d'aller à l'école primaire qui fréquentent un établissement primaire, Côte-d’Ivoire, 2000 27 Figure 3a : Distribution du pourcentage de la population par type de source d’eau potable, Côte-d’Ivoire, 2000 30 Figure 4 : Distribution du pourcentage des enfants en vie selon le statut d'allaitement au sein, Côte-d’Ivoire, 2000 33 Figure 5 : Pourcentage des enfants âgés de 12 à 23 mois vaccinés à l'âge de 12 mois, Côte-d’Ivoire, 2000 37 Figure 6 : Pourcentage des femmes âgées de 15 à 49 ans qui ont des connaissances suffisantes sur les modes de transmission du VIH/Sida par niveau d'instruction, Côte-d’Ivoire, 2000 43 Figure 7 : Distribution du pourcentage des femmes qui ont accouché au cours de l'année écoulée par type de personnel assurant la prestation des soins prénatals, Côte-d’Ivoire, 2000 45 5 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Avant-propos et remerciements Nous sommes très heureux de présenter le rapport final de la deuxième Enquête à Indicateurs Multiples (MICS2) réalisée en 2000 par l’Ecole Nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée (ENSEA). La réalisation de MICS2000 intervient après la première MICS de 1996 dont les résultats largement utilisés ont permis d’évaluer les progrès accomplis par notre pays vers l’atteinte des objectifs de la mi-décennie du Sommet mondial pour les Enfants (SME). Comme pour MICS96, MICS2000 a été exécutée avec l’appui financier et technique du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF). Au niveau institutionnel, un Comité technique de pilotage et de suivi comprenant les structures de l’administration et des partenaires au développement a été mis en place pour conduire tout le processus de l’enquête. L’exécution de la MICS2 est intervenue sur le terrain du 8 juin au 8 août 2000 dans un environnement caractérisé par la transition politique suite au coup d'état du 24 décembre 1999. Ainsi, certaines difficultés d'ordre institutionnel et le déficit de sensibilisation des populations des zones enquêtées ont par moment failli compromettre son exécution. Malgré ces difficultés, les résultats obtenus sont satisfaisants. L’enquête a permis de disposer de données actualisées nécessaires qui ont servi à l’établissement du rapport de fin de décennie du SME. Elle a également permis d’identifier les nombreux problèmes auxquels sont encore confrontés la majorité des enfants ivoiriens en matière de santé, d’éducation et de protection. C’est pourquoi nous adressons nos remerciements à toutes les personnes physiques et morales qui ont apporté leur concours et l’assistance nécessaires à ENSEA pour mener à terme cette opération. Nos remerciements s’adressent particulièrement aux autorités administratives et coutumières des localités sélectionnées pour l’enquête (Préfets, Sous-Préfets, Maires et Chefs traditionnels), aux superviseurs, aux enquêteurs, aux agents de saisie ainsi qu’aux populations enquêtées. Ils s’adressent également au Bureau Régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre pour l'organisation des trois ateliers régionaux d'Abidjan et de Dakar qui ont permis aux membres de l’équipe technique chargée de MICS2000 d'être formés à la méthodologie de conduite d’une enquête à indicateurs multiples. Enfin, au Bureau de l'UNICEF en Côte d'Ivoire qui a assuré le financement de l'enquête, à son Représentant et à ses collaborateurs, nous adressons nos sincères remerciements. Par ailleurs, il convient de souligner que la réalisation de la MICS a crée tout un processus dynamique de collaboration efficace des services gouvernementaux susceptible de favoriser l’intégration des interventions sectorielles appuyées par l’UNICEF. Elle constitue également une grande opportunité pour la redynamisation du Comité Interministériel de Suivi et de Coordination du Programme de Coopération entre la Côte d’Ivoire et l’UNICEF. Nous osons espérer que les données collectées seront suffisamment exploitées et analysées et les résultats largement disséminés. Abidjan, le 15 décembre 2000 Le Comité Technique de MICS2000 6 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Résumé analytique L'enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS) de la Côte-d’Ivoire est une enquête représentative aux niveau national et régional sur les ménages, les femmes et les enfants. Les principaux objectifs de l'enquête consistent à recueillir des informations à jour pour l'évaluation de la situation des enfants et des femmes de la Côte d’Ivoire à la fin de la décennie et de fournir les données nécessaires pour le suivi des progrès en vue de la réalisation des objectifs établis au cours du Sommet mondial pour les enfants (SME) et comme base des actions futures. Mortalité infantile et infanto-juvénile § L’enquête MICS2000 n’a pas collecté d’informations relatives à la mortalité des enfants en raison de l’exécution par la Côte-d’Ivoire d’une Enquête Démographique et de Santé – EDS2 en 1998- 1999. Les données de cette enquête seront utilisées pour le suivi des objectifs numéros 1 et 9 du SME. Education § Cinquante sept pour cent des enfants en âge d'aller à l'école primaire (enfants âgés de 6-11 ans) en Côte-d’Ivoire fréquentent une école primaire. La scolarisation dans les régions du Nord (Korhogo) et du Nord-Ouest (Odiénné) est de loin inférieure à celle du reste du pays, avec respectivement 36 et 43 pour cent. Au niveau national, malgré les progrès constants enregistrés, il existe encore un écart de près de 10 points entre la scolarisation des garçons et celle des filles, favorable aux garçons. § Près de soixante-dix pour cent des enfants qui entrent en première année de l'école primaire (CP1) atteignent, en définitive, la cinquième année (CM1). § Le taux d’alphabétisation dans la population âgée de 15 ans et plus est de 48 pour cent. L’écart entre les hommes et les femmes est encore plus prononcé (il atteint 23 points) au profit des hommes. Comme déjà mentionné, les régions du Nord-Ouest et du Nord sont encore très défavorisées avec des taux respectifs de 17 et 29 pour cent. Eau et assainissement § Selon la définition "internationale" utilisée à la MICS2000, Quatre vingt-deux pour cent de la population a accès à l'eau potable – 88 pour cent dans les zones urbaines et 74 pour cent dans les zones rurales. C'est dans le Sud Ouest (San-Pédro) que les populations ont le niveau le plus faible d'accès à l'eau potable avec 72 pour cent. § Cinquante neuf pour cent de la population de la Côte-d'Ivoire vit dans des ménages disposant de toilettes appropriées. Cette proportion est très variable selon le milieu d'habitat : 80 pour cent en milieu urbain contre seulement 37 pour cent en milieu rural. Un nombre élevé de personnes défèquent dans la nature, particulièrement dans les zones rurales où leur proportion avoisine 52 pour cent. Allaitement au sein § Environ 11 pour cent des enfants âgés de moins de 4 mois sont allaités exclusivement en Côte- d'Ivoire, ce qui est très inférieur à la norme recommandée. A l'âge de 6-9 mois, 54 pour cent des enfants reçoivent du lait maternel et des aliments solides ou semi-solides. A l'âge de 20-23 mois, la proportion des enfants qui continuent d'être allaités demeure encore élevée, soit 42 pour cent. Iodation du sel § La consommation du sel iodé par les ménages est encore faible e n Côte-d'Ivoire. Seulement, 31 pour cent des ménages disposent de sel iodé de façon adéquate (15+PPM). Le pourcentage des ménages disposant de sel iodé de façon adéquate est plus élevée à Abidjan (52 pour cent) et particulièrement bas dans les régions du Nord et du Nord Ouest avec respectivement 14 et 8 pour cent. 7 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Supplémentation en vitamine A § Au cours des six mois précédant la MICS, 16 pour cent des enfants âgés de 6 à 59 mois ont reçu une dose élevée de supplémentation en vitamine A. Environ 4 pour cent n'ont pas reçu de supplémentation au cours des 6 derniers mois, mais avaient reçu une avant cette période. § Le niveau d’instruction de la mère ne semble pas imprimer un sens à la probabilité de la supplémentation en vitamine A. Le pourcentage qui a reçu une supplémentation au cours des six derniers mois est pratiquement le même, que la mère ait été ou non à l’école (environ 15 pour cent pour les mères qui n’ont aucune instruction et celles qui ont atteint le niveau secondaire). § Seulement 18 pour cent des mères qui ont accouché au cours de l'année précédant la MICS ont reçu une supplémentation en vitamine A huit semaines avant l'accouchement. Couverture vaccinale § Quatre vingt-quatre pour cent des enfants âgés de 12 à 23 mois ont reçu une vaccination du BCG à l'âge de 12 mois et la première dose de la DTCoq a été administrée à 79 pour cent. Le pourcentage baisse pour les doses suivantes de la DTCoq, soit 71 pour cent pour la deuxième, et 62 pour cent pour la troisième. § De même, 86 pour cent des enfants ont reçu la Polio 1 à l'âge de 12 mois et ce chiffre tombe à 62 pour cent pour la troisième dose. § La couverture pour le vaccin contre la rougeole s'établit au même niveau que les vaccins DTCoq3 et Polio3 , s'élevant à 62 pour cent. § Seulement 48 pour cent des enfants avaient effectué toutes les huit vaccinations recommandées au cours des 12 premiers mois de la vie. § Le taux de vaccination des garçons et des filles est pratiquement le même. § La couverture vaccinale est plus élevée chez les enfants dont les mères ont une éducation secondaire ou supérieure. Les différences de niveau d'instruction sont plus importantes pour les troisièmes doses de la DTCoq et de la Polio, ce qui revient à dire que les taux d'abandon sont plus élevés chez les enfants dont les mères sont moins instruites. Diarrhée § Environ 8 enfants sur 10 souffrant de diarrhée ont reçu un ou plusieurs traitements à domicile recommandés (c'est-à-dire qu’ils ont été traités avec la SRO ou les fluides faits à domicile recommandés). § Seuls 25 pour cent des enfants souffrant de diarrhée ont reçu davantage de fluides et ont continué de manger tel que recommandé. Infections respiratoires aiguës § Environ 4 pour cent des enfants âgés de moins de cinq ans avaient une infection respiratoire aiguë au cours des deux semaines précédant l'enquête. Seulement 38 pour cent de ces enfants avaient été présentés à un prestataire de soins de santé approprié. Initiative de la PCIME § Parmi les enfants âgés de moins de cinq ans qui auraient eu la diarrhée ou d'autres formes de maladies au cours des deux semaines précédant la MICS, 24 pour cent avaient reçu davantage de fluides et continuaient de manger selon les recommandations du programme de la PCIME. § Cinquante trois pour cent des mères (ou personnes en charge d'enfants) connaissent au moins deux des signes pour lesquels un enfant doit être emmené immédiatement dans un établissement de santé. Paludisme § Sur l'ensemble du territoire ivoirien, seulement 10 pour cent des enfants âgés de moins de cinq ans dormaient sous une moustiquaire avant l'enquête. Environ 12 pour cent des moustiquaires utilisées étaient imprégnées à l'insecticide. § Environ un-tiers des enfants ayant fait une fièvre au cours des deux semaines précédant l'enquête MICS2000 avaient reçu du Paracétamol pour soigner la fièvre et 56 pour cent de la Chloroquine, tandis que seulement 2,5 pour cent avait reçu du Fansidar. Un pourcentage relativement élevé d'enfants (25 pour cent) avaient reçu d'autres médicaments. 8 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final VIH/SIDA § Trente cinq pour cent des femmes âgées de 15 à 49 ans connaissent les trois principales méthodes de prévention de la transmission du VIH – avoir un seul partenaire sexuel non infecté, l'utilisation d'un préservatif à chaque rapport sexuel et l'abstinence sexuelle. § Seulement dix-huit pour cent des femmes ont identifié correctement trois conceptions erronées concernant la transmission du VIH – à savoir que le VIH peut être transmis par des moyens surnaturels, par les piqûres de moustiques, et qu'une personne apparemment en bonne santé ne peut être infectée. § Dix-neuf pour cent des femmes en âge de procréer en Côte-d'Ivoire connaissent un endroit où l'on peut effectuer le test du Sida, et environ 7 pour cent ont été testées. § Le pourcentage des femmes qui ont des connaissances suffisantes de la transmission du VIH et le pourcentage qui sait où se faire tester pour le VIH augmente considérablement avec le niveau d’instruction. Soins prénatals § Près de huit femmes sur dix ayant accouché récemment en Côte-d'Ivoire sont protégées contre le tétanos néonatal. L'écrasante majorité de ces femmes a reçu deux ou plusieurs doses de vaccin antitétanique au cours des trois dernières années. § La quasi-totalité des femmes en Côte-d'Ivoire reçoivent une forme ou une autre de soins prénatals et 88 pour cent reçoivent des soins prénatals d'un personnel qualifié (médecin, infirmier, sage- femme). Assistance pendant l'accouchement § Un médecin, un infirmier ou une sage-femme a assisté environ 63 pour cent des naissances intervenues au cours de l'année précédant l'enquête de la MICS. Ce pourcentage est beaucoup plus élevé en milieu urbain avec 88 pour cent qu'en milieu rural avec seulement 43 pour cent. La région du Nord-Ouest enregistre la proportion la plus faible avec 32 pour cent tandis qu' à Abidjan, la capitale économique de la Côte-d'Ivoire, l'assistance pendant l'accouchement par un personnel de santé qualifié est très généralisée, soit 94 pour cent. Enregistrement des naissances § Les naissances de 72 pour cent des enfants âgés de moins de 5 ans en Côte-d'Ivoire sont enregistrées à l'état civil. En ce qui concerne l'enregistrement des naissances, il n'existe pas de disparités importantes entre les sexes. Par contre, l'on constate que plus le niveau d’instruction de la mère est élevée, plus ses enfants sont enregistrés à l'état civil. De même, l'on note que le taux d'enregistrement des naissances croît avec l'âge. Au niveau des régions, le Sud-Ouest est le plus défavorisé avec un taux de 56 pour ent. Orphelinat et dispositions relatives à la garde des enfants § D'une manière générale, 61 pour cent des enfants âgés de 0 à 14 ans vivent avec les deux parents. Les enfants qui ne vivent pas avec un parent biologique représentent 14 pour cent et les enfants qui ont perdu un ou les deux parents représentent 7 pour cent de tous les enfants âgés de 0 à 14 ans. § La situation des enfants dans le Centre (Yamoussoukro) et dans le Nord-Est (Bondoukou) est différente de celle des autres enfants. Dans ces régions, moins de 40 pour cent des enfants vivent avec les deux parents. Un pourcentage élevé (22 pour cent) d'enfants ne vit avec aucun des deux parents dans la région de Yamoussoukro. Travail des enfants § Environ deux pour cent des enfants âgés de 5 à 14 ans effectuent un travail rémunéré. Environ deux fois plus – 4 pour cent – participent à un travail non-rémunéré pour une personne autre qu'un membre du ménage. § Cinquante huit pour cent des enfants effectue des tâches domestiques, telles que la cuisine, la collecte de l'eau, et s'occupent d'autres enfants, pendant moins de quatre heures par jour, tandis que 7 pour cent consacrent plus de quatre heures par jour à ces tâches. 9 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Indicateurs de synthèse Indicateurs du Sommet mondial pour les enfants Mortalité infanto-juvénile Probabilité de mourir avant l'âge de cinq ans 171 pour 1000 * Mortalité infantile Probabilité de mourir avant l'âge d'un an 112 pour 1000 * Prévalence de l'insuffisance pondérale Proportion des moins de cinq ans qui sont trop minces pour leur âge 21,2 pour cent * Prévalence du retard de croissance Proportion des moins de cinq ans qui sont trop courts pour leur âge 25,4 pour cent * Prévalence de l'émaciation Proportion des moins de cinq ans qui trop minces pour leur taille 7,8 pour cent * Accès à l'eau potable Proportion de la population qui utilise de l'eau potable 81,7 pour cent Accès aux toilettes Proportion de la population utilisant des toilettes 59,1 pour cent Proportion des enfants atteignant la classe de cinquième Proportion des enfants entrant en première année de l'école primaire et qui atteignent, en définitive, la cinquième 69,3 pour cent Taux net de scolarisation Proportion des enfants de l'école primaire fréquentant une école primaire 56,9 pour cent Taux d'alphabétisation des adultes Proportion de la population âgée de plus de 15 ans sachant lire une lettre ou un journal 48,2 pour cent Accès aux soins prénatals Proportion des femmes âgées de 15 à 49 ans qui sont vues au moins une fois pendant la grossesse par un agent de santé qualifié 87,5 pour cent Prévalence de la contraception Proportion des femmes mariées âgées de 15 à 49 ans qui utilisent une méthode contraceptive 15,0 pour cent * Assistance à l'accouchement Proportion des naissances assistées par un agent de santé qualifié 62,7 pour cent Poids à la naissance inférieur à 2,5 kg Proportion des naissances vivantes dont le poids est inférieur à 2500 grammes . pour cent Consommation du sel iodé Proportion des ménages qui consomment du sel iodé de façon adéquate 31,0 pour cent Supplémentation en vitamine A des enfants Proportion des enfants âgés de 6 à 59 mois qui ont reçu une supplémentation en vitamine A au cours des 6 derniers mois 15,6 pour cent Supplémentation en vitamine A des mères Proportion des mères qui ont reçu une supplémentation en vitamine A avant que le nourrisson n'atteigne 8 semaines 18,0 pour cent Allaitement exclusif Proportion des nourrissons âgés de moins de 4 mois qui sont allaités exclusivement 11,4 pour cent Alimentation complémentaire à temps Proportion des nourrissons âgés de 6 à 9 mois qui reçoivent du lait maternel et des aliments complémentaires. 54,4 pour cent Poursuite de l'allaitement Proportion des enfants âgés de 12 à 15 mois et de 20 à 23 mois qui sont allaités 86,7 pour cent (12-15) 42,4 pour cent (20-23) Couverture vaccinale de la DTCoq Proportion des enfants vaccinés contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche à l'âge de un an 61,9 pour cent Couverture vaccinale de la rougeole Proportion des enfants vaccinés contre la rougeole à l'âge de un an 61,5 pour cent Couverture vaccinale de la polio Proportion des enfants vaccinés contre la Polio à l'âge de un an 62,0 pour cent Couverture vaccinale du BCG Proportion des enfants vaccinés contre la tuberculose à un an 84,4 pour cent Protection des enfants contre le tétanos néonatal Proportion des enfants âgés de un an protégés contre le tétanos néonatal grâce à la vaccination de la mère. 78,6 pour cent Utilisation de la TRO Proportion des enfants de moins de cinq ans qui ont eu la diarrhée au cours des 2 dernières semaines et qui ont été traités avec les sels de réhydratation orale ou avec une solution faite à domicile appropriée 83,7 pour cent Prise en charge à domicile de la diarrhée Proportion des enfants âgés de moins de cinq ans qui ont eu la diarrhée au cours des 2 dernières semaines et qui ont reçu davantage de fluides et poursuivi l'alimentation pendant l'épisode. 25,1 pour cent Recherche des soins de santé pour les IRA Proportion des enfants âgés de moins de cinq ans qui ont eu une IRA au cours des 2 dernières semaines et qui ont été présentés à un prestataire de soins de santé approprié 37,7 pour cent * Enquête Démographique et de Santé – EDS 1998-99 10 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Développement préscolaire Proportion des enfants âgés de 36 à 59 mois qui fréquentent une forme ou une autre de programme d'éducation préscolaire 6,2 pour cent Indicateurs de suivi des droits des enfants Enregistrement des naissances à l'état civil Proportion des enfants de moins de cinq ans dont les naissances seraient enregistrées à l'état civil 71,8 pour cent Dispositions relatives à la vie des enfants Proportion des enfants âgés de 0 à 14 ans dans les ménages ne vivant pas avec un parent biologique 14,4 pour cent Enfants orphelins dans les ménages Proportion des enfants âgés de 0 à 14 ans qui sont orphelins et vivant dans les ménages 1,4 pour cent (les deux parents) 7,4 pour cent (un parent) Travail des enfants Proportion des enfants âgés de 5 à 14 ans qui travaillent à l'heure actuelle 40,3 pour cent Indicateurs pour le suivi de la PCIME et du paludisme Prise en charge à domicile de la maladie Proportion des enfants âgés de moins de cinq ans qui auraient été malades au cours des 2 dernières semaines et qui ont reçu davantage de fluides et poursuivi l'alimentation 24,0 pour cent Connaissances sur la recherche des soins de santé Proportion des personnes à charge des enfants âgés de moins de cinq ans qui connaissent au moins deux signes nécessitant la recherche immédiate des soins 52,7 pour cent Moustiquaires Proportion des enfants âgés de moins de cinq ans qui dorment sous une moustiquaire imprégnée à l'insecticide 11,7 pour Traitement du paludisme Proportion des enfants âgés de moins de cinq ans qui ont été malades et ont fait de la fièvre au cours de 2 semaines et ont reçu des antipaludéens 57,5 pour cent Indicateurs de suivi du VIH/Sida Connaissances pour éviter le VIH/Sida Proportion des femmes qui ont identifié correctement les 3 principales méthodes de prévention de l'infection à VIH 35,0 pour cent Connaissances des conceptions erronées sur le VIH/Sida Proportion des femmes qui ont identifié correctement 3 conceptions erronées concernant le VIH/Sida 17,5 pour cent Connaissance de la transmission mère- enfant Proportion des femmes qui identifient correctement les modes de transmission du VIH de la mère à l'enfant 39,8 pour cent Attitude des gens à l'égard du VIH/Sida Proportion des femmes exprimant une attitude discriminatoire à l'égard des gens qui ont le VIH/Sida 41,5 pour cent Femmes sachant où se faire tester pour le VIH Proportion des femmes qui savent où effectuer le test du VIH 19,0 pour cent Femmes qui ont été testées pour le VIH Proportion des femmes qui ont été testées pour le VIH 7,2 pour cent 11 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final I. Introduction 1.1 Contexte de l'enquête En Septembre 1990, s’était tenu à New York, au siège des Nations-Unies, le Sommet Mondial pour les Enfants (SME) à l’horizon 2000. Au cours de ce sommet qui a enregistré la participation de 71 Chefs d’état et de gouvernement ainsi que 88 hauts responsables de divers pays à travers le monde, la communauté internationale s’était fixée un certain nombre d’objectifs à atteindre en l’an 2000 pour améliorer la situation des enfants. En Novembre 1992, les pays africains réunis à Dakar au cours de la Conférence Internationale sur l’Assistance aux Enfants Africains (ICAAC) avaient confirmé leur adhésion à ces objectifs par l’adoption de programmes nationaux d'action en faveur des enfants. A cette même occasion, ils avaient adopté une série d’objectifs de la mi-décennie (13 sur les 27 du SME) considérés comme des tremplins pour l’accélération des progrès vers l’atteinte des objectifs du Sommet Mondial pour les Enfants à l’horizon 2000. La Côte d’Ivoire a élaboré et adopté son Programme d’Action National en septembre 1992. Ce programme intitulé "Programme d'Action National pour la survie, la protection et le développement de l'enfant ivoirien à l'horizon 2000" a défini cinq (5) programmes sectoriels : (i)- Santé maternelle et infantile et planification familiale, (ii)- Education, (iii)- Enfants en circonstances extrêmement difficiles, (iv)- Eau et assainissement et (v)- Nutrition. En rapport avec les objectifs contenus dans le plan d'action du SME et tenant compte des résolutions de l'ICAAC, le PAN de la Côte d'Ivoire, révisé en septembre 1993, a retenu les objectifs suivants à l'horizon 2000 : • dans le domaine de la santé, - réduire le taux de mortalité infantile de 97 pour mille (en 1988) à 50 pour mille ; - réduire de moitié le taux de mortalité maternelle (l'EDS 1994 a estimé ce taux à 597 pour 100 000 naissances vivantes) ; • dans le secteur de l'éducation, - atteindre un taux de scolarisation de 90 % pour les enfants en âge scolaire ; - accroître le taux d'alphabétisation, notamment chez les filles et les femmes non scolarisés de 30 % (niveau de 1988) à 60 % ; • dans les secteurs connexes (nutrition, eau/assainissement et enfants en circonstances extrêmement difficiles, - réduire de moitié la malnutrition des enfants (le taux de malnutrition des enfants de moins de 3 ans a été estimé à 24 % par l'EDS 1994) et d'un tiers l'anémie nutritionnelle des femmes ; - améliorer le taux de couverture en eau potable des ménages ivoiriens en mettant à la disposition de 90 % d'entre eux, un point d'eau potable (selon l'EDS 1994, 72 % des ménages disposaient de l'eau potable salubre à moins de 15 minutes). Pour la mise en oeuvre de ce PAN, il a été prévu que le Gouvernement développe une stratégie axée sur : la poursuite et le renforcement de la politique de décentralisation, la mobilisation sociale, la mobilisation des ressources, le renforcement de la formation du personnel chargé de la mise en oeuvre des actions, la mise en place et l'amélioration d'un système d'informations fiables et cohérentes sur les enfants et les femmes, le soutien à la recherche opérationnelle dans les domaines des Ressources Humaines. Au niveau du suivi-évaluation, le PAN a retenu la mise en place de mécanismes permanents et souples de coordination, d'orientation et de réflexion, et la création au niveau national d'un comité national multisectoriel présidé par le Ministère chargé du Plan. Ce comité devait regrouper les services techniques des ministères concernés par le PAN, les ONGs, le secteur privé national, et bénéficier de l'appui des agences du système des nations-unies et des autres partenaires extérieurs, bilatéraux et/ou multilatéraux. 12 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Au niveau international, il convient également de préciser que le Plan d'action adopté par le SME de 1990 a lancé un appel en faveur de la mise en place de mécanismes de suivi des progrès en vue de la réalisation des buts et objectifs fixés pour l'an 2000. Pour ce faire, l'UNICEF a élaboré une série de 75 indicateurs de base concernant des aspects spécifiques de la situation des enfants en collaboration avec l’OMS, l’UNESCO et les autres organisations internationales. L'enquête à indicateurs multiples (Multiple Indicator Cluster Survey - MICS) de la Côte- d'Ivoire qui est à sa deuxième édition (la première a été réalisée en 1996) a été mise en œuvre en vue de recueillir des informations à la fin de la décennie sur la plupart de ces indicateurs. Sa réalisation s'inscrit dans le cadre du programme de coopération Gouvernement de Côte d'Ivoire - UNICEF pour la période 1997- 2001. 1.2 Caractéristiques du pays 1.2.1 Géographie et climat Située en Afrique occidentale, la Côte-d'Ivoire est un pays de 322 463 km², représentant 1% de la superficie du continent. Elle est limitée à l'Est par le Ghana (500 km de frontière), à l'Ouest par la Guinée (610 km de frontière) et le Libéria (580 km de frontière) et ) au Nord par le Mali (370 km de frontière) et le Burkina Faso (490 km de frontière). Dans l'ensemble la Côte-'Ivoire possède 500 km de côtes maritimes et 300 km de côtes lagunaires. Le relief relativement peu varié se compose de plaines au Sud, de plateaux étagés au Centre et au Nord et de montagnes à l'Ouest dont le point culminant est le Mont Nimba (1753 m). On rencontre trois grandes zones climatiques dans le pays, le climat sub-équatorial le long de la région côtière, le climat tropical-humide dans la région des forêts et les bords de la savane et une zone de climat soudanais dans la région des savanes. Le climat sub-équatorial est caractérisé par des températures variant entre 21°C et 33°C, un haut pourcentage d'humidité (entre 80 et 90%) et des pluies abondantes, qui atteignent dans certaines zones 2500 millimètres, repartis sur environ 140 jours. On y distingue quatre saisons. Une grande saison de pluies d'avril à juillet suivi d'une petite saison sèche de juillet à septembre et une petite saison de pluies de septembre à novembre suivi d'une grande saison sèche de décembre à mars. La zone tropicale humide correspond à la zone des forêts et à la partie méridionale de la zone des savanes. Les températures varient entre 14 et 39°C, le taux d'humidité atteint environ 70% et les précipitations s'échelonnent de 1000 à 2500 millimètres. On retrouve également ici quatre saisons mais les deux saisons de pluies s'étalent depuis mi-juillet jusqu'à fin octobre (grandes pluies) et de mi-mars à mi-mai (petites pluies); les deux saisons sèches vont de novembre à mi-mars et de mai à mi-juillet. La zone de climat soudanais (zone des savanes, à l'exclusion de la partie méridionale) connaît deux saisons: la saison des pluies (juillet-novembre) et la saison sèche (décembre-juin), avec de petites pluies en avril. L'harmattan, vent frais et sec provenant du Nord-Est, souffle pendant plusieurs semaines entre décembre et février. A ces trois grandes zones climatiques correspondent trois zones de végétation, à savoir le cordon littoral alluvionnaire isolant des lagunes dans la moitié Est de la côte, la forêt de type équatorial s'étendant sur environ 300 km de profondeur et au nord la savane, d'abord coupée de forêts gallérie, puis de plus en plus herbeuses. Le réseau fluvial comprend quatre grands fleuves qui coulent dans le sens nord-sud avant de se jeter dans l'océan atlantique. Il s'agit du Cavally (700 km) et du Sassandra (600 km) à l'Ouest, du Bandama (1 050 km) et de la Comoé (1 160 km) à l'Est. 13 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final 1.2.2. Histoire Bien que l’occupation des terres ivoiriennes remonte à une période très lointaine, on peut indiquer que le peuplement de la Côte-d’Ivoire s’est surtout effectué entre le 14ème et le 18ème siècle. Avec la colonisation, le territoire ivoirien va enregistrer au 20ème siècle, de nouvelles vagues de peuplement, pour répondre aux besoins du colonisateur dans la perspective du maintien de la dynamique de l'économie post-coloniale. Le territoire découpé artificiellement par le colonisateur français et qui est devenu, le 10 mars 1893, un Etat, a réuni dans ce moule les principaux groupes culturels peuplant l'Afrique Occidentale, à l'exclusion des Peuls et Haoussa. Les mécanismes de peuplement montrent diverses formes : la submersion de peuples anciennement établis; l'intégration-absorption de nouveaux venus; la dispersion par éclatement des lignages, des clans; les regroupements des peuples. Ces mouvements ont produit les ethnies actuelles qui sont des constructions permanentes de l'histoire du peuplement et non une donnée anthropologique figée. AKAN et KROU en zone forestière, MANDE et GOUR ou VOLTAIQUE en zone de savane constituent depuis lors, la trame originelle du peuplement remaniée par le jeu des forces économiques. Des flux migratoires issus de populations étrangères de ces mêmes groupes culturels alimentent les noyaux anciens, renforçant ainsi le tableau du référent pré colonial. Ces mouvements sont si intenses que la Côte d'Ivoire est devenue le premier pays d'immigration en Afrique par le poids sans cesse croissant de sa population étrangère Après plusieurs phases d'évolution de la conquête du territoire par les Français, la Côte d'Ivoire est devenue territoire d'Outre Mer au sein de l'Union française en 1946 et République en 1958 au sein de la Communauté française, regroupant le s territoires et les Départements d’Outre-mer. Le 7 août 1960 la Côte d'Ivoire acquiert son indépendance. 1.2.3 Politique et Economie La situation politique de la Côte d’Ivoire se caractérise par la restauration à partir de 1990 du multipartisme. Ce retour à l’expression plurielle devrait constituer une étape vers la mise en oeuvre des conditions d'une plus large participation de la population à la vie nationale avec la création d'un Etat de droit, la démocratisation des médias, la décentralisation et la régionalisation administratives ainsi que la mise en place d'une société civile pour la fondation d’un pays et d’une société démocratiques. Les dernières années la décennie 1990 vont cependant être caractérisées par des tensions socio-politiques d'une ampleur jamais connue au paravant. Ces tensions vont déboucher au coup d'état militaire du 24 décembre 1999 qui a vu se mettre en place un gouvernement de transition dirigé par une junte militaire (Comité national de salut public). Depuis le 22 octobre 2000, un nouveau Président de la République, le premier de la deuxième République a été élu. Le climat socio-politique demeure toujours préoccupant avec les nombreuses tueries intervenues au lendemain des élections présidentielles et à la veille des élections législatives de l'an 2000. Mais les nouvelles autorités affichent une ferme volonté de voir la situation se normaliser très rapidement. Au plan économique la décennie 80 a été marquée par une crise à la fois économique et financière qui a nécessité une série de programmes de stabilisation et d'ajustements. En dépit de la mise en oeuvre de tous ces programmes comprenant d'importants efforts d'ajustement interne effectués sur la période 1990-1993, l'économie ivoirienne n'arrivait pas à renouer avec la croissance et la situation en 1993 était à cet égard caractéristique de cette crise : - le taux de croissance était de -0,8% et le taux d'investissement global se situait à 7,8% du Produit intérieur brut; 14 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final - l'insuffisance des ressources de l'Etat avait entraîné une accumulation d'arriérés dont le stock s'élevait à 288 milliards de francs CFA et le niveau de la balance commerciale de 287 milliards de francs CFA était insuffisant pour couvrir les charges courantes extérieures; - le déficit de la balance des paiements courants représentait 10% du PIB et les avoirs extérieurs négatifs s'étant fortement dégradés s'élevaient à 658,2 milliards de francs CFA. Tous les clignotants de l'économie ivoirienne demeuraient au rouge car la surévaluation du francs CFA constituait l'un des obstacles majeurs au redémarrage de l'activité économique. Suite à la modification de la parité du franc CFA intervenu du 11 Janvier 1994 à Dakar, le Gouvernement ivoirien a mis en oeuvre une série d'importantes mesures d'accompagnement dans les domaines de la réforme fiscale, de la politique budgétaire, de la politique monétaire et de la politique des revenus. Les résultats obtenus, globalement satisfaisants ont marqué la reprise de la croissance économique tout en confortant la confiance de la communauté internationale en la Côte d'Ivoire. En effet, la croissance économique amorcée en 1994 avec un taux de 1,8% s'est consolidée en 1995 avec un taux de 7%. L'embellie économique ne sera pourtant que de courte durée. Cette situation résulte de l'effet conjugué de la mauvaise gestion des finances publiques (beaucoup de détournement de deniers publics sont signalés sur la période 1995-1999), de l'effondrement du cours des principales cultures d'exportation (café et cacao) et d'une situation socio-politique délétère. L'économie ivoirienne va donc à nouveau s'effondrer à partir de fin 1998 pour se situer dans une zone rouge. On estime la croissance économique de l'an 2000 nulle, voire négative. 1.2.4 Population Selon les résultats du recensement général de la population et de l'habitation de 1998 (le troisième du genre après ceux de 1975 et 1988), la Côte-d'Ivoire compte 15 366 672 habitants et enregistre une croissance démographique de 3.3 % par an. Ce dynamisme démographique se caractérise essentiellement par la combinaison d'une fécondité qui se situe encore à un niveau élevé, d'un apport migratoire relativement important et d'une urbanisation rapide. Le taux d'urbanisation qui était de 32 % en 1975 est passé à 43 % en 1998. Près de 45 % de la population urbaine totale vit à Abidjan, la capitale économique. La densité moyenne nationale est de 48 habitants au km² mais cet indicateur présente de grandes disparités régionales avec une forte concentration de la population dans régions forestières (Sud, Sud- Ouest, Centre-Ouest, Ouest et Centre-Est). Dans le Nord où l'on retrouve les régions des savanes, la densité enregistrée est de l'ordre de 10 habitants au km². La répartition par sexe donne 51 % d'hommes contre 49 % de femmes. Quant là la structure par âge, elle révèle près de 45 % de la population est âgée de moins de 15 ans alors que les personnes âgées de plus de 60 ans ne représente que 4 % de la population totale. Le niveau de la fécondité demeure élevé avec un nombre moyen d'enfants par femme supérieur à 5 en 1998. Ce niveau enregistre toute fois une baisse puisqu'il était de 6,3 enfants par femme en 1988. La fécondité est relativement précoce en Côte-d'Ivoire. La mortalité après avoir enregistré une baisse significative depuis l'indépendance en 1960 connaît à nouveau une recrudescence surtout au niveau de la mortalité infantile et juvénile. Le TMI dont le niveau était à 89 pour 1000 en 1994 semble être passé à 112 pour 1000 en 1998-99. Cette situation pourrait résulter d'un accroissement de la pauvreté dans la décennie 1990 et des conséquences de la pandémie du VIH/SIDA très préoccupante en Côte-d'Ivoire. Les principales causes de mortalité infanto-juvénile identifiées sont en effet, l'anémie, les pathologies néonatales, les infections respiratoires aiguës, la malnutrition, les maladies cibles du Programme Elargi de Vaccination, le 15 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final paludisme, les méningites, la prématurité, les maladies diarrhéiques et le SIDA. La seule mesure fiable concernant la mortalité maternelle fournie par l'Enquête Démographique et de Santé de 1994 indique qu'elle se situe à 597 décès pour 100 000 naissances vivantes. En Côte d'Ivoire, la population pratique trois grands groupes de religion: le christianisme, l'islam et l'animisme. Selon le RGPH 1988, quel que soit le milieu d'habitat, les musulmans (38,6%) de la population sont les plus nombreux par rapport aux chrétiens (30,4 %) et aux animistes (12%). Cette prépondérance musulmane s'explique par le fait que plus de 80% de la population étrangère provient des trois pays voisins fortement islamisés (Burkina Faso, Mali et Guinée). La forte croissance démographique de la population exerce une pression qui se ressent au premier chef au niveau des besoins d'éducation. Malgré les efforts consentis par l'Etat et les collectivités depuis l'indépendance, le secteur éducatif n'est pas encore parvenu à l'éducation pour tous. Ainsi le nombre d'analphabètes est encore très élevé surtout parmi les femmes. Comme dans le domaine de l'éducation, la pression démographique et l'amenuisement des ressources des ressources publiques a entraîné une baisse de la qualité des services de santé en Côte d'Ivoire aggravé par la propagation des IST et la pandémie du SIDA (environ 10% de la de la population sexuellement active) et une fragilisation des population vulnérables. Le système de santé dans son ensemble est caractérisé par : - une faible fréquentation des services de santé, - une insuffisance de la couverture sanitaire et une inégale répartition des formations sanitaires à travers le pays, - des soins de santé primaires insuffisamment développés, - une hygiène publique précaire et, - un manque de collaboration entre médecine moderne et médecine traditionnelle. 1.2.5 Situation de la population des enfants et des femmes Bien constituant une préoccupation réelle du Gouvernement ivoirien à travers les nombreux efforts déployés en faveur de ces groupes spécifiques de la population considérés comme les plus vulnérables, et malgré les améliorations notables enregistrées, la situation des enfants et des femmes en Côte d’Ivoire demeure toujours préoccupante. Les taux de mortalité infanto-juvénile et maternelle restent encore très élevés: TMI 112 %o ; TMIJ 171 %o ; TMM 597 pour 100 000 naissances vivantes. La malnutrition frappe 20% des enfants en milieu urbain et 18% en milieu rural. L’état actuel des connaissances révèle que les causes immédiates de cette mortalité sont le paludisme, les anémies, les infections respiratoires, la diarrhée et les complications de l'accouchement aggravées par le SIDA, la déficience en iode dans les régions montagneuses de l'Ouest et l'avitaminose A dans le Nord. Les causes sous-jacentes sont liées au faible accès aux services de base (santé, éducation, eau, assainissement) et aux ressources dans un contexte de cherté de vie. Dans le domaine de l'éducation, les efforts consentis par le pays pour atteindre une scolarisation pour tous à l’horizon 2000 n’ont pas encore totalement abouti. Il persiste de nombreuses disparités entre les zones rurales et les zones urbaines (31% des infrastructures scolaires à Abidjan contre 11% dans le Nord du pays) et entre les garçons et les jeunes filles surtout dans les régions du Nord. Par ailleurs, on observe ces dernières années, un développement inquiétant du phénomène des enfants en circonstances extrêmement difficiles (ECED) en raison de l'accroissement de la pauvreté des familles, de leur déstabilisation, de l'urbanisation rapide du pays et des déperditions scolaires. En ce qui concerne spécifiquement les femmes, les problèmes se posent avec plus d'acuité parce qu'elles sont plus vulnérables du fait de leur pauvreté et de leur faible niveau d'éducation. Le taux d'analphabétisme féminin est encore très élevé notamment en milieu rural. 16 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final L'analyse de la situation de la population et plus particulièrement celle des groupes vulnérables et la couverture de leurs besoins réels supposent la disponibilité d'informations sociales suffisantes, actualisées, fiables et différenciées par sexe, âge et par région. C’est dans cette optique, que le Gouvernement a mis en place un système de planification décentralisé animé par les Directions régionales de la planification, les services régionaux des ministères techniques et les antennes régionales de l’Institut National de la Statistique (INS). Ces structures constituent un important dispositif statistique pour étudier, analyser et comprendre la situation des enfants et des femmes. La nécessité de renforcer ce système d'information a conduit le Gouvernement, en collaboration avec l’UNICEF, à programmer l’exécution d’enquêtes légères du type "enquête à indicateurs multiples" dont la MICS2000 illustre la mise en oeuvre après l'exécution de la première MICS en 1996. 1.3 Objectifs de l'enquête L'Enquête à indicateurs multiples 2000 de la Côte-d'Ivoire vise principalement à disposer de données récentes, pertinentes, désagrégées par sexe et par région en vue d'aider le Gouvernement à : • évaluer les progrès accomplis vers l’atteinte des objectifs de la décennie du Programme d'Action National en faveur de la Survie, de la Protection et du Développement de l'enfant ivoirien à l’horizon 2000 ; • élaborer le rapport national (revue de fin de décennie) sur le suivi du Sommet mondial pour les enfants sur la base d'informations actualisées et fiables ; • renforcer le suivi du programme au niveau national et local et améliorer la programmation des actions futures ; • renforcer les capacités nationales et institutionnelles et sensibiliser les populations et les décideurs sur les manifestations de la pauvreté des familles et des groupes vulnérables. 17 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final II. Méthodologie de l'enquête 2.1 Cadre institutionnel L'enquête MICS2000 a été exécutée par l’Ecole Nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée (ENSEA) qui a bénéficié de l'appui technique d'un Consultant national recruté par l'UNICEF. Le financement a été assuré par le Bureau de l'UNICEF en Côte-d'Ivoire. Un Comité Technique de pilotage, maître d’ouvrage a été mis en place pour la coordination et le suivi de l’exécution de l’enquête. Ce comité est composé des représentants des ministères techniques concernés par l'enquête (Plan, Santé, Education, Infrastructures Economiques, Logement et Urbanisme, Solidarité Nationale et Promotion de la Femme, Communication), des représentants des Instituts nationaux (INS, INHP, INSP), des coordonnateurs des programmes sectoriels en cours d'exécution (PEV, LMD, Ver de Guinée, Paludisme, Environnement, etc.), des représentants des organisations spécialisées du système des Nations Unies ainsi que des représentants des ONGs et de la société civile. Le Ministère chargé de la Planification du Développement en sa qualité de Président du Comité Interministériel de Coordination (CIC) du programme de coopération Côte d'Ivoire/ UNICEF a assuré la coordination des travaux du Comité Technique de pilotage. 2.2 Conception de l'échantillon L'échantillon de l'enquête à indicateurs multiples (MICS2000) de la Côte-d'Ivoire a été conçu afin de fournir des estimations sur les indicateurs de santé au niveau national, pour les zones urbaines et rurales, et pour les dix régions (1) ci-après : le Centre, le Centre-Nord, le Nord-Est, le Centre-Est, le Sud (n'incluant pas la ville d'Abidjan), le Sud-Ouest, le Centre-Ouest, l’Ouest, le Nord-Ouest et le Nord correspondant chacune à une strate. En raison de sa spécificité (capitale économique et grande mégalopole représentant près du cinquième de la population totale du pays au recensement de 1998), la ville d'Abidjan a été considérée comme une strate à part. L'échantillon basé sur un sondage aréolaire stratifié à deux degrés a été déterminé en deux étapes. Au premier degré, 292 zones de dénombrement constituant les grappes de l'enquête ont été sélectionnées avec une probabilité proportionnelle à la taille (PPT). La base de sondage a été fournie par la liste des 16000 districts de recensement ou zones de dénombrement issus du recensement général de la population et de l'habitation de 1998. Ensuite, la liste des ménages a été établie au sein des zones de dénombrement retenues, et dans chacune de ces zones, un échantillon de 25 ménages a été tiré au second degré. Finalement, c'est un échantillon systématique de 7333 ménages qui a été constitué pour tenir compte de la précision recherchée (5% au niveau national et entre 10 et 15 % au niveau régional). Etant donné que l'échantillon était stratifié par région, les résultats au niveau national ne sont pas auto- pondérés (certaines régions sont sous ou sur-échantillonnées). Pour obtenir les résultats pondérés au niveau national, une pondération a été établie et appliquée aux résultats, conformément à la méthodologie proposée par le manuel des enquêtes MICS élaboré par le Siège de l'UNICEF (New York). 2.3 Questionnaires et manuels d'instructions Trois types de questionnaire ont été utilisés pour l'enquête MICS2000 : le questionnaire du ménage, le questionnaire pour l'interview des femmes âgées de 15 à 49 ans et le questionnaire destiné à collecter les informations relatives aux enfants de moins de 5 ans. A partir du modèle standard proposé par le Siège de l'UNICEF (New York) pour les enquêtes MICS2 et présenté lors du premier atelier régional d'Abidjan (31 janvier-4 février 2000), le Comité technique de pilotage de MICS2000 a (1) Cette subdivision correspond aux dix anciennes régions administratives de la Côte d'Ivoire (découpage de 1991). Actuellement, le pays compte dix-neuf régions (découpage de 2000). 18 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final procédé à l'adaptation de ce questionnaire aux réalités de la Côte-d'Ivoire au cours d'un atelier national organisé à Aboisso du 20 au 23 mars 2000. Les questionnaires ont été testés à l'avance en mai 2000 dans 231 ménages lors de l'enquête pilote qui s'est déroulée dans 14 grappes sélectionnées sur l'ensemble du territoire national. Les résultats de ce pré-test ont été utilisés pour reformuler certaines questions, revoir la liste des réponses attendues et ajuster certains renvois prévus sur les questionnaires. A l'issue de l'atelier d'Aboisso et du pré-test réalisé, les modules suivants ont été retenus dans les différents questionnaires : Questionnaire ménage • Cadre l’information • Feuille d’enregistrement • Education des enfants • Travail des enfants • Eau, Assainissement et Habitat • Iodation du sel Questionnaire de la femme • Cadre d’information sur la femme • Anatoxine tétanique (VAT) • Santé de la mère et du nouveau-né • Vitamine A • VIH/SIDA Questionnaire des enfants • Enregistrement des naissances et Education préscolaire • Vitamine A • Allaitement • Traitement des maladies • Paludisme • Vaccination Pour les questionnaires complets, voir Appendice B. Concernant les manuels, un manuel d’instructions aux enquêteurs et un manuel d’instructions Concernant les manuels, un manuel d’instructions aux enquêteurs et un manuel d’instructions aux chefs d’équipe ont été préparés à partir des manuels d’instruction élaborés pour les enquêtes MICS par le Siège de l'UNICEF (New York). Dans le manuel des enquêteurs, on a expliqué les questions de chaque module des différents questionnaires (définitions des concepts, technique d’interview, etc.) en tenant compte des modifications apportées à ces questionnaires de la MICS2 après le pré-test. Quant au manuel du chef d'équipe, il a surtout mis l'accent sur l'organisation et le contrôle du travail de terrain (contrôles du travail des enquêteurs et des questionnaires) 2.4 Collecte des données La formation des agents pour l’enquête finale a été réalisée en dix jours, du 18 au 29 mai 2000. Cette formation s’est adressée à 54 stagiaires. La quasi-totalité des personnes admises à suivre cette formation avait déjà participé dans le passé à des enquêtes similaires (MICS96, EDS94, EDS98-99, RGPH98, etc.). A l’issue de la formation, 50 agents (14 chefs d’équipe et 36 enquêteurs) ont été retenus pour l’exécution des travaux de terrain de MICS2000. La formation des chefs d’équipe s’est déroulée du 30 au 31 mai 2000. Quatorze équipes ont recueilli les données; chacune comprenait deux à trois agents enquêteurs. La supervision de l'enquête a été assurée dans les régions par les Directeurs régionaux de l'Institut National de la Statistique (INS). Une équipe de coordination centrale de l'enquête composée du Consultant national et du responsable technique de l'ENSEA a réalisé la supervision générale de l'enquête. Les travaux de terrain ont duré deux mois, du 8 juin au 8 août 2000. 2.5 Exploitation des données Dès la fin de la deuxième semaine des travaux de terrain, les documents relatifs aux grappes achevées étaient acheminés au fur et à mesure à Abidjan en vue de la préparation pour la saisie. Les données ont été saisies sur six micro-ordinateurs utilisant le logiciel EpiInfo. Six opératrices de saisie ont été utilisées pour cette activité, du 26 juillet au 31 août 2000. Afin d'assurer le contrôle de la qualité des informations recueillies, tous les questionnaires ont fait l'objet de vérification et de contrôle de cohérence interne réalisés par une équipe de six agents vérificateurs, du 19 juillet au 22 août 2000. Les procédures et les programmes standard élaborés au titre des MICS2 et adaptés au questionnaire de la Côte-d'Ivoire ont été utilisés pendant tout le processus. 19 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final III. Caractéristiques de l'échantillon et qualité des données 3.1 Couverture de l'échantillon et taux de réponse 3.2 Structure par âge de la population enquêtée La structure par âge et par sexe telle que présentée dans le tableau 2 fait apparaître une attraction marquée pour les âges terminés par les chiffres 0 ou 5. Ainsi, l'on note surtout pour les âges qui se terminent par 0, que les effectifs sont systématiquement plus élevés et représentent des "pics" comme l'illustrent bien la pyramide par année d'âge (figure 1b) et l'indice de BACHI (figure 1a). Il faut cependant noter, que l’attraction des âges qui se terminent par 0 ou 5 est un trait caractéristique répandu dans les populations africaines en général, en raison de la déficience de l’état civil dont le fonctionnement est loin d'être exhaustif. Côte-d'Ivoire,MICS2000 -4,0 -2,0 0,0 2,0 4,0 6,0 8,0 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Chiffre terminal P ré fé re n ce Male Female I n d i c e d e B A C H I Figure 1a: Sur les 7333 ménages retenus pour l'échantillon de la MICS2000 de la Côte- d'Ivoire, 7331 ont été identifiés sur le terrain (Tableau 1). Parmi ceux-ci, 7311 ont été enquêtés avec succès, soit un taux de réponse de 99,7 pour cent pour les ménages. Au sein des ménages enquêtés, 12763 femmes éligibles âgées de 15 à 49 ans ont été identifiées. Sur celles-ci, 11467 ont été enquêtées avec succès, soit un taux de réponse de 89,8 pour cent. Par ailleurs, 8509 enfants âgés de moins de cinq ans ont été enregistrés sur le questionnaire- ménage. Parmi ceux-ci, les questionnaires ont été remplis pour 7975 enfants, soit un taux de réponse de 93,7 pour cent. Tableau 1: Nombre de ménages, de Femmes, et d'Enfants <5 ans et Taux de réponse, COTE D'IVOIRE, 2000 Milieu de résidence Urbain Rural Total Total ménages 3264 4069 7333 Ménages identifiés 3262 4069 7331 Ménages enquêtés 3250 4061 7311 Taux de réponse, ménages 99,6 99,8 99,7 Femmes éligibles 6640 6123 12763 Femmes enquêtées 5839 5628 11467 Taux de réponse, Femmes 87,9 91,9 89,8 Enfants éligibles <5ans 3300 5209 8509 Enfants enquêtés <5 ans 3064 4911 7975 Taux de réponse, Enfants 92,8 94,3 93,7 20 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final La comparaison avec la pyramide des âges issue du recensement de 1988 renforce ce constat (figure 1c). Cependant, lorsqu’on considère les groupes d’âges quinquennaux, on note que la structure par âge est beaucoup plus régulière et ne nécessite donc pas un lissage. Cette structure est caractérisée par une proportion importante de jeunes de moins 15 ans, qui représentent près de la moitié de la population (47 pour cent). Les adultes âgés de 15-59 ans représentent également environ la moitié (49 pour cent). Enfin, les personnes du 3ème âge (60 ans et plus) ne constituent que 4 pour cent de la population. Par ailleurs, l'on note à l'examen de la figure 1, qu'il y a une surmasculinité de la population de 0 à 15 ans. Au-delà de cet âge, surtout de 15 à 40 ans, c'est le phénomène inverse qui est observé avec des effectifs féminins plus élevés que les effectifs masculins. Tableau 2: Répartition de la population par année d'âge selon le sexe, Côte-d'Ivoire, 2000 Sexe Masculin Féminin Age Effectif % Effectif % 0 1082 4,2 1015 3,7 1 809 3,1 760 2,8 2 841 3,2 777 2,8 3 847 3,3 822 3,0 4 707 2,7 696 2,5 5 979 3,8 866 3,2 6 900 3,5 813 3,0 7 958 3,7 779 2,8 8 924 3,6 825 3,0 9 806 3,1 699 2,6 10 972 3,7 873 3,2 11 688 2,6 631 2,3 12 879 3,4 806 2,9 13 707 2,7 837 3,1 14 674 2,6 762 2,8 15 661 2,5 638 2,3 16 577 2,2 642 2,3 17 535 2,1 598 2,2 18 649 2,5 754 2,8 19 519 2,0 602 2,2 20 644 2,5 757 2,8 21 454 1,7 538 2,0 22 434 1,7 564 2,1 23 364 1,4 501 1,8 24 326 1,3 448 1,6 25 428 1,6 520 1,9 26 303 1,2 366 1,3 27 250 1,0 400 1,5 28 309 1,2 411 1,5 29 197 0,8 278 1,0 30 381 1,5 537 2,0 31 169 0,7 284 1,0 32 251 1,0 388 1,4 33 182 0,7 271 1,0 34 143 0,6 258 0,9 35 284 1,1 407 1,5 36 207 0,8 344 1,3 Sexe Masculin Féminin Age Effectif % Effectif % 37 201 0,8 279 1,0 38 195 0,8 284 1,0 39 158 0,6 220 0,8 40 296 1,1 443 1,6 41 131 0,5 203 0,7 42 210 0,8 237 0,9 43 164 0,6 177 0,6 44 142 0,5 167 0,6 45 243 0,9 225 0,8 46 159 0,6 146 0,5 47 133 0,5 122 0,4 48 156 0,6 101 0,4 49 122 0,5 87 0,3 50 276 1,1 281 1,0 51 110 0,4 144 0,5 52 134 0,5 157 0,6 53 107 0,4 108 0,4 54 101 0,4 93 0,3 55 124 0,5 160 0,6 56 95 0,4 78 0,3 57 70 0,3 65 0,2 58 72 0,3 98 0,4 59 58 0,2 57 0,2 60 168 0,6 172 0,6 61 72 0,3 56 0,2 62 82 0,3 61 0,2 63 72 0,3 44 0,2 64 66 0,3 46 0,2 65 90 0,3 87 0,3 66 46 0,2 28 0,1 67 42 0,2 24 0,1 68 51 0,2 47 0,2 69 33 0,1 13 0,0 70+ 376 1,5 337 1,2 DM/ NSP 362 1,4 99 0,4 Total 25954 100,0 27412 100,0 21 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Pyramide des âges, Côte d'Ivoire, MICS2000 HOMMES FEMMES 0 10 20 30 40 50 60 70 25 15 5 5 15 25 Proportions (en pour 1000) A ge Pyramides des âges, Côte d'Ivoire, RGPH 1988 HOMMES FEMMES 0 10 20 30 40 50 60 70 80 25 15 5 5 15 25 Proportions (en pour 1000) A ge Figure 1b : Figure 1c : 22 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Figure 1 : Distribution année par année de l'âge de la population des ménages par sexe, Côte-d'Ivoire, 2000 0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60 65 Age P o u rc en ta g e Hommes Femmes 3.3 Informations manquantes et qualité des données Le tableau 3 fournit quelques indications sur les données manquantes pour certaines questions au niveau de l'ensemble du pays, selon le milieu de résidence et pour la ville d'Abidjan. On peut noter que généralement, le pourcentage d'informations manquantes est relativement faible (moins de 4 pour cent pour quelques variables et surtout moins de 1 pour cent pour la plupart). Cependant, on signalera que ce pourcentage est particulièrement élevé pour le nombre d'heures de travail des enfants (près du tie rs des mères ou personnes en charge des enfants n'ont pu répondre à cette question. Les personnes interrogées avaient pour bon nombre d'entre-elles, du mal à appréhender le travail des enfants et plus encore le nombre d'heures qu'ils y consacraient. La ville d'Abidjan semble caractérisée par un quasi- refus de répondre à cette question (près de 84 pour cent de non-réponse ). Tableau 3: Pourcentage d’informations manquantes par question, Côte-d'Ivoire, MICS2000 Membres du ménage Femmes Enfants Milieu de résidence Personnes âgées de 5 ans ou plus Enfants âgés de 5-14 ans Femmes âgées de 15-49 ans Femmes ayant eu une naissance au cours des 12 derniers mois Enfants âgés de moins de cinq ans Niveau instruction manquant Classe instruction manquante Travail manquant Heure de travail manquante Année de naissance manquante Test de sida manquant année de tétanos manquante Mois et année de naissance manquants Diarrhée manquante Ville d'Abidjan 0,4 0,5 83,8 0,1 0,4 0,0 1,1 0,7 Ensemble Urbain 0,4 0,6 43,4 0,3 0,4 1,5 2,2 0,6 Rural 0,4 0,5 23,8 0,4 0,4 5,9 4,5 0,6 Ensemble Côte-d'Ivoire 0,4 0,5 1,3 31,8 0,4 0,4 4,1 3,5 0,6 En définitive, on peut affirmer, avec ces faibles niveaux d'informations manquantes et surtout les taux de réponse élevés enregistrés pour les questionnaires "ménage", "femme" et "enfants de moins de cinq ans", qu'il n'y a pas eu de problèmes majeurs pour la collecte des données relatives à la plupart des questions de l'enquête MICS2000 de la Côte-d'Ivoire. 23 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final 3.4 Caractéristiques de la population des ménages Les informations concernant les caractéristiques de la population des ménages et des répondants de l'enquête sont fournies afin de favoriser l'interprétation des résultats de l'enquête et de servir de mécanisme de contrôle de base de la mise en œuvre de l'échantillon. Le Tableau 4 présente la répartition en pourcentage des ménages de l'échantillon selon certaines caractéristiques socio-démographiques. Environ 44 pour cent des ménages (3241 ménages) sont urbains et 56 pour cent (4057 ménages) sont ruraux sur la base des effectifs non-pondérés. En se référant aux résultats du dernier recensement général de la population de 1998 (Tableau 7) qui ont servi pour la base de sondage de l'échantillon de MICS2000, la répartition de la population fait apparaître que la région du Sud (Abidjan) est la plus vaste des dix régions, avec 35 pour cent de la population totale. Dans cette région, la ville d'Abidjan qui représente 19 pour cent de la population totale a été isolée pour constituer une strate à part. La région du Centre-Ouest (Daloa) vient en deuxième position avec 14 pour cent. Les autres régions représentent chacune entre 4 et 9 pour cent de la population totale. Quant à la région du Centre-Est (Abengourou), elle a le plus faible poids avec seulement 2,6 pour cent de la population totale. En revenant à l'échantillon de MICS2000, on remarque que la plupart des ménages comptent deux à sept membres. Toutefois, 13 pour cent des ménages comptent 10 membres et plus. Deux-tiers des ménages comptent au moins un enfant âgé de moins de cinq ans et 90 pour cent comptent au moins une femme âgée de 15 à 49 ans. Tableau 4 : Répartition (en %) des ménages par région et milieu d'habitat, Côte-d'Ivoire, 2000 Milieu d'habitat Total Région Urbain Rural 1.Centre 2,4 3,6 6,0 2.Centre Nord 4,7 3,1 7,8 3.Nord Est 1,0 3,9 4,9 4.Centre Est 1,1 1.5 2,6 5.Sud (sans Abidjan) 5,5 11,3 16,8 6.Sud Ouest 2,2 6,6 8,8 7.Centre Ouest 4,1 8,0 12,1 8.Ouest 3,2 6,0 9,2 9.Nord Ouest 0,8 3,2 3,9 10.Nord 2,3 3,3 5,7 11.Ville d'Abidjan 22,0 0,0 22,0 Total 44,5 55,5 100,0 Taille des ménages 1 1,2 1,2 2,4 2-3 6,4 6,2 12,6 4-5 10,2 13,1 23,3 6-7 12,1 13,6 25,7 8-9 6,4 5,8 12,2 10+ 13,1 10,7 23,8 Au moins un enfant âgé < 15 88,2 91,9 90,1 Au moins un enfant âgé < 5 60,9 73,2 67,1 Au moins une femme âgée 15-49 91,3 89,4 90,3 Effectif pondéré 3603 3695 7298 Effectif non-pondéré 3241 4057 7298 24 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Les enfants de moins de 1 an (0-11 mois) sont les plus nombreux dans l'échantillon (25 pour cent). Ensuite, on note une répartition équilibrée pour ceux de 1, 2 et 3 ans révolus (pratiquement 20 pour cent de l'échantillon pour chacun de ces âges). Les moins nombreux sont ceux âgés de 4 ans révolus (environ 16 pour cent). Dans l'échantillon des femmes âgées de 15-49 ans, les 15-19 ans représentent le pourcentage le plus important, soit 24 pour cent (Tableau 5). Ce pourcentage baisse progressivement à mesure que l'âge augmente pour atteindre seulement 5 pour cent pour le groupe d'âge 45-49 ans. Cette situation décrit une caractéristique typique des pays de la région. Environ 60 pour cent des femmes de l'échantillon sont mariées. La majorité des femmes n'a reçu aucune instruction (56 pour cent) tandis que 24 pour cent d'entre elles ont le niveau primaire et seulement 19 pour cent ont atteint au moins le niveau secondaire. Le Tableau 6 présente les caracté- ristiques des enfants âgés de moins de cinq ans de l'échantillon. La répartition par sexe de ces enfants donne 51 pour cent de garçons et 49 pour cent de filles. C'est exactement cette répartition que l'on observe dans l'ensemble de la population selon les résultats du recensement général de la population de 1998 (1 197 501 garçons de 0-4 ans contre 1 157 899 filles). Environ 68 pour cent des mères des enfants âgés de moins de 5 ans n'ont reçu aucune instruction, un pourcentage qui est supérieur de 12 points au pourcentage global des femmes qui n'ont pas reçu d'instruction au sein de l'échantillon. Il convient de souligner que pour les enfants dont les mères ne vivent pas au sein du ménage, le niveau d’instruction de la personne en charge de l'enfant a été pris en compte. Tableau 5: Répartition (en %) des femmes âgées de 15-49 ans par région, milieu d'habitat et caractéristiques socio- démographiques, Côte-d'Ivoire, 2000 Région / Milieu d'habitat / Caractéristiques socio- démographiques Pour- centage (% ) Effectif Effectif non pondéré Région 1.Centre 5,4 620 789 2.Centre Nord 8,9 1027 862 3.Nord Est 4,0 454 687 4.Centre Est 2,3 266 746 5.Sud (sans Abidjan) 16,2 1853 1692 6.Sud Ouest 7,9 902 724 7.Centre Ouest 11,4 1312 1740 8.Ouest 7,8 890 747 9.Nord Ouest 2,9 328 596 10.Nord 5,7 660 785 11.Ville d'Abidjan 27,6 3163 2099 Milieu d'habitat Urbain 57,2 6558 5839 Rural 42,8 4897 5628 Age 15-19 24,3 2792 2712 20-24 21,1 2424 2346 25-29 15,4 1766 1775 30-34 13,4 1536 1581 35-39 11,8 1351 1393 40-44 9,1 1045 1068 45-49 4,9 563 592 Etat matrimonial Mariée/en union 59,6 6746 7033 Veuve 2.,5 278 298 Divorcée/Séparée 2,6 296 295 Jamais mariée 35,3 3999 3696 Niveau d'instruction Aucun 55,9 6410 6911 Primaire 23,8 2735 2559 Secondaire 16,5 1897 1655 Supérieur 2,3 263 195 Programme non formel 1,1 141 126 * DM/NSP 0,2 21 21 Total 100.0 11467 11467 * DM/NSP = Données manquantes, Ne sait pas 25 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Tableau 6: Répartition (en %) des enfants de moins de 5 ans par région, milieu d'habitat et caractéristiques socio-démographiques, Côte-d'Ivoire, 2000 Sexe / Région / Milieu d'habitat / Caractéristiques socio- démographiques Pour- centage (%) Effectif Effectif non pondéré Sexe Masculin 51,0 4055 4071 Féminin 49,0 3888 3872 Région 1.Centre 5,7 459 527 2.Centre Nord 8,6 689 613 3.Nord Est 4,2 332 445 4.Centre Est 2,6 208 552 5.Sud (sans Abidjan) 16,8 1339 1206 6.Sud Ouest 9,4 749 540 7.Centre Ouest 14,1 1127 1406 8.Ouest 11,7 938 683 9.Nord Ouest 3,8 300 490 10.Nord 6,8 541 646 11.Ville d'Abidjan 16,4 1306 835 Milieu d'habitat Urbain 42,8 3399 3057 Rural 57,2 4544 4886 Age < 6 mois 13,8 1096 1087 6-11 mois 11,3 902 897 12-23 mois 19.9 1589 1578 24-35 mois 19.5 1552 1556 36-47 mois 19.9 1586 1575 48-59 mois 15.6 1245 1234 Niveau d'instruction de la mère Aucun 67,9 5423 5613 Primaire 21,8 1739 1616 Secondaire 8,7 693 600 Supérieur 1,0 78 59 Programme non formel 0.5 41 40 * DM/NSP 0.2 14 15 Total 100.0 7943 7943 Tableau 7 : Répartition de la population totale par région et milieu d'habitat (Résultats définitifs du RGPH 1998) Région Population (RGPH 98, résultats définitifs) Milieu rural Milieu urbain Ensemble % (p/r total) 1 Région CENTRE 621 572 379 692 1 001 264 6,5% 2 Région CENTRE-NORD 555 361 634 063 1 189 424 7,7% 3 Région NORD-EST 601 486 94 806 696 292 4,5% 4 Région CENTRE-EST 268 879 125 879 394 758 2,6% 5 Région SUD (sans la ville d'Abidjan) 1 787 060 734 201 2 521 261 16,4% 6 Région SUD-OUEST 1 131 824 268 924 1 400 748 9,1% 7 Région CENTRE-OUEST 1 567 844 601 982 2 169 826 14,1% 8 Région OUEST 1 080 634 364 645 1 445 279 9,4% 9 NORD-OUEST 595 125 145 050 740 175 4,8% 10 NORD 627 685 302 001 929 686 6,1% 11 Ville d'Abidjan - 2 877 959 2 877 959 18,7% Ensemble COTE D'IVOIRE 8 837 470 6 529 202 15 366 672 100,0% 26 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final IV. Résultats 4.1 Education L'accès universel à l'éducation de base et l'achèvement de l'éducation primaire par les enfants du monde constituent l'un des principaux objectifs du Sommet mondial pour les enfants. L'éducation constitue une condition sine qua non de lutte contre la pauvreté, de l'habilitation des femmes, de la protection des enfants contre le travail dangereux, l'exploitation par le travail et l'exploitation sexuelle, ainsi que de la promotion des droits humains et de la démocratie, de la protection de l'environnement et de l'influence sur la croissance démographique. La Côte-d’Ivoire, à l’instar des pays africains qui étaient à la conférence d’Addis Abéba en 1961, s’est fixée pour objectif de généraliser l’enseignement primaire à tous les enfants en âge scolaire pour l’horizon 1980. Cet enthousiasme politique a amené les autorités d’alors à lancer le dicton devenu célèbre, « l’éducation, priorité des priorités ». Des actes concrets se traduisant par des efforts importants dans le domaine des infrastructures scolaires, de la formation des formateurs en quantité et en qualité ont été posés. Ainsi, au cours des vingt premières années d’après l’indépendance, un remarquable essor de l’éducation a été constaté. Les données du tableau suivant illustrent bien cette ascension. Tableau9 bis : Evolution des structures et des effectifs scolaires en Côte-d’Ivoire Année Secteur Ecole Classe Nombre d’élèves 1959-1960 Public Privé Total 939 604 1543 2977 1608 4585 135151 64895 200046 1979-1980 Public Privé Total 3919 499 4418 19950 3347 23297 811141 143049 954190 Source : Statistiques scolaires, Ministère de l’Education Nationale, 1980-1990 Il ressort de ce tableau que l’effectif des élèves du primaire a été multiplié par plus de sept avec un taux d’accroissement annuel moyen de 7 pour cent, tandis que le nombre d’écoles a été multiplié par plus de quatre et celui des classes par près de huit. Malgré ces progrès nationaux dans les secteurs de l’éducation, des inégalités subsistent d’une région à une autre, du milieu urbain au milieu rural, des filles aux garçons et des nationaux aux non nationaux. C’est conscient des défis qui restent à relever que le Gouvernement a élaboré en 1997, un Plan National de Développement du secteur de l’Education/Formation (PNDEF). L’objectif principal de ce plan est d’offrir à chaque citoyen, les possibilités de s’éduquer et de se former tout au long de sa vie. Dans cette optique, le PDNEF vise la scolarisation universelle à l’an 2010 pour l’enseignement primaire, le développement des méthodes d’apprentissage permettant d’amener 60 pour cent des enfants du CP1 au niveau 3ème de l’enseignement secondaire général ou équivalent de l’enseignement technique et professionnel et enfin, la réduction de toutes disparités et en particulier celles liées au genre (indicateurs du secteur éducation/formation, 1999). Pour parvenir à cette fin, le Plan National de Développement du secteur de l’Education/Formation se base sur trois stratégies majeures. A savoir : (i) l’amélioration et la stimulation de l’accès au système d’Education/Formation, (ii) l’amélioration de la qualité de l’Education/Formation, y compris la réduction des coûts de formation pour l’Etat et pour les parents, notamment pour les parents pauvres, (iii) l’amélioration des capacités de gestion du système et de planification stratégique. 27 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, l’éducation relève de trois Ministères principalement. Ce sont : le Ministère de l’Education Nationale, le Ministère de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle et le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Cependant, des activités de formation sont effectuées par d’autres Ministères. Ces différents Ministères assurent l’éducation et la formation professionnelle structurées en six (6) niveaux qui sont :(i) l’enseignement préscolaire ; (ii) l’enseignement primaire ; (iii) l’enseignement secondaire ; (iv) l’enseignement supérieur ; (v) l’enseignement technique et professionnel ; et (vi) l’alphabétisation et l’éducation des adultes. Si l’âge légal d’entrer au préscolaire est de 3 ans, la première inscription dans l’enseignement primaire débute à six (6) ans. Ce cycle accueille donc les enfants de 6 ans et les garde jusqu’à l’âge de 11 ans. Cependant, les enfants qui connaissent des difficultés y restent au-delà de cet âge. Mais pour le calcul du taux net de fréquentation, on ne prend en compte que les enfants de 6 à 11 ans. Le présent chapitre comprend trois sections : la première traite de l’enseignement préscolaire, la deuxième analyse les flux scolaires au niveau de l’enseignement primaire et la troisième section est consacrée à l’alphabétisation de la population. 4.1.1 Education de la petite enfance urbain avec une proportion neuf (9) fois plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural. Relativement, les enfants de 3 ans (36-47 mois), inscrits dans le préscolaire sont deux fois moins importants (4,2 pour cent) que ceux de 4 ans ( 48-59 mois). Enfin, il existe une corrélation étroite entre l'éducation de la mère et la probabilité pour un enfant de suivre un programme d'éducation préscolaire. Le pourcentage des enfants qui suivent un programme d'éducation de la petite enfance croît avec le niveau d'instruction de leur mère, passant de 3 pour cent pour les mères analphabètes à 64,7 pour cent pour celles de niveau d’enseignement supérieur. Tableau 9: Pourcentage d'enfants âgés de 36-59 mois qui fréquentent un programme organisé d'éducation préscolaire, Côte d'Ivoire, 2000 Pourcentage fréquentant un programme Effectif d'enfants Masculin 6,8 1422Sexe Feminin 5,7 1412 Centre 3,4 152 Centre Nord 7,6 251 Nord Est 4,8 94 Centre Est 3,5 74 Sud (sans Abidjan) 4,4 478 Sud Ouest 6,5 258 Centre Ouest 1,8 397 Ouest 7 334 Nord Ouest 6,8 118 Nord 1,7 198 Régions Abidjan 13,7 480 URBAIN 12,6 1228 ZONE RURAL 1,4 1606 36-47 mois 4,2 1586 Age 48-59 mois 8,8 1248 Aucun 3 1985 Primaire 7,1 565 Secondaire 23,1 241 Supérieur 64,7 26 Programme non formel 25 15 Niveau d'instruction de la mère Manquant/NSP 16,8 2 Total 6,2 2834 Il faut entendre par éducation de la petite enfance, l’enseignement pré- scolaire qui concerne généralement, les enfants de 36 à 59 mois, c’est à dire 3 à 4 ans révolus. En Côte-d’Ivoire, le préscolaire concerne les enfants de 36 à 71 mois (3 à 5 ans), Il est structuré en trois sections : la petite section, la moyenne section et la grande section, correspondant grosso modo aux âges 3, 4 et 5 ans. Les programmes de ce niveau d’éducation visent essentiellement à préparer les très jeunes enfants à un environnement scolaire, c’est à dire à aménager une transition entre la maison et l’école. Les résultats de l’enquête MICS2000 révèlent que 6,2 pour cent des enfants âgés de 36 à 59 mois suivent un programme formel d'éducation préscolaire (Tableau9). En d’autres termes, moins d’un enfant de cette tranche d’âges sur 10 est concerné par ce type d’éducation. Ces programmes sont suivis par presque autant de filles (5,7 pour cent) que de garçons (6,8 pour cent). Il existe des disparités importantes selon la région. En effet, le taux de fréquentation préscolaire varie de 1,7 pour cent dans la région Nord à 13,7 pour cent à Abidjan, la métropole ivoirienne, en passant par 7,6 pour cent dans le Centre-Nord. Par ailleurs, l’enseignement préscolaire apparaît essentiellement comme un phénomène 28 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Une étude récente (GRETAF-CI, 1999) révèle que l’enseignement préscolaire est en expansion continue en Côte-d’Ivoire avec un taux d’accroissement annuel moyen de 19 pour cent. Ce qui a amené le triplement des effectifs en 6 ans (entre 1991 et 1997). Cette forte croissance s’explique selon les auteurs par les actions menées par les partenaires au développement, notamment l’UNICEF, avec son programme de redynamisation de l’éducation de base et la vulgarisation de l’encadrement de la petite enfance en milieu rural et périurbain, ainsi que dans les zones défavorisées. 4.1.2 Education de base En Côte-d’Ivoire, l’éducation de base couvre l’enseignement primaire et le premier cycle du secondaire. Mais, pour l’enquête MICS 2000, l’éducation de base est l’enseignement qui est donné à l’école primaire. C’est donc cette dernière définition que nous retenons dans la suite du document. L’école primaire est composée de six (6) années d’étude qui sont : CP1, CP2, CE1, CE2, CM1, CM2. La première inscription au CP1 se fait à 6 ans. L’âge scolaire, rappelons-le, est de 6-11 ans. Mais pour prendre en compte les redoublements, il est avancé à 14 ans. Cependant, le taux de fréquentation est calculé sur la base de la tranche 6-11ans. Comme il est apparu au tableau 9 bis, les effectifs des élèves de l’enseignement primaire sont en croissance continue depuis 1960, avec cependant deux phases d’évolution distinctes : la période de 1960 à 1980 pendant laquelle le taux d’accroissement annuel moyen est supérieur à 7 % et celle de 1980 à 1998 où le taux a diminué de moitié passant aux environs de 3,5 %. La différence entre ces deux périodes s’explique par le fait qu’avant 1980, la Côte-d’Ivoire a connu une croissance exceptionnelle de son économie. Les revenus de cette croissance ont été en partie investis dans les secteurs sociaux en particulier l’éducation qui était considérée comme "priorité des priorités". Le pays ayant connu une crise économique dès les premières années de la décennie 1980, les investissements de l’Etat dans l’éducation ont baissé sans que les ménages, atteints de plein fouet par la crise, aient les moyens de prendre la relève. Au cours de l’enquête MICS2000, 9867 enfants d’âge scolaire (6-11 ans) ont été enquêtés, dont 53,2 pour cent de garçons. Le sex ratio est de 114, c’est dire 114 garçons pour 100 filles. Au niveau national, le taux net de scolarisation est de 56,9 pour cent C’est à dire, 56,9 pour cent des enfants en âge d'aller à l'école primaire en Côte-d’Ivoire fréquentent effectivement un établissement d’enseignement primaire (Tableau 10). C’est dans la ville d’Abidjan qu’on enregistre le plus fort taux de scolarisation : 72,9 pour cent. Les résultats du Recensement Général de la population de 1998 (RGPH98) indiquent un taux net de scolarisation de 51,4 pour cent (55,7 pour cent pour les garçons contre 46,9 pour cent pour les filles). Par rapport à MICS2000, les régions traditionnellement les plus scolarisées ont maintenu leur place par rapport aux autres. Il s’agit de l’Ouest, du Sud (sans la ville d’Abidjan), du Centre-Nord et du Centre-Ouest, qui ont enregistré respectivement 60,6 pour cent, 59,2 pour cent, 58,0 pour cent et 56,1 pour cent de taux de scolarisation. Le plus faible taux de fréquentation de l’enseignement primaire est enregistré dans la région Nord (36,4 pour cent). Dans les zones urbaines, 66,5 pour cent des enfants sont scolarisés contre 48,5 pour cent dans les zones rurales. Les disparités entre régions et entre milieux de résidence, sont le fait d’une part de l’inégale répartition des infrastructures scolaires, et d’autre part des pesanteurs économico-culturels. Le niveau de scolarisation augmente avec l’âge et ce jusqu’à 10 ans, âge auquel le maximum des enfants sont scolarisés. A peine le tiers des enfants de 6 ans sont inscrits à l’école à cet âge, la scolarisation se faisant de façon progressive avec l’âge. 29 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Tableau 10: Pourcentage d'enfants d'âge scolaire dans le primaire, qui sont actuellement scolarisés dans le primaire, Côte d'Ivoire, 2000 Sexe Total Masculin Féminin Actuellement scolarisés Actuellement scolarisés Pourcentage Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage Effectif Centre 50 394 41,3 332 46 726 Centre Nord 61,5 501 54,1 452 58 953 Nord Est 56,3 274 42,7 207 50,4 481 Centre Est 59,6 129 56,5 126 58,1 255 Sud (sans Abidjan) 64,2 943 53,7 865 59,2 1807 Sud Ouest 60,6 442 40,2 401 50,9 843 Centre Ouest 60,8 718 50,5 602 56,1 1320 Ouest 66,7 333 52,8 286 60,3 620 Nord Ouest 46 259 38,8 185 43 444 Nord 38,5 337 34,1 293 36,4 630 Régions Abidjan 76,9 917 68,7 870 72,9 1787 URBAIN 70,7 2400 61,9 2208 66,5 4608 ZONE RURAL 53,6 2847 42,5 2412 48,5 5259 6 37 900 31,4 813 34,3 1713 7 58,6 958 48 779 53,9 1736 8 67,5 924 55,1 825 61,7 1749 9 70,8 806 62,4 699 66,9 1505 10 65,9 972 56 873 61,2 1845 Age 11 71,7 688 60,6 631 66,4 1319 Total 61,4 5247 51,8 4620 56,9 9867 Figure 3 : Pourcentage des enfants en âge d'aller à l'école primaire qui fréquentent un établissement primaire, Côte-d’Ivoire, 2000 0 20 40 60 80 100 Centre Nord-Est Sud (sans Abdjan) Centre-Ouest Nord-Ouest Abidjan Rural Pourcent On observe une disparité importante entre filles et garçons en matière de scolarisation. En effet, sur le plan national, l’écart entre les sexes est de 10 points en faveur des garçons(61,4 pour cent contre 51,8 pour cent). Quels que soient la région, le milieu de résidence, l’âge, le taux de fréquentation est plus élevé chez les garçons que chez les filles. Cet état de fait relève surtout des considérations socio- culturelles 30 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final pour cent au Nord à 72,3 pour cent dans la région Sud (sans la ville d’Abidjan). Dans quatre régions sur onze, au moins les deux tiers des enfants atteignent la cinquième année. De même; dans toutes les régions sauf celle du Nord, la des enfants qui atteignent la cinquième année est supérieure à 50 pour cent. Environ 66 pour cent des enfants du milieu urbain qui entrent en première année atteignent la cinquième année, contre 73 pour cent des enfants des zones rurales. On devrait s’attendre logiquement aux résultats inverses dans la mesure où les villes sont mieux doter aussi bien en infrastructures scolaires qu’au personnel enseignant. Cette situation s’explique probablement par le fait que la sélection en milieu urbain pour le passage en classe supérieure, est plus rigoureuse compte tenu de l’importance numérique des prétendants. Bien que relatif, les garçons accèdent plus à la cinquième année que les filles ; l’écart entre les deux sexes est assez faible (deux points), soit 70,3 pour cent contre 68,1 pour cent. En ce qui concerne le passage des élèves d’une classe à l’autre, on note que les garçons ont une progression régulière de l’ordre de 92 pour cent tandis que, chez les filles, la progression n’obéit pas à un ordre donné. Si l’on considère la progression des enfants jusqu’à la sixième année qui correspond au CM2, il est à noter que 63,5 pour cent des enfants inscrits au CP1 atteignent le CM2, contre 69,3 pour cent qui arrivent au CM1. Les filles ont moins de chance que les garçons d’arriver au CM2 (68,1 pour cent contre 70,3 pour cent). Un écart de 5 points s’observe entre le milieu urbain (61 pour cent) et la zone rurale (66,5 pour cent). Dans la ville d’Abidjan, à peine la moitié (51,5 pour cent) des enfants entrant au CP1 atteignent le CM2. En d’autres termes, un enfant inscrit au CP1 à Abidjan a 50 pour cent de chance d’arriver au CM2 en 6 ans. La différence observée entre les deux milieux de résidence s’explique par les raisons évoquées ci- dessus. L’enquête MICS2000 mesu- re le flux des élèves du primaire sur cinq années. S’il est vrai que dans certains pays l’enseigne- ment primaire ne couvre que cinq ans, en Côte-d’Ivoire, comme il a été mentionné plus haut, il s’étend sur six ans. Cependant, nous allons nous appesantir dans un premier temps sur la progression au cours des cinq premières années. Sur le plan national, plus des deux tiers des enfants (69,3 pour cent) qui entrent en première année de l'école primaire, atteignent la cinquième année (Tableau 11). Cependant, il existe de grandes disparités entre régions et entre milieux de résidence en ce qui concerne l'achèvement de la cinquième année. En effet, la proportion des enfants qui atteignent la cinquième année parmi ceux qui entrent en première année varie selon la région de 41,6 Tableau 11: Pourcentage d'enfants entrant en première année de l'école primaire qui atteignent, par la suite, la cinquième année, Côte d'Ivoire, 2000 Pour- centage fréquen- tant la 2ème année qui était en 1ère année l'année dernière Pour- centage fréquen- tant la 3ème année qui était en 2ème année l'année dernière Pour- centage fréquen-tant la 4ème année qui était en 3ème année l'année dernière Pour- centage fréquen- tant la 5ème année qui était en 4ème année l'année dernière Pourcentage d'enfants qui atteignent la 5ème année parmi ceux qui entrent en 1ère année Masculin 91,3 91,9 91,3 91,8 70,3 Sexe Féminin 91,7 90,9 93,8 87,1 68,1 Centre 85,7 84,5 90,6 82,6 54,2 Centre-Nord 99,0 99,0 97,2 95,9 91,4 Nord Est 98,8 98,6 97,6 , , Centre Est 92,9 92,7 92,6 92,5 73,7 Sud (sans Abidjan) 92,8 91,4 92,7 91,9 72,3 Sud Ouest 98,7 , 96,7 93,2 , Centre-Ouest 89,1 88,2 88,9 88,3 61,7 Ouest 97,5 98,5 95,1 98,2 89,7 Nord Ouest , 98,4 , 98,4 , Nord 82,1 84,6 78,3 76,6 41,6 Régions Abidjan 85,4 87,5 91,2 85,1 58 URBAIN 31 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final 4.1.3 Alphabétisation des adultes Le langage courant veut qu’on considère comme alphabétisées, les personnes sachant lire et écrire dans une langue donnée. L’enquête MICS2000, tout en adoptant cette définition considère de façon implicite que tous ceux qui savent lire savent également écrire. C’est pourquoi la question sur l’alphabétisation est : " X peut-il/elle lire une lettre, un journal ?" Cette question a été administrée à toutes les personnes de 15 ans ou plus. Les modalités de la question sont : facilement, difficilement, pas du tout et ne sait pas. Ceux dont les réponses à la question correspondent aux deux premières modalités, à savoir : facilement et difficilement, sont considérés comme alphabétisés. Sur cette base, moins de la moitié (48,2 pour cent) de la population âgée de 15 ans et plus en Côte- d’Ivoire est alphabétisée (Tableau 12). D'une manière générale, les femmes sont de loin, moins alphabétisées que les hommes (38,2 pour cent contre 60,1 pour cent). En d’autres termes, on compte près de 1,6 homme alphabétisé contre une femme de même condition. Ces résultats sont différents de ceux obtenus au RGPH. En effet, le taux d’alphabétisation (savoir lire et écrire), est de 36,3 pour cent pour les personnes âgées de 15 ans et plus. Les hommes (40,6 pour cent) plus que les femmes (28,5 pour cent) sont alphabétisés. Plus de dix (10) points de différence entre le RGPH et la MICS par rapport à l’alphabétisation. Un tel écart entre les deux opérations pourrait provenir d'une différence de définitions. En effet, au RGPH98, "est alphabétisée, toute personne âgée de 6 ans et plus qui sait lire et écrire dans une quelconque langue écrite" . Tableau 12 : Pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus qui est alphabétisé, Côte-d'Ivoire, 2000 Sexe Masculin Féminin Total Alpha- bétisé Effectif Alpha- bétisé Effectif Alpha- bétisé Effectif Centre 44,8 790 21,8 962 32,1 1752 Centre Nord 56,2 1254 36,5 1504 45,5 2758 Nord Est 42,5 390 17 645 26,6 1035 Centre Est 57,8 312 32,9 347 44,7 660 Sud (sans Abidjan) 59,2 2153 36,2 2528 46,8 4681 Sud Ouest 46,7 1072 32,5 1130 39,4 2202 Centre Ouest 53,9 1599 25,6 1833 38,8 3432 Ouest 66,4 810 34,6 1124 48 1934 Nord Ouest 26 427 9,7 475 17,4 902 Nord 39,4 754 21 891 29,4 1645 Régions Abidjan 83,5 3262 64 3912 72,9 7174 URBAIN 74,1 7098 53,2 8395 62,8 15493 ZONE RURAL 42,8 5717 20,1 6956 30,3 12672 15-24 69,6 5164 51,5 6042 59,9 11206 25-34 67,6 2613 41,2 3714 52,1 6327 35-44 60,7 1987 32,3 2759 44,2 4747 45-54 52 1540 17,9 1464 35,4 3004 55-64 26,6 879 5,2 837 16,1 1715 Age 65+ 17,1 638 3,6 536 11 1173 Total 60,1 12821 38,2 15351 48,2 28173 A la MICS2000, le pourcentage de la population qui sait lire varie considérablement d’une région à une autre. En effet, le pourcentage de la région la plus alphabétisée (l’Ouest, 48 pour cent) après la ville d’Abidjan, est 2,8 fois plus élevé que celui de la région (Nord) qui détient le pourcentage le plus faible (17,4 pour cent). D’une façon, générale, les régions du Nord (Nord-Ouest, Nord-Est, Nord) enregistrent les plus faibles pourcentages de personnes alphabétisées : 17,4 pour cent ; 26,6 pour cent et 29,4 pour cent, respectivement. Cette situation s’explique par des raisons socio-culturelles déjà évoquées plus haut. Le niveau d'alphabétisation baisse au fur et à mesure que l'âge augmente. En effet, le pourcentage de personnes alphabétisées varie de 59,9 pour cent chez les 15-24 ans à 11,0 pour cent chez ceux de 65 ans et plus. Il est à noter qu’un écart important allant du simple (16,1 pour cent) à plus 32 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final du double (35,4 pour cent) s’observe entre les personnes de 55-64 ans et celles de 45-54 ans. Une explication possible est que les personnes âgées de 55-64 ans au moment de l’enquête sont nées entre 1935 et 1945, époque à laquelle les établissements scolaires sont rares, la scolarisation en Côte- d’Ivoire n’étant qu’au niveau du balbutiement. Ces personnes avaient donc moins de chance de trouver une école que la génération d’après la deuxième guerre mondiale. Quelle que soit la variable considérée, les hommes sont plus alphabétisées que les femmes. Cependant, l’écart est plus important pour certaines variables que d’autres. Ainsi, au niveau des régions, c’est au Nord-Est (42,5 pour cent contre 17,0 pour cent) et au Nord-Ouest (26,0 pour cent contre 9,7 pour cent) que les différences entre sexes sont les plus grandes ; au niveau du milieu de résidence, c’est la zone rurale qui affiche l’écart le plus grand, allant du simple au double (42,8 pour cent contre 20,1 pour cent) ; au niveau de l’âge, ce sont les hommes de 55-64 ans qui sont 5,1 fois plus alphabétisés que leurs consœurs de la même génération. 4.2 Eau et assainissement 4.2.1 Utilisation de l'eau de boisson L'eau potable est un préalable à la bonne santé. L'eau non potable peut être un vecteur important de maladies telles que le trachome, le choléra, la fièvre typhoïde et la schistosomiase. L'eau de boisson peut être contaminée également par des produits chimiques, des matières physiques et radiologiques qui ont des effets néfastes sur la santé humaine. Outre les aspects de santé, l'accès à l'eau de boisson peut être particulièrement important pour les femmes ( en particulier dans les zones rurales), auxquels incombe la principale responsabilité du transport de l'eau, souvent sur de longues distances. L’enquête MICS2000 pour la Côte-d’Ivoire a défini l’eau potable comme l’eau provenant des sources suivantes : le robinet dans le logement, le robinet dans la cour, la borne fontaine, le puits à pompe, le puits protégé, la source protégée et l’eau de pluie. Cette définition n’est pas la même que celle en usage en Côte-d’Ivoire où l’eau potable se définit comme provenant de : robinet, borne fontaine, puits à pompe ou protégé. Sur la base de la définition de MICS2000, 81,7 pour cent de la population ont accès à de l’eau potable. Cette proportion se décompose en : 39,7 pour cent qui utilisent l'eau courante dans les maisons, ou dans la cour, 18,8 pour cent utilisent l’eau de puits (à pompe ou protégé) et 2,1 pour cent ont accès à la borne fontaine. Si l’on se réfère à la définition ivoirienne d’eau potable, ce sont seulement 56,4 pour cent de la population qui utilisent de l’eau potable. La différence provient essentiellement de l’eau de puits. Les sources d'approvisionnement en eau de boisson des populations varient considérablement selon les régions passant de 72,2 pour cent au Sud-Ouest à 89,5 pour cent au Nord (Tableau 13). Paradoxalement, ce n’est ni la ville d’Abidjan, ni la région du Sud qui détient la plus forte proportion de personnes ayant accès à l’eau potable ; c’est au contraire la région du Nord, l’une des plus déshéritées du pays, qui a plus accès à l’eau potable. L’explication est que la définition de MICS 2 000 inclut l’eau de puits qui est la plus utilisée dans la région Nord. En effet, l’eau potable dans le Nord est composée à 83,8 pour cent de l’eau de puits (32 pour cent provenant de puits à pompe et 51,8 pour cent de puits protégés). Globalement, les populations des régions du Nord (Nord, Nord-Est, Nord- Ouest) ont relativement plus accès à l’eau potable que celles des régions Sud (Sud, Sud-Ouest) qui sont plus nanties économiquement. Ce paradoxe était apparu à MICS 1996 où 58,5 pour cent des ménages vivant en zone de savane (centre et Nord du pays) ont accès à l’eau potable contre 36,5 pour cent des ménages qui résident en zone forestière. La différence s’explique par le fait que les populations de la forêt utilisent plus l’eau provenant des puits non protégés qui ne font pas partie des sources d’eau potable. En dehors de la région du Centre et du Nord-Est, l’eau des marigots et des rivières est utilisée par moins de 10 pour cent de la population. Au niveau national, elle ne représente que 3,2 pour cent. Comme on pouvait s’y attendre, c’est en milieu urbain que l’accès à l’eau potable se fait plus fréquemment. En effet, 88,8 pour cent des populations du milieu urbain ont accès à l’eau potable 33 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final contre 74,2 pour cent de celles des zones rurales. Bien que de part et autre, près de trois personnes sur quatre aient accès à l’eau potable, ces populations n’utilisent pas les mêmes sources d’eau. En milieu urbain, l’eau potable provient essentiellement du robinet (76,4 pour cent), tandis qu’en zone rurale, ce sont les puits protégés et à pompe qui approvisionnent la plupart des ménages (78 pour cent). A Abidjan, l’eau potable provient presque exclusivement du robinet (99,7 pour cent), même si le robinet n’est pas toujours dans le logement (27,2 pour cent des cas). Tableau 13: Pourcentage de la population qui a accès à une eau à boire salubre, Côte d'Ivoire, 2000 Quelques principales sources d'eau à boire Robinet Puits/ Forage à pompe Puits protégé Puits non protégé Mare, ruisseau ou fleuve Total avec eau à boire salubre Effectif de personnes Centre 39,3 19,5 19,5 5,4 10,2 80,3 3390 Centre Nord 41,5 10,2 28,6 2,8 8,1 88,1 5126 Nord Est 22,4 30,7 17,2 5,4 13,1 73,3 2221 Centre Est 35,4 14,7 33,2 6,2 2,1 88,4 1321 Sud (sans Abidjan) 34,3 10,7 31,3 8,8 2 78,7 9150 Sud Ouest 22 13,5 31,2 23,1 0,8 72,2 4431 Centre Ouest 15,7 25,5 30,7 19,1 0,4 75,7 6753 Ouest 17,8 21 39,9 10,6 4,2 80,7 3888 Nord Ouest 14,1 35,6 27,3 6 3,2 87,5 1898 Nord 10,9 28,7 46,4 3,4 5,4 89,5 3284 Régions Abidjan 86,3 0,1 0,2 0 0 86,6 11903 URBAIN 67,8 1 19,5 3,2 0,2 88,8 27326 ZONE RURAL 10,3 28,9 29 13,1 6,4 74,2 26030 Total 39,7 14,6 24,2 8 3,2 81,7 53357 Figure 3a: Distribution de la population par type de source d'eau potable Autres 8% Puits protégé 24% Autre source potable 3% Puits non protégé 10% eau courante dans la maison 24% fontaine publique 15% eau courante dans la cour 16% 4.2.2 Assainissement L'élimination inadéquate des excréments humains et l'insuffisance d'hygiène personnelle sont la cause d’une gamme de maladies, notamment les maladies diarrhéiques et la poliomyélite. L'élimination sûre des excréments humains comprend : les toilettes à chasse d’eau reliées à un système d'égouts ou à des fosses septiques, les autres toilettes à chasse d'eau, les fosses d'aisance améliorées et les fosses d'aisance traditionnelles. Mais dans la conception ivoirienne, seuls les WC à chasse d’eau et les latrines améliorées assurent l’hygiène parfaite dans le traitement des excréments. Par rapport à la définition de MICS2000, 59,1 pour cent de la population a accès à un système sanitaire de traitement des excréments contre 29 pour cent si on applique la définition ivoirienne. La 34 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final différence est le fait de la prise en compte ou non des latrines traditionnelles qui constituent une part importante du système sanitaire d’évacuation des excréments humains en Côte-d’Ivoire. Dans la suite de la section, nous ne considérons que la définition de MICS2000. Tout comme pour les précédents indicateurs, la proportion de personnes ayant accès à un système de traitement des excréments varie énormément d’une région à une autre, passant de 23,2 pour cent au Nord à 75,7 pour cent au Centre-Est (tableau 14). S’agissant de la ville d’Abidjan, ce sont 94,8 pour cent de sa population qui vit dans des ménages disposant de toilettes appropriées. Globalement, les habitants des régions forestières ont plus de chances que les autres d'utiliser des toilettes. Les installations les plus répandues dans le pays sont les latrines traditionnelles avec 30 pour cent. Tableau 14: Pourcentage de la population qui a accès à un système sanitaire approprié pour l'évacuation des excréments, Côte-d'Ivoire, 2000 Type de toilettes utilisées par le ménage Chasse d'eau Latrines à évacuation / chasse d'eau manuelle Latrines tradition- nelles Trou ouvert Pas de toilettes / dans la nature Total avec un système sanitaire approprié Effectif de personnes Centre 6,9 1,6 35,3 8,9 46,5 43,7 3390 Centre Nord 14,6 4,5 15,7 27,6 36,7 34,8 5126 Nord Est 3,8 1 40,4 14,7 40 45,3 2221 Centre Est 8,6 5,3 61,9 14,9 7,9 75,7 1321 Sud (sans Abidjan) 8,6 16,5 32 9,7 28,2 57,3 9150 Sud Ouest 11,6 3,3 38,1 20,1 26,2 53 4431 Centre Ouest 4,3 2,3 47,5 4 41,7 54,1 6753 Ouest 9,4 1,2 42,5 6,5 38,1 53,1 3888 Nord Ouest 5,7 1,8 39,1 11,6 40,7 46,7 1898 Nord 3,6 6,2 12,9 30,5 44,2 23,2 3284 Régions Abidjan 39,3 41,7 13,9 3,2 0,8 94,8 11903 URBAIN 28 24,8 27,4 13,9 4,7 80,2 27326 ZONE RURAL 1,5 2,6 32,7 9 51,9 36,8 26030 Total 15,1 13,9 30 11,5 27,8 59,1 53357 Les populations urbaines, plus que celles des zones rurales, ont accès aux toilettes aménagées. Le rapport va du simple à plus du double (80,2 pour cent contre 36,8 pour cent). La qualité des toilettes diffère également d’un milieu à un autre. Alors que les personnes qui accèdent au WC avec chasse d’eau et aux latrines améliorées sont respectivement de 28 pour cent et 24,8 pour cent en milieu urbain, celles des mêmes conditions en zone rurale représentent 1,5 pour cent et 2,6 pour cent dans cet ordre. Ce constat explique pourquoi plus de la moitié (52 pour cent) des résidents des campagnes n’ont aucune installation pour les toilettes et que 32,7 pour cent se contentent des latrines traditionnelles. Par comparaison aux données de MICS1996, on constate une évolution des différents types de toilettes. En effet, la proportion des individus des ménages possédant un WC avec chasse d’eau est passée de 12,7 pour cent à 15,1 pour cent, alors qu’elle était de 8 pour cent au Recensement général de la population de 1988 (RGPH88). Par contre, les personnes résidant dans des ménages ne possédant aucun aménagement pour les toilettes représentent 27,8 pour cent contre 40,3 pour cent en 1996 et 47 pour cent en 1988. En considérant les WC avec chasse d’eau et les latrines améliorées comme les seules toilettes qui assurent une sécurité sanitaire dans le domaine, ce sont 29 pour cent de la population de Côte-d’Ivoire qui bénéficient de cette sécurité. Très peu de personnes des zones rurales (4,1 pour cent) se trouvent dans cette condition. C’est à Abidjan (81 pour cent) et dans le milieu urbain en général (42,8 pour cent) que la proportion des personnes ayant accès aux toilettes hygiéniques est importante. 35 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final 4.3 Malnutrition des enfants 4.3.1 Allaitement au sein L'allaitement au sein au cours des premières années de la vie protège les enfants contre l'infection, constitue une source idéale d'éléments nutritifs, est économique et sûr. Cependant, nombre de mères cessent d'allaiter trop tôt, et il existe souvent des pressions pour le passage aux préparations pour bébés, ce qui peut perturber la croissance et contribuer à la malnutrition en termes d’oligo-éléments, et ne constitue pas une méthode sûre si l'accès à l'eau potable n'est pas facile. Le but du Sommet mondial pour les enfants stipule que les enfants doivent être allaités exclusivement pendant quatre à six mois et que l'allaitement devrait être poursuivi avec des aliments complémentaires pendant la majeure partie de la deuxième année de la vie. De nombreux pays ont adopté la recommandation de l'allaitement exclusif pour environ six mois. Au Tableau 16, le statut d'allaitement repose sur les rapports des femmes concernant la consommation des enfants au cours des 24 heures précédant l'interview. Par allaitement exclusif, on entend les enfants qui ne reçoivent que le lait maternel et les vitamines, les suppléments minéraux ou les médicaments. Par allaitement complémentaire, on entend les enfants qui reçoivent le lait maternel et les aliments solides ou semi-solides. Les deux dernières colonnes du tableau comprennent les enfants qui continuent d'être allaités à un et deux ans. Les pourcentages selon la région et l'éducation de la mère ne sont pas indiqués en raison de la taille limitée de l'échantillon. Pour les mêmes raisons, la ventilation par sexe et par lieu de résidence pour les zones urbaines-rurales devrait être interprétée avec prudence. Environ 11 % des enfants âgés de moins de quatre mois sont allaités exclusivement, ce qui est très inférieur aux normes recommandées. A 6-9 mois, 53 pour cent des enfants reçoivent du lait maternel et des aliments solides ou semi-solides. La pratique de l’allataiment est quasi-universelle en Côte- d'Ivoire et se poursuit au-delà de un an pour la grande majorité des enfants. En effet, à 12-15 mois, 87 pour cent des enfants sont encore allaités, tandis qu’à 20-23 mois, 42,4 pour cent le sont encore. En considérant le sexe de l'enfant, on note que les filles sont légèrement plus allaitées de façon exclusive que les garçons, qu'elles reçoivent dans une proportion égale les aliments de complément le moment venu, et qu’elles sont plus nombreuses proportionnelement à être nourries au sein après un an. Figure 4: Distribution par pourcentage des enfants vivant selon le statut d'allaitement, Côte-d'Ivoire, 2000 << à actualiser ! ! !>> 0% 20% 40% 60% 80% 100% 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34 Age en mois Allaités exclusivement Lait maternel et eau uniquement Lait maternel et suppléments Pas allaités La Figure 7 présente la situation détaillée du statut d'allaitement par âge de l'enfant en termes de mois. L’on note que même aux âges les plus précoces, la majorité des enfants reçoivent des fluides ou des aliments autres que le lait maternel. Le pourcentage d'enfants allaités exclusivement diminue rapidement pour se rapprocher de zéro après trois mois. A la fin de la première année, presque neuf enfants sur dix sont encore allaités. 36 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Tableau 16 : Pourcentage d'enfants vivants par pratique d'allaitement, Côte-d ’Ivoire, 2000 Pourcentage d'enfants de 0- 3 mois exclusivement allaités Pourcentage d'enfants de 6-9 mois recevant des aliments de complément solides/liquides Pourcentage d'enfants de 12-15 mois allaités Pourcentage d'enfants de 20-23 mois allaités Masculin 10,2 54,4 86,4 39,4 Sexe Feminin 12,7 54,4 87,1 45,4 Centre 8,5 52,1 97,6 52,4 Centre Nord 11,8 51,1 83,9 46,7 Nord Est 11,4 65,4 100 60,7 Centre Est 0 26,2 89,6 24,1 Sud (sans Abidjan) 8,7 56,2 90,4 37,8 Sud Ouest 8,6 52,9 85,7 54,2 Centre Ouest 5,4 68,3 87,3 53,8 Ouest 5,5 44,1 91,2 37,5 Nord Ouest 18,7 27 85 58,8 Nord 10 47,6 94,7 59,4 Régions Abidjan 7,7 59,5 68,7 18,8 URBAIN 13,8 54,1 80,9 28,2 ZONE RURAL 9,5 54,6 90,7 53,7 Aucun 11,4 53,7 88,4 51,6 Primaire 12 56,3 90 29 Secondaire 10,2 53 80,5 17,4 Supérieur 10,8 54,5 13,1 0 Programme non formel 14,9 100 46,4 17,5 Niveau d'instruction De la mère Manquant/NSP 0 , 100 0 Nombre total d'enfants enquêtés 732 628 634 437 Total 11,4 54,4 86,7 42,4 4.3.2 Iodation du sel La carence en iode dans l'alimentation constitue la cause la plus importante au monde de l'arriération mentale susceptible d'être évitée et peut réduire le quotient intellectuel (QI) moyen d'une population dans des proportions pouvant atteindre treize points. L'iodation du sel constitue un moyen efficace et à faible coût d'éviter les troubles liés à la carence en iode (TCI). Le sel iodé de façon adéquate contient 15 ppm (parts par million) d'iode ou plus. Dans le cadre de la MICS, les agents enquêteurs ont testé le sel des ménages pour les niveaux d'iode grâce à un kit de test. Environ 80 pour cent des ménages avaient du sel qui a été testé pendant la MICS (Tableau 17). Cette proportion aurait pu être plus élevée si les agents enquêteurs n'avaient pas été en rupture de kits de test (obtenus gratuitement de la part de l'UNICEF) vers la fin de l'enquête sur le terrain. La longueur des procédures administratives ne permettait pas le renouvellement de ces kits. Parmi les ménages où le sel a été testé, on note que 30 pour cent disposaient d'un sel iodé de façon adéquate (³ 15 PPM). Les niveaux par milieu d'habitat varient du simple au double : 43 pour cent des ménages urbains disposaient de sel iodé de façon adéquate contre seulement 20 pour cent des ménages ruraux. C’est dans la région du Nord-Ouest (Odiénné) que la consomation du sel iodé est la plus faible (seulement 8 pour cent). En revanche, c’est logiquement dans la métropole abidjanaise que la plus forte proportion de consommation de sel iodé est observée (52 pour cent). 37 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Tableau 17: Pourcentage de ménages ayant consommé du sel suffisament iodé, Côte d'Ivoire, 2000 Pourcentage de ménages dont le sel a été testé < 15 PPM 15 + PPM Effectif des ménages interviewés Régions Centre 96.2 74.2 25.8 440 Centre Nord 92.5 68 32 571 Nord Est 49.6 51.2 48.8 360 Centre Est 80.4 57.1 42.9 191 Sud (sans Abidjan) 84.6 69.1 30.9 1227 Sud Ouest 81.8 81.7 18.3 645 Centre Ouest 80.9 79.2 20.8 882 Ouest 96.2 72.5 27.5 673 Nord Ouest 81.4 91.9 8.1 288 Nord 66.7 85.9 14.1 414 Abidjan 68.3 48.1 51.9 1619 ZONE URBAIN 75.6 56.6 43.4 3613 RURAL 83.7 79.9 20.1 3698 Total 79.7 69 31 7311 Supplémentation en vitamine A La carence en vitamine A (CVA) affaiblit les systèmes immunitaires des enfants, accroît leurs chances de mourir de maladies courantes de l'enfance et mine la santé de la femme enceinte et allaitante. Elle peut provoquer également des dégâts aux yeux et la cécité chez les enfants. Toutefois, elle peut être évitée facilement par la supplémentation en vitamine A ou par la fortification des aliments. L'UNCEF et l’OMS recommandent que tous les pays dont le taux de mortalité des moins de cinq ans dépasse 70 pour 1000 naissances vivantes ou dans lesquelles la carence en vitamine A constitue un problème de santé publique mettent en place un programme de lutte contre la carence en vitamine A. Conformément aux directives de l'UNICEF/OMS, le Ministère de la santé de la Côte-d'Ivoire recommande que les enfants âgés de 6 à 12 mois reçoivent une capsule d'une dose de vitamine A de 100 000 UI tous les six mois, et que les enfants âgés de plus d'un an reçoivent une dose élevée de 200 000 UI tous le six mois. Au cours des six mois précédant la MICS, environ 16 pour cent des enfants âgés de 6 à 59 mois avaient reçu une dose élevée de supplémentation en vitamine A (Tableau 18). Un peu plus de 3 % n'avaient pas reçu de supplémentation en vitamine A au cours des six derniers mois, mais avaient reçu une avant cette période. Environ 6 pour cent des enfants avaient reçu une supplémentation en vitamine A à un moment ou à un autre par le passé, mais leur mère/personne en charge n'avait pu préciser quand. Globalement, ce sont deux tiers (67 pour cent) des enfants de 6 à 59 mois qui n'ont jamais reçu de supplémentation en vitamine A. Cette proportion est pratiquement la même quelle que soit la zone de résidence. La structure de l'âge pour la supplémentation en vitamine A fait apparaître que la supplémentation décroît avec l'âge : elle est de 20 pour cent pour les enfants âgés de 6 à 11 mois, puis elle passe à 18 pour cent pour les enfants âgés de 12 à 23 mois pour s'établir à 12 pour cent pour les enfants les plus âgés (48-59 mois). Le niveau d’instruction de la mère ne semble pas imprimer un sens à la probabilité de la supplémentation en vitamine A. Le pourcentage qui a reçu une supplémentation au cours des six derniers mois est pratiquement le même, que la mère ait été ou non à l’école (environ 15 pour cent pour les mères qui n’ont aucune instruction et celles qui ont atteint le niveau secondaire). On constate même que pour les mères de niveau primaire, le pourcentage est plus élevé et se situe à près de 19 pour cent. 38 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Tableau 18 : Répartition (en %) des enfants âgés de 6-59 mois selon qu’ils ont reçu une dose élevée de vitamine A ou non pendant les six derniers mois, Côte d'Ivoire, 2000 Pourcentage d'enfants qui ont reçu de la Vitamine A : Dans les 6 derniers mois Avant les 6 derniers mois Pas sure quand Pas sure s'ils ont reçu Jamais reçu Total Nombre d'enfants Sexe Masculin 16,7 3,7 5,6 7,9 66,9 100,0 3511 Féminin 15,2 3,4 6,3 7,3 67,8 100,0 3366 Mileu d'habitat Urbain 12,8 3,8 5,3 9,7 68,4 100,0 2951 Rural 17,8 3,4 6,3 6,0 66,5 100,0 3927 Age 6-11 mois 20,3 2,3 3,0 5,2 69,2 100,0 902 12-23 mois 18,4 3,7 6,5 5,5 66,0 100,0 1589 24-35 mois 15,6 4,1 5,0 8,4 66,8 100,0 1552 36-47 mois 13,0 3,8 6,8 8,0 68,4 100,0 1586 48-59 mois 12,2 3,2 7,1 10,5 67,0 100,0 1245 Niveau d'instruction de la mère Aucun 14,9 3,5 6,0 7,1 68,5 100,0 4680 Primaire 18,7 3,4 5,8 8,4 63,6 100,0 1487 Secondaire 15,3 4,5 5,3 8,4 66,6 100,0 602 Supérieur 5,1 2,1 2,4 20,7 69,7 100,0 64 Programme informel 5,7 0,0 12,2 8,0 74,1 100,0 34 NSP 10,6 10,5 10,6 0,0 68,3 100,0 11 Total 15,6 3,5 5,9 7,6 67,3 100.0 6877 4.4 Santé infantile 4.4.1 Couverture vaccinale Selon les directives de l'UNICEF et de l'OMS, un enfant devrait recevoir la vaccination du BCG afin de le protéger contre la tuberculose, trois doses de la DPT pour le protéger contre la diphtérie, la coqueluche, et le tétanos, trois doses de vaccin contre la polio et une vaccination contre la rougeole à l'âge de 12 mois. Dans le cadre de la MICS, les mères ont été invitées à produire les carnets de vaccination pour les enfants âgés de moins de cinq ans. Les agents enquêteurs ont recopié les informations des carnets relatives à la vaccination dans le questionnaire de la MICS. Les mères ont également été sondées afin qu’elles notifient toute vaccination reçue par l'enfant, qui ne figure pas dans le carnet. D'une manière générale, 77 pour cent des enfants avaient des carnets de santé. Si l'enfant n'avait pas de carnet, on lisait à la mère une brève description de chaque vaccin et on lui demandait de se rappeler si l'enfant l'avait reçue ou non, pour la DTcoq et la polio, et combien de fois. Le Tableau 21 présente le pourcentage des enfants âgés de 12 à 23 mois qui ont reçu chacune des vaccinations. Dans ce tableau, les enfants âgés de 12 à 23 mois constituent le dénominateur, de façon que seuls les enfants qui sont suffisamment âgés pour être entièrement vaccinés soient pris en compte. Dans la partie supérieure, l'agent enquêteur ajoute tous les enfants qui ont été vaccinés à un moment ou à un autre avant l'enquête selon le carnet de vaccination ou le rapport fait par la mère. Dans la partie inférieure, seuls ceux qui ont été vaccinés avant leur premier anniversaire sont pris en compte. Pour les enfants ne disposant pas de carnet de vaccination, la proportion des vaccinations faites avant le premier anniversaire est considérée comme la même que pour les enfants disposant de carnets de vaccination. 39 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Tableau 21: Pourcentage d'enfants âgés de 12-23 mois ayant reçu des vaccinations contre les maladies de l'enfance, quel que soit l'âge avant l'enquête et avant le premier anniversaire, Côte d’'Ivoire, 2000 Pourcentage d'enfants qui ont reçu Vaccinés à n'importe quel âge avant l'enquête selon Vaccinés avant l'âge de 12 mois avec date de vaccination dans les carnets Carte de vaccination Déclaration de la mère BCG 71,3 13,1 83 DTCoq1 70,1 8,6 74,8 DTCoq2 64,3 6,8 68 DTCoq3 56 5,9 56,5 Polio 1 71,4 14,3 82,5 Polio 2 64,3 11,7 73,0 Polio 3 55 7 56,5 Rougeole 51,9 9,6 53,2 Toutes vaccinations 44 4,3 37,7 Aucune vaccination 1,6 8 0.3 Effectif d'enfants 1220 369 1220 Environ 84,4 pour cent des enfants âgés de 12 à 23 mois avaient reçu une vaccination de BCG à l'âge de 12 mois et la première dose de la DTCoq avait été administrée à 78,7 pour cent. Le pourcentage baisse pour les doses suivantes de la DTCoq, s’élevant seulement à 71,1 pour cent pour la deuxième dose, et à 61,9 pour cent pour la troisième dose ( Figure 5). De même, 85,7 pour cent des enfants avaient reçu la Polio 1 à l'âge de 12 mois, mais ce pourcentage baisse, pour s'établir à 62,0 pour cent pour la troisième dose. La couverture pour le vaccin contre la rougeole à l'âge de 12 mois est inférieure à celle des autres vaccins, soit 61,5 pour cent. On notera que c'est près de la moitié des enfants de 12-23 mois qui avaient reçu toutes les huit vaccinations au moment de leur premier anniversaire (48 %) tandis qu'un dixième de ceux-ci n'avait reçu aucune vaccination. Figure 5 : Pourcentage des enfants agés de 12 à 23 mois qui ont été vaccinés avant l'âge de 12 mois, Côte-d'Ivoire, 2000 78,7 85,7 61,5 84,4 48,3 76 71,1 9,5 61,9 62 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 BCG DTCoq Polio Rougeole Tous les vaccins Aucun vaccin P o u r c e n t a g e Dose 1 Dose 2 Dose 3 40 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Au Tableau 22, le pourcentage des enfants âgés de 12 à 23 mois vaccinés à l'heure actuelle contre les maladies de l'enfance est présenté selon le la région de résidence et les caractéristiques socio- démographiques. A la différence du tableau précédent, les estimations de ce tableau concernent les enfants qui étaient vaccinés au moment de l'enquête, même s’ils n'ont pas été vaccinés avant l'âge de 12 mois. Le taux de vaccination des garçons est légèrement supérieur à celui des filles quelle que soit la vaccination mais les différences ne sont pas trop significatives (par exemple, la proportion d’enfants qui n’ont reçu aucun vaccin est pratiquement le même et se situe comme déjà mentionné à 10 pour cent). Globalement, l’on note que les enfants dans les zones urbaines ont plus de chances d'être vaccinés que les enfants des zones rurales. Quant à la distribution par région, elle repose sur des nombres limités de cas et devrait être prise avec précaution (40 et 47 cas respectivement pour le Centre Est (Abengourou) et le Nord Ouest (Odiénné) contre 232 et 240 cas pour la région du Centre Ouet (Daloa) et la ville d’Abidjan). Cela dit, les résultats font apparaître que la région du Centre Est enregistre les taux de couverture les plus élevés pour la plupart des vaccinations et les pourcentages les plus élevés d'enfants ayant reçu toutes les vaccinations recommandées. Le Centre Est enregistre également le pourcentage d'enfants le plus élevé ayant des carnets de vaccination, soit 92,5 pour cent. La couverture vaccinale est la plus élevée parmi les enfants dont les mères ont reçu une éducation secondaire ou supérieure. Les différences de niveau d’instruction sont les plus importantes pour les troisièmes doses de la DTCoq et de la polio, ce qui signifie que les taux d'abandon sont plus élevés parmi les enfants dont les mères sont moins instruites. Tableau 22: Pourcentage d'enfants âgés de 12-23 mois qui sont actuellement vaccinés contre les maladies de l'enfance, Côte d’'Ivoire, 2000 BCG DTCoq3 Polio 3 Rou- geole Toutes Aucune % avec carte de vaccina- tion Effectif d'enfants Sexe Masculin 85 64 63.6 63.4 50.5 9.6 76.7 805 Feminin 83 59.8 60.4 59.6 46 9.7 76.9 784 Régions Centre 87 70.5 71.4 63.8 55.2 10.5 83.8 91 Centre Nord 89 74 71.2 72.1 54.8 5.8 88.5 117 Nord Est 91 69.2 74.7 73.6 60.4 3.3 79.1 68 Centre Est 99 81.1 81.1 79.2 68.9 0 92.5 40 Sud (sans Abidjan) 86 63 63.4 59.5 49.8 7.4 86.8 285 Sud Ouest 65 39.8 39.8 45.4 31.5 27.8 56.5 150 Centre Ouest 78 52.2 53.3 55 38.4 12.8 68.9 232 Ouest 92 59.4 60.1 67.1 47.6 4.9 69.9 196 Nord Ouest 75 46.8 31.2 58.4 27.3 15.6 66.2 47 Nord 69 41.3 49 39.2 32.2 19.6 67.8 120 Abidjan 96 84.5 81.9 74.8 66.5 0.6 85.8 243 ZONE URBAIN 93 75.4 75.4 70 59.4 3.9 84.1 658 RURAL 79 52.4 52.6 55.5 40.4 13.7 71.6 931 Niveau Aucun 81 54.5 55.3 55.6 41.5 11.9 74.1 1063 d'instruction Primaire 91 74 74.1 72.2 59.9 5.1 84.4 366 de la mère Sécondaire+ 94 84.5 78.7 76.8 67.1 3.7 75.4 141 Programme non formel 75 83.2 89.5 71.4 63 10.5 89.5 13 Manquant/NSP 76 75.9 75.9 75.9 75.9 24.1 100 6 Total 84 61.9 62 61.5 48.3 9.6 76.8 1589 4.4.2 Diarrhée La déshydratation due à la diarrhée constitue une cause importante de mortalité chez les enfants en Côte d’Ivoire. La prise en charge à domicile de la diarrhée – à l’aide soit des sels de réhydratation orale (SRO) soit des fluides faits à domicile recommandés – permet d’éviter nombre de ces décès. La prévention de la déshydratation et de la malnutrition, grâce à l’augmentation de l'absorption de fluides et à la poursuite de l'alimentation de l'enfant, constitue également une stratégie importante de la prise en charge de la diarrhée. 41 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Dans le questionnaire de la MICS, les mères (ou les personnes en charge) ont été invitées à indiquer si leur enfant avait eu la diarrhée au cours des deux semaines précédant l'enquête. Le cas échéant, la mère a été invitée à répondre à une série de questions concernant les fluides et la nourriture donnés à l'enfant pendant l'épisode et à dire s'il s'agissait plus ou moins de ce que l'enfant avait coutume de manger et de boire. D'une manière générale, 20 pour cent des enfants âgés de moins de cinq ans avaient fait de la diarrhée au cours des deux semaines précédant l'enquête (Tableau 23). La prévalence de la diarrhée était de loin supérieure dans le Nord Est, avec 28 pour cent, par rapport aux autres régions. La pointe de la prévalence de la diarrhée intervient au cours de la période de sevrage, chez les enfants âgés de 6 à 23 mois. Le Tableau 23 présente également le pourcentage des enfants qui reçoivent les différents types de fluides recommandés pendant l'épisode de diarrhée. Etant donné que les mères ont pu citer plus d'un type de liquide, le total des pourcentages n'est pas nécessairement égal à 100. Deux enfants sur cinq avaient reçu du lait maternel pendant la diarrhée. Les enfants âgés de moins de 12 mois ont particulièrement plus de chances d'avoir reçu du lait maternel. Le tiers (environ 33 pour cent) des enfants avaient reçu de la bouillie de céréale ou de la soupe et 16 pour cent des SRO. Les enfants des mères ayant un niveau d’instruction du secondaire ou plus semblent avoir plus de chances que les autres enfants de recevoir de la SRO et du lait maternel. Environ huit enfants sur dix ayant la diarrhée ont reçu un ou plusieurs des traitements à domicile recommandés (c'est-à-dire qu'ils ont été traités avec la SRO ou les fluides faits à domicile recommandés). Près des deux cinquième des enfants âgés de moins de cinq ans ayant la diarrhée ont bu plus que d'habitude, tandis que 48 pour cent ont bu la même quantité ou moins (Tableau 24). Environ 62 pour cent avaient mangé un peu moins, la même quantité ou plus que d'habitude, tandis que 32 pour cent avaient mangé beaucoup moins que d'habitude ou pas du tout. D'une manière générale, seuls 25 pour cent des enfants ayant la diarrhée avaient reçu davantage de liquides et avaient continué de manger tel que recommandé. 4.4.3 Infections respiratoires aiguës Les infections respiratoires aiguës de la voie inférieure, en particulier la pneumonie, constituent l'une des principales causes de décès chez les enfants de la Côte d’Ivoire. Dans le questionnaire de la MICS, les enfants ayant une infection respiratoire aiguë sont considérés comme ceux qui ont eu une maladie avec une toux accompagnée d'une respiration rapide ou difficile et dont les symptômes étaient dus à un problème au niveau de la poitrine ou à la fois à un problème au niveau de la poitrine et à l'obstruction nasale ou dont la mère ne connaissait pas la cause du problème. Seuls quatre pour cent des enfants âgés de moins de cinq ans avaient une infection respiratoire aiguë au cours des deux semaines précédant l'enquête selon ces critères (Tableau 25). Ces enfants qui ont souffert d’infections respiratoires aiguës ont été principalement suivis, dans un hôpital soit 11 pour cent, dans un centre de santé soit 14 pour cent, dans un dispensaire soit 9 pour cent, par un guérisseur traditionnel soit 18 pour cent. Il faut noter que 17 pour cent de ces malades ont eu d’autres recours pour se faire soigner. D'une manière générale, presque 38 pour cent des enfants ayant des IRA avaient été emmenés chez un prestataire de soins approprié (c'est-à-dire, dans un hôpital, un centre de santé, un dispensaire, chez un agent de santé du village, dans une clinique SMI, une clinique mobile, chez un médecin privé). 4.4.4 Initiative de la PCIME La Prise en charge intégrée des maladies de l'enfance (PCIME) est un programme qui a été élaboré par l'UNICEF et l'OMS et qui combine les stratégies de lutte et de traitement des cinq principales causes de décès des enfants – les infections aiguës de la voie respiratoire inférieure, la déshydratation due à la diarrhée, le paludisme et la malnutrition. Le programme met l'accent sur l'amélioration des aptitudes de prise en charge des cas par les agents de santé, l'amélioration du système de santé et l'amélioration des pratiques familiales et communautaires pour la prévention et la prise en charge précoce des maladies de l'enfance. La prise en charge à domicile adéquate de la maladie est une composante de la PCIME. Cette approche enseigne aux mères que la prise en charge à domicile appropriée de la diarrhée ou de n'importe quelle autre maladie nécessite que l'on donne davantage de fluides et que l'on continue de nourrir normalement les enfants malades. 42 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Le Tableau 26 présente des informations sur le comportement des enfants malades face aux fluides et à la nourriture. Environ 45 pour cent des enfants auraient eu la diarrhée ou d'autres maladies au cours des deux semaines précédant l'enquête. Parmi ceux-ci, 38 pour cent avaient bu plus de fluides pendant la maladie et 65 pour cent avaient continué de manger (c'est-à-dire, qu’ils mangeaient moins, la même quantité ou plus). D'une manière générale, seulement un quart (24 pour cent) des enfants malades avaient reçu davantage de fluides et avaient continué de manger conformément aux recommandations du programme de la PCIME. La promotion des connaissances au niveau des personnes en charge en ce qui concerne le moment approprié pour rechercher les soins pour le s enfants malades constitue un autre volet essentiel du programme de la PCIME. Dans la MICS de la Côte d’Ivoire, les mères ou les personnes en charge des enfants ont été invitées à citer tous les symptômes qui pourraient les conduire à emmener immédiatement un enfant dans un établissement de santé. La réponse la plus courante, donnée par 72 pour cent des mères, était qu'elles emmèneraient l'enfant dans un établissement de santé s'il avait de la fièvre (Tableau 27). Quarante cinq pour cent ont déclaré que si l'état de l'enfant s'aggravait, ils l'emmèneraient dans un établissement de santé. Les signes portant sur l'incapacité de téter et la présence de sang dans les selles sont évoqués respectivement par 16 et 15 pour cent des mères. Treize pour cent ont mentionné la difficulté respiratoire. Enfin, de 4 à 10 l’incapacité de boire et la respiration rapide, comme causes susceptibles de les pousser à emmener immédiatement l’enfant dans un établissement de santé. Au niveau des régions, les mères du Centre Est et, dans une moindre mesure, celles du Centre Ouest semblent connaître beaucoup plus les signes de la recherche immédiate des soins que les mères des autres régions. D'une manière générale, 77 pour cent des mères dans le Centre Est connaissent au moins deux signes de la recherche des soins, contre 66 pour cent dans le Centre Ouest, 62 pour cent dans les régions du Nord Ouest et du Sud Ouest, et 60 pour cent ou moins dans les sept autres régions. Ces disparités régionales se reflètent également dans les différences de niveau d’instruction, entre les zones urbaines et les zones rurales. Les mères vivant en milieu rural et celles qui ont reçu un niveau d'instruction plus élevé avaient beaucoup plus de chances de mentionner au moins deux signes de la recherche des soins par rapport aux autres mères. 4.4.5 Paludisme Le paludisme constitue l'une des principales causes de mortalité chez les enfants âgés de moins de cinq ans en Côte d’Ivoire. Il provoque également l'anémie chez les enfants et représente une cause importante d'absentéisme à l'école. Les mesures de prévention, en particulier l'utilisation des moustiquaires traitées à l'insecticide, permettent de réduire de façon appréciable les taux de mortalité du paludisme chez les enfants. Dans les zones où le paludisme est répandu, les recommandations internationales suggèrent le traitement de toute fièvre chez les enfants tout comme s'il s'agissait de paludisme et de donner immédiatement à l'enfant un traitement complet de comprimés antipaludéens recommandés. Les enfants présentant des symptômes de paludisme sévère tels que la fièvre ou les convulsions, devraient être emmenés dans un établissement de santé. De même, les enfants convalescents du paludisme devraient recevoir des fluides et des aliments supplémentaires et devraient continuer d'être allaités. Le questionnaire de la MICS comprend des questions concernant l'utilisation des moustiquaires chez les enfants. Dans la MICS de la Côte d’Ivoire, ces questions ont été posées dans toutes les régions compte tenu du fait que cette maladie est épidemo - endémique sur tout le territoire national. Dix pour cent des enfants âgés de moins de cinq ans dormaient sous une moustiquaire la nuit avant l'enquête (Tableau 28). Ce pourcentage baisse constamment avec l'âge. Treize pour cent des enfants âgés de moins de 6 mois dormaient sous une moustiquaire, contre 10 pour cent des enfants âgés de 12 à 23 mois, et 7 pour cent des enfants âgés de 48 à 59 mois. En outre, la plupart des moustiquaires ne sont pas traitées à l'insecticide. D'une manière générale, seuls environ douze pour cent des moustiquaires utilisées sont imprégnées à l'insecticide. 43 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Les questions concernant la prévalence et le traitement de la fièvre ont été posées pour tous les enfants âgés de moins de cinq ans. Un peu moins d'un enfant sur trois âgés de moins de cinq ans avait fait de la fièvre au cours des deux semaines précédant la MICS (Tableau 29). La prévalence de la fièvre concerne le tiers des enfants âgés de 6 à 23 mois, puis baisse pour s'établir à environ 28 pour cent pour les enfants âgés de 48 à 59 mois. La fièvre est moins répandue parmi les enfants dont les mères ont une éducation secondaire ou supérieure par rapport à ceux dont les mères étaient de niveau primaire. En ce qui concerne la prévalence de la fièvre, les disparités régionales sont importantes. Elle varie entre 15 pour cent dans le Nord Ouest à 44 pour cent dans le Nord. Hormis ces deux extrêmes, la prévalence de la fièvre dans les autres régionsoscille autour de la moyenne nationale d’environ 30 pour cent. Il a été demandé aux mères de mentionner tous les médicaments administrés à l'enfant pendant la maladie, tant les médicaments donnés à domicile que ceux donnés ou prescrits par un établissement de santé. Environ 32 pour cent des enfants avaient reçu du Paracétamol et 56 pour cent avaient reçu de la Chloroquine, tandis que moins de trois pour cent avait reçu du Fansidar. Un pourcentage relativement important d'enfants (25 pour cent) avaient reçu d'autres médicaments. D'une manière générale, les enfants fébriles dans le Centre Est, avaient plus de chances de recevoir un antipaludéen approprié (76,2 pour cent), tandis que ceux de la région du Nord avaient moins de chances de recevoir un médicament approprié (seulememt 42 pour cent). Les enfants dans les zones urbaines ont plus de chances que les enfants dans les zones rurales d'être traités de façon adéquate tout comme les enfants des mères ayant fait des études secondaires ou supérieures. 4.5 VIH/SIDA 4.5.1 Connaissance du Sida Le SIDA, considéré comme la peste des temps modernes, a été décelé pour la première fois en Côte- d’Ivoire en décembre 1985. Depuis cette date, il ne fait que se propager plaçant la Côte-d’Ivoire à la tête des pays infectés de la sous-région Ouest-Africaine. Du fait que ceux qui le contracte ne s’en guérissent pas (aucun médicament n’est disponible à ce jour), l’une des stratégies utilisées pour l’éviter et réduire le taux de transmission est la prévention. Mais prévenir une maladie suppose qu’on a des connaissances précises sur ses manifestations et ses modes de transmission. C’est à cela que s’attèlent les programmes de marketing social. L’objectif poursuivi par l’enquête MICS2000 est de savoir si la population a déjà entendu parler du VIH/SIDA et qu’elle est son niveau de connaissance des moyens de prévention et de transmission du VIH. De l’exploitation des questions posées uniquement aux femmes de 15 à 49 ans, il ressort que 92 pour cent de ces femmes en Côte-d’Ivoire ont déjà entendu parler du Sida (Tableau 30). Ce pourcentage est plus élevé dans les zones urbaines (95,3 pour cent) et est légèrement inférieur dans les zones rurales (87,4 pour cent).Cette proportion varie de 98,3 pour cent dans la région Centre-Est à 80,4 pour cent au Nord-Ouest, la ville d’Abidjan ayant enregistré le plus fort pourcentage (99 pour cent). La connaissance de SIDA varie également selon l’âge et le niveau d’éducation des femmes. Ainsi, le pourcentage des personnes qui ont entendu parler du SIDA décroît à partir de 20 ans à mesure que l’âge augmente (93,2 pour cent à 20-24 ans à 88,1 pour cent à 45-49 ans), alors qu’il augmente avec le niveau d’instruction passant de 87,4 % pour les analphabètes à 99 pour cent chez celles qui ont au moins le niveau secondaire. Plusieurs déclarations sur les modes de transmission du VIH/SIDA ont été lues aux femmes dans le cadre de la MICS 2 000 et elles ont été invitées à dire si elles pensaient que ces déclarations étaient vraies ou fausses. Les résultats de ces réponses font apparaître que : (i) 39,8 pour cent des femmes pensent que le SIDA ne peut pas être transmis par les moyens surnaturels, (ii) 32,7 pour cent pensent que le SIDA ne peut pas être transmis par les piqûres de moustiques, (iii) 47,7 pour cent pensent qu’une personne apparemment en bonne santé peut être infectée. D'une manière générale, seulement 17,5 pour cent connaissent les trois conceptions erronées de transmission et 63,1 pour cent connaissent au moins l'une de ces conceptions. Ces proportions font apparaître clairement que moins de la moitié des ivoiriennes de 15 à 49 ans peut distinguer les conceptions erronées des vraies conceptions de la 44 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final transmission du VIH/SIDA. Ces résultats interpellent les décideurs qui auront des actions à mener en direction de ces populations pour mieux les sensibiliser aux modes de transmission du VIH/SIDA. Les conceptions erronées sont plus répandues dans les régions du Nord (Nord-Est, Nord-Ouest et Nord) que dans les autres régions. Mais, c’est surtout au Centre, au Centre-Est et à l’Ouest que les femmes ont, en plus grand nombre, décelé les conceptions erronées. Par rapport aux précautions à prendre pour éviter la contagion par le VIH, plus de la moitié (52,1 %) des femmes interrogées sait qu’on peut éviter le VIH/SIDA en ayant un seul partenaire sexuel non contaminé. De la même façon, 48,1 pour cent de ces femmes savent qu’un usage correct du condom lors de chaque rapport sexuel peut amener à éviter le SIDA tandis que 45,6 pour cent savent que l’abstinence sexuelle est un moyen d’éviter le SIDA. Alors que seulement 36 pour cent des femmes connaissent les trois moyens d’éviter la contamination, 40,4 pour cent ne connaissent aucun moyen. C’est plus en milieu urbain (42,6 pour cent) qu’en zone rurale (24,9 pour cent) que la connaissance des trois moyens de transmission du VIH/SIDA est plus répandue. C’est également le milieu urbain qui enregistre la plus faible proportion des femmes qui ne connaissent aucun moyen d’éviter le VIH/SIDA (28,4 pour cent contre 56,4 pour cent en milieu rural). Les résultats indiquent par ailleurs que les jeunes générations sont plus informées sur le VIH/SIDA que les vieilles générations. En effet, plus l’on avance en âge à partir de 20 ans, plus la proportion de celles qui connaissent les trois moyens de transmission diminue ; on note une évolution inverse quand il s’agit des femmes qui ne connaissent aucun moyen. L’instruction constitue un facteur très important en ce qui concerne la connaissance du SIDA. Le pourcentage qui connaît toutes les trois méthodes de prévention de la transmission est plus de deux fois plus élevé parmi les femmes ayant fait des études secondaires ou supérieures par rapport aux femmes qui n'ont reçu aucune instruction. Finalement, 11,2 pour cent des femmes ont une bonne connaissance du SIDA, c’est à dire, connaissant trois moyens pour éviter la transmission et pouvant identifier trois conceptions erronées sur la transmission du VIH (tableau 34). Cette moyenne nationale cache des disparités par région, milieu d’habitat, âge et niveau d’instruction. S’agissant du lieu de résidence, 5,2 pour cent seulement des femmes du milieu rural ont une bonne connaissance du SIDA contre 15,7 pour cent en milieu urbain. Cette proportion est également de 5,5 pour cent chez les femmes qui n’ont aucune instruction contre 26,2 pour cent parmi celles qui ont au moins le niveau secondaire. Le pourcentage des femmes qui ont une bonne connaissance varie de 13,9 pour cent à 15-19 ans à 6,8 pour cent à 45-49 ans. Parmi les femmes interrogées en Côte-d’Ivoire, 64,3 pour cent savent que le SIDA peut être transmis de la mère à l'enfant (Tableau 32). Interrogées plus particulièrement sur les mécanismes par lesquels la transmission de la mère à l'enfant s'effectue, 58,6 pour cent ont déclaré que la transmission pendant la grossesse est possible, 49,3 pour cent ont affirmé que la transmission au moment de l'accouchement est possible, et plus de la moitié (52,1 pour cent) ont admis que le SIDA peut être transmis par le lait maternel. Deux femmes sur cinq (39,8 pour cent) connaissent tous les trois modes de transmission. Cette connaissance n’est pas liée au niveau d’instruction ni à l’âge, mais au milieu de résidence et à la région. Les femmes citadines (41,0 pour cent) sont plus renseignées (plus à Abidjan que dans l’ensemble de l’urbain) que celles du milieu rural (38,3 pour cent) ; de même, les femmes de la région Centre (52,3 pour cent) sont plus renseignées que les autres. Ces proportions indiquent que les femmes sont majoritairement informées d’au moins une méthode de transmission du VIH de la mère à l’enfant. Mais il reste des efforts de sensibilisation à faire quand on sait que dans certaines régions, à peine le tiers des femmes connaissent les trois modes de transmission de la mère à l’enfant. Pour mesurer les attitudes discriminatoires à l'égard des personnes vivant avec le VIH/SIDA, l'enquête MICS 2000 pour la Côte-d’Ivoire a posé deux questions qui sont : « si un(e) enseignant(e) a le virus de SIDA mais n’est pas malade, est-ce qu’on doit lui permettre de continuer à enseigner à l’école ? » et « si vous saviez qu’un épicier ou un vendeur de nourriture avait le SIDA ou le virus qui le cause, est- ce que vous achèteriez votre nourriture chez cette personne ? ». Les résultats sont présentés au Tableau 33. 45 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Près de deux (2) répondants (39,3 pour cent) sur cinq, pensent qu'un enseignant qui a le VIH/SIDA ne devrait pas être autorisé à travailler. Contre toute attente, ce pourcentage est plus élevé en milieu urbain et à Abidjan (48,3 et 50,8 pour cent respectivement) où la population est mieux informée sur la maladie, qu’en milieu rural (27,3 pour cent). De même, il augmente avec le niveau d’instruction passant 26 pour cent parmi les femmes analphabètes à 71,5 pour cent chez celles qui ont au moins le niveau secondaire. Au niveau des régions, les plus faibles pourcentages sont enregistrés dans les régions du Nord (Nord-Est, Nord-Ouest et Nord), 24,6 pour cent, 18,6 pour cent, 32,0 pour cent respectivement. Quatorze pour cent (14,1 pour cent) des femmes n'achèteraient pas de nourriture d'une personne infectée par le Sida. Les pourcentages évoluent de la même façon que ceux de la question précédente aussi bien pour les régions que pour les âges et le niveau d’étude. Seulement 7,6 pour cent des répondants du milieu rural pensent qu’il ne faut pas acheter la nourriture d’une personne infectée contre 19 pour cent en milieu urbain. Finalement, ce sont 58,5 pour cent des femmes interrogées qui ne sont pas d’accord avec les deux annonces discriminatoires contre 41,5 pour cent qui sont d’accord avec au moins une annonce discriminatoire. On compte relativement près de trois fois plus de femmes sans instruction (72,5 pour cent) qui ne sont pas d’accord avec les attitudes discriminatoires que de femmes du niveau secondaire ou supérieur (25,1 pour cent). L’écart est aussi important entre les femmes citadines (49,2 pour cent) et les femmes des zones rurales (71 pour cent). C’est également dans les régions Nord qu’on recrute proportionnellement, le plus de femmes qui ne sont pas d’accord avec les deux annonces discriminatoires. Les personnes de moins de 30 ans affichent plus une attitude discriminatoire que leur aînées. 4.5.2 Dépistage du Sida Le dépistage volontaire du Sida, accompagné du conseil permet aux personnes infectées de rechercher les soins de santé et d'éviter d'infecter les autres. Le dépistage est particulièrement important pour les femmes enceintes qui peuvent ainsi prendre des mesures pour éviter d'infecter leurs bébés. Les indicateurs présentés au Tableau 35 visent à assurer le suivi pour savoir si les femmes connaissent des endroits où elles peuvent effectuer le test du VIH/SIDA, et dans quelle mesure elles ont effectué ce test, et encore celles qui ont effectué le test ont pris le résultat de leur test. A certains endroits, une proportion relativement importante de personnes qui ont été testées ne sont pas reparties chercher leurs résultats par peur d'avoir la maladie, de peur que leur vie privée ne soit violée ou pour d'autres raisons. Figure 6 : Proportion des femmes de 15-49 ans qui ont une connaissance du VIH/SIDA selon le niveau d'instruction 0 10 20 30 40 50 60 Connaît 3 méthodes de prévention Peut déceler 3 conceptions erronées A une connaissance suffisnate du VIH Aucune Primaire Secondaire + 46 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final En Côte-d’Ivoire, des études menées en milieu urbain en 1998 (BSS, 1998) ont montré que parmi ceux qui savent où faire le test de dépistage du VIH, nombreux ne l’ont pas fait. Par contre, la plupart des personnes qui ont été testées ont pris les résultats de leur test. Ainsi, chez les routiers, 71,2 pour cent de ceux qui disent qu’il est possible d’effectuer le test dans leur ville n’en ont jamais fait, alors que 88,3 des personnes qui ont fait le test ont pris les résultats. Parmi les prostituées, ce sont 77,8 pour cent qui n’ont jamais fait le test bien qu’elle savent où le faire et 17,7 pour cent ont fait le test et ont pris les résultats, soit 81,2 pour cent de celles qui ont fait le test. La situation des jeunes de 15 à 19 ans est semblable à celle des deux groupes précédents, à savoir qu’une grande majorité d’entre eux (96,7 pour cent) n’ont jamais fait le test de dépistage du VIH et que 75,8 pour cent de ceux qui ont été testés ont pris leur résultat. Dans ce groupe, le fait de faire le test est fonction aussi bien de l’âge que du niveau d’instruction. En effet, plus l’âge augment, plus les gens sont disposées à effectuer le test et prendre les résultats ; il en est de même du niveau d’instruction. Le groupe des migrants travailleurs ruraux présente des particularités par rapport aux trois précédents en ce sens que seulement 26,1 pour cent d’entre eux disent qu’il est possible de faire le test dans leur lieu de résidence. Quatre vingt cinq pour cent (85,1 pour cent) de cette population n’a jamais fait le test de dépistage du VIH et seulement 58,3 pour cent de ceux qui ont fait le test ont eu les résultats. Ainsi se présentait la situation de dépistage du VIH en Côte-d’Ivoire en 1998. Qu’en est-il en l’an 2000 ? Parmi les femmes de 15 à 49 ans de l’enquête MICS 2000, seulement 19 pour cent connaissent un endroit où l'on peut effectuer le dépistage du VIH. Les femmes vivant dans la région de l’Ouest (22,8 pour cent) et celles du Nord (21,1 pour cent) ont plus de chances après celles résidant à Abidjan de connaître un endroit où faire le test. Ce sont les femmes vivant dans les régions du Centre (6,5 pour cent), du Nord-Est (9,2 pour cent) et du Centre-Ouest (9,7 pour cent) qui sont les moins informées sur les centres de dépistage. Les femmes des centres urbains ont 3,5 fois plus de chances que les femmes du milieu rural de connaître un centre de dépistage du VIH. Le niveau d’instruction est aussi discriminant pour la connaissance d’un endroit où se faire tester. Les femmes sans instruction (9 pour cent) ont cinq fois moins de chance de connaître un endroit de dépistage que celles du niveau secondaire ou plus. Très peu de femmes (7,2 pour cent) ont déclaré avoir fait le test du VIH. Une fois de plus, ce pourcentage est plus élevé dans le milieu urbain (10,3 pour cent) surtout à Abidjan (14,6 pour cent) que dans la zone rurale (3,1 pour cent). Les régions du Nord-Est (6,3 pour cent), du Nord-Ouest (5,5 pour cent) et du Centre-Nord (5,3 pour cent) enregistrent les pourcentages les plus élevés. Le niveau d’instruction est également une variable discriminante pour les femmes devant le test du VIH : plus le niveau d’instruction augmente, plus les femmes ont de chance de se faire tester. La majorité des femmes qui ont effectué le test (68,8 pour cent) ont reçu le résultat. Il existe cependant des disparités entre régions, groupes d'âges, et niveaux d’instruction. Mais ces disparités ne semblent pas indiquées que le phénomène est corrélé avec l’âge et avec le niveau d’instruction. Par contre, les femmes du milieu rural sont relativement plus nombreuses (71,4 pour cent) à recevoir leur résultat que les femmes des villes (68,4 pour cent). Au nombre des régions, les femmes du Sud-Ouest (90,3 pour cent) et celles du Nord-Est (83,7 pour cent) ont plus de chance de recevoir leur résultat par rapport aux autres, alors que les femmes du Centre sont celles qui sont les moins informées de leur résultat. 4.6 Soins prénatals et Assistance pendant l’accouchement 4.6.1 Consultations prénatales Les consultations prénatales de qualité peuvent contribuer à prévenir la mortalité maternelle par la détection et la prise en charge des complications potentielles et des facteurs de risque, notamment la pré-éclampsie, l'anémie et les maladies sexuellement transmissibles. Les consultations prénatales constituent également des opportunités pour les femmes de connaître les signes de danger de la grossesse et de l'accouchement, d'être vaccinés contre le tétanos, d'apprendre les soins à prodiguer au nourrisson et d'être traités pour les affections existantes, notamment le paludisme et l'anémie. 47 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Les injections de vaccin antitétanique sont administrées aux femmes pendant la grossesse pour protéger les nourrissons contre le tétanos néonatal qui constitue une cause importante de mortalité infantile due essentiellement aux conditions non hygiéniques pendant l'accouchement. Deux doses de toxoïde tétanique pendant la grossesse assurent une protection complète. Cependant, si une femme a été vaccinée pendant une grossesse précédente, il se peut qu'elle n'ait besoin que d'un rappel pour lui assurer une protection complète. Cinq doses assureraient une protection pour toute la vie. Selon les informations contenues dans le Tableau 37, près de quatre femmes sur cinq (79 pour cent) ayant accouché récemment en Côte-d’Ivoire sont protégées contre le tétanos néonatal. La grande majorité de ces femmes ont reçu au moins deux doses de toxoïde tétanique au cours des trois derniers mois. Au niveau des régions, les femmes qui vivent respectivement dans le Centre Nord (Bouaké) et dans l'Ouest (Man) ont le plus de chances d'être protégées (87 et 84 pour cent), tandis que celles qui vivent dans le Sud Ouest et le Nord Ouest ont le moins de chances d'être protégées (59 et 53 pour cent). La ville d’Abidjan, comme dans beaucoup d’autres domaines est privilégiée avec 89 pour cent. Les femmes ayant reçu une éducation de niveau primaire ou secondaire. ont plus de chances d'être protégées contre le tétanos que celles qui n'ont reçu aucune instruction. La différence entre ces deux niveaux atteint pratiquement 15 points. Les femmes âgées de 15-49 ans, qui avaient accouché au cours de l'année précédant la MICS2000 de la Côte-d’Ivoire, ont été interrogées pour savoir si elles avaient reçu des soins prénatals pour l'accouchement et, le cas échéant, quel type de personne en avait assuré la prestation. Si la femme connaissait plus d'un type de prestataires de soins, ils étaient tous enregistrés dans le questionnaire. Le Tableau 38 présente la distribution par pourcentage des femmes ayant accouché au cours de l'année précédant la MICS par type de personnel qui a fourni les soins prénatals. Si plus d'un prestataire a été mentionné par la répondante, elle est considérée comme ayant vu la personne la plus qualifié qu'elle a mentionnée. La très grande majorité des femmes en Côte-d’Ivoire (88 pour cent) reçoivent des soins prénatals d'un personnel qualifié (médecin, infirmier, sage-femme). Les soins prénatals administrés aux femmes ayant accouché au cours de l'année précédant l'enquête l’avaient été par une sage femme ou un (e) infirmier / infirmière (plus de 80 pour cent). Les médecins ne sont intervenus qu’auprès de 4 pour cent de femmes en âge de procréer pour les soins prénatals. Quant aux assistantes des sages-femmes, elles ont dispensé des soins à environ 3 pour cent de femmes (figure 7). Il convient de souligner que les accoucheuses traditionnelles qui dispensent au niveau national des soins prénatals à 6 pour cent de femmes interviennent davantage dans les régions et notamment en milieu rural. Ainsi, leur assistance touche 18 et 16 pour cent des femmes respectivement dans le Sud Ouest (San-Pédro), le Nord (Korhogo) et le Nord Ouest (Odiénné). L’intervention des médecins assez faible au niveau national l’est davantage en milieu rural avec seulement 2,7 pour cent. Figure 7 : Distribution par pourcentage des femmes ayant accouché au cours de l'année écoulée par type de personnel assurant la prestation des soins prénatals, Côte-d’Ivoire, 2000 Sage-femme/Infirmiere 80% Accouch T 6% assistante de santé 3% Médecin 4% Pas de soins 5% Autre 2% 48 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final 4.6.2 Assistance pendant l'accouchement L'assistance pendant l'accouchement par un personnel qualifié permet d'améliorer considérablement les résultats de santé pour les mères et les enfants grâce à l'utilisation de procédures appropriées sur le plan technique, et au diagnostic précis et rapide, ainsi qu'au traitement des complications. Par assistance qualifiée pendant l'accouchement, on entend une assistance apportée par un médecin, un infirmier ou une sage-femme. Environ 63 pour cent des naissances intervenues au cours de l'année précédant l'enquête sur la MICS avaient été assistées par un personnel de santé qualifié (Tableau 39). Cette proportion est beaucoup plus élevée en milieu urbain (88 pour cent) qu'en milieu rural (43 %). A Abidjan, elle dépasse 94 % alors qu'elle n'est que de 32 % et 46 % respectivement dans les régions du Nord-Ouest (Odiénné) et du Nord-est (Bondoukou). On note aussi que plus la femme est instruite, plus il y a de chances qu'elle accouche avec l'assistance d'une personne qualifiée. Les proportions sont de 85 pour cent pour les femmes de niveau secondaire et de 57 pour cent pour celles qui n'ont jamais été à l'école. Plus de la moitié (56 pour cent) des accouchements intervenus au cours de l'année précédant l'enquête MICS avait été assisté par une sage-femme ou une infirmière. Les médecins n'ont assisté l'accouchement que d’environ 2 pour cent des femmes alors que l'on note la forte intervention des accoucheuses traditionnelles qui ont assisté près de 21 pour cent des femmes. Les matrones continuent de beaucoup intervenir dans les zones rurales où elles ont assisté le tiers des femmes lors de l'accouchement. C'est la région du Nord-Ouest (Odiénné) qui enregistre le plus fort taux de recours aux accoucheuses traditionnelles avec plus de 35 pour cent. 4.7 Droits de l'enfant 4.7.1 Enregistrement des naissances à l'état civil La Convention internationale sur les droits de l'enfant stipule que chaque enfant a droit à un nom et à une nationalité et à la protection contre la privation de son identité. L'enregistrement des naissances à l'état civil constitue un moyen fondamental de préservation des droits des enfants. En Côte-d’Ivoire, l’état civil est régit par la loi 64-374 du 7 octobre 1964. Cette loi a remplacé l’arrêté général 4602 AP du 16 août 1950 par lequel l’état civil a été créé. Dans sa première phase, l’état civil en Côte-d’Ivoire s’adressait aux citadins et aux populations vivant dans un rayon de 10 kilomètres autour des centres urbains. La loi en vigueur rend obligatoire sur toute l’étendue du territoire ivoirien et pour tous les citoyens, la déclaration des naissances, des mariages et des décès. La gestion administrative du système est confiée au Ministère de l’Intérieur tandis que son contrôle relève de l’autorité judiciaire. Le délai de déclaration des naissances est de 15 jours à compter de la date de l’événement. Depuis 1964, la création des centres d’état civil a connu un essor important en relation avec l’évolution du découpage administratif et de la décentralisation. Sans pouvoir donner avec précision le nombre de centres d’état civil existant dans le pays, on peut cependant signaler que les 238 chefs-lieux de sous- préfectures et les 196 communes constituent 438 centres principaux d’état civil. A cela, il faut ajouter les centres secondaires d’état civil qui sont créés par arrêté du Ministre de l’Intérieur dans les villages- Centres. On peut estimer à environ un millier, le nombre total de centres d’état civil pour une population d’environ 16 millions de personnes. Malgré ces efforts, les centres d’état civil ne sont pas toujours accessibles à toute la population. Certaines personnes ont encore des kilomètres à parcourir avant d’atteindre un centre d’état civil. Les naissances non enregistrées dans le délai des 15 jours peuvent l’être à la demande des intéressés sur la base d’une requête adressée au tribunal et après qu’un jugement soit rendu. Dans ces conditions, l’acte de naissance est suppléé par un jugement supplétif. Cette opération nécessite des frais à la charge des requérants. 49 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Les pièces nécessaires à la déclaration sont : - un certificat médical d'accouchement délivré par une sage-femme ou le médecin accoucheur ; - la carte nationale d'identité, passeport, ou permis de conduire, des parents ; - le livret de famille si les parents sont légalement mariés. Les naissances des cinq dernières années avant l’enquête MICS2000 ont été enregistrées dans la proportion de 71,8 pour cent. Les enfants des deux sexes sont enregistrés presque dans les mêmes proportions : 72,7 pour cent pour garçons contre 71 pour cent pour les filles. Des disparités importantes apparaissent entre les âges, les niveaux d’instruction des parents, les milieux de résidence et les régions. En ce qui concerne les régions, le taux d’enregistrement varie de 55,6 pour cent au Sud-Ouest à 77,8 pour cent au Nord-Ouest. Les enfants de la ville d’Abidjan (94,5 pour cent) comme ceux des autres villes du pays (87,8 pour cent) ont plus de chance d’être enregistrés à l'état civil que les autres enfants, en particulier ceux du milieu rural qui ne sont enregistrés qu’à 59,9 pour cent. Le taux d’enregistrement augmente avec l’âge, passant de 65,7 pour cent à moins de 6 mois à 76,2 pour cent entre 4 et 5 ans. Cette situation s'explique essentiellement par le fait que les enfants qui n’ont pas été enregistrés à la naissance, le sont au fur et à mesure qu’ils rentrent à l’école ; étant donné que l’acte de naissance ou le jugement supplétif est une pièce maîtresse pour l’inscription à l’école. Les enfants dont les mères sont sans niveau d’instruction ont moins de chance d’être enregistrés à l’état civil que ceux ayant des mères de niveaux primaire, secondaire ou supérieur. Certaines mères justifient le non enregistrement de leurs enfants à l’état civil par le coût de l’enregistrement, la distance à parcourir et le manque de connaissances sur l’obligation d’enregistrer les naissances. Il est à signaler qu’en Côte-d’Ivoire, la déclaration d’un fait d’état civil est gratuite. C’est la délivrance d’une copie de l’acte issu de la déclaration qui est subordonnée à des frais dont le montant actuel est de 500 FCFA par copie. Dans ces conditions, les coûts évoqués par les enquêtées doivent être des coût indirects (transport, frais de copie, etc.). Les mères qui n’ont pas déclaré leurs enfants à l’état civil dans les régions du Nord-Ouest, Centre- Ouest, et Centre, ont invoqué dans les proportions de 51,6 pour cent, 43,9 pour cent et 42 pour cent, respectivement, la question de coût élevé de la déclaration. C’est la raison la plus importante invoquée dans toutes les régions sauf au Sud-Ouest, Centre-Est et Centre-Nord où la principale raison de la non déclaration des enfants est la distance à parcourir. Les femmes de ces régions qui n’ont pas déclaré leurs enfants ont évoqué cette raison dans 35,6 pour cent, 31,5 pour cent et 20 pour cent des cas respectivement. Globalement, ce sont 20,6 pour cent des mères qui ont invoqué le problème de distance comme obstacle à la déclaration des enfants à l'état civil. Il revient aux décideurs de poursuivre la création des centres de l’état civil dans le sens de les rapprocher davantage des administrés. Il faut enfin signaler que 3 pour cent des mères ne savent pas qu’il faut déclarer un enfant à l’état civil, alors que 2,8 pour cent d'entre elles ne savent pas où les déclarer. Ces résultats indiquent que cette institution n’est pas encore connu de tous les citoyens. 4.7.2 Orphelinat et dispositions relatives à la garde des enfants. Les enfants qui sont orphelins ou qui vivent loin de leurs parents peuvent être exposés à des risques de discrimination, de déni des droits de propriété et des droits d'héritage, de différentes formes de sévices, de négligence et d'exploitation dans plusieurs domaines (travail, sexualité). Le suivi du niveau de l'orphelinat et de la garde des enfants permet de voir les enfants qui peuvent être exposés aux risques et de suivre l'évolution de leur situation au fil du temps. En Côte-d’Ivoire, 61,1 pour cent des enfants âgés de 0 à 14 ans vivent avec leurs deux parents biologiques (Tableau 41). Un pourcentage relativement important d'enfants (15,6 pour cent) vit avec leur mère uniquement bien que leur père soit vivant, tandis que 4 pour cent vivent uniquement avec leur père bien que leur mère soit vivante. Environ 11 pour cent ne vivent avec aucun des parents, bien que ceux-ci soient vivants. Les enfants orphelins d’un parent représentent 6 pour cent (4,8 pour cent d’orphelins de père, 1,2 pour cent d’orphelins de mère), tandis que ceux qui ont perdu leurs deux parents représentent 1,4 pour cent des 0-14 ans. Ainsi, ce sont 7,4 pour cent d’enfants qui ont perdu au moins un parent. 50 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final On enregistre un peu plus de garçons (62,8 pour cent) que de filles (59,4 pour cent) qui vivent avec leurs deux parents biologiques. Les enfants les plus jeunes ont plus de chance de vivre avec leurs parents (68,1 pour cent pour les 0-4 ans contre 52,8 pour cent parmi les 10-14 ans). La légère différence entre garçons et filles proviendrait du fait que les filles non scolarisée ou déscolarisées s’éloignent plus tôt de leur ménage pour des raisons d’emploi ou de mariage. La situation est différente d’une région à l’autre. En effet, deux régions (le Centre et le Nord-Est) enregistrent moins de 40 pour cent d’enfants vivant avec leurs parents. Une explication possible est l’émigration qui amène les parents à abandonner leurs enfants à de tierces personnes, les habitants des régions en présence étant connues pour leur mobilité. C’est au Sud-Ouest (79,7 pour cent) et au Nord (78,6 pour cent) que les enfants sont relativement plus nombreux à vivre avec leurs parents biologiques. S’agissant de l’orphelinat d’au moins un parent, filles et garçons se retrouvent dans les mêmes conditions, environ 7 pour cent d’orphelins. La plupart des régions enregistrent presque le même pourcentage (7 pour cent) sauf la région Sud (11,6 %), le Sud-Ouest (3,8 pour cent), le Nord (4,1 pour cent) et l’Ouest (5,2 pour cent). 4.7.3 Travail des enfants Dans un pays comme la Côte-d'Ivoire où l'agriculture demeure la base de l'économie et où l'urbanisation rapide est alimentée en grande partie par l'exode rural, le travail des enfants est une réalité. En effet, en milieu rural, l'activité démarre très tôt pour les enfants non scolarisés (RGPH88, RGPH98) tandis qu'en ville, les enfants déscolarisés se livrent à des petits métiers pour leur propre subsistance et parfois pour participer à la survie du ménage (ENSEA, 97). Devant cette situation, il est indiqué de s'informer des conditions dans lesquelles les enfants travaillent, et de voir quel type de travail ils effectuent ; et ce pour plusieurs raisons. Les enfants qui travaillent ont moins de chances d'être scolarisés et plus de chances d'abandonner l'école. Les conditions de travail des enfants ne sont souvent pas réglementées et comportent peu de mesures de protection contre les sévices potentiels. En outre, de nombreux types d'activités sont fondamentalement dangereux, tandis que d'autres présentent des risques moins évidents pour les enfants, notamment l'exposition aux pesticides dans les activités agricoles, le transport de charges lourdes et le ramassage des poubelles. Les résultats de l'enquête MICS 2 000 pour la Côte-d'Ivoire indiquent que 2,1 % des enfants âgés de 5 à 14 ans ont effectué un travail rémunéré (Tableau 42). Environ deux fois plus (3,9 %) d'enfants ont fait du travail non-rémunéré pour une personne autre qu'un membre de leur ménage. En dehors des travaux rémunérés ou non, les enfants effectuent également des travaux domestiques. Il faut entendre par "travail domestique", faire la cuisine, les achats, le nettoyage, la lessive, la collecte de l'eau et s'occuper des enfants. Ainsi, plus de la moitié des enfants (58,1 pour cent) accomplissent ces tâches pendant moins de quatre heures par jour, tandis que 7,0 pour cent y consacrent plus de quatre heures par jour. D'une manière générale, les filles sont plus présentes dans les travaux domestiques (62,8 pour cent) que les garçons (53,8 pour cent), pour ce qui concerne les travaux domestiques effectués en moins de 4 heures. De même, les plus âgés (10-14 ans) sont plus concernés par ces travaux que les plus jeunes (5-9 ans). Les disparités entre régions sont les plus importantes en ce qui concerne le pourcentage des enfants qui consacrent plus de quatre heures par jour aux tâches domestiques. C'est en milieu rural qu'on enregistre la plus importante proportion de ce type d'enfants (8,4 pour cent). Une fois de plus, les plus grands enfants (10-14) sont en proportion deux fois et demi plus importante dans cette activité que leurs cadets. Dans l'enquête MICS 2000, On considère comme travaillant actuellement, les enfants qui ont effectué un travail rémunéré ou non-rémunéré pour une personne autre qu’un membre du ménage ou qui consacrent plus de quatre heures aux corvées ménagères au sein du ménage ou qui effectuent d'autres travaux familiaux. Pour l'ensemble du pays, 40,3 pour cent des enfants de 5 à 14 ans sont considérés comme travaillant à l'heure actuelle. Comme on pouvait s'y attendre, les filles (42,1 pour cent) participent plus aux travaux que les garçons (38,6 pour cent). Au plan régional, plus de la moitié des enfants de cinq régions sur dix travaillent au moment de l'enquête. Les proportions les plus importantes sont enregistrées au Nord (64,2 pour cent) et au Centre (58,6 pour cent). La plus faible, 26,6 pour cent, dans la région de l'Ouest. Les enfants des zones rurales sont beaucoup plus impliqués dans les travaux que ceux des zones urbaines. La ville d'Abidjan est la zone où le travail d'enfants est le plus faible ; seulement un peu plus d'un enfant sur dix est concerné. 51 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Appendice A : Conception de l'échantillon L'élaboration de l'échantillonnage de la MICS-Côte d'Ivoire 2000 a été, comme en 1996, inspirée par l'approche méthodologique présentée dans le manuel pratique pour les enquêtes à indicateurs multiples élaboré par le siège de l'UNICEF à cet effet. · Taille de l'échantillon La taille minimum nécessaire pour obtenir la marge d'erreur souhaitée a été déterminée en utilisant la formule : Les précisions souhaitées étant de 5% au niveau national, de 10% pour les strates dont le poids représente plus de 10% de la population totale du pays, et de 15% pour les strates dont le poids est inférieur à 10% de la population totale du pays, l’application de la formule programmée dans une feuille de calcul (tableur Lotus, Quatro Pro ou Excel), a permis d’établir la taille de l’échantillon à 7 271 ménages répartis en 292 grappes de 25 ménages. La répartition de l’échantillon par strate est présentée dans le Tableau A.1. · Stratification Dans la plupart des grandes enquêtes nationales à caractère démographique et socio-économique réalisées en Côte d'Ivoire depuis une vingtaine d’années maintenant (EPR 1978-79, EIF 1980-81, EBC 1979, EPAM de 1984 à 1989, Enquêtes DSA de la décennie 1990, EDS 1994, EDS2 1998-99), la stratification retenue repose sur deux critères pertinents de différenciation dans les caractéristiques et comportements de la population par rapport au contexte national. Il s'agit du milieu d'habitat (urbain/rural) et de la zone écologique et climatologique (forêt/savane). A ces critères, s'ajoute aussi la spécificité de la ville d'Abidjan, capitale économique de la Côte d'Ivoire qui représente à elle seule près du cinquième de la population totale du pays et la moitié de la population urbaine. Mais de plus en plus, les différents programmes de développement souhaitent des interventions localisées dans certaines régions spécifiques du pays où la situation de la pauvreté est plus préoccupante. Pour tenir compte de cet environnement, la MICS2000 envisage de disposer de données significatives au niveau régional. Aussi les strates à définir pourraient se baser sur le découpage du pays en régions administratives. La Côte d’Ivoire compte à ce jour 19 régions (découpage de l'an 2000). Toutefois, en raison de la petite taille en population de certaines régions, il a été retenu le découpage du pays en 10 régions (découpage de 1993), la ville d’Abidjan étant gardée comme une strate en raison de sa spécificité décrite ci-dessus. Les strates retenues sont : * Région Centre * Région Centre-Nord * Région Nord-Est * Région Centre-Est * Région Sud * Région Sud-Ouest * Région Centre-Ouest * Région Ouest * Région Nord-Ouest * Région Nord * Ville d'Abidjan; 4 5 proportion 5 (1-proportion) 5 effet du plan de sondage Taille = (marge d’erreur) 5 (marge d’erreur) 52 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Il faut noter que cette stratification n'empêche pas que l'on puisse procéder à d'autres types de regroupement (post-stratification) après l'exécution de l'enquête si cela s'avérait nécessaire pour la présentation et l'utilisation des résultats fournis par la MICS. · Base de sondage La base de sondage utilisée a été fournie par les résultats du Recensement Général de la Population et de l'Habitation (RGPH 1998) exécuté sur l’ensemble du territoire national du 21 novembre au 21 décembre 1998 par l’Institut National de la Statistique (INS). Au cours de ce recensement, le pays a été découpé en districts de recensement (DR) de taille homogène moyenne de 1000 habitants, soit environ 16 000 DR. Les DR du RGPH98 on été assimilés à des zones de dénombrement (ZD) qui ont constitué les unités de tirage au premier degré à l’intérieur de chaque strate. · Méthode d'échantillonnage La méthode d'échantillonnage utilisée est celle de l'échantillonnage aléatoire à deux degrés avec probabilité proportionnelle à la taille (PPT). Au premier degré, on a procédé au tirage des ZD à l'intérieur des strates avec une PPT en calculant les populations cumulées et le pas de tirage et en choisissant un nombre aléatoire compris entre 1 et l'intervalle de tirage qui permet de sélectionner la première ZD. On effectuera ensuite la sélection des autres ZD en ajoutant à chaque fois à ce nombre, l'intervalle de tirage. Lorsque l'on tire des ZD de taille trop grande, il est procédé à leur segmentation en 2, 3, 4 ou plus pour obtenir des ZD dont la taille soit d'environ 1000 personnes. La sélection de la ZD à retenir dans ce cas est faite selon la procédure ci-dessus décrite. Au second degré, on a effectué le tirage des ménages devant constituer les grappes à l'intérieur des ZD sélectionnées. Cette méthode consiste à réaliser la cartographie des sites d'enquêtes (ZD) et à numéroter tous les ménages qui s'y trouvent. Ensuite, on procède au tirage des ménages devant constituer les grappes à l'intérieur des ZD sélectionnées, selon la même procédure décrite ci-dessus pour le tirage des ZD. Il convient de préciser que pour la MICS2000, il n'a pas été nécessaire d'effectuer une nouvelle cartographie en raison du caractère récent de la Cartographie réalisée en 1998 pour le RGPH98 et dont tous les documents (cartes, croquis des villages, plans de rattachement des campements aux villages, et l'ensemble de tous les répertoires) sont disponibles à l'INS. La méthodologie de l'échantillonnage telle que décrite a été adoptée par le Comité Technique de Pilotage et de Suivi de la MICS2000 avant sa mise en œuvre effective. Tableau A.1 : Echantillon de l'Enquête MICS2000 (Côte-d'Ivoire) Hypothèses : Précision (5 % au niveau national et 10 à 15 % dans les strates) N° Strate Population (RGPH 98, résultats définitifs) Nbre de ménages de l'échantillon Milieu Milieu Ensemble % Rural Urbain Total rural urbain Nbre de grappes à tirer 1 Région CENTRE 621572 379692 1001264 7% 285 208 493 20 2 Région CENTRE-NORD 555361 634063 1189424 8% 196 297 493 20 3 Région NORD-EST 601486 94806 696292 5% 421 72 493 20 4 Région CENTRE-EST 268879 125879 394758 3% 329 164 493 20 5 Région SUD (sans 1787060 734201 2521261 16% 746 363 1109 44 la ville d'Abidjan) 6 Région SUD-OUEST 1131824 268924 1400748 9% 384 109 493 20 7 Région CENTRE-OUEST 1567844 601982 2169826 14% 769 340 1109 44 8 Région OUEST 1080634 364645 1445279 9% 349 144 493 20 9 NORD-OUEST 595125 145050 740175 5% 388 105 493 20 10 NORD 627685 302001 929686 6% 316 177 493 20 11 Ville d'Abidjan - 2877959 2877959 19% 0 1109 1109 44 Ensemble COTE D'IVOIRE 8837470 6529202 15366672 100% 4182 3089 7271 292 53 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Appendice B : Liste du personnel participant à la MICS de la Côte- d’Ivoire Personnel national Directeur National KOFFI N'GUESSAN Directeur de l'Ecole Nationale Supérieure de Statistique et d'Economie Appliquée – ENSEA Direction Technique ABBAS SANOUSSI, Statisticien Démographe ZANOU CAKPO Benjamin, Démographe- Coordonnateur technique, Consultant National Chercheur, Responsable technique ENSEA MICS2000 OUATTARA OUMAR, Démographe KAZA SERY Jules, Statisticien Superviseur national Superviseur national Secrétariat DAKOURY Berthe Finances YAO Raymond Reprographie GUEÏ BAZIN Chauffeurs TIMITE MAMADOU YAYA BASSANE Chef d'équipe et Agents préparateurs de dossiers cartographiques DJE KOUAME (Chef d'équipe) ESSO LATH Emile GBAHI SIGUELI Félix KOUADIO KONAN Guillaume ETTIBO EPONON Michel N’GUESSAN KOUAME BEHIBRO ASSOUKPE BOFFOU KOUAKOU Patrice KOUAME DEGRI GOUZOU Etienne BITAH Guy Armand Superviseurs régionaux (enquête principale) TANO AMANI François N'DA KONAN Gervais NENE BI IRIE N'GUESSAN YAO SHAW Pacôme MERHEB Camille SORO FATOGOMA SOPRI GOHOUN Roch KAKOU BI KOMENAN 54 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Chefs d'équipe (enquête principale) ASSOKPE BOFFOU KOUADIO BI GAUD Alphonse DALLY TEKPO Martin KOUADIO Nicolas DIABAGATE MAMADOU KOUAKOU KONAN DEGRI GOUZOU Etienne NASCIMENTO Dominique DJIABLE Jean-Claude NYIRA Epse KILIMUNDA Thérèse ETTIBO EPONON Michel VINCENT BROU AKA GBAHI SIGUELI Félix ZADI DADE Enquêteurs (enquête principale) ADJE Gilbert KOUDOU Françoise Amandine AFOUTOU AYABA KOYATE DJETENIN AÏSSATOU NANA SAWADOGO LOBOGNON Irène COMOE BROU Jeanne LOBOGNON Raymond DAKOURY KOUKA Joseph LOUCOU TONGBA AMOIN Elisabeth DAKOURY Martial MAHIE Solange DALLO L’AVENIR René MAÏMOUNA NANA DIGBEU BOLOU Pierre OBONAN Noël COULIBALY EKRA EBA Marie Chantal POTEY Epse KADIO Nathalie ESSOH LATH Emile QUENUM Modeste Didier EZO AMOIKON Célestin SAMUANDA KAMBUNDJI Nicolas GBEULI Marcellin SANOUSSI ISSIAKA WOLE GBOMENE Marcelline TETY Corine Sylvia GNAGBO NINA Valentine TIMITE TIEMOKOFING GNAZALE Paterne TOURE KADIDJA GOULE MENAO Stéphanie LIALY OHIRI Nathalie KONE SIGUI Albert MANDJI BEUGRE KOUASSI Raymond Narcisse DJIDJI OKRI Jean Agents vérificateurs des questionnaires (après les travaux de terrain) AMAH Viviane ZITKOUM ASSETOU ESSOH ESME Eulalie Traitement informatique des données KOUAME KOUASSI Darès Statisticien-Informaticien, ENSEA Saisie des données 1. BAÏ Epouse. ORE TINAN Abelle 4. 2. KOUAME ADJO Charlotte 5. 3. TETY Corine Sylvia 6. 55 Enquête à Indicateurs Multiples – MICS2000 Rapport final Appendice C : Questionnaires Ecole Nationale Supérieure de Statistique de Statistique et d'Economie Appliquée Principaux résultats (selon le plan de tabulation du rapport final) Abidjan, 30 novembre 2000 Enquête à indicateurs multiples – MICS2000 Côte d'Ivoire, MICS2000 November 2000 <<Plan de tabulation du rapport final, Résultats pondérés>> 1 Tableau 1: Nombre de ménages et de Femmes, et Taux de réponse, COTE D'IVOIRE, 2000 Milieu de résidence Urbain Rural Total Total ménages 3264 4069 7333 Ménages identifiés 3262 4069 7331 Ménages enquêtés 3250 4061 7311 Taux de réponse, ménages 99,6 99,8 99,7 Femmes éligibles 6640 6123 12763 Femmes enquêtées 5839 5628 11467 Taux de réponse, Femmes 87,9 91,9 89,8 Enfants éligibles <5ans 3300 5209 8509 Enfants enquêtés <5 ans 3064 4911 7975 Taux de réponse, Enfants 92,8 94,3 93,7 Côte d'Ivoire, MICS2000 November 2000 <<Plan de tabulation du rapport final, Résultats pondérés>> 2 Tableau 2: Répartition de la population par année âge selon le sexe, COTE D'IVOIRE, 2000 Sexe Masculin Feminin Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage 0 1082 4,2 1015 3,7 1 809 3,1 760 2,8 2 841 3,2 777 2,8 3 847 3,3 822 3,0 4 707 2,7 696 2,5 5 979 3,8 866 3,2 6 900 3,5 813 3,0 7 958 3,7 779 2,8 8 924 3,6 825 3,0 9 806 3,1 699 2,6 10 972 3,7 873 3,2 11 688 2,6 631 2,3 12 879 3,4 806 2,9 13 707 2,7 837 3,1 14 674 2,6 762 2,8 15 661 2,5 638 2,3 16 577 2,2 642 2,3 17 535 2,1 598 2,2 18 649 2,5 754 2,8 19 519 2,0 602 2,2 20 644 2,5 757 2,8 21 454 1,7 538 2,0 22 434 1,7 564 2,1 23 364 1,4 501 1,8 24 326 1,3 448 1,6 25 428 1,6 520 1,9 26 303 1,2 366 1,3 27 250 1,0 400 1,5 28 309 1,2 411 1,5 Age 29 197 0,8 278 1,0 Côte d'Ivoire, MICS2000 November 2000 <<Plan de tabulation du rapport final, Résultats pondérés>> 3 30 381 1,5 537 2,0 31 169 0,7 284 1,0 32 251 1,0 388 1,4 33 182 0,7 271 1,0 34 143 0,6 258 0,9 35 284 1,1 407 1,5 36 207 0,8 344 1,3 37 201 0,8 279 1,0 38 195 0,8 284 1,0 39 158 0,6 220 0,8 40 296 1,1 443 1,6 41 131 0,5 203 0,7 42 210 0,8 237 0,9 43 164 0,6 177 0,6 44 142 0,5 167 0,6 45 243 0,9 225 0,8 46 159 0,6 146 0,5 47 133 0,5 122 0,4 48 156 0,6 101 0,4 49 122 0,5 87 0,3 50 276 1,1 281 1,0 51 110 0,4 144 0,5 52 134 0,5 157 0,6 53 107 0,4 108 0,4 54 101 0,4 93 0,3 55 124 0,5 160 0,6 56 95 0,4 78 0,3 57 70 0,3 65 0,2 58 72 0,3 98 0,4 59 58 0,2 57 0,2 60 168 0,6 172 0,6 61 72 0,3 56 0,2 62 82 0,3 61 0,2 63 72 0,3 44 0,2 64 66 0,3 46 0,2 65 90 0,3 87 0,3 Age Côte d'Ivoire, MICS2000 November 2000 <<Plan de tabulation du rapport final, Résultats pondérés>> 4 66 46 0,2 28 0,1 67 42 0,2 24 0,1 68 51 0,2 47 0,2 69 33 0,1 13 0,0 70+ 376 1,5 337 1,2 Manquant/NSP 362 1,4 99 0,4 Total 25954 100 27412 100 Côte d'Ivoire, MICS2000 November 2000 <<Plan de tabulation du rapport final, Résultats pondérés>> 5 Tableau 3: Pourcentage d'informations manquantes, pour certaines questions, Côte d Ivoire, 2000 Question Population de référence Pourcentage d'informations manquantes Effectif Total Niveau éducation / InstructionMembres du ménage 0,4 23708 Année éducation Membres du ménage 0,5 23700 Nombre heures de travail Enfants de 5-14 ans qui travaillent 31,9 1428 Date de naissance Femme complète Femmes de 15-49 ans 0,4 11475 Date de dernier VAT Femmes ayant une naissance survenue au cours des 12 derniers mois 4 427 Avoir effectué le test de VIH Femmes de 15-49 ans 0,4 10547 Date de naissance Enfant complète Enfants de moins de 5 ans 3,5 7988 Diarrhée dans les 2 dernières semaines Enfants de moins de 5 ans 0,6 7988 Côte d'Ivoire, MICS2000 November 2000 <<Plan de tabulation du rapport final, Résultats pondérés>> 6 Tableau 4 : Répartition (en %) des ménages par région et milieu d'habitat, Côte-d'Ivoire, 2000 Milieu d'habitat Total Région Urbain Rural 1.Centre 2,4 3,6 6,0 2.Centre Nord 4,7 3,1 7,8 3.Nord Est 1,0 3,9 4,9 4.Centre Est 1,1 1.5 2,6 5.Sud (sans Abidjan) 5,5 11,3 16,8 6.Sud Ouest 2,2 6,6 8,8 7.Centre Ouest 4,1 8,0 12,1 8.Ouest 3,2 6,0 9,2 9.Nord Ouest 0,8 3,2 3,9 10.Nord 2,3 3,3 5,7 11.Ville d'Abidjan 22,0 0,0 22,0 Taille des ménages 1 1,2 1,2 2,4 2-3 6,4 6,2 12,6 4-5 10,2 13,1 23,3 6-7 12,1 13,6 25,7 8-9 6,4 5,8 12,2 10+ 13,1 10,7 23,8 Au moins un enfant âgé < 15 88,2 91,9 90,1 Au moins un enfant âgé < 5 60,9 73,2 67,1 Au moins une femme âgée 15-49 91,3 89,4 90,3 Effectif pondéré 3603 3695 7298 Effectif non-pondéré 3241 4057 7298 Côte d'Ivoire, MICS2000 November 2000 <<Plan de tabulation du rapport final, Résultats pondérés>> 7 Tableau 5: Répartition (en %) des femmes âgées de 15-49 par caractéristiques socio- démographiques, Côte d'Ivoire, 2000 Région / Milieu d'habitat / Caractéristiques socio-démographiques Pourcentage Effectif Effectif non- pondéré Centre 5,4 620 789 Centre Nord 8,9 1027 862 Nord Est 4 454 687 Centre Est 2,3 266 746 Sud (sans Abidjan) 16,2 1853 1692 Sud Ouest 7,9 902 724 Centre Ouest 11,4 1312 1740 Ouest 7,8 890 747 Nord Ouest 2,9 328 596 Nord 5,7 660 785 Régions Abidjan 27,6 3163 2099 URBAIN 57,2 6558 5831 ZONE RURAL 42,8 4897 5617 15-19 24,3 2792 2712 20-24 21,1 2424 2346 25-29 15,4 1766 1775 30-34 13,4 1535 1581 35-39 11,8 1351 1393 40-44 9,1 1045 1068 Age 45-49 4,9 563 592 Marié/Union 59,6 6746 7033 Veuf 2,5 278 298 Divorcé 1,4 164 164 Séparé 1,2 132 131 Etat matrimonial Jamais marié 35,3 3999 3696 Primaire 23,8 2735 2559 Secondaire 16,5 1897 1655 Supérieur 2,3 263 195 Programme Non-formel 1,2 141 126 Aucun 55,9 6418 6911 Niveau d'instruction des femmes Manquant/NSP 0,2 21 21 Total 100 11467 11467 Côte d'Ivoire, MICS2000 November 2000 <<Plan de tabulation du rapport final, Résultats pondérés>> 8 Tableau 6: Répartition (en %) des enfants de moins de 5 ans par région, milieu d'habitat et caractéristiques socio- démographiques, Côte-d'Ivoire, 2000 Sexe / Région / Milieu d'habitat / Caractéristiques socio- démographiques Pourcentage (%) Effectif Effectif non pondéré Sexe Masculin 51,0 4055 4071 Féminin 49,0 3888 3872 Région 1.Centre 5,7 459 527 2.Centre Nord 8,6 689 613 3.Nord Est 4,2 332 445 4.Centre Est 2,6 208 552 5.Sud (sans Abidjan) 16,8 1339 1206 6.Sud Ouest 9,4 749 540 7.Centre Ouest 14,1 1127 1406 8.Ouest 11,7 938 683 9.Nord Ouest 3,8 300 490 10.Nord 6,8 541 646 11.Ville d'Abidjan 16,4 1306 835 Milieu d'habitat Urbain 42,8 3399 3057 Rural 57,2 4544 4886 Age < 6 mois 13,8 1096 1087 6-11 mois 11,3 902 897 12-23 mois 19.9 1589 1578 24-35 mois 19.5 1552 1556 36-47 mois 19.9 1586 1575 48-59 mois 15.6 1245 1234 Niveau d'instruction de la mère Aucun 67,9 5423 5613 Primaire 21,8 1739 1616 Secondaire 8,7 693 600 Supérieur 1,0 78 59 Programme non formel 0.5 41 40 Manquant/NSP 0.2 14 15 Total 100.0 7943 7943 Côte d'Ivoire, MICS2000 November 2000 <<Plan de tabulation du rapport final, Résultats pondérés>> 9 Tableau 9: Pourcentage d'enfants âgés de 36-59 mois qui fréquentent un programme organisé d'éducation préscolaire, Côte d'Ivoire, 2000 Pourcentage fréquentant un programme Effectif d'enfants Masculin 6,8 1422 Sexe Feminin 5,7 1412 Centre 3,4 152 Centre Nord 7,6 251 Nord Est 4,8 94 Centre Est 3,5 74 Sud (sans Abidjan) 4,4 478 Sud Ouest 6,5 258 Centre Ouest 1,8 397 Ouest 7 334 Nord Ouest 6,8 118 Nord 1,7 198 Régions Abidjan 13,7 480 URBAIN 12,6 1228 ZONE RURAL 1,4 1606 36-47 mois 4,2 1586 Age 48-59 mois 8,8 1248 Aucun 3 1985 Primaire 7,1 565 Secondaire 23,1 241 Supérieur 64,7 26 Programme non formel 25 15 Niveau d'instruction de la mère Manquant/NSP 16,8 2 Total 6,2 2834 Objectif du Sommet Mondial pour les Enfants => Numéro 26 Côte d'Ivoire, MICS2000 November 2000 <<Plan de tabulation du rapport final, Résultats pondérés>> 10 Tableau 10: Pourcentage d'enfants d'âge scolaire dans le primaire , Qui sont actuellement scolarisés dans le primaire, Côte d'Ivoire, 2000 Sexe Total Masculin Féminin Actuellement scolarisés Actuellement scolarisés Pourcentage Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage Effectif Centre 50 394 41,3 332 46 726 Centre Nord 61,5 501 54,1 452 58 953 Nord Est 56,3 274 42,7 207 50,4 481 Centre Est 59,6 129 56,5 126 58,1 255 Sud (sans Abidjan) 64,2 943 53,7 865 59,2 1807 Sud Ouest 60,6 442 40,2 401 50,9 843 Centre Ouest 60,8 718 50,5 602 56,1 1320 Ouest 66,7 333 52,8 286 60,3 620 Nord Ouest 46 259 38,8 185 43 444 Nord 38,5 337 34,1 293 36,4 630 Régions Abidjan 76,9 917 68,7 870 72,9 1787 URBAIN 70,7 2400 61,9 2208 66,5 4608 ZONE RURAL 53,6 2847 42,5 2412 48,5 5259 6 37 900 31,4 813 34,3 1713 7 58,6 958 48 779 53,9 1736 8 67,5 924 55,1 825 61,7 1749 9 70,8 806 62,4 699 66,9 1505 10 65,9 972 56 873 61,2 1845 Age 11 71,7 688 60,6 631 66,4 1319 Total 61,4 5247 51,8 4620 56,9 9867 Objectif du Sommet Mondial pour les Enfants => Numéro 6 Côte d'Ivoire, MICS2000 November 2000 <<Plan de tabulation du rapport final, Résultats pondérés>> 11 Tableau 11: Pourcentage d'enfants entrant en première année de l'école primaire qui atteignent, par la suite, la cinquième année, Côte d'Ivoire, 2000 Pourcentage fréquentant la 2ème année qui étaient en 1ère année l'année dernière Pourcentage fréquentant la 3ème année qui étaient en 2ème année l'année dernière Pourcentage fréquentant la 4ème année qui étaient en 3ème année l'année dernière Pourcentage fréquentant la 5ème année qui étaient en 4ème année l'année dernière Pourcentage d'enfants qui atteignent la 5ème année parmi ceux qui entrent en 1ère année Masculin 91,3 91,9 91,3 91,8 70,3 Sexe Feminin 91,7 90,9 93,8 87,1 68,1 Centre 85,7 84,5 90,6 82,6 54,2 Centre Nord 99 99 97,2 95,9 91,4 Nord Est 98,8 98,6 97,6 , , Centre Est 92,9 92,7 92,6 92,5 73,7 Sud (sans Abidjan) 92,8 91,4 92,7 91,9 72,3 Sud Ouest 98,7 , 96,7 93,2 , Centre Ouest 89,1 88,2 88,9 88,3 61,7 Ouest 97,5 98,5 95,1 98,2 89,7 Nord Ouest , 98,4 , 98,4 , Nord 82,1 84,6 78,3 76,6 41,6 Régions Abidjan 85,4 87,5 91,2 85,1 58 URBAIN 89,8 90,5 92 88,8 66,4 ZONE RURAL 93,3 92,7 92,8 90,9 72,9 TOTAL 91,5 91,5 92,4 89,7 69,3 Objectif du Sommet Mondial pour les Enfants => Numéro 6 Côte d'Ivoire, MICS2000 November 2000 <<Plan de tabulation du rapport final, Résultats pondérés>> 12 Tableau 12: Pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus qui est alphabétisé, COTE D'IVOIRE, 2000 Sexe Total Masculin Féminin Alphabétisé Pas connu Effectif Alphabétisé Pas connu Effectif Alphabétisé Pas connu Effectif Centre 44,8 1,1 790 21,8 0,4 962 32,1 0,7 1752 Centre Nord 56,2 1,3 1254 36,5 1,6 1504 45,5 1,4 2758 Nord Est 42,5 0,7 390 17 1,1 645 26,6 1 1035 Centre Est 57,8 0,5 312 32,9 1,1 347 44,7 0,8 660 Sud (sans Abidjan) 59,2 1,1 2153 36,2 1,2 2528 46,8 1,2 4681 Sud Ouest 46,7 2,3 1072 32,5 1,9 1130 39,4 2,1 2202 Centre Ouest 53,9 0,5 1599 25,6 0,9 1833 38,8 0,7 3432 Ouest 66,4 0 810 34,6 0,6 1124 48 0,3 1934 Nord Ouest 26 2,2 427 9,7 1,3 475 17,4 1,7 902 Nord 39,4 0,8 754 21 0,8 891 29,4 0,8 1645 Régions Abidjan 83,5 1,9 3262 64 1,5 3912 72,9 1,7 7174 URBAIN 74,1 1,6 7098 53,2 1,3 8395 62,8 1,4 15493 ZONE RURAL 42,8 0,9 5717 20,1 1,1 6956 30,3 1 12672 15-24 69,6 1,8 5164 51,5 1,2 6042 59,9 1,5 11206 25-34 67,6 1,1 2613 41,2 1,1 3714 52,1 1,1 6327 35-44 60,7 1,1 1987 32,3 1 2759 44,2 1,1 4747 45-54 52 0,5 1540 17,9 1,3 1464 35,4 0,9 3004 55-64 26,6 0,7 879 5,2 1,2 837 16,1 1 1715 Age 65+ 17,1 1,1 638 3,6 1,9 536 11 1,5 1173 Total 60,1 1,3 1282 1 38,2 1,2 1535 1 48,2 1,2 28173 Objectif du Sommet Mondial pour les Enfants => Numéro 7 Côte d'Ivoire, MICS2000 November 2000 <<Plan de tabulation du rapport final, Résultats pondérés>> 13 Tableau 13: Pourcentage de la population qui a accès à une eau à boire salubre, Côte d'Ivoire, 2000 Principale source d'eau à boire Robinet dans le logement Robinet dans la cour Borne fontaine Puits/ Forage à pompe Puits protégé Source aménagée Eau de pluie Eau en bouteille Puits non protégé Source non aménagée Mare, ruisseau ou fleuve Camion citerne, vendeur d'eau Autre Ne sait pas Total Total avec eau à boire salubre Effectif de personnes Centre 8,5 30,8 0,1 19,5 19,5 2 0 0,2 5,4 1,3 10,2 1,6 0,6 0,3 100 80,3 3390 Centre Nord 23,4 18,1 6,1 10,2 28,6 1,6 0 0 2,8 0 8,1 0,8 0 0,2 100 88,1 5126 Nord Est 7,2 15,2 3 30,7 17,2 0 0 0 5,4 0,8 13,1 6,9 0,5 0 100 73,3 2221 Centre Est 12 23,4 4,9 14,7 33,2 0,3 0 0,1 6,2 0 2,1 1,3 0,2 1,4 100 88,4 1321 Sud (sans Abidjan) 18,8 15,5 1,3 10,7 31,3 0,6 0,5 0,2 8,8 7,5 2 2,6 0,1 0,1 100 78,7 9150 Sud Ouest 14 8 4,9 13,5 31,2 0,6 0 1,2 23,1 0 0,8 2,2 0 0,5 100 72,2 4431 Centre Ouest 8,2 7,5 0,3 25,5 30,7 3,5 0,2 0,3 19,1 4 0,4 0,4 0,1 0 100 75,7 6753 Ouest 8,1 9,7 0 ,4 21 39,9 1,6 0 0,2 10,6 4 4,2 0,1 0 0,2 100 80,7 3888 Nord Ouest 5,1 9 10,3 35,6 27,3 0,2 0 0 6 0,5 3,2 1,7 0,2 0,9 100 87,5 1898 Nord 4,7 6,2 3 28,7 46,4 0,3 0,3 0,4 3,4 0 5,4 0 0 1,3 100 89,5 3284 Régions Abidjan 62,8 23,5 0 0,1 0,2 0 0 0 0 0 0 12 0,4 1 100 86,6 11903 URBAIN 42,9 24,9 0,4 1 19,5 0,1 0 0,1 3,2 0,1 0,2 6,7 0,2 0,6 100 88,8 27326 ZONE RURAL 3,9 6,4 3,8 28,9 29 2 0,2 0,4 13,1 4,4 6,4 1 0,1 0,3 100 74,2 26030 Total 23,9 15,8 2,1 14,6 24,2 1 0,1 0,2 8 2,2 3,2 3,9 0,2 0,5 100 81,7 53357 Objectif du Sommet Mondial pour les Enfants => Numéro 4 Côte d'Ivoire, MICS2000 November 2000 <<Plan de tabulation du rapport final, Résultats pondérés>> 14 Tableau 14: Pourcentage de la population qui a accès à un système sanitaire approprié pour l'évacuation des excréments, Côte-d'Ivoire, 2000 Type de toilettes utilisées par le ménage Chasse d'eau Latrines à évacuation / chasse d'eau manuelle Latrines traditionne lles Trou ouvert Pas de toilettes / dans la nature Donnée manquante / NSP Autre Total Total avec un système sanitaire approprié Effectif de personnes Centre 6,9 1,6 35,3 8,9 46,5 0,3 0,5 100 43,7 3390 Centre Nord 14,6 4,5 15,7 27,6 36,7 0,2 0,7 100 34,8 5126 Nord Est 3,8 1 40,4 14,7 40 0 0 100 45,3 2221 Centre Est 8,6 5,3 61,9 14,9 7,9 1,4 0 100 75,7 1321 Sud (sans Abidjan) 8,6 16,5 32 9,7 28,2 0,9 3,9 100 57,3 9150 Sud Ouest 11,6 3,3 38,1 20,1 26,2 0,5 0,1 100 53 4431 Centre Ouest 4,3 2,3 47,5 4 41,7 0,1 0,1 100 54,1 6753 Ouest 9,4 1,2 42,5 6,5 38,1 1,3 1 100 53,1 3888 Nord Ouest 5,7 1,8 39,1 11,6 40,7 0,9 0,2 100 46,7 1898 Nord 3,6 6,2 12,9 30,5 44,2 1,8 0,3 100 23,2 3284 Régions Abidjan 39,3 41,7 13,9 3,2 0,8 0,8 0,2 100 94,8 11903 URBAIN 28 24,8 27,4 13,9 4,7 0,7 0,4 100 80,2 27326 ZONE RURAL 1,5 2,6 32,7 9 51,9 0,7 1,5 100 36,8 26030 Total 15,1 13,9 30 11,5 27,8 0,7 0,9 100 59,1 53357 Objectif du Sommet Mondial pour les Enfants => Numéro 5 Côte d'Ivoire, MICS2000 November 2000 <<Plan de tabulation du rapport final, Résultats pondérés>> 15 Tableau 16 : Pourcentage d'enfants vivants par pratique d'allaitement, Côte-d ’Ivoire, 2000 Pourcentage d'enfants de 0-3 mois exclusivement allaités Nombre d'enfants Pourcentage d'enfants de 6 -9 mois recevan t des aliments de complément solides/liquides Nombre d'enfants Pourcentage d'enfants de 12-15 mois allaités Nombre d'enfants Pourcentage d'enfants de 20-24 mois allaités Nombre d'enfants Masculin 10,2 389 54,4 348 86,4 329 39,4 219 Sexe Féminin 12,7 344 54,4 280 87,1 305 45,4 219 Centre 8,5 41 52,1 42 97,6 37 52,4 18 Centre Nord 44,8 65 51,1 53 83,9 35 46,7 34 Nord Est 11,4 33 65,4 39 100 22 60,7 21 Centre Est 0 19 26,2 16 89,6 18 24,1 11 Sud (sans Abidjan) 8,7 128 56,2 81 90,4 128 37,8 91 Sud Ouest 8,6 81 52,9 47 85,7 68 54,2 33 Centre Ouest 5,4 89 68,3 96 87,3 88 53,8 63 Ouest 5,5 75 44,1 81 91,2 78 37,5 44 Nord Ouest 18,7 29 27 23 85 12 58,8 21 Nord 10 50 47,6 35 94,7 48 59,4 27 Régions Abidjan 7,7 122 59,5 116 68,7 100 18,8 75 URBAIN 13,8 317 54,1 276 80,9 257 28,2 193 ZONE RURAL 9,5 415 54,6 352 90,7 377 53,7 244 Aucun 11,4 477 53,7 409 88,4 434 51,6 287 Primaire 12 176 56,3 152 90 131 29 107 Secondaire 10,2 63 53 60 80,5 52 17,4 33 Supérieur 10,8 8 54,5 5 13,1 9 0 3 Programme non formel 14,9 5 100 2 46,4 6 17,5 5 Niveau d'instruction de la mère Manquant/NSP 0 3 , 0 100 3 0 3 Total 11,4 732 54,4 628 86,7 634 42,4 437 Objectif du Sommet Mondial pour les Enfants => Numéro 16 Côte d'Ivoire, MICS2000 November 2000 <<Plan de tabulation du rapport final, Résultats pondérés>> 16 Tableau 17: Pourcentage de ménages ayant consommé du sel suffisamment iodé, Côte d'Ivoire, 2000 Pourcentage de ménages avec du sel testé Effectif de ménages interviewés Pourcentage de ménages n'ayant pas de sel Pourcentage de ménages dont le sel a été testé < 15 PPM 15 + PPM Total Centre 3 96,2 74,2 25,8 440 Centre Nord 6,3 92,5 68 32 571 Nord Est 3,4 49,6 51,2 48,8 360 Centre Est 2 80,4 57,1 42,9 191 Sud (sans Abidjan) 4 84,6 69,1 30,9 1227 Sud Ouest 3,8 81,8 81,7 18,3 645 Centre Ouest 5,6 80,9 79,2 20,8 882 Ouest 2,4 96,2 72,5 27,5 673 Nord Ouest 3,2 81,4 91,9 8,1 288 Nord 2 66,7 85,9 14,1 414 Régions Abidjan 6,8 68,3 48,1 51,9 1619 URBAIN 5,7 75,6 56,6 43,4 3613 ZONE RURAL 3,4 83,7 79,9 20,1 3698 Total 4,5 79,7 69 31 7311 Objectif du Sommet Mondial pour les Enfants => Numéro 14 Côte d'Ivoire, MICS2000 November 2000 <<Plan de tabulation du rapport final, Résultats pondérés>> 17 Tableau 18 : Répartition (en %) des enfants âgés de 6-59 mois selon qu’ils ont reçu une dose élevée de vitamine A ou non pendant les six derniers mois, Côte d'Ivoire, 2000 Pourcentage d'enfants qui ont reçu de la Vitamine A : Dans les 6 derniers mois Avant les 6 derniers mois Pas sure quand Pas sure s'ils ont reçu Jamais reçu Total Nombre d'enfants Sexe Masculin 16,7 3,7 5,6 7,9 66,9 100,0 3511 Féminin 15,2 3,4 6,3 7,3 67,8 100,0 3366 Mileu d'habitat Urbain 12,8 3,8 5,3 9,7 68,4 100,0 2951 Rural 17,8 3,4 6,3 6,0 66,5 100,0 3927 Age 6-11 mois 20,3 2,3 3,0 5,2 69,2 100,0 902 12-23 mois 18,4 3,7 6,5 5,5 66,0 100,0 1589 24-35 mois 15,6 4,1 5,0 8,4 66,8 100,0 1552 36-47 mois 13,0 3,8 6,8 8,0 68,4 100,0 1586 48-59 mois 12,2 3,2 7,1 10,5 67,0 100,0 1245 Niveau d'instruction de la mère Aucun 14,9 3,5 6,0 7,1 68,5 100,0 4680 Primaire 18,7 3,4 5,8 8,4 63,6 100,0 1487 Secondaire 15,3 4,5 5,3 8,4 66,6 100,0 602 Supérieur 5,1 2,1 2,4 20,7 69,7 100,0 64 Programme informel 5,7 0,0 12,2 8,0 74,1 100,0 34 NSP 10,6 10,5 10,6 0,0 68,3 100,0 11 Total 15,6 3,5 5,9 7,6 67,3 100.0 6877 Objectif du Sommet Mondial pour les Enfants => Numéro 15 Côte d'Ivoire, MICS2000 November 2000 <<Plan de tabulation du rapport final, Résultats pondérés>> 18 Tableau 19: Pourcentage de femmes ayant donné naissance durant les 12 mois selon qu'elles ont reçu une dose élevée de Vitamine A ou non, pendant les 6 derniers mois avant que l'enfant n'atteigne l'âge de 8 semaines, Côte d'Ivoire, 2000 A reçu un supplément en Vitamine A Pas sûre si elle a reçu Effectif de femmes Centre 4,5 4,5 105 Centre Nord 31 1,9 188 Nord Est 8,8 2,2 90 Centre Est 22,6 11,9 57 Sud (sans Abidjan) 18,8 3,3 361 Sud Ouest 9,2 2 189 Centre Ouest 12 1,6 283 Ouest 24,9 20 220 Nord Ouest 20,9 2,9 77 Nord 33,6 2,1 123 Régions Abidjan 14,8 7 345 URBAIN 20,1 5,5 889 ZONE RURAL 16,3 5,3 1142 Primaire 17,2 5,4 485 Secondaire 20,1 5 192 Supérieur 5,2 7,2 21 Programme Non formel 8,3 10 10 Aucun 18,3 5,4 1323 Niveau d'instruction de la mère Manquant/NSP 0 0 6 Total 18 5,4 2038 Objectif du Sommet Mondial pour les Enfants => Numéro 15 Côte d'Ivoire, MICS2000 November 2000 <<Plan de tabulation du rapport final, Résultats pondérés>> 19 Tableau 20: Pourcentage de naissances vivantes survenues au cours des 12 mois dont le poids à la naissance est inférieur à 2 500 grammes, Côte d'Ivoire, 2000 Pourcentage de naissances Inférieur à 2500 grammes Pesé à la naissance Nombre de naissances vivantes Centre 49,8 83,5 105 Centre Nord 48,3 73,4 188 Nord Est 59,7 56,6 90 Centre Est 68,6 67,9 57 Sud (sans Abidjan) 63,5 68,8 361 Sud Ouest 63,1 60,5 189 Centre Ouest 58,9 59,7 283 Ouest 69,1 75,7 220 Nord Ouest 64,6 34,5 77 Nord 56,5 56,2 123 Régions Abidjan 62 94,8 345 URBAIN 62,2 89,9 889 ZONE RURAL 59,7 55,4 1142 Primaire 56,8 76,2 485 Secondaire 67,2 92,8 192 Supérieur 46,5 96,2 21 Programme Non-formel 66,7 65,2 10 Aucun 61,3 64,7 1323 Niveau d'instruction de la mère Manquant/NSP 84,5 80,7 6 Total 60,8 70,5 2038 Objectif du Sommet Mondial pour les Enfants => Numéro 12 Côte d'Ivoire, MICS2000 November 2000 <<Plan de tabulation du rapport final, Résultats pondérés>> 20 Tableau 21: Pourcentage d'enfants âgés de 12-23 mois ayant reçu des vaccinations contre les maladies de l'enfance, quel que soit l'âge avant l'enquête et avant le premier anniversaire, COTE D'IVOIRE, 2000 Pourcentage d'enfants qui ont reçu BCG DTCoq1 DTCoq2 DTCoq3 Polio 1 Polio 2 Polio 3 Rougeole Toutes vaccinations Aucune vaccination Fièvre jaune Effectif d'enfants Vaccinés à n'importe quel âge avant l'enquête selon : Carte de Vaccination 71,3 70,1 64,3 56 71,4 64,3 55 51,9 44 1,6 47,1 1220 Déclaration de la mère 13,1 8,6 6,8 5,9 14,3 11,7 7 9,6 4,3 8 1,4 369 Les deux sources 84,4 78,7 71,1 61,9 85,7 76 62 61,5 48,3 9,6 48,5 1589 Vaccinés avant l'âge de 12 mois avec date de vaccination dans les carnets 83,0 74,8 68,0 56,5 82,5 73,0 56,5 53,2 37,7 0,3 1220 Objectif du Sommet Mondial pour les Enfants => Numéro 22 Côte d'Ivoire, MICS2000 November 2000 <<Plan de tabulation du rapport final, Résultats pondérés>> 21 Tableau 22: Pourcentage d'enfants âgés de 12-23 mois qui sont actuellement vaccinés contre les maladies de l'enfance, COTE D'IVOIRE, 2000 BCG DTCoq1 DTCoq2 DTCoq2 Polio 1 Polio 2 Polio 3Rougeole Toutes Fièvre Jaune Aucune % avec carte de vaccination Effectif d'enfants Masculin 85,3 80,2 72,6 64 87,5 77,3 63,6 63,4 50,5 51,6 9,6 76,7 805 Sexe Féminin 83,4 77 69,7 59,8 83,9 74,8 60,4 59,6 46 45,4 9,7 76,9 784 Centre 86,7 83,8 81 70,5 87,6 83,8 71,4 63,8 55,2 55,2 10,5 83,8 91 Centre Nord 89,4 86,5 83,7 74 89,4 84,6 71,2 72,1 54,8 56,7 5,8 88,5 117 Nord Est 91,2 82,4 75,8 69,2 93,4 86,8 74,7 73,6 60,4 61,5 3,3 79,1 68 Centre Est 99,1 93,4 87,7 81,1 97,2 87,7 81,1 79,2 68,9 68,9 0 92,5 40 Sud (sans Abidjan) 85,6 81,3 74,7 63 88,3 79 63,4 59,5 49,8 51 7,4 86,8 285 Sud Ouest 64,8 59,3 50,9 39,8 70,4 50,9 39,8 45,4 31,5 31,5 27,8 56,5 150 Centre Ouest 78,2 74 64 52,2 82,4 70,6 53,3 55 38,4 39,1 12,8 68,9 232 Ouest 92,3 80,4 69,2 59,4 85,3 72 60,1 67,1 47,6 43,4 4,9 69,9 196 Nord Ouest 75,3 71,4 54,5 46,8 75,3 61 31,2 58,4 27,3 39 15,6 66,2 47 Nord 69,2 56,6 47,6 41,3 72 65 49 39,2 32,2 32,2 19,6 67,8 120 Régions Abidjan 96,1 93,5 89 84,5 98,1 92,9 81,9 74,8 66,5 65,8 0,6 85,8 243 URBAIN 92,6 88 83,3 75,4 92,4 86,6 75,4 70 59,4 58,6 3,9 84,1 658 ZONE RURAL 78,5 72 62,6 52,4 81 68,6 52,6 55,5 40,4 41,4 13,7 71,6 931 Aucun 81,1 73,7 65,1 54,5 82,7 71,4 55,3 55,6 41,5 42,6 11,9 74,1 1063 Primaire 90,6 88,4 81,6 74 91,3 84,1 74,1 72,2 59,9 58,7 5,1 84,4 366 Secondaire+ 94,1 89,9 88,2 84,5 94,7 88,8 78,7 76,8 67,1 64 3,7 75,4 141 Programme non formel 74,8 89,5 83,2 83,2 89,5 89,5

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