Burundi - Multiple Indicator Cluster Survey - 2005

Publication date: 2005

1 REPUBLIQUE DU BURUNDI VICE-MINISTERE CHARGE DE LA PLANIFICATION Enquête Nationale d’Évaluation des Conditions de vie de l’Enfant et de la Femme au Burundi-2005 RAPPORT DEFINITIF Agence d’Exécution : Institut de Statistiques et d’Études Économiques du Burundi (ISTEEBU) Enquête réalisée avec le soutien technique et financier de l’UNICEF en collaboration avec l’UNFPA et la Banque Mondiale Bujumbura, décembre 2008 2 Tableau Résumé des Résultats de l’Enquêtes par grappe à indicateurs multiples (MICS) et Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), BURUNDI, 2005 Rubrique Numéro d’indicateur MICS Numéro d’indicateur OMD Contexte de l’Indicateur Définition de l’Indicateur Valeur Unité MORTALITÉ INFANTILE NUTRITION 1 13 Taux de mortalité infanto-juvénile Probabilité de décéder entre la naissance et le cinquième anniversaire, pour 1 000 naissances vivantes 176 ‰ 2 14 Taux de mortalité infantile Probabilité de décéder entre la naissance et le premier anniversaire, pour 1 000 naissances vivantes 120 ‰ Allaitement maternel 45 Allaitement commencé à temps Nombre de femmes ayant eu un enfant vivant au cours des 2 années précédant l’enquête et ou qui ont donné le sein au nouveau-né dans l’heure qui a suivi l’accouchement 58,3 % Vitamine A 43 Supplémentation en vitamine A (accouchées) Nombre de femmes ayant accouché d’un enfant vivant au cours des 2 ans précédant l’enquête et qui ont reçu une dose élevée de compléments en vitamine A dans les 8 semaines ayant suivi l’accouchement 38,1 % SANTÉ DE L’ENFANT 25 Couverture vaccinale de la tuberculose Nombre d’enfants de 12-23 mois vaccinés contre la tuberculose avant leur premier anniversaire 90,2 % 26 Couverture vaccinale de la polio3 Nombre d’enfants de 12-23 mois vaccinés contre la poliomyélite avant leur premier anniversaire 67,5 % 27 Couverture vaccinale de la DTC3 Nombre d’enfants de 12-23 mois vaccinés contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche avant leur premier anniversaire 60,1 % 28 15 Couverture vaccinale de la rougeole Nombre d’enfants de 12-23 mois vaccinés contre la rougeole avant leur premier anniversaire 68,8 % 31 Enfants entièrement vaccinés Nombre d’enfants de 12-23 mois vaccinés aux DTC1-3, aux OPV-1-3, au BCG et contre la rougeole avant leur premier anniversaire 34,8 % Vaccination 29 Couverture vaccinale de l’hépatite B Nombre d’enfants de 12-23 mois vaccinés contre l’hépatite avant leur premier anniversaire 34,6 % 3 Toxoïde tétanique 32 Protection contre le tétanos néonatal Nombre de mères ayant eu un enfant né vivant au cours de l’année écoulée, qui ont reçu au moins deux doses du vaccin de l’anatoxine tétanique (VAT) dans l’intervalle approprié avant d’accoucher 76 % 33 Utilisation de la thérapie de réhydratation par voie orale (TRO) Nombre d’enfants de 0-59 mois atteints de diarrhée au cours des 2 dernières semaines, traités aux sels de réhydratation par voie orale et/ou à l’aide d’une solution domestique appropriée 36,5 % 34 Prise en charge à domicile de la diarrhée Nombre d’enfants de 0-59 mois atteints de diarrhée au cours des 2 dernières semaines, dont on a augmenté la consommation d’aliments fluides ET qui ont continué de manger à peu près moins, autant ou plus que d’habitude 7,6 % Prise en charge des maladies 35 TRO reçue ou augmentation des fluides et poursuite de l’alimentation Nombre d’enfants de 0-59 mois atteints de diarrhée traités à la RVO (sels de réhydratation orale ou solution domestique appropriée) ou dont on augmente la consommation d’aliments fluides et qui ont continué de manger à peu près moins, autant ou plus que d’habitude 23,1 % Rubrique Numéro d’indicateur MICS Numéro d’indicateur OMD Contexte de l’Indicateur Définition de l’Indicateur Valeur Unité 23 Recherche de soins pour pneumonie présumée Nombre d’enfants de 0-59 mois suspectés de pneumonie au cours des 2 dernières semaines ayant consulté un traitant approprié 37,8 % 22 Traitement aux antibiotiques d’une pneumonie présumée Nombre d’enfants de 0-59 mois suspectés de pneumonie au cours des 2 dernières semaines, traités aux antibiotiques 26,2 % Utilisation des combustibles solides 24 29 Combustibles solides Nombre de résidents dans les ménages utilisant des combustibles solides (bois, charbon, résidus de récoltes ou déjections animales) comme principale source énergétique pour la cuisson 99,4 % 36 Disponibilité de moustiquaires imprégnées (MI) par ménage Nombre de ménages possédant au moins une moustiquaire imprégnée de manière permanente ou imprégnée l’année passée 7,7 % 37 22 Enfants de moins de 5 ans dormant sous une MI Nombre d’enfants de 0-59 mois ayant passé la nuit précédente sous une moustiquaire imprégnée 8,3 % 38 Enfants de moins de 5 ans dormant sous une moustiquaire Nombre d’enfants de 0-59 mois ayant passé la nuit précédente sous une moustiquaire 13, 3 % 39 22 Traitement antipaludéen (moins de 5 ans) Nombre d’enfants de 0-59 mois ayant eu de la fièvre au cours des 2 dernières semaines, traités à l’aide d’un antipaludéen approprié dans les 24 heures qui ont suivi l’accès de fièvre 19,1 % Paludisme 40 Traitement préventif intermittent du paludisme (femmes enceintes) Nombre de femmes recevant un traitement intermittent approprié contre le paludisme (défini comme équivalant à au moins 2 doses de SP/Fansidar) en cours de grossesse, ayant accouché d'un enfant né vivant, au cours des 2 années précédant l’enquête 19,4 % 96 Source d’approvisionnement (sources publiques) - Antipaludéens - Antibiotiques Nombre d’enfants (ou de ménages) dont les approvisionnements se font auprès de fournisseurs publics, présenté individuellement par type de provision : moustiquaires imprégnées, sels de réhydratation orale, antibiotiques et antipaludéens 62 72 % % Sources d’approvisionnement 97 Coût d’approvisionnement (coût médian) Coût moyen des approvisionnements obtenus, présenté individuellement pour chaque type de provision et classé par leur provenance d’un fournisseur public ou 700 FBU 4 privé : moustiquaires imprégnées, sels de réhydratation orale, antibiotiques et antipaludéens Antipaludéens *sources publiques *sources privées 700 700 FBU FBU Antibiotiques *sources publiques *sources privées 700 600 FBU FBU ENVIRONNEMENT 11 30 Utilisation de sources d’eau potable améliorées Nombre d’habitants vivant dans des ménages utilisant des sources d’eau potable améliorées 64,3 % 13 Traitement de l’eau Nombre d’habitants des ménages utilisant de l’eau traitée 1,9 % 12 31 Utilisation d’installations sanitaires améliorées Nombre d’habitants des ménages utilisant des installations sanitaires améliorées 31,7 % Eau et assainissement 14 Élimination des excréments infantiles Nombre d’enfants de moins de trois ans dont les (dernières) selles ont été éliminées de manière sûre 68,1 % Rubrique Numéro d’indicateur MICS Numéro d’indicateur OMD Contexte de l’Indicateur Définition de l’Indicateur Valeur Unité SANTÉ DE LA REPRODUCTION Contraception et besoins à couvrir 21 19c Prévalence des contraceptifs Nombre de femmes de 15-49 ans mariées ou en union utilisant (ou dont le partenaire utilise) une méthode contraceptive (moderne ou traditionnelle) 9,1 % 20 Soins prénatals Nombre de femmes de 15-49 ans assistées par un personnel sanitaire qualifié au moins une fois en cours de grossesse au cours des 2 années précédant l’enquête 92,4 % 44 Contenu des soins prénatals Nombre de femmes ayant eu un enfant vivant au cours des 2 années précédant l’enquête, qui a reçu des soins prénatals en cours de grossesse 96,3 % 4 17 Assistance par un personnel qualifié Nombre de femmes de 15-49 ans ayant accouché au cours des 2 années précédant l’enquête, assistées par un personnel sanitaire qualifié lors de l’accouchement 33,6 % Santé maternelle et néonatale 5 Accouchements dans un établissement spécialisé Nombre de femmes de 15-49 ans ayant accouché dans une formation sanitaire au cours des 2 années précédant l’enquête 28,5 % Mortalité maternelle 3 16 Taux de mortalité maternelle Nombre de décès chez les femmes liés à la grossesse dans une année spécifique 615 pour 100 000 DEVELOPPEMENT DE L’ENFANT 46 Soutien pour les études Nombre d’enfants de 0-59 mois vivant dans des ménages où un adulte a mené au cours des 3 derniers jours quatre activités (voire plus) de promotion de l’apprentissage et de la prédisposition aux études 13,8 % Développement de l’enfant 47 Soutien paternel pour les études Nombre d’enfants de 0-59 mois dont le père a mené au cours des 3 derniers jours une ou plusieurs activités de promotion de l’apprentissage et de la prédisposition aux études 7,9 % EDUCATION 5 52 Fréquentation du préscolaire Nombre d’enfants de 36-59 mois fréquentant un type de programme d’éducation de base 4,7 % 53 Prédisposition pour la scolarisation Nombre d’enfants en première année du cycle primaire ayant fréquenté un type d’établissement préscolaire l’année dernière 1,7 % 54 Taux d’entrée net au cycle primaire Nombre d’enfants ayant l’âge d’aller à l’école qui sont actuellement en première année 50,7 % 55 6 Taux de fréquentation net du cycle primaire Nombre d’enfants ayant l’âge d’entrer au cycle primaire qui fréquentent actuellement une école primaire ou secondaire 70,8 % 56 Taux de fréquentation net du cycle secondaire Nombre d’enfants ayant l’âge d’entrer au cycle secondaire qui fréquentent actuellement une école secondaire ou un établissement supérieur 7,2 % Éducation 57 7 Enfants atteignant 5ème année Primaire Proportion d’enfants entrés en première année du cycle primaire parvenus au CM2 86,5 % 6 Rubrique Numéro d’indicateur MICS Numéro d’indicateur OMD Contexte de l’Indicateur Définition de l’Indicateur Valeur Unité 58 Taux de passage au cycle secondaire Nombre d’enfants en dernière année du cycle primaire lors de l’année scolaire écoulée passés au cycle secondaire 13,6 % 59 7b Taux net d’achèvement des études primaires Nombre d’enfants (tous âges confondus) en dernière année du cycle primaire (hormis les redoublants) 3,5 % 61 9 Indice de parité des sexes * école primaire * école secondaire Proportion de filles dans les cycles primaire et secondaire 0,96 0,78 ratio ratio Alphabétisation 60 8 Taux d’alphabétisation chez les adultes Nombre de femmes de 15-24 ans capables de lire une courte phrase simple sur la vie quotidienne 53,1 % PROTECTION DE L’ENFANT Enregistrement des naissances 62 Enregistrement des naissances Nombre d’enfants de 0-59 mois dont la naissance a été enregistrée 60,2 % 71 Travail des enfants Nombre d’enfants de 5-14 ans impliqués dans le travail des enfants 19,0 % 72 Élèves Travailleurs Nombre d’enfants de 5-14 ans qui fréquentent l’école et qui sont impliqués dans le travail. 54,5 % Travail des enfants 73 Travailleurs élèves Nombre d’enfants de 5-14 ans qui travaillent et qui sont impliqués dans l’enseignement. 16,8 % 67 Mariage avant 15 ans Mariage avant 18 ans Nombre de femmes mariées ou entrées en union - avant d’avoir eu exactement 15 ans - avant 18 ans, par groupes d’âges 2,8 20,4 % % 68 Jeunes femmes de 15-19 ans mariées / en union Nombre de femmes de 15-19 ans mariées ou en union 9,6 % 70 Polygamie Nombre de femmes en situation de polygamie 8,3 % Mariage précoce et polygamie 69 Différence d’âges des conjoints Nombre de femmes mariées ou en union ayant une différence d’âge de 10 ans ou plus avec leur époux actuel - âgées de 15-19 ans - âgées de 20-24 ans 14,9 14,3 % % VIH/SIDA, COMPORTEMENT SEXUEL, ENFANTS ORPHELINS ET VULNÉRABLES 82 19b Connaissances générales sur la prévention du VIH chez les jeunes Nombre de femmes de 15-49 ans qui ont su identifier correctement deux méthodes de prévention de l’infection à VIH et qui ont rejeté trois idées fausses courantes sur la transmission du virus 27,2 % 89 Connaissances sur la transmission mère-enfant du VIH Nombre de femmes de 15-49 ans ayant correctement identifié les trois modes de transmission verticale 63,7 % 86 Attitude face aux porteurs du VIH/SIDA Nombre de femmes de 15-49 ans exprimant une réponse favorable pour les quatre questions relatives aux porteurs du VIH ou aux malades du sida 25,8 % Connaissances et comportements face au VIH/SIDA 87 Femmes connaissant les centres de dépistage du VIH Nombre de femmes de 15-49 ans déclarant connaître un centre de dépistage du VIH 57,9 % 7 Rubrique Numéro d’indicateur MICS Numéro d’indicateur OMD Contexte de l’Indicateur Définition de l’Indicateur Valeur Unité 88 Femmes ayant subi le test de dépistage du VIH Nombre de femmes de 15-49 ans déclarant avoir subi le test de dépistage du VIH 9,4 % 90 Prise en charge psychologique pour la prévention de la transmission mère-enfant du VIH Nombre de femmes de 15-49 ans ayant accouché au cours des 24 derniers mois et reçu des consultations prénatales, qui déclarent avoir bénéficié de conseils sur le VIH/SIDA lors de ces consultations 34,9 % 91 Dépistage pour la prévention de la transmission mère-enfant du VIH Nombre de femmes de 15-49 ans ayant accouché au cours des 24 derniers mois et reçu des consultations prénatales, qui déclarent avoir reçu les résultats de leur test dépistage du VIH lors de ces consultations 7,0 % 84 Âge lors du premier rapport sexuel chez les jeunes Nombre de femmes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels avant l’âge de 15 ans 3,3 % 92 Diversité d’âges des partenaires sexuels Nombre de femmes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois avec un partenaire de 10 ans ou plus. 13,2 % 83 19a Utilisation de préservatifs avec les partenaires occasionnels Nombre de femmes de 15-24 ans déclarant avoir utilisé un préservatif lors de rapports sexuels extraconjugaux avec un partenaire occasionnel au cours des 12 derniers mois 25,3 % Comportement sexuel 85 Rapport sexuel à haut risque au cours de l’année écoulée Nombre de femmes sexuellement actives âgées de 15-24 ans interrogées ayant eu des rapports sexuels avec un partenaire extraconjugal occasionnel au cours des 12 derniers mois 11,1 % 75 Prévalence d’orphelins Nombre d’enfants de moins de 18 ans dont au moins l’un des parents est décédé 19,3 % 78 Conditions d’accueil des enfants Nombre d’enfants de 0-17 ans ne vivant pas avec un parent biologique 8,6 % Soutien aux enfants orphelins et vulnérables 77 20 Fréquentation scolaire comparative orphelins/non-orphelins Proportion d’orphelins de père et de mère âgés de 10-14 ans scolarisés 0,85 ratio 8 Table des matières Table des matières . 8 Liste des tableaux. 9 Listes des graphiques et figures. 11 Liste des abréviations . 12 Remerciements. 13 Résumé analytique. 15 I. INTRODUCTION . 19 1.1. Contexte.19 1.2. Objectifs de l’enquête .19 II. METHODOLOGIE D’ECHANTILLONNAGE ET D’ENQUETE. 20 2.1. Conception de l’échantillon .20 2.2. Questionnaires.20 2.3. Recrutement et Formation des Agents de terrain .21 2.4. Collecte et Traitement des données.21 III. REPRESENTATIVITE DE L’ECHANTILLON ET CARACTERISTIQUES DES MENAGES. 22 ET DES PERSONNES INTERROGEES. 22 3.1. Représentativité de l’échantillon .22 3.2. Caractéristiques des ménages .24 3.3. Caractéristiques des personnes interrogées.27 IV. MORTALITE INFANTILE . 30 V.NUTRITION. 34 5.1. Allaitement au sein .34 5.2. Supplémentation de la mère en vitamine A .35 VI. SANTE DE L'ENFANT . 37 6.1. Couverture vaccinale.37 6.2. Toxoïde tétanique .40 6.3. Traitement par la réhydratation orale .42 6.4. Recherche de soins et traitement de la pneumonie aux antibiotiques .48 6.5. Utilisation de combustible solide.52 6.6. Paludisme .52 6.7. Sources et Coûts de l'approvisionnement .52 VII. ENVIRONNEMENT. 52 7.1. Eau et assainissement.52 VIII. SANTE REPRODUCTIVE . 52 8.1. Contraception .52 8.2. Consultations prénatales .52 8.3. Assistance pendant l'accouchement .52 8.4. Mortalité maternelle .52 9 IX. DEVELOPPEMENT DE L’ENFANT . 52 X. EDUCATION. 52 10.1. Suivi d’un programme d’éducation préscolaire et prédisposition à la scolarisation .52 10.2. Fréquentation de l’école primaire et secondaire .52 10.3. Alphabétisation des adultes.52 XI. PROTECTION DE L’ENFANT . 52 11.1. Enregistrement de la naissance.52 11.2. Travail des enfants .52 11.3. Mariage précoce et polygamie.52 XII. VIH/SIDA, COMPORTEMENT SEXUEL ET ENFANTS ORPHELINS ET VULNERABLES . 52 12.1. Connaissance de la transmission du VIH et utilisation du préservatif .52 12.2. Comportement sexuel lié à la transmission du VIH .52 12.3. Orphelins et enfants vulnérables .52 Liste des Références . 52 Liste des tableaux et figures Tableau HH.1: Résultats des enquêtes ménage et individuelles . 22 Tableau HH.2: Répartition de la population des ménages par âge et sexe. 25 Tableau HH.3: Composition du ménage . 26 Tableau HH.4:Caractéristiques individuelles des femmes . 28 Tableau HH.5: Les caractéristiques individuelles des enfants . 29 Tableau NU.2: Allaitement initial . 34 Tableau NU.7: Supplémentation post-partum de la mère en vitamine A . 35 Tableau CH.1: Vaccinations durant la première année de vie . 39 Tableau CH.2: Vaccinations selon les caractéristiques contextuelles . 40 Tableau CH.3: Protection contre le tétanos néonatal. 41 Tableau CH.4: Réhydratation par voie orale . 43 Tableau CH.5: Prise en charge de la diarrhée à domicile. 45 Tableau CH.7: Traitement par antibiotique de la pneumonie. 50 Tableau CH.7A: Connaissance de deux signes de risque de pneumonie . 52 Tableau CH.8: Utilisation de combustibles solides . 52 Tableau CH.9: Utilisation de combustible solide par type de foyer . 52 Tableau CH.10: Disponibilité de moustiquaires imprégnées. 52 Tableau CH.11: Enfants dormant dans un lit avec moustiquaire . 52 Tableau CH.12: Traitement des enfants avec des médicaments anti-paludéens. 52 Tableau CH.13: Traitement préventif du paludisme par intermittence. 52 Tableau CH.15: Source et coût d'approvisionnement des anti-paludéens . 52 Tableau CH.16: Source et coût d'approvisionnement des antibiotiques. 52 Tableau EN.1: Utilisation de sources améliorées d'eau potable . 52 Figure EN.1 : Répartition en % des ménages selon la source principale d’eau potable et répartition en pourcentage de membres de la maison qui utilisent des sources de l’eau potable améliorées. 52 Tableau EN.2: Traitement domestique de l'eau . 52 Tableau EN.3: Durée par rapport à la source d'eau. 52 Tableau EN.4: La personne en charge de la corvée de l'eau . 52 10 Tableau EN.5: Utilisation des moyens sains d'évacuation des excréments . 52 Tableau EN.6: Evacuation du traitement des enfants . 52 Tableau EN.7: Utilisation de sources améliorée d'approvisionnement en eau et d'installations sanitaires améliorées . 52 Tableau RH.1: Utilisation de la contraception . 52 Tableau RH.3: Les prestataires de soins prénatals . 52 Tableau RH.4: Soins prénatals prodigués. 52 Tableau RH.5: Assistance pendant l'accouchement . 52 Tableau RH.6: Taux de mortalité maternelle. 52 Tableau CD.1: Soutien familial dans l'apprentissage . 52 Tableau ED.1: Éducation préscolaire . 52 Tableau ED.2: Admission à l'école primaire. 52 Tableau ED.3: Taux net de scolarisation primaire. 52 Tableau ED.4: Taux net de scolarisation secondaire. 52 Tableau ED.5: Enfants atteignant la 5ème année (ou la 6ème année) . 52 Tableau ED.6: Achèvement de l'école primaire et passage à l'école secondaire. 52 Tableau ED.7: Parité entre les sexes en matière d'éducation . 52 Tableau ED.8: Alphabétisation des adultes. 52 Tableau CP.1: Enregistrement des naissances . 52 Tableau CP.3: Enfants étudiants travailleurs et travailleurs enfants étudiants . 52 Table CP.2: Le travail des enfants . 52 Tableau CP.5: Mariage précoce et polygamie . 52 Tableau CP.6: Écart d'age entre les conjoints . 52 Tableau HA.1: Connaissance de la prévention contre la transmission du VIH/SIDA . 52 Tableau HA.2: Identification des préjugés concernant le VIH/SIDA. 52 Tableau HA.3: Parfaite connaissance des voies de transmission du VIH/SIDA . 52 Tableau HA.4: Connaissance de la transmission mère enfant du VIH . 52 Tableau HA.5: Attitudes à l'égard des personnes vivant avec le VIH/SIDA. 52 Tableau HA.6: Connaissance d'une structure sanitaire pour le test de dépistage du VIH. 52 Tableau HA.7: La couverture du test de dépistage et du counselling durant les soins prénataux . 52 Tableau HA.8: Comportement sexuel qui augmente le risque d'infection du VIH. 52 Tableau HA.9: Utilisation du condom au dernier rapport sexuel à haut risqué . 52 Tableau HA.10: Organisation de l'environnement familial des enfants et l'état d'orphelin. 52 Tableau HA.12: La fréquentation scolaire des enfants orphelins et vulnérables âgés de 10-14 ans. . 52 11 Listes des graphiques et figures Tableau EN.1: Utilisation de sources améliorées d'eau potable………………………………………………………….9 Figure EN.1 : Répartition en pourcentage des ménages selon la source principale d’eau potable et répartition en pourcentage de membres de la maison qui utilisent des sources de l’eau potable améliorées……………………………………….9 Graphique HH.1: Pyramide des âges de la population enquêtée dans les ménages, Burundi, 2005. .26 Graphique CM.1. Taux de mortalité infantile selon certaines caractéristiques, Burundi 2005 .32 Graphique CM.1 : Taux de mortalité infanto-juvénile selon certaines caractéristiques, .33 Graphique NU.2 : Proportion de femmes âgées de 15-49 ans ayant eu naissance au cours des deux années précédant l’enquête qui ont allaité leur bébé moins d’une heure et moins d’une journée après la naissance, Burundi, 2005 ……….36 Graphique CH1 : Pourcentage d’enfants de 12-23 mois vaccinés contre les maladies de l’enfance à un moment quelconque avant l’enquête et avant le premier anniversaire, Burundi, 2005 .39 Graphique CH.2. Pourcentage des mères ayant eu une naissance vivante au cours de 12 derniers mois, protégées contre le tétanos néonatal, Burundi, 2005. .42 Les graphiques CH.3 et CH.4 en disent beaucoup plus quand nous considérons le milieu et la région.45 Graphique CH.3. Pourcentage des enfants de 0-59 mois ayant eu la diarrhée durant les 2 semaines et reçu une solution pour la réhydratation par voie orale (SRO) ou autres formes de réhydratation par voie orale, Burundi, 2005 …. …………………………………………………………………………………………………………………………46 Graphique CH.4. Pourcentage des enfants de 0-59 mois ayant eu la diarrhée dans les 2 dernières semaines et qui ont reçu plus de liquide et ont poursuivi l’alimentation durant l’épisode, Burundi, 2005.47 Figure EN.1 : Répartition en pourcentage des ménages selon la source principale d’eau potable et répartition en pourcentage de membres de la maison qui utilisent des sources de l’eau potable améliorées .52 Graphique HA.1. Pourcentage de femmes ayant une parfaite connaissance de la transmission du VIH/SIDA, Burundi, 2005 .52 Graphique HA.2 : Comportement sexuel qui augmente le risque d’infection du VIH, Burundi 2005.52 12 Liste des abréviations BCG : Bacille de Calmette et Guérin (Tuberculose) CM2 : Cours Moyen de 2ème degré CO : Monoxyde de carbone CSLP : Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté DIU : Dispositif intra-utérin DPT : Diphtérie Tétanos Coqueluche DTC : Diphtérie Tétanos Coqueluche E/MGA : Excision/Mutilation Génitale Féminine ENECEF : Enquête nationale d'Evaluation des Conditions de vie de l'Enfant et de la Femme FBU : Francs Burundais FNUAP : Fonds des Nations Unies pour la population IRA : Infections Respiratoires Aigue IST : Infections Sexuellement Transmissibles MAL : Méthode de l’aménorrhée lactationnelle MI : Moustiquaires imprégnées MICS : Enquête par grappes à indicateurs multiples MS : Ministère de la Santé OMD : Objectifs du millénaire pour le développement OMS : Organisation mondiale de la santé ONUSIDA : Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA ONUSIDA : Organisation des Nations Unies pour la lutte contre le SIDA PEV : Programme élargi de vaccination PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement Ppm : Parts par million PVVIH : Personne Vivant avec le VIH/SIDA QI : Quotient Intellectuel RVO : Réhydratation par voie orale SIDA : Syndrome immunodéficitaire acquis SPSS : Statistical Package for Social Sciences (logiciel) SRO : Sels de Réhydratation Orale TCI : Troubles liés à une carence en iode 13 TFN : Taux de fréquentation net TRO : Thérapie de Réhydratation orale UEP : Unité d'échantillonnage principale UNGASS : Session spéciale de l’Assemblée Générale des Nations Unies sur le VIH/SIDA UNICEF : Fonds des Nations Unies pour l’enfance VAT : Vaccin de l'anatoxine -Tétanique VIH : Virus de l’immunodéficience humaine WFFC : Un monde digne des enfants Remerciements Nous sommes heureux de publier les résultats définitifs de l'Enquête Nationale d'Evaluation des Conditions de vie de l'Enfant et de la femme au Burundi, effectuée en 2005 et connues sous l’appellation de «Enquête par Grappe à Indicateurs Multiples ou MICS-Burundi 2005 ». Cette enquête aura servi à évaluer les progrès réalisés par rapport au programme national d’action en faveur de la survie, de la protection et du développement des enfants au Burundi. L'enquête a bénéficié, pour sa réalisation, des contributions du Gouvernement de la République du Burundi pour l'essentiel, de l'UNICEF, de l’UNFPA et de la Banque Mondiale (à travers le Projet Santé-Population II) en ce qui concerne l'appui technique et financier, témoignant ainsi la coopération fructueuse entre le Burundi et ses partenaires, dont l'UNICEF en particulier. L’exécution technique de l’enquête a été réalisée par le personnel de l'Institut de Statistiques et d'Etudes Economiques du Burundi, ISTEEBU. L’implication du Gouvernement aura montré que cette enquête répondait au souhait des autorités du Burundi qui, en ce moment, essaient de collecter des données statistiques appropriées pour établir une situation de référence au sortir de la longue crise qui a secoué le pays pendant plus de 10 ans. Nous profitons de cette occasion pour remercier toutes les personnes qui ont œuvré pour la réussite de l'enquête, en particulier, les membres du Comité Technique des Opérations, les Superviseurs et 14 Contrôleurs de terrain, les Agents Enquêteurs et de saisie, sans oublier l’Administration Locale et les ménages qui ont accepté de participer d’une façon ou d’une autre à cette étude. L’objectif de cette publication des résultats définitifs est de sensibiliser l’opinion publique au sujet de certains résultats clés, afin de susciter l’intérêt pour les rubriques couvertes et d’encourager les réactions de l’ensemble des parties intéressées. Ainsi, la présente publication des résultats définitifs se veut être un véritable outil de réflexion et de plaidoyer sur lequel le Burundi et ses partenaires pourront s'appuyer, en vue de l'amélioration de la situation précaire de la vie des enfants et des femmes de nos jours, au Burundi. 15 Résumé analytique L'Enquête par grappes à indicateurs multiples appelé au Burundi « Enquête Nationale d'Evaluation des Conditions de vie de l'Enfant et de la Femme », ENECEF-BURUNDI 2005, en sigle, est une enquête par sondage auprès des ménages dont la population cible était essentiellement des femmes et des enfants. Elle a couvert tout le Burundi et ses objectifs étaient de fournir des données pour apprécier la situation des conditions de vie des enfants et des femmes au Burundi et évaluer les progrès réalisés pour atteindre les objectifs fixés par le Sommet Mondial pour les Enfants tenu à New-York en 1990 et les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Les données de ladite Enquête doivent servir de base pour préparer les actions futures. Globalement, les résultats obtenus sont résumés dans les paragraphes qui suivent: Mortalité infantile et infanto-juvénile (des enfants de moins de 5 ans). Les probabilités de décès avant d'atteindre le 1er anniversaire est de 120 pour 1000 naissances vivantes et celles de décès avant d'atteindre 5 ans sont de 176 pour 1000 naissances vivantes en 2005. Allaitement maternel et supplémentation des mères en Vitamine A Au Burundi, seulement 58, 3% de femmes qui accouchent commencent à allaiter leur enfant dans moins d’une heure, tandis que près de 90% le font dans moins d’un jour. En matière de supplémentation en Vitamine A, environ 38,1 % des mères qui avaient eu une naissance dans les 12 derniers mois avant l'enquête ENECEF, ont reçu une dose de vitamine A dans les huit semaines après la naissance des enfants. Education et alphabétisation Seulement 70,8% des enfants en âge de scolarisation fréquentent l'école primaire. Les régions Nord et Est sont restées les plus défavorisées avec des taux de fréquentation de 62 et 64,3 %. Au niveau national, un écart peu significatif existe entre les garçons et les filles dans de la fréquentation de l'école primaire soit 72% pour les garçons contre 69,5% pour les filles. Au niveau des réussites, plus de 86,5% des enfants qui entrent en 1ère année primaire parviennent à atteindre la 5ème année. Au niveau de l’alphabétisation, seulement un peu plus de la moitié de la population féminine âgé de 15-24 ans (53,1%) est lettrée. 16 Selon le niveau d’aisance des ménages, les pourcentages de population féminine alphabétisée passent de 68% dans le groupe des plus riches à 42% dans le groupe des très pauvres. Eau de boisson et Système sanitaire Environ 64,3 % de la population a accès à l'eau de boisson salubre, 79,7% en milieu urbain et 63,4% en milieu rural. La région Est reste la plus défavorisée avec seulement 48,4% de la population accédant à l'eau potable. Environ 31,7 % de la population du Burundi dispose d’un habitat muni de dispositifs d'évacuation des déchets humains. La Couverture vaccinale Environ 90,7 % des enfants âgés de 12-23 mois ont reçu, à l’âge d’un an, le vaccin BCG et 74,9% des enfants ont reçu la première dose de DTC. Ce pourcentage baisse pour des doses suivantes de DTC, soit 71,8 % pour la deuxième dose, et 62,7% pour la troisième dose. De même, si 90,3 % d'enfants âgés de 12-23 mois ont reçu le Polio1 avant une année, ce pourcentage baisse à 71% au Polio 3. La couverture vaccinale contre la rougeole reste inférieure à celle des autres vaccins avec seulement 77,9 % des enfants âgés de 12-23 mois vaccinés. Moins de la moitié des enfants (45,8 %) a pu avoir tous les 4 vaccins recommandés avant le 1er anniversaire. Il n'y a pas d’écart significatif constaté entre les proportions des enfants vaccinés de sexe masculin et féminin. Néanmoins, il existe une corrélation positive entre le taux de couverture vaccinale et le niveau d'instruction de la mère car, le taux le plus élevé est partout enregistré chez les enfants âgés de 12-23 mois dont les mères ont un niveau d'instruction secondaire et plus. La diarrhée Si 20,6% d’enfants âgés de moins de 5 ans ont connu la diarrhée dans les 2 semaines avant l’enquête, seulement 36,5% de ces enfants ont reçu un traitement par réhydratation orale approprié. Parmi les enfants ayant eu la diarrhée, seulement 7,6 % avaient reçu un traitement adéquat à domicile. Les Infections Respiratoires Aiguës. Environ 17,9 % d'enfants âgés de moins de 5 ans ont connu une infection respiratoire aiguë dans les deux semaines précédant l'enquête. Parmi ceux-ci, 37,8 % ont reçu un traitement approprié. L'initiative de Gestion Intégrée des Maladies de l'Enfance Parmi les enfants âgés de moins de 5 ans qui ont été déclarés avoir été malades de diarrhée (ou d’une autre maladie) dans les deux semaines qui ont précédé l'ENECEF, seulement 23,1% ont reçu davantage de liquide et ont continué à manger ou à être nourri au sein maternel comme recommandé par le programme de Gestion Intégrée des Maladies de l'Enfance. Seulement 1% de mères connaît les deux signes de risque d’IRA pour lesquels un enfant doit être amené à une formation sanitaire immédiatement. 17 La malaria Malgré le taux de prévalence élevé de malaria dans presque toutes les régions du Burundi, seulement 30,5% d’enfants de moins de 5 ans avaient eu la fièvre dans les 2 semaines précédant l’Enquête. Le pourcentage d'enfants de moins de 5 ans ayant dormi sous une moustiquaire durant les deux semaines précédant l'enquête reste très faible car il n'est que de 13,3%. Parmi ces derniers, seulement 8,3% ont dormi sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide. Parmi les 30,5 % d'enfants ayant connu des fièvres dans les deux semaines avant l'enquête, seulement 19,1% ont reçu un traitement antimalaria approprié aux symptômes. Néanmoins, l’utilisation de médicaments non appropriés est encore importante, car, le Paracétamol/Panadol/Acetaminophan est utilisé dans 20,6% des cas, et l’aspirine/ibuprofène dans 5% des cas. Un nombre non négligeable d'enfants (8,9 %) avaient reçu d'autres médicaments non appropriés. Il apparaît également que la source d’approvisionnement des médicaments anti-malaria est principalement d’origine publique (62%), contre 20% d’origine privée. Le Virus du VIH/SIDA. Seulement 52,8 % des femmes âgées de 15-49 ans connaissent les trois principaux moyens de prévenir la transmission du virus du VIH/SIDA, à savoir " avoir un seul partenaire sexuel fidèle et non infecté, utiliser un préservatif chaque fois dans les rapports sexuels et s’abstenir des rapports sexuels". 43,2% des femmes savent identifier correctement les trois fausses conceptions au sujet de la transmission du virus du VIH/SIDA, à savoir " que le virus du VIH/SIDA peut être transmis par des moyens surnaturels, qu'il peut être transmis par des piqûres de moustique et qu'une personne en apparence en bonne santé ne peut pas être infectée par le virus du VIH/SIDA". Concernant les attitudes envers les personnes atteintes du VIH/SIDA, seulement 25,8% des femmes âgées de 15_49 ans n’acceptent aucune des 3 attitudes discriminatoires des personnes atteintes du VIH/SIDA. Notons que 57,9 % des femmes en âge de procréer (15-49 ans) au Burundi connaissent un centre de dépistage du VIH/SIDA. Néanmoins, seulement 9,4 % d’entre elles ont eu recours au test de dépistage. Le niveau des connaissances des femmes âgées de 15-49 ans en matière de modes de transmission du virus et de l’existence de centres de dépistage, est fortement lié à leur niveau d'instruction. La contraception L'usage courant de méthodes contraceptives a été déclaré par 9,1 % des femmes mariées ou en union libre. L’injection reste la méthode la plus utilisée puisque 5 % des femmes mariées ou en union libre y ont recours. Elle est suivie par la pilule à hauteur de 1,8% et de l’abstinence périodique avec 1,0 %. La consultation prénatale Dans l'ensemble, presque toutes les femmes du Burundi (92,4%) âgées de 15-49 ayant eu une naissance durant les 2 dernières années précédents l’enquête ont déclaré avoir eu une consultation prénatale auprès d’un personnel qualifié (médecin, infirmier (ière), accoucheuse). 18 76,0 % des femmes âgées de 15-49 ans ayant eu une naissance dans les 12 derniers mois étaient protégées contre le tétanos néonatal. Environ 25% de ces femmes avaient reçu au moins deux doses de vaccin antitétanique dans les trois dernières années précédant l'enquête. Assistance à l'accouchement 33,6 % des naissances qui sont survenues durant l'année ayant précédé l'enquête ont été assistées par un médecin, un(e) infirmier (ière) ou une accoucheuse. Ce pourcentage est plus élevé dans la région Ouest avec 43,2% et plus faible dans la région Est avec 22,9 %. 28,5% de ces naissances ont eu lieu dans un centre de santé. La mortalité maternelle Le taux de mortalité maternelle, qui a été estimé en utilisant la méthode de sororité indirecte, est de 615 pour 100.000 naissances vivantes. L'enregistrement des enfants à la naissance Le niveau d’enregistrement des naissances est encore faible avec seulement 60,3% d'enfants âgés de moins de 5 ans enregistrés. Les raisons de non enregistrement sont diverses, mais notons le coût de l’enregistrement comme l’une des plus importantes avec un pourcentage de 15,4 %. Les résultats obtenus montrent qu’il n'y a pas d’écart significatif entre l'enregistrement des naissances selon le sexe de l'enfant ou le niveau d'instruction de la mère. Enfants Orphelins et cadre de vie des Enfants 72,8 % des enfants âgés de 0-17 ans vivent avec ses deux parents. Les enfants qui ne vivent pas avec un parent biologique représentent 8,6 % et, ceux qui ont un ou les deux parents décédés représentent 19,3 % des enfants âgés de 0-17 ans. Les données montrent qu’il n’y a pas de différence significative d’orphelinage selon le sexe. Une proportion élevée d’orphelins est enregistrée en milieu urbain qu’en milieu rural, avec respectivement 21,9 et 19,2%. La région du Nord accuse le plus haut pourcentage d'enfants orphelins (ayant perdu au moins un parent) avec 20,6 %, suivie de la région Ouest avec 20,2%. La région Sud avec 14,4% enregistre la proportion la plus faible. Travail des Enfant Environ 19,0% d'enfants âgés de 5-14 ans ont déclaré être occupés à des travaux salariés. Presque moins de la moitié d’entre eux (4,9%) participaient à des travaux non rémunérés pour quelqu'un qui n'est pas membre du ménage. Environ 86,4 % des enfants prennent part aux travaux domestiques tels que cuisiner, puiser de l'eau et garder les autres enfants, pour une durée de moins de quatre heures par jour. 2,1 % consacrent plus de quatre heures par jour à de pareils travaux. 19 I. INTRODUCTION 1.1. Contexte Ce rapport concerne les résultats de l'Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples menée au Burundi et dont les travaux de collecte se sont étendus du 19 septembre au 27 décembre 2005. L'enquête a bénéficié pour sa réalisation, des contributions du Gouvernement de la République du Burundi pour l'essentiel, et de l'UNICEF, de l’UNFPA, de la Banque Mondiale (à travers le Projet « Santé- Population II ») en ce qui concerne l'appui technique et financier. Cette enquête fournit des informations précieuses sur la situation des enfants et des femmes au Burundi et se base en grande partie sur la nécessité de suivre et évaluer le progrès accompli dans la réalisation des objectifs et cibles émanant d'accords internationaux récents: la Déclaration du Millénaire, adoptée par tous les 191 Etats membres des Nations Unies en septembre 2000 et le Plan d'Action d'un Monde Digne des Enfants, adopté par 189 Etats membres lors de la session spéciale des Nations Unies sur les enfants en mai 2002. Ces deux engagements se basent sur les promesses faites par la communauté internationale lors du Sommet mondial pour les enfants de 1990. En signant ces accords internationaux, les gouvernements se sont engagés à améliorer les conditions de vie de leurs enfants et à suivre les progrès réalisés en ce sens. C’est donc dans le cadre de participer et d’aider à la réalisation de cette mission que l’UNICEF soutient les Etats (voir tableau ci-dessous). Un engagement à l'action: Responsabilités nationales et internationales de compte-rendu Les gouvernements qui ont signé la Déclaration du Millénaire et le Plan d'Action pour un Monde Digne des Enfants se sont également engagés à surveiller les progrès réalisés pour atteindre les buts et les objectifs qu'ils contiennent: "Nous allons surveiller régulièrement au niveau national et régional si c’est nécessaire et évaluer les progrès dans le cadre de la réalisation des objectifs du présent Plan d'Action au niveau national, régional et international. De même, nous allons renforcer notre capacité statistique nationale à recueillir, analyser et subdiviser les données, selon le sexe, l'âge et d'autres facteurs pertinents qui pourraient engendrer des disparités et soutenir un large éventail de travaux de recherche sur les enfants. Nous allons renforcer la coopération internationale afin de soutenir les efforts de renforcement des capacités statistiques et de renforcer les capacités communautaires de surveillance, d'évaluation et de planification (Un Monde Digne des enfants, paragraphe 60). “…Nous allons effectuer des révisions périodiques des progrès au niveau national et sous national afin de lever les obstacles de manière plus efficace et d'accélérer les actions…." (Un Monde digne des enfants, paragraphe 61) Le Plan d’Action (paragraphe 61) préconise également l'implication spécifique de l'UNICEF dans la rédaction de rapports d'étape périodiques: “… Il est demandé à l'agence mondiale pour les enfants, le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance de continuer à recueillir et à diffuser, en étroite collaboration avec les Gouvernements, les organismes de financement appropriés, les programmes et agences spécialisées du système des Nations Unies et tous les autres acteurs concernés, les informations sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la Déclaration et du Plan d'Action". De la même façon, la Déclaration du Millénaire (paragraphe 31) suggère la rédaction périodique de rapports sur ces progrès: “…Nous demandons à l'Assemblée Générale de réviser régulièrement les progrès réalisés dans l'application des dispositions de cette Déclaration, et demandons au Secrétaire Général de publier des rapports périodiques à soumettre à l'Assemblée Générale et qui serviront de base à d'autres actions". 17 Ce rapport final présente des résultats exhaustifs et des indicateurs sur les sujets (thèmes) couverts par l’enquête. Ces résultats définitifs sont publiés au moment où le Burundi se trouve dans un contexte social gravement affecté par la situation de conflit qui a prévalu dans le pays au cours des 12 dernières années. Cette situation a entraîné une aggravation de la pauvreté entraînant un accès limité de la population burundaise aux services sociaux de base. Le taux brut de scolarisation, qui atteignait 67,8 % en 1993, est tombé à 42 % en 1996. Malgré une progressive amélioration, les besoins restent immenses au regard des effectifs croissants d’enfants en âge de scolarisation, de la destruction des infrastructures, des abandons observés surtout chez les filles et de la pénurie des enseignants. De même, le taux global de couverture vaccinale qui atteignait 80 % en 1992 a chuté à 55,3 % en 1997 pour remonter à 78,6% à fin 2004. Le VIH/SIDA est devenu une des principales causes de la mortalité. La pression sur les infrastructures médico-sanitaires est devenue un handicap préjudiciable à la prise en charge correcte des malades de façon générale et de ceux du SIDA en particulier. Le nombre de victimes du paludisme a aussi augmenté et, depuis quelques années, la malaria est devenue un véritable fléau sur le plan national. Après une amélioration observée au début des années 90, le taux de couverture en eau potable a diminué à partir de 1993. Les estimations réalisées en 2000 montrent une réduction de la couverture de 8 points pour le milieu rural (51% en 1993 à 43% en 2000). La diminution de la desserte en eau s’explique en grande partie par le manque d’entretien et la destruction des infrastructures d’adduction d’eau. Par ailleurs, la crise a généré des phénomènes de déplacement de populations à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières nationales. En 2005, les effectifs concernés représentent environ 18% de la population totale, soit environ 1,2 millions de personnes vivant dans des conditions déplorables où l’absence d’un logement décent, l’inaccessibilité aux services sociaux de base, le manque d’eau potable, la promiscuité et la malnutrition les exposent à une vulnérabilité physique et morale. Au sortir d’une décennie de conflit, le Burundi veut définitivement s’engager sur la voie de la normalisation politique, économique et sociale afin de mettre fin aux crises cycliques et de garantir une paix, une sécurité et un développement durable pour tous. Il s’agira de bâtir une nouvelle société de paix et de justice respectueuse des libertés et des droits fondamentaux de la personne humaine. A l’instar des autres pays signataires de la déclaration du Millénaire, le Burundi s’emploie à placer les OMD au cœur de ses stratégies nationales de lutte contre la pauvreté. L’objectif du gouvernement dans le domaine social est de rétablir, dans le moyen terme, les performances d’avant le conflit et de réaliser les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) à l’horizon 2015. Dans le secteur de l’éducation, le gouvernement développe actuellement une politique concertée avec l’appui des partenaires au développement. Au niveau de l’enseignement préscolaire, une action pilote d’aménagement des cercles préscolaires menée dans 34 communes a permis de démontrer que de telles initiatives sont favorablement accueillies par les populations en raison de leur double effet bénéfique sur le développement de la petite enfance et le temps de liberté des mères, qui peuvent désormais s’adonner à des activités autres que la garde des enfants. Dans le cadre de l’enseignement primaire, le gouvernement a annoncé à la fin de l’année 2005, la gratuité de l’enseignement primaire qui a eu pour conséquence l’accroissement du niveau d’inscription. Au niveau du secondaire, le gouvernement s’engage à appuyer la création des collèges communaux, à fournir le matériel didactique et des formateurs qualifiés afin de garantir un enseignement de qualité. 18 Dans le secteur de la santé, le gouvernement a élaboré en 2005 sa politique de développement du secteur de la santé. Les actions prioritaires du gouvernement retenues, dans le court terme, concernent la réhabilitation des infrastructures sanitaires et l’opérationnalisation de celles existantes, dans le respect des normes de la carte sanitaire, l’amélioration de la disponibilité et de l’accessibilité des médicaments essentiels et autres consommables, dispositifs médicaux chirurgicaux et les réactifs de laboratoire dans toutes les formations sanitaires du pays, la poursuite du redéploiement du personnel de santé dans les zones déficitaires et l’augmentation de la disponibilité du personnel en effectif et en qualité, le renforcement des programmes de prévention, de contrôle et de lutte contre les principales endémo-épidémies, de vaccination, de santé reproductive et d’éducation pour la santé. A moyen terme, le gouvernement est en train de relancer les réformes de développement sectoriel notamment par la définition d’une nouvelle politique du médicament et des nouvelles stratégies de financement du secteur de santé, impliquant les bénéficiaires, particulièrement par le biais des mutualités et d’une assurance-maladie appropriée en faveur du secteur non structuré et adaptée aux zones rurales pauvres, afin d’adapter le coût des soins au pouvoir d’achat des populations, la poursuite du processus d'autonomisation des établissements de soins et la prise en charge des soins de santé pour les groupes les plus vulnérables notamment les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. En outre, le gouvernement met tout en œuvre pour résoudre la question des ressources humaines afin que les services de soins de santé de qualité au niveau national et décentralisé soient assurés en permanence. Dans ce secteur de la santé, le Gouvernement se donne pour objectif de réduire le taux de mortalité infantile pour 1000 naissance vivantes de 114‰ atteint en 2000 à 90‰ en 2010 et 65‰ en 2015 ; de réduire le taux de mortalité maternelle de 800 décès pour 100.000 naissances vivantes à 560 en 2010 et 392 en 2015 ; d’améliorer la proportion des accouchements assistés par le personnel de santé pour le porter de 17 % atteint en 2002 à 35% en 2010 et à 60% en 2015 ; d’étendre la couverture vaccinale jusqu’à 85% en 2010 et 90% en 2015 ; de réduire le pourcentage des enfants souffrant d’insuffisance pondérale de 30% à moins de 10% en 2010 ; de réduire le pourcentage des enfants soufrant de retard de croissance de 52,5% à 35% et l’insuffisance pondérale de 39,2% à moins de 26% en 2010. Dans le secteur de l’eau - potable, l’hygiène et l’assainissement, le constat montre que les destructions ont eu pour conséquence la montée des maladies hydriques graves et la propagation du paludisme. La stratégie du gouvernement est de développer une politique sectorielle de l’eau afin de fournir aux populations rurales et urbaines la quantité d’eau minimale nécessaire à leur survie. En ce qui concerne l’hygiène et l’assainissement, des efforts sont entrepris au niveau des centres urbains et ruraux afin de promouvoir, avec la participation des communautés organisées et du secteur privé, un programme d’assainissement. En matière de logement, pour faire face au problème de forte ruralité du pays et pour améliorer l’habitat, le gouvernement s’emploie notamment à élaborer une politique de l’habitat et de l’urbanisation sur le long terme, à promouvoir la densification de peuplement urbain et la promotion des centres secondaires, à mettre en place des mécanismes de mobilisation des fonds et de financement de l’habitat, à promouvoir le logement collectif, à promouvoir l’initiative privée, notamment pour l’utilisation des matériaux locaux, de renforcer la décentralisation et à favoriser le regroupement des populations en village. 19 Dans le secteur du VIH/SIDA, la prévention de la transmission constitue le fondement de l’action de lutte contre le VIH/SIDA par l’élargissement de l’accès à la thérapie antirétrovirale qui suscite l’espoir de milliers de personnes vivant avec le VIH/SIDA au Burundi, tout en accompagnant cette action par un élargissement des programmes de prévention mettant l’accent sur les actions de sensibilisation de proximité ainsi que les activités centrées sur l’éducation des filles et l’égalité des sexes, les Droits de l’Homme, les interventions visant à rompre le cercle vicieux de la pauvreté, la malnutrition et les infections au VIH ainsi que les infections opportunistes, en impliquant davantage les jeunes et les personnes vivant avec le VIH dans la lutte. En définitive, les résultats de cette enquête permettront de constater et d’apprécier la situation actuelle du niveau des indicateurs et les progrès accomplis dans l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement, dans un moment particulier où le Burundi vient d’adopter son Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP-Burundi). Celui – ci présente une vision du développement à moyen et long terme pour le Burundi et fixe des objectifs volontaristes de réduction de la pauvreté. Les objectifs du CSLP sont cohérents avec le programme prioritaire du gouvernement 2005-2010 et les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). 1.2. Objectifs de l’enquête L’enquête par grappes à indicateurs multiples ou MICS-Burundi 2005 Burundi a comme principaux objectifs: ¾ D’apporter des informations récentes pour l’évaluation de la situation des enfants et des femmes au Burundi ; ¾ De fournir les données nécessaires pour apprécier les progrès dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement, les objectifs d’un Monde Digne des Enfants (WFFC) et d’autres objectifs fixés au plan international, comme base à une action future ; ¾ De contribuer à l’amélioration des systèmes de collecte et de suivi-évaluation au Burundi et de renforcer l’expertise technique nationale en matière de conception, de mise en oeuvre et d’analyse de ce genre d’enquête. 20 II. METHODOLOGIE D’ECHANTILLONNAGE ET D’ENQUETE 2.1. Conception de l’échantillon L’échantillon de l’enquête à indicateurs multiples par grappe du Burundi a eu pour but de fournir des estimations pour un grand nombre d’indicateurs sur la situation des enfants et des femmes au niveau national, urbain, rural et pour les cinq régions du Burundi que sont le Nord, l’Est, le Sud, l’Ouest et le Centre. Dix huit (18) strates ont été constituées comme domaines d’études correspondant aux 17 Provinces du pays et à un regroupement des villes autres que la Mairie de Bujumbura. Dans chaque strate, un nombre de grappes (zones de dénombrement) a été tiré avec des probabilités proportionnellement à la taille (nombre de ménages) de la strate. Après l’énumération des ménages dans les zones de dénombrement tirées, quinze ménages ont été tirés dans chacune des zones de dénombrement pour constituer les grappes de l’échantillon. Au total, 548 grappes de 15 ménages chacune ont été constituées. L’échantillon stratifié n’est pas auto-pondéré, ce qui conduira à le pondérer pour les résultats au niveau national. Une description plus détaillée du plan d’échantillonnage est présentée en Annexe C. 2.2. Questionnaires Un seul questionnaire unifié couvrant tous les sujets (thèmes) des enquêtes MICS3 a été utilisé pour collecter l’information sur terrain. Ce type de questionnaire a déjà été expérimenté au cours de l’enquête MICS2 en 2000. Toutes les cibles (ménage, femme de 15-49 ans, enfants de moins de 5 ans), ont été interviewées sur la base de sections spécifiques du questionnaire. Ainsi, les modules suivants ont constitué le questionnaire: • La Section pour les ménages comprenait les 8 Modules suivants : ¾ Panneau d’information sur le ménage ; ¾ Feuille d’Enregistrement des membres du ménage ; ¾ Education ; ¾ Eau et Sanitaires ; ¾ Caractéristiques du ménage ; ¾ Caractéristiques complémentaires du ménage ; ¾ Moustiquaires Imprégnées à l’Insecticide ; ¾ Travail des enfants. • La Section pour les femmes s’adressait à toutes les femmes âgées de 15 à 49 ans vivant dans les ménages, et comprenait les 8 Modules que sont : ¾ Mortalité maternelle ; ¾ Mortalité des enfants ; ¾ Anatoxine tétanique ; ¾ Santé de la mère et du nouveau né ; ¾ Mariage/Union libre ; ¾ Utilisation de la Contraception ; ¾ VIH/SIDA. • La Section pour les enfants de moins de cinq ans s’adressait aux mères ou, en l’absence de celles-ci, aux personnes en charge des enfants de moins de cinq ans1 vivant dans les ménages. La section comprenait les modules suivants: ¾ Enregistrement des naissances et l’apprentissage en bas âge ; ¾ Soins dispenses aux enfants ; ¾ Paludisme chez les enfants de moins de 5 ans ; ¾ Vaccination et administration de Vitamine A. 2008/04/2009 1 Les termes “ enfants de moins de 5 ans”, “enfants de 0 à 4 ans » et « enfants de 0 à 59 mois » sont utilisés de façon interchangeable dans ce rapport. 21 • Aux modules de ces 3 sections s’ajoutaient des modules optionnels suivants : ¾ Violences basées sur le genre ; ¾ Comportement sexuel des jeunes femmes de 15-24 ans ; ¾ Comportement sexuel des jeunes hommes de 15-24 ans. Le questionnaire est basé sur le modèle du questionnaire de l’enquête MICS3. Il a été traduit de l‘anglais. Un manuel d`instructions aux enquêteurs a été élaboré en français et traduit en langue nationale, le Kirundi. Le questionnaire a été pré-testé au mois de septembre/octobre 2005 et finalisé sur la base leçons tirées du pré test. 2.3. Recrutement et Formation des Agents de terrain Après une annonce de recrutement d’Agents Enquêteurs dans le cadre de cette Enquête MICS3, 100 candidats enquêteurs ont été présélectionnés et formés. La formation comprenait des cours sur le remplissage des questionnaires basé sur des simulations d’entretiens, favorisant la familiarisation avec le contenu des questionnaires et les techniques d’entretien. La formation était accompagnée d’une sortie de terrain afin de tester le questionnaire. A l’issue de la formation et d’un test de sélection, 50 enquêteurs ont été retenus. 2.4. Collecte et Traitement des données Pour l’organisation du personnel de terrain, les agents enquêteurs ont été répartis en 10 équipes de 5 enquêteurs chacune, à la tête de laquelle était placé un contrôleur de terrain. Un superviseur de terrain devait suivre 3 équipes dans leurs déplacements dans les sous-collines. Pour assurer la maîtrise du questionnaire par les agents de saisie, ceux-ci ont suivi la formation en même temps que les agents enquêteurs. La durée de collecte de données a été de 70 jours (du 19 septembre au 27 décembre 2005). Les données ont été saisies en utilisant un masque de saisie conçu et géré à l’aide du logiciel CsPro. Dix micro-ordinateurs et 20 agents de saisie (formés et répartis en 2 équipes sous le contrôle de 2 superviseurs de saisie) ont permis la saisie des données. Afin de garantir un contrôle de la qualité, tous les questionnaires ont été saisis en double et il a été procédé à des contrôles de la cohérence interne. Des procédures et programmes standard de saisie élaborés dans le cadre du projet global MICS3 et adaptés au questionnaire unifié du Burundi ont été utilisés tout au long du processus. La saisie des données s’est faite simultanément à la collecte des données et a commencé après une semaine de collecte. Ainsi, la saisie s’est étendue d’octobre 2005 à janvier 2006. Les données ont été analysées en utilisant le logiciel Statistical Package for Social Sciences (SPSS), Version 14, et le modèle de syntaxe et les plans d’exploitation des données élaborés par l’équipe MICS de l’UNICEF dans ce but. 22 III. REPRESENTATIVITE DE L’ECHANTILLON ET CARACTERISTIQUES DES MENAGES ET DES PERSONNES INTERROGEES 3.1. Représentativité de l’échantillon Comme l’indiquent les données du tableau HH.1, sur les 8.220 ménages sélectionnés, 8.215 existaient réellement et parmi eux, 8.200 ont pu être interrogés avec succès, soit un taux de réponse de 99,8%. Dans les ménages enquêtés, 9.614 femmes de 15-49 ans ciblées ou éligibles pour l’enquête ont été identifiées et parmi elles, 9.305 ont pu être interrogées, soit un taux de réponse de 96,8%. En outre, 6.934 enfants âgés de moins de 5 ans ont été identifiés dans les ménages. Les questionnaires ont été remplis pour un effectif de 6.894 de ces enfants, ce qui correspond à un taux de réponse de 99,4%. Tableau HH.1: Résultats des enquêtes ménage et individuelles Nombre de ménages, femmes et enfants de moins de 5 ans et taux de réponse selon les résultats des enquêtes ménage, femmes et enfants de moins de 5 ans, Burundi, 2005. Milieu Région Total Urbain Rural Nord Est Sud Ouest Centre Nombre de ménages Sélectionnés 1 200 7 020 2 145 1 245 810 2 220 1 800 8 220 Nombre de ménages Occupés 1 200 7 015 2 143 1 243 810 2 219 1 800 8 215 Nombre de ménages Enquêtes 1 199 7 001 2 142 1 238 810 2211 1799 8 200 Taux de réponse 99,9 99,8 100,0 99,6 100,0 99,6 99,9 99,8 Nombre de femmes Éligibles 1 592 8 022 2 385 1 488 850 2 697 2 194 9 614 Nombre de femmes Enquêtées 1 530 7 775 2 325 1 385 830 2609 2156 9 305 Taux de réponse 96,1 96,9 97,5 93,1 97,6 96,7 98,3 96,8 Taux de réponse global 96,0 96,7 97,4 92,7 97,6 96,4 98,2 96,6 Nombre d'enfants de moins de 5 ans Éligibles 961 5 973 1 874 1 029 701 1 891 1 439 6 934 Nombre d'enfants de moins de 5 ans dont les Mères/Tutrices enquêtées 958 5 936 1 856 1 021 698 1 884 1 435 6 894 Taux de réponse 99,7 99,4 99,0 99,2 99,6 99,6 99,7 99,4 23 Taux de réponse global 99,6 99,2 99,0 98,8 99,6 99,3 99,7 99,2 Les taux de réponse de 96,6% et de 99,2% sont calculés respectivement pour les interviews des femmes et des enfants de moins de cinq ans. Les écarts de taux de réponse entre milieu urbain et rural, d’une part, et régions géographiques de l’autre, sont insignifiants. En effet, ils oscillent entre 99,2 et 99,6% pour les milieux et entre 98,8 et 98,7% pour les régions. 24 3.2. Caractéristiques des ménages La distribution par âge et par sexe de la population sondée est fournie dans le Tableau HH.2. Cette distribution a également été utilisée pour produire la pyramide de population dans le graphique HH.1. Dans les 8. 200 ménages interrogés avec succès au cours de l’enquête, 40 633 individus ont été répertoriés, respectivement 19 315 hommes et 21 318 femmes. Ces données permettent d’établir la taille moyenne des ménages à 4,9 personnes. L’analyse des données de la distribution des effectifs par sexe et par groupe d’âge quinquennaux met en exergue deux constantes qui sont caractéristiques des structures issues d’autres enquêtes menées au Burundi (Enquête prioritaire, 1998 et Enquête123, 2006) : une base très large attestant la vitalité et la jeunesse de la population, preuve d’une fécondité élevée, jointe à un fort accroissement naturel, mais aussi une mortalité élevée qui explique la décroissance rapide des effectifs des groupes d’âges successifs ; de fortes irrégularités perturbant la distribution des effectifs aux âges terminés par 0 et 5, le phénomène d’attraction-répulsion restant la principale explication. La pyramide fait apparaître également une perturbation aux âges voisins de l’adolescence provoquant des creux entre 15 et 25 ans plus nuancés chez les hommes, entraînant un déséquilibre entre sexes. Ces creux trouvent une explication dans les effets de la crise sociopolitique déclenchée en 1993 qui a induit une mortalité plus élevée du côté masculin, un départ consistant de jeunes (10- 20 ans) vers les mouvements armées, mais aussi un flux de migration vers les pays voisins. Selon les grands groupes d’âges, la forte proportion des moins de 15 ans (48,2%) ou des moins de 17 ans (55,7%) confirme la forte jeunesse de la population qui, ajoutée à la proportion des plus de 65 ans, révèle de surcroît un taux très élevé de dépendance économique. 25 Tableau HH.2: Répartition de la population des ménages par âge et sexe Répartition en pourcentage de la population des ménages par groupe d'âge quinquennal et de dépendance, et nombre d'enfants de 0-17 ans par sexe, Burundi, 2005 Sexe Total Masculin Féminin Nombre % Nombre % Nombre % 0-4 3 372 17,5 3 518 16,5 6 890 17,0 5-9 3 213 16,6 3 226 15,1 6 439 15,8 10-14 3 046 15,8 3 218 15,1 6 264 15,4 15-19 2 146 11,1 2 488 11,7 4 634 11,4 20-24 1 243 6,4 1 777 8,3 3 020 7,4 25-29 1 189 6,2 1 463 6,9 2 652 6,5 30-34 971 5,0 1 165 5,5 2 136 5,3 35-39 899 4,7 948 4,4 1 847 4,5 40-44 824 4,3 828 3,9 1 652 4,1 45-49 690 3,6 738 3,5 1 427 3,5 50-54 576 3,0 699 3,3 1 275 3,1 55-59 349 1,8 337 1,6 686 1,7 60-64 242 1,3 329 1,5 571 1,4 65-69 138 0,7 161 0,8 299 0,7 70+ 334 1,7 390 1,8 724 1,8 Age Manquant/NSP 84 0,4 33 0,2 116 0,3 <15 9 630 49,9 9 962 46,7 19 592 48,2 15-64 9 129 47,3 10 773 50,5 19 902 49,0 65+ 473 2,4 550 2,6 1 023 2,5 Groupe d'âge de dépendance Manquant/NSP 84 0,4 33 0,2 116 0,3 Enfants âgés de 0-17 ans 11081 57,4 11 547 54,2 22 628 55,7 Age Adultes 18+/ Manquant/NSP 8234 42,6 9 772 45,8 18 005 44,3 Total 19 315 100,0 21 319 100,0 40 634 100,0 26 Graphique HH.1: Pyramide des âges de la population enquêtée dans les ménages, Burundi, 2005. 12 9 6 3 0 3 6 9 12 0-4 5-9 10-14 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 60-64 65-69 70+ Pourcent Femmes Hommes Tableau HH.3: Composition du ménage Répartition en pourcentage des ménages selon certaines caractéristiques, Burundi, 2005 pourcentage pondéré Nombre de ménages pondérés Nombre de ménages non pondéré Masculin 78,5 6436 6423 Sexe du chef de ménage Féminin 21,5 1 760 1 774 Nord 33,9 2 778 2 142 Est 15,3 1 258 1 238 Sud 7,4 608 810 Ouest 21,3 1 745 2 211 Région Centre 22,1 1 811 1 799 Urbain 4,9 404 1 199 Milieu Rural 95,1 7 796 7 001 1 3,5 289 285 2-3 26,0 2 133 2 063 4-5 32,1 2 634 2 614 6-7 24,3 1 990 1 989 8-9 11,1 913 969 Taille du ménage 10+ 2,9 241 280 Total 100,0 8 200 8 200 Ménages avec au moins un enfant âgé de moins de 18 ans 87,3 8 200 8 200 Ménages avec au moins un enfant âgé de moins de 5 ans 57,1 8 200 8 200 Ménages avec au moins une femme âgée de 15-49 ans 85,9 8 200 8 200 27 Le Tableau HH.3 ci-après fournit l’information de base sur les ménages. Dans l’ensemble, il apparaît que le nombre de ménages dont le chef de ménage est de sexe féminin est assez élevé, soit 21,5%. Selon les régions, les effectifs pondérés confirment la part importante des zones très peuplées (le Nord et le Centre) dans l’échantillon. Selon le milieu de résidence, la sous-urbanisation est confirmée par les résultats puisque le milieu urbain représente seulement moins de 5% de la population de l’échantillon (4,9%). Malgré que les pondérations de l’échantillonnage aient été normalisées (voir Appendice A), les nombres pondérés présentent de légers écarts par rapport aux nombres non pondérés des ménages. Les données du tableau HH3 montrent également que dans 85,9% et 87,3% de ménages, on a identifié respectivement au moins une femme âgée de 15-49 ans et un enfant âgé de moins de 18 ans, alors que seulement 57,1% des ménages abritaient un enfant âgé de moins de 5 ans. 3.3. Caractéristiques des personnes interrogées Les tableaux HH.4 et HH.5 fournissent des informations sur les caractéristiques de base des femmes 15 à 49 ans et des enfants de moins de cinq ans dont on a recueilli des informations. Ces deux tableaux montrent que le nombre total d’observations pondérées et non pondérées présente quelques écarts assez faibles malgré une normalisation de la pondération des échantillons. En plus de fournir des informations utiles sur les caractéristiques de base des femmes et des enfants, ces tableaux visent également à montrer le nombre d’observations dans chacune des catégories de base. En effet, selon l’âge, près de 60% des femmes interrogées ont moins de 30 ans. Les régions Nord et Centre sont plus représentés avec 55,6% des femmes de l’échantillon. Ces catégories sont utilisées dans les tabulations suivantes de ce rapport. Le tableau HH.4 fournit des caractéristiques de base sur les femmes interrogées âgées de 15 à 49 ans. Ce tableau comprend des informations sur la distribution des femmes selon la région, le milieu, l’âge, la situation de famille, le statut des mères, l’éducation et les quintiles de l’indice de bien-être. La comparaison entre les données pondérées et non pondérées montre que l’écart varie selon les situations. En effet, si cet écart n’est pas très significatif au niveau de la distribution selon l’âge et la situation matrimoniale, il l’est beaucoup plus au niveau des régions et du milieu de résidence et l’est moyennement selon le niveau d’éducation et de pauvreté. Ainsi, on remarque que la région Sud et le milieu urbain ont été sous échantillonnés. 28 Tableau HH.4:Caractéristiques individuelles des femmes Répartition en pourcentage des femmes de 15-49 ans selon leurs caractéristiques individuelles Burundi, 2005. Pourcentage pondéré Nombre de femmes pondérées Nombre de femmes non pondéré Nord 32,4 3 011 2 325 Est 15,9 1 479 1 385 Sud 6,7 625 830 Ouest 21,8 2 029 2 609 Région Centre 23,2 2 161 2 156 Urbain 5,8 537 1 530 Milieu Rural 94,2 8 768 7 775 15-19 25,3 2 357 2 390 20-24 18,8 1 753 1 755 25-29 15,8 1 472 1 475 30-34 12,7 1 181 1 177 35-39 10,4 966 960 40-44 9,0 838 858 Age 45-49 7,9 738 690 Actuellement mariée 57,2 5 325 5 201 Autrefois mariée 9,9 925 907 Situation matrimoniale Jamais mariée 32,8 3053 3195 A déjà donné naissance 63,7 5 925 5 819 Statut de mère N'a jamais donné naissance 36,3 3 380 3 486 Aucun 29,8 2 772 2 563 Primaire 34,8 3 239 3 339 Secondaire 6,3 584 925 Non formelle 29,1 2 708 2 477 Niveau d'éducation de la femme Manquant/NSP ,0 2 1 Très pauvre 19,8 1 847 1 665 Pauvres 20,1 1 870 1 635 Moyen 19,8 1 845 1 663 Riches 19,8 1 838 1 709 Indice du bien-être Plus riches 20,5 1 905 2 633 Total 100,0 9 305 9 305 Certaines caractéristiques de base des enfants de moins de cinq ans sont présentées dans le Tableau HH.5. Elles comprennent la distribution des enfants selon plusieurs attributs : le sexe, la région et la zone de résidence, l’âge en mois, l’éducation de la mère ou de la personne en charge, la santé et l’indice de bien-être. 29 Tableau HH.5: Les caractéristiques individuelles des enfants Répartition en pourcentage des enfants de moins de 5 ans selon leurs caractéristiques individuelles, Burundi, 2005 pourcentage pondéré Nombre d’enfants de moins de 5ans pondéré Nombre d’enfants de moins de 5ans non pondéré Masculin 48,9 3 370 3 379 Sexe Féminin 51,1 3 525 3 515 Nord 34,5 2 379 1 856 Est 15,2 1 046 1 021 Sud 7,5 517 698 Ouest 21,8 1 500 1 884 Région Centre 21,1 1 454 1 435 Urbain 4,6 319 958 Milieu Rural 95,4 6 577 5 936 < 6 mois 9,8 673 683 6-11 mois 11,0 760 764 12-23 mois 21,1 1 451 1 420 24-35 mois 18,0 1 237 1 243 36-47 mois 22,8 1 572 1 563 Age 48-59 mois 17,3 1 194 1 212 Aucun 25,7 1 771 1 701 Primaire 33,5 2 310 2 417 Secondaire 3,2 223 393 Niveau de l'éducation de la mère Non formelle 37,6 2 590 2 383 Très pauvre 19,8 1 364 1 252 Pauvres 21,2 1 464 1 317 Moyen 20,1 1 385 1 244 Riches 19,8 1 365 1 271 Indice du bien- être Plus riches 19,1 1 317 1 810 Total 100,0 6 896 6 894 Au niveau de la distribution de l’échantillon des enfants de moins de 5 ans, les données pondérées et non pondérées de ce tableau HH.5 montrent que l’écart est resté modéré presque dans toutes les situations, particulièrement au niveau du sexe, l’âge, le niveau du bien être. 30 IV. MORTALITE INFANTILE L’un des objectifs importants des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et d’un Monde digne des enfants, est de réduire la mortalité infantile et infanto-juvénile. En particulier, les OMD prônent la réduction de la mortalité infanto-juvénile de deux tiers entre 1990 et 2015. Le suivi- évaluation des progrès vers cet objectif constitue une tâche importante mais difficile. L’évaluation de la mortalité infantile semble une chose aisée, mais les tentatives d’utiliser des questions directes telles que, « un membre de ce ménage est-il décédé l’année dernière ? » donne des résultats inexacts. L’utilisation d’évaluations directes de la mortalité infantile à partir des naissances fait perdre beaucoup de temps, est plus coûteux et nécessite d’accorder une plus grande attention à la formation et à la supervision. Au contraire, les méthodes indirectes mises au point pour calculer les taux de mortalité infantile donnent des estimations solides comparables à celles obtenues à partir d’autres sources. Les méthodes indirectes minimisent les risques d’erreurs liés aux trous de mémoire, aux définitions inexactes ou mal interprétées et aux mauvaises techniques de sondage. Le taux de mortalité infantile correspond à la probabilité de mourir avant le premier anniversaire tandis que le taux de mortalité infanto-juvénile correspond à celle de mourir avant le cinquième anniversaire. Dans le cadre des enquêtes de type MICS, les taux de mortalité infantile et infanto- juvénile sont calculés sur la base d’une technique d’estimation indirecte dénommée Méthode de Brass (Nations Unies, 1983 ; 1990a ; 1990b). Les données utilisées pour les estimations sont les suivantes : le nombre moyen d’enfants nés selon les groupes quinquennaux des femmes âgées de 15 à 49 ans, et la proportion de ces enfants qui sont décédés, également répartis selon les groupes d’âge quinquennaux de ces femmes. Cette technique convertit ces données en probabilités de mourir en tenant compte tant des risques de mortalité auxquels les enfants sont exposés que de la durée de leur exposition au risque de mourir, en supposant un type de mortalité particulière selon le groupe d’âge. Sur la base des informations recueillies précédemment sur la mortalité au Burundi, le tableau type de mortalité tiré du Modèle Ouest a été sélectionné comme le plus approprié. Le Tableau CM.1 présente des estimations de la mortalité infantile selon des caractéristiques diverses, alors que le Tableau CM.2 présente les données de base utilisées dans le calcul des taux de mortalité pour le total national. 31 Tableau CM.1: Mortalité des enfants Taux de mortalité infantile et infanto-juvénile selon les caractéristiques socio-démographiques [Basé sur le Modèle Ouest), Burundi, 2005. Taux de mortalité infantile* Taux de mortalité infanto- juvénile (les moins de 5 ans)** Masculin 132 188 Sexe Féminin 108 163 Nord 133 197 Sud 100 144 Est 112 163 Ouest 117 171 Région Centre 116 169 Urbain 96 137 Milieu Rural 121 178 Très pauvre 128 190 Pauvres 134 199 Moyen 131 195 Riches 109 158 Indice du bien-être Plus riches 90 128 Sans 132 195 Primaire 110 160 Niveau d’éducation de la mère Secondaire et+ 43 55 Total 120 176 * Indicateur MICS 2; Indicateur OMD 14 ** Indicateur MICS 1; Indicateur OMD 13 Le taux de mortalité infantile est estimé à 120 pour mille, alors que la probabilité de mourir des moins de cinq ans tourne autour de 176 pour mille. Ces estimations ont été calculées en faisant la moyenne des estimations de mortalité obtenues des femmes entre 25-29 ans et 30-34 ans et se rapportent à la mi-2005. Les probabilités de décéder sont plus élevées pour les garçons que pour les filles (voir graphe ci-dessous).Les taux de mortalité infantile et infanto-juvénile sont les plus bas dans la Région Sud (100 pour mille) alors que les chiffres pour la Région Nord sont les plus élevés (133 pour mille) par rapport aux autres régions. Il existe des différences de taux. Celles-ci s’expliquent par le fait que le taux de mortalité est inversement proportionnel aux niveaux d’instruction des mères et celui d’aisance des ménages. Des différences existent également entre milieu urbain et milieu rural ; ce dernier connaissant un taux de mortalité plus élevé. 32 Graphique CM.1. Taux de mortalité infantile selon certaines caractéristiques, Burundi 2005 133 100 112 117 116 96 121 132 110 43 128 134 131 109 90 120 0 20 40 60 80 100 120 140 160 Régions Région Nord Région Sud Région Est Région Ouest Région Centre Milieu Urbain Rural Sans Primaire Secondaire et+ Wealth Quintiles Très pauvre Pauvres Moyen Riches Plus riches Burundi Pour 1000 33 Graphique CM.1 : Taux de mortalité infanto-juvénile selon certaines caractéristiques, Burundi 2005 197 144 163 171 169 137 178 132 110 43 190 199 195 158 128 176 0 50 100 150 200 250 Régions Région Nord Région Sud Région Est Région Ouest Région Centre M ilieu Urbain Rural Niveau d’éducation de la mère Sans Primaire Secondaire et+ Indice du bien-être Très pauvre Pauvres M oyen Riches Plus riches Burundi Pour 1000 34 V.NUTRITION 5.1. Allaitement au sein L’allaitement au sein au cours des premières années de la vie protège les enfants des risques d’infection et constitue une source idéale d’éléments nutritifs ; elle est économique et sûre. Cependant, de nombreuses mères cessent d’allaiter trop tôt et il existe souvent des pressions pour le passage aux préparations pour bébés. Cela peut non seulement contribuer au retard de croissance et à la malnutrition en termes d’oligoéléments, mais encore, constitue un risque de contamination par l’usage d’une eau de mauvaise qualité. Le but d’un Monde digne des enfants est que les enfants soient allaités exclusivement pendant six mois et que l’allaitement se poursuive avec des aliments complémentaires sûrs, appropriés et adéquats jusqu’à l’âge de deux ans et au-delà. Le Tableau NU.2 présente la proportion de femmes qui ont commencé à allaiter leurs nouveaux-nés dans l’heure qui a suivi la naissance et celle des femmes qui ont commencé à allaiter dans la journée qui a suivi la naissance (qui comprend celles qui ont commencé à allaiter au bout d’une heure) Tableau NU.2: Allaitement initial Proportion de femmes âgées de 15-49 ans ayant eu une naissance au cours des deux années précédant l'enquête qui ont allaité leur bébé moins d'une heure et moins d'une journée après la naissance, Burundi, 2005 Pourcentage de femmes ayant commencé à allaiter à moins d'une heure après la naissance* Pourcentage de femmes ayant commencé à allaiter moins à d'un jour après la naissance** Nombre de femmes ayant eu une naissance vivante au cours des deux années précédant l'enquête Nord 51,4 88,6 1 052 Sud 63,5 92,6 449 Est 62,4 89,6 210 Ouest 62,2 89,1 657 Région Centre 61,0 89,2 618 Urbain 62,1 89,4 131 Milieu Rural 58,2 89,5 2 855 < 6 mois 55,1 87,4 717 6-11 mois 61,2 89,5 789 Nombre de mois depuis la naissance 12-23 mois 58,4 90,6 1480 Sans 59,2 89,6 897 Primaire 58,9 89,9 1 069 Secondaire + 70,6 93,4 93 Education Programme informel 55,6 88,5 928 Très pauvre 54,3 87,4 602 Pauvres 57,8 88,9 658 Moyen 57,4 89,2 597 Riches 62,6 93,1 577 Indice du bien- être Plus riches 59,9 89,0 552 Total 58,3 89,5 2 986 * Indicateur MICS 45 Les données du tableau montrent que seulement 58,3% de femmes qui accouchent, commencent à allaiter leur enfant dans moins d’une heure, tandis que près de 90% le font dans moins d’un jour. Selon les régions, on ne trouve pas de grands écarts, mais le Nord se distingue par les taux les plus faibles. Le niveau d’instruction des mères exerce une influence positive puisque, plus le niveau d’instruction augmente, le pourcentage de mères augmente aussi. 35 5.2. Supplémentation de la mère en vitamine A Donner de la vitamine A aux nouvelles mères allaitantes aide à protéger leurs enfants durant les premiers mois de la vie et aide à la reconstitution des réserves de la mère en vitamine A, réserves qui s’épuisent pendant la grossesse et l’allaitement. Pour les pays qui ont des programmes de Supplémentation en vitamine A, la définition de l’indicateur est le pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans ayant eu une naissance au cours des deux années précédant l'enquête selon qu'elles ont reçu un supplément de vitamine A avant la huitième semaine de l'enfant. Les résultats de l’enquête sont repris dans le tableau NU.7 ci-après. Tableau NU.7: Supplémentation post-partum de la mère en vitamine A Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans ayant eu une naissance au cours des deux années précédant l'enquête selon qu'elles ont reçue un supplément de vitamine A avant la huitième semaine de l'enfant, Burundi, 2005 A reçu un supplément en vitamine A Pas sur d’avoir reçu de la vitamine A Nombre de femmes âgées de 15-49 ans Nord 38,0 1,6 1 052 Sud 55,1 1,3 449 Est 34,9 1,9 210 Ouest 35,3 ,4 657 Région Centre 29,9 ,5 618 Urbain 39,0 1,4 131 Milieu Rural 38,1 1,1 2 855 Sans 39,3 1,1 897 Primaire 38,9 1,2 1 069 Secondaire + 48,8 ,4 93 Education Programme informel 35,0 1,0 928 Très pauvre 38,3 ,3 602 Pauvres 36,4 2,1 658 Moyen 36,9 1,2 597 Riches 37,6 ,5 577 Indice du bien- être Plus riches 41,8 1,2 552 Total 38,1 1,1 2 986 * Indicateur MICS 43 Environ 38,1 % des mères ayant eu une naissance dans les 12 derniers mois avant l'enquête ENECEF ont reçu une dose de vitamine A dans les huit semaines après la naissance des enfants. Ce pourcentage est plus élevé dans la région SUD (55,1%) et plus faible dans le CENTRE (29,9%). La couverture de la Supplémentation en vitamine A augmente avec le niveau d’éducation de la mère. Le pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans ayant eu une naissance au cours des deux années précédant l'enquête et qui ont reçu un supplément de vitamine A avant la huitième semaine de l'enfant, est de 39,3 % chez les femmes sans niveau d'instruction, baisse légèrement à 38,9 % chez les femmes de niveau primaire, et atteint 48,8 % chez les femmes de niveau secondaire et plus. 36 Graphique NU.2 : Proportion de femmes âgées de 15-49 ans ayant eu naissance au cours des deux années précédant l’enquête qui ont allaité leur bébé moins d’une heure et moins d’une journée après la naissance, Burundi, 2005 88,6 92,6 89,6 89,1 89,2 89,4 89,5 89,5 51,4 63,5 62,4 62,2 61 62,1 58,2 58,3 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Région Nord Région Sud Région Est Région Ouest Région Centre Urbain Rural Pays Po ur ce nt Moins d'un jour Moins d'une heure 37 VI. SANTE DE L'ENFANT 6.1. Couverture vaccinale L'Objectif 4 du Millénaire pour le développement (OMD) est de réduire la mortalité infantile de deux tiers entre 1990 et 2015. La couverture vaccinale joue un rôle essentiel dans cet objectif. La vaccination a sauvé la vie de millions d'enfants en trois décennies depuis le lancement du Programme Elargi Vaccination (PEV) en 1974. Dans le monde, il y a encore 27 millions d'enfants qui ne bénéficient pas d'une vaccination systématique et, par conséquent, les maladies évitables par la vaccination causent encore plus de deux millions de décès par an. Un des objectifs d'un Monde digne des enfants est de garantir la couverture vaccinale totale de 90 pour cent des enfants de moins d'un an au niveau national, avec une couverture d'au moins 80 pour cent dans chaque entité administrative. Selon les directives de l'UNICEF et de l' OMS, un enfant devrait recevoir la vaccination du BCG pour le protéger contre la tuberculose, trois doses de la DTC pour le protéger contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos, quatre doses de vaccin contre la polio et une vaccination contre la rougeole à l'âge de 9 mois. Il a été demandé aux mères de produire les carnets de vaccination pour les enfants de moins de cinq ans. Les enquêteurs ont recopié les informations relatives à la vaccination dans le questionnaire du MICS. Environ 63,8% des enfants avaient des carnets de vaccination (Tableau CH.2). Si l'enfant n'avait pas de carnet, l'enquêteur demandait à la mère de se rappeler si l'enfant avait reçu ou non chacune des vaccinations et, pour la DTC et la polio, combien de fois. Le pourcentage des enfants âgés de 12 à 23 mois qui ont reçu chacune des vaccinations est présenté dans le Tableau CH.1. Dans ce tableau, les enfants âgés de 12 à 23 mois constituent le dénominateur afin que seuls les enfants qui sont suffisamment âgés pour être complètement vaccinés soient pris en compte. Dans la partie supérieure du tableau, l'agent enquêteur inscrit tous les enfants qui ont été vaccinés à un moment ou un autre avant l'enquête selon le carnet de vaccination ou le rapport fait par la mère. Comme recommandé, seuls ceux qui ont été vaccinés avant leur premier anniversaire apparaissent dans la partie inférieure du tableau. Pour les enfants n'ayant pas de carnets de vaccination, la proportion des vaccinations reçues avant le premier anniversaire est supposée être la même que celle pour les enfants disposant de carnets de vaccination. Environ 90,2% des enfants âgés de 12 à 23 mois ont reçu un vaccin du BCG à l'âge de 12 mois et la première dose de la DTC a été administrée à 73,9%. Le pourcentage baisse pour les doses suivantes de la DTC à 70,6% pour la deuxième dose et 60,1% pour la troisième dose (Graphique 38 CH1). De même, 89,1% des enfants ont reçu la Polio 1 à l'âge de 12 mois et ce pourcentage baisse à 67,5% pour la troisième dose. La couverture pour le vaccin contre la rougeole à l'âge de 12 mois est inférieure à celles des autres vaccins et s'établit à 68,8%. Le pourcentage des enfants qui avaient déjà reçu toutes les vaccinations recommandées à leur premier anniversaire est assez bas (34,8%). 39 Tableau CH.1: Vaccinations durant la première année de vie Pourcentage d'enfants de 12-23 mois vaccinés contre les maladies de l'enfance à un moment quelconque avant l'enquête et avant le premier anniversaire, Burundi, 2005 BCG * DTC 1 DTC 2 DTC 3 ** Polio 0 Polio 1 Polio 2 Polio 3 **** Rougeol e**** All ***** None Nombre d’enfants âgés de 12-23 mois Carnet de Vaccination 62,4 47,4 47,1 44,1 46,0 62,6 60,9 54,4 50,8 35,0 ,2 1453 Déclaration de la mère 28,3 27,5 24,7 18,6 19,1 27,7 25,4 16,6 27,2 10,8 6,5 1453 Les deux 90,7 74,9 71,8 62,7 65,1 90,3 86,3 71,0 77,9 45,8 6,8 1453 Vacciné avant l'âge de 12 mois 90,2 73,9 70,6 60,1 64,7 89,1 84,5 67,5 68,8 34,8 6,8 1453 * Indicateur MICS 25 ** Indicateur MICS 26 *** Indicateur MICS 27 **** Indicateur MICS 28 ; Indicateur OMD 15 ***** Indicateur MICS 31 Graphique CH1 : Pourcentage d’enfants de 12-23 mois vaccinés contre les maladies de l’enfance à un moment quelconque avant l’enquête et avant le premier anniversaire, Burundi, 2005 90,2 73,9 70,6 60,1 89,1 84,5 67,5 68,8 34,8 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 BCG DTC1 DTC2 DTC3 Polio1 Polio2 Polio3 Rougeole Tous Po ur ce nt Au Burundi, les vaccins contre l’hépatite sont également recommandés dans le cadre du calendrier de vaccination. Selon le calendrier vaccinal, ces vaccins sont administrés en même temps que les vaccins DTC contre la diphtérie. Le Tableau CH.2 présente les taux de couverture vaccinale chez les enfants de 12-23 mois selon les caractéristiques du contexte. Les chiffres indiquent le pourcentage d'enfants qui ont reçu des vaccins à un moment ou un autre avant l'enquête et sont basés sur les informations tirées des carnets de santé et des rapports des mères/personnes en charge. 40 Tableau CH.2: Vaccinations selon les caractéristiques contextuelles Pourcentage d'enfants de 12-23 mois actuellement vaccinés contre les maladies de l'enfance, Burundi, 2005. Pourcentage d'enfants ayant reçu : BCG DTC1 DTC2 DTC3 Polio 0 Polio 1 Polio 2 Polio 3 Rougeol e Tous Aucun Pourcent age ayant un carnet Nombre d'enfants de 12-23 mois Masculin 91,2 74,0 70,3 61,7 66,8 90,7 84,9 67,4 77,0 44,1 6,7 64,5 710 Sexe Féminin 90,2 75,8 73,2 63,7 63,4 90,0 87,6 74,4 78,8 47,5 6,8 63,1 743 Nord 91,3 73,5 69,1 60,2 54,4 90,3 85,7 69,4 81,7 43,1 6,1 72,0 519 Sud 83,0 71,8 66,7 54,8 69,6 86,5 81,2 62,1 72,5 37,6 11,7 48,5 237 Est 89,9 91,8 91,7 83,8 68,5 93,5 88,9 81,3 82,8 67,7 5,0 52,3 114 Ouest 93,6 73,6 69,7 61,6 74,4 90,3 86,7 68,9 73,9 44,2 5,6 61,2 291 Région Centre 93,1 74,6 74,6 66,3 69,7 92,2 89,7 79,2 77,7 50,4 5,8 68,7 292 Urbain 94,0 77,3 74,1 67,7 85,5 92,8 90,7 79,6 84,6 52,8 6,0 63,7 55 Milieu Rural 90,6 74,8 71,7 62,5 64,2 90,2 86,1 70,7 77,7 45,6 6,8 63,8 1398 Sans 86,0 72,3 68,7 56,9 64,5 85,8 81,9 61,6 73,5 39,6 11,7 54,5 354 Primaire 92,4 77,3 75,3 64,7 67,7 92,1 88,2 72,3 81,9 48,4 5,1 64,6 535 Secondaire 94,3 75,9 70,4 64,3 70,4 94,3 93,6 83,2 86,6 48,9 5,7 51,8 47 Niveau de l'éducation de la mère Programme Informel 91,8 74,1 70,3 64,3 62,3 91,1 86,5 74,9 76,1 47,2 5,3 70,4 518 Très pauvre 88,9 73,3 68,2 57,7 64,1 92,0 83,6 65,2 76,8 40,9 6,4 59,4 283 Pauvres 91,0 72,6 69,8 63,2 59,8 88,5 86,7 73,9 80,4 47,4 7,7 66,9 348 Moyen 90,7 72,8 71,2 60,0 66,0 89,2 82,7 68,4 72,7 42,3 6,8 68,0 290 Riches 92,8 78,7 75,8 69,5 66,0 91,2 88,1 73,1 80,3 52,1 5,3 66,1 273 Indice du bien-être Plus riches 90,1 78,2 74,8 63,8 71,1 91,2 90,7 74,3 79,3 46,5 7,4 57,4 260 Total 90,7 74,9 71,8 62,7 65,1 90,3 86,3 71,0 77,9 45,8 6,8 63,8 1 453 Les données du Tableau CH.2 révèlent les conclusions suivantes: environ 90,7% des enfants âgés de 12 à 23 mois ont reçu un vaccin du BCG et la première dose de la DTC a été administrée à hauteur de 74,9%. Le pourcentage baisse pour les doses suivantes de la DTC à 71,8% pour la deuxième dose et 62,7% pour la troisième dose. De même, 90,3% des enfants ont reçu la Polio 1 et ce pourcentage baisse à 71% pour la troisième dose. La couverture pour le vaccin contre la rougeole est inférieure à celles des autres vaccins et s'établit à 77,9%. La proportion d’enfants qui ont reçu tous les vaccins s’élève à 45,8%. 6.2. Toxoïde tétanique Un des OMD consiste à réduire de trois quarts le taux de mortalité maternelle, avec une stratégie visant à éliminer le tétanos maternel. L’objectif de cette stratégie est la réduction de l'incidence du tétanos néonatal à moins d'un cas pour 1000 naissances vivantes dans chaque district. De surcroît, un des objectifs d'un Monde digne des enfants, était d'éliminer le tétanos maternel et néonatal d'ici 2015. La prévention du tétanos maternel et néonatal consiste à s'assurer que toutes les femmes enceintes reçoivent au moins deux doses de Toxoïde tétanique. Cependant, si toutes les femmes n'ont pas reçu deux doses de ce vaccin durant la grossesse, elles sont considérées (ainsi que leur nouveau-né) comme étant protégées si les conditions suivantes sont réunies: 41 • Elles ont reçu au moins deux doses de Toxoïde tétanique, la dernière au cours des trois années précédentes; • Elles ont reçu au moins trois doses de Toxoïde tétanique, la dernière au cours des cinq dernières années; • Elles ont reçu au moins 4 doses, la dernière au cours des 10 dernières années; • Elles ont reçu au moins cinq doses qui leur assurent une protection pour toute la vie. Le Tableau CH.3 présente le statut de protection contre le tétanos des femmes qui ont eu une naissance vivante au cours des 12 derniers mois. Tableau CH.3: Protection contre le tétanos néonatal Pourcentage de mères protégées contre le tétanos ayant eu une naissance vivante au cours de 12 derniers mois, Burundi, 2005. Pourcentage de mères ayant eu une naissance vivante au cours des 12 mois et qui : A reçu au moins 2 doses durant la grossesse A reçu au moins 2 doses dans les trois précédente s années A reçu au moins 3 doses dans les 5 précédentes années A reçu au moins 4 doses dans les 10 précédentes années A reçu au moins 5 doses dans sa vie Protégé e contre le tétanos* Nombre de mères Nord 32,8 23,7 5,1 7,7 8,4 77,8 1 052 Sud 39,7 15,5 3,2 4,3 5,1 67,7 449 Est 54,5 11,0 5,1 2,9 4,1 77,6 210 Ouest 44,1 19,8 4,6 5,6 4,5 78,5 657 Région Centre 35,2 17,8 6,7 7,7 8,5 75,8 618 Urbain 50,9 18,3 5,7 6,4 4,9 86,1 131 Milieu Rural 37,7 19,5 5,0 6,4 6,9 75,5 2 855 15-19 58,4 8,8 1,0 ,0 ,0 68,3 93 20-24 49,0 20,1 2,4 1,1 1,3 73,8 738 25-29 46,2 22,2 4,4 3,1 1,9 77,7 812 30-34 28,7 21,8 7,2 9,4 9,1 76,2 628 35-39 25,7 14,1 8,1 12,9 16,3 77,2 416 40-44 23,8 13,1 5,9 16,5 14,8 74,2 212 Age 45-49 17,9 26,0 4,8 11,6 24,4 84,8 86 Sans 36,0 15,8 4,2 5,7 7,6 69,3 897 Primaire 44,0 21,3 4,5 4,7 4,1 78,7 1 069 Secondaire + 51,3 13,0 4,9 7,5 5,1 81,8 93 Education Programme informel 32,7 21,6 6,5 8,9 9,1 78,9 928 Très pauvre 40,2 18,1 3,3 6,3 5,3 73,2 602 Pauvres 39,3 21,3 4,8 6,0 6,6 78,0 658 Moyen 36,1 20,5 5,3 6,4 5,1 73,5 597 Riches 31,9 21,2 7,4 6,9 8,9 76,3 577 Indice du bien-être Plus riches 44,3 16,0 4,4 6,5 8,0 79,1 552 Total 38,3 19,5 5,0 6,4 6,8 76,0 2 986 * Indicateur MICS 32 Le Graphique CH.2 montre la protection des femmes contre le tétanos néonatal selon les caractéristiques du contexte. Le niveau de protection des femmes contre le tétanos néonatal est de 76%. Le Sud et le Centre enregistrent le niveau le plus faible (situé en dessous de la moyenne nationale), avec respectivement 67,7% et 75,8%. Le milieu rural se trouve en dessous de la moyenne nationale avec 75,5%. Les niveaux d’éducation et de bien-être de la mère présentent une corrélation positive avec la protection. 42 Graphique CH.2. Pourcentage des mères ayant eu une naissance vivante au cours de 12 derniers mois, protégées contre le tétanos néonatal, Burundi, 2005. 77,8 67,7 77,6 78,5 75,8 86,1 75,5 69,3 78,7 81,8 78,9 76 0 20 40 60 80 100 Régions Région Nord Région Sud Région Est Région Ouest Région Centre Milieu Urbain Rural Niveau d’éducation de la mère Sans Primaire Secondaire et+ Programme informel Burundi Percent 6.3. Traitement par la réhydratation orale La diarrhée est la deuxième cause principale de mortalité des enfants de moins de cinq ans dans le monde. La plupart des décès liés à la diarrhée dans l'enfance sont dus à la déshydratation du fait de la perte de grandes quantités d'eau et d'électrolytes du corps sous forme de selles liquides. La prise en charge de la diarrhée - soit par les sels de réhydratation orale (SRO) soit par les fluides faits à domicile recommandés - permet d'éviter nombreux cas de décès. Prévenir la déshydratation et la malnutrition par l'augmentation de l'absorption de fluides et la poursuite de l'alimentation de l'enfant constitue également une stratégie efficace de prise en charge la diarrhée. Les objectifs sont de: 1) réduire de moitié les décès dus à la diarrhée chez les enfants de moins de cinq ans d'ici 2010 comparé à 2000 (Un Monde digne des enfants); 2) de réduire de deux tiers le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans d'ici 2015 comparé à 1990 (Objectifs du Millénaire pour le développement). 43 En outre, parmi les objectifs d'un Monde digne des enfants figure la réduction de 25 pour cent de la prévalence de la diarrhée. Les indicateurs sont: • La prévalence de la diarrhée ; • La thérapie de réhydratation par voie orale (TRO) ; • La prise en charge à domicile de la diarrhée (SRO et augmentation de l’absorption des fluides et la poursuite de l'alimentation de l’enfant. Dans le questionnaire de la MICS, les mères (ou les personnes en charge des enfants) ont été invitées à indiquer si leur enfant avait eu la diarrhée au cours des deux semaines précédant l'enquête. De plus, une série de questions ont été posées à la mère sur ce que l'enfant a bu et mangé durant l'épisode et si c'était plus ou moins ce que l'enfant avait l'habitude de manger et de boire. Le Tableau CH.4 présente également le pourcentage des enfants qui reçoivent les différents types de fluides recommandés pendant l'épisode de la diarrhée. Tableau CH.4: Réhydratation par voie orale Pourcentage d'enfants de 0-59 mois ayant eu la diarrhée durant les 2 semaines et reçu une solution pour la réhydratation par voie orale (SRO) ou d'autres formes de réhydratation par voie orale (ORT), Burundi, 2005. Pourcentage d’enfants de 0-59 mois avec diarrhée et ayant reçu : A eu la diarrhée dans les 2 dernières semaines Nombre d'enfants de 0-59 mois Liquide paquet SRO Liquide Recommand é fait à la maison Liquide SRO préfabriqué Pas de traitement Taux d'utilisation Autres Réhydratatio n orale * Nombre d'enfants de 0-59 mois avec diarrhée Masculin 21,7 3 370 30,9 4,2 6,7 63,1 36,9 732 Sexe Féminin 19,5 3 524 29,9 5,4 8,8 64,0 36,0 689 Nord 24,0 2 378 20,9 3,7 4,8 73,1 26,9 571 Sud 19,3 1 046 41,1 15,8 26,2 49,7 50,3 202 Est 18,8 517 24,8 ,0 6,1 69,0 31,0 97 Ouest 16,7 1 500 44,9 4,0 6,0 49,3 50,7 250 Région Centre 20,7 1 453 31,2 1,7 2,8 64,6 35,4 300 Urbain 11,6 319 44,8 3,4 4,3 49,4 50,6 37 Milieu Rural 21,0 6 575 30,1 4,8 7,8 63,9 36,1 1 384 < 6 mois 14,8 678 23,2 3,8 6,5 70,9 29,1 101 6-11 mois 35,9 756 27,4 5,0 8,2 64,3 35,7 271 12-23 mois 32,3 1 453 33,6 5,1 7,5 61,0 39,0 469 24-35 mois 20,1 1 239 33,1 2,0 6,3 60,9 39,1 249 36-47 mois 13,6 1 573 27,3 6,2 7,6 67,6 32,4 215 Age 48-59 mois 9,7 1 195 31,2 7,2 11,9 63,7 36,3 116 Sans 21,2 1 771 33,2 10,6 14,3 60,4 39,6 376 Primaire 19,5 2 310 30,8 3,6 6,5 62,7 37,3 450 Secondaire 7,4 223 22,9 2,6 1,6 72,9 27,1 17 Niveau d'éducation de la mère Programme Informel 22,3 2 590 28,6 2,0 4,6 65,9 34,1 578 Très pauvre 23,2 1 364 23,7 6,2 7,6 68,6 31,4 317 Pauvres 20,5 1 463 29,9 3,0 7,8 65,3 34,7 300 Moyen 22,4 1 385 26,2 4,7 8,4 67,8 32,2 310 Riches 19,1 1 365 38,2 4,0 6,8 56,8 43,2 260 Indice de bien-être Plus riches 17,7 1 317 37,3 6,1 8,0 56,2 43,8 233 Total 20,6 6 894 30,4 4,8 7,7 63,5 36,5 1 421 * Indicateur MICS 33 44 De ce tableau, il se dégage les constats suivants : - d'une manière générale, 20,6% des enfants de moins de cinq ans ont eu la diarrhée au cours des deux semaines précédant l'enquête ; - la prévalence de la diarrhée était plus élevée dans les régions les plus peuplées du Nord et du Centre (respectivement 24 et 20,7%) ; - la prévalence de la diarrhée culmine durant la période de sevrage, chez les enfants âgés de 6 à 11 mois (35,9%) ; - environ 30,4% des enfants ont reçu des fluides préparés à partir de paquets de SRO; 4,8% ont reçu des fluides de SRO pré-conditionnés et 7,7% ont reçu des fluides faits à la maison tels que recommandés ; - les enfants des mères ayant reçu une éducation secondaire et plus, ont moins de diarrhée et donc moins de chances de recevoir un traitement par réhydratation orale que les autres enfants ; - environ 36,5% des enfants ayant la diarrhée ont reçu un ou plusieurs des traitements à domicile recommandés à base de la SRO, tandis que 63,5% n’ont pas reçu de traitement. Le Tableau CH.5 présente également le pourcentage des enfants qui reçoivent plus ou moins les différents types de fluides recommandés ou qui poursuivent l’alimentation pendant l'épisode de diarrhée. Ainsi, moins d'un sixième (14,8%) des enfants de moins de cinq ans ayant la diarrhée a bu plus que d'habitude, tandis que 24,7% ont bu autant ou moins. Par contre, 55,4% ont mangé un peu moins, autant ou plus que d'habitude (poursuite de l'alimentation), mais 43,4% ont beaucoup moins mangé que d'habitude ou presque pas. En associant les informations du Tableau CH.5 à celles du Tableau CH.4, on peut se rendre compte que 23,1% des enfants ont reçu soit une TRO, soit davantage de fluides et qu'en même temps, comme préconisé, ils avaient continué à manger. 45 Tableau CH.5: Prise en charge de la diarrhée à domicile Pourcentage d'enfants de 0-59 mois ayant eu la diarrhée dans les 2 dernières semaines et qui a reçu plus de liquide et a poursuivi l'alimentation durant l'épisode, Burundi, 2005. Enfants avec diarrhée qui A eu la diarrhée dans les 2 dernières semaines Nombre d'enfants de 0-59 mois A bu plus A bu la même quantité ou moins A mangé moins, la même chose ou plus A mangé beaucoup moins ou rien Prise en charge de la diarrhée à domicile* A reçu une réhydratation orale ou a augmenté la prise de liquides et a poursuivi l'alimentation ** Nombre d'enfants de 0-59 mois avec diarrhée Masculin 21,7 3 370 13,8 24,9 57,6 41,1 7,3 23,6 732 Sexe Féminin 19,5 3 524 15,9 24,5 53,0 45,7 8,0 22,5 689 Nord 24,0 2 378 15,4 29,1 53,5 44,6 10,1 20,0 571 Sud 19,3 1 046 24,0 23,5 53,8 45,1 6,8 27,2 202 Est 18,8 517 18,0 28,7 45,2 53,5 7,1 19,6 97 Ouest 16,7 1 500 12,1 18,1 63,7 35,3 6,2 34,7 250 Région Centre 20,7 1 453 8,8 21,3 56,3 43,3 4,8 17,6 300 Urbain 11,6 319 12,6 17,9 55,2 40,9 5,0 27,0 37 Milieu Rural 21,0 6 575 14,9 24,9 55,4 43,4 7,7 23,0 1 384 0-11 mois 25,9 1 434 15,8 28,8 40,6 58,1 7,1 18,8 372 12-23 mois 32,3 1 453 16,2 22,6 55,6 42,5 8,2 24,3 469 24-35 mois 20,1 1 239 10,3 22,8 62,6 36,3 4,9 24,7 249 36-47 mois 13,6 1 573 13,2 27,1 59,9 39,6 8,2 20,1 215 Age 48-59 mois 9,7 1 195 18,8 20,0 78,0 21,7 12,0 33,7 116 Sans 21,2 1 771 27,2 26,4 49,5 49,6 12,5 24,8 376 Primaire 19,5 2 310 11,7 25,7 52,6 46,2 5,4 20,0 450 Secondaire 7,4 223 7,5 10,0 69,9 30,1 7,5 21,8 17 Niveau de l'éducation de la mère Programme Informel 22,3 2 590 9,4 23,2 61,0 37,5 6,2 24,4 578 Très pauvre 23,2 1 364 12,8 27,0 56,0 41,8 7,2 21,9 317 Pauvres 20,5 1 463 16,2 24,5 48,9 51,0 6,8 18,9 300 Moyen 22,4 1 385 16,0 25,1 52,4 46,3 7,7 19,8 310 Riches 19,1 1 365 14,8 25,3 60,0 38,7 9,5 29,8 260 Indice du bien-être Plus riches 17,7 1 317 14,0 20,7 61,7 36,8 7,2 26,9 233 Total 20,6 6 894 14,8 24,7 55,4 43,4 7,6 23,1 1 421 * Indicateur MICS 34 ** Indicateur MICS 35 Il existe des différences importantes dans la prise en charge à domicile de la diarrhée selon les caractéristiques reprises dans le tableau CH.5. Dans la région Nord, où le taux de diarrhée reste le plus élevé, le niveau de prise en charge à domicile (souvent inefficace) y est également le plus élevé (10,1%), alors que dans cette même région, seulement 20% des enfants ont reçu une SRO ou davantage de fluides et ont continué à manger. Or, la région Ouest qui connaît un niveau faible de diarrhée, enregistre simultanément le niveau le plus élevé d’enfants qui ont reçu une SRO ou davantage de fluides et ont continué à manger (34.7%). Les graphiques CH.3 et CH.4 en disent beaucoup plus quand nous considérons le milieu et la région. 46 Graphique CH.3. Pourcentage des enfants de 0-59 mois ayant eu la diarrhée durant les 2 semaines et reçu une solution pour la réhydratation par voie orale (SRO) ou autres formes de réhydratation par voie orale, Burundi, 2005 27 50 31 51 35 36 40 37 27 37 0 10 20 30 40 50 60 Région Nord Région SudRégion EstRégion Ouest Région Centre Niveau d’éducation de la mère Sans PrimaireSecondaire et+ Burundi Pe rc en t 47 Graphique CH.4. Pourcentage des enfants de 0-59 mois ayant eu la diarrhée dans les 2 dernières semaines et qui ont reçu plus de liquide et ont poursuivi l’alimentation durant l’épisode, Burundi, 2005 37 42 25 45 25 38 28 52 33 26 33 0 10 20 30 40 50 60 Régions Région Nord Région Sud Région Est Région Ouest Région Centre Milieu Urbain Rural Niveau d’éducation de la mère Sans Primaire Secondaire et+ Burundi Pourcent 48 6.4. Recherche de soins et traitement de la pneumonie aux antibiotiques La pneumonie est la principale cause de mortalité chez les enfants et le recours aux antibiotiques chez les enfants de moins de cinq ans souffrant de pneumonie présumée est une intervention essentielle. Un des objectifs d'un Monde digne des enfants est de réduire d'un tiers les décès liés aux infections respiratoires aiguës. Les enfants souffrant de pneumonie présumée sont ceux qui ont eu une maladie avec une toux accompagnée d'une respiration rapide ou difficile et dont les symptômes n'étaient pas dus à un problème au niveau de la poitrine et à une obstruction nasale. Les indicateurs sont: • La prévalence de la pneumonie présumée ; • La recherche de soins pour une pneumonie présumée ; • Le traitement aux antibiotiques de la pneumonie présumée ; • La connaissance des indicateurs d'alerte de la pneumonie. Le Tableau CH.6 présente la prévalence de la pneumonie présumée et, si des soins ont été cherchés en dehors du domicile, le site d'administration de ces soins. Les constats sont les suivants : 49 Tableau CH.6: Recherche de soins pour des cas de pneumonie suspectée Pourcentage d'enfants de 0-59 mois chez qui une pneumonie est suspectée dans les 2 dernières semaines et qui ont été amenés à un centre de santé, Burundi, 2005 Enfants chez qui un cas de pneumonie est suspecté et qui a été consulté par : Sources Publiques Sources Privées Autres sources A eu une infection respiratoire aigue Nombre d'enfants de 0-59 mois Hôpital Centre de santé Poste de santé Auxiliaire de santé au village Clinique mobile Autre structur e publique Hôpital / Clinique Privé (é) Médecine privée Pharma -cie Clinique mobile Autr e privé Parents ou amis Magasi n Praticien traditionne l Autre Tout prestataire approprié* Nombre d'enfants de 0-59 mois avec un cas suspecté de pneumonie Masculin 16,8 3 370 5,8 23,4 1,0 ,3 ,5 ,6 2,4 ,1 1,1 ,0 2,6 2,7 ,2 1,7 1,1 36,4 567 Sexe Féminin 18,9 3 524 6,3 27,4 ,8 ,5 ,6 ,0 1,5 ,4 ,4 ,2 1,8 2,1 ,7 ,6 ,9 39,0 666 Nord 24,8 2 378 5,5 24,0 1,2 ,2 ,5 ,4 ,5 ,4 ,7 ,0 1,3 1,9 ,0 1,5 1,5 34,0 589 Sud 16,7 1 046 11,5 31,7 ,0 ,0 ,0 ,6 3,6 ,4 ,4 ,0 2,7 1,4 3,4 1,0 ,1 49,2 175 Est 10,2 517 1,9 36,7 ,0 1,9 4,9 ,0 2,8 ,0 ,0 ,0 ,0 5,0 ,0 ,0 ,5 48,2 53 Ouest 12,1 1 500 6,5 22,7 ,5 ,3 ,1 ,0 2,2 ,2 ,6 ,7 4,1 3,2 ,0 1,0 1,5 37,2 182 Région Centre 16,2 1 453 4,0 24,7 1,2 ,9 ,6 ,0 3,5 ,0 1,3 ,0 2,9 3,1 ,0 ,3 ,0 36,9 235 Urbain 9,0 319 17,1 9,6 3,1 2,0 ,9 ,0 5,8 1,2 5,5 ,0 8,4 ,9 ,0 ,6 1,2 47,2 29 Milieu Rural 18,3 6 575 5,8 25,9 ,8 ,4 ,6 ,3 1,8 ,3 ,6 ,1 2,0 2,4 ,5 1,1 1,0 37,6 1 204 0-11 mois 22,5 1 434 7,6 26,2 1,3 ,1 ,0 ,0 1,6 ,3 ,8 ,0 1,3 3,3 ,4 ,9 ,6 37,3 323 12-23 mois 19,4 1 453 5,0 27,4 ,7 ,9 1,0 ,4 2,4 ,0 ,3 ,4 3,2 1,9 ,4 1,4 1,6 41,4 282 24-35 mois 18,1 1 239 6,2 31,6 1,1 ,5 ,6 ,0 2,4 ,0 1,2 ,0 1,6 3,2 ,0 ,9 1,3 44,1 224 36-47 mois 15,8 1 573 4,4 19,6 ,2 ,0 ,6 ,0 1,7 1,0 ,6 ,0 3,1 2,0 1,4 1,4 ,0 30,6 248 Age 48-59 mois 13,1 1 195 7,1 21,7 1,0 ,7 ,8 1,4 1,2 ,0 ,8 ,0 1,4 ,9 ,0 ,8 1,9 34,6 156 Sans 19,0 1 771 4,9 23,8 1,1 ,1 ,8 ,0 1,5 ,4 ,2 ,4 ,5 1,7 1,7 1,3 ,4 33,5 337 Primaire 15,5 2 310 6,6 29,5 ,6 ,7 ,1 ,9 2,9 ,1 ,3 ,0 3,8 2,5 ,0 ,2 ,4 44,0 359 Secondaire+ 7,5 223 32,3 15,2 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 4,1 2,6 ,0 10,3 1,6 ,0 ,0 2,0 61,8 17 Niveau d'éducation de la mère Informel 20,1 2 590 5,6 24,3 ,9 ,4 ,8 ,0 1,5 ,2 1,2 ,0 1,8 2,8 ,0 1,6 1,7 35,6 520 Très pauvre 21,2 1 364 3,5 30,4 1,7 ,3 ,9 ,4 1,7 ,4 1,2 ,0 1,3 3,5 ,9 ,2 2,0 40,6 289 Pauvres 18,5 1 463 3,7 26,0 ,8 ,0 ,0 ,0 1,8 ,5 ,3 ,4 2,6 2,6 ,0 1,1 1,6 35,8 271 Moyen 18,5 1 385 3,4 21,4 ,4 1,4 1,1 ,8 ,5 ,0 ,4 ,0 2,3 3,0 ,0 2,7 ,6 30,5 257 Riches 16,2 1 365 6,3 26,1 ,0 ,0 ,7 ,0 3,2 ,0 ,0 ,0 3,4 1,4 1,5 ,7 ,0 38,7 222 Indice de bien-être Plus riches 14,8 1 317 16,4 22,6 1,3 ,3 ,1 ,0 2,6 ,5 1,8 ,0 1,4 ,7 ,0 ,7 ,2 45,0 194 Total 17,9 6 894 6,1 25,6 ,9 ,4 ,6 ,3 1,9 ,3 ,7 ,1 2,2 2,4 ,5 1,1 1,0 37,8 1 233 * Indicateur MICS 23 50 - Environ 17,9% des enfants âgés de 0 à 59 mois ont été signalés comme présentant des symptômes de pneumonie au cours des deux semaines qui ont précédé l'enquête ; - Parmi ces enfants, seulement 37,8% ont été emmenés chez un prestataire de soins de santé approprié. Les données ne révèlent pas de différence significative selon le sexe de l’enfant. Au niveau des régions, le Nord, le Sud et le Centre sont les plus touchés ; - Le milieu rural reste très touché par rapport au milieu urbain (18,3 contre 9%). Les données confirment la corrélation négative avec le degré de richesse car, plus le niveau d’aisance augmente, le pourcentage d’enfants avec des signes de pneumonie diminue. - Une variation dans les structures consultées et un choix de recours à des prestataires peu approprié : parmi les prestataires publics, le Centre de santé vient en premier lieu avec 25,6% d’enfants reçus, suivi par l’hôpital avec 6,1%. Le recours aux prestataires privés reste marginal, en atteste le pourcentage bas des consultations effectuées auprès d’hôpitaux ou cliniques privées. (1,9%). Le traitement approprié à la pneumonie est l’antibiotique. Le Tableau CH.7 présente l'utilisation des antibiotiques pour le traitement de la pneumonie présumée chez les enfants âgés de moins de cinq ans par sexe, âge, région, lieu de résidence et facteurs socio- économiques Tableau CH.7: Traitement par antibiotique de la pneumonie Pourcentage d'enfants de 0-59 mois chez qui un cas de pneumonie est suspecté et qui a reçu un traitement à l'antibiotique, Burundi, 2005 Pourcentage d'enfants de 0-59 mois chez qui un cas de pneumonie a été suspecté et qui a reçu un traitement à l'antibiotique durant les 2 dernières semaines* Nombre d'enfants de 0-59 mois chez qui un cas de pneumonie a été suspecté dans les 2 dernières semaines précédant l'enquête Masculin 26,8 567 Sexe Féminin 25,7 666 Nord 23,9 589 Sud 44,1 175 Est 6,4 53 Ouest 23,9 182 Région Centre 24,9 235 Urbain 30,5 29 Milieu Rural 26,1 1 204 0-11 mois 28,4 323 12-23 mois 25,1 282 24-35 mois 26,8 224 36-47 mois 23,9 248 Age 48-59 mois 26,5 156 Sans 20,8 337 Primaire 31,9 359 Secondaire+ 52,3 17 Niveau d'éducation de la mère Programme Informel 24,9 520 Très pauvre 22,7 289 Pauvre 26,2 271 Moyen 25,2 257 Riche 23,6 222 Indice de bien- être Plus riche 35,5 194 Total 26,2 1 233 * Indicateur MICS 22 51 Au Burundi, seulement 26,2% des enfants âgés de moins de cinq ans souffrant d'une pneumonie présumée ont reçu un antibiotique au cours des deux semaines qui ont précédé l'enquête. Le pourcentage est beaucoup plus élevé dans le milieu urbain que dans le milieu rural, tandis qu’au niveau des régions, il baisse à partir de 44,1% au Sud du pays pour atteindre 64% dans la région Est. Ce tableau montre également que le traitement par antibiotiques de la pneumonie présumée est très faible dans les ménages les plus pauvres et pour les enfants dont les mères/personnes en charge ont un niveau d'éducation n’atteignant pas le secondaire. De plus, on remarque que l'utilisation des antibiotiques augmente avec l'âge de l'enfant. 52 Les indications sur la connaissance des signes d'alerte de la pneumonie sont présentées dans le Tableau CH.7A. De toute évidence, la connaissance de la mère des signes d'alerte est un déterminant important du choix de l’itinéraire thérapeutique. Tableau CH.7A: Connaissance de deux signes de risque de pneumonie Pourcentage de mères/personnes en charge d'enfants de 0-59 mois selon la connaissance des types de symptômes pour amener un enfant immédiatement à un service de santé, et pourcentage de mères/personnes en charge qui reconnaissent la respiration rapide et difficile comme un signe pour demander des soins, Burundi, 2005 Pourcentage de mères/personnes en charge d'enfants de 0-59 mois qui pensent qu'un enfant doit être amené immédiatement dans un service de santé s'il : Mères/personnes en charge qui reconnaissent les deux signes de risque de la pneumonie* Nombre de mères/personnes en charge des enfants de 0-59 mois N'est pas capable de boire ou manger Devient plus malade Développe une fièvre A une respiration rapide A une respiration difficile A du sang dans les fèces Boit difficilement A d'autres symptômes Région Nord 21,8 30,1 87,4 6,6 12,1 16,6 4,9 30,1 1,6 2378 Sud 28,9 31,9 71,6 7,7 9,6 9,5 4,6 31,0 ,4 1046 Est 33,4 51,4 80,8 4,5 14,8 4,8 8,5 20,8 1,3 517 Ouest 27,5 38,0 85,0 4,7 10,7 8,7 5,9 26,8 ,4 1500 Centre 29,9 36,3 83,7 4,8 17,2 7,5 6,3 40,6 ,7 1453 Milieu Urbain 28,1 35,5 84,2 6,8 12,9 8,0 7,0 31,3 1,4 319 Rural 26,6 35,0 83,1 5,8 12,7 11,1 5,6 31,0 ,9 6575 Niveau de l'éducation de la mère Sans 28,5 31,4 79,4 5,5 10,6 10,3 6,4 25,9 ,4 1771 Primaire 27,4 34,5 84,0 6,5 13,9 10,9 6,5 30,6 1,5 2310 Secondaire 32,3 38,6 83,1 4,9 20,7 11,5 6,0 28,7 ,5 223 Programme Informel 24,3 37,6 85,1 5,5 12,4 11,5 4,3 35,2 1,0 2590 Indice du bien- être Très pauvre 28,2 36,7 83,7 5,5 12,5 12,4 5,2 29,1 ,9 1364 Pauvres 26,6 35,1 84,6 5,3 13,5 11,4 6,3 33,0 1,0 1463 Moyen 25,4 33,1 81,9 5,5 13,0 9,2 6,6 33,4 1,2 1385 Riches 26,8 36,8 85,0 6,2 11,6 11,5 4,8 29,5 ,8 1365 Plus riches 26,5 33,5 80,5 6,6 12,7 10,3 5,2 30,1 1,0 1317 Total 26,7 35,0 83,2 5,8 12,7 11,0 5,7 31,1 1,0 6894 53 Dans l'ensemble, seulement 1% des 6.896 femmes interrogées connaissent les deux signes suggestifs de la pneumonie - à savoir une respiration difficile et une respiration rapide. Le symptôme le plus couramment identifié pour emmener un enfant dans un établissement sanitaire est l’apparition chez l’enfant d’une fièvre (83,2%). Environ 5,8% des mères ont identifié la respiration rapide et 12,7% des mères ont identifié la difficulté respiratoire comme des symptômes nécessitant que l'enfant soit emmené immédiatement chez un prestataire de soins de santé. 6.5. Utilisation de combustible solide Plus de 3 millions de personnes dans le monde dépendent des combustibles solides (biomasse et charbon) pour leurs besoins en énergie de base, comme la cuisine et le chauffage. Faire la cuisine et se chauffer avec des combustibles solides entraînent des niveaux élevés de pollution de l'air intérieur, par la production d'un mélange complexe de polluants nuisibles pour la santé. Le principal problème posé par l'utilisation de combustibles solides est les émanations d'une combustion incomplète, comme le monoxyde de carbone (CO), les hydrocarbures aromatiques polycycliques, le dioxyde d'azote (SO2) et autres éléments toxiques. L'utilisation de combustibles solides augmente les risques de maladies respiratoires aiguës, de pneumonie, d'obstruction pulmonaire chronique, de cancer et peut-être de tuberculose, de faible poids à la naissance, de cataracte et d'asthme. Le principal indicateur est la proportion de la population utilisant des combustibles solides comme source principale d'énergie domestique pour la cuisine. Comme le révèlent les données du Tableau CH.8, dans l'ensemble, presque tous les ménages au Burundi (99,4%) utilisent des combustibles solides pour faire la cuisine. Là où l'utilisation des combustibles solides est le plus faible, c'est-à-dire en zone urbaine, le taux reste supérieur à 95% (96%). Les différentiels géographiques, de bien-être et d’instruction, sont peu significatifs. Le tableau ci-dessous montre aussi clairement que le total des pourcentages est élevé en raison d'une forte utilisation du bois sous forme brute ou de charbon pour faire la cuisine. 54 Tableau CH.8: Utilisation de combustibles solides Distribution en pourcentage des ménages selon le type de combustible utilisé pour la cuisine et le pourcentage de ménages utilisant un combustible solide pour la cuisine, Burundi, 2005 Type de combustible utilisé pour la cuisine : Electri cité Gaz propane liquéfié (GPL) Gaz naturel Biog az Kérosèn e Charbon /lignite Charbon de bois Bois Paille/banchag es /herbes Résidus agricoles Autres Manquant Total Combustibles solides pour la cuisine* Nombre de ménages Nord ,1 ,0 ,1 ,0 ,0 ,1 1,9 95,1 2,0 ,3 ,2 ,2 100,0 99,4 2 778 Sud ,1 ,2 ,1 ,0 ,0 ,0 2,5 91,9 4,9 ,0 ,3 ,0 100,0 99,3 1 258 Est ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,1 97,0 2,8 ,0 ,1 ,0 100,0 99,9 608 Ouest ,3 ,2 ,1 ,1 ,0 ,6 17,3 69,7 10,5 ,8 ,2 ,1 100,0 98,9 1 745 Région Centre ,0 ,1 ,1 ,0 ,1 ,0 1,6 60,8 37,1 ,0 ,1 ,0 100,0 99,6 1 811 Urbain 1,4 ,2 ,5 ,3 ,0 2,4 65,4 22,6 6,2 ,0 ,8 ,3 100,0 96,6 404 Milieu Rural ,0 ,1 ,1 ,0 ,0 ,0 2,0 84,8 12,4 ,3 ,2 ,1 100,0 99,5 7 796 Sans ,1 ,0 ,2 ,0 ,0 ,1 3,3 86,6 9,3 ,1 ,1 ,2 100,0 99,3 2 279 Primaire ,0 ,2 ,1 ,0 ,0 ,2 5,3 82,6 10,9 ,3 ,2 ,1 100,0 99,3 2 906 Secondaire 1,2 ,2 ,5 ,3 ,0 ,9 43,7 46,5 5,7 ,5 ,5 ,0 100,0 97,3 365 Programme Informel ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 1,1 81,7 16,6 ,4 ,2 ,0 100,0 99,8 2 647 Niveau d'éducation du chef de ménage Manquant /Ne sait pas ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 58,9 41,1 ,0 ,0 ,0 ,0 100,0 100,0 2 Très pauvre ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 98,0 2,0 ,0 ,0 ,0 100,0 100,0 1 787 Pauvre ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 88,3 11,4 ,0 ,1 ,2 100,0 99,8 1 727 Moyen ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 82,1 17,1 ,4 ,4 ,0 100,0 99,6 1 654 Riche ,0 ,1 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 79,8 19,1 ,9 ,0 ,0 100,0 99,8 1 536 Indice de bien-être Plus riche ,6 ,5 ,5 ,1 ,1 ,8 27,9 56,5 11,9 ,3 ,5 ,2 100,0 97,5 1 496 Total ,1 ,1 ,1 ,0 ,0 ,2 5,1 81,8 12,1 ,3 ,2 ,1 100,0 99,4 8 200 * Indicateur MICS 24 ; Indicateur OMD 29 L'utilisation de combustible solide a des effets variables sur la pollution intérieure. En effet, la concentration des polluants produite par un même combustible diffère selon le type de foyer utilisé. L'utilisation de fourneaux fermés avec des cheminées réduit la pollution intérieure, tandis qu'un fourneau ouvert ou un feu ouvert sans cheminée ni hotte, entraîne l’absence de protection contre les effets nocifs des combustibles solides. 55 Tableau CH.9: Utilisation de combustible solide par type de foyer Pourcentage de ménages utilisant des combustibles solides pour la cuisine par type de foyer, Burundi, 2005. Pourcentage de ménages utilisant des combustibles solides pour la cuisine: Foyer fermé avec cheminée Foyer ouvert ou feu avec cheminée ou couvercle Foyer ouvert ou feu sans cheminée ou couvercle Autre foyer Foyer ND Total Nombre de ménages utilisant des combustibles solides pour la cuisine Nord ,2 2,8 95,7 ,1 1,2 100,0 2 762 Sud ,1 1,1 96,5 ,0 2,3 100,0 1 250 Est ,0 ,7 99,2 ,0 ,2 100,0 608 Ouest ,1 ,3 84,5 ,0 15,1 100,0 1 727 Région Centre ,0 1,0 97,5 ,0 1,5 100,0 1 803 Urbain ,0 ,1 29,1 ,3 70,6 100,0 390 Milieu Rural ,1 1,5 97,4 ,0 1,0 100,0 7 759 Sans ,2 2,2 95,8 ,0 1,8 100,0 2 263 Primaire ,1 1,2 94,0 ,0 4,7 100,0 2 885 Secondaire+ ,0 ,1 55,2 ,0 44,7 100,0 356 Informel ,1 1,2 98,0 ,0 ,6 100,0 2 643 Niveau d'éducation du chef de ménage ND ,0 ,0 41,1 ,0 58,9 100,0 2 Très pauvre ,1 1,6 98,2 ,0 ,1 100,0 1 787 Pauvre ,3 1,5 98,0 ,0 ,2 100,0 1 722 Moyen ,0 1,6 98,0 ,0 ,4 100,0 1 648 Riche ,0 1,1 98,8 ,0 ,1 100,0 1 534 Indice de bien- être Plus riche ,1 1,3 75,2 ,1 23,2 100,0 1 458 Total ,1 1,4 94,1 ,0 4,3 100,0 8 149 Les ménages protégés contre les effets nocifs de la fumée des combustibles utilisés pour la cuisine sont très peu nombreux, puisque plus de 94% utilise un foyer sans cheminée ou couvercle (94,1%). 6.6. Paludisme Le paludisme est une des principales causes de décès chez les enfants âgés de moins de cinq ans au Burundi. Il contribue également à l'anémie chez les enfants tout en étant responsable d'un fort absentéisme scolaire. Des mesures de prévention, particulièrement l'utilisation de moustiquaires imprégnées, peut réduire de manière appréciable les taux de mortalité due au paludisme chez les enfants. Dans les régions où le paludisme est endémique, les recommandations internationales suggèrent de traiter toute fièvre de l'enfant comme s'il s'agissait du paludisme et de donner immédiatement à l'enfant un traitement complet de comprimés antipaludéens recommandés. Les enfants présentant des symptômes de paludisme sévère, tels que la fièvre ou les convulsions, doivent être emmenés dans un établissement de santé. De même, les enfants convalescents du paludisme doivent recevoir des fluides et des aliments supplémentaires et, pour les plus jeunes d'entre eux, continuer d'être allaités. Le questionnaire comprend des questions sur la disponibilité et l'utilisation des moustiquaires tant par les ménages que par les enfants de moins de cinq ans, ainsi que sur le traitement antipaludéen et la prophylaxie intermittente pour le paludisme. Les résultats de l'enquête (tableau CH.10) indiquent que 13,2% seulement des ménages possèdent au moins une moustiquaire. 56 Tableau CH.10: Disponibilité de moustiquaires imprégnées Pourcentage de ménages ayant au moins une moustiquaire imprégnée (ITN), Burundi, 2005. Pourcentage de ménages ayant au moins une moustiquaire Pourcentage de ménages ayant au moins une moustiquaire imprégnée (ITN)* Nombre de ménages Nord 9,1 5,0 2 778 Sud 13,1 7,4 1 258 Est 15,8 9,8 608 Ouest 19,8 12,8 1 745 Région Centre 12,2 6,5 1 811 Urbain 48,5 33,8 404 Milieu Rural 11,3 6,4 7 796 Sans 7,7 4,5 2 279 Primaire 16,6 9,5 2 906 Secondaire 46,5 34,2 365 Programme Informel 9,4 4,9 2 647 Niveau d'éducation du chef de ménage Manquant/ Ne sait pas 40,5 40,5 2 Très pauvre 6,9 3,6 1 787 Pauvres 8,2 4,5 1 727 Moyen 10,9 5,7 1 654 Riches 13,7 7,3 1 536 Indice de bien-être Plus riches 28,3 19,0 1 496 Total 13,2 7,7 8 200 * Indicateur MICS 36 A travers les données du tableau CH11, les résultats de l'enquête indiquent que seulement 13,3% des enfants âgés de moins de cinq ans ont dormi sous une moustiquaire la nuit précédant l'enquête et que 8,3% ont dormi sous une moustiquaire imprégnée. Il n'y a pas de disparités significatives entre les filles et les garçons pour l'utilisation de moustiquaires imprégnées chez les enfants de moins de cinq ans. Tableau CH.11: Enfants dormant dans un lit avec moustiquaire Pourcentage d'enfants de 0-59 mois ayant dormi dans une moustiquaire traitée la nuit précédente, Burundi, 2005. Ont dormi sous une moustiquaire * Ont dormi sous une moustiquaire traitée** Ont dormi sous une moustiquaire non traitée Ont dormi sous une moustiquaire mais on ne sait pas s'elle est traitée On ne sait pas s'ils ont dormi sous une moustiquaire N'ont pas dormi sous une moustiquaire Nombre d'enfants de 0- 59 mois Masculin 13,0 8,2 1,0 3,7 ,5 86,5 3 370 Sexe Féminin 13,7 8,5 1,2 4,1 ,4 85,9 3 524 Nord 9,4 5,3 ,5 3,7 ,4 90,1 2 378 Sud 13,9 7,8 1,9 4,3 1,6 84,4 1 046 Est 18,0 12,0 ,0 6,1 ,1 81,8 517 Ouest 17,5 12,7 1,8 3,0 ,1 82,4 1 500 Région Centre 13,3 8,0 1,1 4,2 ,1 86,6 1 453 Urbain 51,0 39,6 3,7 7,7 ,4 48,7 319 Milieu Rural 11,5 6,8 1,0 3,7 ,5 88,0 6 575 0-11 mois 16,7 10,9 1,1 4,7 ,3 83,0 1 434 12-23 mois 14,4 8,6 1,0 4,8 ,4 85,2 1 453 24-35 mois 14,3 8,9 1,1 4,3 ,2 85,5 1 239 36-47 mois 10,5 6,4 1,5 2,6 ,6 89,0 1 573 Age 48-59 mois 10,7 6,8 ,6 3,3 ,9 88,3 1 195 Très pauvre 7,7 4,6 ,4 2,7 ,8 91,4 1 364 Pauvres 9,1 5,3 ,7 3,1 ,4 90,5 1 463 Moyen 10,9 5,8 ,7 4,3 ,1 89,0 1 385 Riches 13,0 7,6 1,1 4,3 ,3 86,7 1 365 Indice du bien-être Plus riches 26,8 19,1 2,6 5,1 ,6 72,6 1 317 Total 13,3 8,3 1,1 3,9 ,4 86,2 6 894 * Indicateur MICS 38 ** Indicateur MICS 37; Indicateur OMD 22 57 Des questions sur la prévalence et le traitement de la fièvre ont été posées pour tous les enfants âgés de moins de cinq ans. Le tableau CH.12 dresse la situation suivante : - Un peu moins d'un enfant sur trois (30,5%) a été malade avec de la fièvre au cours des deux semaines qui ont précédé l'enquête ; - La prévalence de la fièvre baisse avec l'âge et atteint sa pointe chez les enfants âgés de 12 à 23 mois (36,1%). La prévalence de la fièvre est moins importante chez les enfants dont les mères ont un niveau d'instruction supérieur que chez ceux dont les mères ont un niveau plus bas ; - Cependant, les données révèlent paradoxalement que les enfants de mère de niveau secondaire sont plus atteints de fièvre que ceux de mère de niveau primaire. Les différences régionales de la prévalence de la fièvre sont assez significatives, car l’écart se situe entre 36,6% (au Nord) et 22,6% (au Sud) entre les cinq régions. Il a été demandé aux mères de mentionner tous les médicaments administrés à l'enfant pour traiter la fièvre, tant les médicaments donnés à domicile que ceux donnés ou prescrits dans un établissement de santé (voir même tableau CH.12). 58 Tableau CH.12: Traitement des enfants avec des médicaments anti-paludéens Pourcentage d'enfants de 0-59 mois qui ont été malades avec une fièvre dans les 2 dernières semaines et qui ont reçu un traitement anti paludéen, Burundi, 2005. Enfants ayant eu une fièvre dans les 2 dernières semaines et qui ont été traités avec: Antipaludéen: Autres médicaments: Ont eu une fièvre dans les 2 dernières semaines Nombre d'enfants de 0-59 mois SP/ Fansidar Chloroquine Quinine Combinaison d'artemisine Autres anti- paludéens Tout anti- paludéen approprié Paracétamol/ Panadol / Acetaminophen Aspirine Ibuprofen Autre Ne sais pas Tout traitement anti- paludéen approprié dans les 24 heures sur la base des symptômes* Nombre d'enfants avec de la fièvre pendant les deux dernières semaines Masculin 31,9 3 370 2,0 3,2 22,8 3,5 ,5 32,8 21,5 4,4 1,2 9,2 11,8 21,2 1 075 Sexe Féminin 29,1 3 524 1,5 3,8 18,0 2,8 ,5 27,0 19,7 3,1 1,1 8,6 12,0 16,9 1 025 Nord 36,6 2 378 1,1 2,9 15,4 1,8 ,6 22,1 19,4 2,4 ,9 10,6 12,4 14,1 871 Sud 22,6 1 046 2,6 6,7 19,8 4,2 1,7 32,5 13,8 3,3 ,3 7,2 17,3 20,5 236 Est 28,2 517 4,2 5,5 18,6 5,0 ,0 40,4 10,2 1,8 ,7 7,8 9,9 22,1 146 Ouest 26,7 1 500 2,4 4,3 25,3 2,2 ,1 34,6 26,6 3,6 2,0 11,1 8,8 24,4 401 Région Centre 30,7 1 453 1,3 1,4 27,2 5,6 ,2 36,4 24,5 7,6 1,6 4,8 11,4 22,4 446 Urbain 16,6 319 1,3 3,6 19,6 3,0 ,0 28,0 40,9 2,5 6,6 15,7 4,4 21,5 53 Milieu Rural 31,1 6 575 1,8 3,4 20,5 3,2 ,5 30,0 20,1 3,8 1,0 8,7 12,1 19,0 2 047 0-11 mois 29,9 1 434 1,6 3,3 15,5 2,5 ,5 24,5 21,7 2,3 2,2 11,4 11,6 14,1 428 12-23 mois 36,1 1 453 2,0 3,6 21,2 1,8 1,3 30,5 20,0 4,4 1,0 9,3 9,4 20,9 524 24-35 mois 31,8 1 239 2,2 3,1 20,5 3,4 ,2 29,3 20,7 3,3 1,0 8,6 17,4 20,6 394 36-47 mois 29,2 1 573 1,8 2,9 20,6 5,6 ,4 31,9 21,3 4,2 1,1 7,6 11,2 16,8 460 Age 48-59 mois 24,5 1 195 1,0 4,8 26,1 2,3 ,0 34,9 18,8 4,8 ,3 7,2 10,5 24,6 293 Sans 26,5 1 771 2,6 4,7 18,4 2,0 ,6 28,2 17,3 3,1 ,4 10,1 12,1 17,7 469 Primaire 30,3 2 310 1,0 4,2 23,1 3,2 ,3 32,3 23,5 4,1 1,6 9,3 13,0 19,7 700 Secondaire 15,5 223 1,6 2,7 18,3 5,9 ,0 28,5 34,5 3,2 5,1 26,0 8,3 25,2 35 Niveau d'éducation de la mère Programme Informel 34,6 2 590 1,9 2,2 19,6 3,6 ,7 29,1 19,5 3,8 1,0 7,3 11,0 19,1 897 Très pauvre 33,9 1 364 1,4 2,7 21,3 2,6 ,5 30,1 15,2 2,7 ,0 8,0 11,2 14,7 462 Pauvre 31,2 1 463 2,3 2,2 22,7 1,9 ,3 30,4 22,4 2,4 2,3 8,0 11,2 17,9 456 Moyen 32,6 1 385 1,6 3,6 20,1 3,3 ,8 29,1 18,7 3,5 ,6 8,4 10,1 21,8 451 Riche 30,1 1 365 2,1 3,0 19,9 4,8 ,0 30,6 24,2 8,1 1,2 7,1 11,9 21,7 410 Indice de bien- être Plus riche 24,3 1 317 1,3 6,6 17,3 3,4 1,1 29,4 23,7 2,3 2,0 14,6 16,3 19,9 320 Total 30,5 6 894 1,8 1,9 20,5 3,1 ,5 30,0 20,6 3,8 1,2 8,9 11,9 19,1 2 100 Indicateur MICS 39; Indicateur OMD 22 59 En tout, seulement 30% des enfants fébriles au cours des deux dernières semaines ont été traités avec un antipaludéen "approprié" et 19,1% ont reçu des antipaludéens dans les 24 heures qui ont suivi l'apparition des symptômes. Les antipaludéens "appropriés" sont la chloroquine, le (SP/Fansidar), l'association de médicaments à base d'artémisine, etc. Au Burundi, 1,9% d’enfants fébriles ont reçu de la chloroquine et 1,8% du SP. Seulement 3,1% ont reçu la thérapie associée à base d'artémisine. Un pourcentage important d’enfants (34,5%) recourt à des médicaments autres que les antipaludéens, y compris des antipyrétiques comme le paracétamol, l'aspirine ou l'ibuprofène. Il n’existe pas de différences significatives dans le recours aux antipaludéens appropriés entre les régions, à l’exception de la région Nord. Les enfants en zone urbaine ont plus de chances d'être traités de manière appropriée que les enfants en zone rurale, tout comme le sont les enfants dont les mères ont un niveau d'instruction secondaire ou supérieur. Mais paradoxalement selon le sexe, il y a un écart significatif en faveur des garçons en ce qui concerne l'administration d'antipaludéens appropriés. Les femmes enceintes vivant dans des zones où la prévalence du paludisme est élevée, ont quatre fois plus de chances que les autres adultes de contracter cette maladie et deux fois plus de chances d'en mourir. En cas d'infection, les femmes enceintes risquent l'anémie, l'accouchement prématuré et la naissance d’un enfant mort-né. Leurs bébés risquent de présenter un faible poids à la naissance, ce qui compromet leurs chances de survie au bout de leur première année. Pour cette raison, des mesures sont prises pour protéger les femmes enceintes en leur distribuant des moustiquaires traitées à l'insecticide et en leur faisant prendre des médicaments lors des consultations prénatales pour prévenir l'infection au paludisme (traitement préventif intermittent, TPI). Dans le cadre de la MICS au Burundi, il a été demandé aux femmes de mentionner les médicaments qu'elles avaient reçus durant leur dernière grossesse et au cours des deux années qui ont précédé l'enquête. Les femmes sont considérées comme ayant reçu une thérapie préventive intermittente si elles ont reçu au moins 2 doses de SP/Fansidar durant la grossesse. Le traitement préventif intermittent du paludisme chez les femmes enceintes ayant accouché au cours des deux années précédant l'enquête, est présenté dans le Tableau CH.13. Tableau CH.13: Traitement préventif du paludisme par intermittence Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance au cours de deux années précédant l'enquête et qui ont par intermittence, un traitement préventif (IPT) du paludisme durant leur grossesse, Burundi, 2005. Pourcentage de femmes en grossesse qui ont pris : Un médicament contre le paludisme durant leur grossesse SP/ Fansidar Amodiaquine Quinine Nombre de femmes de 15-49 ans qui a eu une naissance au cours de deux années précédant l'enquête Nord 23,1 3,2 1,5 10,5 1 052 Sud 16,5 6,7 1,3 5,8 449 Est 20,3 2,7 1,4 13,3 210 Ouest 18,9 1,4 ,8 7,8 657 Région Centre 15,3 1,7 1,3 7,7 618 Urbain 18,6 1,8 1,6 4,9 131 Milieu Rural 19,4 3,0 1,2 9,0 2 855 Sans 17,8 2,5 ,6 8,3 897 Primaire 21,4 4,3 1,6 9,2 1 069 Secondaire+ 17,7 ,3 2,9 6,1 93 Niveau d’éducation de la femme Informel 18,7 2,2 1,3 9,1 928 Très pauvre 19,7 3,1 1,8 8,3 602 Pauvre 20,2 2,6 1,1 9,3 658 Moyen 19,8 2,4 1,8 9,4 597 Riches 18,1 4,4 ,1 8,4 577 Indice de bien- être Plus riches 18,9 2,4 1,4 8,4 552 Total 19,4 3,0 1,3 8,8 2 986 * Indicateur MICS 40 60 De ce tableau, il ressort que 19,4% des femmes qui ont eu une naissance au cours de deux années précédant l’enquête ont eu un antipaludéen durant leur grossesse. 6.7. Sources et Coûts de l'approvisionnement Dans la MICS du Burundi, des questions ont été incluses pour recueillir des informations sur les sources et les coûts de quatre types d'approvisionnement en: antipaludéens, antibiotiques moustiquaires imprégnées et sels de réhydratation orale. Les résultats repris dans les paragraphes qui suivent portent sur les deux premiers types d’approvisionnement. Ces informations sont très importantes car elles permettent un suivi-évaluation : i) de l’impact des programmes ; ii) du niveau de couverture des groupes cibles. Elles permettent également : iii) des items mis a disposition dans le cadre des programmes ; iv) de l’efficience des programmes. Les sources et les coûts de l'approvisionnement en antipaludéens pour les enfants âgés de moins de cinq ans sont présentés dans le Tableau CH.15. Tableau CH.15: Source et coût d'approvisionnement des anti-paludéens Distribution en pourcentage des enfants de 0-59 mois ayant eu une fièvre et pris des anti-paludéens dans les 2 semaines précédant l'enquête par source, pourcentage d'enfants qui ont obtenu les anti-paludéens gratuitement et coût médian des anti-paludéens, Burundi, 2005. Source des anti-paludéens Pourcentage l'ayant eu gratuitement Coût médian pour ceux qui ne l'ont pas eu gratuitement Public* Privé Autre Total Nombre d'enfants ayant eu une fièvre au cours des 2 dernières semaines et qui ont été traités avec des anti- paludéens Public Privé Public** Privé** Masculin 59,4 19,8 20,7 100,0 352 7,0 7,5 754,4 700,0 Sexe Féminin 65,2 20,1 14,7 100,0 277 2,6 5,1 565,3 722,4 Nord 70,9 21,7 7,4 100,0 192 5,2 12,5 800,0 600,0 Sud 58,6 13,7 27,7 100,0 77 ,0 ,0 800,0 696,2 Est 53,6 1,3 45,1 100,0 59 ,0 ,0 383,7 700,0 Ouest 58,3 29,6 12,1 100,0 139 13,1 2,0 834,9 1 509,4 Région Centre 59,2 19,3 21,5 100,0 162 1,6 6,5 500,0 500,0 Urbain 40,1 48,5 11,4 100,0 15 15,6 ,0 1420,5 1 415,0 Milieu Rural 62,5 19,3 18,2 100,0 614 4,8 6,8 700,0 700,0 Sans 64,5 13,9 21,6 100,0 132 11,2 27,2 700,0 843,0 Primaire 60,3 21,2 18,5 100,0 226 2,1 2,8 847,0 967,5 Secondaire+ 52,7 37,3 10,0 100,0 10 ,0 ,0 4017,1 680,7 Niveau d'éducation de la mère Informel 62,5 21,3 16,1 100,0 261 4,2 3,1 507,0 638,2 Très pauvre 65,0 12,7 22,3 100,0 139 3,2 6,3 523,1 653,4 Pauvres 58,0 17,6 24,3 100,0 139 10,2 3,8 500,0 377,4 Moyen 61,4 18,4 20,2 100,0 131 3,6 ,0 500,0 505,4 Riches 69,2 22,6 8,2 100,0 126 1,6 4,8 1000,0 1 462,4 Indice de bien- être Plus riches 54,4 32,9 12,7 100,0 94 7,6 15,2 1000,0 1 579,7 Total 62,0 20,0 18,1 100,0 629 5,0 6,4 700,0 700,0 * Indicateur MICS 96 ** Indicateur MICS 97 Avec les données de ce tableau, il apparaît que 62% des approvisionnements en antipaludéens se font dans les formations sanitaires publiques, les formations sanitaires privées étant seulement fréquentées à hauteur de 20%. L’accessibilité, de par la proximité et des coûts en milieu rural pour les formations publiques, semble être la raison essentielle de ce taux élevé des approvisionnements. 61 En effet, pour tous ceux qui les obtiennent par achat, le coût moyen est le même aussi bien dans les formations publiques que privées (700 FBU). Parmi les approvisionnements à partir des formations publiques et privées, 11,4% les obtient gratuitement dont 6,4% dans les formations privées. Les sources et coûts de l'approvisionnement en antibiotiques pour le traitement de la pneumonie chez les enfants de moins de cinq ans sont présentés dans le Tableau CH.16. Tableau CH.16: Source et coût d'approvisionnement des antibiotiques Effectif des enfants de 0-59 mois ayant eu une maladie respiratoire durant les 2 semaines précédent l’enquête, les sources et les coûts moyens des antibiotiques utilisés dans leur traitement, Burundi, 2005. Source des antibiotiques Pourcentage l'ayant eu gratuitement Coût médian pour ceux qui ne l'ont pas eu gratuitement Public* Privé Autre Total Nombre d'enfants ayant eu une maladie respiratoire durant les 2 semaines et qui ont reçu des antibiotiques Public Privé Public** Privé** Masculin 66,6 21,2 12,2 100,0 158 4,0 3,7 700,0 800,0 Sexe Féminin 77,0 18,9 4,1 100,0 176 4,5 2,0 600,0 500,0 Nord 76,0 19,7 4,3 100,0 146 3,0 2,3 700,0 500,0 Sud 80,3 14,0 5,7 100,0 78 5,3 ,0 794,3 1 642,3 Est 100,0 ,0 ,0 100,0 3 ,0 . 577,8 . Ouest 56,6 27,0 16,3 100,0 45 1,3 ,0 819,4 1 316,8 Région Centre 61,9 24,3 13,8 100,0 62 8,6 8,3 466,7 600,0 Urbain 53,3 46,7 ,0 100,0 9 6,8 ,0 1545,2 1 253,4 Milieu Rural 72,5 19,3 8,2 100,0 325 4,2 3,1 700,0 600,0 Sans 82,5 8,1 9,4 100,0 74 2,8 11,2 600,0 829,8 Primaire 67,1 30,2 2,7 100,0 115 2,9 ,0 7000 500,0 Secondaire+ 59,7 40,3 ,0 100,0 9 ,0 ,0 605,9 707,0 Niveau d'éducation de la mère Informel 71,3 16,5 12,1 100,0 136 6,5 5,6 700,0 600,0 Très pauvre 76,7 13,7 9,6 100,0 70 9,8 13,1 600,0 556,0 Pauvre 77,3 17,9 4,8 100,0 73 ,0 ,0 510,2 416,8 Moyen 70,5 18,0 11,5 100,0 67 2,7 ,0 800,0 500,0 Riche 67,4 23,2 9,4 100,0 54 ,0 5,4 522,3 500,0 Indice de bien-être Plus riche 66,9 28,0 5,1 100,0 70 8,1 ,0 700,0 981,6 Total 72.0 20,0 8,0 100,0 100,0 4,3 2,9 700,0 600,0 * Indicateur MICS 96 ** Indicateur MICS 97 Il apparaît que 72% des approvisionnements en antibiotiques pour le traitement de la pneumonie se font dans les formations sanitaires publiques, les formations sanitaires privées étant fréquentées par 20% seulement. En milieu rural, la proximité pour les formations publiques, semble être la raison essentielle de ce taux élevé des approvisionnements. En effet, pour tous ceux qui les obtiennent par achat, le coût moyen dans les formations publiques (700Fbu) dépasse de 100Fbu celui qui est pratiqué dans les formations privées (600Fbu). Parmi les approvisionnements à partir des formations publiques et privées, 7,2% les obtient gratuitement dont 4,3% dans les formations publiques. 62 VII. ENVIRONNEMENT 7.1. Eau et assainissement L’eau potable est une nécessité de base pour une bonne santé. Une eau non potable peut être un vecteur important de maladies telles que le trachome, le choléra, la fièvre typhoïde et la schistosomiase. L’eau de boisson peut également être contaminée par des produits chimiques, des matières physiques et radiologiques qui ont des effets néfastes sur la santé humaine. En plus de son association aux maladies, l’accès à l’eau potable peut être particulièrement important pour les femmes et les enfants, spécialement dans les zones rurales où le transport de l’eau, souvent sur de longues distances, leur incombe principalement. Dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, les objectifs sont : - réduire de moitié, entre 1990 et 2015, les proportions des personnes qui n’ont pas un accès durable à une eau de boisson potable et à une hygiène de base (OMD). - réduire d’au moins d’un tiers de la proportion des ménages qui n’ont pas accès à des installations sanitaires hygiéniques et à une eau potable salubre à un coût abordable (Monde Digne des Enfants). La liste des indicateurs utilisés dans la MICS est la suivante : Pour l’eau : • Utilisation de sources d’approvisionnement en eau potable améliorées ; • Utilisation d’une méthode adéquate du traitement de l’eau ; • Temps pour l’approvisionnement en eau potable ; • Personne recueillant l’eau potable. Pour l’assainissement : • Utilisation d’installations sanitaires améliorées ; • Elimination hygiénique des excréments des enfants. La distribution de la population par source d’approvisionnement en eau potable est présentée dans le Tableau EN.1 et sur la figure EN.1. La population utilisant des sources d’approvisionnement en eau potable améliorées est celle utilisant l’un des types d’approvisionnement en eau suivants: l’eau courante (dans les habitations, les cours ou les parcelles), les fontaines publiques/bornes fontaines, puits tubes/forages, les puits protégés, l’eau de source protégée, l’eau de pluie recueillie et traitée. L’eau embouteillée est considérée comme une source d’approvisionnement en eau améliorée seulement si le ménage utilise une source d’approvisionnement en eau améliorée pour d’autres besoins, comme la lessive et la cuisine. 63 Tableau EN.1: Utilisation de sources améliorées d'eau potable Répartition en pourcentage de la population des ménages selon la source d'approvisionnement en eau de boisson et pourcentage de la population des ménages utilisant une source améliorée d'approvisionnement en eau potable, Burundi, 2005. Principales sources d’eau de boisson Sources améliorées : Sources non améliorées Total Source d'approvisio nnement en eau de boisson améliorée* Nombre de membres du ménage Eau de robinet dans le logement Dans la cour/parc elle Robinet public/born e fontaine Puits protégé Source protégée Eau de pluie Eau en bouteille Puits non protégé Source non protégée Camion citerne Eau de surface Eau en bouteille Autre Manquant Nord ,3 1,5 3,6 1,1 62,2 ,0 ,0 1,9 17,6 ,0 11,6 ,0 ,1 ,1 100.0 68,7 13374 Sud 1,4 2,8 11,2 1,8 40,8 ,0 ,0 4,9 9,5 ,0 27,2 ,0 ,4 ,0 100.0 57,9 6559 Est ,0 ,0 3,1 1,0 44,4 ,0 ,0 1,0 9,4 ,1 39,1 ,0 2,1 ,0 100.0 48,4 2867 Ouest 4,0 7,6 17,6 ,7 30,5 ,0 ,0 2,1 12,6 ,0 21,5 ,0 3,3 ,0 100.0 60,4 8891 Région Centre ,4 ,4 7,2 ,1 63,1 ,0 ,0 ,1 21,0 ,0 7,5 ,0 ,0 ,1 100.0 71,3 8941 Urbain 17,9 27,6 24,1 ,1 10,1 ,0 ,0 ,0 3,4 ,1 9,0 ,0 7,7 ,0 100.0 79,7 2138 Milieu Rural ,4 1,3 7,8 ,9 53,0 ,0 ,0 2,1 16,0 ,0 17,8 ,0 ,6 ,1 100.0 63,4 38495 Sans ,2 1,4 7,5 1,3 47,5 ,0 ,0 2,7 14,5 ,0 24,0 ,0 ,9 ,1 100.0 57,9 11027 Primaire ,3 3,6 10,8 1,0 50,6 ,0 ,0 1,8 13,7 ,0 16,7 ,0 1,4 ,1 100.0 66,3 14305 Secondaire+ 21,7 17,2 17,9 ,4 27,1 ,0 ,0 ,6 6,5 ,0 6,1 ,0 2,4 ,0 100.0 84,4 2030 Informel ,1 ,6 5,8 ,5 57,3 ,0 ,0 1,9 19,2 ,0 14,3 ,0 ,4 ,0 100.0 64,2 13257 Niveau d'éducation du chef de ménage Manquant/NSP ,0 39,6 40,1 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 20,4 ,0 ,0 ,0 100.0 79,6 13 Très pauvre ,0 ,0 ,9 1,2 62,9 ,0 ,0 2,0 12,2 ,0 20,8 ,0 ,0 ,0 100.0 65,0 8128 Pauvres ,0 ,0 3,4 ,7 56,7 ,0 ,0 1,9 17,1 ,0 19,8 ,0 ,3 ,0 100.0 60,9 8124 Moyen ,0 ,0 5,7 1,0 51,5 ,0 ,0 2,0 20,4 ,0 18,4 ,0 1,0 ,1 100.0 58,2 8132 Riche ,0 ,3 11,4 ,5 49,6 ,0 ,0 2,2 18,1 ,0 16,7 ,0 1,3 ,0 100.0 61,8 8124 Indice de bien-être Plus riche 6,4 13,3 21,8 1,1 33,0 ,0 ,0 1,9 8,9 ,0 11,1 ,0 2,2 ,1 100.0 75,6 8125 Total 1,3 2,7 8,6 .9 50,7 ,0 ,0 2,0 15,4 ,0 17,3 ,0 1,0 ,1 100.0 64.3 40633 * MICS indicator 11; MDG indicator 30 64 Figure EN.1 : Répartition en % des ménages selon la source principale d’eau potable et répartition en pourcentage de membres de la maison qui utilisent des sources de l’eau potable améliorées En tout, 64,3% de la population utilisent une source d’approvisionnement améliorée pour l’eau de boisson (79,7% dans les zones urbaines et 63,4% dans les zones rurales). On constate donc qu’une proportion très importante n’accède pas à l’eau potable. Parmi les sources d’approvisionnement adéquates, la source protégée arrive en premier lieu avec 50,7%. La borne fontaine arrive en seconde position avec 8,6%. La situation selon la région montre que l’Est reste la région la moins desservie par rapport aux autres régions car, seulement 48,4% de la population de cette région est desservie. La région Sud suit avec seulement 57,9% de la population qui accède à l’eau potable. S’agissant du traitement de l’eau à domicile, le Tableau EN.2.présente la situation. En effet, il a été demandé aux ménages de quelle manière ils peuvent traiter l’eau à domicile pour la rendre propre à la consommation, comme « la faire bouillir, y ajouter de l’eau de Javel ou du chlore, utiliser un filtre à eau ou utiliser la désinfection solaire », considérés comme des moyens de traitement adéquats de l’eau de boisson. Ce tableau présente les pourcentages des membres des ménages utilisant des méthodes appropriées de traitement de l’eau, séparément pour tous les ménages, pour les ménages utilisant des sources améliorées et non améliorées d’approvisionnement en eau potable. Puits/Source protégés 51% Eau de surface 17% Puits/Source non protegés 15% Robinet public/borne fontaine 9% Eau de robinet dans le logement 1% Autre source inadéquate 4% Robinet dans la cour/parcelle 3% 65 Tableau EN.2: Traitement domestique de l'eau Répartition en pourcentage de la population des ménages selon la méthode de traitement de l'eau de boisson utilisée dans le ménage, et pourcentage de la population des ménages utilisent une méthode appropriée de traitement de l'eau, Burundi, 2005. Méthode de traitement de l'eau utilisée dans le ménage Toutes sources d'approvisionnement en eau Sources améliorées d'approvisionnement en eau Unimproved drinking water sources Aucune bouillir Ajouter de l'eau de javel/chlore La filtrer à travers un linge Utiliser un filtre Désinfectio n solaire Laisser reposer Autre Ne sait pas Méthode appropriée de traitement de l'eau* Nbre de ménag es Méthode appropriée de traitement de l'eau Nombre de ménage s Méthode appropriée de traitement de l'eau Nbre de ménag es Nord 97,2 1,9 ,0 ,1 ,0 ,0 1,0 ,1 ,0 1,9 13 374 2,1 9 182 1.6 4192 Sud 90,9 3,5 ,0 ,1 ,3 ,0 5,7 ,1 ,1 3,6 6 559 2,4 3 800 5.3 2760 Est 98,9 0,5 ,0 ,0 ,0 ,0 ,6 ,0 ,0 ,5 2 867 ,0 1 387 1.0 1480 Ouest 95,1 1,6 ,0 ,2 ,1 ,0 3,0 ,0 ,0 1,7 8 891 1,1 5 373 2.8 3518 Région Centre 96,5 1,0 ,0 ,0 ,0 ,0 2,4 ,2 ,0 1,0 8 941 ,8 6 373 1.5 2568 Urbain 94,4 3,3 ,0 ,4 ,0 ,0 1,5 ,1 ,3 3,3 2 138 3,6 1703 1.8 434 Milieu Rural 95,8 1,7 ,0 ,1 ,1 ,0 2,5 ,1 ,0 1,8 38 495 1,3 24 412 2.5 14084 Sans 96,2 1,7 ,0 ,1 ,1 ,0 2,2 ,0 ,0 1,7 11 023 1,4 6 386 2.3 4636 Primaire 95,8 1,6 ,0 ,0 ,1 ,0 2,7 ,1 ,0 1,6 14 305 1,1 9 490 2.7 4816 Secondaire+ 90,0 6,5 ,0 ,9 ,0 ,0 3,0 ,1 ,1 6,5 2 030 6,6 1 713 5.7 317 Informel 96,0 1,4 ,0 ,0 ,1 ,0 2,4 ,1 ,1 1,5 13 251 1,0 8 509 2.3 4742 Niveau d'éducation du chef de ménage NSP 100,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 13 ,0 11 .0 3 Très pauvre 97,0 ,9 ,0 ,1 ,0 ,0 2,1 ,0 ,0 ,9 8 128 ,5 5 279 1.6 2849 Pauvres 96,0 1,6 ,0 ,0 0 ,0 2,7 ,0 ,0 1,6 8 124 1,3 4 945 2.2 3180 Moyen 95,9 1,8 ,0 ,1 .2 ,0 2,2 ,1 ,0 2,0 8 132 1,9 4 729 2.2 3403 Riches 95,7 1,6 ,0 ,1 ,1 ,0 2,5 ,1 ,0 1,6 8 124 1,3 5 018 2.1 3106 Indice de bien- être Plus riches 93,8 3,0 ,0 ,2 ,2 ,0 2,8 ,2 ,2 3,1 8 125 2,3 6 144 5.5 1981 Kirundi 95,8 1,7 ,0 ,1 ,1 ,0 2,5 ,1 ,0 1,8 40 211 1,5 25816 2.4 14395 Swahili 89,1 6,3 ,0 ,0 ,0 ,0 3,3 1,2 ,0 6,3 346 2,6 238 14.4 109 Africaine 100,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 10 ,0 6 .0 3 Autre Langue 72,8 20,5 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 6,6 20,5 27 21,2 26 .0 1 Langue maternelle du chef de ménage Manquant 100,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 39 ,0 30 .0 10 Total 95,7 1,8 .0 ,1 ,1 ,0 2,5 ,1 ,0 1,9 40 633 1,5 26 115 2.5 14518 * Indicateur MICS 13. De ce tableau, les constats suivants sont dégagés : - 95,7% des ménages n’utilisent aucun moyen de traitement de l’eau à boire. - les quelques ménages qui utilisent un moyen de traitement privilégient la méthode consistant à laisser l’eau se reposer. 66 Il apparaît que peu de personnes recourent à un traitement de l’eau avant de la boire car près de 96% seulement reposent l’eau. Le temps qu’il faut pour obtenir de l’eau est présenté dans le Tableau EN.3 et la personne qui recueille habituellement l’eau dans le Tableau EN.4. Il faut noter que ces résultats se rapportent à un aller-retour de la maison à la source d’approvisionnement en eau de boisson. Les informations sur le nombre de trajets effectués en une journée n’ont pas été recueillies. Tableau EN.3: Durée par rapport à la source d'eau Répartition en pourcentage des ménages selon le temps mis pour aller à la source d'eau de boisson, prendre de l'eau et retourner à la maison; temps moyen mis pour accéder à la source d'eau, Burundi, 2005. Temps mis pour se rendre à une source d’eau de boisson L'eau à domicile moins de 15 minutes De 15 minutes à moins de 30 minutes De 30 minutes à moins d' 1 heure 1 heure ou plus Ne sais pas ND Total Durée moyenne d'accès a la source d'eau de boisson* Nombre de ménages Nord 1,5 15,2 21,5 29,8 31,4 ,6 ,0 100,0 42,6 2 778 Sud 4,1 20,2 19,6 28,7 22,4 5,2 ,0 100,0 37,3 1 258 Est ,0 23,0 22,5 30,8 23,4 ,2 ,2 100,0 36,3 608 Ouest 10,8 27,1 19,7 23,6 18,4 ,2 ,1 100,0 32,7 1 745 Région Centre ,8 21,5 25,6 33,1 17,4 1,6 ,1 100,0 30,6 1 811 Urbain 43,3 21,3 14,4 12,0 8,5 ,4 ,2 100,0 25,8 404 Milieu Rural 1,5 20,4 22,2 30,0 24,3 1,5 ,0 100,0 37,0 7 796 Sans 1,7 21,0 22,6 28,8 23,3 2,6 ,0 100,0 37,6 2 279 Primaire 3,3 21,8 20,8 29,8 23,5 ,6 ,1 100,0 35,9 2 906 Secondai re 37,8 20,0 11,8 16,6 13,2 ,5 ,1 100,0 32,6 365 Program me Informel ,8 18,6 23,6 30,4 25,3 1,4 ,0 100,0 37,1 2 647 Niveau d'éducation du chef de ménage Manquan t /NSP 18,4 61,3 ,0 ,0 20,2 ,0 ,0 100,0 16,6 2 Très pauvre ,1 19,5 24,0 31,0 24,2 1,3 ,0 100,0 36,3 1 787 Pauvre ,1 19,4 22,7 32,5 24,1 1,2 ,1 100,0 36,3 1 727 Moyen ,0 17,9 21,6 30,6 28,2 1,8 ,0 100,0 40,6 1 654 Riche ,5 22,0 22,1 29,9 23,6 1,7 ,1 100,0 35,2 1 536 Indice de bien-être Plus riche 19,1 24,1 18,0 20,6 17,1 1,1 ,0 100,0 34,0 1 496 Total 3,6 20,5 21,8 29,1 23,6 1,4 ,1 100,0 36,6 8 200 Les données du Tableau EN.3 montrent que pour seulement 3,6% des ménages, la source d’approvisionnement en eau de boisson se trouve sur place. Pour près de 30% de tous les ménages (29,1%), il faut 30 minutes à moins d’une heure pour arriver à la source d’approvisionnement en eau et apporter l’eau, tandis que 23,6 % des ménages consacrent au moins une heure à cette tâche. Sauf pour les ménages qui ont accès à l’eau sur place, le temps moyen pour se rendre à la source d’approvisionnement en eau est de 36,6 minutes. Le temps passé dans les zones rurales à s’approvisionner en eau est plus élevé que dans les zones urbaines. Le temps moyen varie d’une région à l’autre, entre 30,6 minutes au Centre et 42,6 minutes au Nord. 67 Le Tableau EN.4 montre que, dans la majorité des ménages, la personne de sexe féminin est généralement celle qui va chercher l’eau quand la source d’approvisionnement en eau de boisson ne se trouve pas sur place. Entre l’homme et la femme, les données révèlent que les hommes adultes ne vont chercher de l’eau que dans 8,8% des cas, alors que le taux atteint 64,7% chez les femmes adultes. Entre le garçon et la fille, la proportion est plus élevée chez les filles que chez les garçons de moins de 15 ans (24,2 % contre 15,2%). Tableau EN.4: La personne en charge de la corvée de l'eau Répartition en pourcentage des ménages selon la personne en charge de la corvée d'eau dans le ménage, Burundi, 2005 Personne récoltant l’eau potable Femme adulte homme adulte Fille âgée de - 15 ans Garçon âgé de -15 ans Nombre de ménages Nord 61,0 10,8 23,2 16,4 2 778 Sud 68,4 8,0 28,3 17,0 1 258 Est 80,3 11,4 23,3 18,4 608 Ouest 63,0 5,8 20,6 11,1 1 745 Région Centre 64,2 8,1 26,7 15,1 1 811 Urbain 37,7 6,2 13,5 6,7 404 Milieu Rural 66,1 8,9 24,8 15,6 7 796 Sans 62,5 9,3 27,9 18,2 2 276 Primaire 72,5 7,8 20,0 12,2 2 906 Secondaire+ 38,3 10,3 14,2 8,7 365 Informel 61,7 9,0 27,1 16,8 2 646 Niveau d'éducation du chef de ménage NSP 61,3 ,0 41,1 20,2 2 Très pauvre 67,1 9,2 24,6 17,5 1 787 Pauvre 65,3 8,9 24,5 14,6 1 727 Moyen 67,8 8,9 24.8 15,0 1 654 Riche 68,0 8,3 26,3 14,5 1 536 Indice de bien-être Plus riche 54,4 8,4 20,7 14,0 1 496 Total 64,7 8,8 24,2 15,2 8 200 L’élimination inadéquate des excréments humains et une mauvaise hygiène personnelle sont associées à une série de maladies, notamment les maladies diarrhéiques et la polio. Les installations sanitaires améliorées pour l’élimination des excréments sont : les toilettes à chasse d’eau reliées à un système d’égouts ou à des fosses septiques ou des latrines ; les fosses d’aisance améliorées ventilées, les fosses d’aisance avec dalle et les toilettes à compostage. Le tableau qui suit nous donne une idée sur le type de toilette utilisé par les ménages au Burundi. 68 Tableau EN.5: Utilisation des moyens sains d'évacuation des excréments Répartition en pourcentage de la population des ménages selon le type de toilette utilisé par le ménage, et pourcentage de la population des ménages utilisant des moyens sains d'évacuation des excréments, Burundi, 2005. Type de toilette utilisé par le ménage Installations d'assainissement améliorées Installations d'assainissement non améliorées Chasse branchée à l'égout Chasse branchée à fosse septique Latrines améliorées auto aérées (LAA) Latrines couvertes Toilettes à compostag e Latrines à fosses/trou ouvert Pas de toilettes ou brousse ou champ Autres Manquant Total Pourcentage de population utilisant des installations saines d’évacuation des excréments* Nombre de membres du ménage Nord ,3 ,3 1,1 38,5 4,1 51,3 4,1 ,1 ,1 100,0 44,3 13 374 Sud ,5 ,6 ,5 12,2 ,1 82,4 3,1 ,3 ,2 100,0 14.0 6 559 Est ,0 ,0 ,7 18,8 1,3 74,6 4,6 ,0 ,0 100,0 20,8 2 867 Ouest 2,7 4,0 2,4 26,9 ,6 60,4 3,0 ,0 ,0 100,0 36,6 8 891 Région Centre 1 ,4 ,6 20,8 2,5 74,5 1,0 ,1 ,0 100,0 24,4 8 941 Urbain 11,7 18,1 5,4 12,1 ,3 51,5 ,8 ,0 ,1 100,0 47,6 2 138 Milieu Rural ,2 ,2 ,9 27,2 2,2 65,8 3,2 ,1 ,1 100,0 30,8 38 495 Sans ,1 ,3 1,0 27,1 1,2 64,7 5,4 ,0 ,2 100,0 29,7 11 023 Primaire ,2 ,9 1,5 28,1 2,1 65,7 1,4 ,0 ,0 100,0 32,8 14 305 Secondaire+ 13,5 14,9 4,3 15,2 ,4 51,3 ,0 ,4 ,1 100,0 48,2 2 030 Informel ,1 ,0 ,4 25,9 3,2 66,8 3,3 ,3 ,0 100,0 29,6 13 251 Niveau d'éducation du chef de ménage NSP ,0 16,7 ,0 39,6 ,0 43,7 ,0 ,0 ,0 100,0 56,3 13 Très pauvre ,0 ,0 ,0 27,1 2,7 64,3 5,8 ,0 ,0 100,0 29,8 8 128 Pauvres ,0 ,0 ,0 29,2 2,3 65,5 2,8 ,0 ,0 100,0 31,6 8 124 Moyen ,0 ,0 ,1 31,6 2,7 62,2 3,2 ,0 ,1 100,0 34,4 8 132 Riches ,0 ,0 ,5 24,7 2,2 70,1 2,2 ,2 ,1 100,0 27,4 8 124 Indice du bien-être Plus riches 3,9 5,8 5,0 19,6 ,8 63,1 1,2 ,4 ,2 100,0 35,1 8 125 Kirundi ,7 1,1 1,1 26,5 2,1 65,2 3,0 ,1 ,1 100,0 31,6 40 211 Swahili 3,2 9,3 7,1 15,8 ,9 58,9 4,8 ,0 ,0 100,0 36,3 346 Africaine ,0 24,6 16,0 10,3 ,0 14,0 35,0 ,0 ,0 100,0 51,0 10 Autre Langue 35,3 27,3 ,0 17,5 ,0 19,9 ,0 ,0 ,0 100,0 80,1 27 Langue maternelle du chef de ménage Manquant ,0 ,0 ,0 55,0 20,5 22,1 ,0 ,0 2,4 100,0 75,5 39 Total ,8 1,2 1,1 26,5 2,1 65,1 3,0 ,1 ,1 100,0 31,7 40 633 * MICS Indicator 12; MDG Indicator 31 L’utilisation d’installations sanitaires améliorées contribue fortement à une bonne santé. Elle varie considérablement entre les zones urbaines et les zones rurales. Les données du tableau montrent que seulement 31,7% de la population du Burundi vivent dans des ménages disposant d’installations sanitaires améliorées. Le dispositif sanitaire adéquat le plus utilisé est la latrine couverte qui se retrouve dans 26,5% des ménages. Le milieu urbain est avantagé par rapport aux zones rurales avec respectivement 47,6% et 30,8%. Il apparaît également que la population rurale dispose principalement de latrines couvertes, alors que les installations sanitaires les plus répandues en zone urbaine sont les toilettes à chasse d’eau reliées à un système d’égouts ou à une fosse septique. L’élimination sûre des excréments d’un enfant est l’élimination ou le rinçage des dernières selles d’un enfant dans des toilettes ou des latrines. L’élimination des excréments des enfants âgés de 0 à 2 ans est présentée dans le Tableau EN.6. 69 Tableau EN.6: Evacuation du traitement des enfants Répartition en pourcentage des enfants âgés de 0-2 ans selon le lieu où leurs excréments sont évacués et pourcentage des enfants âgés de 0-2 ans dont les excréments sont évacués de façon saine, Burundi, 2005 Que font les ménages pour se débarrasser des excréments des enfants de 0-2ans : L’enfant a utilisé les toilettes/ latrines Jeter dans les toilett es/lat rines Jeter dans les égouts ou la fosse Jeter avec les ordures ménagèr es Enterr er Laisser a l'air libre Autre NSP Man- quant Total Proportion d'enfants dont les excréments sont évacués sainement Nombre d'enfants ages de 0-2 ans Nord ,7 70,1 4,6 2,8 8,0 3,1 8,4 ,6 1,8 100,0 70,7 1 476 Sud 1,2 63,9 8,5 3,5 4,5 3,1 12,3 7 2,4 100,0 65,0 630 Est 1,2 45,8 23,0 15,5 3,2 2,3 5,8 ,0 3,3 100,0 47,0 295 Ouest ,7 68,3 6,5 2,4 7,6 4,5 7,6 ,5 1,9 100,0 69,0 878 Région Centre ,3 71,8 1,3 ,2 14,1 9,4 2,6 ,1 ,2 100,0 72,1 898 Urbain ,6 74,4 4,2 2,4 3,4 3,6 8,9 ,4 2,2 100,0 75,0 199 Milieu Rural ,7 67,1 6,3 3,2 8,6 4,8 7,3 ,4 1,7 100,0 67,8 3 977 Sans ,5 63,4 7,2 3,8 9,7 4,8 8,0 ,4 2,2 100,0 63,8 1 050 Primaire ,5 67,6 5,4 3,3 7,2 5,9 7,2 ,6 2,1 100,0 68,2 1 439 Secondaire+ 1,6 76,3 4,1 2,5 3,8 2,6 5,3 ,4 3,3 100,0 77,9 141 Niveau d l'éducation de la mère Informel ,9 69,1 6,4 2,6 8,9 3,7 7,3 ,3 ,8 100,0 70,1 1 547 Très pauvre ,2 64,5 6,1 4,8 7,6 6,3 9,2 ,1 1,2 100,0 64,7 833 Pauvres ,8 67,4 7,3 3,7 8,3 3,8 7,0 ,4 1,2 100,0 68,2 892 Moyen ,7 64,8 6,8 2,4 12,1 4,9 5,7 ,3 2,4 100,0 65,5 844 Riche ,7 70,0 6,0 2,2 8,5 4,6 6,5 ,6 ,8 100,0 70,8 817 Indice du bien-être Plus riche 1,1 70,6 4,5 2,5 5,1 3,9 8,6 ,8 2,9 100,0 71,7 791 Total ,7 67,4 6,2 3,1 8,3 4,7 7,4 ,4 1,7 100,0 68,1 4 176 * Indicateur MICS 14 De ce tableau, il ressort que c’est à hauteur de 68,1% la proportion des enfants de 0-2 ans dont les excréments sont sainement évacués. La voie la plus usitée, pour se débarrasser de ces excréments, par les ménages est celle consistant dans leur jet dans les toilettes ou latrines. Une vue d’ensemble des pourcentages des ménages disposant de sources d’approvisionnement améliorées en eau de boisson et de moyens sanitaires pour l’élimination des excréments est présentée dans le Tableau EN.7. 70 Tableau EN.7: Utilisation de sources améliorée d'approvisionnement en eau et d'installations sanitaires améliorées Pourcentage de la population des ménages utilisant à la fois des sources d'approvisionnement en eau améliorée et des moyens d'évacuation des excréments améliorés, Burundi, 2005 Pourcentage de ménages Utilisant de sources d'approvisionnement en eau améliorées* Utilisant de moyens d'évacuation des excréments améliorés** Utilisant de sources d'approvisionnement en eau améliorées et utilisation de moyens d'évacuation des excréments améliorés*** Nombre de membres du ménage Nord 68,7 44,3 31,3 13 374 Sud 57,9 14,0 9,6 6 559 Est 48,4 20,8 10,1 2 867 Ouest 60,4 36,6 24,4 8 891 Région Centre 71,3 24,4 18,4 8 941 Urbain 79,7 47,6 44,9 2 138 Milieu Rural 63,4 30,8 20,7 38 495 Sans 58,0 29,6 19,4 11 004 Primaire 66,3 32,9 22,8 14 325 Secondaire+ 84,4 48,2 42,8 2 030 Informel 64,2 29,6 19,9 13 251 Niveau d'éducation de la mère NSP 79,6 56,3 56,3 13 Très pauvre 65,0 29,8 20,7 8 128 Pauvres 60,9 f31,6 21,4 8 124 Moyen 58,2 34,4 22,4 8 132 Riches 61,8 27,4 17,4 8 124 Indice de bien-être Plus riches 75,6 35,1 27,9 8 125 Total 64,3 31,7 21,9 40 633 * Indicateur MICS 11; MDG indicator 30 ** Indicateur MICS 12; MDG indicator 31 Le tableau montre que, dans l’ensemble, seulement 21,9% des ménages connaissent des conditions favorables de desserte en eau potable et en installations sanitaires adéquates d’évacuation des excréta. Les régions Est et Sud restent les plus défavorisées dans la desserte en eau potable et l’utilisation de moyens adéquats d’évacuations des excrétas dans les ménages. De plus, le milieu urbain (44,5%) est plus doublement favorisé que le milieu rural (20,5%). Avec les données de ce tableau, il apparaît que dans beaucoup de situations, les efforts d’amélioration de l’approvisionnement en eau potable sont annulés par l’utilisation d’installations sanitaires inadéquates. Cette situation se retrouve par exemple dans la région Centre. 71 VIII. SANTE REPRODUCTIVE 8.1. Contraception Une planification familiale appropriée est importante pour la santé des femmes et des enfants pour : 1) la prévention des grossesses trop précoces ou trop tardives ; 2) l’extension de la période entre les naissances ; et 3) la limitation du nombre d’enfants dans ce domaine. Un objectif d’un Monde digne des enfants est l’accès de tous les couples à l’information et aux services permettant la prévention des grossesses trop précoces, trop rapprochées, trop tardives ou trop nombreuses. L'utilisation courante de la contraception chez les femmes âgées de 15-49 ans mariées, légalement ou en union libre n’a été mentionnée que par seulement 9,1% des femmes. Le niveau d’utilisation d’une méthode de contraception moderne est donc faible. Parmi les méthodes utilisées, celle qui est la plus utilisée par les femmes mariées ou en union libre est l'injection (5%). Elle est suivie par pilule (1,8%). L'utilisation des autres méthodes reste assez faible. La prévalence contraceptive la plus élevée est enregistrée dans la région Nord avec un taux de 13,8 % et où la méthode contraceptive préférée reste l'injection. Suivent les régions Centre et Sud avec respectivement 7,8 et 7,7%. La prévalence la moins élevée est enregistrée dans la région Est où seulement 3,9% de femmes mariées ou en union ont déclaré utiliser une méthode contraceptive. Il existe une corrélation entre le niveau d’instruction des femmes et le niveau de recours à la contraception : le pourcentage des femmes de niveau secondaire et plus utilisent une méthode contraceptive est presque 5 fois plus élevé que celui des femmes sans instruction. Le pourcentage des femmes qui utilisent une méthode de contraception augmente, passant de 6,1% parmi celles qui n’ont aucune instruction à 28,4% parmi celles qui ont un niveau d’instruction secondaire ou supérieur. Les adolescentes ont beaucoup moins d’engouement à utiliser une méthode de contraception que les femmes plus âgées. Seuls 3,5% des femmes mariées ou en union libre, âgées de 15 à 19 ans, utilisent à l’heure actuelle une méthode de contraception, comparé à 13,3% retrouvé chez les femmes de 30-34 ans. Outre les différences de prévalence, la combinaison des méthodes varie selon le niveau d’instruction. En effet, si les utilisatrices de contraceptifs sans éducation ou avec un niveau d’instruction primaire n’utilisent presque pas la stérilisation, celle-ci est utilisée par 2,1% de femmes de niveau secondaire et plus. 70 Tableau RH.1: Utilisation de la contraception Pourcentage de femmes âgées de 15-59 ans actuellement mariées ou en union qui utilisent (ou dont le partenaire utilise) une méthode contraceptive, Burundi, 2005 Pourcentage de femmes actuellement mariées ou en union libre qui utilise: N'utilise aucune méthode Stérilisati on féminine Pilule DIU Injections Implan ts Préservatif Diaphragme /mousse /gelée LAM Abstinence périodique Retrait Autre Total Toute méthode moderne Toute méthode traditionnelle Toute méthode * Nombre de femmes actuellement mariées ou en union Nord 86,2 ,1 2,8 ,2 8,9 ,1 ,2 .0 .3 1.2 .0 .0 100.0 12.3 1.5 13.8 1806 Sud 92,3 ,5 1,9 ,0 3,4 ,0 ,5 .1 .5 .8 .0 .1 100.0 6.3 1.4 7.7 862 Est 96,1 ,1 ,7 ,0 2,1 ,0 ,0 .0 .0 1.0 .0 .0 100.0 2.9 1.0 3.9 400 Ouest 94,2 ,3 ,9 ,3 2,9 ,0 ,4 .0 .2 .4 .4 .1 100.0 4.7 1.1 5.8 1133 Région Centre 92,2 ,1 1,4 ,0 3,3 ,0 ,4 .0 .6 1.4 .5 .0 100.0 5.3 2.5 7.8 1123 Urbain 83,0 1,0 2,0 1,3 9,9 ,3 1,4 .0 .1 1.0 .0 .0 100.0 15.9 1.1 17.0 249 Milieu Rural 91,3 ,2 1,8 ,1 4,8 ,0 ,3 .0 .4 1.0 .2 .1 100.0 7.1 1.6 8.7 5075 15-19 96,5 ,0 ,7 ,0 1,9 ,0 ,0 .0 .0 .7 .0 .3 100.0 2.6 .9 3.5 226 20-24 90,8 ,0 1,3 ,3 5,3 ,2 ,6 .0 .3 1.2 .0 .1 100.0 7.6 1.6 9.2 1037 25-29 91,0 ,2 2,0 ,0 5,3 ,0 ,3 .0 .3 .8 .0 .0 100.0 7.8 1.2 9.0 1212 30-34 86,7 ,5 2,4 ,1 7,3 ,0 ,6 .0 .8 .9 .6 .1 100.0 10.9 2.4 13.3 968 35-39 91,2 ,2 2,2 ,1 4,4 ,1 ,2 .0 .4 1.0 .3 .0 100.0 7.1 1.7 8.8 775 40-44 91,6 ,3 1,4 ,4 4,5 ,0 ,1 .1 .2 1.2 .1 .0 100.0 6.8 1.6 8.4 595 Age 45-49 94,7 ,1 1,6 ,0 2,5 ,0 ,1 .0 .2 .9 .0 .0 100.0 4.3 1.0 5.3 511 0 98,6 ,0 ,0 ,0 ,3 ,0 ,4 .0 .0 .6 .0 .1 100.0 .7 .7 1.4 498 1 91,3 ,0 1,2 ,4 4,7 ,2 1,0 .0 .0 1.0 .0 .1 100.0 7.6 1.1 8.7 870 2 91,0 ,2 1,3 ,1 5,8 ,0 ,2 .0 .5 .8 .0 .0 100.0 7.7 1.3 9.0 880 3 89,3 ,1 2,8 ,0 4,7 ,0 2 .0 .7 1.9 .3 .0 100.0 7.8 2.9 10.7 770 Nombre d’enfants vivants 4+ 89,6 ,4 2,3 ,1 6,0 ,0 ,1 .0 .4 .8 .3 .0 100.0 8.9 1.6 10.4 2307 Sans 93,9 ,3 1,6 ,0 2,7 ,0 ,1 .0 .3 .9 .2 .0 100.0 4.7 1.5 6.1 1686 Primaire 89,2 ,1 2,1 ,2 6,3 ,0 ,5 .0 .4 1.0 .0 .1 100.0 9.3 1.5 10.8 1749 Secondaire+ 71,6 2,1 2,2 1,6 15,0 1,3 3,5 .0 .0 1.6 1.1 .0 100.0 25.8 2.7 28.4 182 Niveau d’éducation de la femme Informel 91,7 ,0 1,7 ,0 4,9 ,0 ,1 .0 .4 1.0 .2 .0 100.0 6.7 1.6 8.3 1707 Très pauvre 93,1 ,0 1,6 ,1 3,6 ,0 ,2 .0 .5 .9 .0 .0 100.0 5.5 1.4 6.9 1056 Pauvre 91,6 ,1 2,8 ,2 3,8 ,0 ,1 .0 .2 1.2 .0 .2 100.0 6.9 1.5 8.4 1117 Moyen 92,1 ,0 1,3 ,1 4,7 ,1 ,0 .0 .4 .9 .4 .0 100.0 6.2 1.7 7.9 1076 Riche 91,2 ,0 1,4 ,0 5,8 ,0 ,6 .0 .2 .7 .1 .1 100.0 7.8 1.0 8.8 1066 Indice de bien-être Plus riche 86,1 1,0 1,8 ,3 7,5 ,1 ,8 .1 .5 1.4 .4 .0 100.0 11.6 2.3 13.9 1009 Total 90,9 ,2 1,8 ,1 5,0 ,0 ,3 .0 .4 1.0 .2 .0 100.0 7.5 1.6 9.1 5325 • MICS indicator 21; MDG indicator 19C 71 8.2. Consultations prénatales La période prénatale présente des opportunités importantes de faire profiter aux femmes enceintes de plusieurs interventions qui peuvent être vitales pour leur santé et leur bien-être et ceux de leurs bébés. Une meilleure compréhension de la croissance, du développement du fœtus et de sa relation avec la santé de la mère a débouché sur une attention accrue pour le potentiel des soins prénatals comme une intervention susceptible d'améliorer tant la santé de la mère que du nouveau-né. Par exemple, si la période prénatale est utilisée pour informer les femmes et les familles sur les signes de danger et les symptômes ainsi que sur les risques du travail et de l'accouchement, elle peut constituer le moyen de s'assurer que les femmes enceintes accouchent, en pratique, avec l'assistance d'un prestataire de santé qualifié. La période prénatale donne également l'occasion de donner des informations sur l'espacement des naissances qui est reconnu comme un facteur important de l'amélioration de la survie de l'enfant. La vaccination contre le tétanos pendant la grossesse peut être un moyen de sauver la vie tant de la mère que de l'enfant. La prévention et le traitement du paludisme chez les femmes enceintes, la prise en charge de l'anémie durant la grossesse et le traitement des IST peuvent améliorer considérablement les résultats pour la santé du fœtus et de la mère. Des résultats négatifs, tels qu'un faible poids de naissance, peuvent être réduits par une combinaison des interventions visant à améliorer le statut nutritionnel des femmes et prévenir les infections (par exemple, le paludisme et les IST) durant la grossesse. Plus récemment, le potentiel de la période prénatale comme point d'entrée pour la prévention et la prise en charge du VIH, en particulier pour la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant, a entraîné un regain d'intérêt pour l'accès aux soins prénatals et leur utilisation. L'OMS recommande un minimum de quatre consultations prénatales sur la base d'un passage en revue de l'efficacité des différents modèles de soins prénatals. Les directives de l'OMS sont précises sur le contenu des consultations prénatales, qui comprennent: • Une mesure de la tension artérielle ; • Une analyse des urines pour détecter la présence de bactéries et d'albumine ; • Une analyse sanguine pour dépister la syphilis et l'anémie sévère ; • La prise du poids et de la taille (facultative). La situation du niveau de prestations de soins prénatals ainsi que le type de personnel dispensant ces soins aux femmes âgées de 15 à 49 ans qui ont donné naissance au cours des deux années précédentes sont présentés dans le Tableau RH.3. De ce tableau, il apparaît que la dispensation des soins prénatals (par un médecin, une infirmière ou une sage-femme) est très élevée au Burundi avec 92,5% des femmes qui reçoivent des soins prénatals au moins une fois pendant leur grossesse. Le taux le plus élevé de soins prénatals se trouve dans la région Centre (95,2%), tandis que le niveau le plus bas est dans la région Nord (90%). La couverture des soins prénatals en milieu urbain ne s’écarte pas beaucoup de celle dans les zones rurales (94,7% contre 92,3%). 72 Tableau RH.3: Les prestataires de soins prénatals Répartition en pourcentage des femmes âgées de 15-49 ans ayant accouché au cours des deux dernières années selon le type de prestataire de soins prénatals, Burundi, 2005. Personne ayant prodigué les soins prénataux : Médecin Infirmiè re /sage femme Aide accoucheuse Accoucheus e traditionnell e Agent Communautaire de santé Parent / Ami Autre Pas reçu de soins Total Tout personnel qualifie* Nombre de femmes ayant accouché au cours des deux dernières années Nord 6,6 83,4 2,0 ,4 ,6 ,0 3,1 3,9 100,0 90,0 1052 Sud 7,9 82,3 ,7 ,5 ,7 ,2 2,3 5,4 100,0 90,2 449 Est 1,5 92,6 ,0 ,0 ,0 ,0 1,0 5,0 100,0 94,1 210 Ouest 4,8 90,0 1,8 ,0 ,2 ,2 ,4 2,7 100,0 94,8 657 Région Centre 2,8 92,4 ,6 ,3 ,1 ,2 ,9 2,7 100,0 95,2 618 Urbain 17,0 77,7 ,8 ,0 1,5 ,0 ,9 2,1 100,0 94,7 131 Milieu Rural 4,7 87,6 1,3 ,3 ,3 ,1 1,8 3,8 100,0 92,3 2855 15-19 2,4 85,1 1,0 ,0 ,0 ,0 5,1 6,5 100,0 87,5 94 20-24 4,5 87,6 1,5 ,3 ,4 ,1 1,4 4,1 100,0 92,2 738 25-29 5,9 88,2 ,9 ,3 ,4 ,1 1,7 2,3 100,0 94,2 812 30-34 5,0 87,8 1,6 ,0 ,4 ,2 1,3 3,7 100,0 92,8 627 35-39 6,9 86,1 1,2 ,2 ,4 ,0 2,4 2,8 100,0 93,0 416 40-44 3,7 85,0 1,5 ,5 ,5 ,0 1,3 7,6 100,0 88,7 212 Age 45-49 5,6 82,5 1,7 1,7 ,0 ,0 3,5 5,0 100,0 88,1 86 Sans 3,0 87,8 1,4 ,3 ,4 ,2 2,7 4,3 100,0 90,8 897 Primaire 5,3 88,9 1,0 ,2 ,3 ,0 1,4 2,8 100,0 94,2 1069 Secondaire + 26,8 69,4 ,0 ,0 ,8 ,0 ,0 3,0 100,0 96,2 93 Niveau d’éducation de la femme Informel 5,2 86,4 1,7 ,4 ,4 ,1 1,6 4,2 100,0 91,6 928 Très pauvre 5,0 86,3 2,0 ,4 ,1 ,0 2,9 3,3 100,0 91,3 602 Pauvre 3,1 89,0 1,5 ,0 ,7 ,0 1,6 4,1 100,0 92,1 658 Moyen 4,4 88,8 ,9 ,2 ,0 ,0 2,1 3,6 100,0 93,2 597 Riche 4,4 88,7 1,0 ,4 ,7 ,2 1,3 3,3 100,0 93,1 577 Indice de bien-être Plus riche 9,9 82,7 1,1 ,4 ,4 ,3 1,0 4,1 100,0 92,6 552 Total 5,3 87,2 13 ,3 ,4 ,1 1,8 3,7 100,0 100,0 2986 * Indicateur MICS 20 73 Les types de services reçus par les femmes enceintes sont présentés dans le Tableau RH.4. Tableau RH.4: Soins prénatals prodigués Pourcentage de femmes enceintes recevant des soins prénatals parmi les femmes âgées de 15- 49 ayant accouché pendant les deux dernières années précédant l'enquête, et pourcentage de celles enceintes recevant des soins spécifiques, Burundi, 2005 Pourcentage de femmes ayant: Pourcentage de femmes enceintes recevant des soins prénatals au moins une fois pendant la grossesse* Fait un test sanguin Fait prendre sa tension (pression du sang Fait un prélèvement d'urine Fait prendre son poids Nombre de femmes ayant accouché au cours des deux dernières années Nord 96,1 6,1 41,1 3,6 90,5 1052 Sud 94,6 13,1 47,3 12,9 78,0 449 Est 95,0 4,7 46,2 2,1 91,7 210 Ouest 97,3 9,3 48,4 8,8 94,8 657 Région Centre 97,3 6,5 45,8 3,7 92,6 618 Urbain 97,9 33,3 73,7 31,3 95,9 131 Milieu Rural 96,2 6,7 43,6 4,9 89,8 2855 15-19 93,5 9,6 47,6 8,6 82,2 93 20-24 95,9 7,5 44,0 4,6 89,4 738 25-29 97,7 7,9 44,4 6,9 91,4 812 30-34 96,3 9,5 45,7 7,0 90,6 628 35-39 97,2 7,6 48,2 6,1 91,6 416 40-44 92,4 5,0 37,3 5,6 86,3 212 Age 45-49 95,0 4,9 52,7 1,7 90,0 86 Sans 95,7 7,5 42,0 5,5 86,8 897 Primaire 97,2 8,1 44,0 5,1 91,7 1069 Secondaire+ 97,0 31,8 75,2 36,5 95,5 93 Niveau d’éducation de la femme Informel 95,8 5,4 45,9 4,7 90,7 928 Très pauvre 96,7 5,5 40,7 4,3 91,2 602 Pauvre 95,9 6,6 44,5 4,0 88,4 658 Moyen 96,4 6,1 40,6 4,0 89,7 597 Riche 96,7 5,9 48,3 4,1 90,8 577 Indice de bien-être Plus riche 95,9 15,8 51,4 14,6 90,6 552 Kirundi 96,3 7,6 44,9 5,8 90,1 2955 Swahili 96,8 31,8 51,4 31,4 81,8 25 Africaine 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 0 Autre Langue 100,0 33,0 33,0 33,0 100,0 1 Langue maternelle du chef de ménage Manquant 100,0 ,0 50,2 ,0 100,0 4 Total 96,3 7,8 45,0 6,0 90,1 2986 * Indicateur MICS 44 Ce tableau montre que, en plus de la réception des soins prénatals, les femmes enceintes reçoivent aussi des soins spécifiques dont la prise de poids est le double de la prise de tension (90,1% contre 45,0%). 74 8.3. Assistance pendant l'accouchement Trois quarts de tous les décès maternels surviennent pendant l'accouchement et la période post- partum qui suit immédiatement. La seule intervention essentielle pour une maternité sans risques est de s'assurer qu'un prestataire de soins de santé qualifié avec des compétences de sage-femme est présent lors de chaque naissance, et qu’un moyen de transport est disponible pour l’évacuation vers un centre de soins en obstétrique en cas d’urgence. Un objectif du Monde digne des enfants dans ce domaine est d’assurer que les femmes puissent accéder facilement et à moindre coût à une assistance qualifiée pendant l’accouchement. Les indicateurs utilisés pour mesurer le niveau de réalisation de cet objectif sont la proportion des naissances assistées avec un personnel qualifié et la proportion des accouchements dans un établissement de santé. L’indicateur de l’assistance qualifiée pendant l’accouchement est également utilisé pour tenir à jour les progrès réalisés dans le cadre de l’Objectif du millénaire pour le développement consistant à réduire le taux de mortalité maternelle de trois quarts entre 1990 et 2015. La MICS comprenait plusieurs questions pour l’évaluation de la proportion des naissances assistées par un personnel qualifié. Par assistant qualifié, on entend un médecin, une infirmière ou une accoucheuse auxiliaire. Le tableau qui suit nous renseigne sur cette naissance. 75 Tableau RH.5: Assistance pendant l'accouchement Répartition en pourcentage des femmes âgées de 15-49 ans ayant eu une naissance au cours des deux années précédant l'enquête selon le type de personnel ayant assisté l'accouchement, Burundi, 2005. Personnel ayant assisté l'accouchement Total Médecin Infirmière /sage- femme Sage/femm e auxiliaire Accouc heuse traditio nnelle Agent de santé communau taire Parenté / Ami Autres/ Manqu ant Pas d’assist ance Tout personnel qualifie* Accouchem ent dans un centre de santé** Nombre de femmes ayant eu une naissance au cours des deux années précédant l'enquête Région Nord 2,8 21,5 2,2 38,1 3,1 13,5 5,1 13,8 100,0 26,4 21,5 1 052 Sud 3,0 36,7 2,1 25,3 2,8 16,7 ,7 12,8 100,0 41,7 39,8 449 Est ,9 20,3 1,8 29,0 3,6 33,2 1,0 10,3 100,0 22,9 20,7 210 Ouest 4,5 37,2 1,6 32,5 5,6 14,1 ,3 4,4 100,0 43,2 37,7 657 Centre 2,2 30,0 1,3 34,2 4,8 11,1 2,6 13,9 100,0 33,4 24,9 618 Milieu Urbain 15,5 59,4 ,0 14,1 ,7 6,1 ,6 3,5 100,0 74,9 72,0 131 Rural 2,4 27,5 1,9 34,4 4,1 15,4 2,7 11,7 100,0 31,7 26,5 2 855 Age 15-19 2,0 40,1 ,0 31,2 4,4 14,2 3,5 4,6 100,0 42,1 39,8 93 20-24 3,4 35,3 1,7 32,7 5,4 14,8 1,9 4,7 100,0 40,4 35,6 738 25-29 3,2 29,0 1,2 35,0 4,2 15,6 1,8 10,0 100,0 33,4 29,8 812 30-34 2,0 27,2 2,2 35,0 3,8 14,0 3,0 12,9 100,0 31,4 25,1 628 35-39 3,2 23,4 2,5 32,5 2,0 16,5 2,7 17,3 100,0 29,0 22,1 416 40-44 2,7 20,3 2,9 33,4 1,8 10,8 4,5 23,5 100,0 26,0 18,8 212 45-49 3,1 21,1 1,7 22,3 6,3 21,3 5,8 18,4 100,0 25,9 21,6 86 Education Sans 1,5 26,0 2,3 34,5 3,6 16,2 2,4 13,4 100,0 29,9 23,7 897 Primaire 3,2 33,8 1,1 32,8 5,1 14,1 1,9 8,1 100,0 38,0 32,6 1 069 Secondaire + 22,2 62,1 ,0 3,9 1,4 3,5 1,2 5,6 100,0 84,3 83,7 93 Programm e informel 2,2 22,7 2,3 36,2 3,3 16,0 3,6 13,7 100,0 27,2 22,8 928 Indice de bien- être Très pauvre 3,6 19,1 2,5 37,8 3,9 18,0 2,6 12,6 100,0 25,2 19,2 602 Pauvre 1,3 26,3 1,5 36,7 6,1 14,0 3,1 10,9 100,0 29,2 22,9 658 Moyen 1,6 26,2 2,1 34,7 3,1 17,2 2,5 12,5 100,0 29,9 24,8 597 Riche ,8 28,4 1,7 36,9 3,7 14,9 2,3 11,2 100,0 30,9 25,7 577 Plus riche 7,7 46,0 1,3 20,1 2,8 10,5 2,2 9,3 100,0 55,1 52,1 552 Total 2,9 28,9 1,8 33,5 4,0 15,0 2,6 11,3 100,0 33,6 28,5 2 986 * Indicateur MICS 4; Indicateur MICS 17 ** Indicateur MICS 5 76 Selon les données du Tableau RH.5, seulement 33,6% des accouchements pratiqués au cours de l’année qui a précédé la MICS l’ont été par un personnel qualifié. Selon les régions, le pourcentage le plus élevé est enregistré dans la région Ouest (43,2%) et le plus bas dans l’Est (22,9%). Selon le milieu de résidence, les zones urbaines enregistrent un pourcentage de loin supérieur à celui des zones rurales (74,9% contre 31,7%). Plus une femme est instruite, plus elle a de chances d’accoucher avec l’assistance d’une personne qualifiée. Parmi les naissances intervenues dans l’année précédant l’enquête sur la MICS, 28,9% ont été assistées par une infirmière ou une sage-femme. Seulement 2,9% des naissances ont été assistées par un médecin et 1,8% par une auxiliaire sage femme. 8.4. Mortalité maternelle Les complications de la grossesse et de l’accouchement sont des causes principales de décès et d’infirmité chez les femmes en âge de procréer dans les pays en développement. Par ailleurs, elles sont au moins 10 millions à souffrir de lésions, d’infections et d’insecticides pendant la grossesse ou l’accouchement. La complication fatale la plus courante est l’hémorragie post-partum. La septicémie, les complications d’avortements dans des conditions insalubres ou d’un travail prolongé ou bloqué et les troubles hypertensifs de la grossesse, en particulier l’éclampsie, provoquent des décès supplémentaires. Ces complications, qui peuvent survenir à tout moment durant la grossesse et l’accouchement sans prévenir, nécessitent un accès rapide à des services obstétriques de qualité, équipés pour administrer des soins d’urgence, dotés de médicaments d’importance vitale, d‘antibiotiques et capables d’effectuer des transfusions et de pratiquer des césariennes et autres interventions chirurgicales réduisant les risques de décès provoqués par le blocage du travail, l’éclampsie et l’hémorragie post-partum. Un des OMD dans ce domaine est de réduire de trois quarts, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité maternelle. La mortalité maternelle se définit comme le décès d’une femme de causes liées à la grossesse, quand elle est enceinte ou au bout de 42 jours après la fin de la grossesse. Le taux de mortalité maternelle est le nombre de décès maternels pour 100.000 naissances vivantes. Dans le cadre de la MICS, le taux de mortalité maternelle est estimé en utilisant la méthode de sororité indirecte. Afin de recueillir les informations nécessaires pour l’utilisation de cette méthode d’estimation, on a recouru à des questionnaires adressés aux membres adultes des ménages. Les questions portent sur la survie de leurs soeurs et le moment du décès par rapport à la grossesse, l’accouchement et la période post- partum pour les soeurs décédées. Les informations recueillies sont alors converties en risques à vie de mortalité maternelle et en quotients de mortalité maternelle2. Les résultats de la MICS du Burundi sur la mortalité maternelle sont présentés dans le Tableau RH.6. 7608/04/2009 2Pour plus d’information sur la méthode de sororité indirecte, voir OMS et UNICEF, 1997. 77 Tableau RH.6: Taux de mortalité maternelle Probabilité de décès maternel encourue au cours de la vie et proportion de sœurs décédées pour cause de maternité, Burundi, 2005 Nombre de répondants d'adultes des ménages Sœurs ayant atteint l'âge de 15 ans Sœurs ayant atteint l'âge de 15 ans (ajusté) Sœurs ayant atteint l'âge de 15 ans et décédées par la suite Nombre de décès maternels Facteur d’ajuste ment Unités de sœurs d'expositio n au risque Probabilité de décès maternel encourue au cours de la vie Proportion de sœurs décédées pour causes de maternité Taux Gobal de Fécondité il y a 10-14 ans Taux de Mortalité maternelle * Age des répondant s 15-19 4 582 3 673 3 242 177 39 ,107 347 ,113 22,3 . . 20-24 2 965 3 396 2 998 218 85 ,206 618 ,138 39,2 . . 25-29 2 612 3 487 3 078 326 65 ,343 1 056 ,062 20,0 . . 30-34 2 110 3 027 3 027 322 46 ,503 1 522 ,030 14,2 . . 35-39 1 828 2 467 2 467 320 31 ,664 1 638 ,019 9,6 . . 40-44 1 645 2 089 2 089 323 43 ,802 1 675 ,026 13,5 . . 45-49 1 423 1 843 1 843 379 40 ,900 1 659 ,024 10,5 . . 50-54 1 275 0 0 0 0 ,958 0 . . . . 55-59 686 0 0 0 0 ,986 0 . . . . 60+ 1 711 0 0 0 0 1,000 0 . . . . Total 20 837 19 982 18 743 2 066 350 . 8 515 ,041 16,9 6,80 615 * Indicateur MICS 3; Indicateur MICS 16 Il convient de noter que ces résultats sont présentés uniquement pour le total national, puisque les quotients de mortalité maternelle contiennent généralement de très grandes erreurs d’échantillonnage. Les données montrent que le taux de mortalité maternelle au Burundi est très élevé avec 615 décès maternels pour 100.000 naissances. 78 IX. DEVELOPPEMENT DE L’ENFANT Il est communément reconnu que l’enfant connait une période rapide de développement du cerveau au cours de ses 3ème à 4ème premières années de vie. La qualité des soins dispensés à la maison est un facteur majeur du développement de l’enfant durant cette période. Ainsi, l’attention apportée par les adultes aux enfants, la présence de livres et de jouets dans la maison sont autant d’indicateurs d’un contexte favorable à la stimulation mentale et physique et au développement de l’enfant. Un objectif d’un Monde digne des enfants dans ce domaine est que les “enfants doivent être physiquement sains, mentalement alertes, émotionnellement stables, socialement compétents et prêts à apprendre”. Des informations sur un grand nombre d’activités qui soutiennent l’apprentissage précoce ont été recueillies dans le cadre de cette enquête. Elles sont relatives à l’implication des adultes avec des enfants dans les activités suivantes: lire des livres ou regarder les images des livres, raconter des histoires, chanter, emmener les enfants en dehors de la maison, de la concession ou de la cour, jouer avec les enfants, et passer du temps avec les enfants à désigner, compter ou dessiner des choses. Le tableau qui suit nous éclaire sur ces informations. Tableau CD.1: Soutien familial dans l'apprentissage Pourcentage d'enfants âgées de 0-59 mois dont les parents s'engagent dans des activités de promotion de l'apprentissage et de préparation aux études, Burundi, 2005. Pourcentage d'enfants de 0-59 mois: Dont les membres du ménage qui s'engagent dans quatre activités ou plus de promotion de l'apprentissage et de préparation aux études* Nombre moyen d'activités dans lesquelles les membres de ménage s'engagent avec les enfants Dont le père s'engage dans une activité ou plus de promotion de l'apprentissage et de préparation aux études** Nombre moyen d'activités dans lesquelles le père est engagé avec l'enfant Vivant dans un ménage sans leur père naturel Nombre d'enfants âgés de 0-59 mois Masculin 14,2 1,0 8,4 ,1 11,2 3 370 Sexe Féminin 13,5 ,9 7,3 ,1 12,5 3 524 Nord 14,9 1,0 7,6 ,1 14,9 2 378 Sud 9,6 ,8 8,1 ,1 11,6 1 046 Est 14,9 1,0 6,0 ,1 10,7 517 Ouest 14,2 1,0 7,9 ,1 9,3 1 500 Région Centre 14,4 1,0 8,8 ,1 10,2 1453 Urbain 19,7 1,2 10,5 ,2 14,5 319 Milieu Rural 13,5 ,9 7,7 ,1 11,7 6 575 0-23 mois ,0 ,0 ,0 ,0 9,1 2 887 Age 24-59 mois 23,8 1,7 13,5 ,2 13,9 4 007 Sans 10,4 ,8 6,8 ,1 15,0 1 771 Primaire 14,1 ,9 9,3 ,2 9,8 2 310 Secondaire 19,3 1,2 9,9 ,2 10,0 223 Niveau d'éducation de la mère Programme Informel 15,5 1,0 7,1 ,1 11,7 2 590 Sans 11,5 ,8 7,7 ,1 ,0 1 297 Primaire 12,0 ,9 8,9 ,1 ,0 2 601 Secondaire 17,0 1,1 12,4 ,3 ,0 300 Programme Informel 15,3 1,0 8,5 ,1 ,0 1 874 Père pas à la maison 18,8 1,2 2,0 ,0 99,8 820 Niveau d'éducation du père Manquant/Ne ne sait pas 18,8 1,8 ,0 ,0 ,0 2 Très pauvre 12,5 ,9 6,9 ,1 14,8 1 364 Pauvre 13,5 ,9 7,1 ,1 12,3 1 463 Moyen 14,3 1,0 7,5 ,1 10,8 1 385 Riche 13,2 1,0 8,4 ,1 9,9 1 365 Indice de bien- être Plus riche 15,7 1,1 9,4 ,2 11,5 1 317 Total 13,8 1,0 7,9 ,1 11,9 6 894 * Indicateur MICS 46 ** Indicateur MICS 47 79 Selon les données du Tableau CD.1, pour 13,8% seulement des enfants de moins de cinq ans, un adulte est impliqué dans plus de quatre activités favorisant l’apprentissage et la maturité scolaire durant les trois jours précédant l’enquête. Le nombre moyen d’activités que les adultes ont entrepris avec les enfants est de 1,0%. Ce tableau indique également que l’implication du père dans ces activités est quelque peu limitée. Une proportion très importante de 11,9% des enfants vivent dans un ménage sans leurs pères. Il n’y a pas de différence significative entre les garçons et les filles en termes d’activités pratiquées par les adultes avec les enfants. De même, on enregistre une même proportion de pères engagés dans des activités avec les garçons (0,1%) qu’avec les filles. La proportion d’adultes engagés dans des activités d’apprentissage et de maturité scolaire avec les enfants, est plus élevée dans les zones urbaines (19,7%) que dans les zones rurales (13,5%). De fortes différences sont également observées selon les régions et le statut socio-économique. L’implication des adultes dans des activités avec les enfants est la plus grande dans les régions du Nord et de l’Est (14,9%) et la moins grande dans la région du Sud (9,6%). La proportion est de 15,7% pour les enfants vivant dans les ménages les plus riches contre 12,5% pour ceux vivant dans les ménages les plus pauvres. L’implication du père présente une tendance similaire en termes d’engagement des adultes dans ces activités. Il est intéressant de noter que les mères et les pères les plus instruits sont moins engagés dans ce genre d’activités avec les enfants que ceux qui ont moins d’instruction. Avoir accès à des livres dès le plus jeune âge permet non seulement à l’enfant de mieux comprendre la nature de l’impression mais aussi de voir les autres, lire comme les frères et sœurs plus âgés qui font leurs devoirs. La présence de livres est importante pour les performances scolaires ultérieures et les scores de QI. 80 X. EDUCATION 10.1. Suivi d’un programme d’éducation préscolaire et prédisposition à la scolarisation Recevoir une éducation préscolaire dans le cadre d’un enseignement organisé ou d’un programme d’éducation des enfants est important pour la prédisposition des enfants à être scolarisés. Dans ce domaine, un des objectifs d’un Monde digne des enfants est la promotion de l’éducation de la petite enfance. Le tableau suivant en dit beaucoup de choses. Tableau ED.1: Éducation préscolaire Pourcentage d'enfants âgés de 36-59 mois qui fréquentent une forme quelconque d'établissement d'enseignement préscolaire, et pourcentage des enfants admis en première année d'enseignement primaire ayant suivi un enseignement préscolaire, Burundi, 2005 Pourcentage de 36-59 mois qui fréquentent un établissement d'enseignement préscolaire* Nombre d'enfants âgés de 36-59 mois Pourcentage d'enfants admis en première année d'enseignement primaire ayant suivi un programme d'enseignement préscolaire** Nombre d'enfants admis en première année d'enseignement primaire Sexe Masculin 4,6 1357 2,3 290 Féminin 4,8 1411 1,0 261 Région Nord 8,6 921 2,2 164 Sud 4,1 424 2,2 84 Est ,9 223 ,0 28 Ouest 4,2 627 2,5 133 Centre 1,1 572 ,4 142 Milieu Urbain 24,1 121 10,1 24 Rural 3,8 2648 1,3 527 Age de l’enfant 36-47 mois 3,8 1573 . 0 48-59 mois 5,9 1195 . 0 7 ans . 0 1,7 551 Niveau d'éducation de la mère Sans 3,3 731 2,4 162 Primaire 5,2 894 1,8 166 Secondaire 24,3 87 8,7 10 Programme Informel 3,7 1056 ,7 213 Indice du bien-être Très pauvre 3,9 541 ,0 79 Pauvre 3,5 579 1,4 110 Moyen 2,8 551 ,0 119 Riche 4,0 561 1,3 125 Plus riche 9,7 537 5,2 118 Total 4,7 2 768 1,7 551 * Indicateur MICS 52 ** Indicateur MICS 53 81 Selon les données du Tableau ED.1, seulement 4,7% des enfants âgés de 36 à 59 mois suivent un programme d’éducation préscolaire. Les disparités urbaines-rurales et régionales sont importantes – ce chiffre atteint 24,1% en zone urbaine contre à 3,8% en zone rurale. Parmi les enfants âgés de 36 à 59 mois, le suivi d’un programme préscolaire est plus élevé dans la région Nord (8,6%), et moins élevé dans la région de l’Est (0,9%). Il n’existe aucune disparité liée au sexe, mais les disparités selon le statut socio-économique sont importantes. En effet, 9,7% des enfants vivant dans des ménages plus riches suivent un enseignement préscolaire. Paradoxalement, ce sont les ménages de niveau moyen qui enregistrent le plus faible niveau d’éducation préscolaire de leurs enfants (2,8%). Il est intéressant de noter que les proportions d’enfants suivant un programme d’éducation préscolaire s’élèvent selon l’âge de l’enfant car, elles passent de 3,8% aux âges de 36 à 47 mois à 5,9% aux âges 48 à 59 mois. Ce tableau indique également la proportion des enfants en première année d’école primaire qui était au préscolaire l’année précédente, ce qui est un indicateur important de la prédisposition à la scolarisation. Au total, 17% des enfants qui ayant atteint sept ans à l’heure actuelle et se trouvant en première année du primaire étaient scolarisés dans un établissement préscolaire l’année précédente. La proportion est légèrement plus élevée chez les garçons (2,3%) que chez les filles (1,0%). 10,1% contre 4,3% des enfants des zones urbaines admis en 1ère année étaient inscrits au préscolaire l’année précédente contre 4,3% des enfants des zones rurales. Les disparités régionales sont également très importantes. Selon les régions, les enfants en première année du primaire dans la région de l’Est représentaient une proportion presque nulle alors que leurs homologues de la région Nord avaient une proportion qui atteignait 2,2%. Le statut socio-économique semble avoir une corrélation positive avec la prédisposition à la scolarisation (8,7% pour ceux de niveau secondaire contre 1,8 pour les sans instructions). 10.2. Fréquentation de l’école primaire et secondaire L’accès de tous à une éducation de base et l’achèvement de l’éducation primaire par les enfants du monde constituent l’un des buts les plus importants des Objectifs du millénaire pour le développement et d’un Monde digne des enfants. L’éducation est une condition essentielle de la lutte contre la pauvreté, de la responsabilisation des femmes, de la protection des enfants contre le travail dangereux et l’exploitation par le travail et l’exploitation sexuelle, ainsi que de la promotion des droits humains et de la démocratie, de la protection de l’environnement et de l’influence sur la croissance démographique. Les indicateurs de la fréquentation de l’école primaire et secondaire sont : • Le taux net de nouvelles inscriptions au primaire ; • Le taux de fréquentation net du primaire ; • Le taux de fréquentation net du secondaire ; • Le taux de fréquentation net du primaire des élèves en âge de fréquenter le secondaire ; • L'indice de parité des sexes (GPI). Les indicateurs de la progression scolaire sont les suivants : • Taux de réussite (survie) jusqu’en cinquième année ; • Taux de passage au secondaire ; • Taux d’achèvement net du cycle primaire. Le tableau qui suit nous éclaire sur le niveau d’admission à l’école primaire. 82 Tableau ED.2: Admission à l'école primaire Pourcentage d'enfants ayant l'âge d'entrer à l'école primaire admis en première année, Burundi, 2005. Pourcentage d'enfants ayant l'âge d'entrer à l'école primaire présentement inscrit en première année 1* Nombre total d'enfants ayant l'age d'entrer à l'école primaire Masculin 52,8 662 Sexe Féminin 48,5 640 Nord 41,4 459 Sud 49,9 218 Est 35,5 104 Ouest 63,5 258 Région Centre 61,0 262 Urbain 67,3 59 Milieu Rural 49,9 1 242 Age 7 50,7 1 302 Sans 44,5 421 Primaire 61,6 324 Secondaire+ 71,2 33 Niveau d'éducation de la mère Informel 47,6 524 Très pauvre 37,2 237 Pauvre 46,5 272 Moyen 47,3 286 Riche 55,5 260 Indice de bien- être Plus riche 67,1 246 Total 50,7 1 302 * Indicateur MICS 54 En 2005, seulement 50,7% des enfants en âge d’intégrer l’éducation primaire sont effectivement inscrits en première année du primaire (ED.2). Un écart significatif existe selon le sexe car, ce taux net de scolarisation est de 52,8 % chez les enfants de sexe masculin contre 48,5 % chez les filles. Ces données prouvent les retards de scolarisation qu'enregistrent les filles par rapport aux garçons, avec toutes les conséquences potentielles en termes de déséquilibres socio- économiques entre l'homme et la femme adultes. De même, il existe un écart significatif entre milieu urbain et rural (respectivement 67,3 % et 49.9%). De plus, il y a des écarts importants selon les régions. Ainsi, la région Ouest et la région Centre se démarquent des autres avec respectivement 63,5 et 61 %. La région Est reste la plus défavorisée avec un pourcentage de 35,5 %. Il est observé une corrélation positive entre l’éducation et le niveau d’instruction de la mère et le statut socio-économique; pour les enfants âgés de 7 ans dont les mères ont au moins un niveau d’instruction supérieur, 71,2% étaient en première année primaire. Chez les ménages plus riches, cette proportion tourne autour de 6715%, alors qu’elle est de 37,2% chez les enfants vivant dans les ménages les plus pauvres. Le Tableau ED.3 présente le pourcentage des enfants en âge d’être au primaire qui fréquente un établissement primaire ou secondaire 83 Tableau ED.3: Taux net de scolarisation primaire Pourcentage d'enfants ayant l'age de l'école primaire** qui fréquentent effectivement une école primaire ou une école secondaire, Burundi, 2005. Garçons Filles Ensemble Scolarisatio n nette Nombre d'enfants Scolarisatio n nette Nombre d'enfants Scolarisation nette Nombre d'enfants Nord 65,0 1289 58,9 1228 62,0 2 517 Sud 76,0 637 73,7 627 74,9 1 264 Est 66,2 271 62,1 243 64,3 514 Ouest 77,8 785 76,3 764 77,1 1 549 Région Centre 76,5 811 77,9 822 77,2 1 634 Urbain 90,4 147 91,5 169 91,0 317 Milieu Rural 71,3 3646 68,4 3515 69,9 7 160 7 57,0 662 53,7 640 55,4 1 302 8 70,8 635 70,9 599 70,9 1 234 9 75,1 564 74,5 560 74,8 1 124 10 76,2 710 76,1 684 76,1 1 395 11 82,6 444 74,2 421 78,5 865 Age 12 73,9 778 69,5 779 71,7 1 557 Sans 66,5 1218 62,6 1156 64,6 2 375 Primaire 78,6 853 80,0 853 79,3 1 706 Secondaire+ 89,5 90 88,1 102 88,7 192 Niveau d'éducation de la mère Informel 71,8 1631 67,7 1572 69,8 3 204 Très pauvre 63,7 785 54,5 744 59,2 1 529 Pauvre 68,0 772 66,3 731 67,2 1 503 Moyen 69,9 744 68,4 774 69,1 1 518 Riche 76,2 795 76,7 746 76,4 1 541 Indice de bien-être Plus riche 83,5 697 82,6 689 83,1 1 385 Total 72,0 3793 69,5 3684 70,8 7 477 * Indicateur MICS 55; Indicateur OMD 6 En effet, une proportion assez importante d’enfants en âge d’être au primaire est scolarisée (70,8%). Cependant, il apparaît qu’un effort important est à fournir pour que les 29,2% censés être scolarisés le soient conformément à la politique du Gouvernement d’atteindre la scolarisation universelle. Un écart assez significatif existe entre milieu de résidence en faveur du milieu urbain et, selon les sexes en faveur du sexe masculin. La région Nord enregistre le plus bas taux (62,2%). Le niveau d’instruction de la mère a une corrélation positive sur la scolarisation des enfants. Les taux de fréquentation du secondaire sont présentés dans le Tableau ED.4. 84 Tableau ED.4: Taux net de scolarisation secondaire Pourcentage d'enfants ayant l'age d'aller à l'école secondaire** qui fréquentent un établissement de niveau secondaire ou plus, Burundi, 2005. Masculin Féminin Total Taux net de scolaris ation Nombre d'enfants Taux net de scolarisation Nombre d'enfants Taux net de scolarisation* Nombre d'enfants Nord 5,2 1036 4,0 1214 4,5 2 250 Est 11,1 566 9,0 619 10,0 1 185 Sud 4,6 208 2,3 242 3,3 450 Ouest 12,7 713 10,9 825 11,7 1 538 Région Centre 6,6 736 4,8 921 5,6 1 658 Urbain 30,8 176 32,7 223 31,8 399 Milieu Rural 6,8 3083 4,7 3599 5,7 6 682 13 ,8 499 ,6 608 ,7 1 107 14 1,9 614 3,3 726 2,7 1 340 15 5,5 594 4,3 590 4,9 1 184 16 7,1 434 8,7 516 7,9 950 17 15,3 423 9,7 478 12,4 902 18 14,7 460 10,7 560 12,5 1 020 Age 19 22,8 235 11,3 344 16,0 578 Sans 3,7 623 1,2 743 2,3 1 366 Primaire 5,0 583 2,2 728 3,4 1 311 Secondaire+ 5,6 658 4,0 729 4,8 1 387 Niveau d'éducation de la mère Informel 8,5 664 6,0 810 7,1 1 474 Très pauvre 16,4 732 17,4 812 16,9 1 544 Pauvre 5,2 1036 4,0 1214 4,5 2 250 Moyen 11,1 566 9,0 619 10,0 1 185 Riche 4,6 208 2,3 242 3,3 450 Indice de bien-être Plus riche 12,7 713 10,9 825 11,7 1 538 Total 8,1 3259 6,4 3822 7,2 7 081 * Indicateur MICS 56 Il apparaît que le taux net de fréquentation au secondaire est très faible (7,2%). Comparé au taux de fréquentation du cycle primaire (70,8%) celui du secondaire reste alarmant puisque plus de 90% des enfants en âge de fréquenter le secondaire, ne le sont pas. Le Tableau ED.4W présente le taux net de fréquentation de l’école primaire des enfants en âge d’être au secondaire. Près de 45% des enfants en âge d’être au secondaire, (44,9%) fréquentent encore l’école primaire alors qu’ils devraient être l’école secondaire. Les 47,8% terminent leur étude au niveau primaire car 7,2% arrivent à l’école secondaire. Le Tableau ED.5 présente le pourcentage des enfants entrant en première et qui atteignent la 5ème année. 85 Tableau ED.5: Enfants atteignant la 5ème année (ou la 6ème année) Pourcentage d'enfants entrant en première année qui atteignent éventuellement la cinquième année, Burundi, 2005. Pourcentage d'élèves en 2ème année qui était en 1ère année l'année précédente Pourcentage d'élèves de 3ème année qui étaie en 2ème année l'année précédente Pourcentage d'élèves de 4ème année qui étaient en 3ème année l'année précédente Pourcentage d'élèves de 5ème année qui était en 4ème année l'année précédente Pourcentage d'élèves atteignant la 5ème année parmi ceux entres en 1ère année.* Masculin 95,1 97,2 95,9 97,5 86,4 Sexe Féminin 96,6 97,7 97,0 94,5 86,5 Nord 90,6 95,6 94,1 91,4 74,5 Sud 95,8 98,6 97,3 98,7 90,8 Est 98,1 98,2 96,3 98,9 91,7 Ouest 99,2 98,7 98,9 98,5 95,4 Région Centre 97,9 97,2 95,7 95,3 86,8 Milieu Urbain 100,0 99,5 98,9 96,5 95,0 Rural 95,5 97,3 96,3 96,1 86,0 Sans 93,6 95,0 94,3 93,2 78,1 Primaire 96,3 99,0 94,3 95,2 85,7 Secondaire+ 93,6 97,1 97,0 95,1 83,8 Niveau d'éducation de la mère Informel 97,0 96,8 97,3 97,2 88,8 Très pauvre 98,0 98,9 98,2 97,7 93,0 Pauvres 95,8 97,4 96,5 96,1 86,5 Moyen 95,1 97,2 95,9 97,5 86,4 Riches 96,6 97,7 97,0 94,5 86,5 Indice de bien-être Plus riches 90,6 95,6 94,1 91,4 74,5 Total 95,8 95,8 98,6 97,3 98,7 * Indicateur MICS 57 ; Indicateur OMD 7 La majorité des enfants entrant en première année (97,3%) vont en définitive atteindre la cinquième année. Il faut noter que ce pourcentage englobe l’ensemble enfants passant en cinquième année, redoublants y compris. Cependant, ce taux élevé cache des réalités car le taux net d’achèvement du cycle primaire ainsi que le taux de passage au secondaire présentés dans le Tableau ED.6., sont très faibles. 86 Tableau ED.6: Achèvement de l'école primaire et passage à l'école secondaire Taux d'achèvement des études primaires et taux de transition à l'école secondaire, Burundi, 2005 Taux net d'achèvement des études primaires* Nombre d'enfants ayant l'âge d'avoir achevé les études primaires Taux de transition aux études secondaires** Nombre d'enfants inscrits en dernière année des études primaires l'année précédente Sexe Masculin 2,8 778 12,8 320 Féminin 4,2 779 14,7 239 Région Nord 2,5 503 7,1 161 Sud 6,4 253 17,2 115 Est 2,5 104 14,0 29 Ouest 3,4 353 18,6 127 Centre 3,3 344 13,5 127 Milieu Urbain 13,5 55 15,3 42 Rural 3,1 1503 13,5 517 Indice du bien- être Très pauvre 1,5 343 6,2 66 Pauvres 4,3 327 8,4 87 Moyen 2,3 307 15,2 91 Riches 2,9 306 14,5 123 Plus riches 7,0 275 17,2 192 Total 3,5 1557 13,6 559 * Indicateur MICS 59; Indicateur OMD 7b ** Indicateur MICS 58 En effet, au moment de l’enquête, seuls 7,2% des enfants en âge d’achever le cycle primaire (11 ans) étaient en dernière année du cycle primaire. Cette valeur doit être distinguée du taux d’achèvement brut du cycle primaire (3,5%) qui comprend les enfants de tout âge en dernière année du primaire. De plus, seulement 13,6% des enfants qui ont achevé avec succès la dernière année de l’école primaire se trouvaient en première année du secondaire au moment de l’enquête. 87 Le Tableau ED.7 présente les taux de scolarisation au primaire et au secondaire, désagrégés par sexe. Tableau ED.7: Parité entre les sexes en matière d'éducation Ratio des taux de scolarisation des filles et des garçons aux niveaux primaire et secondaire, Burundi, 2005. Taux net de scolarisation primaire (TNS), filles Taux net de scolarisation primaire (TNS), garçons Indice de parité entre les sexes (IPS) pour le TNS primaire* Taux net de scolarisati on secondair e (TNS), filles Taux net de scolarisation secondaire (TNS), Garons Indice de parité entre les sexes (IPS) pour le TNS secondaire* Région Nord 58,9 65,0 ,91 4,0 5,2 ,76 Sud 73,7 76,0 ,97 9,0 11,1 ,81 Est 62,1 66,2 ,94 2,3 4,6 ,50 Ouest 76,3 77,8 ,98 10,8 12,7 ,85 Centre 77,9 76,5 1,02 4,8 6,6 ,73 Milieu Urbain 91,5 90,4 1,01 32,4 30,8 1,05 Rural 68,4 71,3 ,96 4,7 6,8 ,69 Indice du bien- être Très pauvre 54,5 63,7 ,86 1,2 3,7 ,32 Pauvres 66,3 68,0 ,97 2,2 5,0 ,43 Moyen 68,4 69,9 ,98 4,0 5,6 ,71 Riches 76,7 76,2 1,01 6,0 8,5 ,71 Plus riches 82,6 83,5 ,99 17,3 16,4 1,06 Total 69,5 72,0 ,96 6,4 8,1 ,78 * Indicateur MICS 61; Indicateur OMD 9 Ces taux sont mieux connus sous l’appellation d’Indice de parité des sexes (GPI). Il faut noter que les ratios ci-inclus sont obtenus à partir des ratios de fréquentation nets plutôt que des ratios de fréquentation bruts. Ces derniers ratios fournissent une descripti

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