Quantification des intrants de santé : supplément SRMNI pour la prévision de la consommation de certains produits pour la santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile - Mars 2025

Publication date: 2025

Quantification des intrants de santé : supplément SRMNI pour la prévision de la consommation de certains produits pour la santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile Mars 2025 Page | ii CITATION RECOMMANDÉE Ce document peut être reproduit pourvu que le programme MSH/MTaPS soit mentionné. Veuillez utiliser la citation suivante. MSH 2025. Quantification des intrants de santé : supplément SRMNI pour la prévision de la consommation de certains produits pour la santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile. Mise à jour 2025 Dans cette version, un chapitre sur l’hémorragie post-partum a été mis à jour avec le financement de la Gates Foundation. Le reste de ce document reste le même que la version révisée en 2022 par le Programme des Médicaments, Technologies et Services Pharmaceutiques (MTaPS) de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international et la mise à jour actuelle de Management Sciences for Health. À PROPOS DU PROGRAMME MTAPS DE L’USAID Le Programme des médicaments, technologies et services pharmaceutiques (MTaPS) de l’USAID permet aux pays à revenu faible et intermédiaire de renforcer leurs systèmes pharmaceutiques, ce qui est essentiel pour renforcer la performance des systèmes de santé. MTaPS se concentre sur l’amélioration de l’accès aux produits médicaux essentiels et aux services associés, et sur leur utilisation appropriée en vue de garantir de meilleurs résultats en matière de santé pour toutes les populations. Le programme apporte une expertise aiguisée par des décennies d’expérience séminale des systèmes pharmaceutiques dans plus de 40 pays. L’approche de MTaPS permet d’obtenir des bénéfices durables dans les pays en incluant tous les acteurs de la santé (gouvernement, société civile, secteur privé et monde universitaire). Le programme est mis en œuvre par un consortium de partenaires mondiaux et locaux et est dirigé par Management Sciences for Health (MSH), une organisation à but non lucratif spécialisée dans la santé mondiale. Cette version met à jour les versions précédentes : MTaPS 2022. Quantification des intrants de santé : supplément SRMNI. Prévision de la consommation de produits sélectionnés pour la santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile. Mis à jour 2022. Soumis a à l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) par Medicines, Technologies, and Pharmaceutical Services (MTaPS) Program. Arlington, VA: Management Sciences for Health. JSI et SIAPS. 2015. Quantification des intrants de santé : supplément SRMNI. Prévision de la consommation de produits sélectionnés pour la santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile. Soumis à l’Agence des États-Unis pour le développement international par le Programme des systèmes pour l’amélioration de l’accès aux produits et services pharmaceutiques (SIAPS). Arlington, VA : Management Sciences for Health. Soumis au Fonds des Nations Unies pour l’enfance par JSI, Arlington, VA : JSI Research & Training Institute, Inc., basé sur la Quantification des intrants de santé élaborée par le PROJET DELIVER de l’USAID et inspiré d’autres « guides d’accompagnement » rédigés par le Projet pour les ARV, les kits de test du VIH, les intrants de laboratoire et les contraceptifs, ainsi que du Manuel sur la quantification des intrants pour la lutte contre le paludisme publié par le programme de renforcement des systèmes pharmaceutiques. Certaines parties de ce document ont à l’origine été publiées dans : Page | iii USAID | DELIVER PROJECT, Task Order 4. 2011. Quantification des intrants de santé : guide d’accompagnement sur la contraception. Prévoir la consommation des fournitures de contraception. Arlington, Va. : USAID | DELIVER PROJECT, Task Order 4 et USAID | DELIVER PROJECT, Task Order 1. 2008. Quantification des intrants de santé : un guide pour la prévision des achats et la planification des approvisionnements. Arlington, Va. : USAID | DELIVER PROJECT, Task Order 1 Ces éléments ont été reproduits avec leur autorisation. Ce document est rendu possible en partie grâce au soutien généreux du peuple Américain à travers l’Agence des Etats- Unis pour le développement international (USAID) par le contrat numéro 7200AA18C00074. Le contenu est de la responsabilité de Management Sciences for Health et ne représente pas nécessairement les points de vues de l’USAID ou du Gouvernement des Etats-Unis. Un chapitre de ce supplément SRMNI pour la prévision de la consommation de certains produits pour la santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile a été préparé par la Gates Foundation. Les recherches et conclusions contenues dans ce chapitre sont celles des auteurs et ne reflète pas nécessairement les positions ou politiques de la Gates Foundation. Page | iv REMERCIEMENTS Cette version révisée comprend une mise à jour du chapitre sur l’hémorragie post-partum développé par Management Sciences for Health avec le financement de la Gates Foundation. Ce document est une révision de l’original, Quantification des intrants de santé : supplément SRMNI. Prévision de la consommation de produits sélectionnés pour la santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile, qui a été élaboré sous l’égide de l’équipe de ressources techniques de la chaîne d’approvisionnement de l’UNCoLSC, convoquée par Sharmila Raj (USAID) et Kabir Ahmed (FNUAP). Il a ensuite été mis à jour en 2022 par le Programme des Médicaments, Technologies et Services Pharmaceutiques (MTaPS) de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international. Auteurs de cette mise à jour de 2025 : Management Sciences for Health : Andualem Oumer, Jane Briggs et Lauren Herzog Les auteurs tiennent à remercier les personnes suivantes pour leur précieuse contribution technique à la révision et/ou à l’examen de cette version actualisée : Cammie Lee and Amy Schellpfeffer (Gates Foundation), Jeff Jacobs (Merck for Mothers), Oleg Zhurov and Vishal Shah (Ferring), Samantha Durdock and country colleagues from R4D, Patricia Coffey and Besty Wilskie (PATH), Andrew Storey and country colleagues from CHAI, Naoko Doi and Daisy Ruto (JHPIEGO), Alan George (GHSC-PSM), Milka Dinev (MHSC of RHSC) and Ioannis Gallos and Mariana Widmer (OMS). Les individus suivants furent reconnus dans la révision de 2022 : Afua Aggrey (GHSC-PSM), Laila Akhlaghi (JSI), Fernando Althabe (OMS), Deborah Armbruster (USAID), Hillary Bracken (Gynuity), Devon Cain (CHAI), Atoyese Dehinbo (GHSC-PSM), Patricia Coffey (PATH), John Durgovich (GHSC-PSM), Tom Easterling (retraité de l’Université de Washington), Jane Feinberg (JSI), Patrick Gaparayi (division des approvisionnements de l’UNICEF), Alan George (GHSC-PSM), Leah Greenspan (USAID), Javier Guzman (précédemment de USAID/MTaPS), Alexis Heaton (JSI), Jeff Jacobs (Merck for Mothers), Patricia Jodrey (USAID), Smita Kumar (USAID), Philip Li (Ferring), Chia-Ying Lin (R4D), Helen Petach (précédemment de l’USAID), Megan Rauscher (GHSC-PSM), Mariya Saleh (GHSC-PSM), Gashaw Shiferaw (USAID/MTaPS), Manjari Quintanar Solares (PATH), Steve Wall (Save the Children), Charlotte Warren (Population Council), Mariana Widmer (OMS), Beth Yeager (USP/PQM+) et Oleg Zhurov (Ferring). Les auteurs tiennent également à souligner le rôle de l’équipe de la Task Order 4 du programme Global Health Supply Chain Procurement and Supply Management (GHSC-PSM) : Megan Rauscher et Sweta Basnet, ainsi que les équipes PSM du Népal, du Pakistan, de l’Éthiopie, du Ghana et du Nigéria, pour leur rôle dans la validation du supplément prévisionnel et pour leurs commentaires utiles à son amélioration. Page | v TABLE DES MATIÈRES ACRONYMES . VI RÉSUMÉ . VII INTRODUCTION . 1 1. SANTE REPRODUCTIVE : PLANIFICATION FAMILIALE ET PREVENTION DES IST . 14 2. L’HEMORRAGIE POST-PARTUM : PREVENTION, DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT . 31 3. PREVENTION ET TRAITEMENT DES TROUBLES DE L’HYPERTENSION PENDANT LA GROSSESSE . 53 4. REDUCTION DU RISQUE DE SYNDROME DE DETRESSE RESPIRATOIRE DANS LES NAISSANCES PREMATUREES . 76 5. REANIMATION DU NOUVEAU-NE ET SOINS ESSENTIELS A LA NAISSANCE . 83 6. SOINS DU CORDON OMBILICAL DU NOUVEAU-NE . 91 7. TRAITEMENT D’UNE INFECTION BACTERIENNE POTENTIELLEMENT GRAVE (IBPG) OU D’UNE MALADIE TRES GRAVE CHEZ LE NOUVEAU-NE ET LE NOURRISSON (0-59 JOURS) . 97 8. TRAITEMENT DE LA PNEUMONIE CHEZ LES ENFANTS DE 2-59 MOIS . 112 9. TRAITEMENT DE LA DIARRHEE CHEZ LES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS . 127 GLOSSAIRE . 141 OUTILS ET RESSOURCES POUR LA QUANTIFICATION . 143 ANNEXES . 150 Page | vi ACRONYMES ASC agent de santé communautaire BCS Bureau central des statistiques CAP couple-années de protection CD comprimé dispersible CP corticostéroïdes prénataux CT carbétocine thermostable CU contraception d’urgence DTS directive de traitement standard EDS enquête démographique et de santé ES établissement de santé ESR enquête sur la santé reproductive FAP femmes en âge de procréer HPP hémorragie post-partum IBPG infection bactérienne potentiellement grave IM intramusculaire IST infection sexuellement transmissible IV intraveineux LME liste de médicaments essentiels MAS malnutrition aiguë sévère MgSO4 sulfate de magnésium MICS enquête par grappes à indicateurs multiples MSS Ministère des Solidarités et de la Santé OMS Organisation mondiale de la Santé ONG organisation non gouvernementale PCU pilule contraceptive d’urgence PF planification familiale PRFI pays à revenu faible et intermédiaire SIGS système d’information en gestion sanitaire SMNI santé maternelle, néonatale et infantile SP soins prénataux SR santé reproductive SRMNI santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile SRO sels de réhydratation orale TCP taux de croissance de la population TNB taux de natalité brut TPC taux de prévalence des contraceptifs TS travailleuse du sexe TXA acide tranexamique UNCoLSC Commission des Nations Unies sur les produits d’importance vitale Page | vii RÉSUMÉ Ce supplément prévisionnel actualisé aidera les experts techniques et les gestionnaires de programmes à quantifier les besoins en produits médicaux essentiels spécifiques pour la santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile (SRMNI). Le supplément prévisionnel SRMNI peut être utilisé avec le guide principal : Quantification des intrants de santé : un guide pour la prévision des achats et la planification des approvisionnements1, qui fournit des orientations générales sur la quantification. Ce supplément décrit les étapes de la prévision de la consommation de ces produits médicaux sur la base de la méthode de morbidité/démographique. Pour compléter la quantification, les utilisateurs doivent se référer au guide principal de quantification pour la phase de planification des approvisionnements. Il s’appuie sur le document produit par l’équipe de ressources techniques de la chaîne d’approvisionnement de la Commission des Nations Unies sur les produits d’importance vitale et comprend des conseils actualisés de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Page | viii RÉFÉRENCE 1. John Snow, Inc. 2017. Quantification of Health Commodities: A Guide to Forecasting and Supply Planning for Procurement. Arlington, Va. : John Snow, Inc. Page | 1 INTRODUCTION CONTEXTE L’amélioration de l’accès aux produits médicaux de SRMNI et leur utilisation appropriée pourraient sauver la vie de plus de six millions de femmes et d’enfants par an1. En 2012, la Commission des Nations Unies sur les produits d’importance vitale (UNCoLSC) pour les femmes et les enfants, dans le cadre de l’initiative « Chaque Femme, Chaque Enfant », s’est concentrée sur un ensemble de produits médicaux prioritaires pour la SRMNI présentant diverses caractéristiques. Certains étaient nouveaux ou en cours d’introduction à grande échelle, tandis que d’autres sont sur le marché depuis de nombreuses années mais sous-utilisés ou indisponibles au moment voulu ou sous la forme recommandée. L’une des composantes majeures de l’accès est la disponibilité, et pour assurer la disponibilité, des estimations/quantifications précises et opportunes des besoins en approvisionnement sont nécessaires. Pour les besoins de la discussion dans ce document, la quantification correspond au processus qui implique à la fois une prévision et une planification des approvisionnements. Pour plus de détails, voir la section « Concepts clés et considérations en matière de quantification ». Au niveau national, les résultats des quantifications sont essentiels pour la budgétisation, l’attribution et la mobilisation des ressources, ainsi que pour la planification des opérations d’achat et de la chaîne d’approvisionnement. Au niveau mondial, les donateurs et les fabricants peuvent utiliser ces informations pour planifier les ressources, les achats et la production. En outre, les estimations agrégées des besoins futurs peuvent être utilisées par les donateurs, les agents d’approvisionnement internationaux et d’autres agences pour négocier des accords-cadres et des prix unitaires. Ce supplément (mise à jour de la version 2022) fournit des conseils pratiques pour estimer les quantités de fournitures nécessaires aux programmes dans le cadre d’un exercice de quantification national. Bien que ces conseils aient été élaborés principalement pour le secteur public, y compris lorsque le soutien est apporté par des organisations non gouvernementales (ONG), la méthodologie est également pertinente pour le secteur privé afin de prévoir les besoins en produits médicaux si la méthode de morbidité doit être appliquée. PRODUITS MEDICAUX DANS CE SUPPLEMENT Les produits médicaux prioritaires considérés dans ce supplément se répartissent en quatre catégories : santé reproductive (SR), santé maternelle, santé néonatale et santé infantile. La liste initiale de l’UNCoLSC, qui a été utilisée dans la version 2016 du supplément prévisionnel, a été élargie pour inclure de nouveaux produits médicaux récemment recommandés par l’OMS et d’autres produits médicaux essentiels qui n’étaient pas envisagés par l’UNCoLSC. Tout en reconnaissant que les réactifs, les fournitures et les équipements de diagnostic (par exemple, les dispositifs de tension artérielle, les dispositifs de mesure de la fréquence respiratoire, les oxymètres de pouls) sont importants pour le traitement des pathologies abordées dans ce supplément, ils ne sont pas cités dans ce guide de prévision. Page | 2 PRODUITS DE SANTE REPRODUCTIVE : PLANIFICATION FAMILIALE ET PREVENTION DES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES Les pilules contraceptives d’urgence, les préservatifs féminins et les implants contraceptifs sont les trois produits médicaux de santé reproductive abordés dans ce supplément. Les autres produits médicaux de planification familiale (PF) sont suffisamment abordés dans d’autres ressources2. PRODUITS DE SANTE MATERNELLE Les trois produits médicaux de santé maternelle de l’UNCoLSC – l’ocytocine et le misoprostol (pour prévenir ou traiter l’hémorragie post-partum [HPP]) ainsi que le sulfate de magnésium (pour l’éclampsie et la pré- éclampsie sévère pendant la grossesse) – sont inclus. En outre, ce supplément comprend d’autres produits médicaux nouvellement recommandés : la carbétocine thermostable (CT) (pour la prévention de l’HPP) et l’acide tranexamique (pour la prise en charge de l’HPP comme traitement de substitution), le gluconate de calcium (pour traiter la toxicité du sulfate de magnésium [MgSO4]), les médicaments antihypertenseurs tels que l’hydralazine et le méthyldopa (pour la prise en charge de l’hypertension sévère pendant la grossesse) et les draps calibrés (pour mesurer le niveau de perte de sang pendant et après l’accouchement pour déterminer l’HPP). PRODUITS DE SANTE NEONATALE Les quatre groupes de produits de santé néonatale abordés dans ce supplément sont les corticostéroïdes prénataux (CP) (pour la réduction du risque de syndrome de détresse respiratoire dans les naissances prématurées), la chlorhexidine (pour les soins du cordon du nouveau-né), les antibiotiques (en cas d’infection bactérienne potentiellement grave ou de maladie très grave qui pourrait également affecter la période post- néonatale), et l’équipement de réanimation (respiration assistée pour les bébés en apnée ou en bradycardie [c’est-à-dire les bébés qui ne respirent pas ou ne pleurent pas]). PRODUITS DE SANTE INFANTILE Trois produits de santé infantile sont inclus dans ce supplément : l’amoxicilline (pour traiter la pneumonie), les sels de réhydratation orale (SRO) et le zinc (pour traiter la diarrhée). Même si un nombre limité de produits de santé SRMNI prioritaires, tels que ceux indiqués précédemment, sont abordés dans ce supplément prévisionnel, les équipes de quantification doivent utiliser d’autres ressources complémentaires, qui sont également référencées dans ce document, pour quantifier tout produit supplémentaire nécessaire à la gestion des pathologies abordées. Une fois qu’elles maîtrisent le document, les équipes de quantification peuvent appliquer les principes et les étapes de calcul à d’autres produits. OBJET DU PRESENT SUPPLEMENT Ce supplément a été développé pour aider les personnes concernées par la quantification des produits médicaux de SRMNI selon les meilleures pratiques en matière de prévisions basées sur la morbidité/démographie, et sur des données démographiques, de morbidité (prévalence, incidence) et de services, afin d’améliorer la qualité des prévisions au niveau national des produits médicaux de SRMNI d’importance vitale. Il est également possible d’utiliser des méthodologies axées sur la logistique/la consommation reposant sur des données de consommation pour trianguler les prévisions, mais celles-ci ne sont pas abordées dans ce supplément. Ce document doit être Page | 3 utilisé conjointement avec le document Quantification des intrants de santé : un guide pour la prévision des achats et la planification des approvisionnements3 (ci-après dénommé « Quantification des intrants de santé »). L’exercice de prévision typique couvre une période de deux à trois ans et doit être révisé chaque année. Il est également fortement recommandé de réviser les prévisions annuelles tous les six mois en fonction de l’évolution de l’utilisation des services ou de la consommation. Ce supplément ne fournit pas de conseils généraux sur la gestion des programmes SRMNI, ni de conseils programmatiques sur la sélection ou la gestion des produits utilisés dans un pays. Même si le supplément contient les recommandations de l’OMS pour le traitement des pathologies abordées, les équipes de quantification doivent s’appuyer sur les directives de traitement standard (DTS) locales et sur la pratique réelle pour établir des prévisions concernant ces pathologies. Le résultat du processus de prévision – une liste de produits spécifiques avec l’estimation des quantités consommées décrites dans ce document – ne doit pas être utilisé directement pour les achats. Les approvisionnements doivent être planifiés pour déterminer le calendrier et la quantité de chaque produit pouvant et devant être acheté afin de garantir une disponibilité optimale des produits. Dès qu’une prévision a été préparée à l’aide de ce supplément, l’équipe de quantification doit se référer au document Quantification des intrants de santé3 pour obtenir des conseils sur la manière de planifier les approvisionnements. CONTENU DE BASE Ce supplément est organisé par pathologies et services de santé : 1. Santé reproductive : Planification familiale et prévention des IST 2. Prévention et traitement de l’hémorragie post-partum 3. Prévention et traitement des troubles de l’hypertension pendant la grossesse 4. Réduction du risque de syndrome de détresse respiratoire dans les naissances prématurées 5. Réanimation du nouveau-né et soins essentiels à la naissance 6. Soins du cordon ombilical du nouveau-né 7. Traitement d’une infection bactérienne potentiellement grave (IBPG) ou d’une maladie très grave chez le nouveau-né et le nourrisson (0-59 jours) 8. Traitement de la pneumonie chez les enfants de 2-59 mois 9. Traitement de la diarrhée chez les enfants de moins de 5 ans Ce supplément fournit des informations générales sur la description/définition de chaque pathologie, son incidence mondiale et régionale, ainsi que les produits médicaux et les posologies recommandés par l’OMS pour la prise en charge. Le supplément fournit par ailleurs des informations et des conseils sur les produits médicaux utilisés pour traiter chaque pathologie : ■ Caractéristiques du produit et autres considérations prévisionnelles, notamment les présentations courantes, les indications, l’administration, les conditions et exigences de stockage et la durée totale de conservation ■ Autres aspects de la chaîne d’approvisionnement, notamment les facteurs spécifiques au programme qui doivent être pris en compte pour prévoir les besoins ■ Fournitures, consommables ou équipements supplémentaires nécessaires à l’administration des produits médicaux à prendre en compte dans les exercices de quantification ■ Niveau d’utilisation recommandé selon les dernières directives de l’OMS Page | 4 ■ Types de données nécessaires à la prévision et sources potentielles de ces données ■ Un exemple d’algorithme de prévision pour la méthode de morbidité utilisant des données démographiques/de morbidité et/ou de services avec les étapes et les formules de calcul ■ Une liste des données de substitution et les sources correspondantes qui peuvent être utilisées en l’absence de données locales ■ Un exemple d’application des hypothèses, des étapes et des formules de calcul pour la prévision des produits médicaux Ce supplément comprend également une définition de la quantification (c’est-à-dire de la prévision et de la planification des approvisionnements) et des concepts associés, une description des processus suivis lors de la quantification, des types de données utilisées dans le cadre des prévisions ainsi que d’autres considérations générales sur la quantification, des références et un inventaire des outils pouvant être utilisés à des fins de quantification. COMMENT UTILISER CE SUPPLEMENT Ce supplément est destiné à aider les gestionnaires de programmes, les experts techniques de la chaîne d’approvisionnement et les prestataires de services à utiliser leurs connaissances concernant les produits qu’ils gèrent et les programmes qu’ils mettent en œuvre pour estimer les quantités de produits qui seront nécessaires pour servir les clients de leurs programmes sur une période donnée. Avant de procéder à un exercice de quantification pour l’un des produits médicaux prioritaires, les facilitateurs et le personnel technique doivent consulter les sections pertinentes de ce document qui les guideront dans la définition des données, la collecte et la planification de l’exercice. Les références/liens inclus dans le document peuvent également être utilisés comme ressources supplémentaires pour obtenir des données plus détaillées et spécifiques à une région ou un pays, utiles à l’exercice de quantification. Au cours de l’exercice de quantification, ce supplément peut servir de référence pour élaborer des hypothèses et réaliser la prévision à proprement parler. Les algorithmes et les exemples donnent des processus et des étapes standard pour calculer les quantités de chaque produit susceptibles d’être consommées au cours de la période de prévision. Les équipes de quantification devront toutefois adapter les exemples d’hypothèses de prévision, d’algorithmes, d’étapes de calcul, de formules et d’exemples au contexte local et à la portée de la prévision réalisée. Le document peut également être utilisé pour identifier des ressources supplémentaires, telles que des guides/manuels de quantification généraux et spécifiques à un programme, qui fournissent des conseils plus détaillés sur les processus, les méthodologies et les outils de quantification et peuvent être utilisés pour effectuer la quantification réelle des groupes de produits médicaux, notamment la planification des approvisionnements. Les recommandations de l’OMS auxquelles le guide fait référence peuvent par ailleurs être utilisées pour plaider en faveur d’une révision des protocoles nationaux de traitement SRMNI. CONCEPTS CLES ET CONSIDERATIONS EN MATIERE DE QUANTIFICATION Les définitions suivantes sont fournies pour harmoniser le vocabulaire utilisé dans ce document. Ces définitions sont conformes à celles utilisées dans la Quantification des intrants de santé3. La quantification est le processus qui consiste à estimer les quantités et les coûts des produits nécessaires à un programme (ou service) de santé spécifique et à déterminer le moment où les commandes doivent être passées et Page | 5 livrées pour assurer une disponibilité optimale des produits. Elle répond aux questions suivantes : « Quelles seront les exigences du programme ? Quelle quantité de chaque produit estime-t-on consommer ? Que faut-il acheter, en quelle quantité et à quel prix ? Quand doit-il être commandé et quand doit-il être livré ? » Les deux principaux sous-processus de quantification sont les suivants : ■ Prévision : processus d’estimation des quantités de produits nécessaires pour répondre à la demande (à utiliser/consommer) sur une période donnée. Ce processus permet de répondre à la question suivante : « Quelles quantités sont nécessaires pour répondre à la demande de santé d’un groupe ou d’une population définie sur une période donnée ? » ■ Planification des approvisionnements : processus d’estimation des quantités et des coûts totaux des produits nécessaires à l’approvisionnement, et de détermination des quantités commandées et des dates de réception souhaitées pour les expéditions. Les plans d’approvisionnement reposent sur les quantités prévues dans le premier sous-processus (prévision) et sur la connaissance de différents facteurs : délais d’exécution, exigences du système en matière d’inventaire (telles que les niveaux de stock minimum et maximum et les niveaux de stock souhaités), périodicité préférée des commande, stock disponible, durée de vie restante du stock existant, stock commandé (quantités en attente d’expédition) et dates de livraison, durée de vie totale, taux de gaspillage, coûts de transport et de logistique, budget disponible, espace d’entreposage et autres facteurs. Il s’agit du résultat final de la quantification qui répond aux questions suivantes : « Que faut-il acheter ? Quelle quantité de chaque produit peut/doit être achetée ? Quel est le coût total d’acquisition des produits ? Quand les commandes doivent-elles être passées et quand les produits doivent-ils être reçus ? » Pour la définition des autres termes liés à la quantification, consulter le glossaire disponible à la fin de ce document. TYPES DE DONNEES DESTINEES AUX PREVISIONS La disponibilité et la qualité des données historiques et prévisionnelles sont essentielles aux prévisions. Les données nécessaires à la prévision peuvent généralement être classées en quatre catégories. 1. Données de consommation : quantités de produits médicaux individuels distribués aux utilisateurs ou livrés aux niveaux inférieurs de la chaîne d’approvisionnement (consommation de substitution) dans un délai spécifique. Les quantités livrées par les magasins/entrepôts sont utilisées comme données de substitution lorsqu’aucune donnée sur les quantités distribuées aux utilisateurs par les établissements de santé (ES) n’est disponible. 2. Données démographiques : informations sur la taille et les projections de la population, ventilées par âge, sexe, connaissance des services de santé, accès physique aux services de santé, etc. 3. Données de morbidité : informations sur les estimations d’incidence et/ou de prévalence par pathologie. 4. Données sur les services : nombre de cas diagnostiqués, traités ou pris en charge par pathologie ou sous-pathologie. Lorsque ces données ne sont pas disponibles localement, des hypothèses éclairées doivent être formulées sur la base des données de recherche/d’enquête, des expériences de pays similaires et des connaissances et de l’expérience des gestionnaires de programmes, des partenaires de mise en œuvre, des prestataires de services et des experts techniques. Les hypothèses et les résultats des prévisions doivent être formulés, acceptés et approuvés par les principaux décideurs, les responsables de la mise en œuvre et les prestataires de services qui seront chargés de gérer et de fournir les services et produits spécifiques. La nature de certains de ces produits médicaux suggère qu’ils ne sont actuellement pas utilisés ou disponibles en quantité suffisante pour un impact maximal sur la santé, ce qui laisse penser que les données historiques relatives aux services ou à la consommation sous-estimeraient souvent la demande potentielle. Pour développer des prévisions Page | 6 pour ces produits dans la plupart des pays en développement, il convient ainsi d’utiliser les données et hypothèses démographiques et de morbidité (prévalence et incidence) tempérées par différents paramètres : capacité de service réaliste, état de préparation des services et besoin de médicaments d’urgence, objectifs de couverture et mesures de performance de la chaîne d’approvisionnement telles que l’attribution et la distribution, et expiration du produit. Il peut être nécessaire de tenir compte des données manquantes, peu fiables, obsolètes ou incomplètes. L’impact sur la précision et les conséquences sur la décision dépendent de la gravité de l’absence de données et doivent être consignées. Les limites exigent un examen plus approfondi des données, des hypothèses et des résultats disponibles et une bonne compréhension des lacunes et des risques – financiers et autres – liés à l’utilisation de ces hypothèses, données et résultats. Les données et les sources de données nécessaires à la prévision des produits médicaux considérés dans ce supplément sont détaillées ci-dessous et dans chaque section du document. Il est important de noter que les équipes de quantification doivent prendre en compte les éventuels interventions/facteurs affectant les futurs changements de la demande (par exemple, les plans de déploiement). DONNEES DESTINEES AUX PREVISIONS ET SOURCES De nombreuses données sont nécessaires pour prévoir la demande des produits médicaux inclus dans ce supplément. Le tableau 1 résume le type de données nécessaires pour effectuer des prévisions à l’aide de la méthode de morbidité/démographique qui est commune à plusieurs des pathologies/produits considérés dans ce supplément. Les besoins en données spécifiques aux pathologies/produits et les sources potentielles sont indiqués dans les sections correspondantes. Page | 7 Tableau 1 : Données communes et sources potentielles pour les prévisions utilisant la méthode de morbidité/démographique N° DONNEES PATHOLOGIE/PRODUIT SOURCE REMARQUES 1 Population totale par an Toutes les pathologies/tous les produits Recensements nationaux et projections, enquêtes démographiques et de santé (EDS), base de données des programmes internationaux du Bureau de recensement des États-Unis, projections démographiques mondiales des Nations Unies, rapports d’enquêtes spéciales Peuvent être obsolètes ; peuvent nécessiter l’application d’un taux de croissance annuel estimé au projet pour les années de prévision ; peuvent ne pas être rapportées comme il se doit 2 Part/nombre de femmes de 15-59 ans Préservatifs féminins 3 Part/nombre de femmes sexuellement actives de 15-59 ans Préservatifs féminins 4 Part/nombre de femmes en âge de procréer (FAP) (15-49 ans) ou de femmes mariées en âge de procréer* Pilules contraceptives d’urgence (PCU), implants contraceptifs 5 Part/nombre de travailleuses du sexe (TS) Préservatifs féminins 6 Part/nombre de femmes enceintes par an Pathologies maternelles : HPP et troubles de l’hypertension pendant la grossesse EDS, système d’information en gestion sanitaire (SIGS), enquêtes nationales sur la morbidité et la mortalité maternelles, enquêtes spéciales, plans stratégiques des programmes Les données de l’EDS peuvent être obsolètes ; les données du SIGS peuvent être incomplètes ; le SIGS ne recueille pas de données du secteur privé 7 Part/nombre d’accouchements par niveau/secteur (par exemple, domicile, ES publics, ES privés) 8 Taux de natalité brut (TNB) Dispositif de réanimation à usage unique, infection bactérienne potentiellement grave (IBPG) ou maladie très grave, gluconate de chlorhexidine EDS, SIGS, rapports des programmes SRMNI, enquêtes nationales sur la morbidité et la mortalité maternelles, enquêtes spéciales, plans stratégiques des programmes 9 Part/nombre de naissances vivantes par secteur/niveau de soins (naissances assistées par secteur) : Services communautaires/domicile, ES publics, ES privés 10 Part/nombre d’enfants de moins de 5 ans Pneumonie, diarrhée Recensements nationaux et projections, EDS, base de données des programmes internationaux du Bureau de recensement des États-Unis, projections démographiques mondiales de l’ONU Peuvent être obsolètes ; peuvent nécessiter l’application d’un taux de croissance annuel estimé au projet pour les années de prévision 11 Types et nombre d’ES publics dans le pays (par exemple, hôpitaux régionaux, provinciaux et de district, centres de santé, postes sanitaires) Dispositifs de réanimation et d’aspiration, MgSO4, gluconate de calcium Rapports du programme, ministère des Solidarités et de la Santé (MSS), bureaux régionaux de la santé, bureaux médicaux de district, plans stratégiques/objectifs du programme ; l’OMS tient à jour une base de données des ES de certains pays, qui peut être consultée à l’adresse suivante https://data.humdata.org/dataset/health-facilities-in- sub-saharan-africa?force_layout=desktop Peuvent être obsolètes et varier selon la source d’information. Il convient d’obtenir des informations à partir de sources de niveau supérieur et inférieur puis de les vérifier. 12 Interventions/Facteurs affectant les futurs changements de la demande (par exemple, les plans de déploiement) Toutes les pathologies/tous les produits Programme de santé maternelle, néonatale et infantile (SMNI) ; programme VIH ; plans stratégiques Si des stratégies visant à sensibiliser et à développer le comportement de recherche de services de santé sont en cours, la prévision doit en tenir compte ; s’assurer que des financements et des ressources humaines appropriées sont disponibles pour soutenir les plans du programme avant de prévoir des augmentations de la consommation *Utiliser l’intitulé « femmes mariées en âge de procréer » plutôt que « l’ensemble des FAP » dans les pays où les relations extraconjugales sont considérées comme inadmissibles pour des raisons culturelles ou religieuses. https://data.humdata.org/dataset/health-facilities-in-sub-saharan-africa?force_layout=desktop https://data.humdata.org/dataset/health-facilities-in-sub-saharan-africa?force_layout=desktop Page | 8 METHODES DE PREVISION En général, les méthodes de prévision peuvent être classées en deux grands groupes : la méthode de consommation et la méthode de morbidité. Le tableau 2 présente une comparaison des deux méthodes. Tableau 2 : Comparaison des méthodes de prévision METHODE DE CONSOMMATION METHODE DE MORBIDITE Définition Prévision basée sur les tendances passées de l’utilisation de chaque produit Prévision basée sur les tendances passées des cas pris en charge/traités couplée au taux d’utilisation des produits médicaux par cas tel que défini par les DTS ou les pratiques réelles de prescription Besoins en données Données de consommation couplées aux jours de rupture de stock Données démographiques, de morbidité et de service couplées aux schémas thérapeutiques et aux posologies/taux d’utilisation REMARQUES IMPORTANTES : ◼ La méthode de morbidité est parfois appelée méthode démographique lorsqu’elle est appliquée à des pathologies liées par exemple à la PF ou lorsque les données démographiques sont appliquées pour calculer le nombre estimé de cas. Cependant, la méthodologie est la même (c’est-à-dire qu’elle considère le nombre estimé de cas et la quantité moyenne de chaque produit utilisé pour gérer un cas afin de calculer la quantité estimée de chaque produit médical par pathologie/sous-pathologie). ◼ Si des données complètes, récentes et précises sur les services sont disponibles, il est possible d’effectuer des prévisions basées sur la morbidité sans avoir besoin de données générales sur la démographie et la prévalence/incidence. Le choix des méthodes de prévision dépend principalement de la disponibilité et de la qualité des données requises pour la méthode en question. Il est toutefois recommandé d’utiliser plusieurs méthodes et de comparer les résultats afin de les valider et de les affiner. Concernant les nouveaux programmes pour lesquels on ne dispose pas de données sur la consommation ou les services antérieurs, ou les programmes dont la mise à l’échelle et les changements dans la gestion des pathologies sont importants, il est plus approprié d’utiliser des données démographiques et de morbidité (données d’incidence et de prévalence) avec des hypothèses de programme sur la couverture des services. Pour les programmes matures où des données complètes et fiables sur la consommation et les services sont disponibles, il est conseillé d’utiliser les méthodes de consommation et de morbidité basées sur les données de services pour estimer les besoins, comparer les résultats des deux méthodes et décider laquelle utiliser. Se reporter à l’annexe A pour obtenir une description de chaque type de données et de la méthode de prévision correspondante, ainsi qu’au document Quantification des intrants de santé3 pour un examen détaillé des types de données et des mérites des différentes méthodologies. Pour les produits de PF, les sources de données, les forces et les défis associés à chaque méthode de prévision sont examinés plus en détail dans la section Quantification des intrants de santé : guide d’accompagnement sur la contraception2. PROCESSUS DE QUANTIFICATION La quantification doit être effectuée régulièrement, au moment propice et de manière coordonnée, en suivant les étapes et les processus recommandés décrits ci-dessous et illustrés en figure 1, afin d’accroître la qualité, la fiabilité et l’utilisation des résultats. Le calendrier de l’exercice de quantification doit également être aligné sur le cycle de planification budgétaire national afin de mobiliser les ressources nécessaires. La formation de comités Page | 9 de coordination spécifiques aux programmes est recommandée. Les comités de coordination doivent inclure des représentants du programme et des responsables de la logistique du secteur public, des partenaires de mise en œuvre familiarisés avec les produits et les plans, du personnel chargé de la logistique et de l’entreposage, du personnel chargé des achats, des cliniciens, du personnel de l’unité de pharmacie, des experts techniques et des donateurs/financiers4. L’implication des parties prenantes garantit un meilleur partage de l’information et une prise de décision coordonnée. En outre, au moins un membre de l’équipe de quantification doit être à l’aise avec Microsoft Excel ou les autres applications logicielles utilisées pour gérer les données et les calculs prévisionnels. Le processus de quantification comprend les principales phases/étapes suivantes, qui doivent être exécutées de manière séquentielle : Préparation : Une planification et une préparation adéquates constituent la première étape du processus de quantification. Au cours de cette étape, les membres du comité de coordination/quantification doivent définir la portée de l’exercice de quantification, y compris les pathologies et les produits médicaux à prendre en compte, la zone géographique, le calendrier, le type et les sources de données, et les méthodes de quantification. Ils doivent ensuite collecter, organiser et évaluer la qualité des données disponibles. Habituellement, un atelier consultatif est organisé après l’analyse des données collectées afin de valider et d’affiner les données et les hypothèses obtenues au cours de la phase de préparation de la quantification et/ou d’ajouter d’autres données et hypothèses si nécessaire avant le début de l’étape de prévision. La consultation peut également être réalisée à la fin de l’exercice de quantification. Prévision : Lors de cette phase de quantification, les hypothèses prévisionnelles convenues sont utilisées pour développer des prévisions de consommation/demande estimées pour chaque produit médical. Des outils électroniques tels que Quantimed® ou le nouvel outil Quantification Analytics Tool (tous les deux pour des groupes de produits/pathologies multiples) et Reality√® (pour les prévisions de produits médicaux de PF) sont souvent utilisés pour réaliser des prévisions. Ces outils facilitent grandement la préparation des prévisions en fournissant une méthode structurée et normalisée pour organiser et valider les données et produire des résultats prévisionnels. Les résultats de l’étape de prévision comprennent une liste de produits médicaux spécifiques avec les quantités nécessaires pour une période de temps spécifique. Certains outils, comme Quantimed et QAT, peuvent également être utilisés pour calculer la quantité par cas et le coût par épisode. Ces deux phases/étapes de la quantification, notamment les prévisions, sont traitées en détail dans ce supplément. La figure 1, tirée de Quantification des intrants de santé3, illustre les étapes de la quantification (pour obtenir une autre vue du processus de quantification, y compris les intrants et les extrants de chaque étape, voir l’annexe B). Les utilisateurs de ce supplément doivent se référer à la Quantification des intrants de santé3 pour préparer les plans d’approvisionnement de chaque produit. Des changements liés à la gestion de la chaîne d’approvisionnement, notamment les délais de livraison, les pertes et gaspillages, les coûts unitaires des produits médicaux, les coûts logistiques et la consommation réelle, ont lieu régulièrement, ce qui nécessite un réalignement correspondant de l’approvisionnement en produits médicaux. Cela nécessite des révisions et des examens fréquents de la quantification au fur et à mesure que de nouvelles données sont disponibles, afin de valider les hypothèses formulées ou de les réviser et d’ajuster la prévision et le plan d’approvisionnement en fonction des besoins. Nous recommandons de réaliser les exercices de quantification au moins une fois par an, avec des révisions de la planification de l’approvisionnement au moins une fois par trimestre. Des révisions plus fréquentes des prévisions et des plans d’approvisionnement sont http://siapsprogram.org/tools-and-guidance/quantimed/ https://www.ghsupplychain.org/quantificationanalyticstool https://www.engenderhealth.org/pubs/family-planning/reality-check/ Page | 10 particulièrement importantes pour les programmes/produits nouveaux ou émergents lorsque les données historiques sont faibles et que les prévisions dépendent fortement de l’avis des experts. Figure 1 : Étapes de la quantification3 Page | 11 AUTRES CONSIDERATIONS GENERALES SUR LES PREVISIONS PREVISIONS DES BESOINS DES AUTRES SECTEURS Bien que l’objectif principal de ce supplément soit le secteur public, les ONG, les programmes de marketing social et même le secteur privé peuvent obtenir des produits du secteur public gratuitement ou avec des subventions. Lorsque les pays utilisent la plateforme publique comme une approche de marché unique pour financer et acheter des produits, y compris pour une utilisation dans le marketing social et/ou le secteur privé, il est important d’engager les parties prenantes du secteur privé et de quantifier pour les secteurs public et privé. Le secteur privé pourrait par ailleurs utiliser les conseils de ce supplément pour comprendre comment le secteur public quantifie et les lacunes que le secteur privé devrait combler. COMBINAISON DE PRODUITS (MARQUES) Si le même produit apparaît sous différentes formes dans le pays (par exemple, différentes marques ou formulations) de telle sorte que l’équipe de quantification pense que des efforts programmatiques ou d’autres facteurs d’utilisation pourraient affecter le taux de consommation de différentes marques ou formulations, il peut être nécessaire de séparer les prévisions par marque/formulation afin de pouvoir appliquer des hypothèses distinctes à chacune. De la même façon, les marques peuvent être achetées auprès de différents fournisseurs. Selon le produit, le choix de la marque peut être déterminé par les programmes de santé, les fournisseurs ou les préférences des clients. Les programmes gérant différentes marques/formulations peuvent également avoir des plans différents pour la création de la demande, le renforcement des capacités des prestataires, la fourniture d’équipements aux établissements, ou l’affectation d’unités mobiles pour les procédures plus complexes. Par conséquent, l’équipe chargée de la quantification devra peut-être formuler des hypothèses distinctes sur la croissance (ou la diminution) par marque/formulation. COMBINAISON DE SOURCES L’utilisation des services connexes offerts par le secteur public, le marketing social et le secteur privé peut différer considérablement et affecter les estimations. Si plusieurs sources programmatiques (secteur public, marketing social, secteur privé, par ex.) fournissent ces produits médicaux dans le pays, il sera probablement nécessaire de ventiler le nombre estimé de clients/cas (pour la méthode de morbidité) ou la part estimée d’utilisation de chaque produit médical (pour la méthode de consommation) par source de produits, au moins pour préciser le nombre de clients qui seront pris en charge ou de cas qui seront traités dans chaque secteur inclus dans l’exercice de prévision. Si le secteur public est le seul programme pris en compte dans la quantification, l’équipe de quantification doit calculer uniquement le nombre de clients à prendre en charge ou de cas à traiter par ce secteur. Les clients ou les cas à traiter dans d’autres secteurs doivent être exclus. Il convient de noter que la composition et les besoins des groupes de clients qui fréquentent différentes sources pour leurs services peuvent varier considérablement. Il suffit de calculer le nombre de cas à prendre en charge par le(s) secteur(s) concerné(s) par la prévision. Les cas à prendre en charge dans d’autres secteurs doivent être exclus. Page | 12 DISPONIBILITE La plupart des produits considérés dans ce supplément figurent dans la liste modèle de médicaments essentiels de l’OMS, y compris la Liste modèle de l’OMS des médicaments essentiels pour les enfants. Ils font également partie des listes nationales des médicaments essentiels (LME) de nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire (PRFI). En outre, beaucoup de ces produits ont des fournisseurs préqualifiés par l’OMS. Pour obtenir la liste complète des produits et fournitures préqualifiés par l’OMS, consulter le site Web de l’OMS. Il est conseillé aux équipes de quantification de tenir compte de leurs LME nationales et de la liste des produits enregistrés dans le pays correspondant lorsqu’elles réalisent des exercices de quantification. La possibilité d’obtenir des dérogations pour l’importation doit également être envisagée pour les produits qui ne sont pas enregistrés. PRIX Les prix unitaires de nombreux produits considérés dans ce supplément sont disponibles dans le catalogue de l’UNICEF et le catalogue du FNUAP. Ils peuvent également être disponibles dans le Guide international des prix des produits médicaux de MSH. Ces ressources peuvent être utilisées en l’absence de données locales sur les prix. CONSIDERATIONS RELATIVES AUX PRODUITS MULTI-USAGES Certains des produits médicaux de SRMNI considérés dans ce supplément sont utilisés pour prendre en charge plusieurs pathologies (par exemple, l’amoxicilline peut être utilisée pour la pneumonie, une IBPG, une malnutrition aiguë sévère [MAS] et une otite moyenne). L’équipe de quantification doit considérer la prévision des besoins pour toutes les pathologies pertinentes afin d’estimer les besoins totaux d’un produit médical spécifique. SAISIE DES VALEURS EN POURCENTAGE Lorsque les calculs impliquent la multiplication d’un nombre par un pourcentage (%), les utilisateurs du supplément doivent interpréter le pourcentage comme une fraction. Il existe deux possibilités pour effectuer les calculs : 1. Interpréter le pourcentage comme une fraction (par exemple, 20 % correspond en fait à 0,2) et dans Excel, le signe % après la valeur en pourcentage interprète la valeur comme une fraction (par exemple, 50 × 20 % = 10) 2. Remplacer le pourcentage par une fraction avant de multiplier (par exemple, remplacer 20 % par une fraction en divisant 20 par 100 = 0,2 puis multiplier la fraction par le nombre, soit 50 × 0,2 = 10 [cela peut être le cas lorsque l’on utilise un outil tel que Quantimed qui ne permet pas d’utiliser le signe % avec la valeur en pourcentage]) DONNEES DE SUBSTITUTION Les utilisateurs de ce supplément reçoivent des données mondiales et/ou régionales le cas échéant, qui peuvent être utilisées comme données de substitution (par exemple, sur l’incidence des pathologies). Toutefois, l’utilisation des données de substitution est recommandée uniquement lorsqu’il n’est pas possible de trouver des données locales sur la variable spécifique. En outre, il est important que les utilisateurs se réfèrent aux sources de données fournies comme référence pour les données de substitution car la plupart disposent de données spécifiques à un pays ou à une région qui peuvent être utilisées pour la région ou le pays considéré à la place de la moyenne mondiale. Les données de substitution fournies dans ce document datent de la période qui précède la pandémie de COVID-19 et peuvent ne pas refléter le contexte actuel. https://www.who.int/medicines/publications/essentialmedicines/en/ https://www.who.int/medicines/publications/essentialmedicines/en/ https://extranet.who.int/prequal/content/prequalified-lists/medicines https://supply.unicef.org/all-materials.html https://supply.unicef.org/all-materials.html https://www.unfpaprocurement.org/fr/products https://msh.org/fr/resources/international-medical-products-price-guide/ https://msh.org/fr/resources/international-medical-products-price-guide/ Page | 13 REFERENCES 1. UN Commission on Life-Saving Commodities for Women and Children. Commissioners’ Report, September 2012 2. USAID | DELIVER PROJECT, Task Order 4. 2011. Quantification of Health Commodities: Contraceptive Companion Guide. Forecasting Consumption of Contraceptive Supplies. Arlington, Va.: USAID | DELIVER PROJECT, Task Order 4. Disponible à l’adresse : http://iaphl.org/wp-content/uploads/2016/05/Guide-for- Quantification-of-Contraceptives.pdf 3. John Snow, Inc. 2017. Quantification of Health Commodities: A Guide to Forecasting and Supply Planning for Procurement. Arlington, Va.: John Snow, Inc. 4. JSI Research & Training Institute, Inc. 2014. Guidance and Resources for Inclusion of Reproductive, Maternal, Newborn, and Child Health (RMNCH) Commodities in National Commodity Supply Coordination Committees. Arlington, Va: JSI Research & Training Institute, Inc., for the UN Commission on Life-Saving Commodities for Women and Children, Supply and Awareness Technical Reference Team http://iaphl.org/wp-content/uploads/2016/05/Guide-for-Quantification-of-Contraceptives.pdf http://iaphl.org/wp-content/uploads/2016/05/Guide-for-Quantification-of-Contraceptives.pdf Page | 14 1. SANTE REPRODUCTIVE : PLANIFICATION FAMILIALE ET PREVENTION DES IST INTRODUCTION La prévalence contraceptive est définie comme le pourcentage de femmes en âge de procréer (15-49 ans) qui utilisent actuellement, ou dont le partenaire sexuel utilise actuellement, au moins une méthode de contraception, quelle que soit la méthode utilisée1. À l’échelle mondiale, la prévalence des méthodes contraceptives modernes (c’est-à-dire la part de femmes en âge de procréer qui voient leurs besoins en méthodes de contraception modernes satisfaits) a légèrement augmenté, passant de 74 % en 2000 à 76 % en 20192. Il existe toutefois des différences significatives dans les taux de prévalence des méthodes contraceptives modernes entre les pays et les régions. Par exemple, ce taux n’est que de 55 % en Afrique subsaharienne et en Asie occidentale et de 51 % en Océanie (à l’exclusion de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande)2. Le préservatif féminin, les implants contraceptifs et la PCU ont été classés par le mouvement « Chaque Femme, Chaque Enfant » comme trois produits de santé reproductive sous-utilisés. D’autres ressources, notamment des guides, des manuels et des outils, existent pour quantifier d’autres produits médicaux de PF plus souvent utilisés, tels que les préservatifs masculins, les injectables, les dispositifs intra-utérins et les contraceptifs oraux3, c’est pourquoi la section spécifique aux produits ci-dessous se concentrera uniquement sur les PCU, les implants contraceptifs et les préservatifs féminins. CARACTERISTIQUES DES PRODUITS ET AUTRES CONSIDERATIONS RELATIVES AUX PREVISIONS PILULES CONTRACEPTIVES D’URGENCE Les PCU sont des contraceptifs oraux indiqués pour prévenir une grossesse après un rapport sexuel non protégé ou mal protégé4. La plupart des PCU peuvent être prises jusqu’à cinq jours après un rapport sexuel non protégé. En général, les PCU sont disponibles sous trois formes : comprimés de lévonorgestrel, comprimés d’acétate d’ulipristal et comprimés de mifépristone. Dans les pays en développement, les formulations à base de lévonorgestrel seul sont les plus largement disponibles. Ce supplément couvre les formulations à base de lévonorgestrel seul, même si la méthodologie peut également s’appliquer aux autres types. Les PCU peuvent être importantes non seulement pour les couples qui ont besoin de méthodes contraceptives après une absence d’utilisation ou une mauvaise utilisation des contraceptifs ou après une défaillance de la méthode4 mais aussi pour les femmes qui ont fait l’objet d’une agression sexuelle5. Indépendamment de leur importance et de leur efficacité, la sensibilisation reste un obstacle important à leur adoption dans la mesure où la PCU est l’une des méthodes de PF modernes les moins connues, les moins disponibles et les moins utilisées dans les pays en développement ; la plupart des femmes n’ont jamais entendu parler de cette pilule sûre et efficace6. La population qui a recours aux PCU correspond probablement à un sous-ensemble de la population totale intéressée par l’utilisation d’une méthode de contraception moderne (ou qui en utilise déjà une). De plus, les PCU peuvent être proposées dans des points de vente traditionnels et non traditionnels tels que les salles d’urgence des hôpitaux, les camps de réfugiés et de personnes déplacées, les pharmacies, les prisons et les écoles, où l’utilisation et la distribution peuvent ne pas être rapportées de manière précise et complète. L’accès et la disponibilité peuvent être influencés par de nombreux facteurs, notamment l’homologation et l’enregistrement des produits et la Page | 15 possibilité pour les clients d’obtenir la méthode sans ordonnance. De plus, toutes les EDS récentes n’ont pas inclus la PCU comme méthode. Ces facteurs rendent la PCU difficile à prévoir. Les prévisions de la demande de PCU doivent être alignées de manière réaliste sur les plans et les capacités programmatiques pour introduire ou étendre la fourniture de PCU dans un secteur donné, en particulier si la PCU est bien établie dans d’autres secteurs. Par exemple, si le secteur privé joue un rôle établi dans la fourniture de PCU, les équipes de quantification doivent faire preuve de prudence en extrapolant la demande de PCU du secteur privé au secteur public, où le profil des utilisateurs peut être sensiblement différent. PRESERVATIFS FEMININS Les préservatifs féminins sont des dispositifs barrière insérés dans le vagin avant les rapports sexuels pour prévenir les grossesses non désirées et/ou les IST. Les préservatifs féminins ne nécessitent pas d’ordonnance ni d’intervention du prestataire, seulement une formation initiale à l’insertion. Les femmes de tous âges peuvent utiliser des préservatifs féminins. Ils sont cependant particulièrement intéressants pour les femmes qui subissent les effets secondaires des méthodes hormonales, pour celles dont le comportement est à haut risque, par exemple les travailleuses du sexe et les femmes qui ont de multiples partenaires sexuels, pour les hommes qui n’aiment pas utiliser des préservatifs masculins, pour les femmes qui ne peuvent pas négocier l’utilisation de préservatifs masculins, et pour les personnes allergiques au latex (la plupart des préservatifs féminins sont fabriqués en polyuréthane et en latex synthétique, qui ont une incidence plus faible de réactions allergiques). Étant donné que les préservatifs masculins et féminins préviennent à la fois la grossesse et la transmission des IST, y compris le VIH, la distinction par programme ainsi que l’estimation et la gestion séparées par programme sont courantes ; cela peut toutefois entraver l’accès aux préservatifs. Il est recommandé de procéder à une quantification coordonnée des besoins en matière de PF et de prévention des IST. Cela permettra à chaque programme d’éviter les doublons, de minimiser les surstocks et les pénuries, et de planifier le transfert de produits entre les programmes en cas de ruptures de stock, de surstocks et de risques de péremption. Cela permet également de partager des données et des informations afin de formuler de meilleures hypothèses. Une quantité appropriée de préservatifs féminins doit être mise à la disposition des utilisateurs, quel que soit leur usage. Mise en garde concernant l’utilisation des données démographiques pour prévoir les préservatifs masculins et féminins : les données ne refléteront pas l’utilisation supplémentaire des préservatifs pour la prévention du VIH et des IST si l’utilisateur/trice a déjà indiqué qu’il/elle utilisait une autre méthode contraceptive. IMPLANTS CONTRACEPTIFS Les implants contraceptifs sont une méthode de PF hormonale très efficace utilisée par les FAP pour prévenir les grossesses. Le produit est composé d’un ou plusieurs petits bâtonnets en plastique souple, de la taille d’une allumette, inséré sous la peau du bras de la femme, qui libère une hormone progestative pendant toute la durée de vie de l’implant (trois à cinq ans). Sur la base des critères d’éligibilité médicale de l’OMS de 2015 pour l’utilisation de contraceptifs7, les implants conviennent à presque toutes les femmes. L’insertion et le retrait des implants nécessitent une formation basée sur les compétences. Page | 16 Tableau 3 : Résumé des caractéristiques du produit : PCU, préservatifs féminins et implants contraceptifs PARAMETRE PCU PRESERVATIFS FEMININS IMPLANTS CONTRACEPTIFS Protocole/taux d’utilisation/couple- années de protection (CAP)8 ▪ Comprimé de lévonorgestrel 1,5 mg – 1 blister d’un comprimé par cas ▪ Comprimés de lévonorgestrel 0,75 mg – 1 blister de 2 comprimés par cas ▪ 1 préservatif par rapport sexuel ▪ Facteur CAP : 120 (120 préservatifs féminins par femme et par an) ▪ 1 implant contraceptif peut protéger pendant 3 à 5 ans ▪ CAP ○ Lévonorgestrel 75 mg/bâtonnet, 2 bâtonnets sur 5 ans = 3,8 ans ○ Lévonorgestrel 75 mg/bâtonnet, 2 bâtonnets sur 3 ans = 2,5 ans ○ Étonogestrel 68 mg/bâtonnet, 1 bâtonnet sur 3 ans = 2,5 ans Présentation ▪ 1 comprimé de lévonorgestrel 1,5 mg ▪ 2 comprimés de lévonorgestrel 750 microgrammes (0,75 mg) ▪ Gaine en latex avec anneau de rétention interne, avec ou sans parfum, composée d’une pièce ▪ Gaine en nitrile avec anneau de rétention interne, avec ou sans parfum, composée d’une pièce ▪ Lévonorgestrel 75 mg/bâtonnet, 2 bâtonnets sur 5 ans avec trocarts jetables ▪ Lévonorgestrel 75 mg/bâtonnet, 2 bâtonnets sur 3 ans avec trocarts jetables ▪ Étonogestrel 68 mg/bâtonnet, 2 bâtonnets sur 3 ans avec trocarts jetables Taux d’échec annuel9 ▪ Pilules orales = 5,5 % (3,5-7,3 %)* ▪ Injectables = 1,7 % (0,6-2,9 %)* ▪ Préservatifs = 5,4 % (2,3-8,7 %)* ▪ Non applicable Taux d’abandon annuel10 ▪ Non applicable car il ne s’agit pas d’une méthode courante ▪ 50 % ▪ Lévonorgestrel 75 mg/bâtonnet, 2 bâtonnets sur 5 ans = 28 % ▪ Lévonorgestrel 75 mg/bâtonnet, 2 bâtonnets sur 3 ans = 33 % ▪ Étonogestrel 68 mg/bâtonnet, 1 bâtonnet sur 3 ans = 42 % Administration ▪ Voie orale ▪ Intravaginale ▪ Sous-cutané Conditions de stockage11 ▪ Stocker à une température inférieure à 30 °C, protéger de la lumière ▪ Stocker dans un endroit sec et bien ventilé, à l’abri des sources directes de chaleur, notamment du soleil ▪ Stockage moyen à long terme ▪ Stocker à une température inférieure à 30 °C ▪ Stocker à une température inférieure à 30 °C, protéger de la lumière Fournitures supplémentaires nécessaires à l’administration ▪ Aucun matériel supplémentaire n’est nécessaire pour administrer les PCU ou les préservatifs féminins ▪ Les procédures d’insertion et de retrait nécessitent des instruments, des fournitures médicales consommables et des fournitures de prévention des infections Niveau d’utilisation ▪ Peuvent être administrés par les utilisatrices elles-mêmes après une démonstration/des conseils donnés par les agents de santé communautaires (ASC) ou le personnel des ES ▪ Doivent être administrés dans des ES ou rarement par des ASC formés à domicile ; 11 % des pays interrogés ont indiqué faire appel à des ASC pour poser les implants contraceptifs12 Considérations relatives à la chaîne d’approvisionnement ▪ Ne nécessitent pas de chaîne du froid ▪ Durée de conservation : 24 à 36 mois ▪ Ne nécessitent pas de chaîne du froid ▪ Durée de conservation : 36 à 72 mois ▪ Ne nécessitent pas de chaîne du froid ▪ Durée de conservation : 60 mois *Les taux d’échec des méthodes modernes à courte durée d’action sont utilisés dans le calcul des besoins en PCU DONNEES REQUISES ET SOURCES POTENTIELLES : METHODE DE MORBIDITE/DEMOGRAPHIQUE POUR LES PREVISIONS Plusieurs points de données sont nécessaires pour prévoir la demande de PCU, d’implants contraceptifs et de préservatifs féminins. Le tableau 4 résume les principaux types de données et les sources potentielles de cette méthode de prévision, en plus des données communes fournies dans l’introduction de ce supplément. Page | 17 Tableau 4 : Données et sources potentielles pour prévoir les PCU, les implants contraceptifs et les préservatifs féminins en utilisant la méthode de morbidité/démographique DONNEES PATHOLOGIE/PRODUIT SOURCE REMARQUES Taux de prévalence de la contraception par méthode, combinaison de méthodes PCU, implants contraceptifs, préservatifs féminins Enquêtes sur la santé familiale, EDS, enquêtes sur la santé reproductive (ESR), enquêtes nationales sur la santé, suivi des performances pour l’action (PMA) Les données de l’enquête peuvent être obsolètes ; il peut s’avérer nécessaire d’appliquer un taux de croissance annuel estimé au projet pour les années de prévision Taux d’échec spécifique à la méthode à court terme PCU EDS, enquêtes spéciales, données de la Global Library of Women’s Medicine (Bibliothèque mondiale de la médecine des femmes) Il est possible que les données de l’enquête soient obsolètes et qu’aucune donnée locale ne soit disponible. Besoins non satisfaits en matière de contraceptifs PCU, implants contraceptifs, préservatifs féminins EDS, enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS), ESR, enquêtes nationales sur la santé, données de recensement La qualité des données n’est pas toujours connue ; elles peuvent être obsolètes Incidence du viol PCU EDS, enquêtes nationales sur la santé, données de recensement Peuvent être obsolètes ; peuvent nécessiter l’application d’un taux de croissance/réduction annuel estimé au projet pour les années de prévision Part/nombre de femmes ayant besoin de PCU ou de préservatifs féminins et connaissant l’existence de ces produits PCU, implants contraceptifs, préservatifs féminins EDS, SIGS, enquêtes spéciales ; les données provenant du Consortium international pour la contraception d’urgence peuvent être utilisées en l’absence de données locales Les données de l’EDS peuvent être obsolètes ; les données du SIGS peuvent être incomplètes ; il peut s’avérer nécessaire d’appliquer un taux de croissance/réduction annuel estimé Part/nombre de femmes connaissant et ayant accès aux PCU ou aux préservatifs féminins (séparément) par secteur (public, marketing social, privé) : combinaison de sources PCU, préservatifs féminins EDS, SIGS, enquêtes spéciales ; les données provenant du Consortium international pour la contraception d’urgence peuvent être utilisées en l’absence de données locales Taux d’abandon spécifiques à la méthode Implants contraceptifs EDS ; enquêtes spéciales Reality√: Un outil de planification et de sensibilisation pour renforcer les programmes de PF, guide de l’utilisateur Peuvent ne pas refléter la situation spécifique du pays ; les données de l’enquête peuvent être obsolètes Taux d’échec annuel PCU EDS, enquêtes spéciales, taux d’échec de la contraception dans le monde en développement- 2016 Facteur CAP/taux d’utilisation par an PCU, implants contraceptifs, préservatifs féminins MEASURE Evaluation FPRH Base de données des indicateurs de planification familiale et de santé reproductive Le CAP est affecté par les conseils, l’âge, les intentions de l’utilisatrice et la disponibilité de prestataires qualifiés pour le retrait. Le facteur CAP de la PCU est de 20 doses, ce qui peut surestimer les quantités nécessaires si les FAP utilisent les PCU uniquement pour une protection épisodique et non pas annuelle. Le taux d’utilisation des préservatifs féminins pour la prévention des IST pourrait être très différent du CAP pour la prévention de la grossesse. Combinaison de produits PCU, implants contraceptifs, préservatifs féminins Rapports du MSS, dossiers du système d’information sur la gestion logistique, dossiers des établissements, EDS, MICS Pas toujours complètes ; la qualité des données n’est pas toujours connue ; elles peuvent être obsolètes ou ne pas être collectées ; les informations sur les livraisons par produit/marque sont différentes des informations sur les quantités distribuées aux utilisateurs https://www.pmadata.org/ https://www.glowm.com/section_view/heading/Contraceptive%20Efficacité/item/374#32665;DHS, Special surveys https://www.glowm.com/section-view/heading/Contraceptive%20Efficacy/item/374#32665 https://www.glowm.com/section-view/heading/Contraceptive%20Efficacy/item/374#32665 https://www.glowm.com/section-view/heading/Contraceptive%20Efficacy/item/374#32665 https://www.cecinfo.org/country-by-country-information/status-availability-database/ec-knowledge-and-ever-use-among-women-of-reproductive-age-by-country/) https://www.cecinfo.org/country-by-country-information/status-availability-database/ec-knowledge-and-ever-use-among-women-of-reproductive-age-by-country/) https://www.cecinfo.org/country-by-country-information/status-availability-database/ec-knowledge-and-ever-use-among-women-of-reproductive-age-by-country/) https://www.cecinfo.org/country-by-country-information/status-availability-database/ec-knowledge-and-ever-use-among-women-of-reproductive-age-by-country/) file:///C:/Users/aoumer/Desktop/RMNCH%20Manual%20revision/RMNCH%20Manual%20reviewed/NData%20and%20Sources%20Compiled.xlsx%23RANGE!_ftn1 https://www.engenderhealth.org/pubs/family-planning/reality-check/ file:///C:/Users/aoumer/Desktop/RMNCH%20Manual%20revision/RMNCH%20Manual%20reviewed/NData%20and%20Sources%20Compiled.xlsx%23RANGE!_ftn1 https://www.guttmacher.org/report/contraceptive-failure-rates-in-developing-world https://www.guttmacher.org/report/contraceptive-failure-rates-in-developing-world https://www.guttmacher.org/report/contraceptive-failure-rates-in-developing-world https://www.measureevaluation.org/prh/rh_indicators/family-planning/fp/cyp https://www.measureevaluation.org/prh/rh_indicators/family-planning/fp/cyp https://www.measureevaluation.org/prh/rh_indicators/family-planning/fp/cyp Page | 18 Remarque : Les trois méthodes de contraception dont il est question ici sont disponibles dans de multiples secteurs : public, privé/commercial, ONG et marketing social. Cependant, il existe des différences dans les disponibilités relatives. Par exemple, les PCU sont plus souvent disponibles dans le secteur commercial, et les implants et les préservatifs féminins dans les secteurs publics et auprès d’ONG12. La contribution du secteur privé devrait encore augmenter ; en 2017, 94 % des pays interrogés ont déclaré avoir mis en œuvre des politiques permettant au secteur privé de fournir des méthodes contraceptives. Ce chiffre a augmenté de manière significative par rapport à 2015 où il était de 73 %12. Page | 19 Figure 2 : Algorithme de prévision de la PCU basé sur la méthode de morbidité/démographique Page | 20 REMARQUES IMPORTANTES : ◼ Les FAP dont les besoins de contraception ne sont pas satisfaits n’utilisent pas d’autre méthode et peuvent choisir d’utiliser les PCU après des rapports sexuels non protégés. Dans l’exemple d’algorithme, ces femmes sont incluses dans le flux des « besoins en matière de PCU » et filtrées en fonction de leurs connaissances en matière de contraception d’urgence (CU) et d’accès à cette méthode. Certains diront que les femmes dont les besoins en matière de contraception ne sont pas satisfaits ne peuvent pas non plus avoir accès à la CU. Si un accord est trouvé à ce sujet sur la base des informations locales, l’équipe de quantification peut éliminer des calculs les FAP dont les besoins ne sont pas satisfaits. ◼ Un épisode par an est envisagé pour le calcul de H. Figure 3 : Algorithme de prévision des implants contraceptifs basé sur la méthode de morbidité/démographique Page | 21 Figure 4 : Algorithme de prévision pour les préservatifs féminins basé sur la méthode de morbidité/démographique *Il est considéré que les femmes sexuellement actives sont âgées de 15-59 ans. **La CAP fournie ici est une moyenne mondiale pour la population générale, principalement basée sur l’utilisation du préserva tif masculin. Le taux de CAP pour les préservatifs féminins et surtout pour les TS pourrait être sensiblement différent. Page | 22 DONNEES DE SUBSTITUTION ET SOURCES En l’absence de données locales, les équipes de quantification peuvent utiliser les données suivantes comme données de substitution. Tableau 5 : Résumé des données de substitution et des sources PARAMETRE VALEUR 1 Taux d’utilisation (facteurs CAP)8 PCU ▪ 1 comprimé de 1,5 mg de lévonorgestrel (blister) : 1 blister par cas et par an ▪ 2 comprimés de 0,75 mg de lévonorgestrel (blister) : 1 blister par cas et par an Préservatifs féminins ▪ 120 préservatifs par femme et par an Implants contraceptifs ▪ Lévonorgestrel 75 mg/bâtonnet, 2 bâtonnets sur 5 ans = 3,8 ans ▪ Lévonorgestrel 75 mg/bâtonnet, 2 bâtonnets sur 3 ans = 2,5 ans ▪ Étonogestrel 68 mg/bâtonnet, 1 bâtonnet sur 3 ans = 2,5 ans 2 Taux d’abandon des implants contraceptifs9 ▪ Lévonorgestrel 75 mg/bâtonnet, 2 bâtonnets sur 5 ans = 28 % ▪ Lévonorgestrel 75 mg/bâtonnet, 2 bâtonnets sur 3 ans = 33 % ▪ Étonogestrel 68 mg/bâtonnet, 1 bâtonnet sur 3 ans = 42 % 3 Taux d’échec10 ▪ Préservatifs = 5,4 % (2,3-8,7 %) ▪ Injectables = 1,7 % (0,6-2,9 %) ▪ Pilules orales = 5,5 % (3,5-7,3 %) REMARQUES IMPORTANTES : ◼ Si aucune donnée sur l’incidence du viol n’est disponible, l’équipe de quantification peut choisir d’utiliser des données sur la proportion de femmes à risque de la violence sexiste comme données de substitution. ◼ Il est conseillé aux équipes de quantification de se référer aux sources de données fournies comme référence pour les données de substitution, étant donné que la plupart d’entre elles comportent des données spécifiques à un pays ou à une région qui peuvent être utilisées pour la région ou le pays considéré à la place de la moyenne mondiale. Page | 23 ENCADRE 1. EXEMPLE DE PREVISION D’UN PAYS EN MATIERE DE PCU, BASE SUR LA METHODE DE MORBIDITE/DEMOGRAPHIQUE Le pays X souhaite estimer les quantités de PCU qui seront consommées par les clientes de son programme de santé reproductive/PF du secteur public ainsi que d’un programme de marketing social au cours des deux prochaines années. Les données et hypothèses suivantes ont été discutées et acceptées. Elles seront utilisées pour la prévision. L’équipe chargée de la quantification a accepté d’utiliser des moyennes mondiales comme données de substitution en l’absence de données locales. Données et hypothèses disponibles ▪ Population totale de l’année en cours (Bureau central des statistiques [BCS] : recensement) : 20 000 000 ▪ Taux de croissance annuel de la population (BCS) : 2 % ▪ Pourcentage du groupe de FAP (15-49 ans) (sur la base du rapport de recensement) : 25 % ; devrait rester le même pendant la période de quantification ▪ Pourcentage de FAP dont les besoins en matière de contraception (EDS) ne sont pas satisfaits : 27 % ; devrait rester inchangé ▪ Pourcentage de FAP ayant recours à une méthode de contraception moderne : 44 % ; l’équipe de quantification estime que le taux de prévalence de la contraception (TPC) pour les méthodes modernes augmentera de 1 % par an (sur la base des EDS et des projections reposant sur les tendances actuelles) ▪ Sur la base des données de l’EDS, des tendances et des objectifs du programme, l’équipe de quantification estime également le TCP actuel par méthode et l’augmentation annuelle du TCP des méthodes modernes à courte durée d’action comme suit : ○ Pourcentage de FAP utilisant le préservatif masculin (EDS) : 2,70 % ; augmentation annuelle : 0,1 % ○ Pourcentage de FAP utilisant le préservatif féminin (EDS) : 0,10 % ; augmentation annuelle : 0,01 % ○ Pourcentage de FAP utilisant des contraceptifs oraux (EDS) : 10,00 % ; augmentation annuelle : 0,20 % ○ Pourcentage de FAP utilisant des injectables (EDS) : 18,50 % ; augmentation annuelle : 0,30 % ▪ Taux d’échec spécifique à une méthode : (données de substitution) ○ Préservatifs (masculins et féminins) : 5,4 % ○ Pilules orales : 5,5 % ○ Injectables : 1,7 % ▪ FAP exposées à un risque de grossesse suite à un viol : 4 % (violence sexiste utilisée comme données de substitution) ▪ Pourcentage de FAP ayant besoin d’une PCU et qui connaissent l’existence des PCU (EDS) : 20 % (année en cours) ; il est estimé qu’il passera à 21 % la première année et à 22 % la deuxième année ▪ Estimation du pourcentage de FAP qui connaissent les PCU et y ont accès : 60 % (estimation basée sur l’EDS et l’avis des experts) ▪ Pourcentage de clients ayant accès aux PCU par source (sur la base de l’EDS) : ○ Secteur public : 35 % ○ Secteur du marketing social : 50 % ○ Secteur privé : 15 % ▪ Pourcentage de la combinaison de produits (marques) et de la combinaison de sources (basé sur l’EDS) ; il est supposé qu’il reste inchangé sur la période de prévision ○ Secteur public : ─ Lévonorgestrel 1,5 mg d’un comprimé : 100 % ○ Secteur du marketing social : ─ Lévonorgestrel 1,5 mg d’un comprimé : 65 % ─ Lévonorgestrel 0,75 mg de 2 comprimés : 35 % ▪ Utilisation épisodique : 1 épisode par an et 1 dose par épisode Calculer la quantité de PCU nécessaire au cours des deux prochaines années Page | 24 Exemple: PCU PARAMETRE INTRANT ANNEE EN COURS PREVISION ANNEE 1 PREVISION ANNEE 2 Population totale (A) A : Population = population de l’année précédente + (population de l’année précédente × TCP) (le taux de croissance annuel de la population est de 2 %) 2 % 20 000 000 20 400 000 20 808 000 Nombre total de FAP (15-49 ans) (B) B = A × % de FAP 25 % 5 000 000 5 100 000 5 202 000 TPC des préservatifs masculins (% d’utilisateurs hors FAP) Augmentation annuelle du TPC : Préservatifs masculins 0,10 % 2,70 % 2,80 % 2,90 % TPC des préservatifs féminins (% d’utilisatrices hors FAP) Augmentation annuelle du TPC : Préservatifs féminins 0,01 % 0,10 % 0,11 % 0,12 % TPC des pilules orales (% d’utilisatrices hors FAP) Augmentation annuelle du TPC : Pilules orales 0,20 % 10,00 % 10,20 % 10,40 % TPC des injectables (% d’utilisatrices hors FAP) Augmentation annuelle du TPC : Injectables 0,30 % 18,50 % 18,80 % 19,10 % Nombre d’utilisateurs de préservatifs masculins (C1) C1 = FAP (B) × TPC des préservatifs masculins en % 135 000 142 800 150 858 Nombre d’utilisatrices de préservatifs féminins (C2) C2 = FAP (B) × TPC des préservatifs féminins en % 5 000 5 610 6 242 Nombre d’utilisatrices de pilules orales (C3) C3 = FAP (B) × TPC des pilules orales en % 500 000 520 200 541 008 Nombre d’utilisatrices d’injectables (C4) C4 = FAP (B) × TPC des injectables en % 925 000 958 800 993 582 Nombre d’échecs : Utilisateurs de préservatifs masculins (D1) D1= C1 × taux d’échec en % : Préservatifs masculins 5,40 % 7 290 7 711 8 146 Nombre d’échecs : Utilisatrices de préservatifs féminins (D2) D2 = C2 × taux d’échec en % : Préservatifs féminins 5,40 % 270 303 337 Nombre d’échecs : Utilisatrices de pilules orales (D3) D3 = C3 × taux d’échec en % : Pilules orales 5,50 % 27 500 28 611 29 755 Nombre d’échecs : Utilisatrices d’injectables (D4) D4 = C4 × taux d’échec en % : Injectables 1,70 % 15 725 16 300 16 891 Nombre de FAP (15-49 ans) ayant des besoins non satisfaits en matière de contraception (E) E = B × % de FAP ayant des besoins en matière de contraception non satisfaits 27 % 1 350 000 1 377 000 1 404 540 TPC total de la méthode moderne de contraception (F) F = TPC total de la méthode moderne de contraception de l'année précédente + Augmentation annuelle du TPC 1 % 44 % 45 % 46 % FAP (15-49 ans) exposées à un risque de grossesse suite à un viol et ayant besoin d’une PCU (G) G = Incidence du viol × B × (100 %-F) : Incidence du viol (violence sexiste) 4 % 112 000 112 200 112 363 Nombre de FAP (15-49 ans) ayant un besoin de PCU (H) H = D1 + D2 + D3 + D4 + (E + G) 1 512 785 1 542 125 1 572 033 Nombre de FAP (15-49 ans) ayant besoin de PCU et qui savent qu’elles existent (I) I = % de femmes qui les connaissent × nombre de femmes ayant besoin de PCU (H) (% d’augmentation de la connaissance de 1 % par an) 20 % 302 557 323 846 345 847 20 % 21 % 22 % Nombre de FAP (15-49 ans) qui ont besoin de PCU, les connaissent et y ont accès ou les utilisent (J) J = Nb de femmes qui connaissent la PCU (I) × % de femmes qui ont accès à la PCU 60 % 181 534 194 308 207 508 Nombre de FAP (15-49 ans) ayant accès à/utilisant la PCU dans le secteur public (K) K = J × % d’utilisatrices du secteur public 35 % 63 537 68 008 72 628 Nombre de FAP (15-49 ans) ayant accès à/utilisant la PCU dans le secteur du marketing social (L) L = J × % d’utilisatrices du secteur du marketing social 50 % 90 767 97 154 103 754 Nombre de FAP (15-49 ans) qui utilisent un type/une marque spécifique de PCU dans secteur public (M) M = K × % de femmes qui utilisent le lévonorgestrel 1,5 mg 1 comprimé 100 % 63 537 68 008 72 628 Nombre de FAP (15-49 ans) qui utilisent un type/une marque spécifique de PCU dans le secteur du marketing social (N) N1 : Nb de femmes utilisant le lévonorgestrel 1,5 mg 1 comprimé = L × % de femmes utilisant le lévonorgestrel 1,5 mg 1 comprimé 65 % 58 999 63 150 67 440 N2 : Nb de femmes utilisant le lévonorgestrel 0,75 mg 2 comprimés = L × % de femmes utilisant le lévonorgestrel 0,75 mg 2 comprimés 35 % 31 768 34 004 36 314 Page | 25 PARAMETRE INTRANT ANNEE EN COURS PREVISION ANNEE 1 PREVISION ANNEE 2 Quantité de lévonorgestrel 1,5 mg 1 comprimé nécessaire dans les secteurs du marketing social et public (P) P1 : Quantité pour le secteur public = M × O, où O = 1 blister d’un comprimé 1 63 537 68 008 72 628 P2 : Quantité pour le secteur du marketing social = N1 × O, où O = 1 blister d’un comprimé 1 58 999 63 150 67 440 Quantité de lévonorgestrel 0,75 mg 2 comprimés nécessaire dans le secteur du marketing social (R) R = N2 × Q, où Q = 1 blister de 2 comprimés 1 31 768 34 004 36 314 Quantité totale de lévonorgestrel 1,5 mg 1 comprimé nécessaire dans les secteurs du marketing social et public (S) S = P1 + P2 122 536 131 158 140 068 Quantité totale de lévonorgestrel 0,75 mg 2 comprimés nécessaire dans les secteurs du marketing social et public (T) T = R 31 768 34 004 36 314 Remarque : ▪ Cet exemple montre comment l’algorithme peut être traduit en calculs à l’aide d’un outil Excel. Les équipes de quantification doivent adapter l’outil Excel et les exemples fournis à leur contexte. Page | 26 Exemple : Implants contraceptifs PARAMETRE INTRANT ANNEE EN COURS PREVISION ANNEE 1 PREVISION ANNEE 2 Population totale (A) A : Population = population de l’année précédente + (population de l’année précédente × TCP) (le TCP annuel est de 2 %) 2 % 20 000 000 20 400 000 20 808 000 Nombre total de FAP (15- 49 ans) (B) B = A × % de FAP par rapport à la population totale 25 % 5 000 000 5 100 000 5 202 000 Nombre total d’utilisatrices d’implants (C) C = B × TPC des implants en % (TPC des implants avec une augmentation annuelle de 0,20 %) 0,2 % 175 000 188 700 202 878 3,50 % 3,70 % 3.90% Nombre d’utilisatrices d’implants dans le secteur public (D) D = C × % d’utilisatrices dans le secteur public 83 % 145 250 156 621 168 389 ENCADRE 2. EXEMPLE DE PREVISION D’UN PAYS EN MATIERE DE IMPLANTS CONTRACEPTIFS, BASE SUR LA METHODE DE MORBIDITE/DEMOGRAPHIQUE Le pays X souhaite estimer les quantités d’implants contraceptifs qui seront consommées par les clientes de son programme de SR/PF du secteur public ainsi que d’un programme de marketing social au cours des deux prochaines années. Le programme a décidé d’utiliser deux types d’implants contraceptifs. Seul l’implant à 2 bâtonnets sur 5 ans est disponible dans le secteur public. L’implant à 2 bâtonnets sur 5 ans et l’implant à 1 bâtonnet sur 3 ans sont tous deux disponibles dans le secteur du marketing social. Les données et hypothèses suivantes ont été discutées et acceptées. Elles seront utilisées pour la prévision. L’équipe chargée de la quantification a accepté d’utiliser des moyennes mondiales comme données de substitution en l’absence de données locales. Données et hypothèses disponibles ▪ Population totale de l’année en cours (BCS : recensement) : 20 000 000 ▪ Taux de croissance de la population (BCS) : 2 % ▪ Pourcentage de FAP (15-49 ans) (sur la base des projections du BCS) : 25 % ; devrait rester inchangé ▪ Sur la base des données de l’EDS, des tendances, des données du SIGS et des objectifs du programme, l’équipe de quantification estime que le TPC des implants contraceptifs est de 3,5 % pour l’année en cours et qu’il devrait augmenter de 3,7 % et 3,9 % les années 1 et 2, respectivement. ▪ Pourcentage de clientes ayant accès à des implants contraceptifs par source (sur la base de l’EDS) : ○ Secteur public : 83 % ○ Secteur du marketing social : 14 % ○ Secteur privé : 3 % ▪ Combinaison de marques (produits) par secteur (basée sur les objectifs de l’EDS, du SIGS et du programme) : ○ Secteur public : ─ Lévonorgestrel 75 mg/bâtonnet, 2 bâtonnets sur 5 ans : 65 % ─ Étonogestrel 68 mg/bâtonnet, 1 bâtonnet sur 3 ans : 35 % ○ Secteur du marketing social : ─ Lévonorgestrel 75 mg/bâtonnet, 2 bâtonnets sur 5 ans : 55 % ─ Étonogestrel 68 mg/bâtonnet, 1 bâtonnet sur 3 ans : 45 % ▪ Les taux d’abandon annuels suivants ont été retenus pour les deux types d’implants, sur la base des données mondiales utilisées comme données de substitution : ○ Lévonorgestrel 75 mg/bâtonnet, 2 bâtonnets sur 5 ans : 28 % ○ Étonogestrel 68 mg/bâtonnet, 1 bâtonnet sur 3 ans : 42 % ▪ Utilisation épisodique : 1 insertion par nouvelle adoptante Calculer les quantités d’implants contraceptifs nécessaires au cours des deux prochaines années Page | 27 PARAMETRE INTRANT ANNEE EN COURS PREVISION ANNEE 1 PREVISION ANNEE 2 Nombre d’utilisatrices d’implants dans le secteur du marketing social (E) E = C × % d’utilisatrices dans le secteur du marketing social 14 % 24 500 26 418 28 403 Nombre d’utilisatrices d’implants par marque/type dans le secteur public (F) F1 : Nb d’utilisatrices de l’implant à 2 bâtonnets sur 5 ans dans le secteur public = D × % de femmes qui utilisent le produit 65 % 94 413 101 804 109 453 F2 : Nb d’utilisatrices de l’implant à 1 bâtonnet sur 3 ans dans le secteur public = D × % de femmes qui utilisent le produit 35 % 50 838 54 817 58 936 Nombre d’utilisatrices d’implant par marque/type dans le secteur du marketing social (G) G1 : Nb d’utilisatrices de l’implant à 2 bâtonnets sur 5 ans dans le secteur du marketing social = E × % de femmes qui utilisent le produit 55 % 13 475 14 530 15 622 G2 : Nb d’utilisatrices de l’implant à 1 bâtonnet sur 3 ans dans le secteur du marketing social = E × % de femmes qui utilisent le produit 45 % 11 025 11 888 12 781 Nombre d’utilisatrices du secteur public qui doivent se faire poser des implants chaque année (H)* H1 : Taux d’abandon annuel : 2 bâtonnets sur 5 ans – secteur public 28 % 33 827 36 154 H2 : Taux d’abandon annuel : 1 bâtonnet sur 3 ans – secteur public 42 % 25 332 27 142 Nombre d’utilisatrices du secteur du marketing social qui ont besoin de se faire poser des implants chaque année (J)* J1 : MS : Taux d’abandon annuel : 2 bâtonnets sur 5 ans – secteur du marketing social 28 % 4 828 5 160 J2 : Taux d’abandon annuel : 1 bâtonnet sur 3 ans – secteur du marketing social 42 % 5 494 5 886 *H et J : Nb d’utilisatrices qui ont besoin de se faire poser des implants par type/marque chaque année = (utilisatrices de l’année en cours - utilisatrices de l’année précédente) + (nombre d’utilisatrices qui abandonnent l’utilisation au cours de l’année) Nombre d’utilisatrices qui abandonnent l’utilisation au cours de l’année = nombre total d’utilisatrices de l’année précédente × taux d’abandon par an (%) Exemple : H1 : Nb de femmes ayant besoin de se faire poser un implant de lévonorgestrel 75 mg/bâtonnet, 2 bâtonnets sur 5 ans dans le secteur public = (F1 - utilisatrices de l’année précédente) + (nombre d’utilisatrices de l’année précédente × taux d’abandon en %) Quantité totale de chaque type/marque d’implant nécessaire dans les secteurs du marketing social et public (K) K1 : Quantité de lévonorgestrel 75 mg/bâtonnet, 2 bâtonnets sur 5 ans : secteurs du marketing social et public (H1 + J1) 38 655 41 314 K2 : Quantité d’étonogestrel 68 mg/bâtonnet, 1 bâtonnet sur 3 ans : secteurs du marketing social e public (H2 + J2) 30 825 33 028 Remarques : ▪ Cet exemple montre comment l’algorithme peut être traduit en calculs à l’aide d’un outil Excel. Les équipes de quantification doivent adapter l’outil Excel et les exemples fournis à leur contexte. ▪ En théorie, les seules clientes ayant besoin d’un implant au cours d’une période donnée sont les nouvelles adoptantes et les clientes dont l’implant a atteint la fin de sa durée de vie et qui choisissent de le faire retirer et de se faire poser un nouvel implant. Pour convertir le nombre de clientes d’une période en quantité de produits nécessaires pour les prendre en charge, il faut connaît re la part de nouvelles utilisatrices au cours de la période et la part d’utilisatrices qui se sont fait poser des imp lants au cours de la période et qui vont se les faire retirer avant d’en recevoir un nouveau. ▪ Deux options étaient proposées pour le calcul des poses d’implants par an dans la version 2016 de ce document. Dans cette version, nous avons adapté l’option 2, qui est plus précise et entraîne des besoins plus élevés en matière d’implants, en apportant de légères modifications au calcul des taux d’abandon. Dans la version précédente, le taux d’abandon pour l’option 2 est calculé en prenant la réciproque du CAP (1/CAP), alors que dans cette version nous avons utilisé des données globales sur le taux d’abandon par type d’implant (voir les données de substitution pour plus de détails). Il est toutefois important de noter que les moyennes globales d’abandon d’implant par type d’implant ne sont pas très différentes de celles calculées en utilisant la réciproque d u CAP. Par exemple, le taux d’abandon global pour l’étonogestrel 68 mg/bâtonnet, 1 bâtonnet sur 3 ans est de 42 %, alors que le résultat de 1/CAP est (1/2,5 = 0,40 = 40 %). Page | 28 Exemple : Préservatifs féminins PARAMETRE INTRANT ANNEE EN COURS PREVISION ANNEE 1 PREVISION ANNEE 2 Population totale (A) A : Population = population de l’année précédente + (population de l’année précédente × TCP) (le TCP annuel est de 2 %) 2 % 20 000 000 20 400 000 20,808,000 Nombre total de FAP (15-59 ans) (B) B = A × % de femmes 15-59 ans 28 % 5 600 000 5 712 000 5,826,240 Nombre de femmes sexuellement actives de 15-59 ans, à l’exclusion des TS (C) C = B × % de femmes sexuellement actives de 15-59 ans 61 % 3 416 000 3 484 320 3,554,006 Nombre de TS (D) D = B × % TS 0,30 % 16 800 17 136 17 479 ENCADRE 3. EXEMPLE DE PREVISION D’UN PAYS EN MATIERE DE PRESERVATIFS FEMININS, BASE SUR DES DONNEES DE MORBIDITE/DEMOGRAPHIQUES Le pays X souhaite estimer les quantités de préservatifs féminins qui seront consommées par les clientes de son programme de SR/PF du secteur public ainsi que des programmes nationaux de lutte contre le sida et de marketing social au cours des deux prochaines années. Comme il est difficile de séparer l’utilisation pour le PF et la prévention des IST, il a été convenu de prévoir les besoins pour les deux programmes ensemble. Les données et hypothèses suivantes ont été discutées et acceptées. Elles seront utilisées pour la prévision. L’équipe chargée de la quantification a accepté d’utiliser des moyennes mondiales comme données de substitution en l’absence de données locales. Données et hypothèses disponibles ▪ Population totale de l’année en cours (recensement BCS) : 20 000 000 ▪ Taux de croissance de la population (BCS) : 2 % ▪ Pourcentage de femmes de 15-59 ans (sur la base des projections du BCS) : 28 % ; devrait rester inchangé ▪ Pourcentage de femmes sexuellement actives (EDS) (c’est-à-dire les femmes de 15-59 ans, à l’exclusion des TS) (EDS) : 61 % ▪ Part estimée de TS (étude locale) : 0,3 % des femmes de 15-59 ans ▪ Pourcentage de femmes sexuellement actives de 15-59 ans (à l’exclusion des TS) ayant besoin de préservatifs féminins pour la prévention de la grossesse et/ou des IST (pourcentage de femmes ayant utilisé un préservatif féminin lors du dernier rapport sexuel) (EDS) : 0,25 % ▪ Pourcentage de TS ayant besoin de préservatifs féminins pour la prévention de la grossesse et/ou des IST (études locales) : 10 % ▪ Pourcentage de femmes ayant besoin de préservatifs féminins et connaissant leur existence (EDS) : ○ Femmes sexuellement actives de 15-59 ans (à l’exclusion des TS) : 50 % ○ Femmes TS : 90 % ▪ Pourcentage de femmes qui connaissent et utilisent les préservatifs féminins ou y ont accès (EDS, études locales, avis d’experts) : ○ Femmes sexuellement actives de 15-59 ans (à l’exclusion des TS) : 60 % ○ Femmes TS : 80 % ▪ Pourcentage de clientes ayant accès aux préservatifs féminins par source : ○ Femmes sexuellement actives de 15-59 ans (à l’exclusion des TS) (EDS) : secteur public (EDS) : 25 % ; secteur du marketing social : 45 % ○ TS : secteur public : 35 % ; secteur du marketing social : 55 % (à partir de l’EDS, études locales) ▪ Quantité de préservatifs féminins utilisés par femme et par an (facteur CAP) ○ Femmes sexuellement actives de 15-59 ans (à l’exclusion des TS) (la moyenne mondiale est utilisée comme donnée indirecte) : 120 ○ TS (études locales) : 150 Calculer les quantités de préservatifs féminins nécessaires au cours des deux prochaines années Page | 29 PARAMETRE INTRANT ANNEE EN COURS PREVISION ANNEE 1 PREVISION ANNEE 2 Nombre de femmes sexuellement actives de 15-59 ans (à l’exclusion des TS) ayant besoin de préservatifs féminins (E) E = C × % de femmes sexuellement actives de 15-59 ans ayant besoin de préservatifs féminins 0,25 % 8 540 8 711 8 885 Nombre de TS ayant besoin de préservatifs féminins (F) F = D × % de TS ayant besoin de préservatifs féminins 10 % 1 680 1 714 1 748 Nombre de femmes sexuellement actives de 15-59 ans, à l’exclusion des TS, qui connaissent les préservatifs féminins (G) G = E × % de femmes sexuellement actives 15-59 ans qui connaissent les préservatifs féminins 50 % 4 270 4 355 4 443 Nombre de TS qui connaissent les préservatifs féminins, par an (H) H = F × % de TS qui connaissent les préservatifs féminins 90 % 1 512 1 542 1 573 Nombre de femmes sexuellement actives de 15-59 ans, à l’exclusion des TS, qui connaissent et utilisent des préservatifs féminins ou y ont accès (I) I = G × % de femmes sexuellement actives de 15-59 ans qui utilisent des préservatifs féminins 60 % 2 562 2 613 2 666 Nombre de TS qui connaissent et utilisent des préservatifs féminins ou y ont accès (J) J = H × % de TS qui utilisent des préservatifs féminins 80 % 1 210 1 234 1 258 Nombre de femmes sexuellement actives de 15-59 ans, à l’exclusion des TS, ayant accès aux préservatifs féminins par secteur (K) K1 = I × % de femmes qui y ont accès dans le secteur public 25 % 641 653 666 K2 = I × % de femmes qui y ont accès dans le secteur du marketing social 45 % 1 153 1 176 1 199 Nombre de TS ayant accès aux préservatifs féminins par secteur (L) L1 = J × % qui y ont accès dans le secteur public 35 % 423 432 440 L2 = J × % de femmes qui y ont accès dans le secteur du marketing social 55 % 665 679 692 Quantité de préservatifs féminins nécessaires aux femmes sexuellement actives de 15-59 ans, à l’exclusion des TS, par secteur (N) M = CAP 120 215 208 219 512 223 902 Secteur public (N1) = M × K1 76 860 78 397 79 965 Secteur du marketing social (N2) = M × K2 138 348 141 115 143 937 Quantité de préservatifs féminins nécessaires/qui seront utilisés par les TS par secteur (P) O = Nombre moyen de préservatifs féminins utilisés par les TS par an 150 163 296 166 562 169 893 Secteur public (P1) = O × L1 63 504 64 774 66 070 Secteur du marketing social (P2) = O × L2 99 792 101 788 103 824 Quantité de préservatifs féminins nécessaires dans le secteur public par an (Q1) Somme des besoins du secteur public (Q1) = N1 + P1 140 364 143 171 146 035 Quantité de préservatifs féminins nécessaires dans le secteur du marketing social par an (Q2) Somme des besoins du secteur du marketing social (Q2) = N2 + P2 238 140 242 903 247 761 Quantité totale de préservatifs féminins nécessaires dans les secteurs du marketing social et public par an (R) Somme des besoins du secteur public et du secteur du marketing social (R) = Q1 + Q2 378 504 386 074 393 796 Remarque importante : ▪ Cet exemple montre comment l’algorithme peut être traduit en calculs à l’aide d’un outil Excel. Les équipes de quantification doivent adapter l’outil Excel et les exemples fournis à leur contexte. Page | 30 RÉFÉRENCES 1. World Health Organization. https://www.who.int/data/gho/indicator-metadata-registry/imr-details/5 2. UN (2019) Family Planning and the 2030 Agenda for Sustainable Development Data Booklet United Nations Department of Economic and Social Affairs 3. USAID | DELIVER PROJECT, Task Order 4. 2011. Quantification of Health Commodities: Contraceptive Companion Guide. Forecasting Consumption of Contraceptive Supplies. Arlington, Va.: USAID | DELIVER PROJECT, Task Order 4. Disponible à l’adresse : https://digicollections.net/medicinedocs/documents/s21863en/s21863en.pdf 4. ICEC 2018 Emergency contraceptive pills. Medical and Service Delivery Guidance. Disponible à l’adresse : https://www.cecinfo.org/wp-content/uploads/2018/12/ICEC-guides_FINAL.pdf 5. Emergency contraception. World Health Organization. World Health Organization; 2018. Disponible à l’adresse : http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs244/en/ 6. International Consortium for Emergency Contraception. Disponible à l’adresse: https://www.cecinfo.org/country-by-country-information/status-availability-database/ec-knowledge-and-ever- use-among-women-of-reproductive-age-by-country/# 7. Medical eligibility criteria for contraceptive use, 5th edition, 2015. Disponible à l’adresse : https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/181468/9789241549158_eng.pdf 8. Family Planning and Reproductive Health Indicators Database: Family Planning Couple-years of protection (CYP). Disponible à l’adresse : https://www.data4impactproject.org/prh/family-planning/fp/couple-years-of- protection-cyp/ 9. The RESPOND Project 2014. Reality Check: A planning and advocacy tool for strengthening family planning programs: Version 3. User’s Guide. New York, EngenderHealth. Disponible à l’adresse : https://respond- project.org/archive/files/4/4.1/4.1.4/RealityCheck-Files/Reality-Check-User-Guide-Version3.pdf 10. Polis CB et al., 2016 Contraceptive Failure Rates in the Developing World: An Analysis of Demographic and Health Survey Data in 43 Countries, New York: Guttmacher Institute. Disponible à l’adresse : https://www.guttmacher.org/report/contraceptive-failure-rates-in-developing-world 11. WHO/UNFPA (2019) Recommendations for condom storage and shipping temperatures. Disponible à l’adresse : https://apps.who.int/iris/handle/10665/330876 12. USAID Global Health Supply Chain Program-Procurement and Supply Management Single Award IDIQ. 2018. Contraceptive Security Indicators Report. Washington, D.C.: Chemonics International Inc. Disponible à l’adresse : https://www.ghsupplychain.org/sites/default/files/data/FullReport.pdf https://www.who.int/data/gho/indicator-metadata-registry/imr-details/5 https://digicollections.net/medicinedocs/documents/s21863en/s21863en.pdf https://www.cecinfo.org/wp-content/uploads/2018/12/ICEC-guides_FINAL.pdf http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs244/en/ https://www.cecinfo.org/country-by-country-information/status-availability-database/ec-knowledge-and-ever-use-among-women-of-reproductive-age-by-country/%23 https://www.cecinfo.org/country-by-country-information/status-availability-database/ec-knowledge-and-ever-use-among-women-of-reproductive-age-by-country/%23 https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/181468/9789241549158_eng.pdf https://www.data4impactproject.org/prh/family-planning/fp/couple-years-of-protection-cyp/ https://www.data4impactproject.org/prh/family-planning/fp/couple-years-of-protection-cyp/ https://respond-project.org/archive/files/4/4.1/4.1.4/RealityCheck-Files/Reality-Check-User-Guide-Version3.pdf https://respond-project.org/archive/files/4/4.1/4.1.4/RealityCheck-Files/Reality-Check-User-Guide-Version3.pdf https://www.guttmacher.org/report/contraceptive-failure-rates-in-developing-world https://apps.who.int/iris/handle/10665/330876 https://www.ghsupplychain.org/sites/default/files/data/FullReport.pdf Page | 31 2. L’HEMORRAGIE POST-PARTUM : PREVENTION, DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT INTRODUCTION Dans le monde, l’hémorragie obstétricale est le première cause de mortalité maternelle, comptabilisant 27 % de tous les décès maternels. La plupart de ces décès sont associés à une HPP et se passent dans des PRFI.1 L’HPP se définit généralement par une perte de sang de 500 ml ou plus dans les 24 heures qui suivent un accouchement2. Il est difficile de prédire qui fera une HPP en se basant sur les facteurs de risque ; deux tiers des femmes concernées par une HPP ne présentent aucun facteur de risque3. Par conséquent, toutes les femmes sont considérées comme à risque, et la prévention doit être intégrée aux soins prodigués à chaque naissance. L’OMS2 affirme que la majorité des complications et des décès associés à l’HPP pourraient être évités grâce à l’utilisation d’utérotoniques prophylactiques pendant la troisième phase du travail, quel que soit le mode d’accouchement (voie vaginale ou césarienne) ou l’environnement de l’accouchement (hôpital ou service communautaire). Même avec la mise en place d’une prophylaxie, les femmes peuvent faire une HPP. Une revue Cochrane récemment publiée estime que 24 % des femmes enceintes subissent une HPP sans prophylaxie et montre que l’oxytocine prophylactique donnée au cours de la troisième phase du travail réduit le risque d’HPP de moitié à 12 %.4 L’OMS recommande également le traitement de l’HPP par un utérotonique thérapeutique et de l’acide tranexamique (TXA) par voie intraveineuse, complété par des interventions supplémentaires en fonction de la cause de l’hémorragie et de l’état clinique de la femme. Grâce aux récentes innovations et aux recommandations de l’OMS, il existe désormais davantage d’options médicamenteuses pour prévenir et traiter l’HPP. Les pays doivent cependant déterminer les interventions appropriées à utiliser aux niveaux communautaire, primaire et de référence. L’OMS2 recommande l’oxytocine, la CT, le misoprostol, l’ergométrine/méthylergométrine, l’association à dose fixe d’oxytocine et d’ergométrine pour prendre en charge l’HPP, mais dans les environnements où plusieurs options sont disponibles, l’OMS recommande l’utilisation de l’oxytocine. Lorsque l’ocytocine n’est pas disponible ou que sa qualité ne peut être garantie, l’utilisation d’un autre utérotonique efficace est recommandée. L’essai CHAMPION de l’OMS, réalisé dans 10 pays entre 2015 et 2018, a montré que la CT « n’était pas inférieure à l’oxytocine pour la prévention de la perte de sang pour au moins 500 ml ou l’utilisation d’agents utérotoniques additionnels. » 5 L’OMS a mis ses recommandations à jour pour le traitement de l’HPP en 2017 pour inclure le TXA6 et ses recommandations pour la prévention de l’HPP en 2018 pour inclure la CT, en s’appuyant sur l’essai CHAMPION et une revue Cochrane de 20187. Une gestion compréhensive de l’HPP exige une détection et un diagnostic rapide. L’utilisation de draps calibrés a montré une amélioration substantielle de la détection précoce de l’HPP8,9,10 et, lorsque couplée avec le paquet de traitement de premier niveau de l’OMS, comme pour l’essai E-MOTIVE au Kenya, au Nigéria, au Tanzanie et en Afrique du Sud, elle peut permettre un traitement opportun et l’amélioration des résultats. 11 Page | 32 Figure 5 : Un diagramme de l’intervention E-MOTIVE En 2023, l’OMS a publié de nouvelles directives sur l’évaluation et le traitement de l’HPP1 avec deux recommandations majeures : 1. « Pour tous les accouchements, une mesure objective de routine des pertes de sang post-partum est recommandée pour améliorer la détection et le traitement rapide de l’hémorragie post-partum. Les méthodes pour quantifier objectivement la perte de sang, telles que les draps calibrés pour les accouchements par voie vaginale, peuvent effectuer ceci. » 2. « Une approche standardisée et opportune de la prise en charge de l’HPP, comprenant une évaluation objective de la perte de sang et l’utilisation d’un paquet de traitement soutenu par une stratégie de mise en œuvre, est recommandée pour tous les accouchements par voie vaginale. Le paquet de soin pour ce traitement de première ligne de l’HPP doit comprendre un établissement rapide de massage utérin, l’administration d’un agent oxytocique et d’acide tranexamique, de fluides intraveineux et l’examen de l’appareil génital et une augmentation des soins. » CARACTERISTIQUES DES PRODUITS ET AUTRES CONSIDERATIONS RELATIVES AUX PREVISIONS OXYTOCINE L’ocytocine est un médicament injectable recommandé comme médicament de choix pour la prévention et le traitement de l’HPP dans les ES12. Il est plus efficace et plus sûr que le misoprostol pour la prévention et le traitement de l’HPP. MISOPROSTOL Le misoprostol est administré par voie orale sous forme de comprimés pour la prévention et/ou le traitement de l’HPP. Il est recommandé en l’absence de personnel de santé qualifié pour administrer des utérotoniques injectables (lors des accouchements à domicile), lorsque le maintien de la chaîne du froid est difficile (comme dans les ES où la chaîne du froid n’est pas disponible), et lorsque l’ocytocine n’est pas disponible ou que sa qualité ne peut être garantie. Une distribution avancée de misoprostol pour l’auto-administration a été adaptée dans certains pays où les directives du pays et les politiques le permettent. https://www.birmingham.ac.uk/research/bctu/trials/womens/emotive/e-motive Page | 33 CT La carbétocine est un analogue synthétique à longue durée d’action de l’ocytocine, et des formulations thermostables et non thermostables sont disponibles2. Il s’agit d’un médicament injectable. L’utilisation de la forme thermostable (CT) pour la prévention de l’HPP est recommandée dans les contextes où le coût est comparable à celui d’autres utérotoniques efficaces, et où l’ocytocine n’est pas disponible ou sa qualité ne peut être garantie (notamment lorsque la chaîne du froid est difficile à maintenir)2. TXA Le TXA est un agent coagulant et antifibrinolytique injectable. L’utilisation précoce du TXA intraveineux (dans les trois heures qui suivent la naissance) en plus des soins standard avec des utérotonique1 est recommandée pour les femmes présentant une HPP cliniquement diagnostiquée après un accouchement par voie vaginale ou une césarienne, comme rappelé par l’OMS dans les directives mises à jour récemment.1 DRAPS CALIBRÉS Les draps calibrés sont un dispositif médical, composés de draps avec des poches de collecte de sang calibrées en forme d’entonnoir, utilisés pour mesurer de manière objective la perte de sang après un accouchement par voie vaginale, permettant une détection précoce de l’HPP. Les draps sont placés sous les fesses de la femme en train d’accoucher et enroulés une fois que le bébé est né pour capturer le sang dans la poche calibrée. La poche de collecte est souvent marquée avec des intervalles de 50 ml et peut comprendre de marques d’alarme à 300 ml et 500 ml pour guider une détection et un traitement dans les temps de l’HPP. Les draps calibrés sont fabriqués dans de nombreux pays en Afrique et en Asie, comprenant l’Inde, le Kenya, le Nigéria et l’Afrique du Sud. Il n’y a pas de spécifications standard pour les draps calibrés, donc il y a des variations qui sont vues dans leur conception et les matériaux utilisés, mais les profils des produits cibles pour les draps et les dispositifs pour mesurer la perte de sang sont en développement actuellement par l’UNICEF et la Concept Foundation. Compte tenu de l’importance des draps calibrés pour la détection et le diagnostic de l’HPP, la qualité (les matériaux utilisés, imperméabilité) doit être considérée comme un élément clé pour les critères de sélection pour l’approvisionnement. Pour donner une idée du prix des draps, puisque ce produit n’est pas encore compris dans les catalogues de l’UNICEF ou du FUNAP, il est estimé être entre 0.50 centimes et 1 USD, hors frais de transport13 mais le véritable prix dépend des devis et les termes donnés par les fournisseurs. Certains draps calibrés ont des parties détachables et il existe un intérêt pour utiliser des composants et du matériel réutilisables. Actuellement, d’autres dispositifs pour mesurer les pertes de sang existent en complément des draps calibrés,14 comme par exemple le drap réutilisable avec une poche détachable jetable ou un plateau obstétrique réutilisable calibré. Les preuves disponibles sur les mesures de perte de sang lors du postpartum proviennent en grande partie des essais qui ont utilisé des draps calibrés et c’est sur ceux-ci que ces directives se concentrent. 1 Ne doit pas être administré avec de l’oxytocine de la même poche à perfusion car mélanger certaines produits d’oxytocine et certains produits de TXA avant administration peut réduire la concentration de l’oxytocine, conduisant à un sous- dosage ; des analyses complémentaires sont en train d’être effectuées Page | 34 REMARQUES IMPORTANTES : ◼ Puisque l’utilisation de la CT pour la prévention de l’HPP et du TXA pour le traitement de l’HPP administrer ensemble avec des utérotoniques et l’utilisation de draps calibrés pour la détection de l’HPP sont une recommandation récente de l’OMS2, l’équipe de quantification devra développer et se mettre d’accord sur des hypothèses pour l’adoption/demande initiale et sur les facteurs et interventions qui peuvent affecter les changements futurs de la demande de ces produits. Les médicaments doivent également faire l’objet d’un processus d’enregistrement, d’introduction (inclusion dans les directives et formation) et de déploiement. ◼ Le tableau 6 présente les principales caractéristiques et les considérations relatives au système de santé pour chaque médicament. Pour obtenir des informations plus détaillées sur l’ocytocine et le misoprostol, se reporter au chapitre correspondant du « Guide d’achat et d’approvisionnement de produits de santé maternelle, néonatale et infantile conformes aux normes de qualité »15. ◼ Le tableau 7 présente les caractéristiques clés et les considérations du système de santé pour des draps calibrés. ◼ En complément, le tamponnement utérin par ballonnet16 et le vêtement antichoc non pneumatique peuvent être utilisés pour contrôler le saignement et stabiliser la femme souffrant d’hémorragie obstétrique et d’un choc dans les cas de HPP et qui ne répondent pas à des traitements standard de premier niveau. Il est conseillé aux équipes pays de considérer les deux à la fois dans leurs quantifications selon les politiques nationales. Page | 35 Tableau 6 : Résumé des caractéristiques du produit : Oxytocine, CT, TXA et misoprostol PARAMETRE OXYTOCINE CT TXA MISOPROSTOL Prévention de l’HPP : Posologie ▪ 1 ampoule de 10 UI par cas ▪ 1 ampoule de 100 mcg par cas ▪ Non indiqué ▪ 400 mcg ou 600 mcg par étui (2-3 comprimés de 200 mcg) Traitement de l’HPP : Posologie ▪ Jusqu’à 4 ampoules de 10 UI par cas ▪ Non indiqué ▪ 1 ampoule d’un (1) g par cas (comme un traitement en complément des utérotoniques) ▪ 800 mcg par cas (4 comprimés de 200 mcg) Présentation ▪ 10 UI dans 1 amp. d’un (1) ml ; 5 UI dans 1 amp. d’un (1) ml ▪ 100 mcg dans une ampoule d’un (1) ml ▪ 1 g dans 1 ampoule de 10 ml ▪ 500 mg dans 1 ampoule de 5 ml ▪ comprimés oraux de 200 mcg ▪ comprimés oraux ou vaginaux de 25 mcg à utiliser uniquement pour la maturation cervicale et le déclenchement du travail Administration IM ou IV ▪ IV*, de manière simultanée avec des utérotoniques mais ne doit pas être mélangé avec la même poche à perfusion que l’oxytocine en raison d’une potentielle réduction dans la concentration de l’oxytocine18 ▪ Par voie orale pour la prévention et le traitement de l’HPP Conditions de stockage ▪ Stocker entre 2 °C et 8 °C (dans le respect de la chaîne du froid)17 ▪ Stocker à une température inférieure ou égale à 40°C pour les périodes jusqu’a 6 mois ; ou à une température inférieure ou égale à 30°C pour des périodes plus longues ▪ Stocker à une température inférieure ou égale à 25 °C ▪ Stocker à une température inférieure à 25 °C ▪ Doit être conditionné dans des blisters doubles en aluminium ; sensible à l’humidité Fournitures supplémentaires nécessaires à l’administration ▪ Set de perfusion IV (pour IV uniquement), seringues, aiguilles et tampons imbibés d’alcool Niveau d’utilisation ▪ ES dotés d’un personnel de santé qualifié et d’infrastructures ▪ Convient pour l’administration orale lors des accouchements à domicile ou pour une utilisation dans des ES de faible niveau où aucune chaîne du froid n’est disponible Considérations relatives à la chaîne d’approvisionnement18 ▪ Nécessite une chaîne du froid fonctionnelle ▪ Durée de conservation : 18 à 48 mois ▪ Approvisionnement en ampoules de 10 UI plutôt qu’en ampoules de 5 UI pour minimiser la complexité et maximiser l’efficacité, les coûts unitaires étant les mêmes ▪ Ne nécessite pas de chaîne du froid ▪ Durée de conservation : 36 mois ▪ Ne nécessite pas de chaîne du froid ▪ Durée de conservation : 36 mois ▪ Ne nécessite pas de chaîne du froid ▪ Durée de conservation : 24 mois ▪ En sachet de 3 comprimés pour la prévention et en sachet de 4 comprimés pour le traitement Page | 36 PARAMETRE OXYTOCINE CT TXA MISOPROSTOL Commentaires supplémentaires18 ▪ Non recommandé pour les soins post-avortement ▪ Non recommandé pour le traitement de l’HPP** ou les soins post-avortement. Contre-indiqué pour le déclenchement ou l’accélération du travail ▪ Non recommandé pour la prévention de l’HPP, le déclenchement du travail, l’augmentation du travail ou les soins post-avortement ▪ Contre-indiqué pour l’accélération du travail *Un essaie en cours étudie l’efficacité de l’IM TXA pour la prévention de l’HPP. Si elle est prouvée comme efficace, IM TXA pourrait devenir adaptée également pour les accouchements dans des ES de faible niveau. **Une étude actuelle, dont la fin est attendue pour 2027, évalue l’efficacité de la CT pour le traitement de l’HPP. Tant que son efficacité n’est pas confirmée, la CT ne doit être utilisée UNIQUEMENT que pour la PRÉVENTION de l’HPP. Page | 37 Tableau 7 : Résumé des caractéristiques de produits : draps calibrés PARAMÈTRES DRAPS CALIBRÉS Utilisations recommandées • Mesure objective de la perte de sange après l’accouchement pour déterminer l’HPP Composantes/Caractéristiques • Drap en une seule pièce - Les poches de collecte de sang sont souvent marquées à des intervalles de 50 ml et peuvent comprendre des marques d’alerte à 300 ml et 500 ml - Des sangles, des attaches ou du ruban adhésif pour tenir les draps en place Administration • Placés sous les fesses de la femme en train d’accoucher sur un lit d’accouchement dans une formation sanitaire et enroulés après la naissance du bébé Condition de stockage • Propre, sec et capable de soutenir les températures ambiantes, ne nécessitent pas de chaîne du froid Fournitures additionnelles requises pour l’administration • Lits d’accouchement, fluides IV et fournitures d’accouchement sûrs, désinfectantes • Utérotoniques et acide tranexamique si l’HPP est diagnostiquée Niveau d’utilisation • Salle d’accouchement dans les formations sanitaires et les hôpitaux Autres considérations de la chaîne d’approvisionnement • Niveau de gaspillage/dégâts • Elimination appropriée selon les procédures standard pour l’élimination de matières biologiques dangereuses • La durée de vie de draps calibrés est de typiquement 2 ans dans les conditions standard de stockage REMARQUES IMPORTANTES : ◼ Il est conseillé aux équipes de quantification de prendre en compte plusieurs facteurs pour sélectionner les schémas/médicaments appropriés pour le niveau d’utilisation adéquat. Ces facteurs comprennent les politiques nationales de traitement, la disponibilité de la chaîne du froid, l’uniformité et la capacité, la formation et les qualifications des agents de santé disponibles à chaque niveau de soins, et la disponibilité des équipements. Par exemple, les comprimés oraux de misoprostol constitueraient le meilleur choix pour les ES de niveau communautaire ou inférieur où la chaîne du froid n’est pas disponible ou n’est pas fonctionnelle de manière constante, où le personnel de santé et l’équipement adéquats font défaut, et/ou les soins hospitaliers ne sont pas possibles. En revanche, l’ocytocine est privilégiée en milieu hospitalier où la capacité de la chaîne du froid est généralement adéquate, où des professionnels formés et des équipements sont disponibles et où les soins en milieu hospitalier sont possibles. La CT peut être utilisée dans les ES où des professionnels formés et les équipements sont disponibles et où la chaîne du froid n’est pas disponible ou fonctionnelle de manière constante. De plus amples détails sur les considérations relatives à la sélection des schémas/médicaments par niveau de soins sont disponibles dans le document « Utilisations de médicaments pour la prévention et le traitement de l’hémorragie post-partum et à d’autres fins obstétriques ». 19 Page | 38 DONNEES REQUISES ET SOURCES POTENTIELLES : METHODE DE MORBIDITE POUR LA PREVISION Plusieurs points de données sont nécessaires pour prévoir les demandes de médicaments et de fournitures recommandés pour la prévention, le diagnostic et le traitement de l’HPP. Le tableau 8 résume les principaux types de données et les sources potentielles applicables à la méthode de morbidité pour la prévision des utérotoniques, TXA et des draps calibrés, en plus des données communes fournies dans le tableau 1 de l’introduction de ce supplément. Page | 39 Tableau 8 : Données et sources potentielles pour la prévision des utérotoniques, du TXA et des draps calibrés par la méthode de morbidité DONNEES POUR UTILISATION DANS LES CALCULS DE MÉDICAMENTS DRAPS SOURCE REMARQUES Taux de fausses couches8* X X EDS, SIGS, enquêtes nationales sur la morbidité et la mortalité maternelles, enquêtes spéciales Les données de l’EDS peuvent être obsolètes ; les données du SIGS peuvent être incomplètes ; il peut s’avérer nécessaire d’appliquer un taux de croissance/réduction annuel estimé Part/nombre d’accouchements dans des ES publics et à domicile (séparément) qui reçoivent des utérotoniques pour la prévention de l’HPP X Part/nombre d’accouchements dans des ES publics et d’accouchements à domicile (séparément) qui ne reçoivent pas d’utérotoniques pour la prévention de l’HPP** X Part/nombre d’accouchement par voie vaginale dans des ES publics*** X Part/nombre d’accouchement par voie vaginale dans des ES publics où des draps calibrés sont offerts pour le diagnostic d’HPP X Incidence/nombre d’HPP parmi les accouchements sans prévention par niveau de soins (incidence sans prévention) X Incidence/nombre d’HPP parmi les accouchements avec prévention par niveau de soins (incidence après prévention) X Part/nombre de femmes victimes d’une HPP avec prévention et qui se font soigner dans le secteur de la santé publique X Part/Nombre de femmes victimes d’une HPP sans prévention et qui se font soigner dans le secteur de la santé publique X Type et part correspondante des schémas/médicaments administrés pour la prévention et/ou le traitement de l’HPP dans le secteur de la santé publique X SIGS, enquêtes nationales sur la morbidité et la mortalité maternelles, enquêtes spéciales ; DTS nationales, DTS de l’OMS Les données du SIGS peuvent ne pas être complètes ; la pratique réelle peut être différente des DTS ; tenir compte de l’avis des experts et des plans stratégiques et des programmes Type et part correspondante aux draps calibrés utilisés pour le diagnostic de l’HPP dans les formations sanitaires publiques X Quantité de chaque médicament (formulation et posologie spécifiques) utilisée pour la prévention et/ou le traitement de l’HPP par cas X DTS nationales, DTS de l’OMS, avis d’experts, plans programmatiques/straté giques Les directives peuvent être obsolètes ; elles peuvent ne pas inclure les nouvelles recommandations de l’OMS ; la pratique réelle peut être différente des DTS, tenir compte de la pratique réelle si les directives sont relativement anciennes et non suivies *Le taux de fausses couches est le pourcentage de grossesses perdues au cours des 28 premières semaines de gestation. **Les raisons de ne pas administrer les doses de prévention peuvent être nombreuses, notamment le non -respect des recommandations de traitement, l’indisponibilité des produits et le refus de la part des femmes enceintes. Les équipes de quantification peuvent réduire le pourcentage d’accouchements à domicile qui ne bénéficient pas d’utérotoniques pour la prévention de l’HPP. Il p ourrait être de 0 % s’il existe une indication claire que la part d’utérotoniques est proche de 100 %. ***Les draps calibrés sont utilisés uniquement pour les accouchements par voie vaginale et non pour les accouchements effectués par césarienne Page | 40 ALGORITHMES DE CALCUL POUR L’ESTIMATION DES MEDICAMENTS POUR LA PREVENTION ET LE TRAITEMENT DE L’HPP ET DES APPAREILS POUR LE DIAGNOSTIC DE L’HPP Les méthodes conventionnelles de calcul de morbidité sont utilisées pour l’estimation des médicaments pour la prévention et le traitement de l’HPP ainsi que pour les draps calibrés à usage unique (jetables). Les figures 6 à 8 ci-dessous offrent les algorithmes qui peuvent être suivis pour calculer les exigences d’estimation Figure 6 : Algorithme de prévision des médicaments utilisés pour la prévention de l’HPP basé sur la méthode de morbidité Page | 41 Figure 7 : Algorithme de prévision des médicaments utilisés pour le traitement de l’HPP basé sur la méthode de morbidité Page | 42 REMARQUES IMPORTANTES : ◼ Pour obtenir les besoins totaux de chaque médicament pour la prévention et le traitement de l’HPP, il convient d’additionner les besoins pour la prévention et le traitement (c’est-à-dire L [de la figure 6] + X [de la figure 7]). Par exemple, oxytocine en amp. de 10 UI = L1 + X1. ◼ Des hypothèses doivent être faites sur la quantité de CT à utiliser en comparaison à l’oxytocine pour la prévention de l’HPP. Une approche est d’estimer le nombre de femmes accouchant dans une formation sanitaire sans les équipements de chaîne du froid et utiliser cela pour déterminer la proportion et la quantité de CT à utiliser. ◼ Bien que les conseils de prévision fournis ici servent spécifiquement à calculer le besoin de prise en charge de l’HPP, les produits sont également utilisés à d’autres fins. Par exemple, en moyenne, il est estimé que 9,6 % des grossesses par an sont induites et peuvent nécessiter de l’ocytocine ou du misoprostol20 ◼ En outre, jusqu’à 20 % des grossesses peuvent nécessiter l’administration d’oxytocine pour accélérer le travail. Les pays doivent tenir compte de ces utilisations et d’autres utilisations des produits lors de la préparation des prévisions. La même logique utilisée pour prévoir le besoin de prise en charge de l’HPP s’appliquera également à ces autres utilisations. ◼ De manière similaire, TXA est utilisé pour des conditions non liées à l’HPP telles que la prévention des saignements après un traumatisme. La quantité calculée ici doit être ajoutée à ce qui est nécessaire pour d’autres indications. ◼ Bien que ces algorithmes offrent une approche pour estimer les besoins prévus de produits médicaux pour diagnostiquer, prévenir et traiter l’HPP, ils sont basés sur des hypothèses que les produits qui seront obtenus, distribués et utilisés sont de bonne qualité pour assurer les résultats optimaux pour le patient et une utilisation efficace des ressources. Sans l’assurance qualité, obtenir des résultats positifs et une efficacité des ressources similaires ne sont pas possibles. Page | 43 Figure 8 : Algorithme de prévision des draps calibrés à usage unique utilisés pour le diagnostic de l’HPP basé sur la méthode de morbiditéb b Si des dispositifs réutilisables sont utilisés dans un pays, la prévision sera basée sur le nombre quotidien d’accouchements dans les formations sanitaires, le temps nécessaire pour désinfecter chaque plateau réutilisable et la durée de vie du dispositif. Page | 44 DONNEES DE SUBSTITUTION ET SOURCES En l’absence de données locales, les équipes de quantification peuvent utiliser les données suivantes comme données de substitution. Tableau 9 : Quantité moyenne de médicaments par cas MEDICAMENT POSOLOGIE QUANTITE PAR CAS A Oxytocine 10 UI par ampoule Prévention : 10 UI Traitement : jusqu’à 40 UI 1 ampoule Jusqu’à 4 ampoules B Misoprostol 200 mcg comprimé Prévention : 600 mcg Traitement : 800 mcg 3 comprimés 4 comprimés C CT 100 mcg en ampoule d’un (1) ml Prévention : 100 mcg 1 ampoule D TXA 1 g dans 1 ampoule de 10 ml Traitement : 1 g 1 ampoule Tableau 10 : Résumé des taux d’incidence REMARQUE IMPORTANTE : ◼ Il est conseillé aux équipes de quantification de se référer aux sources de données fournies comme référence des données de substitution, étant donné que la plupart d’entre elles comportent des données spécifiques à un pays ou à une région qui peuvent être appliquées à la région ou le pays considéré plutôt que de se baser sur des moyennes globales. ◼ Il est possible qu’avec l’augmentation de l’utilisation des draps, il y ait une augmentation ou une réduction qui en résulte dans le nombre de cas diagnostiqués d’HPP en fonction de s’il y a à ce moment une sur- ou sous-estimation basée sur les pratiques empiriques en présence. Par exemple, pour l’essai E-MOTIVE, la détection d’HPP était moindre dans le groupe traités (8,5 %) que pour les draps utilisés pour le groupe de contrôle (16,7 %)11. ◼ Dans certains cas, des doses répétées peuvent être administrées pour atteindre les résultats cliniques, il est conseillé aux équipes de quantification d’utiliser l’expérience locale pour réaliser de manière appropriée les prévisions. PARAMETRE VALEUR A Taux de fausses couches (%)21 10-15 % B Incidence de l’HPP chez les femmes enceintes ayant reçu une prophylaxie 5 % C Incidence de l’HPP chez les femmes enceintes sans prophylaxie4 10 % D Taux d’accouchement par voie vaginale Taux de césarienne (%)22 95–85 % (5–15 %) Page | 45 EXEMPLES ENCADRE 4. EXEMPLE DE PREVISIONS D’UN PAYS EN MATIERE DE PREVENTION ET LE TRAITEMENT DE L’HPP Le pays X recommande l’utilisation de l’ocytocine ou la CT pour la prévention de l’HPP des accouchements dans des établissements de santé et le traitement des cas d’HPP identifiés ou transférés dans ses ES avec de l’oxytocine ET de le TXA. Dans ce pays, le misoprostol est recommandé pour la prévention de l’HPP des accouchements à domicile uniquement. Il est recommandé aux ASC de référer les cas de HPP vers les ES. Données et hypothèses disponibles ▪ Population totale de l’année en cours (recensement BCS) : 20 000 000 ▪ Taux de croissance de la population par an : 2 % ▪ % de femmes enceintes par rapport à la population totale : 4 % ▪ Taux de fausses couches : 10 % ▪ % d’accouchements dans les ES publics : 50 %, avec une augmentation annuelle de 4 points (54 % la première année et 58 % la deuxième) ▪ % d’accouchements à domicile : 45 %, avec une réduction annuelle de 4 points (41 % la première année et 37 % la deuxième) ▪ le pourcentage d’accouchements à domicile avec prévention pour une HPP est estimé à 30 % pour l’année en cours ; il devrait passer à 35 % et 40 % au cours des années 1 et 2, respectivement ▪ La conformité aux recommandations de prévention de l’HPP pour les naissances dans des ES (utilisation d’ocytocine OU CT) de l’année en cours est estimée à 80 % ; elle devrait passer à 85 % et 90 % au cours des années 1 et 2, respectivement ▪ Lors de l’année en cours, il est estimé que l’oxytocine et la CT sont donnés pour la prévention de HPP, dans respectivement 60 % et 40 % des accouchements dans les ES. Le pays prévoit d’augmenter le nombre de ES utilisant la CT de 10 points de pourcentage annuellement et de réduire le niveau d’oxytocine pour la prévention de l’HPP de façon équivalente. ▪ La conformité aux recommandations de prévention de l’HPP pour les naissances à domicile (utilisation de misoprostol) de l’année en cours est estimée à 30 % ; elle devrait passer à 35 % et 40 % au cours des années 1 et 2, respectivement ▪ L’incidence de l’HPP chez les femmes n’ayant pas reçu d’utérotoniques pour la prévention de l’HPP est de 24 % (moyenne mondiale) ▪ L’incidence de l’HPP chez les femmes ayant reçu des utérotoniques pour la prévention de l’HPP est de 12 % (moyenne mondiale) ▪ Transfert des accouchements à domicile avec HPP : 85 % ▪ La conformité aux recommandations de traitement de l’HPP (utilisation de l’ocytocine ET TXA) est estimée à 96 % pour l’année en cours, et devrait passer à 98 % et 100 % pour les années 1 et 2, respectivement ▪ Formulations disponibles : ○ Misoprostol : comprimé de 200 microgrammes ○ CT : 100 microgrammes par ampoule ○ Oxytocine : ampoule de 10 UI ○ TXA : 1 gramme par ampoule ▪ Recommandations de posologie pour une femme/un cas (d’après les DTS nationales) ○ Oxytocine pour la prévention de l’HPP : 10 UI (1 ampoule) ○ CT pour la prévention de l’HPP : 100 microgrammes (1 ampoule) ○ Misoprostol pour la prévention de l’HPP : 600 microgrammes (3 comprimés) ○ Oxytocine pour le traitement de l’HPP : 40 UI (4 ampoules) ○ TXA pour le traitement de l’HPP : 1 gramme (1 ampoule) Calculer les quantités d’ampoules d’ocytocine 10 UI et de comprimés de misoprostol 200 microgrammes, ampoules de CT 100 microgrammes et ampoules de TXA requises par le programme (dans le secteur public) pour la période de prévision de deux ans. Page | 46 Exemple : Prévention de l’HPP PARAMETRE INTRANT ANNEE EN COURS PREVISION ANNEE 1 PREVISION ANNEE 2 Population totale (A) A : Population = population de l’année précédente* + (population de l’année précédente × TCP) (le TCP annuel est de 2 %) 2 % 20 000 000 20 400 000 20 808 000 Total des grossesses (B) B = A × % de femmes enceintes par rapport à la population totale 4 % 800 000 816 000 832 320 Nb total d’accouchement (C) C = B × (100 % - taux de fausses couches en %) (taux de fausses couches de 10 %) 10 % 720 000 734 400 749 088 Nombre d’accouchements dans des ES publics (D) D = C × % d’accouchements dans des ES publics (augmentation annuelle de la conformité de 4 %) 4 % 360 000 396 576 434 471 50 % 54 % 58 % Nombre d’accouchements dans des ES publics avec prévention de l’HPP (E) E = D × % de conformité (augmentation annuelle de la conformité de 5 %) 5 % 288 000 337 090 391 024 80 % 85 % 90 % Nombre d’accouchements dans des ES publics ayant reçu de l’ocytocine pour prévenir l’HPP (F1) F1 = E × % d’accouchements sous oxytocine (réduction annuelle de 10 %) -10 % 172 800 168 545 156 410 60 % 50 % 40 % Nombre d’accouchements dans les ES publics ayant reçu de la CT pour prévenir l’HPP (F2) F2 = E x % d’accouchements avec CT (augmentation annuelle de 10 %) 10% 115 200 168 545 234 614 40 % 50 % 60 % Nombre d’accouchements à domicile (G) G = C × % d’accouchements à domicile (diminution annuelle de 4 %) -4 % 324 000 301 104 277 163 45 % 41 % 37 % Nombre d’accouchements à domicile ayant bénéficié de misoprostol pour la prévention de l’HPP (H) H = G × % de conformité (augmentation annuelle de la conformité de 5 %) 5 % 97 200 105 386 110 865 30 % 35 % 40 % Quantité d’ampoules d’oxytocine 10 UI nécessaires pour la prévention de l’HPP (J1) J1 = F1 × I1, où I1 : Nb d’ampoules nécessaires par cas pour la prévention = 10 UI 1 172 800 168 545 156 410 Quantité d’ampoules de CT 100 microgrammes nécessaires pour la prévention de l’HPP (J2) J2 = F2 x 12 ; où 12 : le nombre d’ampoules nécessaires par cas pour la prévention = 1 x 100 microgrammes = 1 ampoule de 100 microgrammes 1 115 200 168 545 234 614 Quantité de comprimés de misoprostol 200 mcg nécessaires pour la prévention de l’HPP (K) K = H × 13, où 13 : Nb de comprimés nécessaires par cas pour la prévention = 3 × 200 mcg = 3 comprimés de 200 mcg 3 291 600 316 159 332 595 Quantité totale d’ampoules d’ocytocine 10 UI nécessaires pour la prévention de l’HPP (L1) L1 = J1 172 800 168 545 156 410 Quantité totale d’ampoules de CT 100 mcg nécessaires pour la prévention de l’HPP (L2) L2 = J2 115 200 168 545 234 614 Quantité totale de comprimés de misoprostol 200 mcg nécessaires pour la prévention de l’HPP (L3) L3 = K 291 600 316 159 332 595 Page | 47 *Pour la population de l’année actuelle, insérer la population totale des sources respectives et les chiffres de la population pour l’année I de prévision et pour l’année 2 de prévision sont calculés en fonction de la population de l’année précédente et le TCP annuel. Par exemple, la population pour l’année 1 de prévision est calculée en multipliant la population de l’année actuelle (l’année précédente de l’année 1 de prévision) avec le TCP annuel. Exemple : Traitement de l’HPP PARAMETRE INTRANT ANNEE EN COURS PREVISION ANNEE 1 PREVISION ANNEE 2 Nombre d’accouchements dans des ES publics N’AYANT PAS bénéficié d’une prévention de l’HPP (M) M =D × % d’accouchements dans des ES qui ne reçoivent PAS de prévention (réduction annuelle de la non-conformité de 5 %) - 5.0 % 72 000 59 486 43 447 20 % 15 % 10 % Nombre d’accouchements dans des ES publics avec une HPP après la prévention (N) N = E × % d’accouchements avec une HPP après la prévention (incidence de l’HPP après la prévention) 12 % 34 560 40 451 46 923 Nombre d’accouchements dans des ES publics avec une HPP sans prévention (O) O =M × % d’accouchements avec une HPP sans prévention (incidence de l’HPP sans prévention de 10 %) 24 % 17 280 14 277 10 427 Nombre de cas d’HPP dans des ES publics traités (P) P = (N + O) × % de conformité (augmentation annuelle de la conformité de 2 %) 2.0 % 49 766 53 633 57 350 96 % 98 % 100 % Nombre d’accouchements à domicile N’AYANT PAS bénéficié d’une prévention de l’HPP (Q) Q = G × % d’accouchements à domicile qui ne bénéficient PAS de prévention (réduction annuelle de la non-conformité de 5 %) - 5.0 % 226 800 195 718 166 298 70 % 65 % 60 % Nombre d’accouchements à domicile avec une HPP après la prévention (R) R = H × % d’accouchements avec une HPP après la prévention (incidence de l’HPP après la prévention de 5 %) 12 % 11 664 12 646 13 304 Nombre d’accouchements à domicile avec une HPP sans prévention (S) S = Q × % d’accouchements avec une HPP sans prévention (incidence de l’HPP sans prévention) 24 % 54 432 46 972 39 911 Nombre de cas d’HPP à domicile référés vers des ES publics (T) T = (R + S) × % de cas d’HPP à domicile référés vers des ES publics 85 % 56 182 50 676 45 233 Nombre de cas d’HPP à domicile traités dans des ES publics (U) U = T × % de conformité (augmentation annuelle de la conformité de 2 %) 2.0 % 53 934 49 662 45 233 96 % 98 % 100 % Nombre de cas d’HPP ayant reçu de l’oxytocine pour le traitement (V1) V1 = (P+U) × % ayant reçu de l’ocytocine 100 % 103 701 103 295 102 583 Nombre de cas d’HPP ayant reçu du TXA pour le traitement (V2) V2 = (P+U) x % donnée de TXA 100 % 103 701 103 295 102 583 Quantité d’ampoules d’oxytocine 10 UI nécessaires pour le traitement des cas d’HPP (X1) X1 = V1 × W1, où W1 : Nb d’ampoules nécessaires par cas pour le traitement = 4 ampoules 4 414 803 413 181 410 332 Quantité d’ampoules de TXA 1g nécessaires pour le traitement des cas d’HPP (X2) X2 = V2 x W2 ; Où W2 : le nombre d’ampoules nécessaires par cas pour le traitement = 1 ampoule 1 103 701 103 295 102 583 Page | 48 Quantités totales pour l’HPP PARAMETRE INTRANT ANNEE EN COURS PREVISION ANNEE 1 PREVISION ANNEE 2 Quantité totale d’ampoules d’oxytocine 10 UI nécessaires pour l’HPP (Y1) Y1 = L1+X1 587 603 581 726 566 742 Quantité totale d’ampoules de CT 100 mcg nécessaires pour l’HPP (Y2) Y2 = L2 115 200 168 545 234 614 Quantité totale de comprimés de misoprostol 200 mcg nécessaires pour l’HPP (Y3) Y3 = L3 291 600 316 159 332 595 Quantité totale d’ampoules de TXA 1g nécessaires pour l’HPP (Y4) Y4 = X2 103 701 103 295 102 583 REMARQUES IMPORTANTES : ◼ Les quantités d’un même produit nécessaires pour la prévention et le traitement sont additionnées pour obtenir le besoin total de chaque médicament pour la prise en charge de l’HPP. ◼ Cet exemple montre comment l’algorithme peut être traduit en calculs à l’aide d’un outil Excel. Les équipes de quantification doivent adapter l’outil Excel et les exemples fournis à leur contexte. Page | 49 ENCADRE 5. EXEMPLE DE PRÉVISION NATIONALE POUR DRAPS CALIBRÉS Le pays X recommande l’utilisation de draps calibrés à usage unique (jetable) pour le diagnostic de l’HPP pour les accouchements en formation sanitaire. Données disponibles et hypothèses • Population totale pour l’année en cours (recensement national) : 20 000 000 • Taux de croissance par année de la population : 2 % • % de femmes enceintes au sein de la population totale : 4 % • Taux de fausse-couches : 10 % • % d’accouchements dans les ES publics : 50 %, avec une croissance annuelle de 4 points de pourcentage (54 % lors de l’année 1 et 58 % lors de l’année 2) • % d’accouchements par voie vaginale dans les ES publics est supposé être de 90 % lors de l’année en cours avec une réduction attendue de 2 points de pourcentage (88 % lors de l’année 1 et 86 % pour l’année 2). Ce qui signifie que les accouchements par césarienne dans les ES publics est supposé être de 10 % lors de l’année en cours avec une augmentation annuelle de 2 points de pourcentage. • Conformité de l’utilisation de draps calibrés jetables pour le diagnostic de l’HPP pour les femmes accouchant dans les établissements sanitaires publics dans l’année en ours est estimée être 40 % ; l’augmentation supposée à 60 % puis 80 % lors des années 1 et 2, respectivement (augmentation annuelle de 20 points de pourcentage par année). • Présentation disponible des draps : o Draps calibrés à usage unique (jetables) calibrés à 300 ml et 500 ml • Un drap est utilisé par accouchement Calculer les quantités de draps calibrés à usage unique (jetables) exigées par le programme (dans le secteur de la santé publique) pour la prévision de deux ans. Page | 50 Exemple : Draps calibrés à usage unique (jetables) pour diagnostiquer l’HPP PARAMETRE INTRANT ANNEE EN COURS PREVISION ANNEE 1 PREVISION ANNEE 2 Population totale (A) A: Population = population de l’année précédente + (population de l’année précédente x TCP) (TCP annuel est 2 %) 2 % 20,000,000 20,400,000 20,808,000 Total des Grossesses (B) B = A x % de femmes enceintes par rapport à la population totale 4 % 800,000 816,000 832,320 Total des Accouchements (C) C = B x (100 % - taux de fausse-couches en %) (taux de fausse-couches de 10 %) 10 % 720,000 734,400 749,088 Nombre d’accouchements dans des ES publics (D) D = C x % d’accouchements dans les ES publics (augmentation annuelle estimée des accouchements dans les établissements de santé publics de 4 %) 4 % 360,000 396,576 434,471 50% 54% 58% Nombre par d’accouchements par voie vaginale dans des ES publics (E) E = D x % d’accouchements par voie vaginale dans les ES publics (réduction annuelle estimée des accouchements par voie vaginale dans les ES de 2 %) 2 % 324,000 348,987 373,645 90% 88% 86% Nombre d’accouchements par voie vaginale dans des ES publics offrant des draps calibrés pour le diagnostic de l’HPP (F) F = E x % de conformité (augmentation annuelle estimée de l’utilisation de 20 %) 20 % 129,600 209,392 298,916 40% 60% 80% Quantité de draps calibrés jetables nécessaires pour le diagnostic de l’HPP (H) H = F x G; où G: le nombre de draps calibrés jetables nécessaires par cas pour le diagnostic de l’HPP = 1 draps calibré jetable 1 129,600 209,392 298,916 Note: Ceci est un exemple pour montrer comment l’algorithme peut être traduit pour des calculs utilisant un fichier Excel. Les équipes de quantification doivent adapter le fichier Excel et les exemples apportés à leur contexte. L’augmentation de l’utilisation des draps peut ne pas croître de façon linéaire (c’est à dire la même augmentation chaque année). Les pays doivent revoir cela pour les revues de l’estimation. Page | 51 RÉFÉRENCES: 1. WHO recommendations on the assessment of postpartum blood loss and treatment bundles for postpartum. World Health Organization, 2023. Available at: https://iris.who.int/bitstream/handle/10665/375231/9789240085398-eng.pdf?sequence=1 2. WHO recommendations for the prevention of postpartum hemorrhage. World Health Organization, 2018. Available at: https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/277276/9789241550420-eng.pdf?ua=1 3. Sheldon W, Blum J, Vogel JP, Souza JP, Gülmezoglu AM, Winikoff B, WHO Multicountry Survey on Maternal and Newborn Health Research Network. (2014). Postpartum haemorrhage management, risks, and maternal outcomes: findings from the World Health Organization Multicountry Survey on Maternal and Newborn Health. BJOG: An International Journal of Obstetrics & Gynaecology, 121, 5–13 4. Postpartum Prophylactic oxytocin for the third stage of labour to prevent postpartum haemorrhage. Available at: https://www.cochranelibrary.com/cdsr/doi/10.1002/14651858.CD001808.pub3/full 5. Widmer M, Piaggio G, Nguyen TM, et al. Heat-stable carbetocin versus oxytocin to prevent hemorrhage after vaginal birth. New England Journal of Medicine 2018;379(8):743-52. 6. WHO recommendation on tranexamic acid for the treatment of postpartum haemorrhage. World Health Organization, 2017. Available at https://www.who.int/publications/i/item/9789241550154 7. Gallos ID, Papadopoulou A, Man R, Athanasopoulos N, Tobias A, Price MJ, et al. Uterotonic agents for preventing postpartum haemorrhage: a network meta-analysis (Review). 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Gallos, I., Devall, A., Martin, J., Middleton, L., Beeson, L., Galadanci, H., Alwy Al-Beity, F., Qureshi, Z., Hofmeyr, G. J., Moran, N., Fawcus, S., Sheikh, L., Gwako, G., Osoti, A., Aswat, A., Mammoliti, K. M., Sindhu, K. N., Podesek, M., Horne, I., Timms, R., … Coomarasamy, A. (2023). Randomized Trial of Early Detection and Treatment of Postpartum Hemorrhage. The New England journal of medicine, 389(1), 11–21. https://doi.org/10.1056/NEJMoa2303966 12. WHO recommendations for the prevention and treatment of postpartum haemorrhage. World Health Organization, 2012. Available at: https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/75411/9789241548502_eng.pdf 13. Williams, E.V., Goranitis, I., Oppong, R. et al. A cost-effectiveness analysis of early detection and bundled treatment of postpartum hemorrhage alongside the E-MOTIVE trial. Nat Med 30, 2343–2348 (2024). https://doi.org/10.1038/s41591-024-03069-5 14. Esau, J., Morris, T., Muller, C., Els, C., & de Waard, L. (2024). Two Postpartum Blood Collection Devices: The Brass-V Drape and MaternaWell Tray-As Experienced by Birth Attendants and Birthing Women-A Questionnaire-Based Randomised Study. Obstetrics and gynecology international, 2024, 6605833. https://doi.org/10.1155/2024/6605833 https://iris.who.int/bitstream/handle/10665/375231/9789240085398-eng.pdf?sequence=1 https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/277276/9789241550420-eng.pdf?ua=1 https://www.cochranelibrary.com/cdsr/doi/10.1002/14651858.CD001808.pub3/full https://www.who.int/publications/i/item/9789241550154 https://iris.who.int/bitstream/handle/10665/375198/9789240085411-eng.pdf https://doi.org/10.1186/1471-2393-14-276 https://doi.org/10.1002/14651858.CD010980.pub2 https://doi.org/10.1056/NEJMoa2303966 https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/75411/9789241548502_eng.pdf https://doi.org/10.1038/s41591-024-03069-5 https://doi.org/10.1155/2024/6605833 Page | 52 15. Manual for procurement and supply of quality assure maternal newborn and child health commodities. USAID 2019. Available at: https://www.ghsupplychain.org/procurement-and-supply-quality-assured-maternal- newborn-and-child-health-commodities 16. WHO recommendation on Uterine balloon tamponade for the treatment of postpartum haemorrhage World Health Organization, 2021. Available at: https://iris.who.int/bitstream/handle/10665/340796/9789240013841-eng.pdf?sequence=1 17. WHO, n.d. Why we need to talk about losing a baby. Available at: https://www.who.int/news- room/spotlight/why-we-need-to-talk-about-losing-a-baby 18. Pete Lambert, Alessandra Tomazzini, Philip Wright, Claire McEvoy, Ioannis D. Gallos, Anne Ammerdorffer, Lester Chinery, Arri Coomarasamy, Ahmet Metin Gülmezoglu. The compatibility of oxytocin and tranexamic acid injection products when mixed for co-administration by infusion for the treatment of postpartum haemorrhage: An in vitro investigation. Obstetrics & Gynaecology. 2023. Available at: https://obgyn.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/1471-0528.17398 19. USAID & RHSC Coalition 2019 Uses of medicines for prevention and treatment of post-partum hemorrhage and other obstetric purposes. A summary of information on recommended uses, contraindications and supply chain considerations for program managers and procurement managers. Available at: https://www.rhsupplies.org/uploads/tx_rhscpublications/Uses_of_Medicines_for_Prevention_and_Treatment _of_Post-partum_Hemorrhage_and_Other_Obstertric_Indications.pdf 20. Wei S, Wo BL, Qi HP, Xu H, Luo ZC, Roy C, Fraser WD. Early amniotomy and early oxytocin for prevention of, or therapy for, delay in first stage spontaneous labour compared with routine care. Département d'Obstétrique-Gynécologie, Université de Montréal, Hôpital, Canada. Cochrane Database System. Sept 12, 2012. Available at: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22972098 21. Neilson JP, Gyte GM, Hickey M, Vazquez JC, Dou L. Medical treatments for incomplete miscarriage (less than 24 weeks). PMID: 20091626, PMCID: PMC4042279, DOI: 10.1002/14651858.CD007223.pub2. Available at: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20091626/ 22. WHO statement on caesarean section rates. World Health Organization, 2015. Available at: https://iris.who.int/bitstream/handle/10665/161442/WHO_RHR_15.02_eng.pdf https://www.ghsupplychain.org/procurement-and-supply-quality-assured-maternal-newborn-and-child-health-commodities https://www.ghsupplychain.org/procurement-and-supply-quality-assured-maternal-newborn-and-child-health-commodities https://iris.who.int/bitstream/handle/10665/340796/9789240013841-eng.pdf?sequence=1 https://www.who.int/news-room/spotlight/why-we-need-to-talk-about-losing-a-baby https://www.who.int/news-room/spotlight/why-we-need-to-talk-about-losing-a-baby https://obgyn.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/1471-0528.17398 https://www.rhsupplies.org/uploads/tx_rhscpublications/Uses_of_Medicines_for_Prevention_and_Treatment_of_Post-partum_Hemorrhage_and_Other_Obstertric_Indications.pdf https://www.rhsupplies.org/uploads/tx_rhscpublications/Uses_of_Medicines_for_Prevention_and_Treatment_of_Post-partum_Hemorrhage_and_Other_Obstertric_Indications.pdf http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22972098 https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20091626/ https://iris.who.int/bitstream/handle/10665/161442/WHO_RHR_15.02_eng.pdf Page | 53 3. PREVENTION ET TRAITEMENT DES TROUBLES DE L’HYPERTENSION PENDANT LA GROSSESSE INTRODUCTION Les troubles hypertensifs de la grossesse sont une cause importante, courante et traitable de morbidité grave, d’invalidité à long terme et de décès tant chez les femmes enceintes que chez leurs bébés, et représentent environ 14 % de l’ensemble des décès maternels dans le monde1. Dans le monde, environ 10 % de toutes les grossesses sont concernées par des troubles hypertensifs de la grossesse (c’est-à-dire l’hypertension gestationnelle, l’hypertension chronique, la pré-éclampsie, l’éclampsie)2. En 2018, l’OMS a mis à jour ses recommandations sur les médicaments antihypertenseurs pour l’hypertension sévère pendant la grossesse sur la base de nouvelles données importantes. Par conséquent, les deux recommandations majeures suivantes ont été émises2 : 1. Toutes les femmes enceintes qui souffrent d’hypertension grave doivent être traitées avec des médicaments antihypertenseurs. 2. Le choix du médicament et de la voie d’administration doit être basé principalement sur l’expérience du clinicien prescripteur avec ce médicament particulier, son coût et sa disponibilité locale, tout en s’assurant que le médicament n’a pas d’effets indésirables sur le fœtus. Les troubles hypertensifs de la grossesse, la pré-éclampsie et l’éclampsie sont les principales causes de mortalité et de morbidité maternelles et néonatales2. En général, l’apparition d’un nouvel épisode d’hypertension pendant la grossesse (avec une pression artérielle diastolique persistante >90 mm Hg) et l’apparition d’une protéinurie (>0,3 g/24 h) sont les critères d’identification de la pré-éclampsie2. En cas d’hypertension grave, de protéinurie importante ou de dysfonctionnement important des organes maternels, la pré-éclampsie est classée comme grave2. L’éclampsie se caractérise par des crises généralisées chez les femmes touchées par la pré-éclampsie, étant donné que les crises ne sont pas attribuables à d’autres causes, notamment l’épilepsie2. La pré-éclampsie est présente dans 4,6 % (2-8 %) des grossesses, et elle se manifeste généralement au cours de la seconde moitié de la grossesse. Environ 26 % des cas de pré-éclampsie évoluent vers une pré-éclampsie sévère2,3. L’incidence de l’éclampsie dans les grossesses pré-éclamptiques après traitement par MgSO4 a été déterminée à 0,8 %, alors que 1,9 % des femmes ayant reçu un placebo ont développé une éclampsie4, ce qui montre que la prophylaxie par MgSO4 réduit de plus de 50 % le risque d’éclampsie chez les femmes souffrant de pré-éclampsie. L’incidence de l’éclampsie dans la population générale des femmes enceintes sans prophylaxie est de 0,5 %5. Les recommandations de l’OMS de 2011 sur l’utilisation du sulfate de magnésium, un anticonvulsivant, pour la prévention et le traitement de l’éclampsie2 sont toujours d’actualité et comprennent : 1. L’utilisation de MgSO4 pour la prévention et le traitement de l’éclampsie chez les femmes présentant une pré-éclampsie sévère, de préférence à d’autres anticonvulsivants. La capacité d’évaluation clinique des femmes et l’administration de gluconate de calcium sont des composantes essentielles de l’ensemble des services pour l’administration de sulfate de magnésium. 2. L’utilisation de schémas complets de sulfate de magnésium par voie intraveineuse (IV) ou intramusculaire (IM) pour prévenir et traiter l’éclampsie. Les ES utilisant du sulfate de magnésium doivent avoir du gluconate de calcium à disposition en cas de toxicité du sulfate de magnésium. 3. Dans les endroits où il n’est pas possible d’administrer le schéma complet de sulfate de magnésium, il convient d’administrer une dose de charge et de référer immédiatement la patiente vers un ES de niveau supérieur. Page | 54 CARACTERISTIQUES DES PRODUITS ET AUTRES CONSIDERATIONS RELATIVES AUX PREVISIONS ANTIHYPERTENSEURS L’administration de médicaments antihypertenseurs peut réduire le risque d’accident vasculaire cérébral maternel ou d’événements vasculaires cérébraux qui surviennent en cas d’hypertension grave pendant la grossesse. Ils peuvent également être utilisés pour traiter d’autres troubles hypertensifs pendant la grossesse, notamment l’hypertension chronique (préexistante). Si les médicaments antihypertenseurs destinés au traitement aigu de l’hypertension sévère ne peuvent pas être utilisés par voie intraveineuse, un traitement oral peut être administré6. L’OMS recommande des médicaments antihypertenseurs (hydralazine, labétalol, nifédipine en gélules à libération immédiate ou méthyldopa) pour le traitement aigu de l’hypertension sévère pendant la grossesse6. Remarque : Ce document fournit des conseils uniquement sur le traitement aigu de l’hypertension sévère pendant la grossesse. Les équipes chargées de la quantification doivent tenir compte des prévisions concernant ces mêmes médicaments ou des médicaments similaires pour le traitement de l’hypertension chronique pendant et après la grossesse, selon les besoins, et calculer les besoins totaux. HYDRALAZINE L’hydralazine est un vasodilatateur qui abaisse la pression artérielle et permet au sang de circuler plus facilement dans les veines et les artères. Pour le traitement de l’hypertension gestationnelle sévère, la forme injectable du médicament est recommandée. METHYLDOPA Le méthyldopa est un médicament antihypertenseur oral qui stimule les récepteurs alpha-adrénergiques centraux, entraînant une diminution du débit sympathique vers le cœur, les reins et le système vasculaire périphérique. LABETALOL Le labétalol abaisse la pression artérielle en diminuant la résistance vasculaire systémique par blocage α1 et s’oppose en même temps au réflexe de tachycardie provenant dû à la vasodilatation par son effet β-bloquant. Les formulations orales et injectables sont toutes deux recommandées pour le traitement de l’hypertension gestationnelle sévère. NIFEDIPINE La nifédipine est un inhibiteur des canaux calciques qui inhibe la contraction des muscles lisses cardiaques et vasculaires, dilatant ainsi les artères coronaires principales et les artères systémiques. Les gélules de nifédipine à libération immédiate sont recommandées pour le traitement de l’hypertension gestationnelle sévère. Les formulations à libération immédiate ne sont pas largement disponibles sur le marché mondial et les inhibiteurs calciques ne sont pas inclus dans les recommandations les plus récentes de l’OMS concernant l’utilisation des médicaments antihypertenseurs pour l’hypertension non sévère pendant la grossesse car il semblerait qu’ils augmentent le risque de développer une protéinurie et/ou une pré-éclampsie7. https://www.sciencedirect.com/topics/medicine-and-dentistry/systemic-vascular-resistance https://www.sciencedirect.com/topics/medicine-and-dentistry/tachyarrhythmia https://www.sciencedirect.com/topics/medicine-and-dentistry/vasodilatation Page | 55 Tableau 11 : Résumé des caractéristiques du produit : Antihypertenseurs PARAMETRE HYDRALAZINE LABETALOL METHYLDOPA NIFEDIPINE Traitement aigu de l’hypertension sévère pendant la grossesse : Posologie ▪ 5 mg IV lentement, répéter toutes les 5 minutes ou 12,5 mg IM toutes les deux heures jusqu’à ce que l’objectif relatif à la pression artérielle soit atteint ▪ La dose maximale est de 20 mg par 24 heures ▪ En supposant que le traitement dure 3 jours en moyenne ▪ IV : 10 mg IV, et si la réponse est insuffisante après 10 minutes, administrer 20 mg. La dose peut être doublée à 40 mg puis 80 mg à des intervalles de 10 minutes entre chaque augmentation de dose jusqu’à ce que la pression artérielle soit abaissée en dessous du seuil. La dose totale maximale est de 300 mg. ▪ Voie orale : 200 mg, répéter la dose après une heure jusqu’à ce que l’objectif du traitement soit atteint ▪ La dose quotidienne maximale est de 1 200 mg ▪ En supposant que le traitement dure 3 jours en moyenne ▪ 750 mg par voie orale, répéter la dose après 3 heures jusqu’à ce que l’objectif du traitement soit atteint ▪ La dose maximale est de 3 g en 24 heures ▪ En supposant que le traitement dure 3 jours en moyenne ▪ 5-10 mg par voie orale, répéter la dose après 30 minutes si la réponse est insuffisante jusqu’à ce que la pression artérielle optimale soit atteinte ▪ La dose totale maximale est de 30 mg dans la phase de traitement aiguë de 90 minutes ▪ En supposant que le traitement dure 3 jours en moyenne Présentation ▪ Hydralazine HCl 20 mg poudre pour injection en flacons de 2 ml ▪ Labétalol HCl IV solution, ampoule de 20 mg/4 ml ▪ Labétalol HCl 200 mg, comprimé ▪ Méthyldopa 250 mg, comprimé ▪ Nifédipine à libération immédiate, gélules de 5 mg et 10 mg Administration IV IV, voie orale Voie orale Voie orale Conditions de stockage ▪ Stocker entre 20 °C et 25 °C ▪ Comprimés : Conserver entre 2 °C et 30 °C ; protéger de la lumière et de l’humidité excessive ▪ Injections : Conserver entre 20 °C et 25 °C ; ne pas congeler ; protéger de la lumière ▪ Stocker entre 20 °C et 25 °C ; protéger de la lumière ▪ Gélule à libération immédiate : Conserver entre 15°C et 25°C ; éviter le gel ; protéger de la lumière et de l’humidité Fournitures supplémentaires nécessaires à l’administration ▪ Set de perfusion (pour IV uniquement), seringues, aiguilles et tampons imbibés d’alcool, solution de dextrose à 5 % dans l’eau, solution saline normale ▪ Aucune Niveau d’utilisation ▪ Tous les ES dans lequel les naissances sont assistées par des professionnels qualifiés qui peuvent surveiller l’hypertension des femmes enceintes Considérations relatives à la chaîne d’approvisionnement ▪ Ne nécessitent pas de chaîne du froid ▪ Certains produits antihypertenseurs, tels que le labétalol et les gélules de nifédipine à libération immédiate, peuvent ne pas être largement disponibles sur le marché, en particulier dans les pays en développement ▪ La durée de conservation de ces formulations varie de 36 à 60 mois Page | 56 SULFATE DE MAGNESIUM (MGSO4) Le MgSO4 est un anticonvulsivant injectable. Il est reconnu par l’OMS comme le médicament le plus sûr, le plus efficace et le moins coûteux pour traiter la pré-éclampsie et l’éclampsie8. Le MgSO4 est un médicament qui sauve des vies et devrait être disponible dans tous les établissements de soins de santé du système de santé, mais il y a souvent des ruptures de stock. Outre les problèmes liés à la disponibilité, divers problèmes socioculturels et politiques entravent son utilisation : les prestataires de soins de santé peuvent ne pas connaître le sulfate de magnésium comme option thérapeutique, ne pas savoir comment l’administrer correctement ou s’inquiéter des potentiels problèmes de toxicité et d’effets secondaires pour la patiente. Les pratiques actuelles et les projets visant à accroître l’utilisation du sulfate de magnésium doivent être pris en compte lors de la prévision. Pour obtenir des informations plus détaillées sur le MgSO4, consulter le chapitre correspondant dans le Guide d’achat et d’approvisionnement de produits de santé maternelle, néonatale et infantile conformes aux normes de qualité8. Remarque : Le MgSO4 est un médicament qui sauve des vies et qui devrait être disponible dans tous les ES où des soins prénataux (SP) sont dispensés dans le cadre des grossesses ou des accouchements. L’équipe de quantification doit envisager de prévoir les besoins en MgSO4 sur la base des attributions pour chaque type d’ES, en particulier lorsque les ES de niveau inférieur doivent fournir la première dose de MgSO4 et référer vers des ES de niveau supérieur pour un traitement complet et/ou lorsque la quantité de MgSO4 prévue est trop faible pour permettre la distribution de quantités adéquates du médicament dans chaque ES où le médicament est nécessaire. Pour plus de détails sur cette méthodologie de prévision, voir l’algorithme (figure 9) et l’exemple associé ci-dessous. GLUCONATE DE CALCIUM Le gluconate de calcium est un produit injectable utilisé comme antidote pour inverser les effets indésirables du MgSO4. Le risque d’effet indésirable lié à l’administration de MgSO4 pouvant affecter la respiration est inférieur à 1,3 % (0-8,2 %). Même si le risque est minime, le gluconate de calcium est un médicament qui sauve des vies et qui devrait être disponible dans tous les établissements de santé du système de santé où le MgSO4 est administré. Remarque : Le nombre estimé de cas de toxicité dus au sulfate de magnésium (et donc la demande prévue d’ampoules de gluconate de calcium) pourrait généralement être trop faible s’il était calculé selon la méthode de morbidité ; la prévision du gluconate de calcium exige donc une autre méthode de prévision. Compte tenu de ce qui précède, il est recommandé de procéder à une attribution par type d’ES en fonction du nombre moyen de services/livraisons de SP appliqué pour prévoir la demande initiale de distribution. Pour plus de détails sur cette méthodologie de prévision, voir l’algorithme (figure 10) et l’exemple associé ci-dessous. Pour le MgSO4 et le gluconate de calcium, cette méthode d’attribution entraînerait probablement une surquantification/surestimation mais garantit que chaque établissement dispose d’un stock minimum. Pour réduire le gaspillage, il est important de mettre en œuvre plusieurs approches, avec notamment un approvisionnement pour une utilisation pluriannuelle en une seule fois, l’achat de produits ayant une longue durée de vie, des rapports réguliers, l’évaluation de la disponibilité et des niveaux de stock dans les ES, et la rotation des stocks selon les besoins en fonction de la durée de vie et du taux de consommation. Page | 57 Tableau 12 : Résumé des caractéristiques du produit : Sulfate de magnésium et gluconate de calcium PARAMETRE SULFATE DE MAGNESIUM GLUCONATE DE CALCIUM Prévention de l’éclampsie : Posologie* ▪ Schéma de Pritchard (IV/IM) ○ 44 ampoules d’un (1) g en 2 ml par cas OU ○ 9 ampoules de 5 g en 10 ml par cas ▪ Schéma de Zuspan (IV) ○ 28 ampoules d’un (1) g en 2 ml par cas OU ○ 6 ampoules de 5 g en 10 ml par cas *Prévoir une ampoule pour chaque dose administrée et ne pas conserver d’ampoules ouvertes pour une administration ultérieure. Remarques : ○ Selon les directives du pays, les ES de premier niveau peuvent être amenés à administrer une dose de charge et à référer les patients vers des hôpitaux pour poursuivre le traitement complet. ○ Les quantités par cas indiquées ci-dessus concernent les cas sans convulsion après la dose de charge. ○ Le tableau 17 fournit des détails sur le calcul de la quantité par cas, y compris pour les patientes présentant des convulsions après la dose de charge. ▪ Non indiqué Traitement de l’éclampsie : Posologie ▪ Identique à la posologie précédente ▪ Non indiqué Traitement de la toxicité du MgSO4, notamment l’arrêt respiratoire ▪ Non applicable ▪ 1 g dans 10 ml (solution à 10 %) IV lentement pendant 3 minutes jusqu’à la reprise de la respiration Présentation ▪ La présentation recommandée par l’OMS est une solution à 50 % poids/volume, ce qui équivaut à 0,5 g dans 1 ml9 ▪ Les présentations courantes comprennent des solutions injectables d’un (1) g dans une ampoule de 2 ml (50 %) et de 5 g dans une ampoule de 10 ml (50 %) ▪ 100 mg/ml dans une ampoule de 10 ml de solution injectable Administration IM ou IV IV Conditions de stockage ▪ Stocker à une température inférieure à 30 °C8 ▪ Ne pas congeler ▪ Stocker à une température comprise entre 15 °C et 30 °C Fournitures supplémentaires nécessaires à l’administration ▪ Set de perfusion IV (pour IV seulement), solution de lidocaïne à 2 % (pour IM seulement), seringues, aiguilles et tampons imbibés d’alcool, gluconate de calcium (antidote à la toxicité du sulfate de magnésium) ▪ Set de perfusion IV, seringues, aiguilles et tampons imbibés d’alcool Niveau d’utilisation ▪ Chaque ES dans lequel les accouchements sont assistés par des professionnels qualifiés doit surveiller la pré- éclampsie/éclampsie et administrer du sulfate de magnésium ▪ De plus en plus de pays recommandent aux médecins de santé publique de niveau inférieur d’administrer une dose de charge et de référer ensuite les femmes atteintes de pré-éclampsie ou d’éclampsie sévère ▪ Chaque ES doté de professionnels qualifiés où le sulfate de magnésium est utilisé pour la prévention ou le traitement de l’éclampsie Considérations relatives à la chaîne d’approvisionnement ▪ Ne nécessite pas de chaîne du froid ▪ Durée de conservation : 24 à 60 mois ▪ 5 g en ampoule de 10 ml est préférable à 1 g en ampoule de 2 ml afin de réduire le nombre d’ampoules par cas ▪ Ne nécessite pas de chaîne du froid ▪ Durée de conservation : 36 mois ▪ Une évaluation sera faite pour décider du nombre d’ampoules qui seront disponibles dans chaque ES par type, et pour pouvoir les distribuer en conséquence ▪ Comme la demande pour ce produit pourrait être trop faible, les pays doivent envisager l’achat du produit pour une utilisation pluriannuelle avec une longue durée de conservation visant à réduire les risques de péremption Page | 58 DONNEES REQUISES ET SOURCES POTENTIELLES : METHODE DE MORBIDITE POUR LA PREVISION DU SULFATE DE MAGNESIUM, DU GLUCONATE DE CALCIUM ET DES ANTIHYPERTENSEURS POUR L’HYPERTENSION SEVERE PENDANT LA GROSSESSE Plusieurs points de données sont nécessaires pour prévoir les demandes futures de solutions de sulfate de magnésium et de gluconate de calcium ainsi que d’antihypertenseurs. Le tableau 13 résume les principaux types de données et les sources potentielles de la méthode de morbidité (pour les deux) et l’attribution par établissement (pour le gluconate de calcium), en plus des données communes fournies dans l’introduction de ce supplément. Tableau 13 : Données et sources potentielles pour la prévision des médicaments antihypertenseurs en cas d’hypertension sévère pendant la grossesse selon la méthode de morbidité DONNEES SOURCE REMARQUES Part/nombre de grossesses avec hypertension sévère dans les ES publics SIGS, enquêtes nationales sur la morbidité et la mortalité maternelles, enquêtes spéciales Les données SIGS peuvent ne pas être complètes ; il peut être nécessaire d’appliquer un taux de croissance/réduction annuel estimé ; inclure les patientes orientées par les services communautaires ou le secteur privé Part/nombre de grossesses avec hypertension sévère et traitées par des médicaments antihypertenseurs dans les ES publics Part/nombre de grossesses avec hypertension sévère traitées par des médicaments antihypertenseurs spécifiques (hydralazine, méthyldopa, labétalol, nifédipine) dans les ES publics Quantité (formulations et posologies) de médicaments antihypertenseurs spécifiques (hydralazine en injection, méthyldopa en comprimés, labétalol, nifédipine) à administrer pour le traitement de l’hypertension sévère pendant la grossesse DTS nationales, DTS de l’OMS, avis d’experts Les directives peuvent être obsolètes et peuvent ne pas inclure les nouvelles recommandations de l’OMS. Comme la pratique réelle peut être différente de celle décrite dans les DTS, tenir compte de la pratique réelle si les directives sont relativement anciennes et non suivies. La durée du traitement parentéral varie selon les patientes en fonction de l’évolution clinique Tableau 14 : Données et sources potentielles pour la prévision du sulfate de magnésium et du gluconate de calcium selon la méthode de morbidité DONNEES SOURCE REMARQUES Incidence/nombre de pré-éclampsies sévères (grossesses avec pré-éclampsie sévère) par secteur/niveau de soins EDS, SIGS, enquêtes nationales sur la morbidité et la mortalité maternelles, enquêtes spéciales Les données de l’enquête peuvent être obsolètes ; les données SIGS peuvent ne pas être complètes ; il peut être nécessaire d’appliquer un taux de croissance/réduction annuel estimé ; inclure les patientes référées par les services communautaires ou le secteur privé Part/nombre de grossesses avec pré-éclampsie sévère dans les ES publics recevant du MgSO4 pour la prophylaxie de l’éclampsie Incidence/nombre de femmes souffrant d’éclampsie parmi celles présentant une pré-éclampsie sévère et n’ayant pas reçu de prophylaxie : grossesses à domicile, grossesses suivies dans des ES (incidence de l’éclampsie sans prophylaxie) Page | 59 DONNEES SOURCE REMARQUES Part/nombre de grossesses à domicile avec éclampsie référées vers des ES publics à des fins de traitement Incidence/nombre de femmes souffrant d’éclampsie parmi celles présentant une pré-éclampsie sévère et ayant reçu une prophylaxie (incidence de l’éclampsie après prophylaxie) Part/nombre de cas d’éclampsie dans les ES publics qui reçoivent du MgSO4 pour le traitement, par niveau de soins (ES de niveau inférieur où une dose de charge pré-transfert est administrée et ES de niveau supérieur où les césariennes sont possibles et au sein desquels le traitement complet peut être administré) Quantité de MgSO4 utilisée par cas (formulation et posologie de MgSO4) : pour la prophylaxie de l’éclampsie, en cas de convulsion après la dose de charge, pour le traitement de l’éclampsie (séparément) DTS nationales, DTS de l’OMS, avis d’experts, plans programmatiques/stratégiques Les directives peuvent être obsolètes ; elles peuvent ne pas inclure les nouvelles recommandations de l’OMS ; utiliser l’avis des experts si la pratique est différente de ce que prescrivent les directives Part/nombre de cas développant une toxicité au MgSO4 après prophylaxie et traitement SIGS, enquêtes nationales sur la morbidité et la mortalité maternelles, enquêtes spéciales Les données SIGS peuvent ne pas être complètes ; il peut être nécessaire d’appliquer un taux de croissance/réduction annuel estimé ; inclure les patientes référées par les services communautaires ou le secteur privé Part/nombre de cas de toxicité au MgSO4 traités au gluconate de calcium Quantité de gluconate de calcium pour traiter un cas (formulation et posologie du gluconate de calcium) DTS nationales, DTS de l’OMS, avis d’experts Les directives peuvent être obsolètes et peuvent ne pas inclure les nouvelles recommandations de l’OMS. Comme la pratique réelle peut être différente de celle décrite dans les DTS, tenir compte de la pratique réelle si les directives sont relativement anciennes et non suivies. La durée du traitement parentéral varie selon les patientes en fonction de l’évolution clinique Nombre moyen de gluconate de calcium 100 mg/ml en ampoules de 10 ml à attribuer, par type d’ES et sur une période spécifique Programme SMNI ; études d’évaluation rapide ; plans stratégiques SMNI L’attribution doit tenir compte du nombre de naissances par type d’établissement, des qualifications des professionnels de la santé et du nombre de cas de toxicité au magnésium par type d’établissement Page | 60 Figure 9 : Algorithme de prévision des médicaments utilisés pour le traitement aigu de l’hypertension sévère pendant la grossesse, basé sur la méthode de morbidité Page | 61 Figure 10 : Algorithme de prévision pour le MgSO4 utilisé pour la prophylaxie et le traitement de l’éclampsie, basé sur la méthode de morbidité *Dans tous les cas, il est supposé que le MgSO4 est administré uniquement pour la prévention ou le traitement de l’éclampsie, conformément à la recommandation de l’OMS, et qu’aucun autre anticonvulsivant tel que le diazépam n’est utilisé. Consulter le tableau 12 pour plus d’options sur les types de schémas et la quantité par cas. Page | 62 REMARQUE IMPORTANTE : ◼ Le MgSO4 est un médicament qui sauve des vies et qui devrait être disponible dans tous les ES où des SP sont dispensés aux femmes enceintes ou dans le cadre des accouchements. L’équipe de quantification doit envisager de prévoir les besoins en MgSO4 sur la base des attributions pour chaque type d’ES, en particulier lorsque les ES de niveau inférieur doivent fournir la première dose de MgSO4 et référer vers des ES de niveau supérieur pour un traitement complet ou lorsque la quantité de MgSO4 prévue est trop faible pour permettre la distribution de quantités adéquates du médicament dans chaque ES où le médicament est nécessaire. Voir la figure 11 pour la méthode d’attribution. Figure 11 : Algorithme de prévision pour le MgSO4 utilisé pour la prophylaxie et le traitement de l’éclampsie, basé sur les attributions par type d’établissement *Envisager d’autres types d’ES, ou des sous-groupes d’ES indiqués ci-dessus, qui ne sont pas inclus dans l’algorithme et les quantités pour chacun, le cas échéant, en fonction de votre contexte local. Page | 63 Figure 12 : Algorithme de prévision pour le gluconate de calcium utilisé pour traiter la toxicité du MgSO4, basé sur les attributions par type d’installation *Envisager d’autres types d’ES, ou des sous-groupes d’ES indiqués ci-dessus, qui ne sont pas inclus dans l’algorithme et les quantités pour chacun, le cas échéant, en fonction de votre contexte local. Remarque : Applicable à la fois au MgSO4 et au gluconate de calcium ■ Pour déterminer la quantité moyenne attribuée par niveau d’établissement et par an, il faut tenir compte de l’incidence des cas par niveau, de la capacité à administrer les produits (par exemple, un centre de santé peut être autorisé à administrer uniquement la dose de charge /pré-transfert de MgSO4), et de la taille minimale possible d’emballage à distribuer aux ES. ■ Les équipes de quantification doivent tenir compte de nombreux facteurs, tels que le taux d’utilisation réel, la taille des emballages, la date de péremption et la fréquence de distribution, pour décider s’il convient d’utiliser uniquement la méthode d’attribution ou de la combiner avec la méthode de morbidité. ○ Par exemple : Une fois le MgSO4 et le gluconate de calcium distribués selon la méthode d’attribution pour la première année de quantification, la méthode de morbidité peut être utilisée pour estimer la demande réelle et réapprovisionner ce qui est utilisé chaque année de la période de quantification restante ; tenir compte des dates de péremption. ■ L’équipe de quantification peut également utiliser une combinaison des deux méthodes de prévision, en appliquant les méthodes d’attribution pour les ES où le nombre estimé de cas est faible (comme les centres de santé) et en appliquant la méthode de morbidité pour les types d’ES présentant une incidence relativement élevée de cas, ce qui permet une répartition homogène des médicaments en tenant compte des plus petites tailles de conditionnement. Page | 64 DONNEES DE SUBSTITUTION ET SOURCES En l’absence de données locales, les équipes de quantification peuvent utiliser les données suivantes comme données de substitution. 1. Incidence de l’hypertension sévère pendant la grossesse, de la pré-éclampsie, de la pré-éclampsie sévère et de l’éclampsie, et toxicité du MgSO4. Tableau 15 : Résumé des taux d’incidence mondiaux PARAMETRE VALEUR A Incidence de la pré-éclampsie2,3 4,6 % (2-8 %) B Incidence de la pré-éclampsie sévère parmi les grossesses avec pré-éclampsie4 26 % C Incidence de l’éclampsie dans les grossesses pré-éclamptiques sans prophylaxie par MgSO44 1,9 % D Incidence de l’éclampsie dans les grossesses pré-éclamptiques après prophylaxie par MgSO44 0,8 % E Incidence de l’éclampsie dans la population générale des femmes enceintes sans prophylaxie5 0,5 % F Incidence de l’hypertension sévère dans la population des femmes enceintes2,3,4* 1,2 % G Incidence de la toxicité du MgSO4 (dépression respiratoire)10 1,3 % *En l’absence d’informations facilement disponibles sur l’incidence de l’hypertension sévère chez les femmes enceintes, les experts de l’OMS suggèrent d’utiliser le même taux d’incidence que celui de la pré-éclampsie sévère en l’absence de données locales (4,6 % × 26 % = 1,2 %). 2. Posologie et quantités moyennes par cas et par type de schéma pour les antihypertenseurs Remarque : Cela ne concerne que l’hypertension sévère pendant la grossesse, et non le contrôle de l’hypertension modérée ou chronique ou l’hypertension de la période post-partum qui nécessite un traitement de plus longue durée, et suppose une durée de traitement de trois jours. Tableau 16 : Quantité de chaque antihypertenseur par cas FORMULATIONS QUANTITE PAR CAS A Méthyldopa, comprimés de 250 mg 36 comprimés (9 g) B Labétalol, comprimés de 200 mg 18 comprimés (3 600 mg) C Labétalol HCl 20 mg/2 ml solution, en ampoule 45 ampoules (9 g) D Hydralazine HCl 20 mg poudre pour injection, flacon de 2 ml 3 flacons (60 mg) 3. Posologie et quantités moyennes par cas et par type de schéma pour le MgSO4 Tableau 17 : Résumé des calculs du nombre d’ampoules par cas, par type de schéma et par posologie TYPE DE SCHEMA POSOLOGIE NB D’AMPOULES DE 1 G/2 ML NB D’AMPOULES DE 5 G/10 ML Pritchard Dose de charge 4 g 4 × 1 = 4 × 1 = 1 2 injections de 5 g 2 × 5 = 10 2 × 1 = 2 Dose d’entretien 6 injections de 5 g toutes les 4 heures pendant 24 heures 6 × 5 = 30 6 × 1 = 6 Total du schéma sans convulsion supplémentaire après la dose de charge 44 9 Si une convulsion survient après la dose de charge, administrer 2 g dans 4 ml et continuer avec la dose d’entretien 2 × 1 = 2 1 × 1 = 1 Total du schéma avec une convulsion supplémentaire après la dose de charge 46 10 Zuspan Dose de charge 4 g 4 × 1 = 4 1 × 1 = 1 Dose d’entretien 1 g toutes les heures pendant 24 heures 24 × 1 = 24 5 Total du schéma sans convulsion supplémentaire après la dose de charge 28 6 Si une convulsion survient après la dose de charge, administrer 2 g dans 4 ml et continuer avec la dose d’entretien 2 × 1 = 2 1 × 1 = 1 Total du schéma avec une convulsion supplémentaire après la dose de charge 30 7 Page | 65 REMARQUE IMPORTANTE : ◼ Il est conseillé aux équipes de quantification de se référer aux sources de données fournies comme référence pour les données de substitution, étant donné que la plupart d’entre elles comportent des données spécifiques à un pays ou à une région qui peuvent être utilisées pour la région ou le pays considéré à la place de la moyenne mondiale. ENCADRE 6. EXEMPLE DE PREVISION D’UN PAYS EN MATIERE D’ANTIHYPERTENSEURS POUR L’HYPERTENSION SEVERE PENDANT LA GROSSESSE, BASE SUR LA METHODE DE MORBIDITE Les DTS du pays X recommandent l’utilisation du méthyldopa en comprimé oral, de l’hydralazine en injection et du labétalol en injection et comprimé pour le traitement aigu de l’hypertension sévère pendant la grossesse. La directive indique que les grossesses avec hypertension sévère identifiées en milieu hospitalier doivent être traitées de préférence avec des antihypertenseurs injectables, mais que celles des ES de premier niveau peuvent être traitées avec des antihypertenseurs oraux sans besoin de les référer. Données et hypothèses disponibles : ▪ Population totale de l’année en cours (recensement BCS) : 20 000 000 ▪ Pourcentage d’augmentation de la population par an : 2 % ▪ Pourcentage de femmes enceintes par rapport à la population totale : 4 % ▪ Pourcentage de grossesses avec hypertension sévère : 1,3 % (sur la base des rapports SIGS) ▪ Fréquentation des consultations prénatales dans les ES publics : 81 % pour l’année en cours ; augmentation prévue de 1,5 point au cours de la période de prévision ▪ Pourcentage de cas traités par niveau de soins de santé publique (sur la base des rapports SIGS) : ○ ES de premier niveau : 70 %, un taux qui devrait augmenter de 3 points par an ○ Hôpitaux : 30 %, un taux qui devrait diminuer de 3 points par an ▪ Conformité aux recommandations de traitement : (sur la base des rapports SIGS) ○ 80 % dans les établissements publics de premier niveau, avec une augmentation de 2 points par an ○ 90 % dans les hôpitaux publics avec une augmentation d’un point par an ▪ Le pourcentage de cas traités avec des schémas spécifiques, les formulations par niveau de soins et la quantité par cas ont été convenus selon le tableau ci-dessous. Sur la base des DTS nationales et de l’avis des experts, l’équipe de quantification a accepté de prévoir un traitement de 24 heures par cas et a supposé que chaque patient aurait besoin de la dose quotidienne maximale en moyenne. ES de premier niveau Schéma Formulations Quantité par cas Méthyldopa 65 % Méthyldopa, comprimés de 250 mg 36 comprimés (9 g) Labétalol 35 % Labétalol, comprimés de 200 mg 18 comprimés (3 600 mg) Hôpitaux Schéma Formulations Quantité par cas Méthyldopa 10 % Méthyldopa, comprimés de 250 mg 36 comprimés (9 g) Labétalol 40 % Labétalol, comprimés de 200 mg 15 % 18 comprimés (3 600 mg) Labétalol HCl 20 mg/2 ml solution, en ampoule 85 % 45 ampoules (9 g) Hydralazine 50 % Hydralazine HCl 20 mg poudre pour injection, flacon de 2 ml 3 flacons (60 mg) Calculer la quantité d’antihypertenseurs recommandés pour le traitement aigu de l’hypertension sévère pendant la grossesse dans le secteur public au cours des deux prochaines années. Page | 66 Exemple : Hypertension sévère pendant la grossesse PARAMETRE INTRANT ANNEE EN COURS PREVISION ANNEE 1 PREVISION ANNEE 2 Population totale (A) A : Population = population de l’année précédente + (population de l’année précédente × TCP) (le TCP annuel est de 2 %) 2 % 20 000 000 20 400 000 20 808 000 Total des grossesses (B) B = A × % de femmes enceintes par rapport à la population totale 4 % 800 000 816 000 832 320 Nombre de grossesses avec hypertension sévère (C) C = B × incidence de l’hypertension sévère chez les femmes enceintes 1,3 % 10 400 10 608 10 820 Nombre de grossesses avec hypertension sévère identifiées dans des ES publics (D) D = C × % de grossesses avec hypertension sévère identifiées dans tous les ES publics (fréquentation SP dans les ES publics) (augmentation annuelle de 1,5 %) 1,5 % 8 424 8 752 9 089 81,0 % 82,5 % 84,0 % Nombre de grossesses avec hypertension sévère identifiées dans les ES publics de premier niveau (E) E = D × % de cas dans les ES publics de premier niveau (augmentation annuelle de 3 %) 3 % 5 897 6 389 6 908 70 % 73 % 76 % Nombre de grossesses avec hypertension sévère identifiées dans les hôpitaux publics (F) F = D × % de cas dans les hôpitaux publics (diminution annuelle de 3 %) -3 % 2 527 2 363 2 181 30 % 27 % 24 % Nombre de cas d’hypertension sévère identifiés dans les ES publics de premier niveau et traités avec des antihypertenseurs (G) G = E × % de cas traités avec des antihypertenseurs (augmentation annuelle de 2 %) 2 % 4 717 5 111 5 526 80 % 82 % 84 % Nombre de cas d’hypertension sévère identifiés dans les hôpitaux publics et traités avec des antihypertenseurs (H) H = F × % de cas traités avec des antihypertenseurs (augmentation annuelle de 1 %) 1 % 2 274 2 127 1 963 90 % 91 % 92 % Nombre de cas d’hypertension sévère identifiés dans des ES publics de premier niveau et traités avec des schémas spécifiques d’antihypertenseurs (I) I1 : Nb de personnes traitées par méthyldopa = G × % de personnes traitées par méthyldopa 65 % 3 066 3 322 3 592 I2 : Nb de personnes traitées par labétalol = G × % de personnes traitées par labétalol 35 % 1 651 1 789 1 934 Nombre de cas d’hypertension sévère identifiés dans les hôpitaux publics et traités avec des schémas spécifiques d’antihypertenseurs (I) J1 : Nb de personnes traitées par méthyldopa = H × % de personnes traitées par méthyldopa 10 % 227 213 196 J2 : Nb de personnes traitées par labétalol = H × % de personnes traitées par labétalol 40 % 910 851 785 J3 : Nb de personnes traitées avec l’hydralazine = H × % de personnes traitées avec l’hydralazine 50 % 1 137 1 063 982 Quantité de chaque médicament nécessaire pour traiter l’hypertension sévère pendant la grossesse dans les ES publics de premier niveau (L) L1 : Quantité de comprimés de méthyldopa 250 mg pour les ES de premier niveau = I1 × % de cas traités × K1, où K1 : quantité par cas = 36 comprimés 100 % 36 110 388 119 596 129 310 L2 : Quantité de labétalol 200 mg en comprimés pour les ES de premier niveau = I2 × % de cas traités × K2, où K2 : quantité par cas = 18 comprimés 100 % 18 29 720 32 199 34 814 Page | 67 PARAMETRE INTRANT ANNEE EN COURS PREVISION ANNEE 1 PREVISION ANNEE 2 Quantité de chaque médicament nécessaire pour traiter l’hypertension sévère pendant la grossesse dans les hôpitaux publics (N) N1 : Quantité de méthyldopa 250 mg en comprimés pour les hôpitaux = J1 × % de cas traités × M1, où M1 : quantité par cas = 36 comprimés 100 % 36 8 188 7 656 7 068 N2a : Quantité de labétalol 200 mg en comprimés pour les hôpitaux = J2 × % de cas traités × M2a, où M2a : quantité par cas = 18 comprimés 15 % 18 2 456 2 297 2 120 N2b : Quantité de labétalol 20 mg/2 ml solution injectable en ampoules pour les hôpitaux = J2 × % de cas traités × M2b, où M2b : quantité par cas = 45 amp. 85 % 45 34 800 32 538 30 037 N3 : Quantité d’hydralazine 20 mg poudre pour injection en flacon de 2 ml pour les hôpitaux = J3 × % de cas traités × M3, où M3 : quantité par cas = 3 flacons 100 % 3 3 412 3 190 2 945 Quantité totale de chaque médicament nécessaire pour traiter l’hypertension sévère pendant la grossesse dans le secteur de la santé publique (O) O1 : Quantité de méthyldopa 250 mg en comprimés = L1 + N1 118 576 127 252 136 378 O2 : Quantité de labétalol 200 mg en comprimés = L2 + N2a 32 176 34 496 36 935 O3 : Quantité de labétalol 20 mg/2 ml solution injectable en ampoule = N2b 34 800 32 538 30 037 O4 : Quantité d’hydralazine 20 mg poudre pour injection en flacon de 2 ml = N3 3 412 3 190 2 945 Remarque importante : ▪ Cet exemple montre comment l’algorithme peut être traduit en calculs à l’aide d’un outil Excel. Les équipes de quantification doivent adapter l’outil Excel et les exemples fournis à leur contexte. Page | 68 ENCADRE 7. EXEMPLE DE PREVISION D’UN PAYS EN MATIERE DE SULFATE DE MAGNESIUM, BASE SUR LA METHODE DE MORBIDITE Les DTS du pays X recommandent l’utilisation de MgSO4 pour la prévention et le traitement de l’éclampsie. Les DTS recommandent l’utilisation de MgSO4 pour les femmes enceintes présentant une pré-éclampsie sévère dans les ES afin de prévenir l’éclampsie. La conformité à cette recommandation est actuellement de 50 %, mais ce chiffre devrait atteindre 80 % dans les trois prochaines années. La directive recommande de traiter les cas d’éclampsie avec ou sans prophylaxie avec le même schéma et la même posologie que ceux utilisés pour la prévention. Le schéma de Pri tchard est utilisé dans le pays. L’équipe chargée de la quantification a accepté d’utiliser des moyennes mondiales comme données de substitution en l’absence de données locales. Données et hypothèses disponibles : ▪ Population totale de l’année en cours (recensement BCS) : 20 000 000 ▪ Pourcentage d’augmentation de la population par an : 2 % ▪ Pourcentage de femmes enceintes par rapport à la population totale : 4 % ▪ Fréquentations de consultation prénatales (SP) dans les ES publics : 81 % pour l’année en cours ; augmentation prévue de 2 points par an ▪ Pourcentage de grossesses avec pré-éclampsie : 4,6 % (sur la base des rapports SIGS) ▪ Pourcentage d’accouchements avec pré-éclampsie sévère par rapport aux cas de pré-éclampsie : 26 % (données de substitution) ▪ Actuellement, seulement 50 % des accouchements avec pré-éclampsie sévère reçoivent du MgSO4 pour la prévention de l’éclampsie dans les ES publics, et ce chiffre devrait atteindre 80 % dans trois ans (soit 60 % la première année et 70 % la deuxième année) ▪ Incidence de l’éclampsie après prophylaxie dans les cas de pré-éclampsie sévère : 0,8 % (données de substitution) ▪ Incidence de l’éclampsie dans les cas de pré-éclampsie sévère sans prophylaxie : 1,9 % (données de substitution) ▪ Pourcentage d’accouchements ayant lieu dans des services communautaires : 45 % ▪ Incidence de l’éclampsie dans la population des femmes enceintes (parmi celles qui accouchent dans des services communautaires sans prophylaxie) : 0,5 % (données de substitution) ▪ Le pourcentage de cas d’éclampsie identifiés par des ASC et référés vers les ES publics n’est que de 30 % pour l’année en cours, mais ce chiffre devrait atteindre porté à 45 % dans trois ans (soit 35 % la première année et 40 % la deuxième) ▪ Formulation recommandée et quantité par cas (prévention et traitement) : 9 ampoules de 5 g/10 ml de MgSO4 (DTS) ▪ Conformité aux recommandations de traitement : 95 % au cours de l’année, pourcentage qui ne devrait pas changer (SIGS) Calculer la quantité de MgSO4 nécessaire pour la prévention et le traitement de l’éclampsie dans le secteur public au cours des deux prochaines années. Page | 69 Exemple : Prévention de l’éclampsie PARAMETRE INTRANT ANNEE EN COURS PREVISION ANNEE 1 PREVISION ANNEE 2 Population totale (A) A : Population = population de l’année précédente + (population de l’année précédente × TCP) (le TCP annuel est de 2 %) 2 % 20 000 000 20 400 000 20 808 000 Nombre total de grossesses (B) B = A × % de femmes enceintes par rapport à la population totale 4 % 800 000 816 000 832 320 Nombre de grossesses identifiées dans des ES publics (C) C = B × % de grossesses dans des ES publics (SP) (augmentation annuelle de 2 %) 2 % 648 000 677 280 707 472 81 % 83 % 85 % Nombre de cas de pré-éclampsie dans les ES publics (D) D = C × incidence de la pré-éclampsie sévère 4,6 % 29 808 31 155 32 544 Nombre de cas de pré-éclampsie sévère dans les ES publics (E) E = D × incidence de la pré-éclampsie sévère dans les cas de pré-éclampsie 26,0 % 7 750 8 100 8 461 Nombre de cas de pré-éclampsie sévère dans les ES publics ayant reçu du MgSO4 pour la prévention de l’éclampsie (F) F = E × % de femmes ayant reçu du MgSO4 en prophylaxie (augmentation de 10 % par an) 10,0 % 3 875 4 860 5 923 50 % 60 % 70 % Quantité d’ampoules de MgSO4 5 g/10 ml nécessaires pour la prévention de l’éclampsie (H) H = F × G, où G : Quantité par cas (sans convulsion après la dose de charge) = 9 ampoules 9 34 875 43 741 53 307 Exemple : Traitement de l’éclampsie PARAMETRE INTRANT ANNEE EN COURS PREVISION ANNEE 1 PREVISION ANNEE 2 Nombre de cas de pré-éclampsie sévère dans les ES publics qui développent une éclampsie après prophylaxie (I) I = F × % de femmes enceintes ayant reçu du MgSO4 à titre préventif et qui développent malgré tout une éclampsie (incidence après prophylaxie) 0,8 % 31 39 47 Nombre de cas de pré-éclampsies sévères dans des ES publics n’ayant pas reçu de MgSO4 et développant une éclampsie (J) J = (E-F) × % de cas de pré-éclampsie développant une éclampsie sans prévention (incidence sans prophylaxie) 1,9 % 74 62 48 Nombre de cas d’éclampsie traités avec du MgSO4 dans les ES publics (K) K = (I + J) × % de cas traités (conformité aux recommandations de traitement) 95,0 % 99 95 91 Nombre de grossesses à domicile (L) L = B × % de grossesses à domicile ne bénéficiant pas de services de SP dans les ES 45,0 % 360 000 367 200 374 544 Nombre de grossesses à domicile avec éclampsie (M) M = L × incidence de l’éclampsie chez les femmes enceintes sans prophylaxie 0,5 % 1 800 1 836 1 873 Nombre de grossesses à domicile avec éclampsie référées vers des ES publics à des fins de traitement (N) N = M × % de transfert vers des ES publics à des fins de traitement ; (augmentation de 5 % par an) 5,0 % 540 643 749 30 % 35 % 40 % Nombre de cas d’éclampsie orientés ayant reçu du MgSO4 dans des ES publics pour le traitement de l’éclampsie (O) O = N × % de cas traités ; (% de conformité aux recommandations de traitement) 95,0 % 513 610 712 Quantité d’ampoules de MgSO4 5 g/10 ml nécessaires pour le traitement de l’éclampsie (Q) Q= (K+O) × P, où P : quantité de MgSO4 5 g/10 ml en amp. par cas = 9 ampoules 9 5 512 6 353 7 222 Page | 70 Total pour la prévention et le traitement de l’éclampsie Remarque importante : ▪ Cet exemple montre comment l’algorithme peut être traduit en calculs à l’aide d’un outil Excel. Les équipes de quantification doivent adapter l’outil Excel et les exemples fournis à leur contexte. Quantité totale d’ampoules de MgSO4 5 g/10 ml nécessaires pour la prévention et le traitement de l’éclampsie (R) R = H + Q 40,387 50,094 60,529 ENCADRE 8. EXEMPLE DE PREVISION D’UN PAYS EN MATIERE DE MGSO4, BASE SUR L’ATTRIBUTION PAR TYPE D’ES Les directives de santé maternelle et infantile du pays indiquent que le MgSO4 est utilisé pour la prévention et le traitement de l’éclampsie. Le pays compte trois niveaux d’hôpitaux (hôpitaux nationaux, régionaux et de district) ainsi que des centres de santé. En tant que stratégie visant à accroître l’utilisation du MgSO4 et la prise en charge appropriée de la pré-éclampsie/éclampsie, le MSS a voulu attribuer du MgSO4 à chaque établissement afin de rendre le produit disponible là où il peut potentiellement être nécessaire, y compris dans les centres de santé où une dose de pré-transfert doit être administrée avant le transfert de la femme vers un hôpital pour un traitement complet. Le schéma de Pritchard est utilisé dans le pays, et l’ampoule de 5 g/10 ml de MgSO4 est la formulation recommandée. Données et hypothèses disponibles : ▪ Type et nombre d’ES où il est prévu d’utiliser du MgSO4 par an ○ Hôpitaux nationaux : 5 ○ Hôpitaux régionaux : 10 ○ Hôpitaux de district : 80 ○ Centres de santé : 500 (Le nombre d’hôpitaux devrait rester le même au cours de l’année de prévision) ▪ Quantité moyenne d’ampoules de 5 g/10 ml de MgSO4 requise (attribuée) par an et par type d’établissement ○ Hôpitaux nationaux : 450 ampoules par an (50 cas par an, 9 ampoules par cas) ○ Hôpitaux régionaux : 450 ampoules par an (50 cas par an, 9 ampoules par cas) ○ Hôpitaux de district : 900 ampoules par an (100 cas par an, 9 ampoules par cas) ○ Centres de santé : 150 ampoules par an (50 cas orientés par an, 3 ampoules par cas) Remarques : ▪ D’après le SIGS, la plupart des accouchements avec complications ont lieu dans les hôpitaux de district ▪ Il a été considéré que la taille de conditionnement minimale pouvant être distribuée était de 10 ampoules Calculer la

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