Madagascar Multiple Indicator Cluster Survey 1995

Publication date: 1995

- - r- - . \ CRINdi Cff· ~/~f. ( MIC. $ ~, w pd f-;le ~ .,_.t ;.,.,~ fv.d ~cl . ) I ~ :::.~DELASTATISTIQUEI =~ MADAGASCAR ENQUETE PAR GRAPPES A INDICATEURS MULTIPLES MULTIPLE INDICATORS CLUSTER SURVEY (MICS) MADAGASCAR 1995 Juin-Juillet 1995 RAPPORT PRELIMINAIRE Fevrier 1996 C:\DATA\KWY\CR/NG98\RESPONSE\EMAIL\MADAGASC\MICPR£LI WPD TABLE DES MATIERES INTRODUCTION . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 BUTS ET OBJECTIFS DE L'ENQUETE A INDICATEURS MULTIPLES . . . 2 PREMIERE PARTIE: PRINCIPAUX RESULTATS 1. CARACTERISTIQUES DES MENAGES ET DES PERSONNES ENQUETEES . . . . . . . 7 l.l. CARACTERISTIQUES DES MENAGES . 7 1.2. CARACTERISTIQUES DES PERSONNES ENQUETEES . . . . . . . . . . . . . . . . 8 2. MESURE DES INDICATEURS DES OBJECTIFS DE LA MI-DECENNIE . . . . . 10 Objectif #1: Augmentation de Ia couverture vaccinale de 6 antigenes du PEV a 80% ou plus dans tous les pays . . . . . lO Objectif #5 : Eliminer presque totalement l'avitaminose A . . . . . . . . l3 Objectif #6 : Iodation universelle du sel dans les pays a TDCI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 Objectif #7 : Atteindre 80% d'utilisation de Ia TRO . . . . . . . . . . 15 Objectif #11 : Reduction d'au moins un cinquieme (l/5) des niveaux de malnutrition severe et moderee mesures en 1990 16 Objectif #12 : Renforcer !'education de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 Objectif #13 : Ameliorer l'acces a l'eau eta l'assainissement . . . . . . . . . . . . 19 3. COMMENT AIRES SURLES RESULTATS . . . . . . . . . . . . . . 20 DEUXIEME PARTIE : METHODOLOGIE l. PREPARATION METHODOLOGIQUE DE L'ENQUETE . . . . . 22 1.1. ASPECTS INSTITUTIONNELS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 1.2. PLAN DE SONDAGE ET ECHANTILLONNAGE . . . . . . . . . . . . . . . . 23 1.3. SUPPORTS DE L'ENQUETE . . . . . . . . . . . . . . . . 24 1.3.1. Elaboration des questionnaires . . . . . 24 1.3.2. Manuels . . . . . . . . . . . 26 1.3.3. Petites fournitures et support informatique . . . . . . . . . . . . . . . 27 2. RESSOURCES . . . 27 2.1. RESSOURCES HUMAINES . . . 27 2.2. LOGISTIQUE ET FINANCES . . . . . . . 29 3. PHASE DE TERRAIN . . . 29 3.1. FORMATION DES AGENTS DE TERRAIN . 30 3.2. SENSffiiLISATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 3.3. DENOMBREMENT ET TIRAGE DES ECHANTILLONS . . . . . . . . . 30 3.4. DEROULEMENT DE LA COLLECTE EFFECTIVE . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 3.5. DIFFICULTES RENCONTREES . . . . 31 4. PHASE D'EXPLOITATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 4.1. SAISIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 4.2. CONTROLE DES DONNEES . . . . . . . . . . . 35 4.3. ANALYSE ET TRAITEMENT PRIMAIRE DES DONNEES . . . . . . . . . . . . . 36 4.3.1. Ponderation . . . . . . . . . . . . . . 36 4.3.2. Tabulation et estimation des indicateurs . . . . . . . . . . . . . 37 5. BILAN DE LA COLLECTE . . . . . . . . . . . . . . . . . 37 5.1. TAILLE ET COUVERTURE DE L'ECHANTILLON . . . . . 37 5.2. EVALUATION DES DONNEES . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 ANNEXES Annexe 1: Annexe 2 : Annexe 3: Annexe 4 : Annexe 5: DEFINITION DES TERMES CLES DE L'ENQUETE CALENDRIER DES ACTIVITES LISTE DES SUPERVISEURS CENTRAUX CALENDRIER DE FORMATION DES SUPERVISEURS CENTRAUX QUESTIONNAIRES 1 INTRODUCTION En 1990, lors du Sommet Mondial pour les Enfants, 71 chefs d'etat et de gouvemement ainsi que 88 hauts responsables de divers pays dans le monde se sont engages par une declaration commune et par !'adoption d'un Plan d'Action pour les Enfants. En se basant aujourd'hui sur les engagements pris par 159 chefs d'etat, les pays ont developpe leur propre Programme National d'Action pour les Enfants (PNA). A l'heure actuelle, ces Programmes Nationaux d'Action visent 9 enfants sur 10. A partir de consultations regionales, un plan d'action s'est cree en 1992 et 1993 autour d'un ensemble d'objectifs, mutuellement partages, et qui pouvaient etre realises d'ici le milieu de la decennie. Le point fort de ce plan d' action est constitue par le Consensus de Dakar, auquel ont adhere tous les gouvernements africains siegeant sous l'egide de !'Organisation de l'Unite Africaine (QUA). En 1992, Ia Conference Intemationale sur 1' Assitance aux Enfants Africains a adopte, pour le milieu de Ia decennie, un ensemble de 13 objectifs qui a rec;u, par Ia suite, l'aval, au plus haut niveau, de l'OUA. Alors que d'autres consultations regionales sont parvenues a des accords concernant des actions plus ambitieuses pour le milieu de Ia decennie, et que des dispositions ont ete prises pour les realiser, les veritables defis pour ameliorer Ia vie des femmes et des enfants se trouvent en Afrique. Les objectifs pour le milieu de Ia decennie, tels qu'ils ont ete definis a Dakar, sont devenus, sur le plan moral, le minimum que tous les pays se doivent d' atteindre d' ici a 1995 en tant que tremplin vers les objectifs fixes pour 1' an 200<1. Pour Madagascar en particulier, I' engagement pris au Sommet Mondial en septembre 1990 a ete sui vi de Ia ratification de Ia Convention relative aux Droits de I' Enfant en Decembre 1990. Un Plan National d'Action fut elabore par la suite, faisant partie integrante du Programme National pour le Redressement Social (PNARS), et qui fut adopte par les instances competentes en Mai 1994. La mise en oeuvre du PNARS est pilotee par Ia Cellule de Redressement Social (CRS), qui est une cellule interministerielle animee par le Secretaire General du Ministere charge du Plan. 1 Pour de plus grandes precisions, voir Rapport du Secretaire General : Execution de la Resolution 451217 de l'Assemblee Generale sur le Sommet Mondial pour les Enfants, A49/326, 46" Session de l'Assemblee Generale (New York : Nations Unies, 1994). 2 BUTS ET OBJECTIFS DE L'ENQUETE A INDICATEURS MULTIPLES Les gouvemements qui ont signe la Declaration et le Plan d' Action pour les Enfants se sont aussi engages a suivre les progres realises pour atteindre les buts et les objectifs fixes pour 1' an 2000 par le Plan d 'Action du Sommet Mondial pour les Enfants. Dans le Plan d 'Action, i1 est demande a chaque pays "de mettre en place les mecanismes necessaires pour rassembler, analyser et publier regulierement et en temps voulu les donnees permettant de suivre les indicateurs sociaux relatifs au bien-etre des enfants" (page 34 [ v]). De nombreux gouvemements ont pris des mesures importantes pour realiser cela dans leur propre Programme d'Action National. La mesure de ces indicateurs constitue une partie importante de ce processus pour fournir des informations, ala fois, pour agir et pour constater les progres realises. Le Plan d'Action requiert "!'assistance des Nations Unies . pour mettre en place les mecanismes appropries du sui vi de 1' application du present Plan d' Action, en faisant appel aux specialistes des bureaux de statistiques des Nations Unies, des institutions specialisees de !'UNICEF et d'autres organes des Nations Unies". L'UNICEF, en collaboration avec l'OMS et 1' UNESCO, a developpe des indicateurs pour mesurer les progres realises pour atteindre les objectifs fixes pour le milieu de la decennie et qui permettent des comparaisons entre pays. Ce sont des indicateurs qui sont relativement faciles a calculer et a interpreter' et qui fournissent des donnees fiables sur les objectifs qu' ils sont censes mesurer. lis fournissent des informations utiles au developpement des programmes/projets, en vue d'ameliorer les actions a entreprendre. Pour les besoins du suivi, la mesure des indicateurs doit etre coherente, se basant sur les definitions operationnelles permettant d 'effectuer a la fois des comparaisons intemationales et un suivi des changements survenant au cours du temps. Les enquetes a indicateurs multiples completent et renforcent les sysremes d'informations existants, tout en fournissant les informations necessaires ala fois pour le suivi et pour !'orientation -a un cm1t abordable- de la politique, du cadre des programmes et de I' affectation des res sources a des secteurs sociaux prioritaires. En Septembre 1994, le Intersecretariat for the "Joint Committee on Health Policy" de !'OMS- UNICEF a recommande que: Quand les donnees sont manquantes ou depassees . l'OMS, !'UNICEF et d'autres agences internationales . collaborent dans tous les secteurs pour assister les pays pour suivre les progres accomplis en utilisant, si cela est approprie, les enquetes par grappes a indicateurs multiples (Multiple Indicator Cluster Survey -MICS-i . 1 UNICEF Executive Directive, "Multiple Indicator Cluster Survey for the Mid-Decade Goals", CF/EXD/1994-011 (14 novembre 1994). Tels sont 1 'historique et la justification de 1' enquete MICS, dont les objectifs sont les suivants: . Fournir des indicateurs permettant 1' evaluation et le sui vi des programmes rentrant dans le cadre des Objectifs de la Decennie; . Evaluer le degre d'atteinte des Objectifs de la Mi-Decennie afin de permettre une orientation effective des activites liees a ces Objectifs. 3 Parmi les 13 objectifs de la mi-decennie, seuls 7 d'entre eux ont des indicateurs mesurables au moyen d'une enquete MICS. Le tableau 1.1 reprend la liste des indicateurs de tousles objectifs de la mi-decennie. En ce qui conceme Madagascar, les donnees disponibles pour 1 'ensemble des indicateurs des objectifs mesurables pour ce type d'enquete datent de plusieurs annees, tels que l'attestent les resultats figurant dans le tableau 1.2. L'actualisation des donnees nationales s'est done averee necessaire. Par ailleurs, la multiplicite des sources limite l'opportunite d'effectuer un suivi efficace de I' evolution de ces indicateurs. Le present document constitue le rapport pre liminaire de 1' enquete MICS realisee a Madagascar, et qui a couvert les 7 objectifs dont les indicateurs sont mesurables par ce type d'enquete. II est compose de deux parties: une premiere partie presentant les principaux resultats de l'enquete, !'analyse des donnees et !'utilisation des resultats, et d'une seconde partie methodologique. 4 Tableau 1.1 lndicateurs des Objectifs de Ia Mi-decennie Mesurable Couvert par au moyen l'enquite d'une MICS 1995 lndicateur(s) en quite Madagascar Objectif MICS # 1 Augmentation de Ia couverture vaccinale de 6 antigenes du PEV a 80% ou plus dans tous les pays Couverture vaccinale contre Ia tuberculose X X Couverture vaccinale du OCT X X Couverture vaccinale centre Ia poliomy!§lite X X Couverture vaccinale centre Ia rougeole X X Couverture vaccinale centre le tetanos chez les femmes enceintes X X Couverture vaccinale contre le t!§tanos neonatal chez les enfants X X 2 Eradication du tetanos neonatal pour 1995 Nombre de cas de tetanos neonatal Nombre de districts de sante rapportant des cas de tetanos neonatal 3 Reduction pour 1995 de 95% des deces dOs a Ia rougeole et de 90% d'incidence des cas de rougeole Nombre de d!§ces des moins de 5ans dGs a Ia rougeole Nombre de cas de rougeole 4 Bimination de Ia poliomyelite dans le regions ou pays cibles ( 1995) Nombre de cas de polio Nombre de districts de sante rapportant des cas de polio 5 Eliminer presque totalement l'avitaminose A. (Donner une quantite adequate de vitamine A II au moins 80% des enfants de moins de 24 mois atteints d'avitaminose AJ Proportion d'enfants de moins de 24 mois ayant re9u une quantite ad!§quate X X de Vitamine A1 6 Iodation universelle du sel dans les pays a TDCI Proportion de menages consommant du sel iode dans le pays entier, selon des criteres X X agrees 7 Atteindre 80% d'utilisation de Ia TRO (augmentation de !'apport liquidien) et d'alimentation continue en tant que partie du programme de LMD Proportion d'episodes diarrheiques traites a Ia TRO (defmition d'avant 1993) X X Proportion d'episodes diarrheiques traites a Ia TRO- augmentation de !'apport X X Jiquidien et alimentation continue (definition d'apres !993) 1 C'est Ia proportion d'enfants de moins de 24 mois ayant recu au moins une capsule de Vitamine A qui est disponible pour l'enquete MICS de Madagascar. 5 Mesurable Couvert par au moyen l'enquite d'une MICS 1995 lndicateur(s) enquAte Madagascar Objectif MICS # 8 Arreter et empecher que les hOpitaux soient approvisionnes gratuitement ou a faible prix en substituts du lait matemel. Viser ace que les hOpitaux et maternites obtiennent le statut d'hOpital"ami des bebes" en accord avec les criteres globaux de 1' IHAB (1995) Nombre d'h6pitaux et maternires dans le pays Nombre d'h6pitaux et maternites cibles IHAB d'ici a fm 1995 Nombre d'h6pitaux et maternites officiellement designes "ami des bebes" selon les criteres globaux l'IHAB 9 Stopper Ia transmission de Ia maladie causee par lever de Guinee (dracunculose) dans tousles villages atteints, d'ici a Ia fm de 1995 Nombre de cas de dracunculose NA Nombre de villages avec des cas de dracunculose 10 Ratification de Ia Convention relative aux droits de I' enfant par tousles pays 11 Reduire d'un cinquieme ou plus par rapport a 1990 les niveaux de malnutrition severe et moderee Insuffisance ponderale -moderee et severe X X Insuffisance ponderale -severe X X Malnutrition chronique -moderee et severe X X Malnutrition chronique -severe X X 12 Renforcer !'education de base en reduisant d'un tiers (1/3) l'ecart entre: (a) les taux de scolarisation et de maintien en primaire et Ia scolarisation et le maintien universe! a !'ecole primaire, d'au moins 80% des enfants d'age scolaire, et (b) les taux de scolarisation et de maintien en primaire des gar~ons et des filles de 1990 Proportion d' enfants entrant au niveau 1 et qui aneignent par Ia suite le niveau 5 X X Taux net de scolarisation en primaire (par sexe) Taux brut de scolarisation en primaire (par sexe) X X Taux net de scolarisation au niveau 1 X X X X 13 Ameliorer l'acces a l'eau eta l'assainissement de fa~on a reduire l'ecart, d'un quart pour l'eau et d'un dixieme pour l'assainissement, entre les niveaux de 1990 et l'acces universe! d'ici l'an 2000 Proportion de Ia population ayant acces a l'eau potable (selon le milieu de residence) a X X une distance acceptable du logement Proportion de Ia population ayant acces a un syteme d'evacuation des excretas, dans le X X logement de l'utilisateur ou a une distance acceptable de son logement (selon le milieu de residence) 6 Tableau 1.2 Situation des donnees sur les Objectifs de Ia Mi-Decennie pour Madagascar en 1994 Objectif lndicateur Source An nee Vaccination - DTC PEV (Min.Sante)' 1993 - Rougeole PEV (Min.Sante) 1993 -Polio PEV (Min.Sante) 1993 Anti-tetanique (femmes enceintes) PEV (Min.Sante) 1993 .•. Y.~!:~!!!~.~i.'?!!.~S:~ .•.•.•.•.••.•.•.•.•. E~Y.l~.i.':l:§.!!~.l~J . 1~~~ . . . ~ .•. .l?!~~!i.i?.'~~!~~--~~~.9.'-!!l.l~ . ~~.Y!~.'!!!l.iD~.~.!:~.I!~.)~:> . I!!!f~DJ.~~ .•. £'.!!:> . ~~-~.'?!!!!~.t:~.D.!!!!?D.!!l~~-~.'~P.C?!!i.i?!~:> . . . § . S:.C?!!\'.'?!!!!!1.~~!~~ . ~.'-!.:>.~!.i.C?.~~~ .•. £'.!!:> . ~~-~.'?!!!!~!!~.D.!!!i.?D.!!l~~-~!~P.C?!!i.i?!~L . . 7 Usage de Ia TRO' ( definition d'avant 1993) ENDS (MRAD)' 1992 Usage de Ia TRO: augmentation de I' apport liquidien et poursuite . !!!l . .l.'.~li.~~~.l~~!~!! . f~.l!.~!l . ~.'?!!l).~~l! . ~!l.li.C?.~!l).t:~ . ~!P.?D!~I.t:~ . . 11 Retard de croissance ENDS (MRAD) 1992 . !!!:>.l!!!!~<:'.~!:~.P.~~-~~!!l.l!! . ~!'!.l?.~ . l.~.~f.l?.l. . 1~~t . . 12 Enfants du niveau primaire ENDS (MRAD) 1992 Ayant commence le primaire a l'age recommande RGPH (INS)' 1993 Taux brut de scolarisation prima1re RGPH (INS) 1993 . I.!!~.l5.!!!l.l.~.~-~~.C?!~!!~<:'!.i.'?!!.P!.i.'!!!l.i!.I! . ~§.~.J:I . l.l.f:J.?L . 1~~L . . 13 Acces a l'eau potable ENDS (MRAD) %Ft1 2 "25 i?W"ni99 ??PiWiW wn fMRAm • Enquete de couverture vaccmale du Programme Elargi de Vaccination (Ministere de Ia Sante) 1993. • Defimtion recente. 'Therapia par rehydratation orale. 'Enquete Nationale Demographique et Sanitaire (Ministere de Ia Recherche Appliquee au Developpement) ' Recensement General de Ia Population et de I'Hab1tat (lnstitut National de Ia Statistique). 1992 7 PREMIERE PARTIE : PRINCIPAUX RESULTATS 1. CARACTERISTIQUES DES MENAGES ET DES PERSONNES ENQUETEES 1.1. CARACTERISTIQUES DES MENAGES Taille moyenne des menages et promiscuite du logement Secteur de residence Urbain Rural Tw IS sestsws Caracteristiques des chefs de menage Repartition selon le sexe Hommes Femmes Age moyen (annees revolues) Niveau d'instruction N'a jamais frequente Prima ire Secondaire 1 er cycle Secondaire ?erne cycle Superieur Ne sait pas Branche d' activite Agriculture Elevage Peche Artisanat Commerce Autre branche ~lillillillililllili Taille moyenne Urbain 72,5 27,5 42,3 8,6 34,5 24,4 18,9 10,6 3,9 12,3 0,6 1,9 14,2 15,7 43,1 ~ ~ ~ 5,0 5,4 53 Rural 79,4 20,6 42,5 28,1 51,4 12,4 5,5 0,9 3,0 81,7 0,8 1,5 3,1 2,8 7,9 ~ ~ Nombre moyen d'occupants par piece Masculin 41,4 19,2 47,0 16,8 10,2 4,2 2,4 63,8 0,6 1,7 5,4 5,1 20,1 ~ ~ 3,0 3,3 32 Feminin 46,1 33,8 45,2 12,3 6,1 1,4 1,1 55,7 1,3 1,2 9,1 11,3 10,6 ~~ ~ Ensemble 77,4 22,6 42,5 22,5 46,6 15,8 9,2 3,6 2,2 62,0 0,8 1,6 6,2 6,5 17,9 a~ 8 1.2. CARACTERISTIQUES DES PERSONNES ENQUETEES Repartition des personnes eligibles selon leur categorie Hommes Femmes Pere• Responsableb Pere et responsablec Mere• Responsableb Mere et responsablec Age moyen des femmes Mere• Responsableb Mere et responsable0 Parite moyenne des femmes selon l'iige Age Effectif 15-19 348 20-24 864 25-29 940 30-34 911 35-39 794 40-44 624 45-49 323 Fpspmh!A 4894 Parite moyenne des femmes selon leur categorie Mere• Responsableb Mere et responsablec Urbain 0,8 0,5 0,2 75,0 6,0 17,4 1222 Urbain 31,8 32,8 32,0 'H" Urbain 1,0 1,7 2,4 3,3 4.1 5,3 6,1 xx Urbain 3,4 1,3 3,7 xx a Personne (homme/femme) s'occupant de ses enfants naturels uniquement. b Personne (homme/femme) s'occupant d'enfants dont aucun n'est son enfant nature!. Rural 0,7 0,5 0,4 65,0 7,3 26,1 wgg Rural 30,3 31,6 31,5 nn Rural 1,3 2,0 3,1 4,7 5,8 6,7 7,5 4? Rural 4,3 1 '7 4,3 4? Ensemble 0,7 0,5 0,4 67,6 7,0 23,8 122 9 Ensemble 30,7 31,9 31,6 31 9 Ensemble 1,2 2,0 2,9 4,3 6,3 6,3 7,2 49 Ensemble 4,0 1,6 4,2 49 c Personne (homme/femme) s'occupant d'enfants parmi lesquels certains sont ses enfants naturels et d'autres ne le sont pas. Connaissance de Ia contraception (femmes de 1S-49 ens ayant au moins un enfant de moins de Sans) Urbain Rural Connaissance d'une methode moderne d'espacement de naissances Sterilet 34,8 13,7 Sterilisation feminine 7.7 2,1 Sterilisation masculine 0.4 0,2 Norplant 15.7 1,5 Pilules 70,2 59,2 Injections 55,4 53,2 Methodes vaginales 2,1 0,4 Condoms 45,5 33,1 Au mgjgs 11ge m5fhnrl9 67J 25 8 Pratique de Ia contraception (femmes de 1S-49 ans ayant au moins un enfant de moins de Sans) Urbain Utilisation d'une methode moderne d'espacement de naissances Sterilet Sterilisation feminine Sterilisation masculine Norplant Pilules Injections Methodes vaginales Condoms Au mgjgs ugs metbsSs 2,1 0,6 0,0 0,9 10,0 5,0 0,1 5,0 2]] Rural 1.7 0,2 0,0 0,0 5.4 4,3 0,2 3,1 J41 Ensemble 23,3 4,7 0,3 8,1 64,2 54,2 1 '1 38,7 9 35 8 Ensemble 1,9 0.4 0,0 0.4 7,5 4.4 0,2 4,0 J?3 10 2. MESURE DES INDICATEURS DES OBJECTIFS DE LA MI-DECENNIE Objectif #1: Augmentation de Ia couverture vaccinala de 6 antiglmes du PEV il 80% ou plus dans tous les pays lndjcateurs Proportion d'enfants de 12-23 mois vaccines contre Ia diphterie, Ia coqueluche, et le tetanos (DTC3) avant leur premier anniversaire Proportion d'enfants de 12-23 mois vaccmes contre Ia rougeole avant leur prem1er anniversaire Proportion d'enfants vaccines contra Ia poliomyelite (0PV3) avant leur premier anniversaire Proportion d'enfants vaccines contre Ia tuberculose avant leur premier anniversaire. Er2227i22 gs 'en? snssin!r? msisen snsirS 'a wnn ITT? t I lndicateur(s) Secteur de residence Couverture valide Carte +declaration Couverture valide Carte+ declaration Couverture valide Carte+ declaration Couverture valide Carte+ declaration Sexe Urbain 65,0 75,1 59,5 69,8 64,5 75,1 70,2 86,1 j]fi Proportion d'enfants de 12-23 mois vaccines contre Ia diphterie, Ia coqueluche, et le tetanos (DTC3) avant leur premier anniversaire Couverture vaiide Carte+ declaration Proportion d'enfants de 12-23 mois vaccines contre Ia rougeole avant leur premier anniversa1re Proportion d'enfants vaccines contra Ia poliomyellte (0PV3) avant leur premier anniversaire Proport1on d'enfants vaccines contra contre Ia tuberculose avant leur premier anniversaire. DMjnjtions: Couverture valide Carte+ declaration Couverture valide Carte+ declaration Couverture valide 975 t Sts'?WiPP Rural 52,8 61,5 46,2 57,3 52,2 60,3 60,0 74,4 3@1 Masculin 60,1 68,2 54,0 63,7 60,0 67,6 64,7 7§ 9 Tous secteurs 55.4 64.4 49,8 60,0 54,8 63.4 62,2 76,9 Femlnin 51,0 60,8 45,8 56.4 50,0 59,5 59,7 we Pour une couverture vaccinale valide, seuls les enfants avec des dates de vaccination confirmees par Ia carte sont inclus au numerateur. Pour Ia couverture "carte+declarations" , le nombre d'enfants de 12-23 mois ayant re~;u le vaccin concerne, so1t 1nscrits sur Ia carte, soit declares par Ia mere, sont indus au numerateur (le denominateur exclut les les enfants dont Ia mere a repondu "Ne sa1t pas" aux questions). Proportion d'enfants de 12-23 mois compllltement vaccin6s avant leur premier anniversaire Madagascar Antananarivo F1anarantsoa Toamasina Mahajanga Toliary Antsiranana Couverture valide Carte + d6claration Couverture valide Carte+ declaration Couverture valide Carte+ declaration Couverture valide Carte+ declaration Couverture valide Carte+ declaration Couverture valide Carte+ declaration Couverture valide sezs t swewvsn Urbain 55,4 63,3 70,4 75,7 42,1 50,9 52,5 57.4 35,3 50,0 47, 1 58,8 33,3 t?fi Rural 41 ,5 48,4 59,3 65, 1 33,8 39,9 44.4 55,6 32,9 37,6 27,3 36,4 26,3 wa Masculln 50,0 56,3 72,7 77,5 26,7 35,3 50,0 54,6 35,2 42,5 40,3 48,8 39,0 nx F6minin 39,2 47, 1 51 ,3 57,9 42,0 46,6 41,7 57,2 31,7 37,0 22,1 32.4 19,3 ??9 11 Ensemble 44,5 51 ,5 62,6 68,3 35,0 41,4 45,8 56,0 33,3 39,5 30,1 39,6 28,6 sF Proportion d'enfants de 12-23 mois vaccln6s contra Ia dipht6rie, Ia coqueluche. et le t6tanos IDTC3l avant leur premier anniversaire Antanananvo Fianarantsoa Toamasina Mahajanga Toilary Antsiranana Couverture valide Carte+ declaration Couverture valide Carte+ declaration Couverture valide Carte+ declaration Couverture valide Carte+ declaration Couverture valide Carte+ declaration Couverture valide sezs t ses'emin Urbain 78,3 84,1 52,6 66,7 62,3 68,9 55,9 76,5 50,0 64,7 45,2 fj]B Rural 74,6 81,5 43,2 53,4 54,8 68,5 40,0 44,7 35,2 45,5 44,7 tftZ Proportion d'enfants de 12-23 mois vaccines contre Ia rougeole avant leur premier anniversaire Antananarivo F1anarantsoa Toamasina Mahajanga Toliary Antsiranana Couverture vailde Carte+ declaration Couverture valide Carte+ declaration Couverture valide Carte+ declaration Couverture valide Carte + declaration Couverture vailde Carte + declaration Couverture valide sezs t W'emigp 73,0 79,9 50,9 63,2 59,0 67,2 35,3 52,9 52,9 67,6 35,7 x?t 61 ,9 69,8 39,2 53,4 49,1 62,9 49,4 56,5 33,0 43,2 26,3 wa Masculin 81,8 86,9 39,7 53,2 63,2 69,8 42,5 49,8 47,9 58,6 46,5 xt7 73,6 80,4 32, 1 50,8 55,2 62,4 41 ,8 49, 1 49,1 60,8 39,0 M¥ F6minin 68,8 77,0 48,8 57,1 49,4 67,5 42,3 49,1 29,1 40,1 43,5 age 55,9 64,5 48,3 58,2 46,8 64,9 51,9 61,3 25.4 35,6 20,8 n? Ensemble 75,7 82,3 44,6 55,3 56,2 68,6 42.4 49,4 37.4 48,2 44,9 wa 65,3 72,9 40,9 54,8 50,9 63,7 47,3 55,9 35,8 46,7 29,4 @t§ 12 Proportion d'enfants vaccln6s contra Ia pollomy61ite (0PV3) avant leur premier anniversaire Urbain Rural Antananarivo Fianarantsoa Toamasina Mahajan9a Toliary Antsiranana Couverture vaiide Carte+ declaration Couverture valide Carte+ declaration Couverture vaiide Carte+ declaration Couverture vaiide Carte+ declaration Couverture val ide Carte +declaration Couverture valide sere t st'ewin 78,3 84.7 52,6 66.7 60,1 65,6 55,9 79.4 50,0 64.7 42,9 ft]@ Proportion d'enfants vaccines contra contra Ia tuberculose avant leur premier anniversaire. Antananarivo Fianarantsoa Toamasina Mahajan9a Toiiary Ants1ranana Couverture valide Carte+ declaration Couverture valide Carte+ declaration Couverture valide Carte+ declaration Couverture valide Carte+ declaration Couverture valide Carte+ declaration Couverture vallde seue t SSP'erni99 82,5 91,0 56,1 75.4 67,2 83,6 61,8 88,2 58,8 91,2 54,8 zg 73,0 79.4 42,6 51.4 54,0 66,9 41,2 45,9 35,2 45,5 44,7 ft4Z 77,2 85.7 47,3 65,5 65,3 83,1 54,1 68,2 48,9 68,2 44,7 Yft Masculln 82,5 87,9 38.4 49.4 62,6 68,6 42,5 49,8 47,9 58,6 46,5 §t7 84,9 92,9 40,9 62,0 70,5 79,5 50,1 60,5 57,6 82,3 48,1 ftH F6minin 65,7 73,1 48,8 57,1 48,1 64,9 44,1 51,8 29,1 40,1 42,0 ape 72,1 81,0 55,1 71,2 61,0 86.7 59,6 80,1 44,5 63,0 47,9 §31 Ensemble 74,6 81,0 44,0 53,6 55,2 66,7 43.4 50,9 37.4 48,2 44,1 §92 78,9 87,3 48,6 67,0 65,7 83,2 55,2 71,2 50,3 71,5 48,0 522 13 Objectif #5 : Eliminer presque totalement l'avitaminose A. (Donner une quantite adequate de vitamine A a au moins 80% dss snfants de moins de 24 mois atteints d'avitaminose AJ lndlcateur!sl Proportion d'enfants de moins de 24 mois avant rec;u une capsule de Vitamine A Proportion d' enfants dont Ia mere a entendu des messages du programme d'education nutritionnelle en vitamine A eta r~pondu correctement au sujet des aliments dont ces messages font Ia promot1on Proportions d'enfants dont Ia mere a entendu des messages du programme et qui ont ret;:u ces aliments au cours de Ia semaine pr~c~dente Ubaln 2,3 1,6 2,6 Rural 1,1 0,5 1,2 Proportion d'enfants de molns de 24 mois avant rec;u une capsule de Vitamine A ~ Ubaln Rural Antananarivo 2,3 1,8 Fianarantsoa 3,7 1,4 Toamasina 2,2 1,2 Mahajanga 0,0 0,5 Toliarv 1,9 0,4 Antsiranana 1,9 0,0 Masculin F6minin Ensemble 1,8 0,9 1,1 0,7 1,8 1,2 1,5 Masculin F6minin Ensemble 2,7 1,2 2,0 1,7 1,8 1,8 1,8 1,0 1,4 0,8 0,0 0,4 1,2 0,0 0,6 1,3 0,0 0,6 Proportion d'enfants de moins de 24 mois dont Ia mere a entendu des messages du programme d'~ducation nutritionnelle en vitamine A eta r6pondu correctement au sujet des aliments dont ces messages font Ia promotion ~ Ubain Rural Masculin F6mlnin Ensemble Antananarivo 1,2 1,3 1,2 F1anarantsoa 2,9 0,0 0,4 Toamasina 3,0 0,4 0,9 Mahajanga 0,0 0,0 0,0 Tohary 0,0 0,4 0,3 Antsiranana 1,9 0,0 0,6 Proportions d'enfants de molns de 24 mois dont Ia mere a entendu des messages du programme et qui ont rec;u ces aliments au cours de Ia semaine pr6c6dente ~ Ubaln Rural Masculin F6minln Ensemble Antananarivo 1,2 1,8 2,1 1,0 1,6 Fianarantsoa 4,4 1,4 2,5 1,3 1,9 Toamasina 7,5 2,5 4,1 2,7 3,4 Mahajanga 0,0 0 ,0 0 ,0 0,0 0,0 Toliary 0,0 0,4 0,0 0,7 0,3 Antsiranana 2,9 0,0 0,6 1,2 0,9 Proportion d'enfants de moins de 24 mols qui ont rec;u des bredes, ou des 16gumes verts, ou des 16gumes jaunes, ou des fruits jaunes depuis les 7 demiers jours fr2J!.ing Ubain Rural Mascu!ln F6mlnln Ensemble Madagascar 72,3 60,2 62,8 Antananarivo 81 ,7 67,4 72,4 71,6 72,0 Fianarantsoa 75,2 65,2 67,5 66,0 66,7 Toamasina 79,1 68,0 70,2 70,1 70,2 MahaJanga 56,1 51,9 50,9 53,7 52,3 Tohary 35,2 39,3 37,5 40,0 38,7 MWi'?PPP? fiB fiii' fitft fizp fi'i@ 14 Objectif #6 : Iodation universelle du sel dans les pays a TDCI lndjcateur!sl Secteur de r6sjdence Proportion de menages consommant du sel iode Antananarivo Fianarantsoa Toamasina Mahanga Toliary Urbain 0,8 1 '1 0,5 0,9 1,4 0,0 !ndlcateurs Secteur de residence Urbain Repartition des menages selon le type de sel consomme Sel fin en sachet Sel fm en vrac Gros sel en sachet Gros sel en vrac 22.4 9,1 2,9 64,1 Rural 0,6 0,2 0,3 0,0 0,0 3,2 Rural 1,6 3,4 2,6 90,0 Tous secteurs 0,7 0,6 0,3 0,2 0,3 2,6 Tous secteurs 7,5 5,0 2,7 82,6 15 Objectif #7 : Atteindre 80% d'utilisation de Ia TRO (augmentation de l'apport liquidien) et d'alimentation continue en tant que partie du programma de LMD lndjcateur!sl Secteur de rh!dence Urbain Rural Tous secteurs Proportion d'l!pisodes diarMiques trattl!s au SRO et/ou aux soluttons recommandl!es a domicile chez !es moins de 5 ans (d6ftnition d'avant 1993 de Ia TRO) Proportion d'episodes diarrhl!iques traites a Ia TRO (augmentation de !'apport liquidien) chez les niB' Se ii ?2§ n e ''P'inPWt:PP EPPVP!!R Wi"PiVSP S'PB't§ , !lH 86,1 44,7 lndjcateyrs ~ Mascu!in Proportion d'episodes diarh6iques trattes au SRO et/ou aux solutions recommandees a domicile chez las moins de 5 ans (definition d'avant 1 993 de Ia TRO) Proportion d'episodes diarrMiques traites a Ia TRO (augmentation de !'apport liquidien) chez les mgjn SP ii en gr 0 "pumpgtpVSp EPPVP!!P WVPiVPP S'?Pte W!liV Prevalence de Ia diarrh6e chez les enfants de 0-59 mois 115 derniers jours ayant pr6cl!de l'enquAtel Masculin F6minln Urbain 13,7 12,8 12,2 Masculin Femtnin Lait maternal . . . . . . . . . . 54,0 47,6 Aute lait pour enfant . . . . . . . . . . . . . 1,6 2,0 Yaourt/Latt catlle . . . . . . . 0,5 2,0 Eau de riz . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16,0 13,2 Ranovola . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12,8 13,2 I ray sy Valo (SSSI . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15,7 10,5 SRO/ODIVA . . . 0 • • 0 . . . . . . . 18,6 18,4 Eau bouillie . . . . . . . 18,9 15,2 ThMinfusions . . . . . . . 13,8 17,0 Jus de coco . . . . . . . . . . . . . 1,9 0,3 wens e"f'M JftR we 86,4 34,0 Rural 13,6 Urbain Rural 45,2 52,5 5,5 1,0 2,8 0,9 17,2 18,8 11,0 13,4 9,7 14,4 28,3 16,0 29,7 14,1 23,4 12,9 1,4 1,0 H H ii 84,1 84,5 29,5 32,5 Feminin 82,7 31,0 Ensemble 13,3 Ensemble 51 ,0 1,9 1,3 18,5 12,9 13,5 18,5 17,2 15,0 1,1 P!l 16 Objectif #11 R6duction d'au moins un cinquil!me (1/51 des niveaux de malnutrition s6vl!re at mod6r6e mesur6s en 1990 lndicateur(sl Secteurs de !jsjdence lnsuffisance ponderale moderee et severe: Proportion de moins de 5 ans qui tombent en-dessous de moins 2 ecart-types du rapport median poids- age (population de reference NCHS/WHOI lnsuff1sance ponderale severe:Proportion de mo10s de 5 ans qui tombent en-dessous de mo10s 3 ecart-types du rapport median poids-age (population de reference NCHS/WHOI Malnutrition chronique moderee et severe:Proportion de moins de 5 ans qui tombent en-dessous de moins 2 ecart-types du rapport med1an taille-age (population de reference NCHS/WHOI Malnutrition chronique et severe: Proportion de molDs de 5 ans qui tombent en-dessous de moins 3 ecart-types du rapport med1an ta11ie-age (population de reference NCHS/WHOI Malnutnt1on a"igue moderee et severe: Proportion de moins de 5 ans qu1 tombent en-dessous de moins 2 ecart-types du rapport median poids-taille (population de reference NCHS/WHOI Malnutrition a"igue severe:Proport1on de moins de 5 ans qui tombent en- dessous de moins 3 t!cart-types du rapport mt!dian poids-taille (population se wewm NSH§!WHm lndicateur!sl Urbain 30,8 7,8 47,1 25,2 5,6 1,6 Proportion de moins de 5 ans qui tombent en-dessous de moins 2 ecart-types du rapport median poids-age (population de reference NCHS/WHOI Proportion de molDS de 5 ans qui tombent en-dessous de mo10s 3 ecart-types du rapport median poids-age (population de reference NCHS/WHOI Proportion de moins de 5 ans qu1 tombent en-dessous de moins 2 ecart-types du rapport median taille-age (population de rett!rence NCHS/WHOI Proportion de moins de 5 ans qw tombent en-dessous de moins 3 ecart-types du rapport median taille-age (population de reference NCHS/WHOI Proportion de moins de 5 ans qui tombent en-dessous de moins 2 t!cart-types du rapport median poids-taille (population de reference NCHS/WHOI Proportion de moins de 5 ans qui tombent en-dessous de moins 3 ecart-types du rapport median B?iSa-J?i"S 'PSS!I'niPP qs W%?999 NfH§(WHW Rural Tous secteurs 35, 1 34,1 10.4 9,9 50,5 49,8 27.4 26,9 7,8 7.4 2,6 2,3 Masculin Feminin 34,6 33,7 9,7 10,0 51,2 48.4 27,8 26,0 7.4 7,3 2,7 2,0 17 Faritany Antananarivo Fianarantsoa Toamasina Mahajanga Toliary Antsiranana Proportion de moins de 5 ans qui tombent en-dessous de moins 2 6cart-types du rapport m6dian poids-Age (r6f6rence NCHS/WHOI Urbain 31,6 43,9 Rural 41,0 41,6 Garc;ons 36,3 43,9 Fines 39,7 40, 1 Ensemble 38,0 41,9 29,4 20,3 37,0 27,5 38,3 27,7 33,0 25,5 35,7 26,6 24,9 16,3 19,5 16.4 18,0 Proportion de moins de 5 ans qui tombent en-dessous de moins 3 6cart-types du rapport m6dian poids-Age (r6f6rence NCHS/WHOI Urbain 8,1 15,1 5,6 1,7 6,0 Rural 11,6 14,3 9,5 5,9 5,1 Gart;:ons 10,0 14,3 9,4 5,7 5,4 Filles 11,0 14,5 8,2 5,0 5,2 Ensemble 10,5 14,4 8,8 5,4 5,3 Proportion de moins de 5 ans qui tombent en-dessous de moins 2 6cart-types du rapport m6dian taille-Age (r6f6rence NCHS/WHOI Urbain 53,7 55,1 45,3 33,6 35,4 Rural 60,6 55,9 53,7 40,1 31,6 Garc;ons 58.4 59,5 57,8 39,8 32,0 Filles 58,4 52,3 47,2 38,8 32,7 Ensemble 58,4 55,8 52,2 39,3 32,4 Proportion de moins de 5 ans qui tombent en-dessous de moins 3 6cart-types du rapport m6dian teille-Age (r6f6rence NCHS/WHOI Urbain 31,5 34,6 19,8 12,1 16,6 Rural 34,0 34,1 28,9 18,9 13,6 Garc;ons 34,2 34,5 30,7 16,6 15,5 Filles 32,3 33,0 17,8 19,7 12,9 Ensemble 33,2 34,2 27,2 18,1 14,2 Proportion de moins de 5 ans qui tombent en-dessous de moins 2 6cart-types du rapport m6dian poids-taille (r6f6rence NCHS/WHOI Urbain 3,6 6,9 4,3 7,7 9,2 Rural 5,3 11,3 5,5 7,4 6,2 Garc;ons 4,4 9,8 5,1 8,2 8,2 Filles 5,0 11,3 5,5 6,6 5,4 Ensemble 4,7 10,6 5,3 7,4 6,8 Proportion de moins de 5 ans qui tombent en-dessous de moins 3 6cart-types du rapport m6dian poids-taille (r6f6rence NCHS/WHOI Urbain 0,9 1,4 1,7 3,4 1,7 Rural 1,6 3,7 1,5 2,5 1,8 Garc;ons 1,9 3,7 1,7 2,7 1,5 Filles 0,9 3,0 1,4 2,4 2,2 Fpprmh!e 1 4 H p H 1 R 22,9 37,5 30,4 35,3 32,9 4,7 14,7 10,3 12,7 11,6 30,2 41,6 35,8 40,2 38,1 7,8 17,3 11,5 17,0 14,3 9,3 16,8 15,5 13,4 14,4 3,1 7,0 8,6 3,1 18 Objectif #12 : Renforcer I' education de base en r6duisant d'un tiers 11/31 1'6cart entre: (a) las taux de scolarlsation et de maintien en prlmaire et Ia scolarisation et le maintlen universal ill'6cole primaire, d'au moins 80% des enfants d'Age scolaire, et (b) les taux de scolarisation et de maintien en primaire des garc;ons et des filles de 1990 lndjcateyrlsl Secteur de tjsjdence Nombre d'enfants inscrits au primaire et appartenant au groupe d'ages correspondant fl ce niveau, exprime en pourcentage du nombre total d'enfants du marne groupe d'Ages (taux net d'inscription) Proportion d'enfants d'Age de scolarisation primaire (6ans) qui accildent en 11 erne fl cet age Nombre d'enfants inscnts au pnmaire exprime en pourcentage du nombre S'eWPW S'e?S Se §fP'P'iWiPP mini'S ftP!!i nr::r S'i?Wi?VW lndlcateur!sl Urbain 83,5 68,6 90,1 Nombre d'enfants inscrits au prima1re et appartenant au groupe d'ages correspondant a ce niveau, exprime en pourcentage du nombre total d'enfants du mama groupe d'ages (taux net d'inscription) Proportion d'enfants d'age de scolarisation prima~re (6ans) qui accildent en 11 erne a cet age Nombre d'enfants inscrits au primaire exprime en pourcentage du nombre d'enfants d'age de §pg'P'iWiPP P'ini'P 'W' 'l nr: If S'inmiBVBW Rural 54,2 32,7 57,1 Masculin 61,6 40,3 65,7 Tous secteurs 61,5 40,3 65,3 Feminin 61,4 40,4 64,9 Taux net d'inscription: Nombre d'enfants inscrits au primaire et appartenant au groupe d'Ages correspondant ill ce nlveau, exprime en pourcentage du nombre total d'enfants du meme groupe d'Ages (6-14ansl ~ Urbain Rural Masculln Feminin Ensemble Antananarivo 87,5 63,6 73,4 71,2 72,3 Fianarantsoa 66,0 47,6 52,1 48,9 50,5 Toamasina 85,1 62,0 67,6 66,6 67,1 Mahajanga 92,6 60,3 64,4 65,1 64,7 Toliary 84,3 35,4 42,5 48,5 45,6 MW!f2?2?2 ftpz fiB 9 gay zgz fiB Proportion d'enfants d'Age de scolarisation primaire (6ans) qui accedent en 11 erne fl cet age ~ Urbain Rural Masculin F6minin Ensemble Antanananvo 71,6 34,8 46,4 47,3 46,8 Fianarantsoa 54,5 29,8 33,6 30,9 32,3 Toamasina 74,1 42,6 50,6 45,7 48,3 Mahajanga 75,0 34,5 40,3 38,9 39,7 Toliary 67,9 24,1 26,7 36,9 32,6 MWi'P9292 fiB W¥ yo] t3¥ 4?1 Taux brut d'inscription: Nombre d'enfants inscrits au primaire exprlm6 en pourcentage du nombre d'enfants d'Age de scolarisation primaire (6-14ans) fwin£! Urbain Rural Masculin Feminin Ensemble Antanananvo 95,1 66,2 78,1 75,4 76,8 Fianarantsoa 70,2 49,6 54,3 51,5 52,9 Toamasina 92,3 66,0 71,8 71,7 71,7 Mahajanga 101,9 63,3 67,8 69,2 68,5 Toliary 90,3 37,6 45,8 51,1 48,5 MWiWP2?2 NP fiB zpz 7?¥ 719 19 Objectif #13: Ameliorer l'acclls lll'eau et ll l'assainissement de fac;on ll reduire 1'6cart, d'un quart pour l'eau et d'un dixillme pour l'assalnissement, entre les niveaux de 1990 et l'acclls universal d'ici l'an 2000 lndjcateurlsl Secteur de residence Proportion de Ia population ayant acces fll'eau potable, situee fl une distance acceptable du logement du consommateur • Proportion de Ia population ayant acces fl un systeme d'evacuation des d'excretas dans le logement de l'utilisateur ou fl une distance acceptable de son logement • Proportion de Ia population ayant acces fll'eau potable" Repartition des menages selon Ia source d'approvisionnement en eau Robinet 1'1 domicile Fontaine publique Puits ou source protegee Autre Temps moyen m1s pour aller chercher de l'eau et revenir au logement (en minutes) Proportion de Ia population mettant moins de 1 5mn pour aller chercher de l'eau et revenir au logement Urbain Rural 68,4 21 , 1 77,0 28,5 84,8 24,2 25,0 1,8 52,2 7,3 7,6 15,0 15,3 76,0 11,0 17,9 82,0 75,1 Proportion de Ia population ayant acclls ll l'eau potable, situee 1'1 une distance acceptable du logement du consommateur • ~ Secteur de r65idence Urbain Rural Antananarivo 73,3 36,7 F1anarantsoa 47,3 18,3 Toamasma 49,5 15,4 Mahajanga 86,0 13,1 Toliary 82,5 19,3 Antsiranana 75,6 7,0 Proportion de Ia population ayant acclls l'll'eau potable• ~ Secteur de r6sidence Urbain Rural Antananarivo 96,7 41,9 F1anarantsoa 55,0 20,0 Toamas1na 64,1 17,3 Mahajanga 94,5 13,6 Toliary 95,6 26,3 Ants~ranana 82,0 7,1 Temps moyen mis pour aller chercher de l'eau et revenir au logement (en minutes) fl:s!Jdna ~!1!<1!111[ II!! [6sidenc!l Urbain Rural Antananarivo 14,3 11,8 Fianarantsoa 10,9 12,8 Toamasina 8,5 10,8 Mahajanga 5,7 14,0 Toliary 7,9 53,3 Tous secteurs 33,6 41,4 40,7 8,4 20,0 12,9 58,7 16,0 77,0 Tous secteurs 51,3 23,1 23,3 24,3 32,3 30,4 Tous secteurs 64,1 25,9 28,3 27,2 40,9 33,6 Tous secteurs 12,8 12,5 10,3 12,6 42,6 • La notion de d1stance a ete apprehendee en termes de temps mis pour aller chercher de l'eau et revemr au logement . II s'agit done, pour cet indicateur, de Ia proportion de Ia population verifiant les deux cnteres ci-dessous: Source d'approvis1onnement: Robinet 1'1 dom1c1le I Robinet collectif I Fontaine publique I Puits ou source protege; Temps m1s pour aller chercher de l'eau et revenir au logement: inferieur 1'1 15 minutes • Type d'installation consideree : Tout-fl-l'egout I Fosse septique I Latnne (couverte ou non). ' Source d'approvisionnement consideree: Robinet 1'1 domicile I Robinet collect1f I Fontaine publique I Puits ou source protege. 20 3. COMMENTAIRES SURLES RESULTATS Les commentaires ci-apres se resument a une breve analyse des principaux resultats du MICS. L I analyse comparative a d I autres donnees existantes a Madagascar' ainsi que 1 I evolution des tendances, feront l'objet d'une etape ulterieure. Des ateliers sectoriels reunissant les partenaires operationnels permettront une analyse plus exhaustive des resultats de 1 'enquete dans le cadre des objectifs de la mi-decennie. Le rapport final en sera 1' aboutissement. 1. Bien que 1' objectif n' ait pas encore ete atteint, la couverture vaccinate a ete maintenue et meme augmentee pour certains antigenes. Cette amelioration est vraisemblablement liee aux efforts fournis depuis 1994, notamment en matiere de couverture de la chaine de froid. Toutefois, la couverture vaccinate presente des disparites. En comparant les couvertures respectives de chaque antigene, les taux se trouvent entre 49,8% (vaccin contre la rougeole) et 62,2% (BCG). Au niveau regional, les faritany d'Antananarivo et de Toamasina depassent la couverture nationale, pour chaque antigene. S'agissant de la couverture vaccinate complete, le taux national vaut 44,5%, et le faritany d'Antananarivo depasse de loin (62,6%) les performances des autres provinces. La couverture presente egalement des disparites entre les milieux urbain et rural, pour chaque antigene. 2. Avec un quotient de mortalite infanto-juvenile (moins de 5 ans) de 164o/oo en 1994, Madagascar se situe sur ce plan entre le Burkina Faso (169%o) et la Tanzanie (159o/oo). Et pourtant les mesures anthropometriques ne placent pas ces pays dans le meme ordre, puisque pour Madagascar les niveaux de l'insuffisance ponderale moderee et severe (ecart relatif poids/age: 34,1 %) et de malnutrition chronique moderee et severe (ecart relatiftaille/age: 49,8%) depassent ceux du Burkina Faso (respectivement 30% et 29%) et de la Tanzanie (respectivement 29% et 47%). Ces differences refletent vraisemblablement une insuffisance de 1' alimentation ou d 'une pratique alimentaire incorrecte, une inegale disponibilite alimentaire au niveau regional, la pauvrete, la prevalence des maladies infectieuses et le manque de soins matemels et infantiles, amplifiees par la situation actuelle de recession economique persistante au niveau du pays. 3. Les activites de lutte contre 1' avitaminose A ne faisaient que demarrer au moment de l'enquete, avec !'identification des zones de carence et la distribution de capsule de retinol. Les messages cibles d'education nutritionnelle en vitamine A n'etaient pas encore diffuses. 1 La Situation des Enfants dans le Monde, 1996. UNICEF, New York. 4. Le decret officiel rendant obligatoire Ia production, !'importation et Ia commercialisation du sel iode sur tout le territoire malgache a partir de janvier 1996 n'etait pas encore sorti au moment de l'enquete. Seuls 2 ou 3 petits sauniers avaient commence a ioder leur production de sel. La Compagnie Saliniere de Madagascar (responsable de 60% de Ia production nationale) n'a commence 1' iodation du sel qu' a partir de novembre 1995. Ainsi, si 1' objectif d' iodation universe lie du sel est atteint, 1' enquete de 1996 devrait demontrer son impact en termes de consommation de sel iode au niveau des menages. 5. 84,5% des enfants de moins 5 ans qui ont eu un episode diarrheique ont ete traites au SRO et/ou aux solutions recommandees a domicile. Selon Ia definition d'avant 1993 de Ia Therapie par Rehydratation Orale (TRO), l'objectif a ete atteint. 6. Le niveau du taux net de scolarisation primaire mesure en 1995 est de 61 ,5%. Cet indicateur revele de grandes variations regionales, et Ia difference entre les milieux urbain et rural est importante. Par contre, la disparite est quasiment nulle entre filles et gar9ons. 7. L'acces a l'eau potable eta une distance convenable du logement (33,6%) ainsi que l'acces a l'assainissement (41,4%) demeurent relativement faibles. De fortes divergences apparaissent entre les milieux urbain et rural : 68,4% contre 21,1% pour l'acces a l'eau potable et 77,0% contre 28,5% pour l'acces a l'assainissement. Ainsi, moins du tiers de la population rurale seulement a acces a l'eau et a 1' assainissement a une distance convenable du logement. Des divergences portant sur Ia definition de 1 'urbanite et de Ia ruralite entre certains partenaires seront de nature a modifier substantiellement 1' interpretation des resultats . 21 INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE ANALYSE DES DONNEES DE L'ENQUETE MICS 1995 RAPPORT INTERIMAIRE, 28Juin 1996 • UNICEF MADAGASCAR Une enquete par grappe a indicateurs multiples a ete realisee a Madagascar en 1995, dans le cadre de Ia mise en oeuvre des recommandations du Sammet Mondial pour les Enfants . De fa~on specifique, les objectifs de l'Enquete a Indicateurs Multiples sont les suivants: "" Fournir des indicateurs permettant I' evaluation et le suivi des programmes rentrant dans le cadre des Objectifs de Ia Decennie; "" Evaluer le degre d'atteinte des Objectifs de Ia Mi-Decennie afin de permettre une orientation effective des activites liees a ces Objectifs. De Ia preparation a Ia realisation, et avec l'appui de l'UNICEF, l'enquete MICS s'est deroulee sous Ia tutelle du Ministere de l'Economie et du Plan (MEP). Le Secretaire General du MEP, qui est le Coordinateur national de l'enquete a mis en place une equipe de coordination composee du Directeur du Recensement de Ia Population et de l'Habitat (DRGPH), du Chef du Service des Relations Publiques et Publication a Ia DRGPH, du Responsable du Programme National de Surveillance Alimentaire et Nutritionnelle (PNSAN), du chef du Service de Lutte contre les Maladies Diarrheiques (SLMD), et d'un medecin du Programme Elargi de Vaccination (PEV). La collecte des donnees de 1 'enquete MICS 95 s' est deroulee durant les mois de juin et juillet 1995 sur un echantillon national de 6225 menages. Les travaux de saisie et de traitement ant dun~ 4 mois pour s'achever en decembre 1995. En attente des resultats definitifs, les resultats preliminaires ant ete publies en fevrier 1996. L' analyse des resultats de I' enquete porte sur les themes ci-apres: nutrition, eau et assainissement, sante maternelle et infantile, education des enfants de 5-15 ans, mortalite et fecondite. Des equipes d'analystes issus des departements partenaires ont ete constituees pour travailler sur chaque theme, en collaboration avec les administrateurs de programmes de l'UNICEF. Un atelier de mise en commun et de consolidation des resultats a eu lieu le 24-25 juin 1996. L'analyse des resultats se poursuit et devrait prendre fin enjuillet 1996. Le present rapport contient les principaux resultats issus de l'atelier de mise en commun. PRINCIP AUX RESULTATS Caracteristiques des menages La taille moyenne des menages est de 5.3 personnes. Le nombre moyen de pieces occupees par le menage est de 1.9: ce qui montre une certaine promiscuite. L'agriculture demeure l'occupation dominante des chefs de menage. En effet 62% des chefs de menage travaillent dans le secteur agricole. En milieu urbain, les activites sont plus diversifiees, 30% des activites etant concentrees dans le commerce et I' artisanat. Les deux sources principales d'approvisionnement en eau en milieu rural sont: puits ou sources (protege ou non) (59%) et les lacs ou rivieres (30% ), tandis qu' en milieu urbain, les sources d' approvisionnement sont principalement les fontaines publiques, le robinet prive et le robinet collectif, avec respectivement 41%, 19% et 17%. S'agissant de l'acces aux structures d'evacuation des excreta, (72%) ne disposent pas de type d'aisance en milieu rural. En milieu urbain par contre, 27% des menages disposent d'une toilette privee, et 49% utilisent en commun une meme installation sanitaire. Caracteristiques demographiques 2 La fecondite reste encore elevee a Madagascar; Ia descendance finale est estimee a 6.3 enfants. La mortalite aux bas ages reste encore forte; elle est caracterisee par un taux de mortalite infantile estimee a 92 p.1 000 et un taux de mortalite infanta-juvenile de 149 p.1000. Vaccination des enfants de 12-23 mois Les indicateurs de 1995 montrent une amelioration de Ia couverture vaccinale par rapport au niveau mesure en 1992 (DHS). Pour chaque antigene, le taux de couverture est respectivement de 77% pour le BCG, 60% pour le vaccin anti-rougeoleux, 64% pour le DTC3, et 64% pour le POLI03. Maladies diarrheiques et IRA La prevalence de Ia diarrhee est de 13% au niveau national, il est a souligner que Ia periode de l'enquete (juin-juillet) se situait en dehors des saisons de forte prevalence (septembre-avril). II y a peu de difference entre les milieux urbain et rural, les prevalences etant respectivement de 12% et 14%. La prevalence de Ia diarrhee semble augmenter avec l'age et avec !'introduction des aliments. La prevalence de Ia diarrhee est de: 14% pour les mains de 6 mois, 19% pour les 6-11 mois, 32% pour les 12-23 mois, 35% pour les 24-59 mois. Le taux d'utilisation de Ia TRO est de 85%, si on se rerere a Ia definition d'avant 1993. Celui-ci n'est que de 33%, si on prend en consideration Ia nouvelle definition d' apres 1993. S'agissant des IRA, Ia periode de l'enquete correspond a Ia saison fraiche, periode favorable a une forte prevalence des IRA. II ressort des resultats du MICS 95 qu'un enfant de moins de 5 ans sur deux (52%) a presente de Ia toux et/ou du rhume. Malnutrition Les indicateurs de Ia malnutrition moderee et severe (inferieurs a -2 ecart-types) releves dans l'enquete sont respectivement les suivants: insuffisance ponderale, 34% ; malnutrition chronique, 50% et malnutrition aigue, 7%. En se basant sur ces resultats, Ia malnutrition chronique atteint pres de Ia moitie des enfants de mains de Sans, et Ia malnutrition aigue accuse un taux eleve. L'insuffisance ponderale moderee et severe semble accuser une baisse entre 1992 et 1995, en variant de 39% (DHS) a 34% (MICS). Toutefois, les indicateurs de malnutrition severe (inferieurs a -3 ecart-types) temoignent d'une deterioration grave de 1' etat nutritionnel des enfants malgaches de moins de 5 ans par rapport a la situation de 1992, que ce so it en milieu urbain ou rural. II en est de meme par rapport au sexe. En 1992, les niveaux nationaux des indicateurs de malnutrition severe sont respectivement les suivants: insuffisance ponderale, 9.4%; malnutrition chronique, 23.7% et malnutrition aigue, 0.3%. Entre 1995, ces indicateurs sont passes respectivement a 9.9%, 26.9%, 2.3%. Allaitement maternel La prevalence de l'allaitement maternel sur les enfants de 0-59 mois est de 39% dans }'ensemble du pays, avec 38% en milieu urbain et 39% en milieu rural. L'age moyen au sevrage est de 17 mois. Le sevrage est legerement plus precoce en milieu urbain qu'en milieu rural: 16 mois contre 17 mois. Parmi les enfants de 0-3 mois, l'allaitement exclusif est pratique a 64% au niveau national, avec des taux respectifs de 57% et 66% en milieux urbain et rural. Le taux d'allaitement exclusif des enfants de 0-3 mois a augmente entre 1992 et 1995, le DHS de 1992 ayant mesure un taux de 47%. L'allaitement exclusifpresente une Iegere difference entre les deux sexes: 62% des gar9ons de 0-3 mois sont nourris exclusivement au sein, contre 66% chez les filles. Avitaminose A En 1995, Ia distribution de capsules de vitamine A ne faisait que commencer, et seul le niveau de district avait beneficie de 3 dotation en capsules de vitamine A, de sorte que le taux de distribution de ces capsules est bas: 2.4% pour les meres venant d'accoucher, et 1.1% pour les enfants de moins de 24 mois. Iodation du sel L'iodation du sel a Madagascar etait a ses debuts en 1995. En effet, durant Ia periode de l'enquete, seuls les petits sauniers de Toliary (30% de Ia production nationale) ont commence a produire du sel iode. Antsiranana, qui fournit 60% de Ia production nationale, n'a pas encore commence }'iodation de son sel. D'ou ce taux tres bas de presence de sel iode utilise par les menages (0.7%) qui devrait etre rectifie par le MICS 96. Education Parmi les enfants de 5 a 15 ans, 67% ont deja frequente ou frequentent l'ecole, et seulement 47% y accedent a I' age de 6 ans. Durant l'annee scolaire 1994-95, 57% des enfants de 5-15 ans frequentent regulierement l'ecole, avec un niveau de frequentation identique pour les deux sexes. Des disparites importantes apparaissent entre les milieux urbains et rural, les taux de frequentation scolaire sont respectivement de 86% et 61%. DEUXIEME PARTIE : METHODOLOGIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 I. PREPARATION METHODOLOGIQUE DE L'ENQUETE . . . . . . . . . . . . . 22 1.1. ASPECTS INSTITUTIONNELS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 1.2. PLAN DE SONDAGE ET ECHANTILLONNAGE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . • . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 1.3. SUPPORTS DE L'ENQUETE . • . . . . . 24 1.3.1. Elaboration des questionnaires . 24 1.3.2. Manuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 1.3.3. Petites fournitures et support infonnatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . • . . . • . • . . . . . . . . . . • . . . . . . . . . 27 2. RESSOURCES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27 2.1. RESSOURCES HUMAINES . . . 27 2.2. LOGISTIQUE ET FINANCES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . • . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 3. PHASE DE TERRAIN . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 3.1. FORMATION DES AGENTS DE TERRAIN . . . . . . . • . . . . . . . . . . . . . 30 3.2. SENSIBILISATION . . . . . 30 3.3. DENOMBREMENT ET TIRAGE DES ECHANTILLONS . . . 30 3.4. DEROULEMENT DE LA COLLECTE EFFECTIVE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 3.5. DIFFICULTES RENCONTREES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 4. PHASE D'EXPLOITATION . • . . . . . • . . . . . • . • . . . . . . . • . . . . . . . 33 4.1. SAISIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 4.2. CONTROLE DES DONNEES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 4.3. ANALYSE ET TRAITEMENT PRIMAIRE DES DONNEES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36 4.3.1. Ponderation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36 4.3 .2. Tabulation et estunation des mdicateurs . . . . . . . . . . . • . • . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . • . • . . . . . • . . . . . 37 5. BILAN DE LA COLLECTE . . . . . . . . . . . . . 37 5.1. TAILLE ET COUVERTURE DE L'ECHANTILLON . . . 37 5.2. EVALUATION DES DONNEES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 Annexe 1: DEFINITION DES TERMES CLES DE L'ENQUETE . . . . . . . 40 Annexe 2 : CALENDRIER DES ACTIVITES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41 Annexe 3 : LISTE DES SUPERVISEURS CENTRAUX . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42 Annexe 4 : CALENDRIER DE FORMATION DES SUPERVISEURS CENTRAUX . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43 Annexe 5 : QUESTIONNAIRES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . • . . . . . • . • . • . • . • . . . . . . . . . . . . • . . . • . • . . . • . . . 44 22 DEUXIEME PARTIE : METHODOLOGIE L'enqm!te MICS est une enquete nationale par grappes. Les enfants de moins de 15 ans, les meres et/ou personnes responsables d'enfants de moins de 15 ans constituent la population cible. 1. PREPARATION METHODOLOGIQUE DE L'ENQUETE 1.1. ASPECTS INSTITUTIONNELS De la preparation a la realisation, 1' enquete MICS s I est deroulee sous la tutelle du Ministere de 1' Economie et du Plan (MEP). Le Secretaire General du MEP, qui est le Coordinateur national de 1' enquete a mis en place une equipe de coordination" composee du Directeur du Recensement de la Population et de !'Habitat (DRGPH), du Chef du Service des Relations Publiques et Publication ala DRGPH, du Responsable du Programme National de Surveillance Alimentaire et Nutritionnelle (PNSAN), du chef du Service de Lutte contre les Maladies Diarrheiques (SLMD), et d'un medecin du Programme Elargi de Vaccination (PEV). De par Ia nature multisectorielle de l'enquete, des contacts ont ete pris au niveau des departements partenaires, dont notamment le Ministere de l'Economie et du Plan (MEP), le Ministere de Ia Sante (MINSAN), le Ministere d'Etat a !'Agriculture et au Developpement Rural (MEADR), et le Ministere de Ia Recherche Appliquee au Developpement (MRAD). Les Ministeres concemes ont ere avises officiellement de la preparation de l'enquete, ainsi que de la periode prevue pour les operations de terrain, afm qu' ils puissent en informer les responsables locaux, au niveau des Fivondronana (chefs de services provinciaux, chefs SSD . ). Ces responsables ont ete avises une seconde fois par voie radiophonique une semaine avant le demarrage des operations de terrain. 1 Au cours de la realisation de 1 'enquete, les structures gouvemementales ont change, et le MEP est devenu entre temps le Ministere du Budget et du Plan. Neanmoins, les memes personnes ressources ont continue a etre impliquees' et cela jusqu' a Ia phase fmale des operations de collecte ( acheminement et derniers controles des questionnaires). C·\DAT4\KWY\CRINQ98\RESfONSE\EMAIL\MADAGASC\MICPR£LO. WPD 23 1.2. PLAN DE SONDAGE ET ECHANTILLONNAGE Le plan de sondage elabore selon les instructions du document de bas~ fournit un echantillon auto-pondere de 4770 menages et representatif au niveau national. 11 est reparti sur 100 grappes, l'unite de sondage etant le Firaisampokontan~. Les hypotheses de calcul reposent sur les estimations issues de l'Enquete Nationale de Demographie et de Sante (ENDS) de 1992 et de l'Enquete de Couverture Vaccinale (PEV) de 1993. Tableau 1.1: D'termination de Ia taille de l'echantillon4 HYPOTHESES DE 9ASE Faible Eleve Effet de grappe 2 10 Taille moyenne du menage 5.20 Population <5 ans (%) 0.18 Prevalence de Ia diarrhea (15 jours) 0.12 OBJECT IF INDICATEUR Population Prevalence Marge Taille de Nombre de NUMERO cible estimee d'erreur l't\chantil!on menaaes 1 .1 Couverture DTC3 12-23 mois 0.48 0 .05 798 4337 1.2 Couverture Rougeole 12-23 mois 0.39 0.05 762 4139 1.3 Couverture POLI03 12-23 mois 0.48 0.05 798 4336 1.4 Couverture BCG 12-23 mois 0 .69 0 .05 686 3725 1.6 Couverture VAT (au mains 2 doses) 0-59 mois 0.44 0.05 790 4289 5.1 Couverture Vitamine A 0-23 mois 0.10 0.05 288 782 6 .1 Consommation du sel 10de Menages 0.00 0 .05 0 0 7 .1 Utilisation du SRO Diar <5 ans 0 .14 0 .05 390 3416 7.2 Utilisation du SSS Diar <5 ans 0.15 0.05 410 3594 11.1 Faible rapport poids/age (%) Enf < 5ans 0.39 0.05 762 828 12.4 Scolarisation (%) 5-9 ans 0.44 0.05 788 856 13.1 Acces a l'eau potable Population 0 .50 0.05 4000 769 13.2 Assa1nissement Population 0.25 0.05 3000 §77 Nombre de menages requis 4337 Taille finale 4770 2 Monitoring Progress Toward the Goals of the World Summit for Children. A Practical Handbook for Multiple-Indicator Surveys, UNICEF, New York, Janvier 1995. 3 Unite administrative equivalente a un arrondissement. 4 Formule de calcul: n = 4dp(l-p)/e2, ou n, pet d designent respectivement la taille de l'echantillon, l'indicateur a estimer, et l'effet de grappe. 24 Toutefois, i1 S1est avere par la suite que le plan de sondage de l'ENDS est plus adequat. En effet, l 1unite de sondage etant le Fokontanf (unite plus petite que le Firaisampokontany), 11effet de grappe est moins important. De plus le document de base de l 1enquete MICS stipule que les donnees issues de Ia methodologie initiale et de celle de 11ENDS sont comparables. Compte tenu de ces considerations methodologiques, le plan de sondage de I lENDS a ete adopte pour 11echantillonnage de 11Enquete MICS. C I est un sondage stratifie en milieu urbain et rural. L' echantillon, representatif au niveau national, est auto-pondere, et i1 est constitue de 6225 menages repartis sur toute l 1ile dans 215 grappes, dont 85 en milieu urbain et 130 en milieu rural. La taille d 1Une grappe en milieu urbain et rural est respectivement de 35 et 25. 1.3. SUPPORTS DE L'ENQuETE Les supports de 11enquete se composent des documents (questionnaires, manuels et autres) et des materiels de mesures et des petites fournitures. 1.3.1. Elaboration des questionnaires Le document de base comporte deja des modeles de questionnaire et de manuels destines a servir de reference pour Ia fmalisation des supports d 1enquete. Un questionnaire precode figure comme modele dans le document de base. Ce modele a ete traduit en deux temps (en franc;:ais, puis en malgache), et ada pte ensuite au contexte malgache (formulation des questions, actualisation des modalites . ) . La structure du questionnaire a egalement subi quelques modifications, pour des raisons de commodite de terrain. La plupart des themes proposes dans le document de base ont ete retenus. Par ailleurs, de nouveaux themes ont ete inseres, en vue fournir des informations supplementaires (acces aux services de sante, espacement des naissances). Des informations de base sur les caracteristiques socio-t!conomiques des menages ont ete inseres en vue de permettre la realisation d I enquete cas- remoin (etudes d I impact au niveau de menages ayant les memes caracteristiques socio-t!conomiques et vivant dans les memes conditions climatiques) dans les zones d 1 intervention. La formulation de ces questions relatives aux caracteres socio-economiques est issue du questionnaire de 11ENDS. 5 Unite administrative equivalente a un canton. 25 Les modules rete nus ont ete repartis en un jeu de deux questionnaires: un questionnaire "Menage", contenant les informations relatives au menage et aux caracreristiques socio-economiques du chef de menage, et un questionnaire individuel ("Mere/Responsable") contenant les informations relatives aux personnes eligibles du menage. Voici Ia liste des themes retenus pour l'enquete MICS de 1995: • Caracteristiques du Menage • Disponibilite aux Services de Sante/Education et acces • Eau et Assainissement • Iodation du Sel • Mortalite des Enfants • Histoire des Grossesses • Connaissance et prevalence des IRA • Vitamine A • Vaccination anti-tetanique • Education • Espacement des naissances • Maladies diarrheiques • Allaitement matemel • Vaccination des enfants • Mesures anthropometriques Par ailleurs, un questionnaire communautaire sur Ia disponibilite des services (education et sante) a ete con<;u afm de completer les informations issues du questionnaire individuel. Les questionnaires ont subi au total 3 pretests, avant d'etre finalises. L'objectif de ces pretests touchait essentiellement trois aspects: • verifier si Ia formulation des questions traduites a partir du modele convenait bien; . voir si Ia structure du questionnaire etait commode pour Ia conduite d 'un entretien; . estimer Ia duree d 'un entretien. La version fmale des questionnaires se presente selon une structure representee par le diagramme ci-dessous. 26 Structure des questionnaires Menage et Mere/Personne Responsable QUESTIONNAIRE MeNAGE Caracteristiques du Chef de Menage (1) p p . Acces aux Services de Sante (1) Eau et Assainissement (1) Iodation du Sel (1) p p . Mortalite (2/3/4) I:>PPPPPI:> p p p p p p p p p p p Histoire des Grossesses (2) i=>PPPPPPPP Repondant: (1). Chef de Menage (2). Femme de 10 ans ou plus (3). Homme Responsable (seul) (4). Mere/ Personne Responsable QUESTIONNAIRE MERE/ PERSONNE RESPONSABLE Liste des Enfants Vivants (3/4) p p p . IRA (Connaissances et attitudes) (5) Vitamine A, module A (Connaissances) (5) Vitamine A, module B (Connaissances) (5) Tetanos (5) Espacement des Naissances (5) Enfants Vivants (3/4) p . 5 ans ou olus Education C3/4)ppppppppp mains de 5 ans IRA (3/4) (5). Mere ayant au moins un enfant de moins de Sans Maladies Diarheiques (3/4) Vitamine A, module A (3/4) Vitamine A, module B (3/4) Allaitement Maternel (3/4) Vaccination (3/4) Anthropometrie (3/4) 1.3.2. Manuels Deux manuels ont ete rediges a 1' intention du personnel de terrain, afin de leur servir de guide pour la conduite du travail: un manuel de l'enqueteur et un manuel du controleur. Le manuel de 1 'enqueteur contient d 'une part 1 'essentiel de ce que do it sa voir 1 'enqueteur sur son role, ses obligations, et les taches qui lui reviennent, et d'autre part les instructions relatives aux preparatifs de terrain (denombrement et selection des menages), ala conduite d'un entretien eta 1' enregistrement des reponses de 1' interlocuteur. Quant a celui du Controleur, il contient essentiellement les divers points de controle a effectuer sur les questionnaires remplis. D'autres supports d'enquete ont ete elabores, a savoir : une fiche de denombrement: elle est destinee a constituer la base de sondage au moyen d 'un denombrement exhaustif des menages residant dans Ia grappe; une fiche de controle de grappe: elle sert pour le suivi joumalier des travaux de collecte; une fiche d'evaluation de l'enquete: elle a ete con9ue pour recueillir aupres des superviseurs des informations qualitatives et quantitatives sur la mise en oeuvre et le deroulement de l'enquete, en vue d'en tirer des le9ons pour les enquetes futures. 27 1.3.3. Petites fournitures et support informatique En dehors des documents, le materiel d'enquete comprend la liste ci-dessous: unjeu comprenant, pour chaque enqueteur/contr6leur, une sacoche, un impermeable, un stylo, un crayon, un taille-crayon, une gomme, un bloc-note, et un kit pour le test d'iodation du sel, des capsules de vitamine A; un materiel de mesures comprenant, pour chaque paire d'enqueteurs, une toise, une balance SALTER; une quantite de sel iode destine ala formation du personnel d'enquete; et une carte de Ia zone d' enquete. En dehors des balances SALTER et qui font partie du materiel du PNSAN et les kits qui ont ete fournis par !'UNICEF, toutle materiel a ete achete avec le budget de l'enquete. Quant au suppport informatique, les programmes de saisie et de contr6le des donnees ont ete elabores avec EPI-INFO (version 6.02). Les calculs anthropometriques et les tabulations ont ete ensuite faites avec le meme logiciel. 2. RESSOURCES 2.1. RESSOURCES HUMAINES Des personnes ressources identifiees au niveau des departements partenaires, dont le Ministere de l'Economie et du Plan, le Ministere de la Sante, le Ministere d'Etat a !'Agriculture et au Developpement Rural (MEADR) et le Ministere de la Recherche Appliquee au Developpement (MRAD) ont collabore ala mise en oeuvre de l'enquete. Un consultant national a ete recrute par l'UNICEF en appui ala section Suivi Evaluation du bureau de Madagascar, pour la preparation methodologique, !'execution de l'enquete et }'exploitation des donnees collectees. Le personnel de terrain prevu pour la realisation de 1 I enquete a ete constitue sous la tutelle du MEP, dont le Secretaire General est le Coordinateur de l'enquete. Ce personnel comprend trois categories : enqueteurs (174), contr6leurs (82) et superviseurs d'enquete (26 centraux et 11 regionaux). La strategie adoptee pour 1' identification et le recrutement du personnel de terrain est decrite dans les tableaux 2.1 et 2.2. S'agissant des superviseurs, des techniciens experimentes en matiere de collecte de donnees ont ete identifies dans un premier temps et sollicites aupres des responsables de leurs Departements respectifs. Ces Superviseurs Centraux constituent en amont le premier maillon de la chaine de collecte, etant charges de former le personnel de terrain (enqueteurs, contr6leurs, superviseurs regionaux) a leur tour et d' assurer la supervision des operations de terrain, de la collecte jusqu' au ramassage et a 1' acheminement des questionnaires. 28 Quant aux enqueteurs et controleurs, ils ont ete recrutes sur place, avec !'assistance des responsables locaux des Ministeres concemes par 1' enquete. 11 res sort de 1' evaluatiorf faite par les superviseurs que dans !'ensemble, l'equipe de terrain est d'un bon niveau du point de vue de leur experience en matiere de collecte. S'agissant du personnel de saisie, le recrutement s'est effectue aupres de Ia Direction du Recensement General de Ia Population et de !'Habitat (RGPH) et du Service des Statistiques Sanitaires et Demographiques (SSSD) au moyen d 'un test de selection. Tableau 2.1 Strategie de recrutement du personnel de l'enquete Personnel Identification Lieu de recrutement Lieu de formation Formateur Superviseur central - Equipe de coordination Antananarivo Antananarivo Equipe de - Cadres superieurs: coordination . MINSAN (Medecins); . INS (Demographe/ Statistician) Superviseur regional Cadres locaux: Son lieu de formation Selon Ia repartition Superviseur . MINSAN (chefs SSD) geographique des zones central . INS (responsables regionaux) de supervision ContrOieur I Personnel paramedical; Chef lieu de zone de Chef lieu de zone de Superviseur Enqul!teur Bachelier supervision supervision central! regional Operateur de saisie . Agents du SSSD; Antananarivo Bureau UNICEF Consultant . Agents de I'INS national Tableau 2.2 Role de chaque categorie de personnel de terrain Personnel TAche Organisation Superviseur central . Procedures administratives . Autant de superv1seurs . Formation des superviseurs reg10naux centraux que de centres . Coordination des operations de terrain de formation des . Ravitaillement en materiel superviseurs . Gestion du materiel et du temps . Ramassage et acheminement des questionnaires vers Antananarivo Superviseur regional . Procedures administratives . Autant de superviseurs . Formation des contrOieurs/ enqul!teurs (centraux/regionaux . Coordination des operations de terram confondus) que de zones . Ravitaillement en materiel . Gestion du materiel et du temps de supervision . Ramassage des questionnaires et acheminement vers les centres de formation des superviseurs ContrOieur . Mise en place des enqul!teurs 1 contrOieur pour 2 . ContrOie des questionnaires (completude, coherence, vraisemblance) enqul!teurs . ContrOie inopine sur terrain . Codification des questionnaires remplis Enqul!teur . Denombrement et collecte Par equ1pe de 2 Operateurs de saisie . ContrOie des questionnaires (en salle) Double saisie . Saisie 2.2. LOGISTIQUE ET FINANCES 6 A !'issue de la collecte, un questionnaire d'evaluation a ete administre aux superviseurs, pour servir de document de reference sur les aspects methodologiques de la collecte, et en vue de tirer les Iecons des experiences de terrain pour une amelioration des operations futures. 29 La preparation logistique s'est appuyee, d'une part sur les experiences acquises au cours de l'enquete CAP sur Ia TRO Fevrier 1995, et d'autre part sur Ia connaissance de l'etat du pare automobile des departments partenaires. Aussi, dans Ia plupart des zones d'enquete, les equipes de terrain ont utilise les vehicules disponibles au niveau des partenaires locaux dont notamment l'Institut National de Ia Statistique (INSTAT) et le Ministere d'Etat a !'Agriculture et au Developpement Rural (MEADR) qui ont des antennes regionales disposant de vehicules, le Minisrere de Ia Sante (MINSAN) pour lequel chaque Service de Sante de District (SSD) dispose au moins d'un vehicule utilise dans le cadre du PEV. Au cours de la preparation, un inventaire des vehicules disponibles dans chaque grappe a ete effectue. Toutefois, quelques superviseurs ont ete obliges de recourir a Ia location de voitures, faute de voiture administrative. S'agissant des aspects financiers, Ia gestion du budget de l'enquete a ete prise en charge par le MRAD, par l'intermediaire du Programme National de Surveillance Alimentaire et Nutritionnelle (PNSAN), qui a deja !'habitude du systeme et des procedures de l'UNICEF. 3. PHASE DE TERRAIN' La phase de terrain a ete planifiee en plusieurs etapes: formation des superviseurs; contact avec les autorites locales; formation des agents de terrain; sensibilisation de Ia communaute; denombrement et tirage des echantillons; collecte effective. La phase de terrain a debute avec une formation bloquee des superviseurs centraux durant Ia periode du 24 mai au 26 mai 1995. L'objectif principal de Ia formation des superviseurs est Ia connaissance du protocole de l'enquete MICS: objectifs, methodologie, echantillonnage, revue des documents d 'enquete et analyse du contenu des questionnaires, techniques d' interview et de mesures anthropometriques, et organisation de Ia collecte. Le calendrier de formation figure en annexe. Depuis cette premiere etape jusqu I a 1 I acheminement de tous les questionnaires a Antananarivo, les operations se sont deroulees pendant Ia periode allant du 1er juin au 31 juillet 1995. 3.1. 7 FORMATION DES AGENTS DE TERRAIN Cette partie a ete redigee sur la base des rapports methodologiques de collecte et des fiches d'evaluation remis par les superviseurs centraux. 30 Enqueteurs et controleurs ont ete formes en meme temps. La formation visait d'une part a leur faire connaitre les objectifs de l'enquete et assimiler les notions et concepts utilises, et d'autre part les initier aux. techniques d'interview eta }'organisation de la collecte. Les points abordes au cours de la formation sont les suivants: objectifs de l'enquete MICS; organigramme de l'enquete MICS; roles et responsabilites de l'enqueteur (respectivement du controleur); definitions operationnelles des termes-clefs; organisation et planification des operations de collecte; identification et localisation des menages; techniques d' interview et de mesures anthropometriques; test d'iodation du sel; remplissage et controle des questionnaires. La duree de formation des agents de terrain etait variable d'une zone a l'autre, toutefois elle a dure en moyenne 4 jours. Dans chaque zone de supervision, la formation a ete suivie d'une enquete de mise en train d'unjour, dont l'objectif etait de familiariser au mieux les agents a }'administration des questionnaires et aux techniques de mesures anthropometriques. 3.2. SENSIBILISATION Dans chaque grappe, la collecte a ete precedee d'une campagne de sensibilisation destinee a preparer psychologiquement la communaute a la visite des enqueteurs au pres des menages. Cette campagne s'est effectuee avec l'assistance des autorites locales deja contactees au prealable. L'organisation de la sensibilisation etait differente d'une grappe a une autre. Certains superviseurs organisaient des assemblees communautaires et munissaient ensuite leurs agents d 'une lettre d'information officielle a presenter aux chefs de menage; d'autres faisaient accompagner leurs agents d'un guide mis a leur disposition par les autorites locales. 3.3. DENOMBREMENT ET TIRAGE DES ECHANTILLONS Afin de constituer une base de sondage actualisee, un denombrement exhaustif des menages residents a ete effectue dans chaque grappe, au cours duquel chaque menage identifie se faisait attribuer un numero d I identification. La selection des menages s I est faite sur la base de la liste constituee a partir du denombrement et selon un tirage systematique, le premier tirage etant fait aleatoirement. Cette phase de denombrement a egalement ete 1' occasion aux equipes de terrain de proceder a la reconnaissance de leurs zones d'enquete respectives, a l'issue de laquelle chaque equipe a dresse 31 une cartographie de sa zone. La duree du denombrement variait beaucoup d'une grappe a l'autre (de 4 a 10 jours), Ia variation etant liee a Ia densite de population de chaque grappe et a sa repartition geographique. Toutefois, cette contrainte n'a pas eu de repercussion majeure sur le bon deroulement des phases suivantes. 3.4. DEROULEMENT DE LA COLLECTE EFFECTIVE Les entretiens se sont deroules individuellement. Pour les modules relatifs aux caracteristiques du menage, les questions ont ete posees au chef de menage. Les questions relatives aux autres modules ont ete posees a Ia personne concernee, lorsqu'elle etait presente. En cas d'absence prolongee de Ia personne eligible, les questions Ia concernant etaient posees a un autre adulte, membre du meme menage. La duree d'une visite dans un menage variait entre 30 et 80 minutes, selon Ia composition du menage, et le rythme moyen etait de 5 visites par jour, en tenant compte des delais de route d'un menage a l'autre. Pour ce qui est de 1' organisation, le controleur communiquait a chaque enqueteur Ia liste des menages que celui-ci devait visiter. Chaque agent effectuait separement les entretiens individuels, generalement sur rendez-vous. Les mesures anthropometriques etaient ensuite effectuees par equipe de deux au niveau des menages visites pendant Ia journee. Les questionnaires remplis etaient systematiquement remis au controleur a Ia fin de chaque journee, pour le controle et Ia codification. Les questionnaires ont subi un dernier controle une fois achemine a Antananarivo, avant d'etre saisis. Pour cela, chaque superviseur central s'est occupe a cette tache durant trois semaines sur les questionnaires de sa propre zone. 3.5. DIFFICULTES RENCONTREES Bien que dans !'ensemble, les operations de terrain se sont bien deroulees et sans trop de retard, un certain nombre de difficultes ont ete rencontrees durant 1' enquete. Elles avaient essentiellement trait aux points suivants: les supports d' enquete; Ia disponibilite des menages enquetes; Ia planification de l'enquete; Ia logistique et le materiel; Ia constitution de Ia base de sondage. 3.5.1. Les supports d'enquete 32 Les enqueteurs avaient du mal a assimiler la structure des questionnaires (notamment pour le module IRA qui a ete scinde en deux -connaissance des signes et prise en charge des cas). Neanmoins, cette difficulte ne s'est manifestee qu'au cours des premieres joumees de collecte, la maitrise des questionnaires s 'ameliorant au fur et a mesure que les experiences quotidiennes se succedaient. La contrainte suivante est relative a des erreurs de codification se trouvant dans la version finale du module Education. Ces erreurs ont ete constatees des la formation des superviseurs centraux, de sorte qu 'un additif a ete rajoute aux manuels, precisant le controle systematique du module Education, pour chaque questionnaire rempli. 3.5.2. La disponibilite des menages enquetes Dans certaines grappes, la vitesse de comprehension de 1 'enquete pour les questions qui lui etaient posees constituait une contrainte limitant le rendement des agents. L'enquete etant effectuee pendant la periode de recolte, les menages de certaines grappes rurales se trouvaient pendant lajoumee dans des champs situes relativement loin de leur lieu de residence, de sorte que les agents n'avaient que deux alternatives pour pouvoir mener les entretiens, soit les y rejoindre (prolongeant du coup la duree des operations), soit les attendre sur place et realiser les entretiens tres tot le matin ou a la tombee de la nuit (solution posant parfois des problemes de securite). 3.5.3. La planification de l'enquete Dans beaucoup de grappes, les autorites locales n'ont pas ete avises a temps du deroulement de l'enquete. Les correspondances ecrites relatives a l'enquete ne sont pas arrivees a destination, et les messages radiophoniques n'ont pas ete entendus par la majorite d'entre eux. Cette situation a occasionne un a deux jours de report des activites de terrain. 3.5.4. La logistique et le materiel Dans certaines grappes, la disponibilite des vehicules a ete limitee par le fait que les autorites n'aient pas ete avisees a temps de l'enquete, de sorte que les vehicules etaient deja programmes pour d'autres activires durant la periode de l'enquete (vaccination . ). Dans d'autres grappes les vehicules etaient disponibles, mais inutilisables, soit a cause de leur etat de fonctionnement, soit a cause de l'inaccessibilite des zones d'enquete par voiture. Certaines equipes ont par ailleurs connu des situations relativement difficiles, qui etaient dues essentiellement a l'absence de structure d'accueil (hotels, gites d'etapes . ). Pour la plupart des cas, les agents se faisaient heberger au domicile d'une autorite locale. 33 S'agissant du materiel, la principale difficulte est relative ala qualite de la toise. Bien qu'elle ait ete com;ue de maniere operationelle (maniablilite, faible poids), quelques imperfections ont ete constatees sur le terrain: mesure couchee difficile, fragilite au choc eta la pluie. S'agissant du materiel de pesee, la culotte accompagnant la balance SALTER s'est averee inadequate pour les enfants de moins de 6 mois, de sorte que pour la plupart des enfants de cette tranche d'age, Ia pesee a ete effectuee avec un morceau de tissu suffisamment large pour pouvoir envelopper l'enfant. 3.5.5. La base de sondage Dans certaines zones, Ia constitution de Ia base de sondage a occasionne un report relativement important de Ia collecte effective (une dizaine de jours). Les contraintes relatives ala constitution de la base de sondage sont dues principalement a deux raisons: la modification du nom de certains fokontany faisant partie des grappes entre 1992 ( annee de l'ENDS) et 1995,auquel cas il fallait s'enquerir aupres des autorites locales pour identifier et localiser Ia grappe en question; la duree du denombrement trop longue, soit a cause de la dispersion des habitations, soit a cause d'une densite de population trop elevee. 4. PHASE D'EXPLOITATION 4.1. SAISIE Les programmes de saisie ont ete elabores sur EPI-INFO par le consultant national. Les donnees issues du questionnaire sur la disponibilite des services ont ete saisis dans un seul fichier. Quant donnees issues des questionnaires nMenage" et nMere/ Personne Responsable" elles sont contenues dans 12 fichiers hierarchises selon la description reprise dans le tableau 2.1 ci-dessous. 34 Tableau 4.1 Structure des fichiers de donnees # Fichier Description/Contenu Ordre Fichier-m~re Donnees issues du Questionnaire DisponibilitfJ des Services 1 SERVICES.REC Variables d'identification et de localisation de Ia grappe Services de sante disponibles dan Ia grappe Services d' educatoon disponibles dan Ia grappe Donnees issues du Questionnaire Menage 1 MENAGE.REC Variables d'identification du menage Prima ore - Acc~s aux modules des deux questionnaires 2 CM.REC Caracteristiques mdivoduelles du chef de menage Secondaire MENAGE.REC 3 ACCES.REC Acces aux services de sante Secondaire MENAGE.REC 4 EAUASS.REC Disponibilite en eau et assainissement Secondaire MENAGE.REC 5 SEL.REC Test d'iodadtion du sel Secondaire MENAGE.REC 6 MORTAL.REC Selection des personnes eligibles et informations sur Ia descendance Secondaire MENAGE.REC (mortalite) 7 HISTGROS.REC Issue des trois dernieres grossesses DonnfJes issues du Questionnaire Mere/ Responsable 8 MERE.REC Fichier intermediaire donnant acc~s aux modules du Questionnaire Mere/Responsable 9 ENF.REC Caracteristiques demographiques de I' enfant 10 MODMERE.REC Modules pour les meres ayant un enfant de moms de 5 ans 11 EDUC.REC Module Education (5ans au plus) 12 SANTE.REC Modules de Sante (moins de 5ans) Chaque menage est identifie par un numero de questionnaire unique (questionnaire "Menage"). Quant aux meres ou personnes responsables, 1' identifiant est obtenu par concatenation du numero du questionnaire "Menage" et du numero d' ordre de la personne enquetee (page 3 du questionnaire Tableau 4 2 . Enregistrement Menage Mere Enfant Secondaire MENAGE.REC Secondaire MENAGE.REC Tertiaire MERE.REC Tertiaire MERE.REC Tertia ore MERE.REC Tertiaire MERE.REC Liaison entre les identifiants Numero d'ordre ldentifiant 253 253 04 25304 02 2530402 "Menage", colonne #1). Pour un enfant de moins de 15 ans, l'identifiant est obtenu par concatenation de l'identifiant de la mere (ou de la personne responsable) avec le numero d'ordre de l'enfant (page 1 du questionnaire "Mere et/ou Personne Responsable, de fa9on ale rattacher ala fois au menage eta un membre du menage). Un exemple est donne dans le tableau 4.2 ci- dessus. Les travaux de saisie se sont deroules sous la supervision du consultant national. Pour cela, huit operateurs de saisie ont ete recrutes. Les criteres de selection portaient sur la vitesse de saisie et le taux d'erreurs. La formation des operateurs a dure une semaine, eta un rythme moyen de saisie de 2 grappes par jour par operateur, la saisie effective s 'est deroulee pendant la peri ode du 29 aout au 19 septembre 1995 (trois semaines) sur 8 ordinateurs portatifs, dont 5 TOSHIBA 1910, un TOSHIBA 1600, un DELL, et un OLIVETTI. Pour la plupart des modules des questionnaires, la saisie a ete auto-contr6lee. Toutefois, certains points de contr61e et de codification automatique ont ete supprimes dans les programmes de saisie, a cause des limitations en capacire memoire des ordinateurs utilises. Ces points de contr6le qui ont ere omis ont ete repris au cours des contr6les de coherence et de nettoyage des fichiers. 35 4.2. CONTROLE DES DONNEES Pour des fins de controle, une quatrieme semaine a ete consacree a la double saisie des questionnaires saisis pendant la semaine du 29 am1t (environ le quart de tous les questionnaires). S'agissant specifiquement des travaux de controle, ils visent quatre aspects essentiels : i. 1 'unicite de 1' identifiant, pour chaque enregistrement; ii. la completude de la saisie, qui consiste a verifier si: . tousles questionnaires ont ete saisis, pour chaque grappe; . toutes les donnees de chaque questionnaire ont ete saisies; iii. le controle de champ: verifier si les valeurs saisies correspondent aux codes prevus; iv. le controle de coherence interne des variables. Les points (i) et (ii) ont ete effectues quotidiennement par le consultant, durant les travaux de saisie, afm de faciliter toute correction eventuelle et les controles ulterieurs. A l'issue des tavaux de saisie, ces premiers controles ont ete poursuivis pendant une semaine par un informaticien du Programme National de Surveillance Alimentaire et Nutritionnelle (PNSAN). Quant aux deux derniers points, ils ont fait l'objet d'un travail ulterieur, apres avoir fusionne les fichiers saisis par chaque operateur. Le controle de coherence interne a ete effectue en croisant les variables qui presentent un lien entre elles, de maniere a mettre en evidence tout profil ayant un caractere atypique (par exemple, une femme de 15ans qui aurait eu 10 naissances vivantes). Seules les principales variables ont fait l'objet de ces controles, dans la mesure ou une incoherence eventuellement constatee sur une variable principale entrainerait automatiquement une verification au niveau des autres variables qui lui sont rattachees. Les travaux ont ete faits a deux niveaux: . coherence entre des variables d 'un meme fichier; . coherence entre des variables se trouvant dans des fichiers differents. Pour la plupart des variables contenues dans un meme fichier, le controle de coherence a ete effectue au cours de la saisie (fichiers *.chk). Pour le deuxieme cas (variables issues de fichiers differents), les controles ont ete faits apres Ia saisie. Les points suivants, en particulier, ont fait l'objet de ces controles: comparer la taille du menage a 1' effectif des membres du menage enregistres dans la liste de Ia page 1 du questionnaire "Mere" (fichiers MENAGE.REC et MORTAL.REC); 36 . verifier 1a vraisemb1ance de 1' age des chefs de menages a taille e1evee (fichiers MENAGE.REC et CM.REC); comparer 1e nombre d' enfants nes vivants a 1a somme des enfants vivant dans 1e menage et des enfants vivant hors du menage (fichier MORTAL.REC); . faire 1a meme comparaison pour chaque sexe; . verifier 1a vraisemb1ance de 1' age par rapport au nombre d' enfants nes vivants (fichier MORTAL.REC) ; . verifier 1 'eligibilite par rapport a 1 'histoire des trois dernieres grossesses (fichiers MORTAL.REC et HISTGROS.REC); comparer 1a parite a 1'histoire des trois dernieres grossesses (fichiers MORTAL.REC et HISTGROS.REC); . verifier 1es donnees sur 1'etat de grossesse actue1 (fichiers HISTGROS.REC et MORTAL.REC); comparer 1es codes saisis respectivement pour les variables 11Sexe" -masculin/ feminin- et 11eligibilite" -pere/ mere/ pere responsable/ mere responsable- (fichiers MORTAL.REC et MERE.REC); comparer le lien de parente de chaque enfant vis-a-vis du (de la) repondant(e) -enfant biologique/ a charge) a l'eligibilite; comparer les donnees sur Ia connaissance des signes d'IRA et celles relatives ala prise en charge des cas (fichiers MODMERE.REC et SANTE.REC); 4.3. ANALYSE ET TRAITEMENT PRIMAIRE DES DONNEES 4.3.1. Ponderation L'echantillon etant stratifie (se1on le secteur urbain/rura1) mais autopondere au niveau de chaque strate, !'analyse doit se faire avec des donnees ponderees en fonction du secteur de residence. Le planet Ia base de sondage etant les memes que ceux de 1'ENDS 1992, 1es memes coefficients de ponderation ont ete affectes aux donnees du MICS 1995. Les valeurs des coefficients, communiquees par Macro International se trouvent dans le tableau ci-dessous. Le type de coefficients utilises est different selon l'unite d'analyse (femme, ou menage). Tableau 4.3. Coefficients de ponderation Unite Secteur de residence d'analyse Urbain Rural Femme 0.548926 1.258761 MSpage 0.526321 L2!2705 37 4.3.2. Tabulation et estimation des indicateurs Apres les travaux de controle de nettoyage, les calculs anthropometriques ont ete effectues au moyen du module EPINUT de EPI INFO, et les tableaux necessaires au calcul des indicateurs ont ete produits avec des donnees ponderees. Les calculs ont ete effectues pour chaque sexe et a deux niveaux (urbain/rural, province). Pour tousles indicateurs, les calculs d'estimation et d'erreurs de sondage ont ete effectues au niveau national et avec un niveau de confiance de 95% , au moyen du module CSAMPLE de EPI INFO. 5. BILAN DE LA COLLECTE Un echantillon de 6225 menages a ete constitue, et pour chaque menage, l'issue de l'entretien (nombre et type de modules administres) dependait de Ia composition du menage par rapport a l'eligibilite de ses membres. Sur ces 6225 menages selectionnes, 1 seul n'a couvert aucun module (refus). 5.1. TAILLE ET COUVERTURE DE L'ECHANTILLON Pour les 6224 menages, les modules relatifs au menage (caracteristiques du menage, acces aux services, iodation du sel, acces a l'eau et aux installations sanitaires) ont ete entierement remplis. S'agissant des autres modules, 79% des menages constituant l'echantillon ont ete enquetes sur Ia totalite des questionnaires. Pour le reste des menages, les differents modules ont ete poses en fonction de la composition du menage vis-a-vis de l'eligibilite. Pour les menages n'ayant aucune personne eligible (6%), seul le questionnaire Menage a ete administre. Les modules sur Ia mortalite et sur l'histoire des grossesses n'y ont ete poses qu'aux personnes de sexe feminin agees de 10 ans ou plus. Tableau 5.1 Couverture de l"echantillon au niveau des menages Urba1 Effestjf 2974 3250 6224 Menages n'ayant aucun enfant de moins de 15ans•: - n'ayant aucune personne de sexe feminm de 1 Oans ou plus 2,2 1,5 1,8 - ayant au moins une personne de sexe feminin de 1 Oans ou plus - qui n'a eu aucune grossesse 5,6 3,3 4,4 - qui a eu au moms une grossesse 15,6 9,3 12,1 Menages ayant au moins un enfant de moins de 1 5ans: - ou aucune personne de sexe feminin de 1 Oans ou plus n'a connu aucune grossesse 2,4 3,0 2,7 - ou au moins une rersonne de sexe femin a connu au moins une erossesse 74.6 82,8 78,9 a Questionnaire Mllre/Responsable non administre 38 Tableau 5.2 Couverture de l'echantillon au niveau des membres des menages ldentifhls EnquGttls Mesurtls (poids, taille) Cat6gorie Effect if Effect if % Effectif % MMa I Personna responsable 5647 5504 97,5 Masculin 105 105 100,0 Ftlmimn 5542 5399 97,4 Enfant de 0·59 mols 5570 5536 99,4 5049 91,2 Masculin 2843 2825 99,4 2550 90,3 Ftlminin 2727 2711 99,4 2499 92,2 Enfant de 5 ans ou plus 8433 8130 96,4 Masculln 4238 4091 96,5 tJWi 5.2. EVALUATION DES DONNEES La plupart des indicateurs etant essentiellement lies avec certaines variables demographiques fondamentales telles que l'age et le sexe, !'evaluation interne des donnees a ete faite au moyen de ces variables. Dans !'ensemble, l'age a ete relativement bien declare, au vu du pourcentage d'enquetes dont la date de naissance complete est connue pour chaque categorie, bien que !'attraction aux ages ronds, que l'on constate generalement parmi les individus dont la date de naissance est incomplete, apparait ici, notamment pour les enfants 0-59 mois. Toutefois, malgre les gonflements de proportions constates aux ages ronds (12, 24 36 48 mois), !'evaluation de la qualite des mesures anthropometriques montre que, pour au moins 95% des enfants de moins de 5ans, l'age n'est pas errone. Par ailleurs, les rapports de masculinite valent respectivement 104,4 et 102,5 pour les enfants de 0-59 mois et pour les enfants de 5-15 ans. Tableau 5.3 Qualite de Ia declaration de l'iige M~re/Aesponsable Enfant de 0·59 mois Enfants de 5 ans ou plus Nature de !'information collecttle Urbain Aural Total Urbain Aural Total Urbain Aural Total Date de naissance compl~te 77,8 46,3 60,3 91,4 72,2 79,7 81,1 52,1 64,7 Mois et annee de naissance 0,9 1,9 1,5 1,8 6,6 4,7 1,2 4,4 3,0 Annee de naissance 14,1 28,0 21,8 2,9 8,4 6,3 9,6 20,4 15,8 Age revolu 6,8 23,0 15,8 3,7 12,7 g,2 8,0 22,7 16,3 Date ou age atypique 0,1 0,1 0,1 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 Date et age non dtlclares 0,2 0,7 0,5 0,0 0,0 0,1 0,1 0,3 0,2 Tableau 5.4 Qualite des mesures anthropometriques Nature de !'information collect~e Aucun des trois indices n' est atypique Taille/Age atypique: enfant extrAmement petit ou grand de taille, ou bien taille ou Age errone Poids/taille atypique: enfant extrAmement maigre ou obese, ou b1en poids ou ta1le errone Taille/Age et poids/ta1lle atypiques: taille erronnee Poids/age atypique: poids ou age errone Ta1lle/age et poids/Age atypiques: age errone Poids/ta1lle et poids/age atypiques: poids errone Les trois indices atypiques: sexe errone ou 2 au moins des trois variables (poids, taille,age) erronees 39 Mere/Responsable Urbain Rural Total 92,7 90,7 91,5 1,8 2,2 2,1 1,1 1,3 1,2 2,9 2,6 2,7 0,0 0,2 0,1 0,9 2,3 1,7 0,3 0,4 0,3 0,3 0,4 0,3 ANNEXES Annexe 1: DEFINITION DES TERMES CLES DE L'ENQUETE Menage : Groupe de personnes apparentees ou non, vivant dans meme logement, dependant du meme budget et partageant les principaux repas quotidiens, et reconnaissant l' autorite d 'une unique personne appelee chef de menage. Logement: Lieu ou le menage vit et dort habituellement. A un logement correspond un menage. Aussi, si un batiment est occupe par plusieurs menages identifies selon la definition ci-dessus, le batiment comprend autant de logements que de menages. Si inversement, un menage occupe plusieurs batiments, ces batiments sont rattaches a un seul logement. Resident : Est resident tout individu installe depuis au moins 6 mois dans la localite. Lieu de residence: Localite ouest installe le menage depuis au moins 6 mois. Visiteur : Est visiteur tout individu de passage aupres du menage pour une duree inferieure a 6 mois. Il est done possible de rencontrer un menage de visiteurs s'il correspond ala definition ci-dessus. Piece occupee : Toute piece pouvant servir de chambre a coucher. Mere : Femme qui s'occupe de ses enfants biologiques. Responsable: Personne qui s'occupe d'un ou plusieurs enfants comme s'en occuperait la mere. Est defmie comme responsable toute personne qui est responsable d'un enfant a part entiere. Enfant naturel: Enfant dont la mere biologique est responsable. Enfant a charge: Enfant dont une personne autre que la mere biologique est responsable. Enfant ne vivant :Enfant ayant manifeste un signe de vie (respiration, cri, pleur etc) au moment de sa venue au monde. Enfant de moins de 5 ans : Tout enfant ne pendant la periode allant retrospectivement de la date d' enquete au meme jour et meme mois de 1' annee 1991. Un enfant age de moins de 5 ans a un age en mois revolus inferieur ou egal a 59 mois. Enfant de moins de 15 ans : Tout enfant ne pendant la periode allant retrospectivement de la date d' enquete au meme jour et meme mois de 1' annee 1981. Eau de boisson: Toute eau utilisee pour la boisson et/ou la cuisine. S'approvisionner en eau : Partir du domicile vers le lieu d'approvisionnement en eau, et revenir directement vers le domicile une fois l'eau obtenue. Puits, source protege : puits couvert ou source munie d'une conduite d'eau. Puits, source non protege : puits ou source a ciel ouvert. Installation individuelle de toilette : Installation dont l 'utilisation est reservee a un seul menage bien defini. Installation collective de toilette: Installation dont }'utilisation est permise a plus d'un menage. Frequenter une ecole : Etre inscrit dans un etablissement scolaire (public ou prive) pour un annee scolaire et y aller regulierement pour etudier. Legume jaune: Variete de legumes riches en vitamine A (exemple: carotte). Fruits jaunes : Variete de fruits riches en vitamine A (exemple: papaye). Maladie diarrheique : Toute diarrhee survenant avec au moins trois selles liquides par jour. lray sy Valo: Solution de rehydratation orale preparee avec 1litre d'eau bouillie, 1 cuilleree a cafe de sel, 8 cuilleree a cafe de sucre. SRO/ODIV A: Solution de rehydratation orale preparee avec un sachet de sel de rehydration orale (Odiva) et un litre d' eau bouillie. Annexe 2 CALENDRIER DES ACTIVITES ACTIVITES Pr6paration m6thodologique : budg~tisation , ~chant1llonnage, ~laboration de documents d'enqu~te, pr6tests . ) Acquisition du mat6riel (toises, balances, fournitures . ) Finalisat1on des documents d'enqu~te Impression des documents d'enqu~te Elaboration du programme de saisie des donn6es Identification des op6rateurs de saisie Recrutement et formation des superviseurs centraux Recrutement et formation du personnel de terrain Denombrement at collecte effective Ramassage et acheminement des questionnaires Archivage des questionnaires Recrutement et formation des op~rateurs de sa1sie Saisie des donnees et contrOie Traitement et apurement des donn6es et calcul des indicateurs Redaction du rapport preliminaire Finalisation du rapport pr61immaire 1996 1996 Annexe 3 LISTE DES SUPERVISEURS CENTRAUX Superviseur central Razafindrakoto M. Joseph Razaf1ntsalama B1en-Aim~e Ramamonjisoa Jules Harson Randriamanjakasoa J. Harvel Razanajaona Solofo Randrianjanaka Niaina Ranaivoharimina Harilala Rajaonarivony Marcellin Randnanirainy Ruphin Razanalisoa Perle Razaiarisoa Em!!ile Randriatsimaniry Damoela Rakotoson Jean D~sire Ratsimbazafy L!!a Rasoloforaonina Nary Randimb1mahenina Ramarolahy Albert Raharimanana Victor Rakotomampionona Justin Andriamahazo Julien Rasolonjatovo Martine Rasolofomanana Chnstian Rakotovao Jean Mane Rakotondramasy D~sire Randretsa Mamy Rakotozananany Christophe Speciatitt! Economiste Economiste Sociologue Demographe lngenieur des Travaux Statistiques lng~nieur des Travaux Statistiques Medecin Nutnt1onniste Medecin Medecin Medecin Medecin Medecm Chimiste Medecin Anthropologue Medecin Econom1ste Economiste Agronome Agronome Geographe lng!!meur Statistician Econom1ste lnformaticien Economiste Planificateur Dl!partement Ministere du Plan Ministere du Plan Ministere du Plan lnstitut Nat1onat de Ia Statistique tnst1tut National de Ia Statistique lnstitut National de Ia Statistique Ministere de Ia Recherche Appliquee au D!!veloppement Ministere de Ia Recherche Appliqut!e au D~veloppement Ministere de Ia Recherche Appliquee au Developpement Ministere de Ia Santi! Ministere de Ia Sante Ministere de Ia Santi! Ministers de Ia Sante Ministere de Ia Sante Mmistere de Ia Recherche Appliqu~e au Developpement Ministers de Ia Recherche Appliqu~e au D~veloppement Ministere de Ia Recherche Appliquee au Developpement Ministere de Ia Recherche Appliqut!e au Developpement Ministere d'Etat ~ I' Agriculture et au D~voppement Rural Mmistere d'Etat til' Agriculture et au Devoppement Rural Mmistere d'Etat itii'Agnculture et au Devoppement Rural Ministere d'Etat til' Agriculture et au Devoppement Rural Ministere d'Etat til' Agriculture et au Devoppement Rural Ministere d'Etat~ !'Agriculture et au Devoppement Rural Ministere d'Etat <'I !'Agriculture et au Devoppement Rural Ministere d'Etat til' Agriculture et au Devoppement Rural Annexe 4: CALENDRIER DE FORMATION DES SUPERVISEURS CENTRAUX Journee du 24/05/95 Horaire Theme lntervenant(e) 9.00 Discours d' ouverture RASOLO Andr~ (MEP) 9.20 Presentation de I' Enqu!lte MIS F.GRULOOS ACKREMANS (UNICEF) 9.40 Adoption du timing Dr RAMAROLAHY Albert (PNSAN) DispOSitions administratives 10.30 Methodologie de I'Enquilte et Strategies adoptees pour Ia mise en oeuvre RAZAFIMANJATO Jocelyn (INSTAT) 14.00 Application pratique: - Constitution de Ia base de sondage et tirage des echantillons SOLOFOOIMBY Chrystian (UNICEF) - Structure des questionnaires: les diverses composantes 16.00 Analyse du contenu du questionnaire M~NAGE - Module Caract~ri st iques du Chef de menage - Module Enfants Vtvants SOLOFODIMBY Chrystian (UNICEF) - Module Accils aux Services de Sante - Module Eau et Assainissement - Module Iodation du Sel 17.15 - Module Enfants Vivants - Module Histoire des Grossesses RANDRIAMANJAKASOA J.Harvel (INSTAT) 20.00 TRAVAUX DE GROUPES Journee du 25/05/95 Horaire Thilme lntervenant(e) Analyse du contenu du questionnaire MERE/ RESPONSABLE 8 . 00 - Fiche Mere/Responsable RANDRIAMANJAKASOA J.HARVEL (INSTAT) 8 .30 -Module IRA Dr RAZAIARISOA Emelie (MIN.SANTE) 9.00 - Vita mine A Module A Dr RAMAROLAHY Albert (MRAD) - Vitamine A Module B 9 .30 - Module Vaccin Anti-tetanique Dr RAZANALISOA PERLE (PEV) 10.15 - Module Espacement des naissances 10.45 - Module Education (5 ans ou plus) Dr RAZAIARISOA Emelie (MIN.SANTE) Modules pour les molnstat de 5 ans 11 .30 - Infections Respirato1res Aigues Dr RAZAIARISOA Em~lie (MIN.SANTE) Modules pour les molnstat de 5 ans (swte) 14.00 - Maladies diarrheiques Dr RAZAIARISOA Emelie (MIN.SANTE) 15.15 - Vitamme A Module A Dr RAMAROLAHY Albert (MRAD) - Vitamine A Module B 16.15 - Allaitement maternal Dr RAZANALISOA Perle (PEV) - Vaccmation 17.30 - Anthropometne Dr RAMAROLAHY Albert (MRAD) 20.00 TRAVAUX DE GROUPES Journee du 26/05/95 Horaire Theme lntervenant(e) 8 .00 - Analyse du contenu du questionnaire sur Ia Disponibilite des Services SOLOFODIMBY Chrystian (UNICEF) 8 .30 - Conduits de !' interview RANDRIAMANJAKASOA J.HARVEL (INSTAT) - Les points de contrOie et le rOle du ContrOieur 10.45 - Les aspects organisationnels d'une enqu!lte RAZAFIMANJATO Jocelyn (INSTAT) - Gestion du budget et taches admmistratives du Superv1seur Dr RAMAROLAHY Albert (MRAD) 14.30 - Pratique sur terrain 16.00 CLOTURE Annexe 5 : QUESTIONNAIRES Chapitre 1 , , , FECONDITE ET MORTALITE TABLES DE MATIERES INTRODUCTION . . . . . . . . . DRAFT 1.1 1. CONCEPTS ET DEFINITIONS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . DRAFT 1.1 2. OBJECTIFS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . DRAFT 1.2 3. ESTIMATIONS DE LA FECONDITE ET DE LA MORTALITE . . . DRAFT 1.2 4. LES PRINCIPAUX REsULTATS . . . . . . . . . . . . . . . DRAFT 1.2 4.1. FECONDITE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . DRAFT 1.2 4.1.1. Descendance finale et ISF . . . . . . DRAFT 1.2 4.1.2. Etude de l'infecondite . . . . . . . DRAFT 1.3 4.1 .3. Connaissance et utilisation des methodes contraceptives . . . . . DRAFT 1.4 4.2. MORTALITE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . DRAFT 1.4 5. CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS . . . . . . . . . . . . . . . . . DRAFT 1.5 5.1. Renseignements relatifs a Ia femme . . . . . . . . . DRAFT 1.5 5.2. Naissances des douze demiers mois . . . . . DRAFT 1.6 5.3. Naissances vivantes . . . . . . . . . DRAFT 1.6 ANNEXE 1.1: Tableaux annexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Al.1 DRAFT 1.1 INTRODUCTION Les indicateurs relatifs au niveau de Ia fecondite et de Ia mortalite sont en quelque sorte des indicateurs de "performance" ou de niveau de vie qui sont en fait les resultantes d'un certain nombre de facteurs infra structurels (disponibilites de services de sante, d'education, etc . ) structurels (milieu de residence, proportion de femmes en age de procreer, etc . ) et de comportements individuels ou de groupes. 1. CONCEPTS ET DEFINITIONS Fertilite: Aptitude physiologique pour une femme, un homme ou uncouple a procreer. Sterilite: Incapacite de concevoir( pour Ia femme), ou de feconder (pour l'homme) malgre !'exposition au risque de procreer. On distingue Ia sterilite primaire (ou totale), qui est l'incapacite absolue de procreer, de Ia sterilite secondaire, qui concerne les personnes qui ont pu concevoir ou feconder au mains une fois et se retrouvent dans l'incapacite de procreer a nouveau. Fecondite : Designe la procreation effective au cours d'une periode de temps donnee, exprimee en termes de naissances vivantes. lnfecondite: Absence de naissances vivantes chez une femme, un homme ou uncouple au cours d'une periode de temps donnee. L'infecondite peut etre le fait d'une sterilite, ou de la mortalite foetale, ou d'une non-exposition au risque de grossesse. Ainsi, a la difference de la sterilite, la situation d'infecondite peut eventuellement se modifier au fil du temps. Taux de recondite: Mesure de l'intensite de la fecondite d'une population feminine, obtenue en rapportant le nombre total de naissances vivantes issues de la population feminine concernee au cours d'une periode de temps donnee (generalement une annee revalue) a son effectif moyen pour la meme periode (tenant compte de la mortalite). Le taux de recondite par age peut se mesurer par age. lndice Synthetique de Fecondite (ISF) : Exprime le nombre moyen de naissances vivantes qu'aurait une femme pendant sa vie reproductive (15-49ans) si elle la vivait en se conformant aux taux de fecondite par age mesures a une periode de temps donnee (generalement une annee). Descendance atteinte a l'age x, descendance fmale : Nombre total d'enfants nes vivants a l'age X. On considere comme descendance finale celle que les femmes atteignent a la fin de leur vie reproductive, laquelle est fixee a 49 ans pour les besoins de comparaison internationale. Parite: Descendance atteinte a une periode de temps donnee. On parle egalement de parite selon I' age. Quotient de mortalite infantile : Rapport des deces d'enfants de mains d'un an durant une periode de temps donne (generalement une annee revalue), aux naissances vivantes survenues durant Ia meme periode. Ce quotient est aussi appele taux de mortalite infantile dans la litterature internationale. Quotient de mortalite infanto-juvenile: Rapport des deces d'enfants de mains de 59 mois durant une periode de temps donne aux naissances vivantes survenues durant la meme periode. 'DRAFT 1.2 2. OBJECTIFS Les objectifs preconises dans le Plan national d' Action pour le Redressement Social (PNARS) sont, pour l'an 2000, une reduction de 114%o a 66 %o de Ia mortalite infantile ainsi qu'une baisse de Ia mortalite infanto-juvenile de 166 %o a 110 o/oo. En matiere de fecondite, Ia Politique Nationale de Population preconise "une reduction du niveau de fecondite afin d'aboutir a des taux d'accroissement compatibles avec Ia realisation des objectifs economiques et sociaux de Ia nation" . Un des objectifs du present rapport est d'evaluer a partir des resultats du MICS 1995 le degre d'atteinte des objectifs quantitatifs en matiere de fecondite et de mortalite pour l'horizon 2000. 3. ESTIMATIONS DE LA FECONDITE ET DE LA MORTALITE La nature des donnees issues de l'enquete MICS de 1995 ne permet d'estimer directement les indicateurs de Ia fecondite ainsi que ceux de Ia mortalite. Par contre, des renseignements relatifs a Ia descendance atteinte selon l'age ainsi que sur les enfants encore en vie ont ete collectes. Ces informations perrnettent, d 'une part de calculer Ia parite moyenne par groupe d' ages au moment de l'enquete, et d'autre part d'estimer indirectement les indicateurs de niveau de Ia mortalite. En ce qui conceme Ia fecondite, I' estimation de l'Indice Synthetique de Fecondite (ISF) a ete obtenue en utilisant le rapport Enfant/Femme (0-4ans /15-49 ans) par le biais de Ia technique de Rele. Pour cela, les calculs ont ete fais au moyen de Ia procedure RELEFERT du logiciel PAS<1>. Quant aux indicateurs de mortalite, les estimations ont ete obtenues en utilisant Ia methode de base de type Brass et Ia procedure QFIVE developpee par les Nations Unies. 4. LES PRINCIPAUX RESULTATS 4.1. FECONDITE 4.1.1. Descendance fmale et ISF Le graphique 1.1 ci-dessous montre Ia parite moyenne par age et selon le milieu de residence. Les calculs d'estimation ont ete faits selon Ia technique de Rele (cfrt Annexe). La descendance fmale (nombre d'enfants effectivement obtenus par les femmes a Ia fin de Ia periode de procreation ou D50) est done de 6.1 enfants par femme. Elle varie de 6.6 en milieu rural a 4.8 en milieu urbain. L'Indice Synthetique de Fecondite estime a une valeur tres comparable et ce quel que soit le milieu de residence (Cf annexe 1 pour detail de calcul); en effet, l'ISF est de 5.9 pour }'ensemble du pays et varie de 6.7 en milieu rural a 4.1 en milieu urbain. La date de reference de !'estimation est le milieu de l'annee 1992. Le graphique 1.2 ci-dessous presente les resultats compares aux autres investigations qui se sont deroulees durant Ia meme periode quinquennale . (I) Program Analysis Spreadsheet, developpe par le Bureau du Recensement des Etats-Unis DRAFT 1.3 Graphique 1.1 Graphique 1.2 Nombre moyen d'enfants par femme selon le groupe d'age Valeurs de I'ISF selon Ia source de donnees 7.0 6.0 5.0 4.0 ~ 3.0 .• x - - - - - - . - - - - - - - - - - - -~;- ,-'- - - - ,. . x·· /-·· -+ . . . . . . . . _ . /: . ~; ~;;/· . . . . . . -.-: . ·r· . . . . . . . J< / / 7 6 5 4 ~ 3 2.0 . . ~---- / " . . . . . . 2 ,,x ' / 1.0 . __ ,-~ . ---- . . . . . . . 0.0 + - --.- - ,----,-----r- - ,----, 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Groupe d'Agea Ensemble Urbain Rural Milieu de rbldence Urbain --- ----- Ru . l ~ ENDS 1992 • RGPH 1993 • MICS 1995 Enaemb• 4.1.2. Etude de l'infecondite L'Enquete MICS n'a pas fait d'etude particuliere sur l'infecondite, toutefois le classement des femmes selon le nombre d'enfants nes vivants permet d'apprecier le niveau d'infecondite des femmes lors de l'enquete. La nature des donnees disponibles limite l'etude a la femme, touts etats matrimoniaux confondus. Le profil de la serie des taux d'infecondite primaire par age (graphique 1.3) se caracterise par une baisse brutale entre 15-19 ans. et 20-24 ans, laquelle semble se stabiliser ensuite autour de 10% a partir de 30-34 ans. Graphique 1.3 Proportion de femmes sans enfant selon le groupe d'age 1.000 . . . . . . . . . . . . . 0.800 \. . . . . . . . . . . . . . 0.400 . . ,, . . . . . . . . . . . . . . it '\ . . . _·· .•. +'::---. . . . . . . . . . . .::--. 0 .20D 0 .ODD --t------,,---,-- ----,---,------,--., 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Groupe d'lges Urbain Rural Enoemble MICS 1995 .DRAFT 1.4 4.1.3. Connaissance et utilisation des methodes contraceptives Parmi les femmes de 15 a 49 ans, pres de 34% des femmes ont declare "connaitre au moins une methode pour eviter de tomber enceinte". Les resultats different quelque peu de ceux trouves lors de l'ENDS 1992 car lors de cette derniere enquete, l'enquetrice a releve aussi bien les reponses spontanees que les reponses "apres description" (connaissance assistee) d'une ou des methodes- faite par l'enquetrice-. Autrement dit, l'ENDS a plus approfondi Ia question. Parmi les femmes qui connaissent une methode quelconque, pres de 9 femmes sur 10 connaissent une methode modeme et parmi elles, 19% en utilisent. Alors que 27% seulement des femmes connaissent une methode traditionnelle et plus de Ia moitie d'entre elles utilisent Ia methode declaree. La connaissance et 1 'utilisation des methodes quelconque est plus importante en milieu urbain qu 'en milieu rural pour diverses raisons en particulier le probleme d'acces a }'information et aux services, le probleme socioculturel, le probleme educatif, etc . Ainsi en milieu urbain, pres de deux tiers des femmes ( 64.6%) connaissent au moins une methode contraceptive et 22% des femmes utilisent une methode contraceptive. En milieu rural, moins d'un quart seulement des femmes connaissent au moins une methode et 7% utilisent une pratique quelconque. Ces resultats montrent que compte tenu du "poids" du milieu rural sur Ia proportion des femmes en age de procreer, le niveau de fecondite dans un futur proche n'est pas encore susceptible de connaitre une baisse sensible. 4.2. MORTALITE Les resultats de 1' estimation indirecte de la mortalite sont disponibles au niveau national. Le calcul a ete effectue en utilisant Ia proportion d'enfants encore en vie et Ia proportion d'enfants nes vivants selon l'age de Ia mere. La methode d'estimation utilisee rapporte les resultats au milieu de l'annee 1992 (1992,5)(1). Ainsi, en 1992, le taux de mortalite infantile est de 94roo alors que le taux de mortalite des enfants de moins de 5 ans est de 153 roo. Les valeurs qui se rapportent a l'annee 1995 sont obtenues en extrapolant a l'aide de Ia fonction logistique, et en prenant comme donnees d'entree les quotients de mortalite issus respectivement de l'ENDS 1992, du RGPH 1993 et du MICS 1995. Le taux de mortalite infantile pour 1995 est de 92%o alors que le quotient de mortalite des moins de 5 ans est de 152 roo. Si Ia tendance tracee sur Ia courbe logistique se maintenait, a !'horizon 2000, on serait encore a 86roo pour le taux de mortalite infantile eta 140roo pour le quotient de mortalite des enfants de moins de 5 ans (graphique 1.4). <'l cfrt Annexe pour Ies details de calcul DRAFT 1.5 Graphique 1.4 Estimations des quotients de mortalite, 1990-2019 170 -- - -- - - ----------------- -- ----------------------, t , I • 160 150 140 130 ;.i ; 120 . c • ;: 110 0 :s - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - I I ! I 1 a 1oo 80 90 --·--·-·--·--· ' ' ' - - - - - - - - --·--.- - - - - - - - . , . - , . . - - - - - - - - - . , - - - . --·--·-·-- ' ' ~-. ' ' - - - . . - - - - - -- -- - - - - - . --~:-. - - - - - - - - -- . - - . - - - . - - - ' I l -·--·-- I . . ' . ' . __ . . - -. - - . . - - - - - - -: - - - ·_ - - ; . - -, - - - - - - : - - - - - -~--~--- ---A- -~-- .6._- - - ' ' ' . . .• 70 1990 1995 2000 2005 Ann6e 2010 2015 2019 Moins de Sans --- --·-- -- Moins de 1an MICS 1995 5. CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS Les donnees de l'Enquete MICS, qui corroborent les resultats trouves dans d'autres operations d'envergure nationale, montrent que le niveau de fecondite reste quasi-stationnaire ou evolue tres lentement a Ia baisse. Par ailleurs, les pratiques contraceptives ne concement fmalement qu'une infime partie des femmes en age de procreer. En ce qui conceme Ia mortalite des enfants, l'objectif fixe lors du Sommet mondial, a savoir "la reduction d'un tiers de Ia mortalite infantile et de la mortalite juvenile" semble etre un pari difficile. Pour les activites de collecte future, nous suggerons d'apporter aux questionnaires les amendements suivants afin de faciliter et ajouter un plus a l'analyse des resultats : 5.1. Renseignements relatifs a Ia femme • Niveau d'instruction; • Situation vis-a-vis de l'activite ou activite exercee 5.2. Naissances des douze derniers mois "DRAFT 1.6 Pour avoir une estimation directe de l'ISF ( fecondite actuelle ), il faut collecter les renseignements relatifs aux naissances des 12 derniers mois. La collecte simultanee des donnees sur le nombre d'enfants deja nes ( fecondite retrospective) permet d'ajuster les series sur les donnees de Ia fecondite actuelle. 5.3. Naissances vivantes Pour Ia question relative aux naissances vivantes, il est egalement necessaire d'utiliser les memes questions que celles de l'EDS (Section 2: Reproduction, no 201 a 212) afin, d'une part, d'eviter les oublis ou les "doubles comptes", et d'autre part, de pouvoir mesurer les intervalles intergenesiques. ANNEXE 1.1 Tableaux annexes 1. Nombre moyen d'enfants par femme selon le milieu de residence Milieu de residence Age Urbain Rural 15-19 0,15 0,35 20-24 0,89 1,47 25-29 1,83 2,76 30-34 2,98 4,31 35-39 3,61 5,50 40-44 4,72 6,24 45-49 4,77 6,65 2. Proportion de femmes sans enfant selon le groupe d'ages FEMMES SANS URBAIN RURAL ENFANT 15-19 0,86 0,75 20-24 0,49 0,27 25-29 0,25 0,1 30-34 0,12 0,08 35-39 0,1 0,05 40-44 0,09 0,06 45-49 0,09 0,09 Al.1 Ensemble 0,29 1,29 2,47 3,90 4,91 5,76 6,06 ENSEMBLE 0,83 0,42 0,2 0,11 0,08 0,08 0,09 . A1 .2 ANNEXE 1.2 Methodologie d'evaluation et d'estimation des indicateurs de fecondite et de mortalite 1. Qualite des donnees La structure de Ia population feminine en age de procreer (15-49 ans) est assez reguliere du moins jusqu'au niveau milieu de residence ( urbain /rural). Le rapport enfant/femme montre egalement une certaine coherence (REF urbain = 0.867; REF rural = 0.542 ). Ce qui semble indiquer que les effectifs d'enfants et des femmes sont assez bien collectes. Par contre, en observant le graphique relatif a Ia distribution des enfants nes vivants par age de Ia mere on peut penser que les ages n'ont pas ete correctement declares. On constate en particulier une attraction systematique sur les ages ronds ou semi-ronds (0, 6, 12, 18, 24 mois etc). Enfm on peut constater que Ia proportion d'enfants decedes est sensiblement croissante avec l'age de Ia mere; ce qui constitue egalement une qualite acceptable pour permettre !'utilisation des methodes indirectes d'evaluation de Ia mortalite : En effet Ia duree d'exposition au risque de deceder pour les enfants est plus grande lorsque Ia mere est plus agee. 2. Estimation du niveau de Ia fecondite En utilisant Ia procedure RELEFERT du PAS, on a pu tirer un ISF de 4.1 pour le milieu urbain et de 6. 7 pour le milieu rural . En utilisant le rapport entre milieu urbain (21. 9 %) et le milieu rural (78.1 %), on en deduit un ISF pour }'ensemble du pays qui est de 6.1 enfants/femme. C'est un niveau qui est quasi identique aux resultats trouves lors de l'enquete DHS 1992 (6.1 enfants par femme). 3. Estimation du niveau de Ia mortalite Le questionnaire du MICS 1995 ne contient pas de questions relatives aux evenements des douze derniers mois (naissances et deces); si bien que I' on ne dispose pas d'elements permettant d'effectuer des estimations directes. II s'agit done ici d'estimer le niveau de Ia mortalite des enfants de moins d'un an et des moins de 5 ans. Disposant de Ia serie d'enfants nes vivants et encore en vie classee selon l'age des femmes, Ia procedure QFIVE developpe par les Nations Unies peut etre utilisee pour effectuer les estimations. Pour cela, on a tire de Ia serie des resultats issus de Ia procedure, }'estimation de taux de mortalite infantile etjuvenile correspondant a l'age 20-24 ans des meres du modele Nord de Coale et Demeny. ANNEXE 1.3 Procedures de calcul des estimations 1. Estimation de Ia fecondite (procedure RELEFERT) MADAGASCAR Date des donnees sur Ia population: 1995 Source: MICS 1.1. Population, Esperance de vie et Rapports de masculinite a Ia naissance URBAIN RURAL Population par groupe d'ages Enfants 0-4 2,160 3,349 5-9 1,786 2,511 Femmes 15-19 902 952 20-24 768 774 25-29 634 569 30-34 540 529 35-39 471 451 40-44 403 360 45-49 264 226 50-54 186 199 Esperance de vie a Ia naissance pour des periodes pre-censitaires 0-4 ans avant 58 51 5-9 ans avant 56 50 Raooort de masculinite a Ia naissance 1 03 1 03 1.2. Estimation de l'ISF selon le secteur et groupes d'ages utilises Groupes d' ages Date de reference URBAIN RURAL 0-4/15-44 1992.5 3.91 6.64 0-4/15-49 1992.5 4.04 6.75 5-9/20-49 1987.5 4.01 6.39 5-9/20-54 1987.5 4.18 6.45 Al.3 "A1.4 2. Estimations de Ia mortalite infantile et infanto-juvenile (fonction logistique) Quotients de mortalite, Madagascar 1995 Parametres Anm!e cQn ,Qn Annee cQn ,Qn 1990 164.97 97.30 1990 164.97 97.30 Mortalite des moins de 5 ans 1991 162.36 96.13 1995 152.05 91.50 1992 159.76 94.97 2000 139.61 85.85 lndicateur (sq0) 1993 157.17 93.80 2005 127.90 80.40 Asymptotes 1994 154.60 92.65 2010 117.07 75.18 Limite inferieure 50.00 1995 152.05 91.50 2015 107.25 70.22 Limite superieure 300.00 1996 149.51 90.35 2020 98.49 65.55 1997 147.00 89.22 2025 90.78 61.17 Valeurs d'entree 1998 144.51 88.09 2030 84.09 57.10 ~ 1999 142.05 86.96 2035 78.35 53.34 1992.50 153.00 2000 139.61 85.85 2040 73.47 49.87 1990.10 163.00 2001 137.21 84.74 2045 69.36 46.70 1985.10 195.00 2002 134.83 83.64 2050 65.92 43.82 1980.10 181.00 2003 132.49 82.55 2055 63.05 41.20 2004 130.18 81.47 2060 60.68 38.83 2005 127.90 80.40 2065 58.72 36.71 Mortalite infantile 2006 125.66 79.34 2070 57.11 34.80 Indicateur (1q0) 2007 123.45 78.28 2075 55.79 33.09 Asymptotes 2008 121.29 77.24 2080 54.71 31.56 Limite inferieure 20.00 2009 119.16 76.20 2085 53.83 30.20 Limite superieure 200.00 2010 117.07 75.18 2090 53.11 28.99 2011 115.03 74.17 2095 52.53 27.92 Valeurs d'entree 2012 113.02 73.17 2100 52.05 26.97 ~ 2013 111.06 72.17 2105 51.67 26.14 1985.10 113.30 2014 109.13 71.19 2110 51.35 25.39 1980.10 103.80 2015 107.25 70.22 2115 51.10 24.74 1990.10 93.00 2016 105.42 69.27 2120 50.89 24.16 1992.50 94.00 2017 103.62 68.32 2125 50.72 23.65 1993.50 93.00 2018 101 .87 67.39 2130 50.58 23.21 2019 100.16 66.46 2135 50.47 22.81 Al.5 C: \DATA \KWY\CRING98\BESPONSE\EMAIL\MADAGASC\MICSI. WPD Chapitre 2 MENAGES ET HABITAT TABLES DES MATIERES 1. METHODOLOGIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.1 1.1 CONCEPT ET DEFINITION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.1 1.1.1. Menage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.1 1.1.2. Urbain-Rural . . . 2.1 1.2. DISPONffiiLITE DES DONNEES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.1 1.2.1. Le questionnaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.1 1.2.2 Importance des donnees . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.2 2. CARACTERISTIQUES DES MENAGES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.2 2.2 2.2 2.3 2.3 2.3 2.5 2.6 2.6 2.6 2.1 TAILLE DU MENAGE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.1.1 Ensemble du pays . . . . . . . . . . . . . . 2.1.2. Milieu de residence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.2. CARACTERISTIQUES DEMOGRAPHIQUES DU CHEF DE MENAGE . . . . 2.2.1. Age et sexe du chef de menage . . . . . . . . . . . 2.2.2 Age moyen des chefs de menage . . . . . . . . . 2.3. CARACTERISTIQUES SOCIO-ECONOMIQUES DU CHEF DE MENAGE . . . 2.3 .1. Niveau d'instruction . . . . . . . . . . 2.3.2. L'activite economique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3. CARACTERISTIQUES DU LOGEMENT ET ACCEs AUX FORMATIONS SANITAIRES . . . . . . 2.7 3.1. CARACTERISTIQUES DU LOGEMENT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.7 3.1.1. Nature du plancher . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.7 3.1.2. Pieces occupees . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.8 3.1.3. Installation sanitaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.9 3.1.4. Approvisionnement en eau . . . . . . . . . . . 2.10 3.2. ACCES AUX FORMATIONS SANITAIRES . . . . . 2.12 3.2.1. Les formations sanitaires les plus proches . . . . . . . . . 2.12 3.2.3. Recours aux formations sanitaires les plus proches . . . . . . . . . 2.13 4. CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.13 ANNEXE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A2.1 LISTE DES TABLEAUX Tableau 2.1 : Evolution de Ia taille des menages entre 1992 et 1995 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.3 Tableau 2.2 : Repartition des menages par milieu de residence seton le sexe du chef de menage . . . . . . . . . . . . . . 2.5 Tableau 2.3: Age moyen des chefs de menage par sexe du chef de menage et le milieu de residence . . . . . . . . . . . 2.5 Tableau 2.4: Repartition des chefs de menage par sexe seton Ia branche d'activite (en%) . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.7 Tableau 2.5: Nombre moyen de pieces occupees et nombre moyen de personnes par piece . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.9 Tableau 2.6: Repartition des menages seton Ia disponibilite en installation sanitaire . . . . . . . 2.10 Tableau 2.7: Source d'approvisionnement en eau seton le milieu de residence . . . . . . . . . . . 2.11 Tableau 2.8: Repartition des menages seton les formations sanitaires les plus proches . . . . . 2.12 Tableaux annexes 1. Repartition des menages selon Ia taille et selon le sexe du chef de menage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A2.1 2. Repartition par groupe d'age des chefs de menage seton le milieu de residence . . . . . . . . A2.1 3. Repartition des chefs de menage seton le niveau d' instruction et selon le sexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A2.2 4. Repartition des chefs de menage seton Ia branche d'activite . . . . . . . A2.2 5. Repartition des menages seton Ia nature du plancher des logements . . . . . A2.2 6. Repartition des menages seton le nombre de pieces occupees . . . . . . . A2.3 Graphique 2.1 Graphique 2.2 Graphique 2.3 Graphique 2.4 Graphique 2.5 Graphique 2.6 Graphique 2. 7 Graphique 2.8 Graphique 2.9 LISTE DES GRAPHIQUES Repartition des menages seton Ia taille et le sexe du chef de menage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.2 Pyramide des ages des chefs de menages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.4 Repartition des chefs de menages seton le niveau d'instruction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.6 Logements seton Ia nature du plancher . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2. 7 Repartition des menages seton le nombre de pieces occupees . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.8 Repartition des menages seton Ia disponibilite en installation sanitaire . . . . . . . . . . . 2.10 Repartition des menages seton Ia source d' approvisionnement en eau . . . . . . . . . 2.11 Repartition des menages seton les formations sanitaires les plus proches . . . . . . . 2.12 Proportion de menages ayant recours aux formations sanitaires . . . . . 2.13 DRAFT2.1 1. METHODOLOGIE 1.1 CONCEPT ET DEFINITION 1.1.1. Menage Le concept "menage" a ete defmi a l'enquete par grappes a indicateurs multiples (MICS) realisee en Mai- Juin 1995, comme l'unite socio-economique au sein de laquelle les differents membres, apparentes ou non, vivent dans le meme logement, dependent du meme budget et partagent les principaux repas quotidiens, et reconnaissent l'autorite d'une unique personne appelee "chef de menage"<1>. De par sa definition, Ia notion de "menage" etait uniquement utilisee comme variable de controle de !'enregistrement des individus. De plus, le questionnaire-menage tel qu'il a ete elabore ne comportait pas Ia variable "lien de parente" pour apprehender Ia composition du menage dans le sens strict du terme. 1.1.2. Urbain-Rural Le concept "milieu urbain" reunit les "communes urbaines", c'est-a-dire, les agglomerations de plus de 4.000 habitants ayant realisees un "plan d'urbanisme", et le "milieu rural" constitue le reste du territoire<2>. Le milieu urbain est constitue par les six chefs lieux des Faritany et Ia ville d' Antsirabe, appeles Grands Centres Urbains (GCU), et les 40 centres urbains secondaires (CUS). Le MICS a adopte cette definition pour definir le milieu de residence tout au long de Ia collecte des donnees. 1.2. DISPONIBILITE DES DONNEES 1.2.1. Le questionnaire Les donnees analysees dans ce chapitre sont issues du 11 questionnaire menage II. Ce questionnaire contient les informations de base telles que: I' age et le sexe du chef menage, OJ Manuel de l'agent recenseur, MICS-95 < 2J INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE ET DE LA RECHERCHE ECONOMIQUE, "Recensement General de Ia Population et de I 'Habitat", in Methodologie, p.9 DRAFT 2.2 les caracteristiques socio-t!conomiques du chef de menage : frequentation scolaire, niveau d'instruction, activite economique Le questionnaire permet egalement d 'apprecier l' acces aux services de sante, la source d'approvisionnement en eau, !'existence et le type d'installation sanitaire utilise par le menage. Tout au long de ce chapitre, I' analyse des donnees se fera au niveau de !'ensemble du pays et le milieu de residence en tenant compte dans certaines sections, de la differenciation selon le sexe. 1.2.2 Importance des donnees En tant qu'unite de base, les donnees analysees sur les menages et !'habitat pourront servir de base sur l'etude, I' evolution des indicateurs relatifs ala sante des membres du menage, et en particulier de la mere et de l' enfant. En effet, les variations sur les differents indicateurs pourraient etre dues aux differentes caracteristiques socio-demographiques et economiques du chef de menage. Par la suite, la condition de logement dans lequel vit le menage (plancher, source d'approvisionnement en eau, !'installation sanitaire) joue un role tres important sur la sante des enfants et pourrait etre ainsi une source de la propagation des maladies transmissibles telle que la diarrbee, la toux, . . La Loi n°90-030 relative ala Politique Nationale de Ia Population promulguee en 1990, a fixe certains objectifs dans le but d'ameliorer la qualite de Ia vie et de favoriser l'instauration d'un bien etre pour toutes les categories de la population. La politique de population considere aussi que la mise a la disposition de Ia population de logements decents constitue un des objectifs prioritaires. 2. CARACTERISTIQUES MENAGES 2.1 TAILLE DU MENAGE 2.1.1 Ensemble du pays DES La taille moyenne d'un menage est de 5,2 personnes, et le graphique 2.1 ci-contre presente la repartition des menages selon la taille et selon le sexe du chef de menage. La proportion elevee de menages de moins de 3 personnes dirigee par des femmes (45%) est a lier a l'intensite du celibat et a celle des ruptures d'union, qui influent sur le nombre de femme vivant seules ou avec leurs enfants. Les menages d'une seule personne Graphique 2.1 Repartition des menages selon Ia taille et le sexe du chef de menage 20.0 . ----- - -------.-- . -.-- - ---- - -.- . ---- . . . /"" ··. t ' / 'X . . . 15.0 - . -r - - - - - - - - -\ . ,·x; . . . . . . ~ 10.0 5.0 ' -- · --···· · · - ~----- -· -······ ··- --··· "' ···· . ,IC "" x. . . - . . . . . . . . . - . . "'\:. . .: .- . . -.-- ~ . ~----. _ . -·· '+ - :. -+ 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12+ Tallie du m6nage Maacuhn F6mlnln Enumble MICS 1995 DRAFT2.3 constituent 4% des menages, avec une difference selon le sexe du chef de menage: 10% parmi les chefs de menage feminins contre 2% pour les hommes. Les hommes dirigent par contre, des menages de grande taille (plus de 5 personnes) par rapport aux femmes (59% contre 40%). Il resulte de cette constatation que la taille moyenne d'un menage dirige par un homme est plus elevee que celle d'un menage dont le chef est une femme (5,4 personnes pour le chef de menage masculin et 4,3 personnes pour le chef de menage feminin). La taille modale est de 5 pour un menage dirige par un chef de menage du sexe masculin, elle est de 4 quand le chef est du sexe feminin. 2.1.2. Milieu de residence L 'examen de la taille au niveau du milieu de residence montre que Ia taille moyenne des menages est de 5,0 personnes en milieu urbain; elle est par contre legerement superieure en milieu rural avec une moyenne de 5,4 personnes par menage. Tableau 2.1 : Evolution de Ia taille des menages entre 1992 et 1995 Taille de menage ENDS-92 (%) I MICS-95 (%) 1 6,9 3,7 2-4 39,4 41 ,9 5-8 41,6 42,3 9 et plus 12,1 11,2 Taille moyenne selon le secteur de residence Urbain 5,0 5,0 Rural 5,2 5,4 Tous secteurs 5,2 5,3 L'observation des resultats du Tableau 2.1 montre que Ia taille moyenne des menages est restee quasiment stable entre 1992 et 1995 quel que soit le milieu de residence. Cependant, on note une modification de la structure des menages selon Ia taille. En effet, tandis qu'en 1992 environ 7% des menages etaient constitues d'une seule personne, en 1995 cette proportion n'est plus que de 4%. Par contre, Ia proportion des menages de tailles elevees (2-4 personnes et 5-8 personnes) a augmente en 1995, respectivement de 41,9% et 42,2%. 2.2. CARACTERISTIQUES DEMOGRAPHIQUES DU CHEF DE MENAGE 2.2.1. Age et sexe du chef de menage DRAFT2.4 Plus des trois quart (77%) des chefs de menage sont du sexe masculin. Une telle situation est evidente dans la mesure ou !'organisation de la societe malgache est de type patriarcal. On constate cependant, qu'une part non negligeable de femmes accedent au statut de chef de menage (23%). De plus, ces femmes chefs de menage sont plus representees en milieu urbain qu' en milieu rural (28% en milieu urbain contre 21 % en milieu rural). La situation observee peut s'expliquer d'une part, par le fait qu'en milieu urbain, les femmes, du fait du developpement socio-economique, ont acquis beaucoup plus d'autonomie que leurs consoeurs du milieu rural. D'autre part, la situation pourrait etre due ala structure de l'etat matrimonial ou les celibataires, les veuves et les divorcees seraient beaucoup plus representes en milieu urbain qu' en milieu rural. Ces femmes au cours de Ia collecte, ont ete enregistrees comme chefs de menage. La majorite des chefs de menage ont entre 25 et 44 ans. La classe modale se situe au groupe d' ages 35-39 ans aussi bien pour }'ensemble du pays que pour les femmes; cette classe se situe au groupe d'ages 30-34 ans pour les hommes. Quel que soit le milieu de residence, Ia classe modale des femmes chefs de menage se situe aux groupes d'ages superieurs par rapport a celle des hommes (cf. Tableau en annexe). Cette difference au niveau de la classe modale aura une repercussion sur I' age moyen des chefs de menage. La structure par sexe et par age des chefs de menage presente une dissymetrie en faveur du sexe masculin, une situation resultant de !'importance du sexe masculin a Ia direction des menages (Graphique 2.2). La pyramide presente une base etroite dans le groupe d'ages 10-24 ans. Elle s'elargit par Ia suite jusqu'au groupe d'ages 35-39 ans pour decroitre au fur eta mesure de l'avancement de l'age du chef de menage. 80+ 75-79 70-74 65-69 60-64 55-59 50-54 45-49 40-44 35-39 30-34 25-29 20-24 15-19 10-14 Graphique 2.2 Pyramide des ages des chefs de menages 14 12 10 8 6 4 2 0 2 4 6 I• Masculin DFeminin I 8 10 12 14 MICS 1995 DRAFT2.5 La repartition des menages par milieu de residence et selon le sexe du chef de menage montreque, par rapport a 1992 (ENDS), la structure des chefs de menage selon le sexe et le milieu de residence en 1995 n' a pas beaucoup varie. Tableau 2.2 : Repartition des menages par milieu de residence selon le sexe du chef de menage Milieu de residence Masculin Feminin ENDS-92 MICS-95 EDNS-92 MICS-95 Urbain 73,5 72,5 26,5 27,5 Rural 79,2 79,4 20,8 20,6 Total 78,3 77,4 21,7 22,6 2.2.2 Age moyen des chefs de menage L'age moyen des chefs de menage est de 43,1 ans. D'une maniere generate, les femmes chefs de menage sont plus agees que les hommes chefs de menage (46,6 ans contre 42,0 ans). Cette difference au niveau de I' age moyen permet de dire que la plus grande partie des femmes accedent ala direction d'un menage suite a une rupture d 'union. On constate par la suite que 1' age moyen des chefs de menage est legerement superieur en milieu rural (43,3 ans) qu'en milieu urbain (42,9 ans). Tableau 2. 3: Age moyen des chefs de menage par sexe du chef de menage et le milieu de residence Milieu de residence Sexe Urbain Rural Ensemble Masculin 42,0 42,1 42,0 Feminin 45,3 48,1 46,6 Total 42,9 43,3 43,1 La difference entre sexe est plus marquee selon le milieu de residence (Tableau 2.3). En effet, en milieu urbain, l'age moyen des femmes chefs de menage est de 45,3 ans tandis que celui des hommes est aux environs de 42,0 ans, soit un ecart de 3,3 ans. La meme remarque est constatee en milieu rural, mais avec un ecart d'age beaucoup plus important (6 ans): 48,1 ans pour les femmes et 42,1 ans pour les hommes. DRAFT2.6 Une telle situation pourrait etre imputee probablement a Ia structure par age plus vieille des veuves et divorcees quel que soit le milieu de residence. La situation serait beaucoup plus accentuee en milieu rural qu' en milieu urbain. 2.3. CARACTERISTIQUES SOCIO-ECONOMIQUES DU CHEF DE MENAGE 2.3.1. Niveau d'instruction Le niveau d'instruction correspond a Ia demiere classe suivie par le chef de menage. II s'agit du niveau acquis dans un centre regulier d'enseignement. Cinq niveaux d'instruction ont ete distingues lors de l'enquete MICS: aucun niveau, primaire, secondaire I, secondaire II et superieur. Les donnees sont presentees en annexe. Dans !'ensemble, pres d'un chef de menage sur deux (47%) a atteint le niveau primaire. La plus grande partie des chefs de menage ruraux ont effectue le primaire: 51% contre 35% en milieu urbain. Quant aux niveaux secondaire II et superieur, une faible proportion des chefs de menage I' ont atteint. C 'est surtout en milieu urbain que 1' on rencontre le plus grand nombre de chefs de menage ayant atteint ces deux niveaux, et on constate que les hommes sont plus representes que les femmes. L'existence des infrastructures educatives plus poussees en milieu urbain en serait une des explications sur cette situation. Le niveau d'instruction, surtout pour les femmes, est un des facteurs explicatifs de Ia differenciation sur Ia reproduction, Ia sante de Ia mere et des enfants, l'etat nutritionnel des enfants. Graphique 2.3 Repartition des chefs de menages selon le niveau d'instruction Ensemble Urbain Rural Milieu de residence • ND • Secondaire II Primaire 2.3.2. L'activite economique D Superieur • Secondaire I • Aucun MICS 1995 DRAFT 2.7 Plus de 9 chefs de menage sur 10 declarent etre occupes. L'occupation dominante est celle relevant de !'agriculture (65%). Les autres branches occupent 19% des chefs de menage. Le commerce et l'artisanat contribuent respectivement pour 7% des activites des chefs de menage (Tableau 2.4). Au niveau du sexe des chefs de menage, on constate que le commerce (13%) et l'artisanat (10%) sont reserves beaucoup plus aux femmes chefs de menage tandis que dans 21% des cas les hommes sont les plus nombreux a occuper les autres branches d'activites (services, administration, . ). Tableau 2.4: Repartition des chefs de menage par sexe selon la branche d'activite (en%) Branche d 'activite Masculin Feminin Ensemble DRAFT2.8 Agriculture 66,0 62,4 65,2 Elevage 0,6 1,5 0,8 Peche 1,8 1,3 1,7 Artisanat 5,6 10,3 6,6 Commerce 5,3 12,7 6,8 Autres branches 20,7 11,8 18,9 TOTAL 100,0 100,0 100,0 L' occupation des chefs de menage revele des differences considerables selon le milieu de residence. Si I' agriculture est predominante en milieu rural (82%), I' artisanat ( 14%), les activites commerciales ( 16%), industrielles et administratives (autres branches) sont preponderantes en milieu urbain. Dans !'ensemble, pres de 9 chefs de menage sur 10 (88%) declarent occuper un emploi permanent. Si le travail temporaire est plus represente en milieu urbain et ce quel que soit le sexe du chef de menage, en milieu rural par contre, une proportion assez elevee de chefs de menage effectuent des travaux saisonniers. On constate que les femmes chefs de menage s' adonnaient plus a des emplois temporaires que les hommes chefs de menage et ce quel que soit le milieu de residence. 3. CARACTERISTIQUES DU LOGEMENT ET ACCES AUX FORMATIONS SANIT AIRES 3.1. CARACTERISTIQUES DU LOGEMENT Le questionnaire menage du MICS a permis de relever certaines caracteristiques du logement (nature du plancher, nombre de pieces occupees, installation sanitaire, . ) susceptibles de jouer un role determinant dans l'etat de sante des membres du menage et, en particulier des enfants. 3.1.1. Nature du plancher La nature du plancher par rapport aux murs et aux toits des logements est un des indicateurs de mesure des conditions de vie des menages. En effet, dans Ia plupart des logements, le sol est depourvu de revetement, et les membres du menage dorment a meme sur le sol nu. Cette situation reflete la degradation des conditions de vie des menages et a vraisemblablement un impact sur la sante des membres du menage. Pour plus de la moitie des logements (53%), le plancher n'a pas de revetement (graphique 2.4 ci-contre). Le plancher des autres logements est essentiellement soit en planche dans 18% des cas, soit en ciment dans 17% des cas. Les differences selon le milieu de residence sont frappantes: en milieu rural, 66% des menages dorment a meme le sol nu contre 21% en milieu urbain. De plus, le revetement du sol de 39% des logements sont en ciment en milieu urbain, suivi de la planche dans 34% des cas. 3.1.2. Pieces occupees DRAFf2.9 Graphique 2.4 Logements selon Ia nature du plancher 100 90 80 70 60 ~ 50 40 30 20 10 0 Ensemble Urbain Rural • Carreau 1M Planche Milieu de residence • Autre • Ciment 0 Terre battue MICS 1995 La piece occupee designe pendant l'enquete MICS, toute piece pouvant servir de chambre a coucher(l> Le nombre de pieces occupees permet de mesurer les conditions de logement dans lequel vivent les menages et en particulier le degre d'entassement des membres du menage. Le probleme de Ia promiscuite a touche particulierement les couches les plus defavorisees de Ia population. Cependant, compte tenu de la degradation actuelle de Ia condition de vie des menages, Ia tendance tend a etre generalisee. Le probleme souvent evoque est relatif a 1' insuffisance du pare de logement, et de surcroit au probleme de Ioyer qui ne cesse d' augmenter to us les ans. Le graphique 2.5 ci-dessous presente Ia repartition des menages selon le nombre de pieces occupees et le milieu de residence. Presque la moitie des menages (48%) vivent dans des logements d'une seule piece et plus de 3 menages sur 10 (32%) dans des logements de deux pieces. La proportion n'est pas trop differente selon le milieu de residence : 47% en milieu urbain contre 49% en milieu rural pour les logements d'une seule piece et 31% contre 32% pour les logements de deux pieces. (t) Manuel de l'enqueteur, MICS 1995 DRAFT2.10 50 40 30 20 10 0 Graphique 2.5 Repartition des menages selon le nombre de pieces occupees 2 3 4 5 6 Nombre de pieces • Ensemble • Urbain • Rural 7+ MICS 1995 Le Tableau 2.5 fait apparaitre par la suite que le nombre moyen de pieces occupees est de 1,9 dans !'ensemble du pays, legerement superieur en milieu urbain qu'en milieu rural. En moyenne 3,2 personnes dorment dans une meme piece. Ce nombre est de 3 en milieu urbain et 3,3 en milieu rural. Par rapport aux resultats de l'ENDS de 1992, le nombre moyen de personnes par piece a legerement diminue. En milieu urbain, la situation n'a pratiquement pas evolue. Cette baisse, qui est due notamment a une variation en milieu rural, est a lier a l'insuffisance des logements dans les villes a laquelle s'ajoute egalement 1' exode rural. Tableau 2.5: Nombre moyen de pieces occupees et nombre moyen de personnes par piece Piece occupee Personne par piece Milieu de residence ENDS-92 MICS-95 Urbain 1,93 3,3 3,0 Rural 1,88 4,0 3,3 Ensemble 1,90 3,9 3,2 3.1.3. Installation sanitaire Une installation sanitaire adequate designe un endroit amenage et destine particulierement a la satisfaction DRAFT2.11 des besoins des membres du menage. Elle peut etre a l'interieur ou a l'exterieur du logement, et son usage peut etre prive ou en commun. L' inexistence d' une installation sanitaire, de toilettes adequates dans le logement constitue 1 'une des principales sources de propagation des maladies transmissibles telles que la diarrhee, les vers parasites. En effet, les donnees figurant dans le Tableau 2.6 montrent que seulement 4 menages sur 10 ( 42%) disposent d 'une installation sanitaire. Le reste utilise la nature ou d' autres endroits pour satisfaire leurs besoins immectiats. La encore, les differences entre milieu de residence sont tres importantes: en milieu rural, plus de 7 menages sur 10 (72%) ne disposent d' aucune installation. Par contre en milieu urbain, plus d'un quart (27%) des menages possectent une toilette privee et pres de la moitie (49%) des menages utilisent en commun la meme installation sanitaire. Graphique 2.6 Repartition des menages selon Ia disponibilite en installation sanitaire 100 80 60 40 20 o~--~==~~~=T===-~~=r==~ Ensemble Urbain M lllau de r6sldanca • Installation privee • Installation collective B Pas d'installation Rural MICS 1995 Tableau 2.6: Repartition des menages selon Ia disponibilite en installation sanitaire MILIEU DE RESIDENCE Urbain Rural Ensemble Pas d'installation 23,6 72,3 58,4 Installation privee 27,4 13,6 17,5 Installation collective 49,0 14,1 24,1 Total 100,0 100,0 100,0 3.1.4. Approvisionnement en eau L'approvisionnement en eau designe Ia source principale de l'eau a boire dans le menage(!). Onze (11) modalites ont ete considerees lors de Ia collecte. Quatre principales sources ont ete retenues dans l'analyse, (I) Manuel de l'agent recenseur, MICS-95 DRAFT2.12 le reste des modalites a ete classe dans II autres origines II • La provenance de I I eau a boire permet de juger Ia qualite de I I eau utilisee par les membres du menage. En effet, I I approvisionnement en eau aupres des sources souvent douteuses facilite Ia propagation de certaines maladies comme Ia diarrhee, Ia bilharziose, . . , et elles atteignent en particulier les enfants en bas age. En outre, au regard des distances parfois importantes a parcourir pour chercher de I 1 eau surtout en milieu rural et parfois meme en milieu urbain, cette eau se trouve souvent en quantite limitee dans certains menages. La repartition des menages selon Ia source d I approvisionnement en eau de boisson est illustree par le graphique 2.7 ci-contre. Dans l 1ensemble, tres peu de menages disposent de l 1eau courante (eau de robinet) dans le logement (13%), 15% slapprovisionnent a Ia fontaine publique. Le reste des menages utilisent soit l 1eau des puits/source dans 47% des cas, so it I I eau des lacs et rivieres dans 22% des cas. La difference est impressionnante entre milieu de residence. En effet, mains d 1Un menage sur 10 (9%) s I approvisionne aupres d 1une distribution dleau (robinet, fontaine publique) en milieu rural contre pres de 8 menages sur 10 (77%) en milieu urbain. Les menages ruraux utilisent beaucoup plus I I eau des puits/source (59%) et les eaux provenant Graphique 2. 7 Repartition des menages selon Ia source d 1 approvisionnement en eau Ensemble Urbain Rural Milieu de residence • Autre origine • Fontaine publique • Puits/Source D Eau de robinet ~ Lac/rivh~re MICS 1995 des lacs et rivieres (30%). Ces differences au niveau de Ia provenance de l 1eau a boire entre milieux auront certainement un impact sur Ia sante des membres du menage et en particulier des enfants. Tableau 2.7: Source d 1approvisionnement en eau selon le milieu de residence Source d 1 approvisionnement en MILIEU DE RESIDENCE eau Urbain Rural Ensemble Eau de robinet 36,8 3,8 13,2 Fontaine publique 40,5 5,2 15,3 Puits/Source 17,5 59,4 47,4 Lac/riviere 1,9 29,7 21,8 Autres origines 3,4 1,8 2,3 DRAFT 2.13 I TOTAL 100,0 100,0 100,0 3.2. ACCES AUX FORMATIONS SANITAIRES 3.2.1. Les formations sanitaires les plus proches L'existence d'infrastructures sanitaires et la disponibilite des services de sante matemelle et infantile et/ou des services de planification familiale peuvent affecter les niveaux de morbidite et de mortalite. L'acces aux formations sanitaires a ete evalue au cours des operations de collecte du MICS-95 en termes de type de formation la plus proche du menage. Les resultats presentes ne tiennent pas compte ni de la prestation des services offerts, ni de !'importance et de la qualification du personnel medical ou para- medical existant dans ces formations. Graphique 2.8 Repartition des menages Pour plus de la moitie des menages (56%), postes sanitaires ou dispensaires sont les types de formation sanitaire qui leur sont les plus proches. Les proportions sont respectivement 33% et 23%. Pour 20% des menages, ce sont selon Ies formations sanitaires les plus proches des formations sanitaires plus grandes (hopitaux 100 80 60 generaux, principaux) qui leur sont les plus ~ 40 proches. On constate une disparite importante entre les milieux urbain et rural. Trois menages urbains sur quatre ont acces a un dispensaire ( 46%) ou a une formation sanitaire plus grande (32%). Par contre en milieu rural, pour plus de la moitie des menages (68%), postes sanitaires ( 41 %) ou centre de soin de sante primaire (27%) sont les types de formation les plus 20 Ensemble Urbain M llleu de residence • Formation privee • CSSP • Formation plus grande EJ Dispensaire • Poste sanitaire proches. Pres de 14% des menages ruraux sont proches d'un dispensaire. Rural MICS 1995 Tableau 2.8 : Repartition des menages selon les formations sanitaires les plus proches DRAFT2.14 Urbain Rural Ensemble CSSP 0,1 26,5 19,0 Poste sanitaire 12,4 40,5 32,5 Dispensaire 46,1 13,9 23,1 Formation sanitaire plus grande 32,2 15,2 20,0 Formation privee 9,2 3,9 5,4 Total 100,0 100,0 100,0 3.2.3. Recours aux formations sanitaires les plus proches Graphique 2.9 Proportion de menages L 1enquete MICS fournit egalement des donnees sur le recours aux. formations sanitaires pour demander des soins. Bien qu'au niveau national, Ia majoritedes menages (84%) a recours aux formations sanitaires qui leur sont les plus proches, il existe des differences selon le milieu de residence. En milieu rural, 9 menages sur 10 (91 %) se font soigner dans ces formations les plus proches contre 67% en milieu urbain. Ces differences entre milieu de residence sont dues probablement a une plus grande utilisation des services prives en milieu urbain, ou Ia presence des cliniques et des cabinets de medecins pnves est plus importante. En effet, 33% des menages urbains pre:ferent se faire soigner ailleurs que dans ces formations sanitaires. ayant recours aux formations sanitaires Urbain Rural Ensemble M llleu de residence MICS 1995 Le non recours a ces formations sanitaires d I apres certains chefs de menage se resume en ces principaux points: -absence d 1un personnel qualifie dans les centres de sante existants; - pratique de Ia medecine traditionnelle; - qualite de Ia prestation de service fourni et, - Ia difficulte d I acces pour atteindre les centres surtout en milieu rural. 4. CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS L 1analyse des donnees du MICS-95 a permis de mettre a jour quelques indicateurs utiles sur Ia situation DRAFT2.15 des menages a Madagascar. En tant qu'entite sociologique, l'etude des menages permet de constater effectivement le bien etre de la population, l'environnement culturel, social et economique dans lequel vivent les membres du menage. Ainsi, les resultats obtenus dans cette analyse pourraient servir d 'un cadre de reference pour une meilleure politique nationale de la population. La taille du menage, le nombre de personne par piece constituent un des reflets de la condition de vie des menages. L'exiguite des pieces et la promiscuite sont parfois un des signes de la pauvrete, et aussi de l'insuffisance du pare de logements. Par ailleurs, !'inexistence d'une installation sanitaire adequate (58%), la provenance de l'eau a boire parfois douteuse ne permettraient pas ala population d'avoir et de mener une vie saine et meilleure. Au contraire, 1' absence de ces quelques elements de confort indispensable et necessaire pourrait etre des facteurs de la propagation de certaines maladies, et par consequent de la tendance a la hausse de la morbidite, de la mortalite infantile. Les recommandations issues de cette analyse des donnees du MICS sur le menage et l'habitat ont trait essentiellement au renforcement de la connaissance de la situation des menages et de l'habitat: • lnserer la variable "lien de parente" dans le questionnaire menage en vue de permettre une analyse plus approfondie de la structure des menages; • Introduire dans le questionnaire les autres principales caracteristiques socio-demographiques et economiques du chef de menage et des membres du menage (etat matrimonial, statut d'occupation, profession) A2.1 ANNEXE Tableau 1. Repartition des menages selon Ia taille et selon le sexe du chef de menage Sexe du chef de menage Taille Masculin Feminin Ensemble 1 1,9 9,5 3,7 2 7,2 15,9 9,3 3 14,6 18,7 15,6 4 17,3 15,9 17,0 5 16,0 12,4 15,1 6 14,1 9,8 13,1 7 9,4 6,8 8,7 8 7,0 4,1 6,3 9 5,0 3,0 4,5 10 3,0 1,4 2,7 11 1,6 1,3 1,5 12+ 2,9 1,2 2,5 Total 100,0 100,0 100,0 Taille moyenne 5,4 4,3 5,2 Tableau 2. Repartition par groupe d' age des chefs de menage selon le milieu de residence Groupe Urbain Rural Tous secteurs d'ages Masculin Feminin Total Masculin Feminin Total Masculin Feminin Total A2.2 10-14 0,1 0,0 0,1 0,0 0,1 0,1 0,0 0,1 0,1 15-19 0,5 0,5 1,0 0,9 0,5 1,4 0,8 0,5 1,3 20-24 3,7 1,7 5,4 5,7 0,9 6,6 5,1 1,1 6,2 25-29 9,0 2,5 11,4 10,5 1,2 11,7 10,0 1,6 11,6 30-34 11,7 3,0 14,7 12,5 1,8 14,4 12,3 2,1 14,4 35-39 11,9 3,4 15,3 12,4 2,8 15,2 12,3 3,0 15,3 40-44 11,0 3,7 14,7 11,0 2,3 13,3 11,0 2,7 13,7 45-49 7,8 2,9 10,8 6,2 1,6 7,8 6,7 2,0 8,7 50-54 4,8 2,6 7,4 4,7 2,2 6,9 4,7 2,3 7,0 55-59 3,6 1,9 5,5 4,2 2,0 6,2 4,0 2,0 6,0 60-64 3,3 2,0 5,3 4,1 1,6 5,7 3,9 1,7 5,6 65-69 1,7 1,2 3,0 2,6 1,2 3,8 2,3 1,2 3,5 70-74 1,4 1,0 2,4 2,0 0,9 2,9 1,8 0,9 2,7 75-79 1,3 0,5 1,9 1,7 0,6 2,3 1,6 0,6 2,2 80 + 0,7 0,5 1,2 1,0 0,8 1,9 0,9 0,7 1,6 Total 72,5 27,5 100,0 79,4 20,6 100,0 77,4 22,6 100,0 Tableau 3. Repartition des chefs de menage selon le niveau d'instruction et selon le sexe Milieu de residence/ NIVEAU D'INSTRUCTION Sexe Aucun Primaire Second. I Second. II Superieur N.D TOUSSECTEURS 22,6 46,5 15,8 9,3 3,6 2,2 Masculin 19,3 46,9 16,8 10,2 4,3 2,5 Feminin 34,0 45,1 12,3 6,0 1,4 1,1 URBAIN 8,7 34,5 24,4 18,9 10,6 3,0 Masculin 5,7 31,1 25,2 21,3 13,0 3,7 Feminin 16,5 43,5 22,2 12,4 4,2 1,3 RURAL 28,2 51,3 12,4 5,5 0,9 1,8 Masculin 24,2 52,6 13,8 6,2 1,1 2,1 Feminin 43,3 46,0 7,0 2,7 0,0 1,0 Tableau 4. Repartition des chefs de menage selon Ia branche d' activite Milieu de residence Branche d'activite Urbain Rural Tous secteurs Masculin Feminin Total Masculin Feminin Total Masculin Feminin Total A2.3 Agriculture 12,3 19,7 14,1 84,2 80,9 83,5 66,0 62,4 65,2 Elevage 0,4 1,6 0,6 0,7 1,4 0,8 0,6 1,5 0,8 Peche 2,6 0,8 2,2 1,5 1,6 1,5 1,8 1,3 1,7 Artisanat 15,6 17,8 16,2 2,2 7,1 3,1 5,6 10,3 6,6 Commerce 13,3 32,2 17,9 2,5 4,2 2,9 5,3 12,7 6,8 Autres branches 55,8 27,9 49,0 8,9 4,9 8,1 20,7 11,8 18,9 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Tableau 5. Repartition des menages selon Ia nature du plancher des logements Milieu de residence Nature du plancher Urbain Rural Ensemble Carreau 1,8 0,7 1,0 Planche 33,8 11,8 18,1 Ciment 39,2 8,2 17,1 Terre battue 21,1 65,8 53,0 Autres 4,0 13,6 10,8 Total 100,0 100,0 100,0 Tableau 6. Repartition des menages selon le nombre de pieces occupees Milieu de residence Nombre de pieces Urbain Rural Ensemble 1 46,5 48,6 48,0 2 30,7 32,1 31,7 3 12,3 8,7 9,7 4 6,9 6,9 6,9 5 1,9 1,4 1,7 6 0,9 1,7 1,5 7 et plus 0,8 0,6 0,5 Total 100,0 100,0 100,0 Chapitre 3 EAU - ASSAINISSEMENT TABLES DES MATIERES 1. CONCEPTS ET DEFINITIONS . 3.1 1.1. DEFINITIONS ISSUES DU MICS 1995 . .3.1 1.1.1. Eau . 3.1 1.1.2. Assainissement . 3.1 1.2. DEFINITIONS ISSUES DU SYSTEME WASAMS . 3.2 1. 2 .1. Approvisionnement en eau saine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3. 2 1.2.2. Assainissement . 3.2 2. OBJECTIFS . 3.3 2.1. OBJECTIFS DE L'ENQUETE MICS . .3.3 2.2. OBJECTIFS DE LA MI-DECENNIE . .3.3 2.3. OBJECTIFS DU PNARS EN L' AN 2000 . .3.3 2.4. OBJECTIFS EN L'AN 2000 DANS LE CADRE DE LA SSPA . 3.3 3. ACTIVITES ENTREPRISES . 3.4 4. RESULTATS . 3.4 5. INTERPRETATION DES REsULT ATS . 3.5 5.1. APPROVISIONNEMENT EN EAU . 3.5 5.2. ASSAINISSEMENT . 3.6 6. RECOMMANDATIONS . 3. 7 ANNEXES . A3 .1 Tableau 3.1: Tableau 3.2: Tableau 3.3 : LISTE DES TABLEAUX Proportion de la population ayant acces ai'eau par Faritany . 3.4 Repartition des menages acces a 1' eau traitee ou a des sources protegees . . . . . . . . . . . . . 3. 5 Repartition des menages ayant acces a une structure d'evacuation des excreta selon le type d' installation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3. 6 Tableaux annexes Tableau 1. Tabeau 2: Tabeau 3: Tabeau 4: Repartition des menages ayant acces a 1' eau selon la source d'approvisionnement et le secteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A3 .1 Repartition des menages disposant d'une structure d'evacuation des excreta selon le type d'installation de toilette utilisee et selon le secteur de residence . A3.2 Repartition des menages ayant acces a 1' assainissement selon le faritany et le secteur de residence . A3.3 Les menages qui disposent d'installation individuelle (i) ou collective (c) . . . . . . . . . . A3.3 LISTE DES GRAPIDQUES Graphique 3 .1 : Acces a 1' eau et a 1' assainissement selon le milieu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 .4 Graphique 3. 2 : Acces a 1' eau traitee selon le faritany . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3. 5 DRAFT3.1 Chapitre 3 EAU - ASSAINISSEMENT 1. CONCEPTS ET DEFINITIONS Les concepts varient d'un systeme a un autre. Aussi pour des fins de comparaisons, il conviendrait de presenter les defmitions adoptees pour l'Enquete par Grappes a Indicateurs Multiples (MICSj> de 1995 et celles qui sont issues du systeme WASAMS, et qui sont actuellement utilisees par la Direction de 1 'Eau et le SAGS dans le cadre de la mise en oeuvre de la Strategie Sectorielle et le Plan d 'Action concernant l'Eau et l'Assainissement (SSPA). 1.1. DEFINITIONS ISSUES DU MICS 1995 1.1.1. Eau Eau de boisson: Toute eau utilisee pour la boisson et/ou la cuisine. S'approvisionner en eau: partir du domicile vers le lieu d'approvisionnement en eau, et revenir directement vers le domicile une fois l'eau obtenue. Source d'approvisionnement consideree : Robinet a domicile, robinet collectif,fontaine publique, puits ou source protegee. 1.1.2. Assainissement Installation individuelle de toilette : Installation dont 1 'utilisation est reservee a un seul menage bien defmi. Installation collective de toilette : Installation dont !'utilisation est permise a plus d'un menage. Type d'installation consideree: Tout-a-l'egout, fosse septique, latrines, tinette Milieu urbain - milieu ruraf2) : Le concept suivant a ete adopte: le "milieu urbain" reunit les "communes urbaines", c'est-a-dire, les agglomerations de plus de 4.000 habitants ayant realise un "plan d'urbanisme", et le "milieu rural" constitue le reste du territoire. Le milieu urbain est constitue par les six chefs lieux des Faritany et Ia ville d' Antsirabe, appeles Grands Centres Urbains (GCU), et les 40 centres urbains secondaires (CUS). 1.2. DEFINITIONS ISSUES DU SYSTEME WASAMS <t> Multiple Indicators Cluster Survey (2) La Strategie Sectorielle et le Plan d' Action concernant l'Eau et 1' Assainissement (SSPA) entend par "milieu urbain" !'ensemble des localites de plus de 2.000 habitants et/ou les chefs des ex-Fivondronampokontany.(Cette derniere definition est donnee a titre d'information) DRAFT 3.2 1.2.1. Approvisionnement en eau saine Branchements a domicile : Robinets dans les rnaisons, normalement pas plus d'un, independamment de la source ou de la methode d'extraction. Robinets exterieurs : Generalement un seul robinet installe dans une propriete privee, mais a l'exterieur de la maison, independamment de la source ou de la methode d'extraction. Bornes fontaines publiques : Robinets installes dans des concessions publiques et accessibles au public en general, independamment de la source ou de Ia methode d' extraction. Forages equipes de pompes a main: 11 s'agit de forages dont le diarnetre final, avec ou sans tubage, ne depasse generalement pas 15 centimetres, avec des niveaux statiques de l'eau ayant souvent moins de 80 metres de profondeur et equipes de pompes a main ne pouvant rnonter 1 'eau de profondeur excedant 80 metres. Puits proteges : 11 s' agit de puits qui sont bien proteges de Ia contamination exterieure ou de surface par une doublure ou un couvercle et un rebord suffisamment sureleve par rapport ala surface du sol; ils peuvent etre equipes d'une pompe (quel que soit le type). Sources protegees : Une source captee equipee d'un orifice d'ecoulement sur place. Ceci implique que la population vient chercher 1' eau a la source et la transporte a la maison. Recuperation des eaux de pluie : Installations individuelles ou communales d'interception des eaux de pluie. 11 s'agit en general d'une surface de recuperation (toit ou autre type de surface de preference impermeable ou presque), et d'un dispositif de stockage (citeme, ruts, vases en argile, etc . ). Quelquefois I' installation est munie d'un filtre entre la zone de recuperation et !'element de stockage. L'eau, comme produit fmal, doit etre saine. 1.2.2. Assainissement Fosses septiques : 11 s'agit de toutes installations d'assainissement individuel se deversant dans le sol au travers d'une fosse septique, d'un puisard ou autre moyen. Latrines a chasse d'eau: 11 s'agit de latrines a chasse manuelle qui utilisent une petite quantite d'eau (1 a 3 litres) pour evacuer les dechets ; elles peuvent etre a fosse simple ou double pour !'evacuation des dechets et des eaux usees. Elles peuvent done etre ou ne pas etre connectees a un systeme d'egouts conventionnels ou d I egouts a faible profondeur, Latrines a fosse ventilee et amelioree : Latrines a "fosse seche" arnelioree comprenant un tuyau de ventilation muni d'une grille permettant la circulation de l'air au-dessus du toit et emprisonnant les mouches dans la fosse. Ce procede reduit au minimum les odeurs dans la latrine et retient les mouches qui contribuent a repandre des maladies par contamination fecale. Latrine a fosse simple : Latrines a fosse conventionnelle "seche" sans aucune amelioration telle que tuyau d'aeration ou ecran a mouches. 2. OBJECTIFS 2.1. OBJECTIFS DE L'ENQUETE MICS DRAFT3.3 • Fournir des indicateurs permettant !'evaluation et le suivi des programmes rentrant dans le cadre des Objectifs de la Decennie; • Evaluer le degre d 1 atteinte des Objectifs de la mi-Decennie afin de permettre une orientation effective des activites liees aces Objectifs. 2.2. OBJECTIFS DE LA MI-DECENNIE • Augmenter la fourniture en eau potable et assainissement afm de reduire les disparites entre les niveaux de 1990 et les objectifs dlacces universe! pour l'an 2000 dlun quart pour la fourniture en eau et dlun dixieme pour les fournitures sanitaires (il est important que les definitions dlacces, de quantite adequate, de potabilite et de facilite sanitaire soient clairement exprimees pour ces indicateurs). 2.3. OBJECTIFS DU PNARS EN LIAN 2000 • Augmenter la couverture en eau potable de 25%, pour aboutir a une couverture de 66% en milieu urbain et en milieu rural. • Augmenter la couverture en structures hygieniques dlelimination dlextretas dlun tiers pour aboutir a une couverture de 52% . • Promouvoir 1 I assainissement du milieu de vie urbaine en promouvant une reponse synergetique entre pouvoirs publics, initiative privee et initiative communautaire de meme contre les differents secteurs concernes. 2.4. OBJECTIFS EN Ll AN 2000 DANS LE CADRE DE LA SSPA • Milieu urbain: doter toutes les localites non encore desservies dlinstallations dladduction dleau; rehausser le taux de desserte actuel en assainissement a 60%. • Milieu rural: relever le taux actuel a 50% pour 1 I eau; relever le taux actuel a 30% pour 1 I assainissement. 3. ACTIVITES ENTREPRISES L 1Enquete par Grappes a Indicateurs Multiples, commencee en Juin 1995, a abouti aux resultats preliminaires de Fevrier 1996. Les resultats sont donnes ci-dessous (tableau 1.2). Llanalyse des resultats dlenquete a ete entreprise par une equipe composee dlagents du Ministere de liEnergie et des Mines et du Ministere de la Sante en Octobre 1996. 4. RESULTATS Cette analyse s'appuie sur les des resultats preliminaires du MICS, publies en Fevrier 1996. Les DRAFT3.4 chiffres sont relatifs aux pourcentage~1) de la population ayant acces a 1' eau suivant le type d'installation utilisee. Tableau 3.1 : Proportion de la population ayant acces a 1' eau par Faritany Urbain Rural Tous secteurs Antananarivo 96,7 41,9 64,1 Fianarantsoa 55,0 20,0 25,9 Toamasina 63,1 17,3 28,3 Mahajanga 94,5 13,6 27,2 Toliary 95,6 26,3 40,9 Antsiranana 82,0 7,1 33,6 Madagascar 84,8 24,2 40,7 (I) Pourcentages ponderes par la taille du menage. DRAFT3.5 5. INTERPRETATION DES RESULTATS 5 .1. APPROVISIONNEMENT EN EAU Le pourcentage de la population s I approvisionnant aux bornes fontaines est superieur a celui des menages qui disposent d'un robinet individuel ou d'un robinet collectif, et ce, tant au niveau Faritany que dans tout Madagascar: bornes fontaines , 40,5%; robinet collectif ,17,4%; robinet individuel, 19,2% Le pourcentage le plus eleve des menages ayant acces aux fontaines publiques se trouve dans le Faritany de Toliary aussi bien en milieu urbain qulen milieu rural (en tout 22,5%). Dans le Faritany dl Antsiranana, en milieu rural, les branchements particuliers n I existent pas; et me me le pourcentage d I acces aux bornes fontaines est tres faible (0,4%). Pour le Faritany dl Antananarivo, les menages utilisent beaucoup plus les puits et les sources protegees (22,2%). Llacces a !'alimentation en eau traitee, dans les six Faritany se presente comme suit : Antananarivo (42,5 %), Tulear (32,7%), Mahajanga (23,9%), Antsiranana (23,2%), Toamasina (22,7%), Fianarantsoa (13,2%). Tableau 3.2: Repartition des menages acces a l'eau traitee ou a des sources protegees Robinet Robinet collectif Fontaine Puits/source individuel publique protege Urbain 19,2 17,4 40,5 7,5 Rural 1,5 2,3 5,2 15,0 Antananarivo 11,0 8,7 22,8 22,2 Toamasina 6,8 7,9 8,0 6,5 Antsiranana 4,7 8,9 9,6 12,9 Toliary 4,9 5,3 22,5 8,4 Mahajanga 7,5 2,5 13,9 2,8 Fianarantsoa 1,1 4,4 7,7 12,5 Madagascar 19,2 17,4 40,5 7,5 DRAFT 3.6 5 .2. ASSAINISSEMENT Les menages qui disposent d'une installation de toilette dans tout Madagascar se repartissent comme suit: en milieu rural 27,4% seulement, et en milieu urbain 77,8%. Le Faritany de Tulear presente le plus faible pourcentage d'acces (12,9%). En milieu urbain, 16,0% des menages utilisent des fosses septiques, 81 , 6% des latrines, et 2,3% des tinettes. En milieu ruralles proportions sont respectivement, pour chaque type d'installation 1%, 98,7%, et 0,2%. L'acces en assainissement par Faritany se presente comme suit: Fianarantsoa (82,5%), Antananarivo (72,8%), Mahajanga (22,4%), Toliary (12,9%), Antsiranana (32,9%), et Toamasina (52,1 %). Concernant le Faritany d' Antsiranana on a remarque que le pourcentage d'utilisation de fosse septique est relativement eleve par rapport aux autres Faritany, ce qui parait paradoxa! vu le faible pourcentage de branchements particuliers dans ces Faritany. Tableau 3.3 : Repartition des menages ayant acces a une structure d'evacuation des excreta selon le type d'installation Fosse Septique Antananarivo 8,3 Fianarantsoa 5,1 Toamasina 5,5 Mahajanga 16,9 Toliary 11,6 Antsiranana 19,1 Latrine fosse humide a chasse d'eau 91,5 92,9 89,3 83,1 88,3 80,9 Tinette 0,2 1,9 5,1 DRAFT3.7 6. RECOMMANDATIONS 11 s'agit d'une premiere tentative d'analyse laquelle devrait etre amelioree par la suite par des echanges de point de vue plus approfondi avec toute l'equipe MICS. L'equipe chargee d'analyser les donnees du MICS sur l'Eau et 1' Assainissement recommande de: a) harmoniser les systemes d'informations inities dans le secteur (MICS-WASAMS).Pour cela, revoir certaines defmitions et concepts: eau potable, eau saine, eau salubre; distance acceptable; milieu urbain, milieu rural; type d'installation sanitaire cible. b) impliquer les deux Ministeres intervenant directement dans le secteur Eau et Assainissement, en 1' occurrence le Ministere de l'Energie et des Mines et le Ministere de la Sante et ceci des le debut de toute action a entreprendre dans ce secteur. A3.1 ANNEXES Tableau 1. Repartition des menages ayant acces a l'eau selon Ia source d'approvisionnement et le secteur Secteur de residence Robinet individuel Robinet collectif Fontaine publique Puits/source protege Faritany Antananarivo Milieu Urbain GCU 23,1 19,4 48,2 6,2 cus 24,3 24,3 41,4 4,3 Milieu Rural 2,2 0,9 4,7 33,7 TOTAL 11,0 8,7 22,8 22,2 Faritany Fianarantsoa Milieu Urbain GCU 10,0 8,5 12,8 10,0 cus 3,7 15,9 39,6 3,7 Milieu Rural 2,4 2,8 14,0 TOTAL 1,1 4,4 7,7 12,5 Faritany Toamasina Milieu Urbain GCU 17,3 5,3 34,1 0,5 cus 16,6 15,2 19,5 18,1 Milieu Rural 3,4 7,1 1,8 5,6 TOTAL 6,8 7,9 8,0 6,5 Faritany Mahajanga Milieu Urbain GCU 40,5 10,8 48,0 cus 20,0 8,6 31,4 5,7 Milieu Rural 0,7 0,7 6,7 3,2 TOTAL 7,5 2,5 13,9 2,8 Faritany Toliary Milieu Urbain GCU 7,8 28,5 60,0 0,7 cus 26,4 12,8 52,1 1,4 Milieu Rural 2,0 1,6 14,4 10,2 TOTAL 4,9 5,3 22,5 8,4 Faritany Antsiranana Milieu Urbain GCU 11,6 49,3 39,1 cus 12,8 17,5 21,4 27,1 Milieu Rural 0,4 7,6 TOTAL 4,7 8,9 9,6 12,9 Madagascar Milieu Urbain 19,2 17,4 40,5 7,5 GCU 21,6 18,1 44,8 4,7 cus 14,4 16,1 31,7 13,2 Milieu Rural 1,5 2,3 5,2 15,0 TOTAL A3 .2 Tabeau 2: Repartition des menages disposant d'une structure d'evacuation des excreta selon le type d'installation de toilette utilisee et selon le secteur de residence Fosse Septique Latrine/fosses Tinette humides a chasse d'eau Faritany Fianarantsoa Urbain GCU 10,4 89,5 cus 4,1 86,3 9,5 Rural 3,3 96,7 TOTAL 5,1 92,9 1,9 Faritany Antananarivo Urbain GCU 15,8 84,0 0,2 cus 8,9 91,0 Rural 0,2 99,6 0,2 TOTAL 8,3 91,5 0,2 Faritany Mahajanga Urbain GCU 26,6 73,4 cus 8,3 91,6 Rural 100 TOTAL 16,9 83,1 Faritany Toliary Urbain GCU 6,3 93,7 cus 16,6 83,3 Rural 13,3 86,6 TOTAL 11,6 88,3 Faritany Antsiranana Urbain GCU 47,3 52,7 cus 24,9 75,2 Rural 1,8 98,2 TOTAL 19,1 80,9 A3.3 Fosse Septique Latrine/fosses Tinette humides a chasse d'eau Faritany Toamasina Urbain GCU 17,5 62,2 20,2 cus 6,5 90,6 2,9 Rural 0,9 98,7 0,4 TOTAL 5,5 89,3 5,1 Madagascar Urbain 16,0 81,6 2,3 GCU 17,2 80,4 2,3 cus 12,1 85,6 2,3 Rural 1,0 98,7 0,2 TOTAL Tabeau 3: Repartition des menages ayant acces a l'aAAainissement selon le faritany et le secteur de residence Antananarivo Fianarantsoa Toamasina Mahajanga Toliary Antsiranana Madagascar Urbain 75,8 GCU 92,4 61,4 90,4 88,0 56,4 79,7 cus 95,7 29,8 80,9 68,6 51 ,4 43,2 Rural 58,6 12,1 41 ,1 8,2 3,0 22,4 27,4 TOTAL 72,8 82,5 52,1 22,4 12,9 32,9 Tabeau 4: Les menages qui disposent d'installation individuelle (i) ou collective (c) Fianarantsoa Antananariv Mahajanga Toliary Antsiranana Toamasina Madagascar 0 c c c c c c c Urbain 35,6 64,3 GCU 37,2 62,8 30,2 69,8 35,7 64,3 40,5 59,5 16,3 83,6 47,3 52,6 cus 34,2 65 ,7 52,2 47,7 45,8 54,1 45,8 54,1 41,3 58,7 47,6 52,3 Rural 45,0 54,9 47,3 52,6 63,6 36,3 60,0 40,0 48,2 51 ,8 50,9 49,1 48,9 51,1 TOTAL 41,1 58,9 38,8 61,1 45,0 54,9 46,2 53,8 39,7 60,2 49,5 50,5 Chapitre 4 ALPHABETISATION ET SCOLARISATION DES ENFANTS DE 5 A 15 ANS TABLES DES MATIERES 1. LES CONCEPTS . 4.1 2. LES OBJECTIFS DU PROGRAMME 4.2 3. LES ACTIVITES MENEES . 4.2 4. LES RESULTATS DE L'ENQUETE MICS . 4.3 4.1. SCOLARISATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4.3 4.1.1. Statut vis-a-vis de Ia scolarisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4.3 4.1.2. Scolarisation selon le faritany . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4.3 4.1.3. Scolarisation et milieu de residence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4.4 4.1.4. Scolarisation selon l'age . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4.4 4.2. A , EME AGE D'ENTREE EN 11 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4.5 4.2.1. Age d'entree en 11em• selon le sexe . 4.5 4.2.2. Age d'entree en 11eme selon le faritany . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4.5 4.3. LA SCOLARISATION EN 1994-95 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4.6 4.3.1. Les taux de scolarisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4.6 4.3.2. Variations de Ia scolarisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4.7 4.3 .3. Les taux d' admission . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4. 7 4.4. LA FREQUENTATION SCOLAIRE EN 1994-95 . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4.8 4.4.1. La frequentation reguliere selon l'age et le sexe . . . . . . . . . . . . . . . 4.8 4.4.2. La frequentation reguliere selon le faritany . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4.9 4.4.3. La frequentation reguliere selon le milieu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4.9 4.4.4. La frequentation reguliere selon l'age d'entree au primaire . 4.10 4.5. LE NIVEAU D'INSTRUCTION DES ENFANTS EN 1994-95 . 4.10 4. 5 .1. La classe sui vie selon le sexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4.11 4.5.2. La classe suivie selon l'age actuel . 4.12 4.5.3. La classe suivie selon le faritany . 4.13 4.5.4. La classe suivie selon le milieu . 4.14 4.6. LES CAUSES DE LA DEPERDITION SCOLAIRE . 4.14 5. CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS . 4.15 Tableau 4.1 : Tableau 4.2: Tableau 4.3 : Tableau 4.4 : Tableau 4.5: Tableau 4.6 : Tableau 4.7 : Tableau 4.8 : Tableau 4.9: LISTE DES TABLEAUX Repartition des enfants selon selon le statut vis-a-vis de Ia scolarisation et selon milieu . . . . . . . 4.4 Proportion cumulee des enfants qui ont deja frequente !'ecole selon l'age d'entree en 11<me et selon le faritany . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4.6 Repartition des taux d'admission par faritany, par milieu et par sexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4.8 Repartition des frequences de Ia frequentation reguliere selon le sexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4.8 Repartition des frequences de Ia frequentation reguliere en fonction du faritany . . . . . . . . . . . . 4.9 Repartition des frequences de Ia frequentation reguliere selon le milieu . 4.10 Repartition des enfants de 5-15 ans selon Ia classe suivie en 1994-95 et selon le sexe . 4.12 Repartition des frequences cumulees de Ia classe suivie selon I' age actuel . 4.12 Repartition des enfants scolarises en 1994-95 selon Ia classe suivie et selon le faritany . 4.13 Tableaux annexes Tableau 1: Tableau 2: Tableau 3: Tableau 4: Tableau 5: Tableau 6: Tableau 7: Tableau 8: Tableau 9: Tableau 10: Graphique 4.1 : Statut vis-a-vis de Ia scolarisation selon le sexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A4.1 Statut vis-a-vis de Ia scolarisation selon le faritany . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A4.1 Statut vis-a-vis de Ia scolarisation selon l'flge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A4.1 Repartition des enfants qui ont deja frequente selon I' age d' entree en 11 erne . . . . . . . . . . . . . A4 .1 Repartition des enfants selon Ia classe suivie et selon l'flge actuel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A4.2 Repartition des enfants selon Ia classe suivie et selon le milieu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A4.2 Taux bruts de scolarisation du primaire par faritany en 1994-95, par milieu et par sexe . . . . . . A4.2 Taux nets de scolarisation du primaire par faritany en 1994-95, par milieu et par sexe . . . . . . . A4.3 Taux nets de scolarisation du secondaire du 1•r cycle par faritany en 1994-95, par milieu et par sexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A4.3 Les raisons de I' abandon selon le sexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A4.3 LISTE DES GRAPIDQUES Proportion d'enfants ayant deja frequente !'ecole selon le faritany 4.3 Graphique 4.2 : Proportion cumulee des enfants selon le statut vis-a-vis de Ia scolarisation et selon I' age . . . . . . 4.4 Graphique 4.3: Proportions cumulees des enfants selon selon l'age d'entree en 11em• et selon Ie sexe . 4.5 Graphique 4.4 : Taux de scolarisation par faritany (1994-95) Primaire I Secondaire 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4.6 Graphique 4.5 : Taux de scolarisation par sexe (1994-95) Primaire I Secondaire 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4.7 Graphique 4.6 : Taux de scolarisation par milieu (1994-95) Primaire I Secondaire 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4.7 Graphique 4.7 : Profil par age dela frequentation reguliere . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4.8 Graphique 4. 8 : Frequentation reguliere selon I' age d' entree au primaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4.10 Graphique 4.9 : Structure par sexe selon Ia classe suivie . 4.11 Graphique 4.10: Repartition des enfants de 5-15 ans inscrits en 1994-95 selon le niveau minimum atteint et selon Ie sexe . 4.11 Graphique 4.11: Parcours scolaire d'une cohorte fictive . 4.13 Graphique 4.12 : Frequences cumulees selon Ia classe suivie et selon le milieu . 4.14 Graphique 4.13: Les principales raisons d'abandon scolaire . 4.14 DRAFT4.1 L'enquete MICS de 1995 a porte sur 6225 menages et de ce fait, a touche 8149 enfants de 5 a 15 ans. L'analyse du theme Education est faite sur Ia base de donnees disponibles a partir de l'enquete, et qui sont relatives, d'une part, aux caracteristiques individuelles de I' enfant (sexe, age, lieu de residence), et d'autre part aux divers aspects touchant son education (niveau d'alphabetisation, frequentation scolaire, le niveau d'instruction, causes de deperditions scolaires) . 1. LES CONCEPTS Les definitions des differents concepts utilises dans ce document sont explicitees comme suit : Inscription : Etre inscrit dans un etablissement scolaire (public ou prive) pour une annee scolaire donnee. Frequentation reguliere : Etre inscrit dans un etablissement scolaire (public ou prive) pour une annee scolaire donne et y aller regulierement pour etudier. Population scolarisable du primaire : Population d'age scolaire (legal), soit 6 a 10 ans pour le primaire. Population scolarisable du secondaire de premier cycle : Population d'age scolaire (legal), soit 11 a 14 ans pour le secondaire du premier cycle. Population scolarisee du primaire : Population effectivement inscrite regulierement dans les ecoles primaires (public et prive) . Population scolarisee du secondaire du premier cycle : Population effectivement inscrite regulierement dans les colleges (public et prive). Niveau d'instruction : derniere classe suivie par l'enfant en 1994- 1995. Deperdition scolaire : Situation d'ecart par rapport a une scolarisation normale, et caracterisee par le redoublement et l'abandon scolaire. Taux d'admission en lleme : Exprime Ia proportion d'enfants d'age d'entree au primaire (6 ans) et qui accedent en 11 erne a cet age. Taux brut de scolarisation :Pour un cycle donne, c'est le rapport, exprime en pourcentage, entre Ia population totale scolarisee dans ce cycle pendant une annee scolaire sur Ia population scolarisable de ce cycle, pour Ia meme annee. Taux net de scolarisation : Pour un cycle donne, c'est le rapport, exprime en pourcentage, entre Ia population scolarisee de Ia tranche d'age correspondant ace cycle pendant une annee scolaire sur Ia population scolarisable de ce cycle, pour Ia meme annee. Deperdition scolaire : Phenomene caracterise par une situation d'ecart par rapport a une scolarisation normale DRAFT4.2 2. LES OBJECTIFS DU PROGRAMME Le Programme National d' Action pour le Redressement Social (PNARS) defmit les objectifs ci-dessous a atteindre en I' an 2000 pour I' education : • universaliser I' enseignement primaire tout en ameliorant Ia qualite de I' enseignement en faisant en sorte que 80 % des enfants d'age scolaire achevent le cycle primaire; et • ramener le taux d'analphabetisme de 25 % a 12,5 %de Ia population malgache et creer ensuite un environnement lettre de maniere a maintenir eta valoriser les acquis des "neo-alphabetises". 3. LES ACTIVITES MENEES Parmi les activites menees par le Ministere de }'Education Nationale dans le cadre de Ia mise en oeuvre du PNARS, on peut citer plusieurs projets visant a ameliorer Ia qualite de l'enseignement: • Le Credit de Renforcement du Secteur Educatif (CRESED), dont les actions visent entre autres: Ia formation continue des enseignants; }'amelioration de Ia planification et de Ia gestion de I' education (MAGPLANED); Ia rehabilitation des ecoles publiques (PRAGAP); Ia formation initiale des enseignants (EN I, EN II, et EN III); et Ia formation initiale des inspecteurs de niveau I. • Le Programme de Renforcement du Secteur Educatif Malgache (PRESEM) visant entre autres: Ia formation administrative des personnels des CISCO, OPEN, et MEN; Ia formation pedagogique du personnel enseignant des ecoles; l'encadrement dans Ia formation des inspecteurs de l'enseinement primaire; et !'amelioration de Ia gestion du personnel des niveaux II et III; • Le projet UNICEF/MEN Education Primaire visant a ameliorer l'equipement en mobiliers et materiels didactiques des ecoles , ainsi que Ia rehabilitation des infrastructures scolaires Au vu des objectifs du Programme National d' Action pour le Redressement Social cites ci-dessus et afin de permettre une estimation de l'impact des actions et de ce qui reste a accomplir pour l'atteinte des objectifs fixes, l'analyse des donnees de l'enquete MICS sur I' education porte sur les cinq themes suivants : i- Ia scolarisation; ii- Ia frequentation reguliere; iii- le niveau d'instruction des enfants; iv- les causes de Ia deperdition scolaire; et v- les niveau et tendance de l'alphabetisation. 4. LES RESULTATS DE L'ENQuETE MICS DRAFT4.3 4.1. SCOLARISA TION En notant que les enfants qui ont deja ete a I' ecole peuvent avoir abandonne entre temps, cette partie presente done Ia scolarisation sous son aspect general (et non son aspect du moment). Les donnees analysees sont issues des reponses a Ia question "L'enfant a-t-il dejafrequente /'ecole ?", posee aux personnes responsables des enfants. 4.1.1. Statut vis-a-vis de Ia scolarisation Seuls 68% des enfants ont deja frequente l'ecole, et moins de 1% des repondants ne savaient pas le statut de leurs enfants vis-a-vis de Ia scolarisation. Autrement dit, un enfant sur trois n'a jamais frequente l'ecole. Du point de vue de Ia scolarisation generate, il n'existe done pas de difference essentielle entre les deux sexes. Aussi bien chez les gan;:ons que chez les filles, environ deux tiers des enfants ont deja frequente l'ecole (67% pour les gan;ons contre 68% pour les filles.). 4.1.2. Scolarisation selon le faritany Le graphique 4.1 ci-dessous presente Ia repartition des enfants ayant deja ete scolarises par faritany. Les valeurs des differentes proportions montrent que les disparites importantes existent entre les faritany. La proportion d'enfants ayant deja frequente l'ecole varie d'un faritany a un autre entre 51% (Toliary) et 77% (Antananarivo). Les faritany de Fianarantsoa et de Toliary ont les plus faibles performances en matiere de scolarisation >- c Graphique 4.1 Proportion d'enfants ayant deja frequente I' ecole selon le faritany Antananarivo Toamasina Antsiranana :! Mahajanga i: IV 1&. Fianarantsoa Toliary MADAGASCAR 0.0 10.0 20.0 30.0 40.0 50.0 60.0 70.0 80.0 % MICS 1995 4.1.3. Scolarisation et milieu de residence DRAFT4.4 Le meme desequilibre apparait dans Ia repartition des enfants ayant deja frequente l'ecole selon son milieu de residence (urbain/rural ), au vu du tableau 4.1 ci-dessous. Neuf enfants sur dix en milieu urbain ont deja frequente l'ecole, alors qu'en milieu rural, un peu plus de Ia moitie le sont. Tableau 4.1 : Repartition des enfants selon selon le statut vis-a-vis de Ia scolarisation et selon milieu L'enfant a-t-il deja frequente I' ecole ? Non Oui Ne sait pas Total Urbain 14,9 85,7 0,4 100,0 Rural 38,1 61,4 0,5 100,0 Ensemble 32,1 67,5 0,4 100,0 4.1.4. Scolarisation selon l'age La repartition par age des enfants selon leur statut vis-a-vis de Ia scolarisation permet a Ia fois de decrire l'ampleur de Ia scolarisation et de caracteriser !'age des enfants scolarises mais qui ne sont plus a l'ecole. Le graphique 4.2 presente les proportions cumulees des enfants de 5-15 ans selon le statut vis-a-vis de Ia scolarisation (a deja frequente/ n'ajamais frequente) et selon l'age au moment de l'enquete. II ressort de ces deux profils que, d'une part, deux enfants sur trois (67%) parmi ceux qui n'ont jamais frequente I' ecole ant mains de 8 ans a Ia date de l'enquete. Cela montre qu'une grande partie des enfants d'age scolarisable ne sont pas a l'ecole. D'autre part, plus de Ia moitie des enfants qui ant deja ete a I' ecole (56%) ant mains de 10 ans. Au-dela de Ia faible scolarisation qui a ete constatee dans les paragraphes precedents, ces deux resultats traduisent un retard de scolarisation des enfants, accompagne d'un abandon precoce de l'ecole. En effet l'age moyen des enfants de 5-15 ans qui n'ontjamais ete a l'ecole vaut 7,8 ans, tandis que ceux qui ant deja ete I' ecole sont ages de 9,9 ans en moyenne. Le paragraphe suivant traite plus specifiquement de cet aspect. 4.2. AGE D'ENTREE EN 11 EME Graphique 4.2 Proportion cumulee des enfants seton le statut vis-a-vis de Ia scolarisation et seton I' age 100 90 80 70 60 ~ 50 40 30 20 10 0 6 e 10 11 12 13 14 1s Age DRAFT4.5 4.2.1. Age d'entree en neme selon Ie sexe Le graphique ci-dessous montre que parmi ceux qui ont deja frequente l'ecole, 2 enfants sur 10 (21%) ont subi des retards a Ia scolarisation et sont entres en classe de 11eme au-dela de l'age legal de 6 ans. Ce phenomene semble toucher de facon homogene les garcons aussi bien que les filles. En effet, Ia rentree tardive conceme 22% des garcons, contre 21% pour les filles. Graphique 4.3 Proportions cumutees des enfants seton seton l'dge d'entree en n•- et seton te sexe 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Age -- Ensemble Garorons Filles MICS 1995 4.2.2. Age d'entree en lleme selon le faritany C'est dans les faritany de Toamasina et Antananarivo que les enfants qui ont deja frequente l'ecole sont entres assezjeunes dans le primaire. Dans ces deux Faritany respectivement, 83 % et 81 %des enfants qui ont deja frequente l'ecole ont ete inscrits en 11eme a 6 ans ou moins, alors que les faritany de Toliara et Fianarantsoa n'en comptent respectivement que 74 % et 72 % a Ia meme periode. La situation des faritany d' Antsiranana et de Mahajanga (avec respectivement 80 % et 79 %) est assez proche de Ia moyenne nationale qui est de 79 %. D'autre part, les faritany de Fianarantsoa et de Mahajanga ont des rentrees tardives jusqu'a l'age de 12 ans et meme 13 ans. DRAFT4.6 Tableau 4.2: Proportion cumulee des enfants qui ont deja frequente I' ecole selon I' age d'entree en 11 erne et selon le faritany Faritany Age Antananarivo Fianarantsoa Toamasina Mahajanga Toliara Antsiranana 4 ans 0,1 0,0 0,00 0,00 0,0 0,0 5ans 31,5 20,2 26,2 19,4 29,2 26,7 6ans 80,8 72,4 83,1 79,0 74,4 79,6 7ans 91,8 86,3 93,7 87,8 87,9 92,9 8 ans 96,3 93,6 96,7 93,8 94,1 97,5 9ans 98,3 96,7 98,4 95,4 97,1 98,5 10 ans 99,6 99,1 99,3 98,0 99,2 99,8 11 ans 99,8 99,7 99,9 99,0 99,7 100,0 12 ans 100,0 99,8 100,0 99,8 100,0 100,0 13 ans 100,0 100,0 100,0 99,8 100,0 100,0 14 ans 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 15 ans 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Ensemble 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 4.3. LA SCOLARISATION EN 1994-95 4.3.1. Les taux de scolarisation Les donnees du MICS donnent, pour l'annee scolaire 1994-95, un taux brut de scolarisation primaire egal a 96% pour I' ensemble de Madagascar. Le taux net de scolarisation primaire est de 58 % pour Madagascar, tous milieux et sexes confondus. Pour le secondaire du premier cycle, il est possible que Ia mesure du taux brut de scolarisation soit relativement baisee, dans Ia mesure ou Ia population cible de l'enquete MICS ne couvre que Ia tranche d'ages 5-15 ans, alors qu'une partie de Ia population scolarisee dans le secondaire du ~ 120 110 100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 Graphique 4.4 Taux de scolarisation par faritany (1994-95) Primaire I Secondaire 1 Antananarivo Antalranana Mahajanga Toamaalna Flanarantaoa Tollary Farltany 1er cycle depasse 15 ans. Les donnees dU • Taux brut (pnma1re) • Taux net (primaire) Total 0,0 26,6 78,6 90,3 95,5 97,7 99,3 99,7 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 • Taux net (secondaire 1) MICS donnent un taux brut de Mics 1995 scolarisation de 22% . Quant au taux net de scolarisation au secondaire du 1 er cycle, il est egal a 17%. DRAFT4.7 4.3.2. Variations de Ia scolarisation S'agissant des differences gan;:ons/filles, les taux brut de scolarisation sont relativement voisins parmi les deux sexes (96% contre 97%), tandis que Ia scolarisation nette presente une disparite en defaveur des garcons aussi bien dans le primaire (60% contre 57%) que dans le secondaire (19 % contre 16 %). En definitive, !'admission semble connaitre un retard aussi important chez les garcons que chez les filles. D'un autre cote, bien que Ia retention soit faible, du fait de !'importance des phenomenes de deperdition et d'efficacite interne, elle semble meilleure chez les filles que chez les garcons. Les valeurs des taux nets de scolarisation varient d'un faritany a un autre. Les faritany d'Antananarivo et de Antsiranana se distinguent du lot par des taux nettement superieurs a Ia moyenne nationale. Celui de Fianarantsoa se retrouve tres au-dessous de Ia moyenne nationale avec un taux de 8% .La disparite Urbain/Rural est tres elevee (le rapport taux urbain/taux rural avoisine Ia valeur 4 pour le faritany de Toamasina et est superieur a 8 pour le faritany d'Antsiranana). Graphique 4.5 Taux de scolarisation par sexe (1994-95) Primaire I Secondaire 1 100 90 80 70 60 '/( 50 40 30 20 10 0 ~----~------~----~------' Garyona Filla& Saxe Ill Taux brut (prlmoiro) • Taux net (pnma1re) • Taux net (secondaire 1) MICS 1995 4.3.3. Les taux d'admission Graphique 4.6 Taux de scolarisation par milieu (1994-95) Primaire I Secondaire 1 120 110 100 90 80 70 '/( 60 50 40 30 20 10 0~------------~-----.--_bL_/ Urbain Rural Milieu de rbldence 0 Toux brut (prlmalro) • Taux net (secondaire 1) MICS 1995 Le tableau 4.2 ci-dessous donne Ia repartition des taux d'admission par faritany, par milieu et par sexe. Dans l'ensemble, les taux d'admission oscillent entre 32% et 47%, ce qui est encore tres loin de l'objectif du PNARS. Les taux d'admission sont plus eleves en milieu urbain qu'en milieu rural (pratiquement le double). De meme, pour les faritany d' Antananarivo, de Fianarantsoa, de Toamasina et de Mahajanga, les taux d'admission des garcons sont legerement superieurs a ceux des filles, alors que Ia situation inverse prevaut pour les deux faritany restants, Toliara et Antsiranana ou les taux d'admission des filles sont tres nettement superieurs a ceux des garcons. DRAFT 4.8 Tableau 4.3 : Repartition des taux d'admission par faritany, par milieu et par sexe Faritany Milieu de residence Sexe Ensemble Urbain Rural Masculin Feminin Antananarivo 71,6 34,8 46,4 47,3 46,8 Fianarantsoa 54,5 29,8 33,6 30,9 32,3 Toamasina 74,1 42,6 50,6 45,7 48,3 Mahajanga 75,0 34,5 40,3 38,9 39,7 Toliara 67,9 24,1 26,7 36,9 32,6 Antsiranana 63,3 28,3 36,1 47,5 42,1 4.4. LA FREQUENTATION SCOLAIRE EN 1994-95 La frequentation reguliere conceme les enfants inscrits a l'ecole au cours de l'annee scolaire 1994-95. Elle est definie comme le fait d'aller en classe regulierement du debut a Ia fm de l'annee scolaire. 4.4.1. La frequentation reguliere selon l'age et le sexe Tableau 4.4 : Repartition des frequences de Ia frequentation reguliere selon le sexe L'enfant frequente-t-il regulierement l'ecole cette annee? Non Oui Ne sait pas Total Gar9ons 1,6 97,9 0,5 100,0 Filles 1,1 98,6 0,3 100,0 Ensemble 1,4 98,2 0,4 100,0 La quasi-totalite des enfants inscrits au cours de l'annee scolaire 1994-95 (98%) sont declares assidus. Par ailleurs, le tableau des frequences montre que dans }'ensemble, Ia frequentation reguliere ne presente pas de disparite entre les deux sexes. S'agissant de Ia structure par age, Ia repartition des enfants qui frequentent regulierement selon I' age des (graphique 4.4) montre que, pour chaque sexe, Ia frequentation reguliere est concentree autour de 10 ans, avec plus d'intensite entre 8-10 ans. DRAFT 4.9 Graphique 4. 7 Profil par age de Ia frequentation reguliere 14.0 . . -.-- -- -- . --- ------- . -.--- ------- . . . . 12.0 10.0 6.0 · -~ 4.0 . - . . . -- - --- - . . . ---- - ----- . ---- - ----- ,\ ·- 2.0 0.0 -+--,------,----,-- -,--.------r---.-- -.---- .--- 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Age -- Ensemble Ga~ons · · -·--- Fllles MICS 199S 4.4.2. La frequentation reguliere selon le faritany 11 s'agit de comparer l'intensite de la frequentation reguliere entre les faritany. Le tableau ci dessous montre que les disparites entre les faritany existent pour la frequentation reguliere. Les faritany d'Antsiranana et de Mahajanga se retrouvent au dessus de la moyenne nationale qui est de 98% des enfants scolarises. Les faritany d' Antananarivo et de Toamasina se groupent autour de cette moyenne nationale, et enfin les faritany de Fianarantsoa et de Toliara sont en dessous de la moyenne nationale. Tableau 4.5: Repartition des frequences de la frequentation reguliere en fonction du faritany Antananarivo Fianarantsoa Toamasina Mahajanga Toliara Antsiranana Total Frequentation irreguliert 0,8 2,8 1,0 0,7 1,8 0,2 1,2 Frequentation reguliere 98,7 96,6 98,1 99,3 97,8 99,8 98,4 Ne sait pas 0,4 0,6 0,9 0,0 0,3 0,0 0,4 Ensemble 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 4.4.3. La frequentation reguliere selon le milieu En collectant les reponses a Ia question "L'enfant . frequente-t-il (elle) regulierement l'ecole?", et en groupant les donnees en fonction du milieu d'appartenance de I' enfant, cela donne le tableau de frequences suivant : Tableau 4.6 : Repartition des frequences de Ia frequentation reguliere selon le milieu DRAFT4.10 L'enfant frequente-t-il (elle) regulierement l'ecole? Non Oui Ne sait pas Total Urbain 0,9 98,7 0,5 100,0 Rural 1,6 98,0 0,4 100,0 Ensemble 1,2 98,4 0,4 100,0 La frequentation reguliere se presente avec une intensite de 99% en milieu urbain contre 98% en milieu rural. Le milieu de residence de l'enfant ne semble done pas influencer la frequentation reguliere. 4.4.4. La frequentation reguliere selon I' age d'entree au primaire En regroupant cette fois les donnees de la frequentation reguliere en fonction de l'age d'entree des enfants au primaire, on obtient le graphique ci-dessous. Graphique 4.8 Frequentation reguliere selon I' age d'entree au primaire 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Age d'entr6e au prlmalre MICS 1995 Le graphique 4.8 ci- dessus montre que la frequentation reguliere ne presente pas de disparite selon l'age d'entree au primaire. La saillie qui s'observe a 12 ans est probablement liee a la qualite des reponses sur l'age d'entree au primaire. 4.5. LE NIVEAU D'INSTRUCTION DES ENFANTS EN 1994-95 Le niveau d'instruction des enfants est defini par la derniere classe suivie au moment de l'enquete. L'analyse concerne les enfants inscrits au cours de l'annee scolaire 1994-95. Par ailleurs, la tranche d'age concernee par l'enquete s'arretant a 15 ans, on ne retrouve qu'une tres faible proportion de 1' echantillon au-dela de la classe de troisieme (0 ,3%). Aussi, 1 'analyse du niveau d' instruction sera limitee au secondaire du premier cycle. DRAFT4.11 4.5.1. La classe suivie selon le sexe Graphique 4.9 Le graphique 4.9 ci-contre montre un renversement entre le cycle primaire et le secondaire du premier cycle. En effet, dans le primaire, on assiste a une predominance des garcons dans les quatre premieres classes du primaire. Cette situation se renverse a partir de la classe de 7eme. On remarque notamment que les ecarts les plus importants se retrouvent a chaque cycle dans les classes extremes (lOeme, 7eme, 6eme, 4eme, 3em•). Structure par sexe selon Ia classe suivie 36mo 46mo 56 me • ~ 66me " • 76me • • • 86me • u 96mo 1otmo 116mo 0 1 0 20 30 40 50 60 70 80 90 100 'Yo • Gar~ons D Filles MICS 1995 Par ailleurs, le cumul decroissant de la repartition des enfants selon la classe suivie determine, pour une classe donnee, la proportion d'enfants qui suivent cette classe ou une classe superieure, autrement dit la proportion d'enfants qui atteignent au moins un niveau donne, en termes declasse suivie. La comparaison des profils montre alors qu'a partir de la gem•, la proportion de filles ayant au moins un niveau donne est superieure a celle des garcons atteignant au moins le meme niveau. Les ecarts les plus importants se situent dans les trois dernieres classes du primaire. Ce resultat, illustre par le graphique 4.7 ci-dessous, peut s'interpreter en termes de performances scolaires, pour l'annee scolaire 1994-95, et rejoint les conclusions issues d'autres etudes relatives aux annees anterieures, lesquelles font etat d'un parcours scolaire plus performant chez les filles que chez les garcons dans le cycle primaire. Graphique 4.10 Repartition des enfants de 5-15 ans inscrits en 1994-95 selon le niveau minimum atteint et selon le sexe 100 . . 90 80 70 60 '1/t. 50 40 30 20 10 0 11eme 109me 99me Bema 79me eeme 5eme 4eme 3eme • Filles Garc;:ons MICS 1995 Tableau 4.7 : Repartition des enfants de 5-15 ans selon la classe suivie en 1994-95 et selon le sexe DRAFT4.12 Classe suivie en 1994-95 ueme we me 9eme geme 7eme 6eme seme 4eme 3eme Gar~ons Frequence 29.5 24.9 18.3 9.8 9.4 3.1 3.1 1.1 0.8 Cumul 100.0 70.5 45.6 27.3 17.5 8.1 5.0 1.9 0.8 Filles Frequence 30.2 21.6 17.1 8.9 12.6 4.6 2.8 1.4 0.8 Cumul 100.0 69.8 48.2 31.1 22.2 9.6 5.0 2.2 0.8 Total Frequence 23.3 29.8 17.7 9.4 11.0 3.8 2.9 1.3 0.8 Cumul 100.0 76.7 46.9 29.2 19.8 8.8 5.0 2.1 0.8 4.5.2. La classe suivie selon l'age actuel La repartition selon la classe suivie selon l'age actuel reflete a la fois l'effet des deperditions et des redoublements sur les effectifs scolaires selon le niveau. Compte tenu de la situation socio-economique du pays qui prevaut depuis les cinq dernieres annees ayant precede l'enquete, on peut penser que, toutes choses egales par ailleurs, les conditions generales de scolarite dans le primaire (11 erne a ?erne) n'ont pas subi de modification susceptibles d'influer de fa9on determinante sur les performances scolaires. Sous cette hypothese, les chiffres du tableau 4. 7 permettent de constituer une "cohorte fictive" d'eleves entres dans le primaire a l'age "legal" de scolarisation (6 ans). L'interet de constituer une "cohorte fictive" est de pouvoir constituer le parcours scolaire qu'une promotion aurait fait, si 1 'effet des facteurs determinants du parcours scolaire sont restes inchanges pendant la periode correspondante. Ainsi, en decrivant le parcours scolaire d'une cohorte fictive au moyen de la serie de frequences cumulees, parmi les enfants entres a l'age de 6 ans dans le primaire (en classe de 11 erne) en 1995: -42% d'entre eux atteignent au moins le niveau de la classe de 10eme a l'age de 7 ans; - 23% d'entre eux atteignent au moins le niveau de la classe de 9eme a l'age de 8 ans; - 15% d'entre eux atteignent au moins le niveau de la classe de 8erne a l'age de 9 ans . 11 semblerait done qu'une deperdition importante decime les differentes cohortes successives d'enfants. Tableau 4.8 : Repartition des frequences cumulees de la classe suivie selon l'age actuel 1teme 10eme 9eme 8eme 7eme 6eme 6ans 100,0 15,5 2,6 0,0 0,0 0,0 7ans 100,0 41,8 9,0 2,4 0,0 0,0 8 ans 100,0 65,6 22,6 5,5 0,5 0,0 9ans 100,0 68,8 36,1 14,8 5,5 0,5 10 ans 100,0 77,6 49,9 23,1 11,6 1,8 11 ans 1000 76 1 66 1 39 0 23 8 86 Graphique 4.11 Parcours scolaire d'une cohorte fictive 11eme 10eme 9eme Berne 7eme 6eme Classe suivie MICS 1995 4.5.3. La classe suivie selon le faritany DRAFT4.13 Les disparites entre faritany augmentent d'ampleur d'une classe inferieure a la suivante. Elles apparaissent des la classe de 10eme, et les frequences cumulees varient entre 63% et 78%. Au cours des deux cycles, le far

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