Un manque de coordination mondiale et de partage d’information
La sécurité de l’approvisionnement est minée aussi bien par le manque de ressources que par le fait de ne pas utiliser au mieux les ressources qui existent déjà , à cause d’une inefficacité, inaction ou de doublons. Bien que les pays aient un rôle clé à jouer dans la résolution de ces problèmes, les solutions requièrent très souvent une action d’envergure mondiale. Les appels à l’harmonisation des outils, à l’application de normes de qualité universelles ou à l’adoption des meilleures pratiques ne servent à rien si la communauté mondiale n’est pas impliquée ou si elle est incapable d’agir de manière unie quand une action conjointe est nécessaire.
Un autre aspect du défi de l’approvisionnement est la baisse de la priorité accordée à la santé de la procréation par rapport à d’autres questions de santé et des partenariats spécifiques à telle maladie. Notamment, les fortes hausses des financements pour la lutte contre le VIH/sida ont engendré un environnement concurrentiel, dans lequel les responsables de santé de la procréation n’ont pas été particulièrement efficaces ou actifs au niveau de la prévision budgétaire, le plaidoyer et l’obtention des ressources humaines et financières nécessaires à leurs programmes. En parallèle, on assiste à un accroissement de la reconnaissance de la valeur et de l’importance du travail en commun avec d’autres partenariats de santé.
Les sensibilités politiques dans le domaine de la santé de la procréation sont encore une autre barrière menaçant la sécurité de l’approvisionnement en produits. L’opposition conservatrice au planning familial et aux principes de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) n’est pas limitée à un seul pays ou une seule région en particulier. Par conséquent, faire de la santé de la procréation une grande priorité requiert une volonté politique majeure et un plaidoyer constant à l’échelle mondiale.
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