|  
Français
  |  

Les ressources sont inadéquates ou insuffisantes pour satisfaire la hausse de la demande

Avec le succès des programmes de planning familial et le nombre croissant d’hommes et de femmes en âge de procréer, la demande en produits de santé de la procréation est plus grande que jamais. Les fonds nécessaires à leur achat, d’environ 1,8 milliards de dollars en 2000, devraient atteindre 3,4 milliards de dollars en 2015. Historiquement, l’aide internationale au développement finançait environ 20 pour cent du marché mondial de produits de santé et de la procréation. Mais ce pourcentage est en train de chuter, en particulier pour le planning familial, qui depuis 2000 a subi une baisse de 39 pour cent par rapport aux autres dépenses de l’aide à la population.

Garantir des ressources adéquates des bailleurs est crucial pour relever le défi de l’approvisionnement. L’accès à ces ressources une fois qu’elles sont délivrées est tout aussi essentiel, mais souvent tout aussi précaire. La tendance à ce que les processus de développement soient de plus en plus du ressort des pays a déplacé la responsabilité de l’approvisionnement financier aux pays eux-mêmes. Pourtant, les acteurs nationaux nécessaires à l’achèvement de cette transition ne sont pas toujours présents. Un certain nombre de pays possèdent des fonds qui pourraient servir à garantir l’approvisionnement mais qui sont souvent affectés à d’autres domaines. Beaucoup de ces pays n’ont pas de lignes budgétaires prévues pour l’approvisionnement, et beaucoup de ceux qui possèdent ces lignes constatent encore l’existence de fonds non dépensés.

Les ressources des mĂ©nages constituent une autre piste inexploitĂ©e pour rĂ©duire les disparitĂ©s d’approvisionnement. Pour ceux qui en ont les moyens, acheter des produits ou des services en dehors du secteur public permet de libĂ©rer de prĂ©cieux fonds pour les autres. Malheureusement, l’indiffĂ©rence, voire dans les pires cas les politiques et les pratiques punitives, minent le potentiel de la place de marchĂ© et du secteur privĂ©. La crĂ©ation de barrières douanières lourdes, l’obligation de satisfaire des règles complexes, ainsi que la livraison occasionnelle mais en masse de biens de consommation gratuits desservent tous le « marchĂ© total Â» et le flux des ressources de mĂ©nages.

Consultez notre Plan stratĂ©gique pour connaĂ®tre nos actions.

Dans le monde en développement, le coût des contraceptifs et préservatifs était estimé à 200 millions de dollars en 1992 et 700 millions de dollars en 2000 ; il est estimé à 1,5 milliards de dollars pour 2015. Ce graphique compare les dons de contraceptifs et préservatifs (en millions de dollars) par rapport à la demande mondiale du secteur public. Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

 

Rapport sur le déficit de dons

En 2009, les membres de la Coalition ont mis Ă  jour un rapport appelĂ© PrĂ©visions sur les contraceptifs et dĂ©ficit de dons. Pour plus d’informations, tĂ©lĂ©chargez le rapport Ă  jour ici.